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<title>FID Recht - Rechtssoziologie</title>
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<updated>2025-12-14T19:46:13+00:00</updated>
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	<title type="html">Les juges devant l’histoire. Savoir dire non, de Vichy à nos jours | Jean-Paul Jean</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Jean-Paul Jean, Les juges devant l&rsquo;histoire. Savoir dire non, de Vichy &agrave; nos jours, Rennes&nbsp;: Presse...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN-205x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN.jpg 300w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN.jpg 300w" sizes="(max-width: 205px) 100vw, 205px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Jean-Paul </strong><strong>J</strong><strong>ean, <em>Les juges devant l&rsquo;histoire. Savoir dire non, de Vichy &agrave; nos jours</em></strong>, Rennes&nbsp;: Presses universitaires de Rennes, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Histoire&nbsp;&raquo;, 340 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Jean-Pierre Le Crom (Nantes Universit&eacute; et CNRS, UMR _C 6297 Droit et Changement social)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire du monde judiciaire pendant la Seconde Guerre mondiale et le r&eacute;gime de Vichy est d&eacute;sormais assez bien connue. Si l&rsquo;on ne sait pas grand-chose sur celle des professeurs de droit<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, celle des avocats est bien document&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;&eacute;dition d&rsquo;un certain nombre de t&eacute;moignages et de souvenirs &ndash; ceux de Maurice Gar&ccedil;on<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>, notamment &ndash; et de travaux de recherche comme ceux de Jean-Louis Halp&eacute;rin (oubli&eacute; dans la bibliographie)<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>, Catherine Fillon<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>, Liora Isra&euml;l<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> et Robert Badinter<a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> pour n&rsquo;en citer que quelques-un(e)s. La magistrature a fait, quant &agrave; elle, l&rsquo;objet d&rsquo;une somme un peu ancienne d&rsquo;Alain Bancaud<a href="https://vifa-recht.de#_ftn7" name="_ftnref7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a> (2002) et d&rsquo;un ouvrage collectif d&eacute;j&agrave; dirig&eacute; par Jean-Paul Jean&nbsp;: <em>Juger sous Vichy, juger Vichy</em>.<a href="https://vifa-recht.de#_ftn8" name="_ftnref8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a></p>
<p>Si l&rsquo;auteur n&rsquo;est pas universitaire, il est n&eacute;anmoins tr&egrave;s bien connu des juristes et notamment des historiens du droit. Pr&eacute;sident de chambre &agrave; la Cour de cassation, il fut aussi professeur associ&eacute; &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Poitiers. Auteur de plusieurs ouvrages sur l&rsquo;histoire de la justice, il est &eacute;galement vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Association pour l&rsquo;histoire de la justice et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Association des cours supr&ecirc;mes judiciaires francophones.</p>
<p>Dans ce nouvel ouvrage, Jean-Paul Jean traite principalement des juges pendant le r&eacute;gime de Vichy et du sort r&eacute;serv&eacute; &agrave; certains d&rsquo;entre eux avec l&rsquo;&eacute;puration. Le propos se veut nuanc&eacute;. On citera ici un extrait du livre qu&rsquo;on pourrait consid&eacute;rer comme une sorte de r&eacute;sum&eacute; (p. 201)&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Les magistrats r&eacute;sistants ont &eacute;t&eacute; peu nombreux, notamment d&egrave;s 1941. Et ces quelques-uns ont pr&ecirc;t&eacute; serment &agrave; P&eacute;tain pour ne pas &ecirc;tre d&eacute;couverts, comme cela est le cas pour Maurice Rolland, Max Gibert, Robert Vassart ou Ren&eacute; Parodi. Le refus de Paul Didier a &eacute;t&eacute; un acte courageux, mais solitaire. </em><em>&Agrave; l&rsquo;autre extr&eacute;mit&eacute;, les magistrats collaborateurs ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; une minorit&eacute;. Au milieu, l&rsquo;immense majorit&eacute; des magistrats, conservateurs, attach&eacute;s &agrave; l&rsquo;ordre, certains plus r&eacute;pressifs que d&rsquo;autres mais par tradition l&eacute;galistes, hi&eacute;rarchis&eacute;s et g&eacute;n&eacute;ralement attentistes et prudents, qui se sont situ&eacute;s, tout au long de la guerre, dans une zone grise, en essayant de s&rsquo;&eacute;viter de s&rsquo;exposer. L&rsquo;&eacute;volution de la magistrature par rapport &agrave; la personne du mar&eacute;chal P&eacute;tain et du r&eacute;gime de Vichy a &eacute;t&eacute; identique &agrave; celle des autres Fran&ccedil;ais, au fur et &agrave; mesure de l&rsquo;&eacute;volution des difficult&eacute;s de l&rsquo;Occupation et de l&rsquo;&eacute;volution des Alli&eacute;s.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Identique&nbsp;? &Agrave; voir. Si l&rsquo;on ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre globalement d&rsquo;accord avec ce constat tout en nuances, on pourrait aussi affirmer que le corps des magistrats en g&eacute;n&eacute;ral, et naturellement &agrave; l&rsquo;exception de quelques courageux, a &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t servile face un r&eacute;gime qui a jet&eacute; aux orties les libert&eacute;s publiques dont ils auraient d&ucirc; &ecirc;tre les premiers d&eacute;fenseurs. Rappelons rapidement, en reprenant l&rsquo;auteur, quelques ignominies du r&eacute;gime dit de Vichy et de son chef Philippe P&eacute;tain en mati&egrave;re de justice. D&rsquo;abord le serment d&rsquo;all&eacute;geance &agrave; P&eacute;tain et &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais. Un magistrat &ndash; un seul&nbsp;! &ndash; refusera de courber la t&ecirc;te. Bien s&ucirc;r, comme l&rsquo;expliquent d&rsquo;ailleurs fort bien certains magistrats r&eacute;sistants et Jean-Paul Jean &agrave; leur suite, agir comme Paul Didier les aurait imm&eacute;diatement d&eacute;sign&eacute;s comme des adversaires du r&eacute;gime et aurait donc entrav&eacute; leur r&eacute;sistance. L&rsquo;argument peut &ecirc;tre entendu. Ceci dit, un, ce n&rsquo;est quand m&ecirc;me pas beaucoup.</p>
<p>Au-del&agrave; du serment de fid&eacute;lit&eacute; qui, de fait, n&rsquo;emportait pas beaucoup de cons&eacute;quences concr&egrave;tes, la tache ind&eacute;l&eacute;bile port&eacute;e sur le r&eacute;gime de Vichy en mati&egrave;re judiciaire est la cr&eacute;ation des sections sp&eacute;ciales et des cours martiales, juridictions d&rsquo;exception cr&eacute;&eacute;es au service de l&rsquo;ordre nazi. Jean-Paul Jean explique avec subtilit&eacute; les r&eacute;actions souvent oppos&eacute;es des magistrats d&eacute;sign&eacute;s, et quelquefois candidats, &agrave; ces fonctions tr&egrave;s expos&eacute;es (plusieurs seront ex&eacute;cut&eacute;s par la R&eacute;sistance).</p>
<p>Le livre revient aussi sur l&rsquo;inique proc&egrave;s de Riom, cens&eacute; juger les soi-disant responsables de la d&eacute;faite (Blum, Daladier, Gamelin&hellip;) et abandonn&eacute; sous la pression des Allemands par peur du ridicule.</p>
<p>Beaucoup d&rsquo;autres aspects sont d&eacute;velopp&eacute;s dans ce livre d&rsquo;une grande richesse informative. La premi&egrave;re partie, consacr&eacute;e sp&eacute;cifiquement au r&eacute;gime de Vichy, aborde ainsi, outre les sujets &eacute;voqu&eacute;s plus haut, la question de l&rsquo;exclusion des magistrats juifs et francs-ma&ccedil;ons, le faible nombre de r&eacute;sistants en leur sein ou encore l&rsquo;importance de la cat&eacute;gorie dite des vichysto-r&eacute;sistants, &agrave; l&rsquo;exemple d&rsquo;Andr&eacute; Mornet, membre de la commission de r&eacute;vision des naturalisations sous Vichy puis procureur&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral au proc&egrave;s P&eacute;tain &agrave; la Lib&eacute;ration.</p>
<p>La seconde partie est consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;puration, devant les cours de justice mais pas seulement, au proc&egrave;s P&eacute;tain, ainsi qu&rsquo;&agrave; celui de Nuremberg (o&ugrave; quelques Fran&ccedil;ais jouent un r&ocirc;le important, comme Robert Falco ou Henri Donnedieu de Vabres), de m&ecirc;me qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;volution de la magistrature apr&egrave;s le second conflit mondial, avec notamment l&rsquo;arriv&eacute;e des premi&egrave;res magistrates, chapitre particuli&egrave;rement int&eacute;ressant.</p>
<p>Sur un plan formel, on notera aussi l&rsquo;abondance des illustrations et des encadr&eacute;s (photos, dessins, lettres, extraits d&rsquo;archives, portraits) souvent bienvenus, quelquefois superf&eacute;tatoires.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage est donc riche, nourri par les meilleurs travaux d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute;s sur le sujet ainsi que par des sources originales, priv&eacute;es comme publiques, et en particulier les dossiers de carri&egrave;re des magistrats qui sont portraitis&eacute;s ici. C&rsquo;est en effet l&rsquo;originalit&eacute; de ce livre que d&rsquo;&ecirc;tre compos&eacute; de portraits. L&rsquo;auteur a choisi de ne pas faire un dictionnaire biographique, genre assez tendance dans les sciences sociales depuis quelques ann&eacute;es, mais d&rsquo;int&eacute;grer les notices biographiques dans un r&eacute;cit plus g&eacute;n&eacute;ral. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de figures assez connues comme Paul Didier ou Andr&eacute; Mornet, on d&eacute;couvrira les biographies de L&eacute;on Lyon-Caen, du b&acirc;tonnier Charpentier, de Rapha&euml;l Alibert puis de son successeur Joseph Barth&eacute;lemy au minist&egrave;re de la Justice, de &laquo;&nbsp;collabos&nbsp;&raquo; comme Maurice Gabolde ou de r&eacute;sistants comme Ren&eacute; Parodi et Maurice Rolland. Ces portraits occupent une tr&egrave;s large place dans cet ouvrage et le rendent ainsi assez singulier mais suffisamment neuf pour d&eacute;sormais compter parmi les indispensables sur l&rsquo;histoire de la justice sous Vichy.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Dani&egrave;le Lochak, &laquo;&nbsp;La doctrine sous Vichy ou les m&eacute;saventures du positivisme&nbsp;&raquo;, <em>in</em> CURAPP, <em>Les usages sociaux du droit</em>, Paris&nbsp;: PUF, 1989, p. 252-285&nbsp;; Jean-Pierre Le Crom, &laquo; Ren&eacute; Savatier, un juriste de droite en R&eacute;sistance&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers Jean-Moulin</em> [En ligne] 10/2024. URL : http:// <a href="http://journals.openedition.org/cjm/3166" rel="noopener noreferrer" target="_blank">journals.openedition.org/cjm/3166</a></p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Maurice Gar&ccedil;on, <em>Journal, 1939-1945</em>, Paris&nbsp;: Les Belles Lettres, 2022.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> &laquo;&nbsp;La l&eacute;gislation de Vichy relative aux avocats et aux droits de la d&eacute;fense&nbsp;&raquo;, <em>Revue historique</em>, t. 286, juillet-septembre 1991, p. 143-156.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> <em>Le barreau de Lyon dans la tourmente&nbsp;: de l&rsquo;Occupation &agrave; la Lib&eacute;ration</em>, Lyon&nbsp;: Aleas &eacute;diteur, 2003.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> R<em>obes noires, ann&eacute;es sombres. Avocats et magistrats en R&eacute;sistance pendant la Seconde Guerre mondiale</em>, Paris&nbsp;: Fayard, 2005.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref6" name="_ftn6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> <em>Un antis&eacute;mitisme ordinaire. Vichy et les avocats juifs (1940-1944)</em>, Paris&nbsp;: Fayard, 1997.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref7" name="_ftn7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a> <em>Une exception ordinaire. La magistrature en France (1930-1950)</em>, Paris&nbsp;: Gallimard, 2002.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref8" name="_ftn8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a> Paris&nbsp;: AFHJ/La Documentation fran&ccedil;aise, coll. Histoire de la justice, n&deg; 29, 2019.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-03T06:27:55+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Unstructured and Narrative Interviews</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Episode Description



In this episode of Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talk...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<figure><div>

</div></figure>



<h3>Episode Description</h3>



<p>In this episode of <em>Talking about Methods</em>, Professor Linda Mulcahy talks to Dr Kate Rossmanith&nbsp;about unstructured and narrative interviewing. Kate walks us through her experience of working with persons who have been entangled in the criminal justice system as offenders, victims or family members of victims. She tells us why she never asks, &lsquo;What happened?&rsquo; and shares the single question she prepares for her unstructured interviews. She talks about the difficulty of holding somebody&rsquo;s experience while not appropriating their pain, data that feels like quicksand and how to sit with complex unstructured material as a researcher.</p>



<h3>Readings recommended by Kate Rossmanith&nbsp;</h3>



<ul>
<li>Jackson, M. (2017) &lsquo;After the Fact: The Question of Fidelity in Ethnographic Writing,&rsquo; in Anand Pandian and Stuart McLean (eds) Crumpled Paper Boat: Experiments in Ethnographic Writing, Durham, NC: Duke University Press, pp. 48-67</li>



<li>Tumarkin, M (2014) &lsquo;This Narrated Life: The Limits of Storytelling,&rsquo; Griffith Review 44, 183&ndash;92</li>



<li>Wettergren, A. (2015) &lsquo;How do we know what they feel?&rsquo; in H. Flam and J. Kleres (eds) Methods of Exploring Emotions, New York: Routledge, pp 115&ndash;24.</li>
</ul>



<p><strong>By the Speaker:</strong></p>



<p>Rossmanith, K. (2024) &lsquo;Imagining Closure as a Proprioceptive Problem&rsquo;, Emotions: History, Culture, Society 8, pp. 297-308</p>



<p>Rossmanith, K., (accepted, in press) &lsquo;Beyond Story, Voice and Narrative: Methods to understand victims&rsquo; experiences in the process of justice&rsquo;, in Holder, R., Michel-Luviano, V. &amp; Bosma, A. (eds.),&nbsp;<em>Research Handbook on Victims</em>, Rights and Justice, Edward Elgar Publishing</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/unstructured-and-narrative-interviews/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Unstructured and Narrative Interviews</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-03T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-06-02:/289353</id>
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	<title type="html">La gouvernance territoriale. Processus, reconfigurations, contestations | Romain Pasquier, Vincent Simoulin, Julien Weisbein (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Romain Pasquier, Vincent Simoulin, Julien Weisbein (dir.), La gouvernance territoriale. Processus, ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-195x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-195x300.jpg 195w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-325x500.jpg 325w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al.jpg 369w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-195x300.jpg 195w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-325x500.jpg 325w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al.jpg 369w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Romain Pasquier, Vincent Simoulin, Julien Weisbein (dir.), <em>La gouvernance territoriale. Processus, reconfigurations, contestations</em></strong>, Paris&nbsp;: Lextenso-LGDJ, 2025, 3<sup>&egrave;me</sup> &eacute;dition revue et augment&eacute;e, coll. &laquo;&nbsp;Droit et soci&eacute;t&eacute;&nbsp;; Classics&nbsp;&raquo;, &nbsp;418 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Fr&eacute;d&eacute;ric Santamaria (Univ. Grenoble Alpes, CNRS, Sciences Po Grenoble &ndash; UGA [School of Political Studies Univ. Grenoble Alpes], Pacte, 38000 Grenoble) </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le sentiment qui ressort &agrave; la lecture des contributions de cette troisi&egrave;me &eacute;dition est celui d&rsquo;une d&eacute;sillusion face aux espoirs port&eacute;s par la notion de gouvernance territoriale. En effet, au tournant des ann&eacute;es 1990-2000, malgr&eacute; les critiques, elle apparaissait comme porteuse d&rsquo;une promesse de recomposition de l&rsquo;action publique gr&acirc;ce &agrave; une plus grande ouverture sur la soci&eacute;t&eacute;, &agrave; la promotion de la participation et &agrave; de nouvelles formes de coop&eacute;ration entre acteurs territoriaux fond&eacute;es sur la proximit&eacute;. Dans cette perspective normative, la gouvernance territoriale remettait en cause la verticalit&eacute; gouvernementale alors fortement questionn&eacute;e. Cependant, la notion de gouvernance territoriale peut aussi &ecirc;tre mobilis&eacute;e comme un outil analytique pour mesurer les &eacute;volutions des rapports, au niveau territorial, entre gouvernance et gouvernement. De ce point de vue, l&rsquo;ouvrage expose, &agrave; partir d&rsquo;un large &eacute;ventail de th&eacute;matiques et de contributions issues de champs disciplinaires vari&eacute;s, des &eacute;volutions marqu&eacute;es par des remises en cause et des combinaisons de logiques o&ugrave; coexistent appel &agrave; la proximit&eacute;, verticalit&eacute; et complexification de l&rsquo;action publique territoriale.</p>
<p>La gouvernance territoriale, d&eacute;finie dans l&rsquo;introduction comme &laquo; l&rsquo;ensemble des situations de coop&eacute;ration qui ne peuvent &ecirc;tre totalement ordonn&eacute;es par la hi&eacute;rarchie &raquo;, fait l&rsquo;objet de contributions qui abordent, dans la premi&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage, cette notion sous diff&eacute;rents prismes. Jacques Caillosse analyse l&rsquo;impact de la gouvernance sur le droit et montre que, malgr&eacute; les tensions entre la logique juridique fond&eacute;e sur la norme et la hi&eacute;rarchie et celle de la gouvernance, bas&eacute;e sur la souplesse, le droit est lui-m&ecirc;me issu de m&eacute;canismes de gouvernance. Il souligne aussi l&rsquo;apparition de nouveaux termes (r&eacute;gulation, contractualisation, participation) que le droit peine &agrave; d&eacute;finir mais ne peut ignorer, car ils refl&egrave;tent l&rsquo;&eacute;volution de la soci&eacute;t&eacute;. La production d&rsquo;un vocabulaire est &eacute;galement au centre de la contribution de S&eacute;bastien S&eacute;gas, qui souligne que la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la gouvernance permet, dans le champ politique cette fois, de l&eacute;gitimer l&rsquo;action. Ainsi, ce n&rsquo;est pas tant l&rsquo;objectif de l&rsquo;action qui est en jeu dans la gouvernance territoriale que le processus mobilisant les attendus de la gouvernance (par exemple&nbsp;: partenariat, animation), notamment quand ils sont appliqu&eacute;s aux politiques publiques territoriales. La contribution de Robert Jessop offre un cadre critique : la gouvernance territoriale traduit des imaginaires &eacute;conomiques dominants (comp&eacute;titivit&eacute;, innovation, attractivit&eacute;) au sein des politiques publiques. Ces imaginaires simplifient la complexit&eacute;, sont s&eacute;lectifs et li&eacute;s &agrave; des rapports de pouvoir favorisant certaines &eacute;chelles (m&eacute;tropoles, r&eacute;gions) et &eacute;lites. La gouvernance participe ainsi au <em>rescaling (</em>r&eacute;&eacute;chelonnement<em>)</em> de l&rsquo;&Eacute;tat et constitue un champ de luttes entre diff&eacute;rentes visions du d&eacute;veloppement. Sur un autre registre critique, St&eacute;phane Cadiou interroge la place croissante des experts dans l&rsquo;&eacute;laboration des politiques territoriales depuis la d&eacute;centralisation. La technicisation pousse les &eacute;lus &agrave; s&rsquo;appuyer sur des savoirs sp&eacute;cialis&eacute;s, mais peut &eacute;loigner les citoyens et renforcer la l&eacute;gitimit&eacute; des discours experts. Malgr&eacute; l&rsquo;existence d&rsquo;une expertise citoyenne, un d&eacute;calage entre logiques politiques, professionnelles et citoyennes peut nourrir un d&eacute;senchantement d&eacute;mocratique. Cette premi&egrave;re partie du livre s&rsquo;ach&egrave;ve avec Alistair Cole et Romain Pasquier, qui soulignent que, malgr&eacute; l&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne, la diversit&eacute; des formes d&rsquo;&Eacute;tat au sein de l&rsquo;Union europ&eacute;enne et des rapports aux territoires persiste. Si des formes de territorialisation de la gouvernance &eacute;mergent, elles ne traduisent pas un simple transfert de pouvoirs mais une recomposition des relations et des modes d&rsquo;action entre &Eacute;tats et territoires.</p>
<p>La seconde partie de l&rsquo;ouvrage aborde la gouvernance territoriale &agrave; travers plusieurs th&eacute;matiques li&eacute;es &agrave; diff&eacute;rents processus. Si les institutions m&eacute;tropolitaines repr&eacute;sentent un progr&egrave;s selon Philippe Est&egrave;be, la gouvernance ne peut se limiter aux cadres institutionnels, la m&eacute;tropolisation impliquant la gestion de flux entre territoires (mobilit&eacute;s, eau, &eacute;nergie). L&rsquo;auteur appelle donc &agrave; une coop&eacute;ration renforc&eacute;e entre institutions pour permettre &laquo; l&rsquo;int&eacute;gration du dehors &raquo; et la prise en compte, <em>via </em>des dispositifs participatifs, des usagers non-r&eacute;sidents. Le chapitre suivant traite de la territorialisation des politiques climatiques locales en France et souligne les difficult&eacute;s &agrave; int&eacute;grer la question climatique malgr&eacute; la possibilit&eacute; de mobiliser des outils de planification <em>ad-hoc</em> (par exemple&nbsp;: Plan Climat-Air-&Eacute;nergie-Territorial). Ces obstacles tiennent au manque de moyens, &agrave; la fragmentation des initiatives (&laquo; polycentrisme de l&rsquo;action locale &raquo;) et &agrave; la contestation de leur l&eacute;gitimit&eacute; par certains citoyens, ainsi qu&rsquo;au maintien d&rsquo;un pilotage centralis&eacute; par l&rsquo;&Eacute;tat. Pour Alice Mazeaud, il en r&eacute;sulte une contradiction entre le caract&egrave;re incr&eacute;mental de l&rsquo;action publique et l&rsquo;urgence climatique. En mati&egrave;re de gouvernance urbaine, l&rsquo;usage du num&eacute;rique ne constitue pas une rupture majeure : selon Antoine Courmont, il renforce surtout les logiques existantes. En revanche, la plateformisation transforme davantage la gouvernance, les plateformes op&eacute;rant &agrave; des &eacute;chelles globales &eacute;chappant aux comp&eacute;tences locales. &Agrave; l&rsquo;inverse, pour Xabier It&ccedil;aina, l&rsquo;&eacute;conomie sociale et solidaire contribue &agrave; la transformation des territoires gr&acirc;ce aux coop&eacute;rations entre acteurs publics, priv&eacute;s et associatifs, caract&eacute;ristiques de la gouvernance territoriale. Enfin, Michel Catlla souligne que les &eacute;lus locaux sont souvent peu pr&eacute;par&eacute;s aux comp&eacute;tences requises par&nbsp;l&rsquo;exercice de la gouvernance territoriale, comme celles de disposer d&rsquo;une expertise sur des sujets complexes ou de dialoguer avec des acteurs toujours plus nombreux et diversifi&eacute;s.</p>
<p>La derni&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage propose une lecture de diverses situations sociales et politiques r&eacute;centes au prisme de la gouvernance territoriale. La crise sanitaire de la Covid-19, analys&eacute;e par C&eacute;line Du Boys et Marius Bertolucci, est pr&eacute;sent&eacute;e comme un moment cl&eacute; pour observer la mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve et la recomposition de la gouvernance territoriale. Au d&eacute;but de la pand&eacute;mie, les r&eacute;ponses ont surtout &eacute;t&eacute; nationales et centralis&eacute;es, avec un effacement de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, mais des formes d&rsquo;organisation locales et la mobilisation europ&eacute;enne ont finalement &eacute;merg&eacute;, recomposant la gouvernance entre &eacute;chelles locale, nationale et europ&eacute;enne.</p>
<p>Le chapitre suivant, propos&eacute; par Vincent B&eacute;al, Gilles Pinson et Andy Smith, aborde la transition &eacute;cologique et note un retour &agrave; des approches plus centralis&eacute;es et manag&eacute;riales, confront&eacute;es aux tensions entre l&rsquo;&Eacute;tat et les &eacute;lus locaux, conduisant parfois &agrave; privil&eacute;gier les logiques politiques (<em>politics</em>) sur l&rsquo;efficacit&eacute; des politiques publiques. Guillaume Gourgues, dans sa contribution sur la participation citoyenne, distingue la participation institu&eacute;e, port&eacute;e par les institutions mais limit&eacute;e par la r&eacute;ticence des acteurs publics et la s&eacute;lection des participants, de la participation instituante, initi&eacute;e hors des institutions, qui repolitise le d&eacute;bat local sans transformer cependant radicalement les rapports de pouvoir. Selon St&eacute;phanie Dechezelles, certaines occupations de lieux incarnent une gouvernance locale tout en d&eacute;passant le territoire pour porter un message politique plus large. Le dernier chapitre traite des &eacute;meutes urbaines de 2023. Renaud Epstein, Fabien Jobard, Coline K&ouml;ves et Jacques de Maillard y exposent un renforcement de la &laquo; main droite &raquo; de l&rsquo;&Eacute;tat (police, justice) et l&rsquo;int&eacute;gration des acteurs municipaux dans l&rsquo;appareil r&eacute;pressif (vid&eacute;osurveillance), et une &laquo; main gauche &raquo; qui se manifeste &agrave; travers la coordination entre acteurs situ&eacute;s &agrave; diff&eacute;rents niveaux institutionnels pour mener &agrave; bien des actions de pr&eacute;vention mais aussi d&rsquo;accompagnement politique visant, notamment, &agrave; d&eacute;mobiliser, &agrave; rassurer les citoyens, et, <em>in fine</em>, &agrave; r&eacute;parer les territoires.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage s&rsquo;ach&egrave;ve sur une conclusion que l&rsquo;on peut facilement partager au regard des diff&eacute;rentes contributions &agrave; l&rsquo;ouvrage&nbsp;: en s&rsquo;affranchissant d&rsquo;une conception normative de la gouvernance, son utilisation comme concept analytique conserve toute sa pertinence pour analyser les changements non lin&eacute;aires des relations entre institutions, entre ces derni&egrave;res et la soci&eacute;t&eacute;, au sein et entre les territoires. Cependant, en &eacute;cho &agrave; l&rsquo;une des remarques de la postface r&eacute;dig&eacute;e par Patrick Le Gal&egrave;s, le livre pr&eacute;sente une approche trop souvent sectorielle de la gouvernance territoriale&nbsp;; les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse propos&eacute;s le long des pages se focalisant par ailleurs souvent sur la tension entre gouvernement et gouvernance, en oubliant quelque peu la dimension territoriale. Or, cette derni&egrave;re, au sens o&ugrave; elle est d&eacute;finie par la g&eacute;ographie, permettrait d&rsquo;aborder plus syst&eacute;matiquement le caract&egrave;re intersectoriel des actions men&eacute;es par diff&eacute;rents acteurs sur les territoires.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-06-01T12:44:19+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">La logique de la migration. Comment les faits établis réfutent les mythes répandus | Hein de Haas</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Hein de Haas, La logique de la migration. Comment les faits &eacute;tablis r&eacute;futent les mythes r&eacute;pandus (t...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas.png" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-188x300.png" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-188x300.png 188w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-313x500.png 313w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas.png 450w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-188x300.png 188w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-313x500.png 313w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas.png 450w" sizes="(max-width: 188px) 100vw, 188px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Hein de Haas, <em>La logique de la migration. Comment les faits &eacute;tablis r&eacute;futent les mythes r&eacute;pandus</em> (trad. de l&rsquo;anglais par Peggy Sastre)</strong>, Gen&egrave;ve&nbsp;: &Eacute;d. Markus Haller, 2026, 585 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Catherine Wihtol de Wenden (CNRS [CERI, Sciences Po])</strong></p>
<p>Cet ouvrage, traduit de l&rsquo;anglais par Peggy Sastre, vient ajouter une pierre suppl&eacute;mentaire, par sa qualit&eacute; et sa taille, aux nombreux livres publi&eacute;s en France sur les id&eacute;es re&ccedil;ues sur l&rsquo;immigration<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. La traduction &laquo;&nbsp;la logique de la migration&nbsp;&raquo; est particuli&egrave;rement ad&eacute;quate.</p>
<p>Les id&eacute;es re&ccedil;ues ont toujours &eacute;t&eacute; contredites, notamment par les chercheurs, ainsi que par les responsables associatifs sur le terrain, mais elles ont la vie dure et s&rsquo;imposent comme un pr&ecirc;t-&agrave;-penser, dans un contexte d&rsquo;expansion d&rsquo;id&eacute;es d&rsquo;extr&ecirc;me droite. De nombreux travaux se sont attach&eacute;s &agrave; d&eacute;construire les plus courantes d&rsquo;entre elles qui se d&eacute;ploient avec succ&egrave;s dans le d&eacute;bat public, ce que fait cet ouvrage de la fa&ccedil;on la plus exhaustive. &nbsp;</p>
<p>La plupart de ces pr&eacute;jug&eacute;s ont d&eacute;j&agrave; fait l&rsquo;objet de maintes analyses <a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Dans l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Utopia intitul&eacute; <em>Migrations. Id&eacute;es re&ccedil;ues et propositions </em>(2019), Fran&ccedil;ois Gemenne, professeur &agrave; HEC et enseignant &agrave; Sciences Po, rappelle dans la pr&eacute;face &laquo;&nbsp;l&rsquo;alarmante distorsion entre les r&eacute;alit&eacute;s empiriques des flux migratoires contemporains et la perception des migrations (et des migrants) par le grand public et les politiques&nbsp;&raquo;. Il ajoute que &laquo;&nbsp;cette distorsion est alarmante parce qu&rsquo;elle nourrit le racisme et la x&eacute;nophobie, mais &eacute;galement parce que les politiques publiques, en mati&egrave;re d&rsquo;immigration, se fondent h&eacute;las bien davantage sur les sondages d&rsquo;opinion que sur les r&eacute;alit&eacute;s empiriques&nbsp;&raquo;. Il ajoute enfin&nbsp;: &laquo;&nbsp;Casser les id&eacute;es re&ccedil;ues et les pr&eacute;jug&eacute;s est une condition n&eacute;cessaire, mais pas suffisante (car) le propos sur l&rsquo;immigration est avant tout id&eacute;ologique&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>.</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, Hein de Haas, chercheur &agrave; Oxford puis professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Amsterdam, s&rsquo;attaque dans son livre paru en 2023 et dont la traduction en fran&ccedil;ais &laquo;&nbsp;<em>La logique de la migration</em>&nbsp;&raquo; fait l&rsquo;objet de la pr&eacute;sente recension,&nbsp; &agrave; vingt-deux id&eacute;es re&ccedil;ues qu&rsquo;il appelle &laquo;&nbsp;mythes&nbsp;&raquo;. L&rsquo;ouvrage s&rsquo;organise en trois parties&nbsp;: la migration et ses mythes (I)&nbsp;; l&rsquo;immigration, menace ou solution&nbsp;? (II)&nbsp;; la propagande (III), elles-m&ecirc;mes divis&eacute;es en chapitres qui chacun d&eacute;construisent un mythe. Ainsi, dans la premi&egrave;re partie, l&rsquo;auteur r&eacute;pond &agrave; sept mythes tenaces : la migration est toujours &eacute;lev&eacute;e, les fronti&egrave;res sont hors de contr&ocirc;le, le monde fait face &agrave; une crise des r&eacute;fugi&eacute;s, nos soci&eacute;t&eacute;s sont plus diverses que jamais, le d&eacute;veloppement dans les pays pauvres va r&eacute;duire les migrations, l&rsquo;&eacute;migration est une sortie d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e de la mis&egrave;re, nous n&rsquo;avons pas besoin de travailleurs migrants. Dans la seconde partie, Hein de Haas traite ensuite de la perception de l&rsquo;immigration comme une menace ou une solution avec ses huit st&eacute;r&eacute;otypes :&nbsp;les migrants volent les emplois et font baisser les salaires, l&rsquo;immigration mine l&rsquo;&Eacute;tat-providence, l&rsquo;int&eacute;gration des migrants a &eacute;chou&eacute;, l&rsquo;immigration de masse a produit une s&eacute;gr&eacute;gation de masse, l&rsquo;immigration fait cro&icirc;tre le taux de criminalit&eacute;, elle conduit &agrave; un exode des cerveaux, elle booste la croissance, on a besoin de migrants pour r&eacute;soudre le probl&egrave;me d&eacute;mographique. Puis Hein de Haas se concentre dans la troisi&egrave;me partie de son ouvrage sur la propagande migratoire en sept points&nbsp;: les fronti&egrave;res, pour lesquelles il faut cr&eacute;er l&rsquo;apparence du contr&ocirc;le chez les politiciens, l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle les conservateurs seraient plus durs sur la question migratoire que les autres tendances politiques, l&rsquo;opinion publique, qui passe pour &ecirc;tre contre l&rsquo;immigration, le trafic, qui serait la cause de l&rsquo;immigration ill&eacute;gale et de l&rsquo;esclavage moderne, les restrictions aux fronti&egrave;res qui r&eacute;duiraient la migration, le changement d&eacute;mographique qui conduirait &agrave; une immigration de masse.</p>
<p>Apr&egrave;s avoir rappel&eacute; qu&rsquo;il traite essentiellement des migrants (n&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et ayant v&eacute;cu au moins un an dans un autre pays) alors que beaucoup d&rsquo;id&eacute;es re&ccedil;ues sont construites &eacute;galement sur un amalgame avec les enfants de migrants, qui ne font pas partie de cette cat&eacute;gorie, Hein de Haas pr&eacute;cise dans l&rsquo;introduction de l&rsquo;ouvrage les raisons pour lesquelles il a &eacute;crit ce livre&nbsp;: montrer le simplisme des pro- et anti-migrations. Nous avons choisi de mettre, dans ce compte rendu de lecture, &nbsp;l&rsquo;accent sur quelques th&egrave;mes.</p>
<p>Ainsi, dans son ouvrage, Hein De Haas r&eacute;pond &agrave; la question de la place des migrants sur le march&eacute; du travail.</p>
<p>D&rsquo;une part, il d&eacute;construit l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle nous n&rsquo;avons plus besoin de travailleurs migrants : avec la d&eacute;sindustrialisation, seuls les &nbsp;cerveaux seraient n&eacute;cessaires. Pourtant, la demande de main-d&rsquo;&oelig;uvre est le plus important facteur de migration &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale et l&rsquo;&eacute;migration augmente quand les pays pauvres deviennent plus riches &nbsp;: leurs habitants sont mieux inform&eacute;s et plus aptes &agrave; la mobilit&eacute;. De plus, beaucoup d&rsquo;emplois ne peuvent &ecirc;tre ni d&eacute;localis&eacute;s ni remplac&eacute;s par des machines : c&rsquo;est le cas dans les secteurs de l&rsquo;agriculture, de la construction, de la p&ecirc;che, des services, du travail domestique, de la sant&eacute;, du jardinage, de la coiffure, du repassage, de la manucure&hellip; Le d&eacute;veloppement du travail des femmes augmente de surcro&icirc;t les besoins de main-d&rsquo;&oelig;uvre (garde d&rsquo;enfants et de personnes &acirc;g&eacute;es notamment).</p>
<p>Une autre id&eacute;e combattue par l&rsquo;auteur a plut&ocirc;t &eacute;t&eacute; dans le pass&eacute; un th&egrave;me soutenu par la gauche et les syndicats&nbsp;: les migrants voleraient les emplois et feraient baisser les salaires. En fait, ils remplissent des manques et la corr&eacute;lation entre le niveau de ch&ocirc;mage et le niveau d&rsquo;immigration est n&eacute;gative. L&rsquo;immigration augmente en p&eacute;riode de croissance et de faible ch&ocirc;mage et diminue quand le ch&ocirc;mage augmente. En r&eacute;alit&eacute;, l&rsquo;impact de l&rsquo;immigration sur l&rsquo;emploi est tr&egrave;s faible, comme l&rsquo;indique pour l&rsquo;Allemagne l&rsquo;exode de 2,8 millions de ressortissants de la RDA vers la RFA, auquel s&rsquo;est ajout&eacute;e l&rsquo;arriv&eacute;e de 2 millions d&rsquo;<em>Aussiedler</em> d&rsquo;origine et de langue allemandes venus de l&rsquo;ancien bloc sovi&eacute;tique.</p>
<p>Une seconde question &agrave; laquelle s&rsquo;attache Hein de Haas est celle du d&eacute;veloppement, en tant qu&rsquo;alternative aux migrations. Le d&eacute;veloppement dans les pays pauvres pourra-t-il r&eacute;duire les migrations&nbsp;? De nombreux narratifs ont corrobor&eacute; cette th&egrave;se&nbsp;: Paul Rasmussen, premier ministre danois, en 1995&nbsp;; Jos&eacute; Manuel Barroso, pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne, en 2005&nbsp;; Jean-Claude Juncker, pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne, en 2015&nbsp;; Macky Sall, pr&eacute;sident du S&eacute;n&eacute;gal, en 2016&nbsp;; Joe Biden pour les Am&eacute;riques, en 2021. L&rsquo;aide au d&eacute;veloppement, accompagn&eacute;e de l&rsquo;all&egrave;gement des barri&egrave;res commerciales, a aussi servi de socle aux accords NAFTA (ALENA) entre les &Eacute;tats-Unis, le Canada et le Mexique et a inspir&eacute; le processus de Barcelone de 1995 &agrave; 2005 entre l&rsquo;Europe et les pays de la rive sud de la M&eacute;diterran&eacute;e. Depuis 1994, l&rsquo;OCDE s&rsquo;est positionn&eacute;e sur une approche plus critique affirmant qu&rsquo;il fallait distinguer le court et le long terme et que le d&eacute;veloppement &eacute;conomique conduisait &agrave; davantage de migrations, notamment &agrave; court et moyen termes. La plupart des travaux sur ce th&egrave;me montrent en effet que la migration est plus forte dans les pays qui ont d&eacute;j&agrave; atteint un certain niveau de d&eacute;veloppement, d&rsquo;urbanisation et de modernisation.&nbsp; Ils contestent l&rsquo;id&eacute;e re&ccedil;ue selon laquelle la pauvret&eacute; et le sous-d&eacute;veloppement sont les causes profondes des migrations. Les pays les plus pauvres ont en effet un faible taux d&rsquo;&eacute;migration et les r&eacute;gions de d&eacute;part se d&eacute;veloppent avec les transferts de fonds. Ainsi les pays d&rsquo;&eacute;migration les plus importants dans le monde sont le Mexique, la Turquie, le Maroc, l&rsquo;Inde, la Chine et les Philippines, pays au revenu moyen. Le d&eacute;veloppement dans ces pays conduit &agrave; davantage de migrations qui, en retour, accompagnent la croissance et apportent davantage de prosp&eacute;rit&eacute;. Ces migrations diminuent quand le pays a atteint un haut revenu. C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est produit dans les pays d&rsquo;Europe du Sud, o&ugrave; l&rsquo;&eacute;migration d&rsquo;Italie, d&rsquo;Espagne, du Portugal et de Gr&egrave;ce a fait place &agrave; l&rsquo;immigration au tournant des ann&eacute;es 1970.&nbsp; Hein de Haas cite son coll&egrave;gue britannique Ronald Skeldon&nbsp;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>&nbsp;: la migration fait partie intrins&egrave;que du d&eacute;veloppement. Quand la pauvret&eacute; diminue, le d&eacute;veloppement accro&icirc;t les possibilit&eacute;s et les aspirations de ceux qui, ayant initialement de faibles revenus, sont devenus plus riches. Ceux qui ont plus de relations, plus de dipl&ocirc;mes, plus d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information, poss&egrave;dent des comp&eacute;tences monnayables &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger peuvent prendre le risque de la migration. La migration internationale suit souvent l&rsquo;exode rural, lui-m&ecirc;me pr&eacute;cipit&eacute; par le d&eacute;veloppement. Avec celui-ci, il y a moins besoin de bras &agrave; la campagne, la construction de routes acc&eacute;l&egrave;re&nbsp;la migration et la modernisation agricole remplace les travailleurs ruraux. Une fois que le pays a atteint un statut &nbsp;&eacute;conomique plus &eacute;lev&eacute;, la population reste sur place. La migration devient ainsi un processus inh&eacute;rent au d&eacute;veloppement &eacute;conomique en transition. L&rsquo;&eacute;migration africaine correspond aujourd&rsquo;hui &agrave; ce mod&egrave;le.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage de Hein de Haas, tr&egrave;s agr&eacute;able &agrave; lire, formidablement document&eacute; et s&rsquo;adressant &agrave; un large public, se conclut par un appel &agrave; la sagesse&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y a aucune raison de c&eacute;der &agrave; la panique&nbsp;&raquo;, &eacute;crit l&rsquo;auteur. Les faits contredisent l&rsquo;image d&rsquo;une crise migratoire sans pr&eacute;c&eacute;dent. Nous sommes confront&eacute;s &agrave; un &laquo;&nbsp;trilemme migratoire&nbsp;&raquo;&nbsp;: d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, la volont&eacute; politique de maitriser les flux, d&rsquo;un autre, les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques favorables &agrave; une immigration accrue et, enfin, les engagements fondamentaux envers les droits de l&rsquo;Homme, trois objectifs souvent contradictoires. Tout d&eacute;bat s&eacute;rieux suppose la prise en compte des donn&eacute;es, ce &agrave; quoi contribue puissamment cet ouvrage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Hein de Haas, <em>How migration really works: A factful guide to the most divisive issue in politics, </em>Penguin Random House, 2023.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Citons par exemple Fran&ccedil;ois H&eacute;ran, &nbsp;<em>Parlons immigration en 30 questions</em>, Paris&nbsp;: la Documentation fran&ccedil;aise, 2012&nbsp;; la revue <em>L&rsquo;&Eacute;conomie politique</em>, &laquo; Les migrations au-del&agrave; des fantasmes &raquo;, n&deg; 84, 2019 ; H&eacute;l&egrave;ne Thiollet (dir.),&nbsp;<em>Migrants, migrations, 50 questions pour vous faire une opinion</em>, Paris&nbsp;: Armand Colin, 2016&nbsp;; EGM (&Eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux des migrations)/LDH (Ligue des droits de l&rsquo;Homme), <em>Immigration. Pour en finir avec les id&eacute;es fausses</em>, Paris&nbsp;: &Eacute;ditions de l&rsquo;Atelier, 2021&nbsp;; Catherine Wihtol De Wenden, <em>Immigration&nbsp;: chance ou menace ?, </em>&nbsp;Paris&nbsp;: &Eacute;ditions First, 2020&nbsp;; <em>id</em>.,&nbsp; dans l&rsquo;opuscule issu d&rsquo;une conf&eacute;rence &agrave; l&rsquo;IREMMO&nbsp;: <em>Des id&eacute;es re&ccedil;ues sur l&rsquo;immigration</em>, Paris&nbsp;: &nbsp;L&rsquo;Harmattan, 2022&nbsp;; <em>id</em>. : <em>Id&eacute;es re&ccedil;ues sur les migrations, </em>Paris&nbsp;: Le Cavalier Bleu, 2025.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Mouvement Utopia, <em>Migrations, id&eacute;es re&ccedil;ues et propositions</em>, Paris&nbsp;: &Eacute;d. Utopia, 2019, p. 9-11.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> Ronald Skeldon, <em>Migration and Development. A Global Perspective</em>, Routledge, 1997.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-01T09:34:31+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-30:/289099</id>
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	<title type="html">Appels à communications et à contributions – Juin 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&laquo; La transmission normative &raquo; &ndash; Ouvrage collectif
&Eacute;cole d&rsquo;Orl&eacute;ans, sous l&rsquo;&eacute;gide du Ce...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>&laquo; La transmission normative &raquo; &ndash; Ouvrage collectif</strong></p>
<p>&Eacute;cole d&rsquo;Orl&eacute;ans, sous l&rsquo;&eacute;gide du Centre de recherche juridique Pothier</p>
<p>Date limite de soumission : 09 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/160hp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 03 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Crises sanitaires et environnementales : enjeux de gouvernance et de justice </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen Normandie, 08-10 mars 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163du" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril&nbsp; 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La vuln&eacute;rabilit&eacute; dans tous ses &eacute;tats </strong></p>
<p>Doctoriales du laboratoire Ar&egrave;nes (UMR 6051)</p>
<p>Rennes, EHESP, 15-16 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 26 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16ag1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 28 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le droit hors-sol &ndash; Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes de l&rsquo;IEDP</strong></p>
<p>Facult&eacute; Jean Monnet, Universit&eacute; Paris-Saclay, 27 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 27 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/62592-le-droit-hors-sol" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Revue&nbsp; <em>Droit, Soci&eacute;t&eacute; et Pouvoir</em>&nbsp; &ndash; Varia (vol. 15, n&deg; 2, septembre 2026)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1363334" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les communs d&rsquo;urgence : dynamiques citoyennes et coop&eacute;rations institutionnelles face aux crises contemporaines </strong></p>
<p>RFFLabs, r&eacute;seau fran&ccedil;ais des FabLabs, des Espaces et des communaut&eacute;s du Faire, et Chaire TMAP de Sciences Po Rennes</p>
<p>Saint-Nazaire, 18-19 f&eacute;vrier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/164a1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand la filiation ne va pas de soi. Filiations et violences, XXe-XXIe si&egrave;cles</strong></p>
<p>Centre d&rsquo;histoire de Sciences Po (CHSP) &ndash; Colloque junior</p>
<p>Sciences Po Paris, 04-06 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/167tb" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 13 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Actualit&eacute; et r&eacute;actions du droit </strong></p>
<p>6&egrave;me &eacute;dition du colloque des doctorants et jeunes docteurs</p>
<p>Nantes Universit&eacute;, Facult&eacute; de droit et des sciences politiques, 17 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 1er juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16ag6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 28 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Artefacts, statuts et pouvoir en prison </strong></p>
<p>Universit&eacute; Grenoble Alpes/Sciences Po Grenoble, juin 2027&nbsp;</p>
<p>Date limite de soumission : 03 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/167eu" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 12 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Contr&ocirc;le social, d&eacute;contr&ocirc;le et r&eacute;actions sociales &ndash; &Eacute;tat des savoirs et recompositions contemporaines</strong></p>
<p>R&eacute;seau th&eacute;matique &laquo;&nbsp;Normes, d&eacute;viances et r&eacute;actions sociales&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de sociologie (AFS)&nbsp;; Laboratoire d&rsquo;&eacute;tude et de recherche sociales (LERS) de l&rsquo;Institut du d&eacute;veloppement social (IDS)</p>
<p>Rouen, Institut du d&eacute;veloppement social (IDS) Normandie, 18-19 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 03 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1633o" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Onzi&egrave;mes journ&eacute;es universitaires sur les enjeux des gouvernements ouverts et du num&eacute;rique </strong></p>
<p>IMODEV, IRJS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 03-04 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 10 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163ho" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;environnement et la sant&eacute; au croisement des in&eacute;galit&eacute;s &ndash; 11th International Congress of Social Sciences and Health</strong></p>
<p>F&egrave;s (Maroc), 22-23 avril 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/169sc" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Rapports de genre face aux nouveaux d&eacute;fis soci&eacute;taux et &eacute;conomiques : mutations, r&eacute;sistances et perspectives</strong></p>
<p>Universit&eacute; Alassane Ouattara (C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire), 15-17 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163ls" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 21 avril 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;illusion de l&rsquo;internationalisme &ndash; Vers une reconqu&ecirc;te des souverainet&eacute;s nationales ?&nbsp;&raquo; &ndash; Projet d&rsquo;ouvrage collectif (mai 2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 15 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1669i" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 05 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Revue internationale sur l&rsquo;eau et le d&eacute;veloppement durable</em>&nbsp; (n&deg;7)</strong></p>
<p>Association pour la protection de la biodiversit&eacute; et adoption de gestes marqueurs (ASPROBIO AGM)</p>
<p>Date limite de soumission : 28 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yb6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Droit compar&eacute; d&eacute;colonial et l&rsquo;&eacute;conomie informelle/formelle </strong></p>
<p>&Eacute;cole th&eacute;matique, Douala (Cameroun), 05-07 mai 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 1<sup>er</sup> septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15u2q" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 09 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les r&eacute;volutions &eacute;trang&egrave;res vues par la France </strong></p>
<p>Centre lyonnais d&rsquo;histoire du droit et de la pens&eacute;e politique, Universit&eacute; Jean Moulin Lyon III, 14-15 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 1<sup>er</sup> septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ej" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 29 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les complexit&eacute;s du consentement sexuel</strong> &ndash; <strong>Colloque CRIR-AVS PACA 2026 </strong></p>
<p>H&ocirc;pital de la Timone, Marseille, 23-24 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 27 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ek" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 29 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-30T15:25:49+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
	<source>
		<id>http://ds.hypotheses.org</id>
		<link rel="self" href="http://ds.hypotheses.org"/>
		<updated>2026-05-30T15:25:49+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-30:/289100</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19148" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Juin 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La gestation pour autrui en France : questionnements juridiques et perspectives
Aix-en-Provence, AM...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>La gestation pour autrui en France : questionnements juridiques et perspectives</strong></p>
<p>Aix-en-Provence, AMU, Facult&eacute; de droit, 03 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62720-la-gestation-pour-autrui-en-france-questionnements-juridiques-et-perspectives" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le droit administratif et l&rsquo;humain &ndash; Colloque annuel de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise pour le droit administratif, organis&eacute; avec le soutien de l&rsquo;IRENEE, Universit&eacute; de Lorraine</strong></p>
<p>Nancy, Universit&eacute; de Lorraine, 04 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62721-le-droit-administratif-et-lhumain" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;invention de la citoyennet&eacute; sous la R&eacute;volution : entre inclusion et exclusion</strong></p>
<p>CRJA, Universit&eacute; Grenoble-Alpes</p>
<p>Saint-Martin-d&rsquo;H&egrave;res, Facult&eacute; de droit, 04-05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62921-linvention-de-la-citoyennete-sous-la-revolution-entre-inclusion-et-exclusion" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Garantir l&rsquo;effectivit&eacute; des droits fondamentaux : apports et ambivalences de la notion de vuln&eacute;rabilit&eacute;</strong></p>
<p>UMR DICE, ILF-GERJC, Facult&eacute; de droit et de science politique, Aix-Marseille Universit&eacute;</p>
<p>Aix-en-Provence, 04-05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62737-garantir-leffectivite-des-droits-fondamentaux-apports-et-ambivalences-de-la-notion-de-vulnerabilite" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La libert&eacute; comme non-domination : regards crois&eacute;s</strong></p>
<p>CERDACFF, ILF, Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; de C&ocirc;te d&rsquo;Azur et IUF</p>
<p>Nice, Universit&eacute; C&ocirc;te d&rsquo;Azur, 04-05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62738-la-liberte-comme-non-domination-regards-croises" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Figures de non-juristes : l&rsquo;influence des non-juristes sur le droit</strong></p>
<p>Centre de droit de l&rsquo;entreprise, &Eacute;quipe de recherche Louis Josserand, Universit&eacute; Lyon 3</p>
<p>Universit&eacute; Lyon 3, 05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62796-figures-de-non-juristes-linfluence-des-non-juristes-sur-le-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;Europe a&#768; l&rsquo;heure du Pacte vert</strong></p>
<p>Facult&eacute; Jean Monnet et IEDP, Universit&eacute; Paris Saclay, et &nbsp;CDE, Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas</p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62923-leurope-a-lheure-du-pacte-vert" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Les d&eacute;fis de la production de connaissances sur le droit de l&rsquo;environnement &ndash; Cinquante ans de la <em>Revue juridique de l&rsquo;environnement</em></strong></p>
<p>TREE, Universit&eacute; de Pau et Pays de l&rsquo;Adour avec le Coll&egrave;ge SSH, le CNRS, l&rsquo;IUF et l&rsquo;Institut Robert Badinter</p>
<p>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 08 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62840-les-defis-de-la-production-de-connaissances-sur-le-droit-de-lenvironnement" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;originalit&eacute; des droits africains influenc&eacute;s par le droit fran&ccedil;ais </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Tours, Facult&eacute; de droit, &eacute;conomie et des sciences sociales, 08 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16a0h" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La sant&eacute;, quels enjeux actuels ? Approche pluridisciplinaire et transversale </strong></p>
<p>Rabat, Universit&eacute; Mohammed V, 09-10 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/162hs" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 15 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Femmes, droit(s), universit&eacute; &ndash; Premi&egrave;re journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude annuelle du r&eacute;seau de femmes juristes</strong></p>
<p>Bordeaux, Sciences Po Bordeaux, Centre Emile Durkheim, 10 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.centreemiledurkheim.fr/evenements/autres/femmes-droits-universite/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ZOSHIP &ndash; Zones d&rsquo;ombre de la socio-histoire des id&eacute;es politiques &ndash; 3<sup>me</sup> journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes</strong></p>
<p>Aubervilliers, Campus Condorcet, 10 juin 2026</p>
<p><a href="https://isp.cnrs.fr/zoship-zones-dombre-de-la-socio-histoire-des-idees-politiques/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le solidarisme de L&eacute;on Bourgeois et le droit</strong></p>
<p>Laboratoire Droit &amp; Changement social&ndash; UMR CNRS 6297 et Centre toulousain d&rsquo;histoire du droit et des id&eacute;es politiques de l&rsquo;Universit&eacute; Toulouse Capitole.</p>
<p>Universit&eacute; de Nantes, &nbsp;Facult&eacute; de droit, 11 juin 2026<br><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/je-le-solidarisme-de-leon-bourgeois-et-le-droit-3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>XIIe Congr&egrave;s de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de droit constitutionnel</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Poitiers, 11-13 juin 2026</p>
<p><a href="https://afdc2026.conference.univ-poitiers.fr/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Climate Change as a Crisis of Nature? </strong></p>
<p>&Eacute;mile Durkheim Research Unit: Crisis Analysis, University of Bonn, German Institute of Development and Sustainability (IDOS)</p>
<p>Bonn, 12-13 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.idos-research.de/veranstaltungen/details/climate-change-as-a-crisis-of-nature/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>La filiation transgenre procr&eacute;ative : regards en droit compar&eacute;</strong></p>
<p>CERCRID, Facult&eacute; de droit Julie-Victoire Daubi&eacute; et Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2</p>
<p>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 16 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63123-la-filiation-transgenre-procreative-regards-en-droit-compare" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le pouvoir sans l&rsquo;ordre &ndash; Les critiques anarchistes de la bureaucratie </strong></p>
<p>Centre Michel de L&rsquo;Hospital (CMH), UCA</p>
<p>Universit&eacute; Clermont Auvergne &ndash; Maison des Sciences humaines, 16 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1397728" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 07 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fronti&egrave;res des sexualit&eacute;s d&eacute;viantes et d&eacute;linquantes : &eacute;tat des savoirs </strong></p>
<p>R&eacute;seau th&eacute;matique &laquo;&nbsp;Normes, d&eacute;viances et r&eacute;actions sociales&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de sociologie (AFS)</p>
<p>Universit&eacute; Paul-Val&eacute;ry Montpellier 3, 18 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1633s" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Faire r&eacute;f&eacute;rence : penser le droit au prisme de l&rsquo;autorit&eacute; &ndash; XVIIIe Congr&egrave;s de l&rsquo;Association internationale de m&eacute;thodologie juridique </strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; de Li&egrave;ge</p>
<p>Universit&eacute; de Li&egrave;ge, 25-26 juin 2016</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63048-faire-reference-penser-le-droit-au-prisme-de-lautorite" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Globalisation of the Common Law &ndash; International Symposium for the 20th Anniversary of the Master in Comparative Law and Common Law</strong></p>
<p>Malakoff, Universit&eacute; Paris Cit&eacute; &ndash; Facult&eacute; de droit, 25-26 juin 2016</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61827-globalisation-of-the-common-law" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>4e Summer School d&rsquo;&Eacute;pinal &ndash; Le renouvellement de la recherche en droit</strong><br>&Eacute;pinal, Facult&eacute; de droit, sciences &eacute;conomiques et gestion de Nancy, 29 juin-02 juillet 2026</p>
<p><a href="https://irenee.univ-lorraine.fr/actualites/save-date-4e-summer-school-depinal-le-renouvellement-de-la-recherche-en-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;intranquillit&eacute; pour les historiens des facult&eacute;s de droit</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Rouen, 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1390208" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-30T14:59:07+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-05-30T14:59:07+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-29:/289061</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19115" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Juin 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Bakhtawar ALI, Essais sur les institutions juridiques et le d&eacute;veloppementAix Marseille Universit&eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Bakhtawar ALI, Essais sur les institutions juridiques et le d&eacute;veloppement<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 1<sup>er</sup> juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151245&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>H&eacute;lo&iuml;se ELOI&#8208;HAMMER, La parole est &agrave; l&rsquo;algorithme. Enqu&ecirc;te sur les d&eacute;veloppements et usages des IA juridiques</strong></p>
<p>Science Po Paris (Sociologie), 1<sup>er</sup> juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-heloise-eloi-hammer-sociologie/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Maelys GRANGE, La vuln&eacute;rabilit&eacute; en droit social</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, &nbsp;1<sup>er</sup> juin 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/maelys-grange-idp-soutiendra-sa-these-la-vulnerabilite-en-droit-social-dirigee-par-monsieur-frederic-guiomard" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Andr&eacute; MOZ CALDAS, La rationalisation de la loi dans le domaine du d&eacute;veloppement durable : une contribution de l&eacute;gistique mat&eacute;rielle</strong></p>
<p>Aix Marseille Universit&eacute;, 1er juin 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/94" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Arthur BLANCHARD, Les droits r&eacute;els administratifs</strong><br>Universit&eacute; de Poitiers, 02 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=189157&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Adam GABSI, Les pr&eacute;somptions dans le droit de la responsabilit&eacute; civile</strong><br>Universit&eacute; Paris-Saclay GS Droit, 02 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=96728&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jeremiah PAPIC-MAZEL, La conception du juge dans la philosophie du droit de Michel Villey. </strong><strong>&Eacute;tude d&rsquo;un r&eacute;alisme alternatif<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 02 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179898&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Clara MAFFRE, Punir la conviction. Infractions politiques, infractions terroristes et politiques criminelles en France et en Colombie<br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 05 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111555&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Mahomed YAYA-OYE, La s&eacute;curit&eacute; juridique de l&rsquo;investisseur immobilier en droits b&eacute;ninois, ivoirien et fran&ccedil;ais<br></strong>Universit&eacute; de Tours, 05 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=164336&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>L&eacute;ny ESCOBAR, Du d&eacute;chirement du monde aux puissances du politique : le politique en tant que moyen d&rsquo;ordre</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Bordeaux, 08 juin 2026</p>
<p><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=101132&amp;site=UBXeddroit&amp;" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Alain TIIMO BILA LAMOU, R&eacute;gimes fonciers coloniaux et terres coutumi&egrave;res au Cameroun de la p&eacute;riode allemande &agrave; nos jours</strong><br>Universit&eacute; de Savoie Mont-Blanc, 08 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111173&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Laurian LABORDE,</strong><strong> Sois le changement que tu veux voir dans le monde&nbsp;? Politisation et d&eacute;politisation de l&rsquo;&eacute;cologie dans le milieu des &laquo;&nbsp;transitions&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>EHESS, 09 juin 2026</p>
<p><a href="https://cmh.ens.fr/these/sociologie-des-usages-politiques-de-linteriorite-dans-le-secteur-des-therapies-et-des-reseaux-ecologistes/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Samir Sero ZIME YERIMA, La subjectivisation du contentieux constitutionnel au prisme des droits fondamentaux. El&eacute;ments pour une th&eacute;orie de l&rsquo;agir constitutionnel, &agrave; partir des exp&eacute;riences de l&rsquo;Afrique du Sud, du B&eacute;nin et de la France </strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 08 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.pantheonsorbonne.fr/soutenances/edds" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>C&eacute;dric Christopher LEMKE, Limites du contr&ocirc;le juridictionnel de l&rsquo;action administrative &ndash; crit&egrave;res extra-juridiques et d&eacute;ficits cognitifs</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne (soutenance Julius-Maximilians-Universit&auml;t W&uuml;rzburg, Allemagne), 09 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=190481&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Tania IAKOVENKO-MARINITCH, La notion de sentence arbitrale en droit compar&eacute;<br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 11 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=118401&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Abdelhamid ABIDI, Deontic logic, a tool for law formalization?</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-abdelhamid-abidi-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>G&eacute;raldine BLANCHE, L&rsquo;&eacute;tendard et le glaive : arch&eacute;ologie du droit de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle en mati&egrave;re de mode</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-geraldine-blanche-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jassem CHAHINE, L&rsquo;impunit&eacute; en droit p&eacute;nal compar&eacute; fran&ccedil;ais &ndash; libanais<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 12 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=129107&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Alexandre GR</strong><strong>&Eacute;GOIRE, La vuln&eacute;rabilit&eacute; en droit p&eacute;nal substantiel</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lille, 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://edsjpg.univ-lille.fr/agenda/detail-agenda/12-06-soutenance-de-these-de-m-alexandre-gregoire-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Louisa HALLAF PERREAU, Vouloir s&rsquo;&eacute;manciper, devenir pr&eacute;caire. L&rsquo;exp&eacute;rience des femmes divorc&eacute;es en Angleterre depuis la r&eacute;forme du divorce de 1969</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lille, 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://edsjpg.univ-lille.fr/agenda/detail-agenda/12-06-soutenance-de-these-de-mme-louisa-hallaf-perreau" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Chrysavgi ATHANASIOU, Les mutilations en tant que peines capitales en droit byzantin : du code theodosien aux Basiliques <br></strong>Sorbonne Universit&eacute; LLSHS (Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales), 13 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=156671&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Rachel LE MAROIS, From policy to practice: An article&#8208;based dissertation on the institutionalization of (invisible) disability at work in France today and the practical (non&#8208;)reformist rationalities of disability managers and disabled workers</strong></p>
<p>Science Po Paris (Sociologie), 15 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-rachel-le-marois-sociologie/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Mostafa TAHERKHANI, Arch&egrave; of international Law Theories</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 17 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-mostafa-taherkhani-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Evan LAGUNE, Le concept de communs en droit</strong></p>
<p>Aix-Marseille Universit&eacute;, 28 juin 2026</p>
<p><a href="https://dice.univ-amu.fr/fr/actualites/soutenance-de-these-de-evan-lagune" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ngue Elise ROLLINE, L&rsquo;encadrement juridique du cr&eacute;dit dans le syst&egrave;me bancaire : contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de la stabilit&eacute; du syst&egrave;me bancaire dans les r&eacute;gions de la CEMAC et de l&rsquo;UE<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 22 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178488&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>A</strong><strong>rthur ETRONNIER, </strong><strong>&Eacute;tude sur l&rsquo;effectivit&eacute; des mesures restrictives de l&rsquo;Union europ&eacute;enne <br></strong>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil, 23 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=154101&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Anamaria MUNOZ</strong>, <strong>The Ordinary Life Of Exceptional Justice: Procedural Law In Transition</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 24 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-anamaria-munoz-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Alexander BURTSCHER, The Many Faces of EU Competition Law in Labor Markets, A Critical Comparative Analysis of National Enforcement Divergences</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 29 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-alexander-burtscher-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br><strong><br><br></strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>]]></content>
	<updated>2026-05-29T14:46:05+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<id>http://ds.hypotheses.org</id>
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		<updated>2026-05-29T14:46:05+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-27:/288811</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-space-between-us-an-attempt-to-build-trust-when-i-was-not-fully-local/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">The space between us: an attempt to build trust when I was not fully local</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>When I first set out on my field trip to India, I was aware that gaining people&rsquo;s trust&nbsp;wouldn&rsquo;t&nbsp;be...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>When I first set out on my field trip to India, I was aware that gaining people&rsquo;s trust&nbsp;wouldn&rsquo;t&nbsp;be easy.&nbsp;Being Indian did not necessarily make me one of them.&nbsp;I was&nbsp;not&nbsp;from&nbsp;their region,&nbsp;I did&nbsp;not&nbsp;speak their language,&nbsp;and in every way that mattered, I was a foreigner in my own country.&nbsp;I was there to explore&nbsp;whether&nbsp;Geographical Indication law&nbsp;genuinely&nbsp;benefits&nbsp;the artisans behind traditional textiles.&nbsp;But beyond the legal questions, I was&nbsp;also interested&nbsp;in&nbsp;how artisans understood their place within these&nbsp;legal&nbsp;frameworks, whether the law made them feel seen at all,&nbsp;and how these feelings shaped&nbsp;their engagement&nbsp;with me as a researcher. I realised early on that these&nbsp;perceptions&nbsp;heavily&nbsp;influenced how much they chose to share.&nbsp;What I did not&nbsp;anticipate&nbsp;was that trust in this kind of fieldwork depends more on how people read your distance or closeness. Yes, the&nbsp;questions&nbsp;matter but&nbsp;the small signals of shared ground that make them decide whether you belong, even briefly, in their world, sets the tone of the interview.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>It was in&nbsp;attempting&nbsp;to explore these questions&nbsp;that I became acutely aware of my own position within this&nbsp;landscape.&nbsp;As an Indian researcher now based at a foreign university, I often find myself in an in-between space: not fully local, yet not entirely foreign. The artisans I approached were curious on various fronts: why would&nbsp;a stranger from far away, be&nbsp;interested in their work, their struggles, their stories? At first, many of them did&nbsp;not&nbsp;take me seriously.&nbsp;Perhaps it&nbsp;was&nbsp;my age, or my gender, or&nbsp;because&nbsp;they had seen&nbsp;too many researchers&nbsp;pass through,&nbsp;arriving with questions, leaving with notebooks and hand-scribbled notes, but rarely leaving behind any change.&nbsp;</p>



<p>I became increasingly aware that&nbsp;I&nbsp;couldn&rsquo;t&nbsp;simply introduce myself and be understood. Who I was had to be negotiated. These negotiations&nbsp;were my direct response to being dismissed, a deliberate effort to close the distance and signal that I was worthy of their trust.&nbsp;Everything mattered: what I wore, how I spoke, how I entered their homes. I chose to&nbsp;wear culturally&nbsp;appropriate, modest cotton clothing, not just out of respect, but because it turned out to be the most practical choice in the brutal 42-degree desert heat. It was often the first thing they noticed, and&nbsp;perhaps the&nbsp;simplest way to signal that I was closer to them than they might have expected. I&nbsp;made small, deliberate choices: taking off my sunglasses before stepping into someone&rsquo;s home&nbsp;in an attempt to&nbsp;avoid&nbsp;visible markers of distance or&nbsp;privilege. I&nbsp;left my slippers out before entering their homes (a common Asian practice) and&nbsp;avoided&nbsp;direct contact with the glass of water they generously offered, so they&nbsp;wouldn&rsquo;t&nbsp;have to wash&nbsp;it in a place where water is&nbsp;scarce.&nbsp;Though they&nbsp;were&nbsp;just&nbsp;small gestures, they were my way of showing that&nbsp;I was not just an outsider, but someone willing, even briefly, to be part of their everyday lives.&nbsp;</p>



<p>There were moments of quiet connection that I still hold close. Once, while visiting a Muslim&nbsp;family in their workshop, the evening Azaan (call for prayer) echoed through the village.&nbsp;In the corner, I saw a woman who had been quietly&nbsp;observing&nbsp;us suddenly draw her scarf over her head.&nbsp;Almost instinctively, I did the same, pulling my dupatta&nbsp;(long scarf)&nbsp;up to cover mine.&nbsp;It was a simple, instinctive gesture, but in that moment, she offered me a fleeting smile,&nbsp;perhaps a&nbsp;sign of approval, or&nbsp;maybe just&nbsp;quiet recognition. I will never know what it truly meant, but I did sense the atmosphere subtly shift.&nbsp;</p>



<p>Yet, despite these small moments of closeness, trust&nbsp;is never guaranteed, let alone&nbsp;instant.&nbsp;Fieldwork, therefore,&nbsp;taught me patience in ways I had&nbsp;not&nbsp;expected. Some people never fully&nbsp;opened up&nbsp;to me. One artisan bluntly told me he felt I was only speaking to them to earn my degree, that I would move on with my life while nothing would change for them. I tried to explain that documenting their stories could spark wider conversations and, hopefully, over time, shift how we think about heritage protection. But he&nbsp;remained&nbsp;unconvinced. I eventually left, realising that not every door will open,&nbsp;and that&nbsp;is okay.&nbsp;Some interviews would begin in suspicion and&nbsp;never overcome it. Others, however, began with doubt but ended with gestures of respect, such as&nbsp;invitations to stay longer, to share meals, to return.&nbsp;</p>



<p>This field trip taught me that trust is&nbsp;not given; it&nbsp;is carefully built. I entered the field expecting to negotiate academic distances. What I ended up negotiating were more&nbsp;personal distances&nbsp;like&nbsp;language, custom, memory, and hope.&nbsp;The heart of Socio-Legal research does&nbsp;not&nbsp;always lie in the grand questions of law; sometimes it lives in&nbsp;these quiet, in-between spaces.&nbsp;My biggest takeaway&nbsp;was that these small&nbsp;interpersonal&nbsp;moments shape&nbsp;what people&nbsp;choose to&nbsp;share and how.&nbsp;Building trust is more&nbsp;about&nbsp;how you&nbsp;decide&nbsp;to show up. That realisation made me far more attentive to how distance and everyday interactions silently shape the&nbsp;stories that&nbsp;end up in&nbsp;our research.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-space-between-us-an-attempt-to-build-trust-when-i-was-not-fully-local/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The&nbsp;space between us: an attempt to build trust when I was not fully local</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-05-27T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<updated>2026-05-27T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-26:/288783</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2899" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Irene Lizzola, à propos de sa thèse sur les mobilisations pour l’abolition de la peine de mort au Maroc</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Irene Lizzola est docteure en science politique. Le 9 d&eacute;cembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intit...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>Irene Lizzola est docteure en science politique. Le 9 d&eacute;cembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &ldquo;Plaider les droits humains et d&eacute;velopper l&rsquo;&Eacute;tat de droit au Maroc : comment fonder la l&eacute;gitimit&eacute; des r&eacute;formes en r&eacute;gime de contrainte consensuelle ?&rdquo; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Bordeaux.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong><em> Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e au sein du laboratoire Les Afriques dans le Monde (UMR 5115) de Sciences Po Bordeaux, sous la direction de Baudouin Dupret (DR1 CNRS/LAM) et Mari&egrave;me N&rsquo;Diaye (CR CNRS/LAM), porte sur les mobilisations pour l&rsquo;abolition de la peine de mort au Maroc. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Je suis partie d&rsquo;une interrogation assez large visant &agrave; comprendre comment des acteurs porteurs de demandes de r&eacute;forme &ndash; associatifs et institutionnels (charg&eacute;s de plaidoyer, militants, professionnels du droit, parlementaires, etc.), ici dans le cadre de l&rsquo;abolition de la peine de mort &ndash; s&rsquo;adressent concr&egrave;tement &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat, et surtout comment ils parviennent &agrave; construire un langage commun avec le pouvoir.</p>
<p>J&rsquo;entendais donc saisir ces mobilisations au niveau de la domestication&nbsp;des savoirs de r&eacute;forme &eacute;voqu&eacute;s par les acteurs, afin d&rsquo;en interroger les usages politiques. Dans ce registre, je me proposais d&rsquo;&eacute;tudier le recours au r&eacute;pertoire international &ndash; droits humains, principes rattach&eacute;s &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit, bonne gouvernance &ndash; &agrave; la fois comme outil de d&eacute;monstration de l&rsquo;alignement du r&eacute;gime marocain sur les standards internationaux, et comme instrument de l&eacute;gitimation des revendications de r&eacute;forme.</p>
<p>Issue d&rsquo;une formation hybride associant relations internationales, anthropologie sociale et justice transitionnelle, j&rsquo;avais le d&eacute;sir &ndash; et sans doute le besoin &ndash; d&rsquo;investiguer les contours et les limites de la circulation de cette <em>doxa</em> internationale des droits humains, dont la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit constitue une partie int&eacute;grante. Cela &agrave; partir d&rsquo;un contexte bien pr&eacute;cis : le cas marocain, marqu&eacute; &agrave; la fois par un processus de justice transitionnelle inscrit dans une continuit&eacute; du r&eacute;gime et par des mobilisations&nbsp;<em>par</em>&nbsp;et&nbsp;<em>pour </em>les droits humains, port&eacute;es par des collectifs militants et associatifs.</p>
<p>Des lectures critiques sur les processus de transition, ainsi que sur le caract&egrave;re occidentalo-centr&eacute; et r&eacute;ducteur de la conflictualit&eacute; sociale associ&eacute; aux droits humains (Merry, 2003&nbsp;; Mahmood, 2005&nbsp;; Allen, 2013 ; Abu-Lughod, 2013), m&rsquo;avaient conduite &agrave; m&rsquo;int&eacute;resser de pr&egrave;s &agrave; leurs usages ambivalents. Les droits humains sont en effet mobilis&eacute;s &agrave; la fois comme mot de pouvoir, du c&ocirc;t&eacute; des autorit&eacute;s, et comme ressource par les porteurs de cause. Mon int&eacute;r&ecirc;t &eacute;tait donc de rendre compte des jeux d&rsquo;appropriation et de traduction de ces droits dans un contexte marocain o&ugrave; la r&eacute;f&eacute;rence aux droits humains porte des dynamiques de r&eacute;formisme juridique, tout en coexistant avec des pratiques r&eacute;pressives &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la dissidence politique.</p>
<p>Je formulais donc l&rsquo;hypoth&egrave;se &ndash; fond&eacute;e sur la lecture de la litt&eacute;rature en sociologie des mobilisations, du droit et du d&eacute;veloppement relative au contexte marocain (Vairel, 2004&nbsp;; 2014&nbsp;; Allal, 2010&nbsp;; Ferri&eacute; et Dupret, 2011&nbsp;; Bennani-Chra&iuml;bi, 2021&nbsp;; N&rsquo;Diaye et al., 2021) &ndash; d&rsquo;une domestication dans le langage du pouvoir de ce r&eacute;f&eacute;rentiel international par les gouvernants. Cette domestication concerne notamment un Palais soucieux de stabiliser sa l&eacute;gitimit&eacute;, &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de toute critique subversive.</p>
<p>En explorant le terrain marocain, je me suis rendue compte que les porteurs de cause s&rsquo;appuient principalement sur des ressources de l&eacute;gitimit&eacute; juridique. Typiquement, ils mobilisent des conventions internationales ratifi&eacute;es par le Maroc, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d&eacute;gradants ainsi que son Protocole facultatif, et la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&eacute;es, ou plus largement l&rsquo;ensemble du corpus relatif &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit et aux droits humains. Ce cadre leur permet de rendre leur cause plus acceptable aupr&egrave;s des autorit&eacute;s, mais aussi de contourner certaines tensions politiques, notamment avec les partisans du maintien de la peine de mort ou autour de sujets sensibles comme les libert&eacute;s individuelles ou la torture.</p>
<p>En observant de plus pr&egrave;s cette mobilisation, j&rsquo;ai constat&eacute; que ces r&eacute;f&eacute;rences &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit et &agrave; la bonne gouvernance servent en quelque sorte de terrain d&rsquo;entente entre militants et institutions. &nbsp;Elles interviennent souvent dans des espaces de participation assez institutionnalis&eacute;s, o&ugrave; les acteurs interagissent dans une logique de coop&eacute;ration, parfois m&ecirc;me de partenariat, avec les autorit&eacute;s.</p>
<p>Un autre &eacute;l&eacute;ment important que j&rsquo;ai identifi&eacute; dans mon enqu&ecirc;te est la multipositionnalit&eacute; des militants. Les personnes engag&eacute;es pour l&rsquo;abolition sont rarement mobilis&eacute;es uniquement sur ce sujet : elles sont aussi actives sur d&rsquo;autres causes, souvent dans une logique de dialogue avec l&rsquo;&Eacute;tat, notamment via le plaidoyer. Et la plupart du temps, ce sont des militants de longue date, parfois anciens d&eacute;tenus politiques, qui ont progressivement professionnalis&eacute; leur engagement, que ce soit dans des associations de d&eacute;fense des droits humains ou m&ecirc;me dans des espaces plus directement politiques, notamment les partis politiques. Beaucoup ont aussi &eacute;t&eacute; li&eacute;s, de pr&egrave;s ou de loin, au processus de justice transitionnelle et aux travaux de l&rsquo;Instance &Eacute;quit&eacute; et R&eacute;conciliation.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, j&rsquo;ai d&eacute;plac&eacute; mon regard : plut&ocirc;t que de me concentrer uniquement sur la mobilisation pour l&rsquo;abolition en elle-m&ecirc;me, je me suis int&eacute;ress&eacute;e &agrave; la mani&egrave;re dont cette cause est utilis&eacute;e politiquement. Elle sert souvent de point d&rsquo;appui pour porter d&rsquo;autres revendications plus sensibles, telle que la r&eacute;forme de la gouvernance s&eacute;curitaire ou la lutte contre l&rsquo;impunit&eacute;, et pour questionner, voire contester, le r&eacute;cit officiel d&rsquo;une d&eacute;mocratisation du r&eacute;gime en mettant en lumi&egrave;re ses dimensions plus r&eacute;pressives.</p>
<p>Concr&egrave;tement, cette enqu&ecirc;te a repos&eacute; sur un travail de terrain assez long, conduit entre 2019 et 2022. J&rsquo;ai effectu&eacute; plusieurs s&eacute;jours de terrain au Maroc &ndash; notamment au sein d&rsquo;associations &ndash; au cours desquels j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; des entretiens semi-directifs, des observations d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements et de r&eacute;unions associatives, ainsi qu&rsquo;un travail d&rsquo;analyse d&rsquo;archives. &Agrave; cela s&rsquo;est ajout&eacute;e une enqu&ecirc;te &agrave; distance pendant la p&eacute;riode du Covid, au cours de laquelle j&rsquo;ai men&eacute; &agrave; la fois des entretiens et des observations en ligne.</p>
<p>Au total, j&rsquo;ai men&eacute; 84 entretiens avec des acteurs associatifs, des militants, mais aussi des parlementaires et des professionnels du droit, au Maroc et &agrave; l&rsquo;international, notamment lors du Congr&egrave;s mondial contre la peine de mort de Berlin en 2022. Cela m&rsquo;a permis de croiser les points de vue et de mieux saisir les logiques de cette mobilisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong><em> Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse et sur quels r&eacute;sultats souhaiteriez-vous revenir ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Plusieurs d&rsquo;entre eux me semblent pertinents, mais ils tournent tous autour d&rsquo;une id&eacute;e centrale : la mani&egrave;re dont les militants abolitionnistes au Maroc construisent leur rapport au pouvoir.</p>
<p>D&rsquo;abord, ce qui m&rsquo;a vraiment int&eacute;ress&eacute;e, c&rsquo;&eacute;tait de montrer que ces acteurs ne sont pas simplement dans une opposition frontale &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat. En r&eacute;alit&eacute;, ils s&rsquo;appuient beaucoup sur des r&eacute;f&eacute;rentiels communs avec les autorit&eacute;s &ndash; comme les droits humains, l&rsquo;&Eacute;tat de droit ou encore la bonne gouvernance. Mais cela pose un probl&egrave;me plus profond : jusqu&rsquo;o&ugrave; ce langage commun est-il tenable, et surtout &agrave; quel co&ucirc;t ? En adoptant ce registre partag&eacute;, les militants acceptent en effet une forme de compromis qui structure leurs prises de parole et limite, dans une certaine mesure, ce qu&rsquo;ils peuvent dire quant au respect, par le r&eacute;gime, de ce socle d&rsquo;entendement commun que repr&eacute;sentent les droits humains et les standards de bonne gouvernance. L&rsquo;enjeu est donc de comprendre jusqu&rsquo;&agrave; quel point l&rsquo;alignement sur les m&ecirc;mes r&eacute;f&eacute;rences est possible et repose sur une compr&eacute;hension partag&eacute;e de celles-ci, et jusqu&rsquo;o&ugrave; la critique peut s&rsquo;exprimer.</p>
<p>C&rsquo;est pour rendre compte de cette tension que je propose le concept de <em>r&eacute;gime de contrainte consensuelle</em>, qui d&eacute;signe l&rsquo;espace d&rsquo;interaction o&ugrave; les parties coconstruisent, de mani&egrave;re dialogique bien qu&rsquo;asym&eacute;trique, l&rsquo;audibilit&eacute; des causes. Par <em>contrainte</em>, j&rsquo;entends la forme que prend cette interaction asym&eacute;trique avec le pouvoir, telle qu&rsquo;elle est anticip&eacute;e et int&eacute;gr&eacute;e par les porteurs de cause dans leur plaidoyer, en fonction de leur perception du degr&eacute; de tol&eacute;rance &agrave; la critique des autorit&eacute;s. Les militants s&rsquo;imposent une r&eacute;duction du champ des possibles afin de n&eacute;gocier avec le pouvoir. Par <em>consensuelle</em>, je souligne que cette contrainte est coconstruite&nbsp;: dans l&rsquo;&eacute;conomie de leur relation asym&eacute;trique avec le pouvoir, les porteurs de cause s&rsquo;adaptent aux exigences de compromis qu&rsquo;ils per&ccedil;oivent comme n&eacute;cessaires pour maintenir le dialogue institutionnel.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est que ces acteurs sont dans un espace d&rsquo;interaction qui est &agrave; la fois contraint &ndash; parce que les militants s&rsquo;adaptent &agrave; ce qu&rsquo;ils pensent pouvoir dire sans fermer le dialogue &ndash; et consensuel, parce qu&rsquo;il faut trouver un terrain d&rsquo;entente avec les autorit&eacute;s. Et dans cet espace, les acteurs naviguent en permanence entre rapprochement avec le pouvoir et mise &agrave; distance critique.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, la th&egrave;se &eacute;tablit trois r&eacute;sultats principaux. Le premier, c&rsquo;est que cette contrainte ne tombe pas d&rsquo;en haut : elle se construit dans les interactions, en fonction de la mani&egrave;re dont les militants per&ccedil;oivent les opportunit&eacute;s politiques. Ici, l&rsquo;&eacute;laboration de l&rsquo;audibilit&eacute; des causes va de pair avec leur d&eacute;pol&eacute;misation et leur inscription dans des registres de dialogue apais&eacute;s, qui permettent de p&eacute;renniser le dialogue institutionnel.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me, c&rsquo;est que ce compromis discursif permet d&rsquo;&eacute;viter l&rsquo;affrontement direct, mais qu&rsquo;il ouvre quand m&ecirc;me un espace de critique &ndash; une sorte de dissidence, mais encadr&eacute;e. Les porteurs de cause d&eacute;pol&eacute;misent la port&eacute;e des savoirs de r&eacute;forme mobilis&eacute;s et acceptent des solutions de compromis afin de rester dans le jeu institutionnel, en choisissant de les n&eacute;gocier ou non avec leurs interlocuteurs institutionnels. Ils comprennent les facteurs de contrainte sans pour autant y consentir, conscients du <em>statu quo</em> r&eacute;pressif.</p>
<p>Le troisi&egrave;me, c&rsquo;est que les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; la d&eacute;mocratie, aux droits humains ou &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit sont ambivalentes : elles sont &agrave; la fois des ressources pour agir&hellip; et en m&ecirc;me temps des contraintes qui red&eacute;finissent les limites de la critique. La th&egrave;se montre que le curseur de la <em>contrainte consensuelle</em> se d&eacute;place en fonction du caract&egrave;re plus ou moins subversif de la cause port&eacute;e. Celle-ci peut se faire plus ou moins subversive au regard de la mobilisation convergente, par les militants et le pouvoir, de principes qui demeurent au c&oelig;ur de l&rsquo;&laquo; entendement d&eacute;mocratique&nbsp;&raquo; (Ferri&eacute;, 2003), tels que l&rsquo;&Eacute;tat de droit et les droits humains.</p>
<p>En termes de contributions, je dirais que la th&egrave;se s&rsquo;inscrit dans plusieurs d&eacute;bats. D&rsquo;une part, elle permet d&rsquo;appr&eacute;hender les dynamiques de canalisation des formes de contestation politique au Maroc au prisme microsociologique, en montrant qu&rsquo;elles se jouent tr&egrave;s concr&egrave;tement dans les espaces d&rsquo;interaction entre militants, institutions et partenaires internationaux.</p>
<p>D&rsquo;autre part, elle apporte &agrave; la sociologie des militantismes institutionnels en montrant qu&rsquo;on ne peut pas simplement opposer militants et institutions : en r&eacute;alit&eacute;, les acteurs naviguent entre les deux de mani&egrave;re strat&eacute;gique, en s&rsquo;adaptant, en n&eacute;gociant et en tirant parti des dispositifs existants.</p>
<p>Enfin, elle contribue aussi &agrave; l&rsquo;analyse du plaidoyer. Ce que je montre, c&rsquo;est que le plaidoyer n&rsquo;est pas forc&eacute;ment d&eacute;politis&eacute; : au contraire, c&rsquo;est une ressource strat&eacute;gique qui permet de porter des revendications en utilisant des registres juridiques et experts, tout en maintenant un dialogue avec le pouvoir.</p>
<p>Pour finir, ce travail ouvre aussi des pistes : notamment sur les effets de ces grands r&eacute;f&eacute;rentiels &ndash; d&eacute;mocratie, droits humains, &Eacute;tat de droit &ndash; sur les mobilisations. Parce qu&rsquo;ils peuvent &agrave; la fois rassembler&hellip; mais aussi masquer ou produire des d&eacute;saccords profonds.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><strong><em> Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail ? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Dans mon travail, je mobilise la sociologie du droit en l&rsquo;articulant avec d&rsquo;autres approches, notamment la sociologie politique de l&rsquo;international et l&rsquo;&eacute;tude des mobilisations. L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est vraiment de comprendre comment le droit est utilis&eacute; en pratique par les acteurs, et pas seulement comme un cadre formel.</p>
<p>Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, la socio-anthropologie du droit m&rsquo;a beaucoup aid&eacute;e &agrave; analyser la mani&egrave;re dont les normes internationales &ndash; par exemple en mati&egrave;re de droits humains &ndash; circulent et sont retravaill&eacute;es localement. Sur ce point, les travaux de&nbsp;Sally Engle Merry (2006)&nbsp;sont vraiment centraux, notamment autour de la notion de &laquo;&nbsp;vernacularisation&nbsp;&raquo;. Elle montre comment ces normes globales sont appropri&eacute;es, traduites, et adapt&eacute;es par les acteurs sur le terrain, en fonction des contextes dans lesquels ils se trouvent et de leurs objectifs.</p>
<p>De plus, je me suis passionn&eacute;e pour la lecture des travaux des anthropologues Jane Cowan et Julie Billaud autour de l&rsquo;Examen p&eacute;riodique universel des Nations unies (2015). Leur perspective critique m&rsquo;a aid&eacute;e &agrave; situer le discours &agrave; pr&eacute;tention universaliste des droits humains dans les dynamiques sociopolitiques et bureaucratiques qui accompagnent sa fabrication institutionnelle, &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle des instances onusiennes et des organisations internationales.</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, la sociologie du droit &ndash; notamment les travaux de Brigitte Ga&iuml;ti et Liora Isra&euml;l sur la construction des causes (2003), ainsi que ceux d&rsquo;&Eacute;ric Agrikoliansky sur les &laquo; usages protestataires du droit &raquo; (2010) &ndash; m&rsquo;a permis de mieux comprendre comment une revendication, telle que l&rsquo;abolition de la peine de mort, devient une cause publique. Elle &eacute;claire &eacute;galement les strat&eacute;gies de plaidoyer : comment les acteurs rendent leur cause visible, comment ils s&rsquo;appuient sur le droit pour la l&eacute;gitimer, et comment ils articulent leurs pratiques militantes avec les cadres juridiques existants, aux niveaux national, r&eacute;gional et international.</p>
<p>Ce que &ccedil;a montre, au fond, c&rsquo;est que le droit n&rsquo;est pas seulement une contrainte : c&rsquo;est aussi une ressource. Les militants s&rsquo;en servent pour donner du poids &agrave; leurs revendications et, souvent, pour &eacute;viter une confrontation trop directe avec le pouvoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong><em> Et la suite ? Dans quel projet vous lancez-vous ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Je reste dans le milieu acad&eacute;mique et poursuis mes recherches, tout en ouvrant un nouveau terrain et de nouvelles questions. Je viens de commencer un postdoctorat &agrave;&nbsp;Sciences Po Bordeaux, d&rsquo;avril &agrave; novembre 2026, dans le cadre d&rsquo;un projet collectif, GLOW &ndash; <a href="https://www.lesafriquesdanslemonde.fr/gender-law-and-political-activism-in-west-africa-glow-project/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Gender, Law and Political Activism in West Africa</em></a>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet collaboratif qui associe plusieurs institutions, notamment l&rsquo;Universit&eacute; de Lagos, le laboratoire Les Afriques dans le Monde et l&rsquo;IFRA Nigeria.</p>
<p>Dans ce cadre, je m&egrave;ne un projet de recherche portant sur les pratiques de mobilisation du Protocole &agrave; la Charte africaine des droits de l&rsquo;Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), seul instrument juridique r&eacute;gional africain &agrave; caract&egrave;re contraignant sp&eacute;cifiquement d&eacute;di&eacute; &agrave; la protection des droits des femmes. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, je m&rsquo;int&eacute;resse aux mobilisations confessionnelles en mati&egrave;re de droits des femmes, notamment autour de la Commission africaine des droits de l&rsquo;Homme et des peuples, bas&eacute;e &agrave; Banjul.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e est d&rsquo;analyser comment diff&eacute;rents registres &ndash; religieux, juridiques et culturels &ndash; s&rsquo;entrecroisent dans ces mobilisations. Ce qui m&rsquo;int&eacute;resse particuli&egrave;rement, c&rsquo;est d&rsquo;&eacute;tudier la mani&egrave;re dont les diff&eacute;rents acteurs mobilis&eacute;s &ndash; confessionnels, associatifs et institutionnels &ndash; articulent, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le discours des droits humains et, de l&rsquo;autre, des r&eacute;f&eacute;rences aux dites &laquo;&nbsp;valeurs africaines &raquo; mobilis&eacute;es dans ces espaces.</p>
<p>Dans la continuit&eacute; de ma th&egrave;se, je poursuis donc mes recherches sur les questions de mobilisation, de plaidoyer et de rapports militants au pouvoir, en d&eacute;pla&ccedil;ant toutefois le regard vers d&rsquo;autres acteurs et un autre espace r&eacute;gional, avec un focus plus sp&eacute;cifique sur les droits des femmes et les dynamiques confessionnelles.</p>
<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>
<p><strong><em>Publications et page personnelle de Irene Lizzola :</em></strong></p>
<p><strong><em>Publications (s&eacute;lection)&nbsp;:</em></strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Introduction. Circulations juridiques dans&nbsp;les Suds et&nbsp;malentendus op&eacute;ratoires autour de l&rsquo;&Eacute;tat de droit&nbsp;&raquo; (avec Louise Cadorel et Myriam Guellec Sefraoui).&nbsp;<em>Critique Internationale</em>, 2025, n&deg; 106 (1), pp.11-19.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.3917/crii.106.0011" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/crii.106.0011</a></li>
<li>&laquo;&nbsp;Plaider pour l&rsquo;abolition de&nbsp;la&nbsp;peine de mort face au statu&nbsp;quo punitif&nbsp;: accommodements dans un&nbsp;r&eacute;gime de contrainte consensuelle au Maroc&nbsp;&raquo;.&nbsp;<em>Critique Internationale</em>, 2025, n&deg; 106 (1), pp.87-110. <a href="https://doi.org/10.3917/crii.106.0087" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/crii.106.0087</a></li>
<li>&laquo;&nbsp;Plaider la &laquo;&nbsp;bonne gouvernance s&eacute;curitaire&nbsp;&raquo; au Maroc&nbsp;: Domestiquer les savoirs de r&eacute;forme en r&eacute;gime de contrainte consensuelle&nbsp;&raquo;, <em>Ann&eacute;e du Maghreb</em>, 31/2024. <a href="https://doi.org/10.4000/11x4a" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.4000/11x4a</a></li>
<li>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Islam cat&eacute;goris&eacute; par le droit positif : juger la pertinence d&rsquo;&eacute;voquer le r&eacute;f&eacute;rentiel islamique en rapport &agrave; une s&eacute;rie de faits&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers de M&eacute;thodologie Juridique 2022</em>, n&deg;36, Presses universitaires d&rsquo;Aix-Marseille (PUAM), 2023. <a href="https://doi.org/10.3917/rjj.195.1541" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/rjj.195.1541</a></li>
<li>&laquo; Le raisonnement pr&eacute;ventif ou quand le contr&ocirc;le devient hors de contr&ocirc;le &raquo;, <em>Droit et soci&eacute;t&eacute;</em>, vol. 111, n&deg; 2, 2022, pp. 251-267. <a href="https://doi.org/10.3917/drs1.111.0251" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/drs1.111.0251</a></li>
<li>&laquo; Conflits entre cat&eacute;gories revendiqu&eacute;es et cat&eacute;gories attribu&eacute;es &agrave; des justiciables : le r&eacute;f&eacute;rentiel islamique &agrave; l&rsquo;aune du raisonnement pr&eacute;ventif &raquo; (avec Nawel Gafsia), <em>Revue interdisciplinaire d&rsquo;&eacute;tudes juridiques</em>, vol. 87, n&deg; 2, 2021, pp. 151-188. <a href="https://doi.org/10.3917/riej.087.0151" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/riej.087.0151</a></li>
<li>&laquo; Anthropologie et droit &raquo; (avec Baudouin Dupret), <em> Le dictionnaire francophone d&rsquo;anthropologie ancr&eacute; dans</em> <em>le contemporain</em>, Laval : Universit&eacute; de Laval, 2020. <a href="http://doi.org/10.47854/IMHA9973" rel="noopener noreferrer" target="_blank">http://doi.org/10.47854/IMHA9973</a></li>
</ul>
<p><strong><em>La liste compl&egrave;te des publications est disponible sur HAL&nbsp;: </em></strong><a href="https://cv.hal.science/irene-lizzola" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong><em>https://cv.hal.science/irene-lizzola</em></strong></a></p>
<p><strong><em>Page personnelle&nbsp;: </em></strong><a href="https://www.lesafriquesdanslemonde.fr/membre/irene-lizzola/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong><em>https://www.lesafriquesdanslemonde.fr/membre/irene-lizzola/</em></strong></a></p>
<p><strong><em>Lien vers la th&egrave;se d&rsquo;Irene Lizzola, accessible &agrave; la communaut&eacute; acad&eacute;mique fran&ccedil;aise et t&eacute;l&eacute;chargeable : <a href="https://theses.fr/2025BORD0368" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://theses.fr/2025BORD0368</a></em></strong></p>]]></content>
	<updated>2026-05-26T16:17:37+00:00</updated>
	<author><name>Justine Banégas</name></author>
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		<updated>2026-05-26T16:17:37+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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	<title type="html">Le tournant des méthodes empiriques en droit ? | Ariane Amado, Armand Desprairies (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Ariane Amado, Armand Desprairies (dir.), Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit&nbsp;?, Paris&nbsp;: Le...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK-192x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK-192x300.jpg 192w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK-320x500.jpg 320w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK.jpg 600w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK-192x300.jpg 192w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK-320x500.jpg 320w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/AMADO-CouvOK.jpg 600w" sizes="(max-width: 192px) 100vw, 192px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Ariane Amado, Armand Desprairies (dir.), <em>Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit&nbsp;?</em></strong>, Paris&nbsp;: Lextenso-LGDJ, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Droit et Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo;, vol. 41, 324 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Romain Gosse (Universit&eacute; Grenoble Alpes, CNRS, Sciences Po Grenoble-UGA, Pacte)</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;<em>Ouvrez, ouvrez la porte du bureau</em>&hellip;&nbsp;&raquo;</p>
<p>Comment se sent un chercheur juriste, plut&ocirc;t form&eacute; &agrave; l&rsquo;approche doctrinale classique en droit &ndash; en d&eacute;pit de quelques exp&eacute;riences d&rsquo;entretiens semi-directifs &ndash;, lorsqu&rsquo;il int&egrave;gre un laboratoire de sciences sociales, compos&eacute; principalement de g&eacute;ographes, de sociologues et de politistes&#8239;? Il se sent d&eacute;contenanc&eacute; par une question r&eacute;currente qu&rsquo;il n&rsquo;avait pas l&rsquo;habitude de se voir poser&nbsp;: &laquo;&nbsp;Quels sont tes terrains&nbsp;?&nbsp;&raquo;. Plusieurs strat&eacute;gies s&rsquo;offrent alors &agrave; lui. En premi&egrave;re r&eacute;action, il cherche quelques d&eacute;tours et invoque les ressorts territoriaux de ses recherches (le ressort de tribunaux sp&eacute;cifiques, les collaborations avec d&rsquo;autres pays, etc.) &ndash; qui ne le font pourtant pas plus sortir de son bureau. En seconde r&eacute;flexion, il se dit qu&rsquo;un &laquo;&#8239;terrain&#8239;&raquo; est suffisamment large pour &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; comme un domaine d&rsquo;&eacute;tude qui va au-del&agrave; de ses seules manifestations mat&eacute;rielles&nbsp;: investiguer des th&eacute;ories, arpenter des corpus de documents, des architectures complexes de textes et de d&eacute;cisions, y retracer des raisonnements d&rsquo;acteurs institutionnels, c&rsquo;est aussi du terrain &ndash; et le juriste d&eacute;fend le sien. Enfin, lorsque le chercheur est fatigu&eacute; ou press&eacute;, il d&eacute;signe, de mani&egrave;re lapidaire et non sans humour, son terrain de pr&eacute;dilection&nbsp;: son bureau, sa biblioth&egrave;que et son ordinateur &ndash; &eacute;ventuellement, le massif du Vercors qu&rsquo;il parcourt des yeux depuis sa fen&ecirc;tre en travaillant.</p>
<p>Ce rapide t&eacute;moignage &ndash; qui pr&eacute;tend &agrave; peine &ecirc;tre de l&rsquo;auto-ethnographie &ndash; n&rsquo;a pour but que de souligner l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de la lecture de l&rsquo;ouvrage collectif dirig&eacute; par Ariane Amado et Armand Desprairies, issu d&rsquo;un colloque organis&eacute; par les auteurs en 2022&nbsp;: <em>Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit&nbsp;?</em> Lesdites m&eacute;thodes sont d&eacute;finies de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale, &agrave; plusieurs reprises et en s&rsquo;appuyant sur des travaux anglophones et qu&eacute;b&eacute;cois, comme l&rsquo;&laquo;&nbsp;utilisation syst&eacute;matique des donn&eacute;es r&eacute;colt&eacute;es, de mani&egrave;re qualitative ou quantitative, pour d&eacute;crire ou analyser les ph&eacute;nom&egrave;nes juridiques&nbsp;&raquo;. L&rsquo;ouvrage entend ainsi interroger l&rsquo;int&eacute;gration, la pratique et la port&eacute;e dans le champ juridique de cet usage et de cette r&eacute;colte de donn&eacute;es selon une diversit&eacute; de m&eacute;thodes non sp&eacute;cifiques au droit et souvent encore non enseign&eacute;es dans les cursus juridiques.</p>
<p>Nos coll&egrave;gues des autres disciplines de sciences sociales s&rsquo;&eacute;crieront, non sans raison&nbsp;: &laquo;&nbsp;Mieux vaut tard que jamais&nbsp;!&nbsp;&raquo;. Les juristes pratiquant d&eacute;j&agrave; les m&eacute;thodes empiriques y trouveront de quoi asseoir leur d&eacute;marche et certainement une communaut&eacute; en cours d&rsquo;affirmation &agrave; laquelle se rattacher. Certains se reconna&icirc;tront&#8239;<em>a posteriori</em> dans les d&eacute;marches et positionnements d&eacute;crits par les auteurs&nbsp;: quelques m&eacute;thodes sont en effet d&eacute;j&agrave; emprunt&eacute;es, parfois depuis longtemps en France ou &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger, comme le montrent les r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques, sans toujours se revendiquer de l&rsquo;empirisme (A. Amado, A. Desprairies, Introduction). D&egrave;s lors, l&rsquo;ouvrage aura au moins le m&eacute;rite d&rsquo;&oelig;uvrer au ralliement, voire &agrave; la s&eacute;dimentation de recherches capables de faire &eacute;cole. Surtout &ndash; c&rsquo;est peut-&ecirc;tre l&agrave; sa principale force &ndash; il donnera d&rsquo;utiles appuis &agrave; ceux qui n&rsquo;osaient pas encore franchir le pas&nbsp;: des ancrages &eacute;pist&eacute;mologiques, des m&eacute;thodes &agrave; investir et des d&eacute;bats dans lesquels se positionner.</p>
<p>Les ancrages &eacute;pist&eacute;mologiques apparaissent d&egrave;s la premi&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage, sous un abord probl&eacute;matique et critique (Partie 1&nbsp;: &laquo;&nbsp;La contribution perturbatrice des donn&eacute;es empiriques au droit&nbsp;&raquo;). Ils rappellent que, avant de s&rsquo;autonomiser &ndash; voire de s&rsquo;isoler &ndash; par le positivisme et la dogmatique juridiques, le droit a eu des liens &eacute;troits avec les sciences sociales (notamment l&rsquo;anthropologie, voir la dense contribution de B. Truffin) et que la pratique de m&eacute;thodes communes, en l&rsquo;occurrence empiriques, est de nature &agrave; (re)faire dialoguer ces diff&eacute;rentes disciplines autour d&rsquo;objets partag&eacute;s (O. Nederlandt). D&rsquo;embl&eacute;e, la dimension critique de ces m&eacute;thodes empiriques est pleinement affirm&eacute;e&nbsp;: elles bousculent les mani&egrave;res d&eacute;sormais classiques d&rsquo;&eacute;tudier le droit et appellent &agrave; plus de r&eacute;flexivit&eacute; de la part du chercheur afin d&rsquo;aligner le choix de l&rsquo;objet, les questions qui lui sont adress&eacute;es, les m&eacute;thodes adopt&eacute;es pour y r&eacute;pondre au mieux et le traitement des donn&eacute;es r&eacute;colt&eacute;es. Il s&rsquo;agit en somme de construire de mani&egrave;re inform&eacute;e et consciente une &laquo;&nbsp;strat&eacute;gie de recherche&nbsp;&raquo; (B. Fischer), trop souvent impens&eacute;e par les juristes cantonn&eacute;s &agrave; une ex&eacute;g&egrave;se technique &ndash; certes n&eacute;cessaire mais limit&eacute;e. Pour la plupart des auteurs, la d&eacute;marche empirique permet davantage de distance avec le discours du droit et peut m&ecirc;me utilement s&rsquo;&eacute;difier <em>contre</em> lui et sa &laquo;&nbsp;fausse neutralit&eacute;&nbsp;&raquo; (D. Scalia, aussi B. Fischer, notamment sur le recueil de la parole). Les m&eacute;thodes empiriques ne conduisent ainsi pas &agrave; un suppl&eacute;ment de donn&eacute;es factuelles dont la doctrine peut faire usage pour asseoir ses commentaires et opinions&nbsp;: elles n&eacute;cessitent de repenser le <em>quoi</em>, le <em>pourquoi</em> et le <em>comment</em> de l&rsquo;&eacute;tude du droit.</p>
<p>Concernant les m&eacute;thodes &agrave; investir (Partie 2&nbsp;: &laquo;&nbsp;Une pluralit&eacute; de m&eacute;thodologies empiriques applicables au droit&nbsp;&raquo;), il faut signaler que l&rsquo;ouvrage n&rsquo;est pas un manuel, comme en ont l&rsquo;habitude les juristes. On ne peut lui en faire le reproche&nbsp;: premi&egrave;rement, il n&rsquo;est pas s&ucirc;r qu&rsquo;une telle entreprise soit possible en raison de la diversit&eacute; des m&eacute;thodes, presque infinie si l&rsquo;on inclut le d&eacute;veloppement actuel des outils num&eacute;riques&nbsp;; deuxi&egrave;mement, nombre d&rsquo;opus issus d&rsquo;autres disciplines des sciences sociales permettent &agrave; chacun d&rsquo;aller y glaner ce qu&rsquo;il cherche. &Agrave; ce titre, l&rsquo;un des rappels principaux de l&rsquo;ouvrage est qu&rsquo;une m&eacute;thode doit r&eacute;pondre aux questions pr&eacute;alables qui orientent l&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;objet, et la diversit&eacute; des m&eacute;thodes est donc conditionn&eacute;e et cadr&eacute;e par ces questions de recherche (A. Amado, A. Desprairies). Beaucoup de m&eacute;thodes sont toutefois cit&eacute;es au fil de la lecture, sans toujours &ecirc;tre d&eacute;taill&eacute;es&nbsp;: entretiens, observations, <em>focus groups</em>, &eacute;tudes de cas, jurim&eacute;trie, questionnaires, analyse textuelle automatis&eacute;e, analyse de r&eacute;seaux, etc. Au regard des pratiques relat&eacute;es, relevant souvent d&rsquo;approches ethnographiques, l&rsquo;ouvrage penche toutefois davantage vers les m&eacute;thodes qualitatives (pour les m&eacute;thodes quantitatives, voir V. Rivollier, aussi A. Dyevre). Mais le propos g&eacute;n&eacute;ral vante plut&ocirc;t un &laquo;&nbsp;&eacute;clectisme m&eacute;thodologique d&eacute;lib&eacute;r&eacute; et raisonn&eacute;&nbsp;&raquo; (O. Le Meur) menant le plus souvent &agrave; des m&eacute;thodes &laquo;&nbsp;mixtes&nbsp;&raquo; (A. Amado, A. Desprairies). Plut&ocirc;t qu&rsquo;un manuel, donc, les chapitres offrent des t&eacute;moignages et retours d&rsquo;exp&eacute;riences fort utiles pour cerner les attentes, les ambigu&iuml;t&eacute;s ou les difficult&eacute;s dans le maniement de m&eacute;thodes empiriques. En ce sens, l&rsquo;honn&ecirc;tet&eacute; des auteurs (par exemple A. Amado, O. Le Meur) qui nous livrent leurs h&eacute;sitations, leur perplexit&eacute; dans des situations de terrain, est ici &agrave; saluer, et bien plus pr&eacute;cieuse qu&rsquo;un guide pr&ecirc;t &agrave; l&rsquo;usage. Ce qui ne les emp&ecirc;che pas de livrer certaines recommandations concr&egrave;tes que les jeunes chercheurs appr&eacute;cieront (l&rsquo;attention aux donn&eacute;es, &agrave; la construction d&rsquo;un projet&nbsp;; voir A. Amado, A. Desprairies).</p>
<p>La port&eacute;e des m&eacute;thodes empiriques est enfin interrog&eacute;e, nourrissant surtout des d&eacute;bats &ndash; pas totalement in&eacute;dits &ndash; sur les angles morts de la discipline telle qu&rsquo;elle s&rsquo;enseigne dans l&rsquo;espace franco-belge (Partie 3&nbsp;: &laquo;&nbsp;Les exigences et les pratiques disciplinaires des facult&eacute;s de droit&nbsp;&raquo;). Formul&eacute;es dans le contexte universitaire particulier des &Eacute;tats-Unis, dans le but d&rsquo;accro&icirc;tre la &laquo;&nbsp;neutralit&eacute;&nbsp;&raquo; de l&rsquo;&eacute;tude du droit face aux <em>Critical Legal Studies</em> (Y. Ganne), les m&eacute;thodes empiriques se diffusent de mani&egrave;re variable en Europe, et paradoxalement par des positionnements plus critiques (A. Dyevre, N. Padfield). Il en r&eacute;sulte une actualisation des reproches faits &agrave; la science du droit dans son institutionnalisation et son enseignement traditionnels. L&rsquo;ouvrage expose des questions d&eacute;licates mais &ocirc; combien n&eacute;cessaires pour la future recherche, telles que le devenir des th&egrave;ses empiriques et les formes d&rsquo;inertie qui demeurent dans les &eacute;valuations des institutions universitaires (V. Champeil-Desplats pour la France, A. Dyevre pour la Belgique). La formation est ainsi fortement questionn&eacute;e, en lien avec la partition entre droit savant et droit pratique et l&rsquo;orientation professionnalisante des cursus juridiques qui ne favorisent pas le d&eacute;veloppement des m&eacute;thodes empiriques. La d&eacute;fense d&rsquo;un &laquo;&nbsp;pr&eacute; carr&eacute;&nbsp;&raquo; des juristes n&rsquo;est ainsi plus tenable&nbsp;: les donn&eacute;es se partagent, les savoirs circulent, les regards se croisent, capables d&rsquo;amorcer des dialogues et m&ecirc;me des th&eacute;orisations transdisciplinaires f&eacute;condes (V. Champeil-Desplats). Le juriste n&rsquo;y perd pas pour autant son &acirc;me, et l&rsquo;ouvrage le souligne &eacute;galement tout du long&nbsp;: il dispose de sa connaissance propre au droit et &agrave; ses institutions, aux techniques d&rsquo;interpr&eacute;tation et raisonnements qui y ont cours, et formule des questions sp&eacute;cifiques &agrave; son prisme disciplinaire (A. Amado, A. Desprairies, Introduction&nbsp;; F. Audren, Conclusion).</p>
<p>De mani&egrave;re globale, plusieurs lignes de force traversent l&rsquo;ouvrage&nbsp;: la r&eacute;flexivit&eacute; accrue sur la mani&egrave;re de faire de la recherche juridique, les articulations disciplinaires repla&ccedil;ant le droit parmi les sciences sociales, la charge critique de ces questions envers les conditions d&rsquo;&eacute;valuation et d&rsquo;enseignement de la science juridique. Mais est-ce vraiment un &laquo;&nbsp;tournant&nbsp;&raquo;&nbsp;? Comme &eacute;voqu&eacute;, le juriste verse parfois dans l&rsquo;empirisme comme Monsieur Jourdain dans la prose&nbsp;: sans s&rsquo;en rendre compte. Si tournant il y a, ce n&rsquo;est donc pas tant dans l&rsquo;usage des m&eacute;thodes empiriques, que l&rsquo;ouvrage invite bien s&ucirc;r &agrave; d&eacute;velopper, que dans l&rsquo;affirmation de la posture critique que cet usage suppose face &agrave; la recherche doctrinale classique. Il s&rsquo;agit peut-&ecirc;tre l&agrave; d&rsquo;une &laquo;&nbsp;strat&eacute;gie de distinction&nbsp;&raquo; assez classique dans le champ acad&eacute;mique (Y. Ganne&nbsp;; F. Audren, Conclusion), mais qui appara&icirc;t aussi tout &agrave; fait justifi&eacute;e au regard des objets de recherches contemporains dans un monde complexe et incertain (enjeux environnementaux, num&eacute;riques, d&eacute;mocratiques, etc.), et au regard de la scientificit&eacute; du champ juridique, rest&eacute; trop longtemps isol&eacute; des autres sciences sociales. S&rsquo;il accompagne donc des &eacute;volutions en cours<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, le tour de force de l&rsquo;ouvrage est de faire tenir ensemble, avec coh&eacute;rence, des positionnements critiques et des pratiques diff&eacute;rentes quant aux questions m&eacute;thodologiques en droit &ndash; ce qui n&rsquo;est pas si fr&eacute;quent.</p>
<p>Certains travaux sont cit&eacute;s sans que les auteurs ne soient pr&eacute;sents (on pense par exemple &agrave; M. Gaye-Palettes ou J. B&eacute;taille) mais le mouvement initi&eacute; par l&rsquo;ouvrage se prolonge aujourd&rsquo;hui dans un cycle de webinaires anim&eacute;s par Ariane Amado, Armand Desprairies et B&eacute;n&eacute;dicte Fischer, permettant de mesurer la diversit&eacute; des approches et des th&eacute;matiques auxquelles sont appliqu&eacute;es les m&eacute;thodes empiriques<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>.</p>
<p>Alors, finalement, comment se sent un chercheur juriste lorsqu&rsquo;il int&egrave;gre un laboratoire de sciences sociales&nbsp;? Il s&rsquo;y sent tout &agrave; fait &agrave; sa place et, port&eacute; par la lecture de cet ouvrage, il pr&eacute;pare minutieusement ses terrains.</p>
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<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Par exemple, la Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise pour le droit de l&rsquo;environnement (SFDE) a remis son prix du meilleur m&eacute;moire en 2025 &agrave; un travail de terrain usant de m&eacute;thodes empiriques (entretiens, immersion)&nbsp;: Ruxandra Dancea, <em>Le commun et l&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;: l&rsquo;exp&eacute;rience de Notre-Dame-des-Landes apr&egrave;s l&rsquo;abandon du projet d&rsquo;a&eacute;roport</em>, sous la direction de Thomas Perroud, Universit&eacute; Paris 1, Panth&eacute;on-Sorbonne et Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> <a href="https://cerdap2.univ-grenoble-alpes.fr/cycle-webinaires-vers-mouvement-empirique-en-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://cerdap2.univ-grenoble-alpes.fr/cycle-webinaires-vers-mouvement-empirique-en-droit</a></p>
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<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-23T09:01:28+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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	<title type="html">La Constitution économique. Enquête sur les rapports entre économie, politique et droit | Guillaume Grégoire</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Guillaume Gr&eacute;goire, La Constitution &eacute;conomique. Enqu&ecirc;te sur les rapports entre &eacute;conomie, politi...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE.png" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE-200x300.png" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE-200x300.png 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE-333x500.png 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE.png 400w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE-200x300.png 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE-333x500.png 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-GREGOIRE.png 400w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Guillaume Gr&eacute;goire, <em>La Constitution &eacute;conomique. Enqu&ecirc;te sur les rapports entre &eacute;conomie, politique et droit</em></strong>, Paris&nbsp;: Classiques Garnier, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Biblioth&egrave;que de la pens&eacute;e juridique&nbsp;&raquo;, n&deg; 24, 996 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Hugues Rabault (Centre de recherche L&eacute;on Duguit &ndash; Universit&eacute; Evry Paris-Saclay)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Nous voudrions recommander la lecture d&rsquo;un livre important consacr&eacute; au th&egrave;me de la &laquo;&nbsp;constitution &eacute;conomique&nbsp;&raquo;. L&rsquo;ouvrage, de pr&egrave;s de mille pages, constitue une somme, appuy&eacute;e sur une masse impressionnante de r&eacute;f&eacute;rences. Son auteur, chercheur au Fonds de la recherche scientifique belge, avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; remarqu&eacute; pour l&rsquo;&eacute;dition des actes d&rsquo;un colloque organis&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Li&egrave;ge en 2022, qui avait rassembl&eacute; des sp&eacute;cialistes venus de cultures juridiques vari&eacute;es, intitul&eacute;s <em>The Idea of Economic Constitution in Europe: Genealogy and Overview</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>.</p>
<p>L&rsquo;expression de &laquo;&nbsp;constitution &eacute;conomique&nbsp;&raquo; pourra susciter le doute chez certains constitutionnalistes. Le concept de constitution est en effet d&rsquo;abord politique. Cet usage est issu de la traduction latine de l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;Aristote. Le mot &laquo;&nbsp;constitution&nbsp;&raquo; repr&eacute;sente alors la version latinis&eacute;e du grec <em>politeia</em>, qui d&eacute;signe la forme de la cit&eacute;. Fid&egrave;le &agrave; l&rsquo;aristot&eacute;lisme, la tradition europ&eacute;enne a d&rsquo;abord distingu&eacute; entre trois formes politiques primitives&nbsp;: l&rsquo;aristocratie, la d&eacute;mocratie et la monarchie. La distinction a pu &ecirc;tre utilis&eacute;e pour d&eacute;fendre une quatri&egrave;me forme politique, &eacute;quilibrant les formes pr&eacute;c&eacute;dentes, le &laquo;&nbsp;r&eacute;gime mixte&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Cette utilisation politique du terme &laquo;&nbsp;constitution&nbsp;&raquo; a pu dominer jusqu&rsquo;&agrave; la p&eacute;riode des Grandes R&eacute;volutions, anglaise, am&eacute;ricaine et fran&ccedil;aise. Le constitutionnalisme moderne a ensuite fait de la constitution, selon une tradition qui remonte &eacute;galement &agrave; Aristote, le choix primordial entre r&eacute;publique et monarchie<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>. Le concept de constitution fut exploit&eacute; &agrave; partir du xix<sup>e</sup> si&egrave;cle principalement pour distinguer entre les diverses formes de s&eacute;paration des pouvoirs issues des exp&eacute;riences constitutionnelles britanniques, am&eacute;ricaines et de l&rsquo;Europe continentale<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>. C&rsquo;est sur cette base que s&rsquo;est structur&eacute;e la th&eacute;orie constitutionnelle du xx<sup>e</sup> si&egrave;cle.</p>
<p>Ces &eacute;l&eacute;ments bien connus permettent de mesurer ce que le concept de constitution &eacute;conomique recouvre de paradoxe. Ce qui vaut pour Dieu vaut cependant aussi pour la constitution &eacute;conomique, nous pouvons douter de l&rsquo;objet, mais nous ne pouvons douter de l&rsquo;existence de son concept. Du point de vue du droit constitutionnel, l&rsquo;enjeu du concept de constitution &eacute;conomique est double. Sous l&rsquo;angle d&rsquo;une approche strictement constitutionnaliste, le concept permet d&rsquo;appr&eacute;hender l&rsquo;extension, propre au xx<sup>e</sup> si&egrave;cle, des fonctions des constitutions. C&rsquo;est en effet &agrave; partir de l&rsquo;entre-deux-guerres que le choix d&rsquo;un ordre &eacute;conomique devint un objet des constitutions des &Eacute;tats. Cela explique la place tenue dans l&rsquo;ouvrage par l&rsquo;&eacute;tude de la Constitution de la R&eacute;publique de Weimar (1919). Celle-ci comportait en effet une subdivision consacr&eacute;e &agrave; &laquo;&nbsp;la vie &eacute;conomique&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;<em>Das Wirtschaftsleben</em>&nbsp;&raquo;, articles 151 &agrave; 165). L&rsquo;ex&eacute;g&egrave;se doctrinale de cette partie de la constitution allemande fut &agrave; l&rsquo;origine de vives controverses, qui expliquent l&rsquo;&eacute;mergence dans la litt&eacute;rature juridique du th&egrave;me de la &laquo;&nbsp;constitution &eacute;conomique&nbsp;&raquo; (p. 208-280). L&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;inclure parmi les questions constitutionnelles le probl&egrave;me de l&rsquo;ordre &eacute;conomique devint commune &agrave; partir de cette &eacute;poque. L&rsquo;&eacute;conomie devint une pr&eacute;occupation fondamentale, trait&eacute;e soit au sein des constitutions des &Eacute;tats, comme dans la Constitution de la R&eacute;publique du Portugal de 1933 (Titre VIII, &laquo;&nbsp;De l&rsquo;ordre &eacute;conomique et social&nbsp;&raquo;, articles 29 &agrave; 41) ou la Constitution de l&rsquo;URSS de 1936 (articles 1 &agrave; 12, consacr&eacute;s &agrave; l&rsquo;&laquo;&nbsp;Organisation de la soci&eacute;t&eacute; sovi&eacute;tique&nbsp;&raquo;), soit comme constitution sp&eacute;cifique concurren&ccedil;ant la constitution politique, comme dans la Charte du travail italienne de 1927. L&rsquo;enjeu &eacute;conomique put appara&icirc;tre alors comme dictant la forme politique de l&rsquo;&Eacute;tat, selon un principe proclam&eacute; par L&eacute;nine dans son essai de 1917 intitul&eacute; <em>L&rsquo;</em><em>&Eacute;</em><em>tat et la R&eacute;volution</em>. Le concept de constitution &eacute;conomique joue &eacute;galement un r&ocirc;le dans le champ de la discipline d&eacute;sign&eacute;e par l&rsquo;expression de droit public &eacute;conomique<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>. Il permet d&rsquo;&eacute;tendre le champ de la discipline au-del&agrave; du droit administratif &eacute;conomique, son noyau originel<a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a>. Le droit public &eacute;conomique ne se con&ccedil;oit plus seulement comme droit de l&rsquo;intervention de la puissance publique dans l&rsquo;&eacute;conomie. Le droit public est &eacute;conomique au sens o&ugrave; il contribue &agrave; donner &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie sa forme, comme endossant une fonction de structuration de l&rsquo;&eacute;conomie. Tel est l&rsquo;enjeu majeur du concept de constitution &eacute;conomique.</p>
<p>La th&egrave;se d&eacute;fendue par Guillaume Gr&eacute;goire est univoque&nbsp;: la constitution &eacute;conomique existe. Le livre traite de surcro&icirc;t de la g&eacute;n&eacute;alogie de son concept. L&rsquo;ouvrage, issu d&rsquo;une th&egrave;se soutenue &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Li&egrave;ge, respecte les canons du genre. La premi&egrave;re partie porte sur la g&eacute;n&eacute;alogie du concept et la seconde sur la r&eacute;alit&eacute; de la constitution &eacute;conomique. Pour comprendre l&rsquo;intention de l&rsquo;auteur, peut-&ecirc;tre faut-il recommander d&rsquo;entamer la lecture par la seconde partie. La dimension empirique de l&rsquo;&eacute;tude porte sur le droit de l&rsquo;Union europ&eacute;enne et s&rsquo;&eacute;tend, &agrave; partir de cette base, vers le droit des &Eacute;tats composant l&rsquo;Union. Sont &eacute;tudi&eacute;s les aspects &eacute;conomiques des constitutions fran&ccedil;aise, allemande et belge. Radicalement critique, quoique non engag&eacute; en un sens militant, l&rsquo;ouvrage entend op&eacute;rer un d&eacute;voilement. La recherche veut r&eacute;v&eacute;ler que la &laquo;&nbsp;constitution &eacute;conomique&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Europe continentale serait sous-tendue par un projet relevant d&rsquo;une id&eacute;ologie &laquo;&nbsp;n&eacute;olib&eacute;rale&nbsp;&raquo;. Le concept de constitution &eacute;conomique retenu par le livre consiste dans l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un ordre &eacute;conomique contraignant s&rsquo;imposant &agrave; un niveau supra-l&eacute;gislatif. Or, la constitution &eacute;conomique entendue en ce sens serait moins port&eacute;e par les textes de droit positif eux-m&ecirc;mes que par leur interpr&eacute;tation. L&rsquo;id&eacute;ologie &laquo;&nbsp;n&eacute;olib&eacute;rale&nbsp;&raquo; &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans le droit de l&rsquo;Europe continentale proc&egrave;derait, au niveau europ&eacute;en, du travail conjoint de la Commission et de la Cour de justice de l&rsquo;Union et, au niveau des &Eacute;tats, des cours constitutionnelles. L&rsquo;effet de la constitution &eacute;conomique, issue de l&rsquo;influence de l&rsquo;id&eacute;ologie &laquo;&nbsp;n&eacute;olib&eacute;rale&nbsp;&raquo;, serait la neutralisation juridique des politiques &eacute;conomiques nationales et sociales des &Eacute;tats.</p>
<p>Un point important de l&rsquo;argumentation (p. 446-473) consiste dans la critique de la th&egrave;se, courante dans la doctrine du droit public &eacute;conomique, d&rsquo;une &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; &eacute;conomique&nbsp;&raquo; des constitutions nationales. Une partie de la doctrine a en effet voulu analyser la &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; &eacute;conomique&nbsp;&raquo; de la constitution comme un trait marquant des constitutions des d&eacute;mocraties lib&eacute;rales<a href="https://vifa-recht.de#_ftn7" name="_ftnref7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a>. L&rsquo;expression d&eacute;rive de la jurisprudence de la Cour constitutionnelle f&eacute;d&eacute;rale allemande, qui utilisa cet argument pour &eacute;viter de trancher les controverses opposant les choix de politique &eacute;conomique lib&eacute;raux et interventionnistes. Dans les litiges relatifs &agrave; des choix de politique &eacute;conomique, la Cour constitutionnelle f&eacute;d&eacute;rale fonda sa politique de <em>judicial self-restraint</em> sur l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; en termes de politique &eacute;conomique&nbsp;&raquo; de la Loi fondamentale (arr&ecirc;ts <em>Investitionshilfe</em> [1954] et <em>Mitbestimmung</em> [1979]) (p. 455-458). La doctrine allemande dominante critiqua cependant rapidement la formulation de la Cour constitutionnelle f&eacute;d&eacute;rale, en posant que par &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; &eacute;conomique&nbsp;&raquo; il fallait plut&ocirc;t entendre une relative &laquo;&nbsp;ouverture&nbsp;&raquo; &agrave; des politiques diverses<a href="https://vifa-recht.de#_ftn8" name="_ftnref8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a>. Si le droit de l&rsquo;Union limite aujourd&rsquo;hui la port&eacute;e d&rsquo;une telle &laquo;&nbsp;ouverture&nbsp;&raquo;, l&rsquo;histoire des politiques &eacute;conomiques nationales, opposant des politiques keyn&eacute;siennes et des politiques lib&eacute;rales, atteste pourtant, en ce sens pr&eacute;cis, nous semble-t-il, de l&rsquo;existence d&rsquo;une r&eacute;elle &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; &eacute;conomique&nbsp;&raquo; des constitutions.</p>
<p>La prise en compte de la critique &eacute;conomique lib&eacute;rale du droit de l&rsquo;Union pourrait contrebalancer la th&egrave;se d&eacute;fendue par l&rsquo;ouvrage comment&eacute;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn9" name="_ftnref9" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[9]</a>. Du point de vue d&rsquo;un lib&eacute;ralisme &eacute;conomique rigoureux, une certaine &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; &eacute;conomique&nbsp;&raquo; demeure la caract&eacute;ristique centrale du droit de l&rsquo;Union. Cela est attest&eacute;, par exemple, par la possibilit&eacute; pour l&rsquo;&Eacute;tat, garantie par le r&eacute;gime des &laquo;&nbsp;services d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;conomique g&eacute;n&eacute;ral&nbsp;&raquo; (SIEG) pr&eacute;vu au deuxi&egrave;me paragraphe de l&rsquo;article 106 du Trait&eacute; sur le fonctionnement de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, de maintenir un monopole national sur les assurances sociales (p. 601-607), ou par la tol&eacute;rance actuelle envers les tarifs r&eacute;glement&eacute;s de vente de l&rsquo;&eacute;nergie<a href="https://vifa-recht.de#_ftn10" name="_ftnref10" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[10]</a>. Loin de ressembler &agrave; une &eacute;conomie de march&eacute; coh&eacute;rente, fond&eacute;e sur un dogme &eacute;conomique rigide, l&rsquo;ordre &eacute;conomique europ&eacute;en pourrait aussi bien &ecirc;tre d&eacute;crit comme le produit d&rsquo;une multitude d&rsquo;accommodements de nature politique, laissant cohabiter des politiques diverses et des r&eacute;gimes juridiques contradictoires<a href="https://vifa-recht.de#_ftn11" name="_ftnref11" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[11]</a>. Le concept d&rsquo;&laquo;&nbsp;&eacute;conomie sociale de march&eacute;&nbsp;&raquo;, introduit dans le droit de l&rsquo;Union par le Trait&eacute; de Lisbonne<a href="https://vifa-recht.de#_ftn12" name="_ftnref12" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[12]</a>, et le principe d&rsquo;une subsidiarit&eacute;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn13" name="_ftnref13" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[13]</a> b&eacute;n&eacute;ficiant aux &Eacute;tats ne sont pas, nous semble-t-il, sans effets r&eacute;els. Le Trait&eacute; de Lisbonne, en ce sens, peut &ecirc;tre analys&eacute; comme la cons&eacute;cration, apr&egrave;s l&rsquo;&eacute;chec du projet de constitution europ&eacute;enne, d&rsquo;un principe de relative &laquo;&nbsp;neutralit&eacute; &eacute;conomique&nbsp;&raquo; de l&rsquo;ordre juridique europ&eacute;en.</p>
<p>Le livre constitue donc une critique radicale, au ton parfois pol&eacute;mique, de la &laquo;&nbsp;constitution &eacute;conomique&nbsp;&raquo; positive, d&eacute;nonc&eacute;e comme &laquo;&nbsp;n&eacute;olib&eacute;rale&nbsp;&raquo;, de l&rsquo;Europe contemporaine. Il nous semble cependant que, trop polaris&eacute; sur la critique d&rsquo;un ordre juridique concret, le concept de constitution &eacute;conomique perd de son utilit&eacute;. &Agrave; notre sens, il ne devrait pas &ecirc;tre r&eacute;duit &agrave; l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un ordre juridique supra-l&eacute;gislatif contraignant pour la politique &eacute;conomique. Le concept de constitution &eacute;conomique a cela d&rsquo;utile qu&rsquo;il permet d&rsquo;insister sur la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une structuration juridique de l&rsquo;&eacute;conomie. C&rsquo;est ainsi que l&rsquo;ordre &eacute;conomique peut aussi bien r&eacute;sulter de principes juridiques non constitutionnels. Il suffit de renvoyer &agrave; l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise du xix<sup>e</sup> si&egrave;cle, structur&eacute;e non par les constitutions, alors sans effets juridiques directs, mais par le Code civil. Cela vaut aujourd&rsquo;hui encore pour nombre d&rsquo;&Eacute;tats o&ugrave; la constitution n&rsquo;a gu&egrave;re d&rsquo;effectivit&eacute; juridique. L&rsquo;histoire &eacute;conomique comme le droit compar&eacute; montrent que l&rsquo;&eacute;conomie peut &ecirc;tre structur&eacute;e par tous types de normes juridiques. En France, la constitutionnalisation du droit &eacute;conomique fut tardive. Apr&egrave;s la Lib&eacute;ration et jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es quatre-vingts, la structuration de l&rsquo;&eacute;conomie fran&ccedil;aise fut largement le fait du droit administratif. C&rsquo;est pourquoi l&rsquo;expression de &laquo;&nbsp;constitution &eacute;conomique&nbsp;&raquo; devrait s&rsquo;entendre comme d&eacute;signant, de fa&ccedil;on g&eacute;n&eacute;rale, les principes juridiques structurant l&rsquo;&eacute;conomie. Le concept permettrait alors de mieux appr&eacute;hender la diversit&eacute; des ordres &eacute;conomiques et la fonction du droit dans leur structuration.</p>
<p>Une telle ouverture du concept aiderait &agrave; mesurer ce que le droit de l&rsquo;Union apporte &agrave; l&rsquo;heure actuelle, par sa fonction structurante, dans un contexte international o&ugrave; s&rsquo;exacerbe la rivalit&eacute; entre les ordres &eacute;conomiques<a href="https://vifa-recht.de#_ftn14" name="_ftnref14" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[14]</a>. Des recherches &eacute;conomiques aujourd&rsquo;hui consacr&eacute;es montrent le risque d&rsquo;une d&eacute;faillance de la structuration institutionnelle de l&rsquo;&eacute;conomie. Il est significatif que le prix de la Banque de Su&egrave;de en sciences &eacute;conomiques en m&eacute;moire d&rsquo;Alfred Nobel ait &eacute;t&eacute; attribu&eacute; en 2024 &agrave; Daron Acemoglu, Simon Johnson et James A. Robinson pour &laquo; leurs travaux sur la mani&egrave;re dont les institutions se forment et affectent la prosp&eacute;rit&eacute; &raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn15" name="_ftnref15" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[15]</a>. Il nous semble que ce type d&rsquo;approche &eacute;conomique co&iuml;ncide avec l&rsquo;interrogation des juristes sur la constitution &eacute;conomique. C&rsquo;est pourquoi nous retiendrons le m&eacute;rite essentiel de l&rsquo;ouvrage comment&eacute;, qui est de contribuer &agrave; attirer l&rsquo;attention des juristes sur un concept du droit &eacute;conomique d&rsquo;une importance d&eacute;cisive. Le livre repr&eacute;sente ainsi d&eacute;sormais, par la richesse de ses r&eacute;f&eacute;rences, une source incontournable pour les chercheurs qui ont &agrave; se pencher sur les fondements juridiques de l&rsquo;&eacute;conomie.</p>
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<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Guillaume Gr&eacute;goire, Xavier Miny (Eds.), <em>The Idea of Economic Constitution in Europe: Genealogy and Overview</em>, Leiden: Brill, 2022.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Nous suivons notre pr&eacute;sentation&nbsp;dans Hugues Rabault, <em>L&rsquo;</em><em>&Eacute;tat entre th&eacute;ologie et technologie. Origine, sens et fonction du concept d&rsquo;</em><em>&Eacute;tat</em>, Paris&nbsp;: L&rsquo;Harmattan, 2007, p. 32-49.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> <em>Ibid</em>., p. 49-64. &Agrave; partir de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise, la constitution fut con&ccedil;ue comme ayant pour mission principale le choix entre monarchie et r&eacute;publique. Cette th&eacute;matique se trouve aussi chez Aristote. Mais chez Aristote il y a deux grandes distinctions. Premi&egrave;rement entre le r&eacute;gime de la cit&eacute; et celui de la monarchie, puis pour la cit&eacute; le choix entre les trois formes&nbsp;: aristocratie, monarchie, d&eacute;mocratie (+ r&eacute;gime mixte).</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> <em>Ibid</em>., p. 197-259.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> Discipline d&eacute;sign&eacute;e &eacute;galement par les expressions de &laquo;&nbsp;droit public de l&rsquo;&eacute;conomie&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;droit public des affaires&nbsp;&raquo;.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref6" name="_ftn6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> Dans cet esprit, citons principalement l&rsquo;ouvrage classique&nbsp;: Pierre Delvolv&eacute;, <em>Droit public de l&rsquo;&eacute;conomie</em>, Paris&nbsp;: Dalloz, 2025. Pour une analyse historique des d&eacute;finitions de la discipline, renvoyons &agrave; Elvira Talapina, <em>Contribution &agrave; la th&eacute;orie du droit public &eacute;conomique par l&rsquo;analyse comparative du droit fran&ccedil;ais et du droit russe</em>, Th&egrave;se dactylographi&eacute;e, Universit&eacute; de la R&eacute;union, 2011.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref7" name="_ftn7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a> Hypoth&egrave;se d&eacute;fendue, notamment, par Jean-Yves Ch&eacute;rot, &laquo;&nbsp;Constitution et &eacute;conomie&nbsp;&raquo;, <em>in</em> Michel Troper et Dominique Chagnollaud (dir.), <em>Trait&eacute; international de droit constitutionnel</em>, tome 3, Paris&nbsp;: Dalloz, 2012, p.&nbsp;530-561, et Marie-Laure Dussart, <em>Constitution et &eacute;conomie</em>, Paris&nbsp;: Dalloz, 2015.&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref8" name="_ftn8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a> Par exemple, Rolf Stober, <em>Allgemeines Wirtschaftsverwaltungsrecht. Grundlagen des deutschen, europ&auml;ischen und internationalen &ouml;ffentlichen Wirtschaftsrechts</em>, Stuttgart : Kolhammer, 2015, p. 39.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref9" name="_ftn9" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[9]</a> Voir, par exemple, Hugues Rabault, &laquo; Une critique &eacute;conomique du r&eacute;gime des services publics en droit de l&rsquo;Union europ&eacute;enne &raquo;, <em>RFDC</em>, n&deg; 122, 2020/2, p. 509-516, recension de Jarleth M. Burke, <em>A Critical Account of Article 106 (2) TFEU&nbsp;: Government Failure in Public Service Provision</em>, Oxford, London, New York: Hart, 2018.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref10" name="_ftn10" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[10]</a> Voir, par exemple, Conseil d&rsquo;&Eacute;tat, ass., 18 mai 2018, req. n&deg; 413688, 414656, Soci&eacute;t&eacute; Engie et Association nationale des op&eacute;rateurs d&eacute;taillants en &eacute;nergie (ANODE), <em>Les petites affiches</em>, 28 novembre 2018, n&deg; 238, p. 9-21, note H.&nbsp;Rabault.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref11" name="_ftn11" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[11]</a> C&rsquo;est le sens de la critique lib&eacute;rale de Jarleth M. Burke, &eacute;voqu&eacute;e <em>supra</em> note 9. Nous renvoyons aux livres vert (2003) et blanc (2004) sur les services d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, &eacute;labor&eacute;s par la Commission, qui peuvent s&rsquo;interpr&eacute;ter comme un compromis confus au profit des &Eacute;tats, plut&ocirc;t qu&rsquo;une orientation &laquo;&nbsp;n&eacute;olib&eacute;rale&nbsp;&raquo; univoque.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref12" name="_ftn12" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[12]</a> Trait&eacute; sur l&rsquo;Union europ&eacute;enne, article 3.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref13" name="_ftn13" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[13]</a> Trait&eacute; sur l&rsquo;Union europ&eacute;enne, article 5.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref14" name="_ftn14" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[14]</a> &Agrave; l&rsquo;oppos&eacute; de la p&eacute;riode qui a suivi la cr&eacute;ation de l&rsquo;OMC, institu&eacute;e le 1er janvier 1995 &agrave; la suite de la signature de l&rsquo;Accord de Marrakech le 15 avril 1994.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref15" name="_ftn15" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[15]</a> Daron Acemoglu et James A. Robinson,<em> Why Nations Fail: The Origins of Power, Prosperity</em>,<em> and Poverty</em>, London: Profile Books Ltd, 2012.</p>]]></content>
	<updated>2026-05-23T08:20:55+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">The Other Side of ‘Development’</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>The long arc from 1972 Stockholm Conference on Environment (the watershed of modern environmental l...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>The long arc from 1972 <a href="https://www.un.org/en/conferences/environment/stockholm1972" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Stockholm Conference</a> on Environment (the watershed of modern environmental law) to <a href="https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/187/187-20250723-adv-01-00-en.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">the <u>recent ICJ Advisory Opinion on Climate Change (Opinion),</u></a> is as much a narrative of exclusion as it is of cooperation. Twenty-five years back, the pre-Stockholm preparatory process had bifurcated the world into two blocs&ndash;the &lsquo;developed&rsquo; Global North and the &lsquo;developing&rsquo; Global South, which were divorced from each other&rsquo;s priorities. The Global North being technocratic and conservationist laid-out <a href="https://digitallibrary.un.org/record/523249?ln=en&amp;v=pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Action Plan for the Future</a> on pollution control and scientific monitoring, while Global South insisted on economic development in their <a href="https://digitallibrary.un.org/record/523249/files/Founex_Report.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">FounexReport</a>, according it primacy over environmental protection.</p>



<p>This dichotomy foregrounds a fundamental contestation over the place of &lsquo;development&rsquo; in environmental governance: whether development is antithetical (and must yield to) sustainability concerns as Global North claims, or whether &lsquo;equitable&rsquo; development is itself integral to sustainability, as insisted by Global South. While both perspectives may hold validity depending on contextual imperatives, the global power asymmetries often render North&rsquo;s view more dominant. This piece espouses South&rsquo;s view by representing &lsquo;other&rsquo; side of development, i.e., where equity-based development anchors climate justice. It primarily locates the contestation between growth and ecological responsibility within the recent <a href="https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/187/187-20250723-adv-01-00-en.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ICJ Opinion</a>, which is the first authoritative articulation of States&rsquo; legal responsibility delivered in response to a 2023 UNGA request. It affirmed States&rsquo; binding obligations under international law to prevent, mitigate and redress climate change and its adverse effects, especially limiting global temperature rise to 1.5&deg;C. However, its reasoning has reignited long-standing disputes over equity, differentiated responsibility and climate reparations, that lie at the heart of North&ndash;South climate politics.</p>



<p>In contemporary Socio-Legal discourses on climate governance, the tension between climate justice and distributive-equity is central. <a href="https://academic.oup.com/book/35227/chapter/299750611?searchresult=1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Agarwal &amp; Narain</a> describe this inequitable dynamic as &lsquo;environmental colonialism&rsquo;, arguing that developing countries suffer the most, contribute the least and lack adaptive capacity against climate change. Similarly, <a href="https://www.academia.edu/93218282/Varieties_of_environmentalism_Essays_North_and_South" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Guha and Martinez-Alier</a> also note the systematic externalisation of environmental costs to Global South. In this register, &lsquo;development&rsquo; itself becomes <a href="https://www.sociologydiscussion.com/development/development-criticism-of-growth-oriented-theories-of-development/1065#:~:text=In%20a%20large%20sense%20they,the%20attainment%20of%20well%2Dbeing" rel="noopener noreferrer" target="_blank">contested</a>: the <a href="https://www.elibrary.imf.org/view/journals/024/1953/002/article-A002-en.xml#:~:text=Economic%20development%20is%20defined%20as%20an%20increase,**Using%20more%20natural%20resources**%20*%20**Technological%20improvements**" rel="noopener noreferrer" target="_blank">IMF</a> and <a href="https://thedocs.worldbank.org/en/doc/088041624332392602-0560011968/original/WorldBankGroupArchivesfolder1182461.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">World Bank</a> equate it with economic modernisation while scholars like <a href="https://kuangaliablog.wordpress.com/wp-content/uploads/2017/07/amartya_kumar_sen_development_as_freedombookfi.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Amartya Sen</a> reconceptualise it as securing basic socio-economic rights.</p>



<p>The Opinion materialised this tension when it unequivocally affirmed climate change as &lsquo;urgent and existential threat&rsquo;, demanding action under full corpus of international law, including customary norms and human rights. The majority viewed &lsquo;environmental sustainability&rsquo; as overarching core norm and &lsquo;development&rsquo; as subordinate to it. Bhandari J (in a <a href="https://www.icj-cij.org/index.php/node/141193" rel="noopener noreferrer" target="_blank">separate opinion</a>) critiqued such reasoning for creating generalised obligations without sufficient engagement with equity, differentiation or finance. For example, EU&rsquo;s deforestation, pesticide and carbon regulations undermine farmers&rsquo; market access by <a href="https://www.recoftc.org/publications/potential-impacts-eu-regulation-deforestation-free-products-eudr-smallholders-thailand" rel="noopener noreferrer" target="_blank">restricting palm oil exports</a> in Thailand, increase compliance-costs in Kenya&rsquo;s <a href="https://floriculture.co.ke/kenya-summer-flowers-face-their-toughest-test-yet/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">floriculture</a> and <a href="https://serrarigroup.com/eus-tightened-pesticide-and-pest-rules-halve-kenyas-fresh-vegetable-exports/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">vegetable exports</a>, and threaten <a href="https://www.sciencedirect.com/science/article/pii/S1389934125000735#:~:text=Common%20underlying%20assumptions%20of%20the,in%20attaining%20living%20income%20status." rel="noopener noreferrer" target="_blank">livelihoods</a> in Ghana&rsquo;s cocoa sector <a href="https://www.sei.org/publications/smallholder-farmers-eu-deforestation/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">forcing smallholder farmers</a> to poverty. These examples illustrate how power imbalances render developing countries collateral damage. In effect, this reflects what <a href="https://www.ejil.org/pdfs/34/1/3315.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Anghie</a> terms &lsquo;legal technologies of dispossession&rsquo;, where end of formal colonialism did not dismantle its structures, but merely reconstituted them within international law. Building on this, TWAIL (<a href="https://assets.cambridge.org/97805218/28925/frontmatter/9780521828925_frontmatter.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Anghie</a>, <a href="https://www.jnu.ac.in/sites/default/files/Third%20World%20Manifesto%20BSChimni.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Chimni</a><em>)</em> and law-and-development scholarship (<a href="https://storage.e.jimdo.com/file/859d489d-b268-44f4-9148-9944c27619af/French-Kotze%CC%81%20Handbook%20L.%20Governance%20PB.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Kotz&eacute;</a>, <a href="https://law.unimelb.edu.au/__data/assets/pdf_file/0011/3122120/Grear,-Anna,-Deconstructing-Anthropos.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Grear</a>) shift law making to its interpretation and application<em>, </em>showing how adjudicatory reasoning operationalises historical hierarchies of norm-making.</p>



<p>The opinion also situated environmental protection within the human rights framework (<a href="https://www.icj-cij.org/sites/default/files/case-related/187/187-20250723-adv-01-00-en.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">para 371</a>) by expressly recognizing a stable climate as &lsquo;foundational&rsquo; (or pre-conditional) for enjoyment of right to life. Prof. Amartya Sen in <a href="https://kuangaliablog.wordpress.com/wp-content/uploads/2017/07/amartya_kumar_sen_development_as_freedombookfi.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Development as Freedom</a>, maintains that a core function of human rights is to remove &lsquo;unfreedoms&rsquo; or conditions that prevent individuals/communities from exercising substantive life choices. Yet, ICJ&rsquo;s opinion effectively imposes such unfreedoms by mandating undifferentiated, onerous mitigation obligations, compelling a poverty-stricken Global South to pursue deep emission cuts without assured finance, welfare safeguards or technology transfer.</p>



<p>Sen also insists measuring development through real freedoms and &lsquo;capabilities&rsquo;, rather than by economic growth or formal entitlements. However, the principle of &lsquo;common but differentiated responsibilities&rsquo; which is meant to protect these capabilities, has been hollowed-out in ways that deny them. In practice, Global North&rsquo;s procedural non-compliance, rampant policy reversals and higher per-capita emissions remain the structural driver of South&rsquo;s reduced capabilities. Small-island states like Tuvalu or Maldives face rising seas with minimal support/finance while wealthier states stall on climate finance promises. The <a href="https://unfccc.int/news/from-billions-to-trillions-setting-a-new-goal-on-climate-finance" rel="noopener noreferrer" target="_blank">unfulfilled $100 billion</a> climate finance pledges and ongoing resistance to the <a href="https://unctad.org/news/new-climate-finance-goal-horizon-how-can-developing-countries-benefit?" rel="noopener noreferrer" target="_blank">new post-2025</a> goal exemplify Northern strategies of delay and dilution, prompting closed-door claims for equitable reparations. This formalism embodies what Upendra Baxi calls post-Cold War <a href="https://core.ac.uk/download/pdf/43539801.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&ldquo;market-friendly canon of rights,&rdquo;</a> wherein socio-economic urgencies are eclipsed by frameworks palatable to North. &nbsp;</p>



<p>In 1972 Stockholm, Indian PM Indira Gandhi stated that <em>&ldquo;</em>Poverty is the greatest polluter<em>&rdquo;</em>, highlighting the &lsquo;other&rsquo; side of development. Her <a href="https://www.cnbctv18.com/environment/world-environment-day-2022-backstory-how-unep-headquarters-bid-was-won-by-kenya-against-india-and-european-nations-13693472.htm" rel="noopener noreferrer" target="_blank">acquiescence</a> for locating UNEP headquarters in Nairobi symbolised changing the epistemic location of UN-bodies to Global South to avoid repetition of neo-colonial impositions/ exclusions from agenda-setting. The 2025 ICJ Opinion stifles this &lsquo;other&rsquo; side i.e. the welfare-based development for Global South. Today&rsquo;s lesson from Stockholm is that any articulation must avoid structural exclusions to embed South&rsquo;s priorities in both normative content and governance architecture.</p>



<p><a></a></p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-other-side-of-development/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Other Side of &lsquo;Development&rsquo;</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-05-20T10:28:00+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<title type="html">Vulnérabilités et accès au(x) droit(s). Études de cas socio-juridiques | Benoît Eyraud, Paul Véron, Arnaud Béal (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Beno&icirc;t Eyraud, Paul V&eacute;ron, Arnaud B&eacute;al (dir.), Vuln&eacute;rabilit&eacute;s et acc&egrave;s au(x) droit(s). &Eacute;tudes de ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-EYRAUD.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-EYRAUD-193x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-EYRAUD-193x300.jpg 193w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-EYRAUD.jpg 300w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-EYRAUD-193x300.jpg 193w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-EYRAUD.jpg 300w" sizes="(max-width: 193px) 100vw, 193px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Beno&icirc;t Eyraud, Paul V&eacute;ron, Arnaud B&eacute;al (dir.), <em>Vuln&eacute;rabilit&eacute;s et acc&egrave;s au(x) droit(s). </em></strong><strong><em>&Eacute;</em></strong><strong><em>tudes de cas socio-juridiques</em></strong>, Rennes : PUR, 2024, coll. &laquo; Le sens social &raquo;, 285 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Francesca Caroccia (</strong><strong>Universit&agrave; degli Studi dell&rsquo;Aquila)</strong></p>
<p>La vuln&eacute;rabilit&eacute; correspond &agrave; une condition de faiblesse, telle que la personne se trouve expos&eacute;e &agrave; une fragilit&eacute; morale ou mat&eacute;rielle, individuelle ou sociale. Elle peut &ecirc;tre d&eacute;termin&eacute;e par plusieurs facteurs, parfois temporaires, dans certains cas cumul&eacute;s, qui ont trait &agrave; la sant&eacute;, &agrave; l&rsquo;&acirc;ge, &agrave; la pauvret&eacute;. Dans tous les cas, la vuln&eacute;rabilit&eacute; se d&eacute;finit en rapport avec l&rsquo;autonomie : les sujets vuln&eacute;rables sont ceux &laquo; qui, dans une situation pathologique ou hors norme, ne sont de fait pas en mesure d&rsquo;exercer correctement leurs droits et libert&eacute;s &raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>&#8239;. &Agrave; cause de cette fragilit&eacute;, la personne est expos&eacute;e au risque que soient bafou&eacute;s ses int&eacute;r&ecirc;ts, ses facult&eacute;s, ses &laquo;&nbsp;situations juridiques prot&eacute;g&eacute;es&nbsp;&raquo; en g&eacute;n&eacute;ral : c&rsquo;est l&agrave; que le syst&egrave;me intervient, afin de garantir &agrave; chacun le plein respect de ses propres droits. Le recours au concept de vuln&eacute;rabilit&eacute; permet &agrave; la loi, aux juges, aux autorit&eacute;s, de mettre en &oelig;uvre des mesures sp&eacute;cifiques afin d&rsquo;annuler ou r&eacute;duire les disparit&eacute;s. La reconnaissance de cet &eacute;tat se pr&eacute;sente donc historiquement comme une forme de garantie, de prise en compte par le syst&egrave;me juridique d&rsquo;in&eacute;galit&eacute;s potentielles, qui doivent &ecirc;tre ramen&eacute;es &agrave; une condition de parit&eacute;.</p>
<p>Toutefois, cet objectif de protection n&rsquo;est pas toujours atteint : les recherches pointent un risque d&rsquo;ambivalence et de m&eacute;susage, associ&eacute; &agrave; des situations de stigmatisation aussi bien que de paternalisme. La cons&eacute;quence paradoxale est que des dispositifs con&ccedil;us par le l&eacute;gislateur dans le but de prot&eacute;ger certaines cat&eacute;gories de personnes deviennent des instruments de discrimination, voire des obstacles &agrave; la jouissance effective des leurs droits fondamentaux. Dans ce contexte, la vuln&eacute;rabilit&eacute; montre son aspect ambigu.</p>
<p>Depuis une trentaine d&rsquo;ann&eacute;es, le l&eacute;gislateur a pris conscience de cette ambivalence et a adopt&eacute; un certain nombre de mesures visant &agrave; sa r&eacute;duction, sinon &agrave; son &eacute;limination. Un lien direct a &eacute;t&eacute; ainsi &eacute;tabli entre la condition de vuln&eacute;rabilit&eacute; et la question de l&rsquo;acc&egrave;s effectif aux droits, compte tenu de la distance r&eacute;elle qui s&eacute;pare l&rsquo;affirmation d&rsquo;un droit et sa jouissance. C&rsquo;est &agrave; ce croisement que se situe l&rsquo;ouvrage coordonn&eacute; par Beno&icirc;t Eyraud, Paul V&eacute;ron et Arnaud B&eacute;al. Il r&eacute;unit un ensemble de 21 &eacute;tudes, syst&eacute;matis&eacute;es en trois parties, construit pr&eacute;cis&eacute;ment autour du probl&egrave;me de l&rsquo;effectivit&eacute; des droits dans des situations de vuln&eacute;rabilit&eacute;.</p>
<p>Au fondement de cette recherche se trouve la distinction entre &laquo; acc&egrave;s au droit &raquo; et &laquo; acc&egrave;s aux droits &raquo; : si la premi&egrave;re expression vise l&rsquo;acc&egrave;s aux informations qui peuvent assurer &laquo; une meilleure connaissance par les individus du contenu des lois, des leurs droits et des proc&eacute;dures &raquo; (p. 9), de sorte que &laquo; toute personne puisse conna&icirc;tre ses droits et ses obligations et &ecirc;tre inform&eacute;e des moyens de les faire valoir &raquo;, la seconde formulation indique plut&ocirc;t la possibilit&eacute; effective que certaines cat&eacute;gories d&rsquo;individus puissent jouir de leurs droits, notamment de droits sociaux d&eacute;termin&eacute;s. Cela rappelle certainement la distinction, bien connue par les juristes, entre titularit&eacute; et exercice des droits ; mais il s&rsquo;agit ici de quelque chose de diff&eacute;rent. La r&eacute;flexion sur l&rsquo;acc&egrave;s aux droits est en effet connect&eacute;e &agrave; un objectif d&rsquo;inclusion sociale clairement &eacute;nonc&eacute;. Dans cet ouvrage, le th&egrave;me de l&rsquo;effectivit&eacute; se combine ainsi &agrave; une volont&eacute; d&rsquo;inclusion qui transforme une cat&eacute;gorie juridique en paradigme de l&rsquo;action sociale<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> et, en m&ecirc;me temps, fait de la dimension sociale une condition n&eacute;cessaire de l&rsquo;exercice concret des droits. En d&rsquo;autres termes, il s&rsquo;agit d&rsquo;assurer aux b&eacute;n&eacute;ficiaires de l&rsquo;action sociale la jouissance r&eacute;elle des situations juridiques, des int&eacute;r&ecirc;ts, des facult&eacute;s qui sont disponibles pour tous les citoyens.</p>
<p>Pour ce faire, il faut d&rsquo;abord d&eacute;terminer les raisons qui entravent les sujets vuln&eacute;rables dans l&rsquo;exercice de leurs droits. D&egrave;s le d&eacute;but du livre, les auteurs identifient essentiellement trois facteurs : le besoin d&rsquo;aide particulier (pour connaitre ses droits, se d&eacute;placer, comprendre et se faire comprendre) ; la n&eacute;gligence ou la disqualification de la volont&eacute; des sujets vuln&eacute;rables (qui passe &agrave; travers la mise en doute de leur aptitude &agrave; se d&eacute;terminer eux-m&ecirc;mes et aboutit &agrave; leur infantilisation) ; la limitation de la capacit&eacute; juridique au nom d&rsquo;une meilleure protection de ces sujets (au niveau juridique, l&rsquo;exercice de ses propres droits est limit&eacute; ou m&ecirc;me ni&eacute; et d&rsquo;autres sujets sont charg&eacute;s d&rsquo;agir ou de prendre des d&eacute;cisions &agrave; la place des incapables).</p>
<p>Ces trois aspects sont d&eacute;velopp&eacute;s suivant une approche par cas, explicitement inspir&eacute;e des <em>Socio-Legal Studies</em>, dans la conviction que l&rsquo;analyse casuistique permet non seulement de trouver un terrain de r&eacute;flexion commun &agrave; tous les professionnels impliqu&eacute;s (sociologues, juristes, m&eacute;decins), mais aussi de &laquo; faire dialoguer dans la compr&eacute;hension de situations particuli&egrave;res les mani&egrave;res de penser le droit et la justice dans la vie quotidienne avec les savoirs experts du droit &raquo; (p. 16). Les auteurs renvoient notamment &agrave; l&rsquo;&eacute;cole des <em>Legal Consciousness Studies</em>, suivant une m&eacute;thode qui vise &ndash; comme ils le d&eacute;clarent eux-m&ecirc;mes &ndash; &agrave; montrer la dimension du droit v&eacute;cu, face &agrave; la distance existante entre le droit tel qu&rsquo;il est et le droit tel qu&rsquo;il est per&ccedil;u par les individus.</p>
<p>Ce choix se r&eacute;v&egrave;le extr&ecirc;mement appropri&eacute; dans un contexte de recherche ax&eacute; sur le th&egrave;me de la vuln&eacute;rabilit&eacute;, o&ugrave; la distance entre r&egrave;gle et perception de la r&egrave;gle se pr&eacute;sente exactement comme &laquo; la &raquo; question &agrave; r&eacute;soudre pour garantir l&rsquo;effectivit&eacute; de l&rsquo;exercice de ses propres droits. Cette dichotomie r&egrave;gle pos&eacute;e/r&egrave;gle per&ccedil;ue se rapproche de la distinction r&egrave;gle pos&eacute;e/r&egrave;gle appliqu&eacute;e, mais ne co&iuml;ncide pas avec elle. Dans les deux cas, l&rsquo;effectivit&eacute; du droit est en jeu. Toutefois, dans le second couple, la dimension est enti&egrave;rement juridique, l&agrave; o&ugrave; dans le premier, c&rsquo;est la dimension sociale qui pr&eacute;vaut, introduisant la question de la capacit&eacute; des r&egrave;gles &agrave; remplir leur r&ocirc;le. En d&rsquo;autres termes, il existe des situations dans lesquelles m&ecirc;me l&rsquo;application concr&egrave;te des r&egrave;gles ne garantit pas toujours la r&eacute;alisation de l&rsquo;objectif poursuivi : c&rsquo;est le cas des mesures juridiques de protection des sujets vuln&eacute;rables. La question centrale devient donc comment assurer le respect de la volont&eacute; des sujets fragiles prot&eacute;g&eacute;s, l&agrave; o&ugrave; un tel d&eacute;fi s&rsquo;appuie exactement sur la mani&egrave;re dont la r&egrave;gle est ressentie par les individus.</p>
<p>Dans cette perspective, cet ouvrage essaie de mettre en &eacute;vidence les facteurs qui affectent l&rsquo;efficacit&eacute; des solutions, en les organisant selon trois axes : l&rsquo;impact de la vie en institution, l&rsquo;impact de l&rsquo;entourage familial et personnel, l&rsquo;adoption de mesures contraintes de protection.</p>
<p>L&rsquo;on peut alors constater que l&rsquo;enfermement dans des &eacute;tablissements sp&eacute;cialis&eacute;s demeure une alternative tr&egrave;s choisie, malgr&eacute; la conscience des limites de l&rsquo;institutionnalisation des individus. La litt&eacute;rature scientifique sur les institutions totalisantes est presque infinie ; ici, on montre bien comment les proc&eacute;dures prennent souvent la place des droits, qui sont limit&eacute;s, voire ni&eacute;s, au nom de la protection du patient psychiatrique, jusqu&rsquo;&agrave; ce que les auteurs qualifient de &laquo;renversement informel de la pr&eacute;somption civile de capacit&eacute; &raquo;. Vieillesse, maladie, deviennent des conditions &eacute;prouvantes, pr&eacute;mices d&rsquo;une diminution d&rsquo;autonomie progressive et acc&eacute;l&eacute;rateurs de la perte de dignit&eacute;, m&ecirc;me quand le sujet n&rsquo;a pas (ou pas encore) perdu sa capacit&eacute; juridique, jusqu&rsquo;au paradoxe de questionner m&ecirc;me le simple droit de pouvoir manger ce que l&rsquo;on pr&eacute;f&egrave;re.</p>
<p>La question de la capacit&eacute; redevient &eacute;galement centrale dans la troisi&egrave;me partie de l&rsquo;ouvrage, o&ugrave; le renversement de la pr&eacute;somption l&eacute;gale de capacit&eacute; devient normatif et explicite. Les auteurs y analysent l&rsquo;impact que les mesures juridiques de protection ont sur la vie quotidienne des int&eacute;ress&eacute;s. L&rsquo;inadaptation de telles mesures a &eacute;t&eacute; largement soulign&eacute;e, au point que, dans certains pays, il a m&ecirc;me &eacute;t&eacute; propos&eacute; de les supprimer ou, du moins, de les int&eacute;grer dans des m&eacute;canismes plus respectueux de la dignit&eacute;. Cette recherche montre bien &agrave; quel point la r&eacute;alit&eacute; est tr&egrave;s &eacute;loign&eacute;e de ces ambitions, alors que les mesures de protection impliquent une &laquo; redistribution des pouvoirs d&eacute;terminant les modalit&eacute;s d&rsquo;acc&egrave;s aux droits &raquo; (p. 184) qui, tout simplement, ignore la volont&eacute; des personnes prot&eacute;g&eacute;es, jusqu&rsquo;aux situations extr&ecirc;mes dans lesquelles ces m&ecirc;mes pouvoirs se r&eacute;v&egrave;lent instruments d&rsquo;abus.</p>
<p>Entre ces deux extr&ecirc;mes, le r&ocirc;le des liens personnels est abord&eacute; dans la seconde partie de l&rsquo;ouvrage&nbsp;: l&rsquo;&eacute;tude sur la dimension relationnelle de l&rsquo;acc&egrave;s aux droits fait ici ressortir le paradoxe d&rsquo;un syst&egrave;me juridique qui, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, consid&egrave;re la famille comme le protecteur naturel des personnes vuln&eacute;rables (m&ecirc;me quand les membres de cette famille sont manifestement d&eacute;faillants) et, de l&rsquo;autre c&ocirc;t&eacute;, marginalise ces m&ecirc;mes liens, au nom d&rsquo;une autonomie et d&rsquo;un individualisme mal compris.</p>
<p>D&rsquo;importantes diff&eacute;rences m&eacute;thodologiques entre les auteurs peuvent &ecirc;tre un peu regrett&eacute;es, mais les recherches sont conduites avec rigueur. L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de cet ouvrage r&eacute;side surtout dans la possibilit&eacute;, pr&eacute;sent&eacute;e aux lecteurs, d&rsquo;observer et de conna&icirc;tre les modalit&eacute;s concr&egrave;tes de fonctionnement des m&eacute;canismes actuels de prise en charge (ou non) des fragilit&eacute;s, premi&egrave;re &eacute;tape pour repenser le syst&egrave;me de protection des sujets vuln&eacute;rables.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> X. Lagarde, &laquo; Avant-propos &raquo;, <em>in</em> Cour de cassation<em>, Rapport annuel 2009. Les personnes vuln&eacute;rables dans la jurisprudence de la Cour de cassation</em>, Paris&nbsp;: La Documentation fran&ccedil;aise, 2009, p. 59.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Ce que souligne R. Lafore dans &laquo;&nbsp;L&rsquo;acc&egrave;s aux droits, de quoi parle-t-on?&nbsp;&raquo;, <em>Regards</em>, n&deg; 46, 2014/2, p. 21-32, r&eacute;f&eacute;rence &eacute;galement mentionn&eacute;e par les auteurs de l&rsquo;ouvrage recens&eacute;.</p>]]></content>
	<updated>2026-05-19T08:49:07+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">L’ennemisation du droit – 29 mai 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Le 29 mai 2026, sur le Campus des Grands Moulins (Universit&eacute; Paris Cit&eacute;), se tiendra le workshop in...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Le 29 mai 2026, sur le Campus des Grands Moulins (Universit&eacute; Paris Cit&eacute;), se tiendra le workshop international <strong>&laquo; L&rsquo;ennemisation du droit : les professionnels du droit en contexte hostile &raquo;</strong>. Organis&eacute; par Weronika Adamska (EHESS), Th&eacute;o Leschevin et Alexandre Rlos-Bordes (Paris Cit&eacute;, Echelles), cette journ&eacute;e se donne pour objectif d&rsquo;explorer la mani&egrave;re dont un type particulier de situations conflictuelles affecte concr&egrave;tement le droit moderne et, pour ce faire, &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la mani&egrave;re dont les professionnel.le.s du droit r&eacute;pondent &agrave; sa mise sous tension.</p>
<p><a href="https://ennemis.org/portfolio/workshop-lennemisation-du-droit-universite-paris-cite-29-mai-2026/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Voir le programme d&eacute;taill&eacute;</a> | <a href="https://ds.hypotheses.org/17009" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Voir l&rsquo;appel &agrave; communications</a> diffus&eacute; &agrave; l&rsquo;automne 2025 (cl&ocirc;t)</p>]]></content>
	<updated>2026-05-19T07:27:05+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-05-19T07:27:05+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-13:/287615</id>
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	<title type="html">Room at the Top? A Story of Permanent Revolution</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Legal professions across the world display two enduring characteristics: domination by relatively s...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Legal professions across the world display two enduring characteristics: domination by relatively small kinship groups and class fractions; and a symbiotic relationship between their elites and governments. The explanation for these characteristics can be found in the extraordinarily ambitious and fascinating book <a href="https://www.ucpress.edu/books/law-as-reproduction-and-revolution/paper" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Law as Reproduction and Revolution: An Interconnected History</em></a>, the triumphant culmination of decades of Dezalay and Garth&rsquo;s studies of the global legal profession.&nbsp;</p>



<p>They begin by describing the &lsquo;legal revolution&rsquo; generated by the global rise of financial capitalism and neoliberal economics, and the threat that its associated meritocratic commitment poses to entrenched legal elites. However, the social closure based on familial and economic capital persists. For Dezalay and Garth, this is primarily designed to enforce an internal hierarchy, dominated by a cosmopolitan elite with inherited legal capital and degrees from highly selective schools, rather than to assure the institution&rsquo;s success (p.3).&nbsp;<em> </em>Their argument is informed by <a href="https://uk.sagepub.com/en-gb/eur/reproduction-in-education-society-and-culture/book203162" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Bourdieu&rsquo;s theory of social reproduction</a> and <a href="https://www.hup.harvard.edu/books/9780674517769" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Berman&rsquo;s theory of legal revolution</a>, in which established elites are challenged by aspirants who have invested in new knowledge and forged alliances with emerging political forces.&nbsp; These explanatory models are drawn upon in a series of case studies of a range of jurisdictions, spanning Europe, Asia and the US, to explore how legal elites retain their professional dominance and play key roles in geo-political change, with a particular focus on the relationship of legal oligarchies in Asian countries to the current, neo-liberal revolution<em>.</em></p>



<p>This analytical framework demands a historical and biographical methodology, therefore Dezalay and Garth&rsquo;s account begins with medieval Bologna, where a cosmopolitan legal elite reconfigured itself as a professional force, and was central to the conversion of feudal power into modern state forms. They then deploy case studies to illustrate and nuance Berman&rsquo;s theory to capture the complexity of socio-economic and political change. Following Bourdieu&rsquo;s insight into the competing and complementary relationship between social and learned capital and between lawyers and the state, they show how the enduring significance of social, familial, and cultural capital, together with a willingness to adapt to new criteria of significance such as merit, enables traditional elites to persist.</p>



<p>Drawing on <a href="https://www.hup.harvard.edu/books/9780674986855" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Benton and Ford</a>, Dezalay and Garth also point to the impact of geopolitics on the connections between elite reproduction and social change. The example given is &nbsp;the increased investment in legal expertise in colonial governance which resulted from heightened imperial competition. As their account of these conjoined global histories moves into the last few decades, the focus switches to US hegemony, manifest in the global spread of large corporate law firms and US-inspired legal education. Following the book&rsquo;s thesis, this development is not interpreted as simply the result of a demand for the services of these firms or global isomorphism. Rather, it is conceptualised as a legal revolution related to global hegemonic power; hierarchies in national legal fields created out of the older European empires and the role of challengers drawing on law emanating from the United States to build their positions; and established elites&rsquo; resistance to these moves.</p>



<p>The book&rsquo;s methodological approach makes it a major contribution <a href="https://www.bloomsbury.com/uk/connected-sociologies-9781780932460/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">to Bhambra&rsquo;s &lsquo;connected sociologies&rsquo;</a>, which critiques the traditional, Eurocentric account of the rise of capitalist modernity for its failure to address the broader colonial and imperial context. Yet, despite the references to issues of colonialism and empire, these, together with the key significance of class, gender, race, and religious difference in shaping modern legal professions and their elites, could have received more attention.</p>



<p>Similarly, it is possible to overstate the significance of legal elites. As Marx argued in his <a href="https://www.marxists.org/archive/marx/works/1850/class-struggles-france/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">articles on class struggles in France</a>, to understand the dynamics of change we need to recognise how the process of modernisation is contoured by different fractions within the bourgeoisie. &nbsp;Inevitably, the more sweeping the account of social change, the more difficult it is to capture this complexity, as Dezalay and Garth acknowledge. We might, therefore, consider other theorisations of social change, such as <a href="https://www.researchgate.net/publication/334701440_This_Conjuncture_For_Stuart_Hall?__cf_chl_tk=SpAwQlr1QO0HBDJ9r0_A8NbfJFgb6Ci603nbdWNckXM-1773749076-1.0.1.1-Oee3eV.LD6Ne9cCbKbKwXwH93GFM0JWCdz1KifyrFH8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Stuart Hall&rsquo;s conjunctural analysis</a> of the complex structures and forces operative within a given historical moment of change (or continuity), which he deployed to discern the political, ideological, cultural, and economic forces that shaped 1970s Britain. &nbsp;This lens makes it possible to focus more on the emergent social and political formations that shape the terrain of struggle and the conditions of a hegemonic programme in any given jurisdiction. However, this is to suggest an entirely different sort of book: were we to engage in this more microscopic approach, we would lose the fascinating insights that grand theory grounded in a macro-level overview such as this produces.</p>



<p><em>Law as Reproduction and Revolution</em>&nbsp;is a novel and enlightening piece of comparative scholarship that should encourage Socio-Legal scholars of the legal profession to interrogate their approach to the interconnections between the profession, power, and social change. &nbsp;</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/room-at-the-top/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Room at the Top? A Story of Permanent Revolution</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-05-13T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<updated>2026-05-13T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="a good read"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-11:/287474</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18870" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Les droits et libertés numériques. Nouvelle catégorie ou nouvelle génération de droits fondamentaux | Pauline Türk (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Pauline T&uuml;rk (dir.), Les droits et libert&eacute;s num&eacute;riques. Nouvelle cat&eacute;gorie ou nouvelle g&eacute;n&eacute;ration...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK-192x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK-192x300.jpg 192w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK-320x500.jpg 320w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK.jpg 454w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK-192x300.jpg 192w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK-320x500.jpg 320w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/05/COUV-TURK.jpg 454w" sizes="(max-width: 192px) 100vw, 192px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Pauline T&uuml;rk (dir.), <em>Les droits et libert&eacute;s num&eacute;riques. Nouvelle cat&eacute;gorie ou nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de droits fondamentaux</em></strong>, Paris&nbsp;: LGDJ-Lextenso, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Droit et Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo;, n&deg; 39, 495 p.<strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Compte rendu par Margo Bernelin (Droit et changement social, CNRS &ndash; Nantes Universit&eacute;)</strong></p>
<p>Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des r&eacute;seaux sociaux et, plus g&eacute;n&eacute;ralement, des plateformes de services en ligne, du d&eacute;veloppement des neurosciences ou encore de la d&eacute;mocratisation des grands mod&egrave;les de langues (LLM) offrant des agents conversationnels puissants, le num&eacute;rique et ses usages se r&eacute;inventent sans cesse. Ils questionnent, dans leurs sillages, les droits et libert&eacute;s des individus, qu&rsquo;ils soient utilisateurs volontaires ou contraints des outils, ou encore concern&eacute;s par les impacts de ces derniers. Par exemple, comment la libert&eacute; d&rsquo;expression ou de conscience s&rsquo;applique-t-elle dans cet espace mouvant qu&rsquo;est le num&eacute;rique ? Comment la protection de la vie priv&eacute;e peut-elle se d&eacute;ployer pour assurer celle de la personne, de son intimit&eacute; et de ses donn&eacute;es, face &agrave; des risques toujours plus pressants et intrusifs, comme l&rsquo;acc&egrave;s aux donn&eacute;es mentales&nbsp;? Dans ce cadre, faut-il adapter les droits et libert&eacute;s existants ou en consacrer de nouveaux ? C&rsquo;est &agrave; ces questions passionnantes et ambitieuses que l&rsquo;ouvrage <em>Les droits et libert&eacute;s num&eacute;riques</em> entend r&eacute;pondre avec pr&eacute;cision et, cela, sans m&eacute;nager les incertitudes.</p>
<p>Nourri par les r&eacute;flexions de vingt-sept auteurs, l&rsquo;ouvrage dirig&eacute; par Pauline T&uuml;rk marquera le champ du droit du num&eacute;rique, non pas simplement par son volume (pr&egrave;s de cinq cents pages), mais &eacute;galement par son approche, ses conclusions et r&eacute;sultats. Du point de vue de l&rsquo;approche, l&rsquo;ouvrage se veut ouvert &agrave; l&rsquo;interdisciplinarit&eacute; mais aussi au droit international et au droit compar&eacute;. Une telle d&eacute;marche permet d&rsquo;apporter un autre regard sur les droits et libert&eacute;s num&eacute;riques, de chercher des pistes de r&eacute;ponses ou d&rsquo;inspiration et, en somme, de mieux cerner les enjeux en cause, notamment dans leurs versants techniques. Du point de vue des r&eacute;sultats, les travaux ne se contentent pas d&rsquo;identifier les droits fondamentaux applicables face au num&eacute;rique (pris comme une globalit&eacute; allant des plateformes num&eacute;riques au traitement des donn&eacute;es personnelles, &agrave; l&rsquo;intelligence artificielle) mais questionnent leur pertinence tout comme l&rsquo;&eacute;mergence possible de nouveaux droits, &agrave; l&rsquo;image du droit &agrave; la libert&eacute; cognitive (cf<em>.</em> la contribution de R. Andorno au sujet des neurosciences).</p>
<p>Pour naviguer dans cette recherche, le lecteur est guid&eacute;. La premi&egrave;re &eacute;tape &mdash; et premi&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage &mdash; consiste &agrave; identifier les droits et libert&eacute;s num&eacute;riques et &agrave; questionner leur syst&eacute;matisation possible. &Agrave; l&rsquo;appui d&rsquo;une d&eacute;marche compar&eacute;e, la deuxi&egrave;me &eacute;tape permet de s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; d&rsquo;autres droits nationaux et, enfin, la troisi&egrave;me &eacute;tape s&rsquo;int&eacute;resse aux moyens et limites de la cons&eacute;cration des droits et libert&eacute;s num&eacute;riques. Au fil des contributions, le lecteur est invit&eacute; &agrave; s&rsquo;interroger, en m&ecirc;me temps que les auteurs, sur le d&eacute;ploiement de droits et libert&eacute;s pr&eacute;existants au champ du num&eacute;rique et sur l&rsquo;&eacute;mergence de nouveaux droits, le tout appuy&eacute; sur des annexes riches : une liste non exhaustive de trente-trois &laquo;&nbsp;droits envisageables au titre de la cat&eacute;gorie des droits et libert&eacute;s num&eacute;riques&nbsp;&raquo; ; une proposition de classification entre les droits relevant du champ du num&eacute;rique, ceux sp&eacute;cifiquement num&eacute;riques, les droits fondamentaux num&eacute;riques et les droits num&eacute;riques non fondamentaux ; un tableau des dispositions d&eacute;di&eacute;es dans les constitutions nationales (r&eacute;f&eacute;rence par pays, traduction en fran&ccedil;ais et anglais et indication des droits vis&eacute;s) et, enfin, une liste pr&eacute;cieuse des principales d&eacute;cisions des cours constitutionnelles et supr&ecirc;mes nationales et des cours europ&eacute;ennes dans le domaine.</p>
<p>Conceptualiser et identifier les droits et libert&eacute;s num&eacute;riques constitue donc une premi&egrave;re &eacute;tape cruciale. En effet, identifier un droit permet d&rsquo;envisager sa protection et sa possible fondamentalisation. Toutefois, l&rsquo;exercice n&rsquo;est pas simple. &Agrave; titre d&rsquo;exemple, si le droit &agrave; la protection des donn&eacute;es personnelles est une clef pour prot&eacute;ger la vie priv&eacute;e &agrave; l&rsquo;&egrave;re du num&eacute;rique, L. Cluzel-M&eacute;tayer souligne que la reconnaissance de sa fondamentalit&eacute; est d&eacute;licate en raison de son r&eacute;gime de protection insatisfaisant pour ce faire, celui de la conformit&eacute; (<em>compliance</em>). Un tel constat ne limite cependant pas l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t pour ce droit. En effet, en portant l&rsquo;analyse sur les aspects collectifs de la protection des donn&eacute;es personnelles, C. Koumpli montre que ce droit permet d&rsquo;envisager les risques soci&eacute;taux pos&eacute;s par le num&eacute;rique et d&rsquo;assurer la protection d&rsquo;autres droits et libert&eacute;s. L&rsquo;analyse de J. Lepoutre souligne quant &agrave; elle que, dans le cadre de la surveillance de masse, la cons&eacute;cration de ce droit doit &ecirc;tre associ&eacute;e &agrave; une n&eacute;cessaire r&eacute;flexion sur l&rsquo;intensit&eacute; du contr&ocirc;le juridictionnel qui sera mis en oeuvre pour l&rsquo;appliquer.&nbsp;</p>
<p>Le droit d&rsquo;acc&egrave;s au num&eacute;rique est un autre exemple des difficult&eacute;s d&rsquo;identification des droits et libert&eacute;s num&eacute;riques. En effet, C. Lesquesne et P. Legros rel&egrave;vent que ce droit est le plus souvent rattach&eacute; au principe de l&eacute;galit&eacute; ou comme d&eacute;riv&eacute; de la libert&eacute; d&rsquo;expression (dans son versant &laquo;&nbsp;en ligne&nbsp;&raquo;), mais qu&rsquo;il tend &agrave; &eacute;merger comme un droit-cr&eacute;ance en devenir. Il est certain que le droit d&rsquo;acc&egrave;s est devenu une condition pr&eacute;alable aux autres droits et libert&eacute;s. Ainsi, T. Yamamoto souligne que dans une soci&eacute;t&eacute; ultra-connect&eacute;e comme le Japon, la &laquo;&nbsp;libert&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s au r&eacute;seau&nbsp;&raquo; devient un pr&eacute;requis &agrave; la &laquo;&nbsp;libert&eacute; de circulation dans les espaces physiques et virtuel&nbsp;&raquo; en raison de la d&eacute;pendance au r&eacute;seau de g&eacute;olocalisation pour effectuer des trajets. Ce constat rejoint celui de L. Ayouma qui note l&rsquo;importance des r&eacute;seaux num&eacute;riques dans l&rsquo;exercice des droits fondamentaux que sont la libert&eacute; d&rsquo;expression et le droit &agrave; l&rsquo;information en Afrique francophone. Cela explique certainement pourquoi le Mexique a consacr&eacute; dans sa Constitution un droit d&rsquo;acc&egrave;s aux technologies de l&rsquo;information et de la communication (H. Corti). Toutefois, P. Passaglia alerte sur un droit d&rsquo;acc&egrave;s qui ne penserait pas la n&eacute;cessaire protection contre l&rsquo;enfermement que repr&eacute;sente &eacute;galement le tout num&eacute;rique.</p>
<p>Si l&rsquo;identification de ces droits et libert&eacute;s interroge, leur cat&eacute;gorisation questionne tout autant. Les auteurs partagent, &agrave; juste titre, l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle il est d&eacute;licat de les envisager comme une nouvelle g&eacute;n&eacute;ration de droits fondamentaux, notamment en raison de leur manque d&rsquo;homog&eacute;n&eacute;it&eacute; (M. Guerrini). Ils se rejoignent aussi autour du fait que les r&eacute;flexions en la mati&egrave;re demeurent utiles pour penser la temporalit&eacute; r&eacute;cente de ces droits ainsi que leur fondamentalisation (R. Fassi-Fihri). Il est &agrave; noter que l&rsquo;argument de la nouveaut&eacute; souvent soulev&eacute; lorsqu&rsquo;il s&rsquo;agit de num&eacute;rique est bouscul&eacute; par S.L.B. Jensen qui souligne que, d&egrave;s 1968, les discussions relatives au droit international des droits de l&rsquo;Homme avaient mis en exergue la question des avanc&eacute;es des sciences et des techniques comme un sujet d&rsquo;attention.</p>
<p>Les contributions de l&rsquo;ouvrage, particuli&egrave;rement celles de la deuxi&egrave;me partie, mettent en &eacute;vidence le r&ocirc;le des cours dans la cons&eacute;cration des droits notamment, en mati&egrave;re de donn&eacute;es personnelles, celui de la Cour constitutionnelle allemande et de la Cour de justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne (C.F. Germelmann). Plus largement, les contentieux cit&eacute;s dans l&rsquo;ouvrage portent sur des droits subjectifs et sur l&rsquo;application d&rsquo;un test de proportionnalit&eacute; entre les int&eacute;r&ecirc;ts en cause (&eacute;conomiques, personnels), jeu d&rsquo;&eacute;quilibriste complexe pour les juges d&rsquo;autant que, comme le rappelle T. Hoeffner, les juridictions constitutionnelles ne sont pas toutes arm&eacute;es de la m&ecirc;me mani&egrave;re pour consacrer de tels droits.</p>
<p>Un moyen de faire &eacute;merger ces droits et libert&eacute;s num&eacute;riques serait de les consacrer au sein d&rsquo;une charte d&eacute;di&eacute;e (H. Corti&nbsp;; L.P. Lampron). A. Latil souligne que la pr&eacute;vention contre les risques techniques est un angle permettant de saisir le num&eacute;rique au sein de travaux d&eacute;di&eacute;s. Toutefois, en France, P. T&uuml;rk rappelle que le projet d&rsquo;une charte num&eacute;rique adoss&eacute;e &agrave; la Constitution a &eacute;chou&eacute; et que l&rsquo;opportunit&eacute; m&ecirc;me d&rsquo;un tel texte peut &ecirc;tre questionn&eacute;e, les avanc&eacute;es rapides des techniques pouvant rendre un tel document rapidement obsol&egrave;te (p. 303). Comme l&rsquo;indique P. T&uuml;rk, se poser la question de la cons&eacute;cration des droits et libert&eacute;s num&eacute;riques c&rsquo;est soulever celle de l&rsquo;&eacute;chelon pertinent pour le faire. Leur inscription dans la Constitution est une piste prometteuse, la directrice de l&rsquo;ouvrage sugg&eacute;rant d&rsquo;int&eacute;grer &agrave; la Constitution, en France, l&rsquo;&eacute;galit&eacute; d&rsquo;acc&egrave;s aux services de communication en ligne, en laissant au l&eacute;gislateur le r&ocirc;le d&rsquo;en fixer le r&eacute;gime et les modalit&eacute;s (p.&nbsp;312). J.-S. Berg&eacute; rejette pour sa part l&rsquo;hypoth&egrave;se d&rsquo;une n&eacute;cessaire &laquo;&nbsp;inflation des droits&nbsp;&raquo; face au num&eacute;rique et pr&eacute;f&egrave;re penser la piste de l&rsquo;autolimitation des droits, notamment par l&rsquo;exploration des <em>communs</em>, piste qui permettrait de lutter contre la perte de contr&ocirc;le induite par la <em>datasph&egrave;re</em>.</p>
<p>Les r&eacute;flexions permises par la comparaison des droits invitent &eacute;galement &agrave; penser le num&eacute;rique comme un outil au service de l&rsquo;&Eacute;tat pour limiter les droits et libert&eacute;s des individus (T. Shulga-Morskaya&nbsp;; L. Ayouma). L&rsquo;ouvrage invite m&ecirc;me &agrave; se demander si les droits et libert&eacute;s num&eacute;riques peuvent &eacute;merger dans tous les contextes. &Agrave; cet &eacute;gard, R. Fassi-Fihri note que le droit des &Eacute;tats-Unis semble peu ouvert &agrave; la reconnaissance de droits subjectifs en la mati&egrave;re, t&eacute;moignant d&rsquo;une culture qui voit en de tels droits des freins &agrave; l&rsquo;innovation, lesquels pourraient limiter l&rsquo;essor des g&eacute;ants du num&eacute;rique am&eacute;ricains.</p>
<p>La richesse de l&rsquo;ouvrage est aussi de soulever la question des outils et des m&eacute;thodes de la recherche juridique face au num&eacute;rique. En ce sens, la contribution d&rsquo;A. Bachert-Peretti pr&eacute;conise au juriste de se familiariser avec le fonctionnement des technologies afin de mieux saisir leurs enjeux juridiques. Se confronter au num&eacute;rique c&rsquo;est &eacute;galement se saisir de ses outils, qui peuvent apporter des solutions permettant la v&eacute;rification automatique de l&rsquo;application du droit (M. de Rougemont). J. Charpenet invite, quant &agrave; elle, &agrave; s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la nature m&ecirc;me des normes et souligne, comme d&rsquo;autres auteurs de l&rsquo;ouvrage, que la libert&eacute; de communication et d&rsquo;expression en ligne s&rsquo;appuie sur des formes de privatisation des modalit&eacute;s d&rsquo;exercice du droit (par exemple via des CGU &ndash; conditions g&eacute;n&eacute;rales d&rsquo;utilisation). La contribution de F. Marty et M. Teller permet, de son c&ocirc;t&eacute;, de se d&eacute;tacher des &eacute;tudes exclusivement centr&eacute;es sur les personnes physiques pour penser les droits num&eacute;riques &eacute;conomiques des entreprises et les apports du droit de la concurrence.</p>
<p>En somme, comme le r&eacute;sume M. Guerrini, avec le num&eacute;rique &laquo;&nbsp;de nouveaux enjeux apparaissent, de nouveaux pouvoirs &eacute;mergent, de nouveaux &eacute;quilibres sont &agrave; rechercher et, peut-&ecirc;tre, de nouveaux droits et obligations sont &agrave; rechercher&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;125). L&rsquo;ouvrage permet d&rsquo;identifier ces &eacute;l&eacute;ments et de discuter de ces droits num&eacute;riques d&eacute;finis comme &laquo;&nbsp;les droits de la personne sp&eacute;cifiquement li&eacute;s &agrave; son rapport aux technologies, dont d&eacute;pendent sa libert&eacute;, sa s&eacute;curit&eacute; et sa dignit&eacute; dans un environnement num&eacute;rique&nbsp;&raquo;. Le lecteur pourra se nourrir de ces r&eacute;sultats passionnants, se saisir de ces annexes&nbsp;; il y trouvera aussi, au fil de ces pages, l&rsquo;impression enthousiasmante d&rsquo;une discussion entre les auteurs, discussion &agrave; laquelle il est invit&eacute;. Nous ne pouvons qu&rsquo;esp&eacute;rer, au regard des avanc&eacute;es technologiques &agrave; l&rsquo;image du d&eacute;ploiement &agrave; grande &eacute;chelle des syst&egrave;mes et mod&egrave;les d&rsquo;intelligence artificielle, qu&rsquo;un autre volume sera propos&eacute; pour poursuivre ces discussions cruciales.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-11T09:28:29+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-11:/287465</id>
	<link href="https://zfrsoz.hypotheses.org/471" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Call for Papers: Rechtssoziologisches Buchforum</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Rechtssoziologisches Buchforum &ndash; Alfons Bora &bdquo;Responsive Rechtssoziologie&ldquo; (2023) und R&uuml;diger Lautma...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Rechtssoziologisches Buchforum &ndash; Alfons Bora &bdquo;Responsive Rechtssoziologie&ldquo; (2023) und R&uuml;diger Lautmann &bdquo;Die Idee des Sozialen im Denken des Rechts&ldquo; (2025) Mit Alfons Boras &bdquo;Responsive Rechtssoziologie. Theoriegeschichte in systematischer Absicht&ldquo; (2023) und R&uuml;diger Lautmanns &bdquo;Die...</p>]]></content>
	<updated>2026-05-11T08:51:05+00:00</updated>
	<author><name>hreiter</name></author>
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		<updated>2026-05-11T08:51:05+00:00</updated>
		<title>Zeitschrift für Rechtssoziologie</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-07:/287209</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18848" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à contributions et à  projets – Mai 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Violence(s) et droit p&eacute;nal
Universit&eacute; de Strasbourg, octobre 2026
Date limite de soumission&nbsp;:&nbsp; 15...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Violence(s) et droit p&eacute;nal</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Strasbourg, octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;:&nbsp; 15 mai 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60877-violence-s-et-droit-penal" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Enfermement et sant&eacute; &ndash; Un regard crois&eacute; entre l&rsquo;Afrique, l&rsquo;Europe, et l&rsquo;Am&eacute;rique (XIXe et XXe si&egrave;cles)</strong></p>
<p>Dakar (S&eacute;n&eacute;gal), Universit&eacute; Cheikh Anta Diop, janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/161pq" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 10 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;amazighit&eacute;. De la reconnaissance constitutionnelle &agrave; la mise en &oelig;uvre institutionnelle -Lectures crois&eacute;es sur le parcours, la production, l&rsquo;organisation et la gestion</strong></p>
<p>Agadir, Universit&eacute; d&rsquo;&eacute;t&eacute;, 25-27 juillet 2026&nbsp;</p>
<p>Date limite de soumission : 20 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1669h" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 05 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;universit&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de la d&eacute;sinformation </strong></p>
<p>Nantes Universit&eacute;, 05-06 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 24 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163qb" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 21 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Identifier l&rsquo;archipel des &laquo; anti-pass &raquo; : critiques et contestations pendant la pand&eacute;mie de Covid-19</strong></p>
<p>SAGE &ndash; Universit&eacute; de Strasbourg</p>
<p>Paris,&nbsp; 5-6 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 29 mai 2026</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/actualites-institutionnelles-scientifiques/actualites-scientifiques/evenement/article/appel-a-communications-identifier-larchipel-des-anti-pass-critiques-et-contestations-pendant-la-pandemie-de-covid-19/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Grossesse pour autrui et parent&eacute; de substitution, regards pluridisciplinaires&nbsp;&raquo; &ndash; Dossier th&eacute;matique, revue <em>M&eacute;l&eacute;t&eacute; &ndash; Cahiers d&rsquo;histoire et d&rsquo;anthropologie du droit </em>(n&deg; 3)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15vt5" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; La&iuml;cit&eacute; scolaire : repr&eacute;sentations, pratiques et contextualisations &raquo; &ndash; Num&eacute;ro th&eacute;matique d&rsquo;<em>Expressions-RIICLAS</em> (2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 1er juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yej" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 27 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Exp&eacute;riences migratoires &agrave; l&rsquo;&egrave;re contemporaine </strong></p>
<p>Universit&eacute; Sorbonne-nouvelle Paris, Campus Nation, 19-20 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 1er juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/164a6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;La permission&nbsp;&raquo; (ouvrage et colloque de pr&eacute;sentation)</strong></p>
<p>Centre de recherches juridiques de Franche-Comt&eacute; (CRJFC), avril-mai 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 1er juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1669e" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 05 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; La transmission normative &raquo; &ndash; Ouvrage collectif</strong></p>
<p>&Eacute;cole d&rsquo;Orl&eacute;ans, sous l&rsquo;&eacute;gide du Centre de recherche juridique Pothier</p>
<p>Date limite de soumission : 09 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/160hp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 03 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Crises sanitaires et environnementales : enjeux de gouvernance et de justice </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen Normandie, 08-10 mars 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163du" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril&nbsp; 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le droit hors-sol &ndash; Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes de l&rsquo;IEDP</strong></p>
<p>Facult&eacute; Jean Monnet, Universit&eacute; Paris-Saclay, 27 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 27 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/62592-le-droit-hors-sol" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Revue&nbsp; <em>Droit, Soci&eacute;t&eacute; et Pouvoir</em>&nbsp; &ndash; Varia (vol. 15, n&deg; 2, septembre 2026)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1363334" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les communs d&rsquo;urgence : dynamiques citoyennes et coop&eacute;rations institutionnelles face aux crises contemporaines </strong></p>
<p>RFFLabs, r&eacute;seau fran&ccedil;ais des FabLabs, des Espaces et des communaut&eacute;s du Faire, et Chaire TMAP de Sciences Po Rennes</p>
<p>Saint-Nazaire, 18-19 f&eacute;vrier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/164a1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>]]></content>
	<updated>2026-05-07T13:50:55+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
	<source>
		<id>http://ds.hypotheses.org</id>
		<link rel="self" href="http://ds.hypotheses.org"/>
		<updated>2026-05-07T13:50:55+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-07:/287210</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18832" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Mai 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Plages en partage 
R&eacute;seau de recherche Beach Access
Ramatuelle, 07 mai 2027
[Source&nbsp;: Calenda, pu...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Plages en partage </strong></p>
<p>R&eacute;seau de recherche Beach Access</p>
<p>Ramatuelle, 07 mai 2027</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/164qu" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 24 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Approches f&eacute;ministes du droit &ndash; Perspectives francophones</strong></p>
<p>Universit&eacute;s de Louvain et St Louis de Bruxelles</p>
<p>Bruxelles, Universit&eacute; St-Louis, 11-13 mai 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62318-approches-feministes-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le pouvoir de juger face &agrave; l&rsquo;autonomie des communaut&eacute;s religieuses</strong></p>
<p>UMR DRES, Universit&eacute; de Strasbourg, 18-19 mai 2026</p>
<p><a href="https://hisaar.unistra.fr/actualites/le-pouvoir-de-juger-face-a-lautonomie-des-communautes-religieuses/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Colloque Auguste Comte et le droit</strong></p>
<p>Nantes Facult&eacute; de droit, 19 mai 2026<br><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/colloque-auguste-comte-et-le-droit-3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Travail en prison : 5 ans apr&egrave;s la r&eacute;forme, o&ugrave; en est-on ?</strong></p>
<p>UMR DRES, Universit&eacute; de Strasbourg, 20 mai 2026</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/uploads/media/Programme_4cdf20.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Domination &amp; Droit&nbsp;&ndash; Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude des doctorant.es du CTAD&nbsp;</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Nanterre, 21 mai 2026</p>
<p><a href="https://ctad.cnrs.fr/2026/05/21/journee-detude-des-doctorant-es-du-ctad-domination-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>The Legitimacy of Legal Decisions Adopted under Radical Uncertainties </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lille, Facult&eacute; des sciences juridiques, politiques et sociales, 21-22&nbsp; mai 2026,</p>
<p><span>[Source :</span><a href="https://doi.org/10.58079/166hn" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em><span>publi&eacute; le 06 mai 2026]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La justice parlementaire</strong></p>
<p>Aix-en-Provence, 21-22 mai 2026</p>
<p><a href="https://dice.univ-amu.fr/fr/actualites/la-justice-parlementaire" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Faire soci&eacute;t&eacute; &agrave; l&rsquo;&egrave;re de l&rsquo;indiff&eacute;rence</strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; Jean Moulin Lyon 3, 28 mai 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62659-faire-societe-a-lere-de-lindifference" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Du pain et du droit </strong></p>
<p>Centre Jean Bodin, Universit&eacute; d&rsquo;Angers, 28-29&nbsp; mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ab" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 28 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;ennemisation du droit : les professionnels du droit en contexte hostile</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Cit&eacute;, 29 mai 2026</p>
<p><a href="https://ennemis.org/portfolio/workshop-lennemisation-du-droit-universite-paris-cite-29-mai-2026/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Pour en savoir plus</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-07T13:41:25+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
	<source>
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		<updated>2026-05-07T13:41:25+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18819" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Mai 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Omid MAJIDI AHI, Le recours aux contre-mesures en droit international &eacute;conomiqueUniversit&eacute; Paris 1 ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Omid MAJIDI AHI, Le recours aux contre-mesures en droit international &eacute;conomique</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 04 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179236&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ambre JARASSIER,</strong> <strong>Les s&eacute;natus-consultes napol&eacute;oniens, entre constituer et l&eacute;gif&eacute;rer</strong></p>
<p>Nantes Universit&eacute;, 05 mai 2026</p>
<p><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/avis-de-soutenance-ambre-jarassier-4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Nina LASBLEIZ, Le contr&ocirc;le des algorithmes publics</strong><br>Universit&eacute; Paris Nanterre, 06 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=127052&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Eva DARNAY, L&rsquo;administration pr&eacute;sidentielle et le droit</strong><br>Universit&eacute; Bourgogne Europe, 07 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=114914&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Rugaia ISSA, La protection des donn&eacute;es personnelles dans les transferts transatlantiques (l&rsquo;Union europ&eacute;enne et les &Eacute;tats Unis) : entre divergence normative et instabilit&eacute; juridique</strong> <br>Universit&eacute; Bourgogne Europe, 12 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=140530&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>L&eacute;na SYLVESTRE, L&rsquo;influence de la pluralit&eacute; linguistique dans l&rsquo;&eacute;laboration et l&rsquo;application de normes juridiques internationales : &eacute;tude de cas historique du r&eacute;gime multilingue de l&rsquo;Organisation des Nations unies<br></strong>CY Cergy Paris Universit&eacute;, 23 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=137740&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Anyssa FATMI, Le droit europ&eacute;en du climat : incidences sur les comp&eacute;tences, la substance normative et la gouvernance de l&rsquo;Union europ&eacute;enne</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 25 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=126638&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Maxime GUEDJ, Le parcours juridique du jeu vid&eacute;o : &eacute;tude de la cha&icirc;ne de valeur d&rsquo;une &oelig;uvre interactive <br></strong>Universit&eacute; de Reims Champagne &ndash; Ardenne, 26 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=159041&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ambre TISSOT, La notion de bien-&ecirc;tre dans les droits culturels</strong><br>Universit&eacute; Paris-Saclay GS Droit, 26 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=127115&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Ariane VILLEGER, Les contrats constitutifs de droits r&eacute;els</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Cit&eacute;, 27 mai 2026</p>
<p><a href="https://ed262.u-paris.fr/events/event/soutenance-de-marie-rain/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Mathilde LOPEZ-DEROUAULT, La distinction entre le droit administratif et le droit constitutionnel : &eacute;tude de discours doctrinaux<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 28 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178161&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Hodi&eacute; GASSAMA, La doctrine et la Sixi&egrave;me R&eacute;publique</strong> <br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 29 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=207482&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Nicolas S&Eacute;&Eacute;BOLD, L&rsquo;&Eacute;tat dans l&rsquo;&Eacute;tat Fran&ccedil;ais (1940-1944). &Eacute;bauche et &eacute;chec d&rsquo;une th&eacute;orie sp&eacute;ciale de l&rsquo;&Eacute;tat</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 29 mai&nbsp; 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/nicolas-seebold-imh-soutiendra-sa-these-letat-dans-letat-francais-1940-1944-ebauche-et-echec-dune-theorie-speciale-de-letat-dirigee-par-madame-aurore-gaillet" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Kokougan MESSIGA, La responsabilit&eacute; internationale des &Eacute;tats en mer</strong><br>Universit&eacute; de Tours, 29 mai 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=103891&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-06T08:57:56+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<id>http://ds.hypotheses.org</id>
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		<updated>2026-05-06T08:57:56+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-06:/287080</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/deconstructing-the-colonial-archive/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Deconstructing the Colonial Archive</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Episode Description



In this episode of Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talk...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<figure><div>

</div></figure>



<h3>Episode Description</h3>



<p>In this <a href="https://open.spotify.com/episode/0sMmeW1NrDGjzV3fsbskEl?si=fZUiJDG3SuWO-zycWAuCCw" rel="noopener noreferrer" target="_blank">episode</a> of <em>Talking about Methods</em>, Professor Linda Mulcahy talks to Professor Eddie Bruce-Jones about deconstructing the colonial archive. Eddie walks us through his process of researching indentureship through various archival methods. He tells us about the differences between doing archival research in online and physical spaces; how to understand omissions, human connections, and depoliticised causes of death; and how to do justice to the persons we encounter on the page.</p>



<h3>Readings recommended by Eddie Bruce-Jones </h3>



<ul>
<li>Shepherd, V. (2002) <em>Maharani&rsquo;s misery: Narratives of a passage from India to the Caribbean</em>. Kingston: University of the West Indies Press.</li>



<li>Hartman, S. (2008) &lsquo;Venus in two acts&rsquo;, <em>Small Axe</em>, 12(2). </li>



<li>Bahadur, G. (2013) <em>Coolie woman: The odyssey of indenture</em>. London: Hurst.</li>
</ul>



<p><strong>By the Speaker:</strong></p>



<p>Bruce-Jones, E. (2020) &lsquo;Review of <em>Wayward lives, beautiful experiments: Intimate histories of social upheaval</em> by Saidiya Hartman&rsquo;, <em>Feminist Review</em>, 125.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/deconstructing-the-colonial-archive/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Deconstructing the Colonial Archive</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-05-06T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<id>https://frontiers.csls.ox.ac.uk</id>
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		<updated>2026-05-06T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="archival research"/>

	<category term="decolonial"/>

	<category term="qualitative research"/>

	<category term="talking about methods"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-29:/286472</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/epistemic-and-ontic-injustice-in-asylum-law-methodological-reflections-on-the-german-adjudication-of-russian-draft-evaders/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Epistemic and Ontic Injustice in Asylum Law: Methodological Reflections on the German Adjudication of Russian Draft Evaders</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In the period from February 2022 to July 2023 alone, an estimated 250,000 men subject to military s...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In the period from February 2022 to July 2023 alone, an <a href="https://de.connection-ev.org/article-3870" rel="noopener noreferrer" target="_blank">estimated 250,000</a> men subject to military service fled Russia. Draft evaders seeking protection from military service abroad rarely receive it. Between early 2022 and April 2025, <strong>6,374 Russian men aged 18 to 45</strong> applied for asylum in Germany. <strong>Only 349</strong> of them were recognised as refugees or received subsidiary protection. My <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/discourse-more-than-the-languages-of-law/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">discourse analysis</a> of recent rulings (2023&ndash;2024) shows that these decisions reproduce <strong>epistemic injustice</strong> and reflect deeper structural inequalities.</p>



<p>Since Miranda Fricker&rsquo;s publication of &ldquo;<a href="https://academic.oup.com/book/32817" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Epistemic Injustice: Power and the Ethics of Knowing</a>&rdquo; (2007), socio-legal scholars have increasingly drawn on the framework she outlined to analyse how legal institutions reproduce and legitimise epistemic harms. Following Fricker&rsquo;s account of epistemic injustice, Katharine <strong>Jenkins (2023) proposes the concept of </strong><a href="https://academic.oup.com/book/45835/chapter-abstract/400737760?redirectedFrom=fulltext" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ontic injustice</a>, which shifts the focus from <em>injustices of knowing</em> to <em>injustices of being</em>&mdash;that is, to the ways social structures constitute people in unjust forms of existence. <a href="https://academic.oup.com/book/45835/chapter-abstract/400737760?redirectedFrom=fulltext" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Ontic injustice</a> thus refers to wrongs built into the very structure of social roles. For example, before 1991 in England and Wales, and until 1997 in Germany, wives were legally denied the right to refuse sex to their husbands due to marital rape exemptions. This denial was a structural injustice tied to the role of &ldquo;wife&rdquo; itself.</p>



<p><strong>Reading law against lived experience</strong></p>



<p>My empirical material consists of ten asylum court decisions from Germany, concerning men with Russian citizenship, who are marginalised on the grounds of class, ethnicity, and origin. I read these rulings against a backdrop of my own research and the biographical interviews that I conducted, as well as the extensive documentation produced by journalists, human rights organisations, and evacuation networks regarding Russia&rsquo;s recruitment practices. These disproportionately target the poor, ethnicised/racialised minorities, and illegalised migrants (<a href="https://blogs.bath.ac.uk/concerningviolence/2024/09/23/inter-imperial-violence-the-politics-of-military-recruitment-in-russias-invasion-of-ukraine/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Bolokan 2024</a>).</p>



<p>The contrast between what is known through this work and what is recognised in legal reasoning brings epistemic injustice to the fore. In Fricker&rsquo;s terms, testimonial injustice arises when courts discount the credibility of those subject to coercive recruitment, framing their experiences as exceptional. In one ruling, for example, the judge acknowledged reports of overrepresentation of Crimean Tatars in the military draft but rejected their evidentiary value because ethnicised and racialised targeting was not explicitly declared in Putin&rsquo;s mobilisation decree. Here, the absence of formal policy is taken to be proof of non-discrimination, thus discounting lived realities. Injustice is also evident in the way courts frame recruitment as &ldquo;arbitrary&rdquo; rather than systemically classed. Coerced recruitment does not typically occur in banks, but rather on construction sites, farms, or in factories. It also does not occur in orthodox churches, but rather near mosques, where undocumented workers are also present&mdash;people who are particularly vulnerable and therefore easier to coerce and recruit. Men are moreover not taken out of expensive cars, but rather identified through surveillance cameras in subway stations and removed at the station exits. In court decisions, both <strong>testimonial</strong> and <strong>hermeneutical injustice</strong> become evident, as differences in the recruitment of social groups&mdash;such as conscripts, undocumented migrants, prisoners, or the unhoused&mdash;are <strong>not recognised as discrimination and targeted marginalisation</strong>, but rather presented as evidence of generality.</p>



<p><strong>Naming ontic injustice</strong></p>



<p>What I encountered in these rulings was not only a failure to hear or understand, but an underlying normativity about what men are expected to do: serve unconditionally in times of war. Refusals to join the military were dismissed on the grounds that they did not stem from a generalised political stance. Instead, courts ruled that such men could be expected to fulfil their civic duty, &ldquo;even in an authoritarian state&rdquo;.</p>



<p>This led me to Jenkins&rsquo; concept of <em>ontic injustice</em>: the wrongs done to individuals by virtue of the unjust constraints and expectations attached to their social kind membership. In this case, being a man means being obligated to kill and die for one&rsquo;s nation. In the rulings I analysed, the human right to conscientious objection (affirmed by the <a href="https://hudoc.echr.coe.int/fre?i=002-440" rel="noopener noreferrer" target="_blank">European Court of Human Rights</a> in 2011) was sidelined in favour of the male obligation to fight. This ontic injustice is invisible within the current legal reasoning because it is <em>constitutive</em> of that reasoning.</p>



<p>Methodologically, recognising ontic injustice requires a shift in approach. It is no longer sufficient to focus solely on what is said or left unsaid in courtrooms, or which sources were cited to justify legal decisions. We have to attend to the social scripts silently affirmed within legal reasoning. What assumptions about masculinity, national duty, and citizenship are embedded in this jurisprudence?</p>



<p>To make ontic injustice towards men visible, I emphasise that refusing to participate in war is, by definition, a political act. Regardless of the individual motivations behind it, such refusal challenges the foundational social contract between men and the state: the expectation to unconditionally kill and to die in times of war for one&rsquo;s nation. Acts of war refusal should thus be recognised as acts of political opposition. While one could certainly argue that legal discourse lacks the appropriate conceptual tools and epistemic horizons to name and interpret structural inequalities (epistemic injustice), the deeper cause of this injustice lies in the political unwillingness of decision-makers to integrate the human right to conscientious objection into asylum policy. Courts do have the legal capacity to classify draft evaders as members of a persecuted political group and to grant them asylum. Yet they mostly choose not to, thereby reinforcing the very injustices that they could challenge.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/epistemic-and-ontic-injustice-in-asylum-law-methodological-reflections-on-the-german-adjudication-of-russian-draft-evaders/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Epistemic and Ontic Injustice in Asylum Law: Methodological Reflections on the German Adjudication of Russian Draft Evaders</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-29T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<updated>2026-04-29T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-21:/285905</id>
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	<title type="html">Hommage à Marc Galanter</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de la revue Droit et Soci&eacute;t&eacute; s&rsquo;associe aux hommages rendus &agrave; Marc Galanter, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de la revue <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> s&rsquo;associe aux hommages rendus &agrave; Marc Galanter, d&eacute;c&eacute;d&eacute; le 14 avril 2026.</p>
<p>Membre historique de la Law and Society Association dont il fut le pr&eacute;sident, ses travaux avaient fait l&rsquo;objet d&rsquo;un dossier th&eacute;matique de la revue sous le titre <a href="https://shs.cairn.info/revue-droit-et-societe1-2013-3?lang=fr" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&laquo; Injustices de la Justice ? &raquo;</a> (<em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em>, 85-3, 2013) et sous l&rsquo;impulsion de Liora Isra&euml;l. Ce dossier rendait alors accessible en fran&ccedil;ais l&rsquo;un de ses textes devenus classiques, &laquo; Why the &ldquo;Haves&rdquo; Come Out Ahead: Speculations on the Limits of Legal Change &raquo; (<em>Law and Society Review</em>, 33-4, 1974).</p>
<p>Le comit&eacute; adresse &agrave; ses coll&egrave;gues et proches toutes ses condol&eacute;ances.</p>
<p><a href="https://www.lawandsociety.org/2026/04/17/lsa-mourns-the-loss-of-former-president-marc-galanter/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lire l&rsquo;hommage de la Law and Society Association, par Richard Abel</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-21T12:17:25+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-04-21T12:17:25+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Das Annual Meeting der Law &amp; Society Association 2026 als Wissenschaftsasyl</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Das Annual Meeting der Law &amp; Society Association 2026, das vom 29. bis 31. Mai in San Francisco ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Das Annual Meeting der Law &amp; Society Association 2026, das vom 29. bis 31. Mai in San Francisco stattfinden soll, wird mit dem Motto &raquo;Sanctuary&laquo; und dazu einem Bild angek&uuml;ndigt: (Na ja, das Bild hat mir ChatGPT ein bi&szlig;chen durcheinander gebracht.) Dazu hei&szlig;t es, nachdem zuvor f&uuml;r die Herkunft des Begriffs an das alte Kirchenasyl &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-20T10:41:32+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<title type="html">Marc Galanter (1931-2026)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Bei der Recherche zu einem Eintrag &uuml;ber das Meeting der Law &amp; Society Association 2026 in San Fr...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Bei der Recherche zu einem Eintrag &uuml;ber das Meeting der Law &amp; Society Association 2026 in San Francisco bin ich eben auf die Nachricht vom Tode Marc Galanters gesto&szlig;en. Richard Abel hat ihn in einem Nachruf angemessen gew&uuml;rdigt. Der Nachruf liest sich als Geschichte der Rechtssoziologie im letzten Drittel des 20. Jahrhundert.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-20T08:30:53+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<title type="html">La propriété, la terre, les communs. Essai d’histoire environnementale de la pensée juridique | Fabien Girard</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Fabien Girard, La propri&eacute;t&eacute;, la terre, les communs. Essai d&rsquo;histoire environnementale de la pens&eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-207x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-207x300.jpg 207w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-345x500.jpg 345w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-768x1113.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD.jpg 1035w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-207x300.jpg 207w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-345x500.jpg 345w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-768x1113.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD.jpg 1035w" sizes="(max-width: 207px) 100vw, 207px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Fabien Girard, <em>La propri&eacute;t&eacute;, la terre, les communs. Essai d&rsquo;histoire environnementale de la pens&eacute;e juridique</em></strong>, Bruxelles&nbsp;; New York&nbsp;: Peter Lang, coll. &laquo;&nbsp;Anthropoc&egrave;ne&nbsp;&raquo;, vol. 3, 2024, 660 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Gaspard Brunet (IRJS &ndash; Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne) et Myriam Pr&eacute;vot (CERSA &ndash; Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas)</strong></p>
<p>Dans un ouvrage aussi dense qu&rsquo;ambitieux n&eacute; au terme de pr&egrave;s de dix ans de recherche, Fabien Girard entreprend la construction d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>g&eacute;o-histoire de la pens&eacute;e juridique</em>&nbsp;&raquo; (p. 24) afin de mieux comprendre les rapports entre l&rsquo;homme et son environnement. Pour parvenir &agrave; cette fin, l&rsquo;auteur propose de retracer l&rsquo;histoire de la pens&eacute;e juridique &laquo;&nbsp;<em>au prisme de la terre</em>&nbsp;&raquo; (p. 31), c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; travers les &laquo;&nbsp;<em>formes de subsistance, de territorialit&eacute; et de connaissance &eacute;cologique</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>&nbsp;&raquo;. Le livre se mue alors en une histoire philosophique, particuli&egrave;rement attentive aux questions de mat&eacute;rialit&eacute; ainsi qu&rsquo;&agrave; ses formes juridiques, un pr&eacute;cieux <em>vade-mecum, </em>indispensable &agrave; tous ceux qui s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; la philosophie du droit de l&rsquo;environnement.</p>
<p>L&rsquo;originalit&eacute; du projet tient pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; ce choix m&eacute;thodologique. &Agrave; la diff&eacute;rence de travaux ant&eacute;rieurs, qui explorent les pr&eacute;suppos&eacute;s philosophiques du droit de l&rsquo;environnement ou confrontent les approches anthropocentriques et &eacute;cocentriques de la nature &agrave; celles du droit, F. Girard propose d&rsquo;identifier les cadres &eacute;pist&eacute;mologiques et ontologiques qui ont fa&ccedil;onn&eacute; la modernit&eacute; occidentale, sans pour autant faire de ce travail un manifeste prescriptif de ce que <em>devrait</em> &ecirc;tre le droit de l&rsquo;environnement. Cette &eacute;tude repose sur l&rsquo;analyse des &laquo;&nbsp;<em>grandes &oelig;uvres&nbsp;&raquo;</em> philosophiques (p.&nbsp;32) pour y traquer les formes embryonnaires de la propri&eacute;t&eacute; et ses d&eacute;clinaisons, en partant de Grotius jusqu&rsquo;&agrave; Ostrom, sans oublier Galil&eacute;e, Locke, Hobbes, Descartes, Quesnay&hellip; L&rsquo;ambition du projet est immense mais l&rsquo;auteur fait montre d&rsquo;une grande virtuosit&eacute; en tissant savamment les filiations intellectuelles entre les diff&eacute;rents penseurs.</p>
<p>La trame de l&rsquo;ouvrage retrace m&eacute;ticuleusement le cours tumultueux de l&rsquo;histoire des id&eacute;es, sans jamais perdre son fil conducteur, &agrave; savoir la propri&eacute;t&eacute; individuelle, qui constituerait la &laquo;&nbsp;<em>matrice ontologique du droit moderne occidental</em>&nbsp;&raquo; (p. 25). Si la th&egrave;se n&rsquo;est pas nouvelle en soi<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>, la richesse de la d&eacute;monstration &eacute;claire non seulement la gen&egrave;se de la modernit&eacute; juridique mais aussi l&rsquo;impuissance actuelle du droit de l&rsquo;environnement. La propri&eacute;t&eacute; devient alors un observatoire privil&eacute;gi&eacute; de la mat&eacute;rialit&eacute; dans la pens&eacute;e juridique. Dans la droite ligne des travaux de l&rsquo;anthropologue E. Le Roy, F. Girard la d&eacute;cline en trois composantes indissociables : le terrain ou la parcelle, soit l&rsquo;espace am&eacute;nag&eacute; pour des activit&eacute;s humaines sp&eacute;cifiques ; le territoire, l&rsquo;&eacute;tendue sur laquelle &eacute;volue un groupe humain et o&ugrave; s&rsquo;exercent une autorit&eacute; et des droits d&rsquo;acc&egrave;s et d&rsquo;exclusion ; et le terroir, d&eacute;fini par les caract&eacute;ristiques particuli&egrave;res g&eacute;ologiques, historiques et culturelles d&rsquo;un espace. Ainsi entendue, la notion de propri&eacute;t&eacute; est consid&eacute;rablement plus riche que ses d&eacute;finitions juridiques &eacute;triqu&eacute;es qui s&rsquo;int&eacute;ressent avant tout aux &laquo;&nbsp;<em>rapports d&rsquo;appropriation</em>&nbsp;&raquo; (p. 28). En retenant une d&eacute;finition &eacute;largie de la propri&eacute;t&eacute;, l&rsquo;auteur esquisse une autre histoire de la pens&eacute;e, une g&eacute;n&eacute;alogie de la qu&ecirc;te d&rsquo;autonomie de l&rsquo;esp&egrave;ce humaine, vis-&agrave;-vis de la nature et &agrave; travers le droit.</p>
<p>Le parcours propos&eacute; par l&rsquo;ouvrage d&eacute;bute au XIe si&egrave;cle avec les pr&eacute;mices du &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;senchantement de la nature</em>&nbsp;&raquo; (p. 73). Progressivement, le monde n&rsquo;est plus pens&eacute; comme un cosmos ordonn&eacute; (<em>phusis</em>) mais comme un ensemble de sujets agissants. La vision grecque de la nature est d&eacute;finitivement &eacute;branl&eacute;e avec sa r&eacute;duction &agrave; de la mati&egrave;re inerte (<em>res extensa</em>) et la disparition du mod&egrave;le g&eacute;ocentrique du monde (p. 80). Ce changement de paradigme s&rsquo;accompagne d&rsquo;une r&eacute;volution comparable avec, sous l&rsquo;influence du nominalisme, l&rsquo;apparition de &laquo; <em>l&rsquo;individualisme possessif<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>[3]</strong></a></em> &raquo;. En s&rsquo;appuyant sur la lecture que Michel Villey fait de Guillaume d&rsquo;Occam<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> en la nuan&ccedil;ant, F. Girard montre comment le droit cesse d&rsquo;&ecirc;tre &laquo;&nbsp;<em>la part qui revient &agrave; soi en vertu du juste partage des choses</em>&nbsp;&raquo; (p. 96) pour devenir une <em>potestas,</em> un pouvoir de la volont&eacute; individuelle sur autrui et le monde ext&eacute;rieur, pr&eacute;parant l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un droit subjectif comme &laquo;&nbsp;<em>pouvoir de l&rsquo;individu</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<em>qualit&eacute; du sujet</em>&nbsp;&raquo;. La propri&eacute;t&eacute; devient alors une &laquo;&nbsp;<em>qualit&eacute; morale attach&eacute;e &agrave; l&rsquo;individu</em> &raquo; (<em>qualitas moralis)</em> chez Hugo Grotius, un droit subjectif absolu qui ne r&eacute;pond plus &agrave; une fonction sociale mais &agrave; une exigence de libert&eacute; et de conservation de soi. Locke prolonge et ach&egrave;ve cette transformation en l&rsquo;ancrant dans la <em>self-ownership</em>, la propri&eacute;t&eacute; de soi (<em>suum),</em> &agrave; partir de laquelle l&rsquo;individu moderne projette son action sur le monde ext&eacute;rieur, par le travail et l&rsquo;appropriation de la terre. La personne se d&eacute;finit d&eacute;sormais <em>&laquo;&nbsp;&agrave; travers son rapport aux choses, en s&rsquo;appropriant puis en transformant la nature</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>&nbsp;&raquo;. L&rsquo;&eacute;mergence du droit de propri&eacute;t&eacute; moderne contribue &agrave; l&rsquo;apparition des droits subjectifs dont la forme se stabilise au XVIe si&egrave;cle.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me chapitre poursuit l&rsquo;analyse de ce lien naissant entre la propri&eacute;t&eacute; et la d&eacute;finition du sujet. F. Girard d&eacute;crit comment la&nbsp;propri&eacute;t&eacute;, au sens de la &laquo;&nbsp;<em>qualit&eacute; morale</em>&nbsp;&raquo; mise en &eacute;vidence par Hugo Grotius, finit par se confondre avec la personne. Par l&rsquo;acte de possession, le <em>suum</em> (ce qui est &agrave; soi) int&egrave;gre la chose poss&eacute;d&eacute;e, si bien que l&rsquo;atteinte &agrave; la propri&eacute;t&eacute; devient une atteinte &agrave; la personne elle-m&ecirc;me. Cette fusion pr&eacute;figure le caract&egrave;re sacr&eacute; de la propri&eacute;t&eacute;, qui devient aussi importante que la vie. Cette conception n&rsquo;est pas sans cons&eacute;quence. &Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; l&rsquo;Europe est en profonde recomposition, la politique des &Eacute;tats souverains se reconfigure autour de l&rsquo;appropriation des terres offertes au &laquo; <em>premier occupant</em>&nbsp;&raquo;, faisant de la nature un patrimoine que l&rsquo;&Eacute;tat vient s&eacute;curiser. F. Girard met en lumi&egrave;re ce renversement&nbsp;: la souverainet&eacute; (<em>imperium</em>) est mise au service de la propri&eacute;t&eacute; (<em>dominium</em>). L&rsquo;association politique par le contrat social est donc une invention des propri&eacute;taires, pour les propri&eacute;taires, afin de jouir paisiblement de leurs biens.&nbsp;&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;un des apports majeurs de l&rsquo;ouvrage r&eacute;side dans l&rsquo;analyse, dans le troisi&egrave;me chapitre, du XVIIIe si&egrave;cle, souvent n&eacute;glig&eacute;. F. Girard d&eacute;crypte la pens&eacute;e trop mal connue des Physiocrates, &agrave; l&rsquo;instar de Fran&ccedil;ois Quesnay ou de Victor de Riquetti Mirabeau qui, obs&eacute;d&eacute;s par la productivit&eacute; agricole, red&eacute;finissent la terre sur les bases d&rsquo;une nouvelle &laquo;&nbsp;<em>physique sociale</em>&nbsp;&raquo; (p. 183). C&rsquo;est l&rsquo;&egrave;re du &laquo; <em>Royaume agraire</em> &raquo; au sein duquel &eacute;mergent deux figures distinctes : le propri&eacute;taire foncier, qui garde un r&ocirc;le politique, et surtout le &laquo;&nbsp;<em>gros laboureur</em>&nbsp;&raquo;, l&rsquo;entrepreneur de culture, qui exploite la terre. Pour que ce dernier puisse maximiser le rendement et atteindre &laquo; <em>l&rsquo;opulence</em> &raquo; (p. 190), la terre doit &ecirc;tre lib&eacute;r&eacute;e autant que possible des contraintes collectives. L&rsquo;auteur documente ici l&rsquo;offensive juridique men&eacute;e contre les droits d&rsquo;usage (vaine p&acirc;ture, droit de parcours, glanage), jug&eacute;s archa&iuml;ques (p. 200). La cl&ocirc;ture des champs n&rsquo;est pas seulement physique, elle est juridique : elle exclut le pauvre et le commun pour instituer la terre comme pur capital productif. D&egrave;s lors, la libert&eacute; de chacun est explicitement index&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;tendue de sa propri&eacute;t&eacute; (p. 218). La propri&eacute;t&eacute;, dont le mod&egrave;le est la &laquo;&nbsp;<em>propri&eacute;t&eacute;-jouissance</em>&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;222), devient la r&eacute;compense de l&rsquo;investissement et du travail. Le droit est pens&eacute; comme un instrument d&rsquo;optimisation de l&rsquo;organisation &eacute;conomique de la soci&eacute;t&eacute;.</p>
<p>Le quatri&egrave;me chapitre du livre convoque le moment r&eacute;volutionnaire et imp&eacute;rial, o&ugrave; le droit de propri&eacute;t&eacute; se cristallise enfin en une propri&eacute;t&eacute; absolue et exclusive. Cette ultime mutation s&rsquo;op&egrave;re par le d&eacute;mant&egrave;lement du r&eacute;gime f&eacute;odal : la &laquo; <em>Grande D&eacute;marcation</em> &raquo;, selon l&rsquo;expression de Rafe Blaufarb, met fin &agrave; la confusion entre propri&eacute;t&eacute; et souverainet&eacute; (p. 257), tandis que la &laquo;&nbsp;<em>Translation de la propri&eacute;t&eacute;</em> &raquo;, d&rsquo;apr&egrave;s la formule d&rsquo;Hippolyte-Adolphe Taine, liquide les tenures et les hi&eacute;rarchies domaniales (p. 269). D&eacute;sormais, la terre, lib&eacute;r&eacute;e des attaches hi&eacute;rarchiques, est plac&eacute;e sous le contr&ocirc;le int&eacute;gral d&rsquo;un &laquo; <em>ma&icirc;tre absolu</em> &raquo;. La sacralisation du droit de propri&eacute;t&eacute; est ent&eacute;rin&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 17 de la D&eacute;claration des droits de l&rsquo;homme et du citoyen, qui en fait un droit &laquo;&nbsp;<em>inviolable et sacr&eacute;</em>&nbsp;&raquo;. La propri&eacute;t&eacute; devient synonyme de libert&eacute;, car, comme le rappelle Siey&egrave;s en ao&ucirc;t 1789, &laquo;&nbsp;<em>on est esclave quand on existe aux d&eacute;pens de la propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;autrui</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a>&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cet absolutisme propri&eacute;taire est consolid&eacute; par le Code civil et par l&rsquo;&Eacute;cole de l&rsquo;Ex&eacute;g&egrave;se, dont l&rsquo;&eacute;tude est conduite dans le chapitre cinq de l&rsquo;ouvrage. Au lendemain de la R&eacute;volution, des juristes, &agrave; l&rsquo;instar de Merlin de Douai, privil&eacute;gient un mod&egrave;le o&ugrave; &laquo; <em>le droit de propri&eacute;t&eacute; est&nbsp;tellement r&eacute;el qu&rsquo;il se confond avec son objet</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;(p. 310). Cette conception se retrouve dans les &eacute;crits de Charles Aubry et Charles Rau, o&ugrave; la propri&eacute;t&eacute; est d&eacute;finie comme &laquo;&nbsp;<em>le droit en vertu duquel une chose se trouve soumise, d&rsquo;une mani&egrave;re absolue et exclusive, &agrave; la volont&eacute; et &agrave; l&rsquo;action d&rsquo;une personne</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn7" name="_ftnref7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a>&nbsp;&raquo;. L&rsquo;article 544 du Code civil ne dit pas autre chose. Le dogme propri&eacute;taire est si bien install&eacute; qu&rsquo;il devient acceptable de d&eacute;truire la chose poss&eacute;d&eacute;e (p.&nbsp;319). Pour d&eacute;sarmer les rivalit&eacute;s de ces propri&eacute;t&eacute;s devenues exclusives, le droit doit pr&eacute;voir des servitudes l&eacute;gales et des m&eacute;canismes de responsabilit&eacute; en cas de nuisance, mais il n&rsquo;est jamais question de remettre en cause l&rsquo;esprit de l&rsquo;article 544. F. Girard montre que le grand d&eacute;cret du 15 octobre 1810 sur les &eacute;tablissements dangereux, insalubres ou incommodes ne s&rsquo;&eacute;carte pas de cette vision&nbsp;: loin de fonder un &laquo; <em>droit de l&rsquo;environnement</em> &raquo;, le texte consacre, au contraire, le &laquo; <em>triomphe de l&rsquo;industrie</em> &raquo; et la &laquo;&nbsp;<em>lib&eacute;ralisation des</em> &ldquo;choses environnantes&rdquo; &raquo; (p. 371), en renvoyant l&rsquo;essentiel des conflits &agrave; la r&eacute;paration p&eacute;cuniaire entre voisins.</p>
<p>Enfin, le sixi&egrave;me chapitre cl&ocirc;t la d&eacute;monstration avec l&rsquo;apparition de la th&eacute;orie des communs. Fort de la richesse conceptuelle du droit de propri&eacute;t&eacute;, F. Girard montre que, pour Garrett Hardin, la trag&eacute;die des communs n&rsquo;a que deux rem&egrave;des&nbsp;: la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e et la propri&eacute;t&eacute; publique (p. 449). Chez Elinor Ostrom, la propri&eacute;t&eacute; n&rsquo;est pas une fatalit&eacute;&nbsp;: l&rsquo;existence de communs auto-organis&eacute;s et auto-gouvern&eacute;s, reposant sur un faisceau de droits, montre bien que des communaut&eacute;s ont toujours &eacute;t&eacute; &laquo;&nbsp;<em>parfaitement capables</em>&nbsp;&raquo; d&rsquo;assurer la gestion de ressources communes sur de longues p&eacute;riodes (p. 465). F. Girard offre des cl&eacute;s pour comprendre comment il a &eacute;t&eacute; possible de penser cette &laquo;&nbsp;<em>propri&eacute;t&eacute; commune</em>&nbsp;&raquo; et selon quelles modalit&eacute;s (p.&nbsp;470), tout en soulignant les difficult&eacute;s que rencontre un tel mod&egrave;le de r&eacute;partition des ressources, dans la mesure o&ugrave; celui-ci repose largement sur le mod&egrave;le rationaliste du propri&eacute;taire en tant qu&rsquo;agent rationnel (p. 443). Pour d&eacute;passer l&rsquo;aporie du mod&egrave;le ostromien et r&eacute;unir en un seul tenant diversit&eacute; biologique et diversit&eacute; culturelle, l&rsquo;auteur explore un ultime mod&egrave;le, celui des droits bioculturels. En alliant terre, ressources et cultures, ces droits interd&eacute;pendants des communaut&eacute;s &agrave; administrer et pr&eacute;server leurs territoires et leurs ressources sont une perspective int&eacute;ressante, m&ecirc;me si ces dispositifs prot&egrave;gent souvent davantage les communaut&eacute;s en tant que vecteurs de conservation qu&rsquo;en tant que sujets pleinement reconnus.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage de Fabien Girard constitue une somme pr&eacute;cieuse pour l&rsquo;histoire de la pens&eacute;e juridique de l&rsquo;environnement. Exempt de vis&eacute;e prescriptive, ce travail invite avant tout &agrave; renouveler le regard port&eacute; sur la propri&eacute;t&eacute; &ndash; matrice actuelle des droits subjectifs &ndash; et &agrave; s&rsquo;ouvrir &agrave; d&rsquo;autres formes d&rsquo;expression juridique des relations entre humains et milieux. Si l&rsquo;&eacute;criture, &eacute;rudite et parfois un peu trop foisonnante, appelle par endroits une relecture attentive, la d&eacute;monstration n&rsquo;en demeure pas moins &eacute;clairante. Par l&rsquo;ampleur de son enqu&ecirc;te et la rigueur de son analyse, le livre offre un point de vue d&rsquo;une rare hauteur, r&eacute;v&eacute;lant &laquo; <em>la</em>&nbsp;<em>r&eacute;alit&eacute; sociale dans toute son &eacute;paisseur</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a>&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> P. Charbonnier, <em>Abondance et libert&eacute;&#8239;: une histoire environnementale des id&eacute;es politiques</em>, Paris : La D&eacute;couverte, 2020, p. 30.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> S. Vanuxem, <em>Des choses de la nature et de leurs droits</em>, Versailles : &Eacute;ditions Quae, 2020.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> C. B. Macpherson, <em>La th&eacute;orie politique de l&rsquo;individualisme possessif : de Hobbes &agrave; Locke</em>, Paris : Gallimard, 2004.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> M. Villey, &laquo; La gen&egrave;se du droit subjectif chez Guillaume d&rsquo;Occam &raquo;, <em>Archives de philosophie du droit</em>, tome 9, 1964, p. 97-127.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> R. Castel et C. Haroche, <em>Propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e, propri&eacute;t&eacute; sociale, propri&eacute;t&eacute; de soi : entretiens sur la construction de l&rsquo;individu moderne</em>, Paris : Hachette litt&eacute;ratures, 2005, p. 25.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref6" name="_ftn6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> Siey&egrave;s, M&eacute;moire sur le rachat des droits f&eacute;odaux, S&eacute;ance du 27 ao&ucirc;t 1789, <em>Archives parlementaires de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise,</em> Tome VIII &ndash; Du 5 mai 1789 au 15 septembre 1789, p. 503, cit&eacute; par Fabien Girard, p. 268.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref7" name="_ftn7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a> C. Aubry et C. Rau, <em>Cours de droit civil fran&ccedil;ais</em>, Tome II, 1<sup>&egrave;re</sup> &eacute;dition, Paris&nbsp;: F. Lagier, 1839, paragr. 190, p.&nbsp;151.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref8" name="_ftn8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a> P. Charbonnier, <em>La fin d&rsquo;un grand partage&#8239;: nature et soci&eacute;t&eacute;, de Durkheim &agrave; Descola</em>, Paris : CNRS &eacute;ditions, 2015, p. 17.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-08T08:41:05+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<updated>2026-04-08T08:41:05+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-07:/284820</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/fakesocial-oder-warum-wir-aprilscherze-brauchen/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">FakeSocial oder warum wir Aprilscherze brauchen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In diesem Jahr habe ich in den Zeitungen vergeblich nach Aprilscherzen gesucht. Am Ende habe ich mir...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In diesem Jahr habe ich in den Zeitungen vergeblich nach Aprilscherzen gesucht. Am Ende habe ich mir selbst einen Aprilscherz abgequ&auml;lt. Denn Aprilscherze sind wichtig. Sie schulen die Kompetenz zum Umgang mit Fake News. Das Zeitalter der Fake News begann mit der Amtseinf&uuml;hrung eines des US-Pr&auml;sidenten im Januar 2017. Anschlie&szlig;end verk&uuml;ndete der Sprecher &nbsp;des Wei&szlig;en &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-07T14:45:51+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-02:/284383</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2865" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Aubrie Jouanno, à propos de sa thèse sur les décisions judiciaires de placement des enfants</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Aubrie Jouanno est docteure en sociologie. Le 17 novembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>Aubrie Jouanno est docteure en sociologie. Le 17 novembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &laquo; Prot&eacute;ger les enfants &ldquo;en danger&rdquo; : une analyse processuelle des d&eacute;cisions judiciaires de placement &raquo;, &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Paris 8.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong><em>Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e au CRESPPA sous la direction de Nicolas Duvoux, porte sur les d&eacute;cisions judiciaires de placement des enfants. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Durant mon master de sociologie, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; m&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la sociologie de l&rsquo;action publique. J&rsquo;avais r&eacute;alis&eacute; une enqu&ecirc;te sur un accueil de jour pour personnes sans-abri et pr&eacute;par&eacute; un projet de th&egrave;se sur le sujet. L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tait de comprendre pourquoi ce type de dispositif s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;velopp&eacute; de mani&egrave;re exponentielle &agrave; Paris et explorer l&rsquo;hypoth&egrave;se selon laquelle il &eacute;tait le signe d&rsquo;un nouveau r&eacute;f&eacute;rentiel d&rsquo;action publique concernant la gestion du sans-abrisme. En recherche de financement, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de candidater pour un contrat CIFRE de la Mairie de Paris orient&eacute; sur un tout autre sujet, &laquo; Les parcours des enfants pris&middot;es en charge par l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance &raquo;, que j&rsquo;ai finalement obtenu. J&rsquo;ai alors chang&eacute; d&rsquo;objet de recherche tout en gardant mon ancrage th&eacute;orique en sociologie de l&rsquo;action publique : je souhaitais analyser la mani&egrave;re dont se mettait en &oelig;uvre les placements d&rsquo;enfants en analysant l&rsquo;ensemble des acteurs qui se succ&eacute;daient dans la cha&icirc;ne de d&eacute;cision.</p>
<p>Le cadre particulier de la CIFRE impliquait un statut de salari&eacute;e au sein d&rsquo;un Observatoire d&eacute;partemental de la protection de l&rsquo;enfance : je devais r&eacute;aliser ma th&egrave;se mais &eacute;galement tout un ensemble de missions pour la sous-direction de la pr&eacute;vention et de la protection de l&rsquo;enfance (tableau de pilotage de l&rsquo;activit&eacute;, enqu&ecirc;te, pr&eacute;paration de groupes de travail, etc.). J&rsquo;ai d&eacute;couvert un univers qui m&rsquo;&eacute;tait jusqu&rsquo;ici totalement inconnu, celui de la protection de l&rsquo;enfance. Ce contrat a n&eacute;anmoins facilit&eacute; l&rsquo;ouverture du terrain et m&rsquo;a permis de diversifier le type de mat&eacute;riaux mobilis&eacute;s. J&rsquo;ai ainsi pu constituer deux bases de donn&eacute;es &agrave; partir des renseignements informatiques sur le suivi des familles : l&rsquo;une concernant les signalements d&rsquo;enfants &laquo; en danger &raquo; sur plusieurs ann&eacute;es (n = 21 450), l&rsquo;autre les mesures mises en place pour une cohorte d&rsquo;enfants (n = 3 807). La premi&egrave;re permettait de distinguer diff&eacute;rents types de signalements, &agrave; partir d&rsquo;analyses multivari&eacute;es, tandis que la seconde a donn&eacute; lieu &agrave; une analyse de s&eacute;quences des parcours des enfants plac&eacute;&middot;es.</p>
<p>J&rsquo;ai &eacute;galement pu consulter de nombreux dossiers de signalement et d&rsquo;enfants plac&eacute;s pour comprendre les r&eacute;cits &eacute;labor&eacute;s sur ces familles et leur prise en charge. Enfin, j&rsquo;ai men&eacute; un travail ethnographique au sein de trois services centraux en protection de l&rsquo;enfance : une cellule d&eacute;partementale charg&eacute;e de recueillir et traiter les signalements d&rsquo;enfants &laquo; en danger &raquo;, le tribunal pour enfants o&ugrave; se prennent les d&eacute;cisions judiciaires de placement et dans deux services de l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance qui mettent en &oelig;uvre les d&eacute;cisions de placement et r&eacute;digent des rapports &agrave; l&rsquo;attention des juges. Les observations r&eacute;alis&eacute;es aupr&egrave;s de ces professionnels durant 16 mois ont &eacute;t&eacute; compl&eacute;t&eacute;es par 22 entretiens aupr&egrave;s des juges des enfants, des cadres socio-&eacute;ducatifs et des travailleuses sociales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong><em>Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse et sur quels r&eacute;sultats souhaiteriez-vous revenir ?</em></strong></li>
</ol>
<p>La th&egrave;se montre, dans un premier temps, que l&rsquo;intervention de l&rsquo;&Eacute;tat dans les familles ne repose pas sur une police des familles aux contours clairement d&eacute;finis, mais sur la construction d&rsquo;un &eacute;cosyst&egrave;me d&rsquo;institutions. Le traitement des situations d&rsquo;enfants en &laquo; danger &raquo; implique la mise en place d&rsquo;un important travail d&rsquo;interm&eacute;diation du droit.&nbsp; La th&egrave;se donne &agrave; voir toute une division du travail d&rsquo;interpr&eacute;tation du droit : les agents au contact des familles rep&egrave;rent les situations, d&rsquo;autres les &eacute;valuent et construisent des dossiers en conformit&eacute; avec les attentes judiciaires et les professionnelles de la justice produisent des d&eacute;cisions. Personne n&rsquo;a le monopole de d&eacute;finition du danger : le traitement des situations familiales conduit &agrave; devoir (re)d&eacute;finir les champs de comp&eacute;tence et d&rsquo;intervention des un&middot;es et des autres. En m&ecirc;me temps, cette articulation entre diff&eacute;rents acteurs rend possible la judiciarisation des situations familiales jug&eacute;es d&eacute;viantes. Elle permet de les constituer en cat&eacute;gories et en dossiers, &agrave; destination des juges.</p>
<p>La th&egrave;se d&eacute;construit l&rsquo;id&eacute;e de juges isol&eacute;es qui exerceraient un pouvoir discr&eacute;tionnaire bas&eacute; sur leur seule interpr&eacute;tation du droit. Elle montre l&rsquo;importance des espaces institutionnels ordinaires de prise en charge des familles (l&rsquo;&eacute;cole, l&rsquo;h&ocirc;pital, les services sociaux) dans l&rsquo;identification de situations pouvant relever de la justice. Le rapport ordinaire au droit est &eacute;troitement li&eacute; aux pratiques sociales de qualification de ces situations, et aux possibilit&eacute;s de recours &agrave; des dispositifs d&rsquo;interpellation des pouvoirs publics. Les juges qui arrivent en bout de cha&icirc;ne sont en fait largement d&eacute;pendantes des qualifications ant&eacute;rieures qui permettent d&rsquo;&eacute;valuer ce danger. Le d&eacute;roul&eacute; des audiences n&rsquo;a finalement qu&rsquo;un poids relatif dans la d&eacute;cision finale.</p>
<p>La th&egrave;se met &eacute;galement en &eacute;videncela sp&eacute;cificit&eacute; des formes d&rsquo;interventions &laquo; socio-judiciaires &raquo;, qui appellent une hybridation du travail social et de la justice. La judiciarisation de l&rsquo;assistance &eacute;ducative repose sur un recours toujours plus grand des services de protection de l&rsquo;enfance &agrave; la justice, mais aussi sur des formes d&rsquo;&laquo; assouplissement des cat&eacute;gories du droit &raquo; pour reprendre une expression de L&eacute;a Lima. Dans leur pratique du droit, les juges int&egrave;grent les logiques et les pratiques du travail social. De leur c&ocirc;t&eacute;, les travailleuses sociales apprennent &agrave; manier ces cat&eacute;gories juridiques et &agrave; mettre en &oelig;uvre des d&eacute;cisions judiciaires. Le recours &agrave; la figure du juge permet de l&eacute;gitimer l&rsquo;intervention sociale, notamment la plus coercitive, en lui conf&eacute;rant une autorit&eacute; l&eacute;gale-rationnelle. Aussi, le recours &agrave; des dispositifs judiciaires permet aux services de protection de l&rsquo;enfance de b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; la fois d&rsquo;instruments concrets de coercition (comme le recours &agrave; la police) et de dispositifs symboliques (aller au tribunal, s&rsquo;appuyer sur une d&eacute;cision de justice, faire appel &agrave; la figure du juge,). Pour autant, le recours &agrave; des instruments de contrainte permettant d&rsquo;imposer le placement aux familles est finalement limit&eacute;. La d&eacute;cision judiciaire agit surtout comme une forme de menace permettant de contraindre l&rsquo;adh&eacute;sion des familles aux interventions ordonn&eacute;es&nbsp; et leur coop&eacute;ration avec les professionnel&middot;les du travail social.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><em><strong>Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail ? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture ?</strong></em></li>
</ol>
<p>Je suis entr&eacute;e dans la sociologie du droit &agrave; travers la lecture de travaux qui s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; la mani&egrave;re dont la justice traite de l&rsquo;intime. En particulier, Le genre du capital de C&eacute;line Bessi&egrave;re et Sibylle Gollac et l&rsquo;enqu&ecirc;te de Solenne Jouanneau sur les ordonnances de protection des femmes victimes de violences conjugales (Les femmes et les enfants d&rsquo;abord). J&rsquo;ai &eacute;galement &eacute;t&eacute; tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute;e par tous les travaux sur les formes d&rsquo;expertises permettant de faire &laquo; parler le droit &raquo;. Notamment, les ouvrages classiques de Corinne Delmas et J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse sur les diff&eacute;rentes formes d&rsquo;expertise, ainsi que des travaux plus sp&eacute;cifiques comme ceux de Romain Juston Morival sur les m&eacute;decins l&eacute;gistes ou de Caroline Protais sur les psychiatres. L&rsquo;ouvrage de L&eacute;a Lima sur &laquo; l&rsquo;expertise sur autrui &raquo; m&rsquo;a permis de faire le pont entre les analyses autour d&rsquo;expertises &laquo; judiciaires &raquo; et des formes d&rsquo;expertises &laquo; sur autrui &raquo; propres au travail social.</p>
<p>Plus largement, ma th&egrave;se s&rsquo;appuie sur certains grands concepts de la sociologie du droit : celui de &laquo; socialisation juridique &raquo; d&eacute;velopp&eacute; par Aude Lejeune ou la question des &laquo; interm&eacute;diaires du droit &raquo; et des &laquo; conscience ordinaire du droit &raquo; (legal consciousness) mises en avant en France par J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse.</p>
<p>Enfin, j&rsquo;ai construit mon approche du sujet autour de deux grandes &laquo; conceptions &raquo; du droit. Elle repose sur une &laquo; perspective narrativiste &raquo; du droit et de la justice, qui s&rsquo;inspire du travail de Jean-Marc Weller, et de l&rsquo;approche processuelle d&eacute;velopp&eacute;e par Aaron Cicourel dans La justice des mineurs au quotidien de ses services.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong><em>Quelles ficelles du m&eacute;tier apprises durant votre th&egrave;se souhaiteriez-vous partager ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Le fait d&rsquo;observer et d&rsquo;analyser les pratiques d&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;autres professionnel&middot;les lors de ma th&egrave;se a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s utile pour envisager mes propres pratiques d&rsquo;&eacute;criture. Dans ma th&egrave;se, je d&eacute;fends l&rsquo;id&eacute;e que les r&eacute;cits sur les familles se construisent &agrave; plusieurs niveaux : lors de &laquo; petites discussions &raquo; informelles (&agrave; la pause ou dans le bureau) et lors de grandes discussions plus formelles (comme les r&eacute;unions ou les audiences). Ces analyses font &eacute;cho au travail de Delphine Serre qui montre comment la r&eacute;daction des signalements d&rsquo;enfants en danger s&rsquo;appuie sur des pratiques d&rsquo;&eacute;criture &laquo; pour soi &raquo; (des notes personnelles qui n&rsquo;ont pas vocation &agrave; &ecirc;tre directement rendues public). Dans mon cas, j&rsquo;ai consid&eacute;r&eacute; la r&eacute;daction de la th&egrave;se comme un processus de transformation continu de &laquo; petites discussions &raquo; (au laboratoire, avec mon directeur de th&egrave;se ou m&ecirc;me dans des covoiturages par exemple !) en &laquo; petits &eacute;crits pour moi &raquo; (sur des carnets, des post-it, des notes dans mon t&eacute;l&eacute;phone&hellip;) qui fournissent la base de la formalisation de ma pens&eacute;e &agrave; l&rsquo;occasion de pr&eacute;sentations orales et des diff&eacute;rentes parties de la th&egrave;se. J&rsquo;ai r&eacute;dig&eacute; ma th&egrave;se comme on fait un puzzle, en construisant des morceaux de r&eacute;flexion autour de certains axes th&eacute;oriques ou d&rsquo;analyses de mon terrain que j&rsquo;ai ensuite fait tenir ensemble. J&rsquo;ai &eacute;galement essay&eacute; de faire relire ces r&eacute;flexions &agrave; un maximum de personnes, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elles n&rsquo;&eacute;taient pas r&eacute;ellement abouties dans un &laquo; vrai chapitre &raquo;. Ce sont toutes ces petites &eacute;tapes qui construisent, finalement, &laquo; la th&egrave;se &raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span>Bibliographie</span></strong></p>
<p>CICOUREL Aaron, <em>La justice des mineurs au quotidien de ses services</em>, Gen&egrave;ve, IES/HET, 2020.</p>
<p>DELMAS Corinne, <em>Sociologie politique de l&rsquo;expertise</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 2011.</p>
<p>GOLLAC Sibylle et BESSIERE C&eacute;line, <em>Le genre du capital. Comment la famille reproduit les in&eacute;galit&eacute;s</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 2020.</p>
<p>JOUANNEAU Solenne, <em>Les femmes et les enfants d&rsquo;abord&#8239;? Enqu&ecirc;te sur l&rsquo;ordonnance de protection,</em> Paris, CNRS &eacute;ditions, 2024.</p>
<p>JUSTON MORIVAL Romain, <em>M&eacute;decins l&eacute;gistes. Une enqu&ecirc;te sociologique. Une enqu&ecirc;te sociologique</em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2021.</p>
<p>LEJEUNE Aude, &laquo; Acc&egrave;s au droit en France&#8239;: la socialisation juridique comme condition de l&rsquo;acc&egrave;s aux droits &raquo;, <em>Les Politiques Sociales</em>, vol. 34, no 2, 2014, p. 48&#8209;57.</p>
<p>LIMA L&eacute;a, <em>L&rsquo;expertise sur autrui. L&rsquo;individualisation des politiques sociales entre droit et jugements</em>, Bruxelles, Peter Lang, 2013.</p>
<p>PELISSE J&eacute;r&ocirc;me, &laquo; A-t-on conscience du droit&#8239;? Autour des Legal Consciousness Studies &raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, vol. 59, no 2, 2005, p. 114&#8209;130.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-02T08:00:51+00:00</updated>
	<author><name>plsanchez</name></author>
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		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
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		<updated>2026-04-02T08:00:51+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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	<title type="html">Das finale Projekt des Feminismus: Die Entmännlichung der Vornamen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Eine neue Projektgruppe will die letzte Bastion des Patriarchats ausr&auml;umen, die Ableitung weiblicher...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Eine neue Projektgruppe will die letzte Bastion des Patriarchats ausr&auml;umen, die Ableitung weiblicher Vornamen aus M&auml;nnernamen. Ich habe mich der Gruppe angeschlossen, denn meine Frau leidet darunter, dass sie Sabine hei&szlig;t. Sabinus war ein r&ouml;mischer M&auml;nnername. Irgendwann wurde er den M&auml;dchen als Sabine aufgepfropft. &Auml;hnlich geht es den meisten Frauen, ganz gleich, ob sie nun &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-01T07:11:45+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-04-01T07:11:45+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18520" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Avril 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Yarai TOLEDO BARRIOS, Le principe de pr&eacute;caution environnementale : fondements et projection dans l&amp;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Yarai TOLEDO BARRIOS, Le principe de pr&eacute;caution environnementale : fondements et projection dans l&rsquo;ordre juridique cubain</strong><br>Universit&eacute; Paris Nanterre, 02 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151897&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Julien LANCELIN, La transparence des algorithmes</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 03 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178158&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jana TODOROVIC, La responsabilit&eacute; des entreprises d&rsquo;investissement en mati&egrave;re de droits de l&rsquo;Homme : limites de la finance responsable</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 07 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191887&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Adrien DOUSSON, Le processus d&rsquo;inex&eacute;cution</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Montpellier, 08 avril 2026</p>
<p><a href="https://ed461.edu.umontpellier.fr/soutenance-de-these/soutenances-a-venir/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Baptiste ROBAGLIA, Un humaniste au Palais : &Eacute;tienne Pasquier (1529-1615), penseur d&rsquo;un droit national</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 10 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191844&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Charles BRETON-DEMEULE, Le territoire comme bien commun : vers une approche int&eacute;gr&eacute;e de la protection juridique du patrimoine culturel qu&eacute;b&eacute;cois</strong><br>Universit&eacute; Paris-Saclay GS Droit, 24 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=122053&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Serena SOLMI, </strong>La rationalit&eacute; argumentative en droit. &Agrave; partir de la th&eacute;orie de Cha&iuml;m Perelman<br>Universit&eacute; de Tours, 27 avril 2026 (Philosophie)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=139166&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><br><br></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-31T14:48:33+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-03-31T14:48:33+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18489" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à communications et à contributions – Avril 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Les minerais strat&eacute;giques en Afrique : regards crois&eacute;s&nbsp;&raquo; &ndash; Ouvrage collectif
Date limite de soumi...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;Les minerais strat&eacute;giques en Afrique : regards crois&eacute;s&nbsp;&raquo; &ndash; Ouvrage collectif</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 05 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15sms" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 03 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&Eacute;tat et v&eacute;rit&eacute;</strong></p>
<p>Institut du droit de l&rsquo;espace(s), des territoires, de la culture(s) et de la communication(s)</p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, &Eacute;cole de droit, 11 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 07 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61727-etat-et-verite" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&Eacute;diteurs pour les deux num&eacute;ros annuels de la revue&nbsp; <em>Criminologie</em>&nbsp; (2028) </strong></p>
<p>Date limite de candidature : 13 avril &nbsp;2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15qut" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Dirigeants et dirig&eacute;s</strong></p>
<p>Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons</p>
<p>Versailles, 15-16 mai 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15pbi" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fronti&egrave;res du Droit, fronti&egrave;res des droits &ndash; Colloque jeunes chercheurs</strong></p>
<p>Th&eacute;mis-UM de l&rsquo;Universit&eacute; du Mans</p>
<p>Le Mans Universit&eacute;, 22 octobre 2022</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/uploads/media/Appel_a___contributions_02.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>The History of Rights, Equality and Difference(s) from a Gender Perspective &ndash; International Graduate Conference in Gender History</strong></p>
<p>Universit&agrave; di Napoli Federico II, Naples, 16-18 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 15 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15xpu" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 24 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prix Jean Carbonnier et Vend&ocirc;me 2026 &ndash; Institut Robert Badinter</strong></p>
<p>Date limite de candidature&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p>Pour en savoir plus</p>
<p><a href="https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-jean-carbonnier-2026/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-jean-carbonnier-2026/</a></p>
<p><a href="https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-vendome-2026/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-vendome-2026/</a></p>
<p>[Source<strong>&nbsp;: </strong>La Lettre de l&rsquo;Institut Robert Badinter]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;extr&ecirc;me-droite face &agrave; l&rsquo;&eacute;cologisme, sur le terrain&nbsp;&raquo; &ndash; Revue <em>Bifurcation</em>&ndash;<em>s</em> (n&deg; 6)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 15 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15uf3" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 10 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; Migrations et d&eacute;mocraties : vote et repr&eacute;sentation des immigr&eacute;-es et de leurs descendant-es&nbsp;&raquo;</strong> &ndash; <strong>Revue&nbsp; <em>Mondes et Migrations</em> (avril-juin 2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 16 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15vml" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le r&ocirc;le du droit dans la fabrique du compromis</strong></p>
<p>XVIII&egrave;me journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;UMR DICE (UMR 7318)</p>
<p>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 15-16 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 26 avril 2026</p>
<p><a href="https://dice.univ-amu.fr/fr/actualites/appel-communications-xviiie-journee-de-lumr-dice-le-role-du-droit-dans-la-fabrique-du" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Imaginaires sociodiscursifs dans les discours populistes &ndash; R&eacute;cits, repr&eacute;sentations et r&eacute;ceptions</strong></p>
<p>Universit&eacute; Grenoble Alpes, ILCEA4, 11-12 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 26 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15nh6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 09 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&Eacute;thique, humanisme, num&eacute;rique &ndash; 2<sup>&egrave;me</sup> Biennale de l&rsquo;&eacute;thique interdisciplinaire </strong></p>
<p>Tours, 24-25 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 17 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15hzp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 14 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;D&eacute;coloniser le droit&nbsp;&raquo; &ndash; Projet d&rsquo;ouvrage collectif</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15iep" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; Decolonial Legal Methods in Europe &raquo; &ndash; International Conference and Edited Volume</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15x3j" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;invention de la citoyennet&eacute; sous la R&eacute;volution : entre inclusion et exclusion</strong></p>
<p>Universit&eacute; &nbsp;Grenoble-Alpes, 04-05 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61531-linvention-de-la-citoyennete-sous-la-revolution-entre-inclusion-et-exclusion" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Science du droit et droits fondamentaux</strong></p>
<p>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 14-15 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61560-science-du-droit-et-droits-fondamentaux" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le temps du droit &ndash; Quatri&egrave;mes Rencontres de la SFPJ<br></strong>Universit&eacute; de Caen Normandie,&nbsp; 10-11 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61669-les-temps-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; Le Parlement et la guerre &raquo; &ndash; <em>Revue d&rsquo;&eacute;tude et de culture parlementaires</em> (n&deg; 3)</strong></p>
<p>&nbsp;Date limite de soumission&nbsp;: &nbsp;06 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yel" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 27 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Violence(s) et droit p&eacute;nal</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Strasbourg, octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: &nbsp;15 mai 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60877-violence-s-et-droit-penal" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Grossesse pour autrui et parent&eacute; de substitution, regards pluridisciplinaires&nbsp;&raquo; &ndash; Dossier th&eacute;matique, revue <em>M&eacute;l&eacute;t&eacute; &ndash; Cahiers d&rsquo;histoire et d&rsquo;anthropologie du droit </em>(n&deg; 3)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15vt5" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; La&iuml;cit&eacute; scolaire : repr&eacute;sentations, pratiques et contextualisations &raquo; &ndash; Num&eacute;ro th&eacute;matique d&rsquo;<em>Expressions-RIICLAS</em> (2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 1er juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yej" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 27 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Revue&nbsp; <em>Droit, Soci&eacute;t&eacute; et Pouvoir</em>&nbsp; &ndash; Varia (vol. 15, n&deg; 2, septembre 2026)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1363334" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-31T14:45:35+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-03-31T14:45:35+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-31:/284221</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18468" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Avril 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La normativit&eacute; au f&eacute;minin : entre rigueur et latitude du droit
Association fran&ccedil;aise des jeunes his...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>La normativit&eacute; au f&eacute;minin : entre rigueur et latitude du droit</strong></p>
<p>Association fran&ccedil;aise des jeunes historiens du droit</p>
<p>Paris, Centre Panth&eacute;on, 31 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61420-la-normativite-au-feminin-entre-rigueur-et-latitude-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les 40 ans de la loi littoral &agrave; l&rsquo;aune des territoires insulaires m&eacute;diterran&eacute;ens</strong></p>
<p>EMRJ, Universit&eacute; de Corse</p>
<p>Corte, 02-03 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61421-les-40-ans-de-la-loi-littoral-a-laune-des-territoires-insulaires-mediterraneens" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Justice et crimes de masse </strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit et de science politique d&rsquo;Aix-Marseille, 03 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15y2x" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Communication et p&eacute;dagogie judiciaire &ndash; Repenser la relation entre justice et soci&eacute;t&eacute;</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 03 avril 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/evenements/communication-pedagogie-judiciaire-repenser-relation-entre-justice-societe" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;inaction et droit public</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 09 avril 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/evenements/linaction-en-droit-public" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Deuxi&egrave;mes journ&eacute;es des droits de l&rsquo;Homme de Paris </strong></p>
<p>CRDH ; CEDIN&nbsp;; IMH et IHEI</p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 09-10 avril 2026</p>
<p><a href="https://www.crdh.fr/2026/02/colloque-deuxiemes-journees-des-droits-de-lhomme-de-paris/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>La recherche de la v&eacute;rit&eacute; en temps de crise &ndash; Conf&eacute;rence @CRIDS</strong></p>
<p>Namur (Belgique), Facult&eacute; de droit UNAMUR, 09 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15vmh" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Table ronde autour de l&rsquo;ouvrage de Jean-Fran&ccedil;ois Kerv&eacute;gan, <em>Puissance des droits</em> </strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, Institut Michel Villey, 10 avril 2026</p>
<p><a href="https://isjps.pantheonsorbonne.fr/evenements/table-ronde-autour-de-louvrage-de-jean-francois-kervegan-puissance-droits" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
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	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Socio-Legal Trajectories Across Europe: Comparative Perspectives | Christian Boulanger, Naomi Creutzfeldt and Jennifer Hendry (Eds.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Christian Boulanger, Naomi Creutzfeldt and Jennifer Hendry (Eds.), Socio-Legal Trajectories Across ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER.jpg 852w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER.jpg 852w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Christian Boulanger, Naomi Creutzfeldt and Jennifer Hendry (Eds.), <em>Socio-Legal Trajectories Across Europe: Comparative Perspectives</em></strong>, Oxford: Hart Publishing; Bloomsbury Publishing, 2025, coll. &ldquo;O&ntilde;ati International Series on Law and Society&rdquo;, 216 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par </strong><strong>Stewart Field (Cardiff School of Law and Politics)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&lsquo;Sociolegal&rsquo; is a term and a category associated&nbsp; with anglophone contexts. In much of Continental Europe, sociology of law is the more familiar and traditional classification. One narrow reading associates the &lsquo;sociolegal&rsquo; with empirical studies (usually conducted with a policy objective). A more common, broader reading sees it as encompassing any interdisciplinary approaches to law that have a social dimension. On the former narrow reading, sociology of law is sometimes distinguished in anglophone circles as a more theoretical approach to examining law and legal institutions. But on the latter, more expansive reading, sociology of law is seen as part of the broad umbrella of sociolegal studies. But there are no agreed definitions even within the anglophone world, let alone beyond. This book looks to examine the &lsquo;sociolegal&rsquo; as it is conceived and as it is developing across a range of different European legal cultures.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong>The editors invited contributors to connect two distinct &lsquo;socio-legal trajectories&rsquo;. The first was the scholars&rsquo; own individual &lsquo;micro-trajectory&rsquo;, how their careers developed in a sociolegal direction, the research questions they were posing and the methods and theories they were applying. The second was the macro-trajectory of sociolegal studies as it had developed in the contexts (legal and academic) of their own jurisdiction or region. The focus is on Northern and Eastern Europe with chapters covering Poland, Hungary, the Western Balkans, Scandinavia, France and the United Kingdom. But there are also accounts from the Spanish-speaking world and from Israel (seen as still heavily influenced by European legal cultures). The editors see the juxtaposition of societal histories of sociolegal studies and individual scholarly self-reflection and biographical narrative as the original contribution of the book. But they recognise that it posed a significant challenge for the contributors. In a frank moment in the Preface, the editors describe the &lsquo;brief&rsquo; that they have given their contributors as a &lsquo;dastardly&rsquo; combination of &lsquo;auto-ethnographic self-reflection, sociolegal history and academic legal cultural positionality.&rsquo; The editors therefore decided to allow the contributors great freedom to establish their own focus and methodologies.&nbsp;&nbsp;</p>
<p>The outcome is what the editors describe as a &lsquo;rich variety of approaches&rsquo;: contributors interpreted their remit in very different kinds of ways. Some evidently felt more comfortable with telling the &lsquo;macro&rsquo; story (of the jurisdiction or region within which they study and work) with only limited asides and addenda on their own &lsquo;micro&rsquo; story (Bucholc on Poland, Fekete on Hungary, Fori&#263; on the Western Balkans, Wheeler on the UK). Others made the story of themselves as &lsquo;individual scholars&rsquo; the focus of their chapters with only limited discussion of broader local legal cultures (Hammersley on Scandinavia, Madar on Israel). The rest give significant space to both (Kocher on Germany, Pou Gim&eacute;nez on Spain). The call for &lsquo;self-reflection&rsquo; mainly yielded career autobiographies: the story of where contributors studied, how their academic networks developed, who helped and influenced them, where they got their academic posts, the presence or absence of sociolegal perspectives around them in this personal journey. One or two reflect on the more personal &lsquo;why&rsquo; questions within the remit (why these research questions, methodologies and theories). But most of the self-reflection is about &lsquo;how I got here.&rsquo; This is perhaps understandable: it provided a personal illustration of the broader local history of sociolegal studies that comprised the &lsquo;macro&rsquo; element of the brief.&nbsp;</p>
<p>What is revealed by these varied interpretations of a complex remit? First, that in terms of the macro-stories of the development of &lsquo;sociolegal&rsquo; studies across Europe, the United Kingdom (UK) is a clear outlier. There, sociolegal approaches have developed to the point whereby they have occupied and perhaps become the mainstream of legal academia. Elsewhere, sociolegal strands to legal study and research are developing but remain very much a minority practice in the face of the continuing dominance of the doctrinal tradition. In some jurisdictions (Western Balkans, Poland, Hungary), the recent emergence of the sociolegal builds on a long established, albeit minority, practice within Law Schools to complement the doctrinal with courses on legal theory. Here the sociology of law has been long established feature of the curriculum, in some places alongside philosophy of law (Poland), in others, legal anthropology and ethnography (Hungary). But this minority tradition does not seem to have existed everywhere on the Continent: in Spain, France and Germany there has been little or no traditional place in Law Faculties for either sociology of law or sociolegal studies.</p>
<p>Most chapters trace the recent emergence of sociolegal studies in Continental Europe. They identify both transnational trends that have had a general influence and political events that have operated as triggering points in particular places. In Germany, Kocher identifies the student movement and the unions as driving the emergence of sociolegal approaches in the 1960s (at least in the context of labour law). In Israel, the rise of the sociolegal in the late 80s is associated with the development of Israeli critical theory questioning central Israeli myths. For the countries of the former Soviet bloc, one might have expected its collapse to have been transformative. But in Poland, the transition to a market economy post 1989 further entrenched the doctrinal tradition as an approach to law thought suitable to training for burgeoning private law practices. Rather, there it was the rise of the nationalist right after 2015 that prompted a recognition both of the central social significance of law (particularly constitutional law and human rights) and that purely doctrinal readings could not be sufficient as a means of its interpretation. Curiously, and perhaps disappointingly, the chapter on Hungary alludes in passing to similar developments there but does not discuss their impact at all. Its author rather coyly suggests that this is explained by his socialisation into a scholarly tradition that is not &lsquo;explicit on&hellip; political preferences&rsquo;. Many sociolegal scholars would find that a difficult position to defend.</p>
<p>What the collapse of the Soviet Bloc does seem to have permitted is the participation of countries of the former bloc in some key recent transnational trends that have shaped legal scholarship on the Continent more generally. Internationalisation of academic networks and more generally greater interaction between Central and Western European scholars and the anglophone academic world has widened the range and influence of readily accessible sociolegal scholarship. For Northern Europe, this has largely meant contact with Law and Society scholarship from United States as well as sociolegal studies from the UK. But there has also been increasing contact between sociolegal scholars in the Spanish speaking world. Shifts in the demands of building an academic career also emerge as factors across several chapters. The increasing stress on grant capture from national and international bodies such as the European Research Council as a performance indicator gives added value to the empirical work that has long been a strand of the sociolegal.&nbsp;</p>
<p>Given that sociolegal approaches generally remain minority practice, it is not surprising that many scholars evoke the significance of certain atypical institutions that have encouraged interdisciplinarity. The Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) in France, and the Oxford Centre for Socio-Legal Studies are the most obvious examples cited:&nbsp; places where small groups of like-minded scholars have been able to come together to work against the grain of the dominant trends. But for other contributors, the Department of Sociology of Law at University of Lund or the Latin American Seminar on Constitutional Law and Theory have played a similar role. Elsewhere particular journals or associations have provided a place for a small knowable community of scholars to nurture and support alternatives to the doctrinal.</p>
<p>This brings us to the micro-trajectories of individual scholars<strong>. </strong>For the most part, the analysis consisted of professional autobiographies detailing not just studies, appointments and projects but also institutional and academic influences. Most contributors emphasize the atypicality of their professional journey when compared with mainstream lawyers or even sociologists. This provides some rich illustrations of the marginality of the sociolegal portrayed by the general histories. All these chapters focus, with lesser or greater detail, on stories of the formation of professional identities. But two chapters step further into a space where the relations between professional and personal identities and the &lsquo;sociolegal&rsquo; are more explicitly considered (responding to the editors&rsquo; call for &lsquo;autoethnographic self-reflection&rsquo;). Both accounts manifest significant degrees of personal reticence in adopting the sociolegal as a categorisation of their work. Kocher&rsquo;s feminism and involvement with trade union institutions leads her initially to assume the more radical identity of critical legal studies and to eschew self-definition in terms of labels like &lsquo;sociolegal&rsquo; or sociology of law. Only with 20 years&rsquo; experience and positions of institutional leadership does she begin to see the advantages of defining herself as working within an expansive definition of the sociolegal as &lsquo;interdisciplinary legal studies&rsquo; which embraces theoretical critique and a range of disciplines. But it is Madar that goes furthest in examining the intersection between personal and professional identities with a story of her own uncertainties around assuming the identity of the sociolegal. She was brought up in an Israeli working-class family where law was perceived more as threat than remedy and therefore not to be trusted. This background, along with her strongly felt position of support for Palestinians deprived of land, freedom of movement and lives by the law in Israel, led her to a personal rejection of law&rsquo;s authority as a &lsquo;solution&rsquo;. She was only able to reconcile herself to a &lsquo;sociolegal&rsquo; identity by seeing it as a practice that &lsquo;sullies&rsquo; the law with historical contexts and political interpretations of the judicial process and refuses law&rsquo;s authority and claims to objectivity. Of course, this is a particular interpretation of the sociolegal that sits uneasily with the association sometimes seen of sociolegal research as primarily empirical work aimed at policy adjustments perfecting the operation of state law. The complex and contested connotations of the term are clearly revealed here.</p>
<p>The sub-title of the book is &lsquo;comparative perspectives&rsquo;. Yet there is relatively little explicit systematic comparison in the book. In part that is a consequence of its conception: each author is asked to describe the evolution of the sociolegal within their own jurisdiction or region and to connect this by self-reflection to their own personal experiences. So comparison is limited to individual authors&rsquo; experience of differing European legal cultures. If the search is for systematic comparative interpretation, this approach puts a great deal of weight either on synthesizing introductions and/or conclusions by the editor(s) or on the readers themselves in comparing the experiences outlined in individual chapters. More systematic &lsquo;comparative perspectives&rsquo; might have involved extended comparison of the factors promoting and inhibiting the development of the sociolegal in different jurisdictions across Europe. There is a little of that kind of discussion in the introduction but no synthesizing conclusion. That is perhaps understandable. Because the editors&rsquo; strategy was to leave freedom to contributors to establish the relative priority accorded to the macro and the micro and to define their task, the contents of chapters (and therefore the information provided on different jurisdictions) are not systematically comparable. Even the concepts underpinning the national accounts are not necessarily understood in similar ways. For example, most authors do not define what they mean by sociolegal, others offer differing interpretations. There are some rich comparative fragments and hints here but as the editors themselves comment, in relation to the history and contemporary circumstances of sociolegal studies &lsquo;we are at the very beginning of such systematic comparison.&rsquo;</p>
<p>Perhaps the most striking comparative question is why and how the UK has become an outlier in Europe with sociolegal studies now an established part of the mainstream. Wheeler identifies a range of factors promoting this shift but most of them are influences referenced in other jurisdictions. Perhaps the most culturally distinctive factor cited in the UK is that a market-based funding system based increasingly on fees paid by students rather than state funding has promoted rapid expansion of legal education. Wheeler links this to the reframing of the law degree as broad and liberal rather than purely vocational (which thus easily encompasses sociolegal approaches) (181). But why that reframing at that time? Wheeler implies that it was demand by students. Yet British law students, at least when they choose their degree, are still very vocationally oriented towards private legal practice. An alternative hypothesis that I would like to see comparatively explored, based on my understanding of France and the UK,<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> is that the decisive influence in constraining sociolegal approaches in one country and facilitating them in another is the extent to which the central state has and uses levers to maintain the doctrinal orthodoxy in legal education. This book does not examine systematically such specific comparative hypotheses. But it is full of rich fragments of the diverse personal and social histories of the &lsquo;sociolegal&rsquo; in Europe that will fascinate many readers of Droit et Soci&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Renaud Colson and Stewart Field, &ldquo;Socio-legal studies in France: beyond the Law Faculty&rdquo;, <em>J. Law and Society</em>, 43(2), 2016, p. 285-311</p>]]></content>
	<updated>2026-03-30T13:29:21+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Droit, justice et changement social | Pierre Noreau</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Pierre Noreau, Droit, justice et changement social, Paris&nbsp;: LGDJ/Lextenso, coll. &laquo;&nbsp;Droit &amp; Soci...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU.jpg 311w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU.jpg 311w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Pierre Noreau, <em>Droit, justice et changement social, </em></strong>Paris&nbsp;: LGDJ/Lextenso, coll. &laquo;&nbsp;Droit &amp; Soci&eacute;t&eacute;, s&eacute;rie Sociologie, n&deg;&nbsp;63, 2024, 212&nbsp;p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Diana Villegas (Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas&nbsp; ;&nbsp; Institut Universitaire de France)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le changement social du droit et de la justice se forge dans le temps long. C&rsquo;est l&rsquo;enseignement que nous offre le professeur Pierre Noreau dans ce livre &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une succession de textes &eacute;crits sur une p&eacute;riode qui embrasse 25&nbsp;ans de travail de recherches empiriques.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage est le r&eacute;sultat &laquo;&thinsp;d&rsquo;une interrogation continue, &agrave; la fois curieuse et t&acirc;tonnante&thinsp;&raquo;, car l&rsquo;auteur pose ici une question &mdash; presque provocatrice &mdash; de la relation qu&rsquo;entretiennent le droit et la justice avec l&rsquo;innovation sociale en ces termes&nbsp;: &laquo;&thinsp;le droit et le changement, est-ce bien compatible&thinsp;?&thinsp;&raquo;. Pour l&rsquo;auteur, il s&rsquo;agit de d&eacute;m&ecirc;ler la relation entre le droit, la justice et l&rsquo;innovation sociale, soit en tant que vecteur de changement, soit en tant que m&eacute;canisme de rapports sociaux, &agrave; condition qu&rsquo;il existe de l&rsquo;innovation sociale.</p>
<p>Derri&egrave;re son hypoth&egrave;se se cache la formule de la proc&eacute;dure intellectuelle et th&eacute;orique de moyenne port&eacute;e. Pierre Noreau nous explique comment s&rsquo;investir &laquo;&thinsp;dans l&rsquo;&eacute;tude de ph&eacute;nom&egrave;nes observables, &eacute;mergents ou en voie d&rsquo;objectivation, caract&eacute;ris&eacute;s par leur r&eacute;currence, leur redondance ou leur opposition&thinsp;&raquo;. La th&eacute;orie de moyenne port&eacute;e et sa m&eacute;thode permettent donc d&rsquo;&eacute;tudier les &laquo;&thinsp;[&hellip;] processus plus lents, susceptibles de servir de base &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de changement quels que soient le champ et le moment du temps social observ&eacute;s&thinsp;&raquo; (p.&nbsp;13). Dans ce cadre de recherche, le droit est pens&eacute; comme un &laquo;&thinsp;analyseur&thinsp;&raquo; ou &laquo;&thinsp;catalyseur&thinsp;&raquo;&nbsp;de la transformation sociale. L&rsquo;auteur suit ainsi une intuition d&rsquo;inspiration w&eacute;b&eacute;rienne (p.&nbsp;183) et, &agrave; l&rsquo;aide de cela, invite &agrave; repenser le changement social en faisant le deuil d&rsquo;une totalit&eacute; rassurante.</p>
<p>Pos&eacute; en ces termes, son travail est une invitation &agrave; la lenteur scientifique, une esp&egrave;ce de <em>slow research</em> assez r&eacute;volutionnaire par les temps qui courent. En effet, Pierre Noreau pr&ocirc;ne une vision dynamique du ph&eacute;nom&egrave;ne du changement social, car il d&eacute;passe le flux et le reflux du droit, et il propose d&rsquo;aborder cette notion comme le produit d&rsquo;un double mouvement, abandonnant ainsi la conception classique qui y voit une rupture lin&eacute;aire. Pour l&rsquo;auteur, le changement social s&rsquo;inscrit dans un processus, &eacute;tant lui-m&ecirc;me le r&eacute;sultat, o&ugrave; les contraires se croisent sans forc&eacute;ment entrer dans une logique d&rsquo;opposition frontale. Un cercle vertueux du changement social se produit donc et se traduit dans une dynamique d&rsquo;institutionnalisation, de d&eacute;sinstitutionnalisation et de r&eacute;institutionnalisation des rapports sociaux&thinsp;; cela s&rsquo;accompagne de la subjectivisation, de la m&eacute;ta-institutionnalisation ou de l&rsquo;auto-institutionnalisation. Pour mieux identifier ces ph&eacute;nom&egrave;nes, Pierre Noreau recourt &agrave; leur exploration dans l&rsquo;&eacute;tude des formes symboliques, normatives et interactives de la r&eacute;gulation sociale.</p>
<p>L&rsquo;appareil scientifique de cet ouvrage illustre l&rsquo;alliage particuli&egrave;rement r&eacute;ussi de la th&eacute;orie et de la sociologie du droit contemporaine avec les classiques de la sociologie g&eacute;n&eacute;rale, car les recherches pr&eacute;sent&eacute;es se fondent clairement sur les travaux d&rsquo;E. Durkheim, M.&nbsp;Weber, N.&nbsp;Luhmann et plus particuli&egrave;rement ceux de G. Simmel, dont l&rsquo;inspiration est clairement revendiqu&eacute;e en ce qui concerne les formes de socialisation. Le lecteur trouvera &eacute;galement une belle &eacute;vocation de R.&nbsp;Cotterrell, D.&nbsp;Nelken, G.&nbsp;Teubner et J.&nbsp;Commaille. La lecture de l&rsquo;ouvrage sera aussi l&rsquo;occasion pour certains de parfaire leur connaissance des auteurs canadiens incontournables du pluralisme juridique &agrave; l&rsquo;aide des r&eacute;f&eacute;rences aux travaux de J.-G. Belley et G. Rocher&thinsp;; ce qui permet d&rsquo;ailleurs de comprendre l&rsquo;apport du pluralisme juridique, du pluralisme judiciaire et de l&rsquo;internormativit&eacute; dans la th&eacute;orie du changement social.</p>
<p>Six chapitres composent le parcours d&rsquo;un changement social r&eacute;v&eacute;lateur, d&rsquo;abord, par le biais du droit qui s&rsquo;affirme comme &eacute;tant un laboratoire de ce changement&thinsp;; ensuite, &agrave; travers l&rsquo;institutionnalisation des nouvelles pratiques de justice pour, enfin, analyser les &eacute;l&eacute;ments composant la th&eacute;orie du changement juridique et judiciaire.&nbsp;</p>
<p>Un chapitre, un article, une recherche. L&rsquo;inventaire du &laquo;&thinsp;chantier arch&eacute;ologique&thinsp;&raquo; est riche&nbsp;: chaque chapitre se fonde sur un terrain trouvant son fil d&rsquo;Ariane au sein d&rsquo;une forme sp&eacute;cifique de changement social (num&eacute;rique, justice transitionnelle, m&eacute;diation, entre autres). Pierre Noreau explique que les textes illustrent la fa&ccedil;on dont &laquo;&thinsp;certaines intuitions peuvent se consolider jusqu&rsquo;&agrave; prendre la forme d&rsquo;hypoth&egrave;ses g&eacute;n&eacute;rales, sinon de la proposition, que l&rsquo;observation permet de valider. Sur le plan de la construction intellectuelle, on passe alors du registre de l&rsquo;&eacute;vocation vers celui de l&rsquo;analyse et de la mod&eacute;lisation&thinsp;&raquo; (p.&nbsp;183). Les sch&eacute;mas analytiques nourrissent ainsi l&rsquo;imaginaire de la syst&eacute;matisation conceptuelle avanc&eacute;e par l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;apport de l&rsquo;ouvrage &mdash; que dis-je&thinsp;? &mdash;, de toute une carri&egrave;re de recherches, est d&rsquo;offrir &agrave; la sociologie du droit une nouvelle perspective analytique g&eacute;n&eacute;rale ouvrant la voie aux &eacute;tudes de sociologie du changement social. Ce renouveau &agrave; travers la th&eacute;orie de moyenne port&eacute;e s&rsquo;op&egrave;re avec le changement social tel qui se produit&nbsp;; car accueilli sans discrimination, il redonne du sens au droit &agrave; la fois en tant que construction sociale et en tant qu&rsquo;institution (p.&nbsp;87), l&agrave; o&ugrave; la sociologie du droit a souvent vu le changement comme une rupture.</p>
<p><em>In fine</em>, le changement social est un pr&eacute;sage. Dans ce livre annonciateur, les &eacute;tudes de cas sont des proph&eacute;ties, soient-elles r&eacute;formatrices, num&eacute;riques, judiciaires&hellip; Logique, lorsque l&rsquo;on conna&icirc;t l&rsquo;attachement du professeur Noreau pour les travaux empiriques et la r&eacute;flexion scientifique en partant de l&rsquo;exp&eacute;rience des acteurs sur le terrain.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; la course &agrave; la production bouscule les bases scientifiques fondamentales du m&eacute;tier, Pierre Noreau rappelle la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une recherche juridique f&eacute;d&eacute;ratrice, construite collectivement et en douceur, o&ugrave; la transformation sociale rel&egrave;ve avant tout d&rsquo;une dynamique et d&rsquo;un processus &agrave; observer avec parcimonie.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-30T13:12:17+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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	<title type="html">What if there is no law? The figures on informality and noncompliance with the law</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>One of the main political agendas of any government&mdash;especially those from countries on the peripher...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>One of the main political agendas of any government&mdash;especially those from countries on the periphery of the world (or the so-called &ldquo;Global South&rdquo;)&mdash;is employment. The employment rate serves as a kind of thermometer that measures the health of a country&rsquo;s labour market and economy. A high rate of unemployment triggers an alarm, as it points to a decrease in household income, a rise in poverty, and, naturally, growing difficulties in accessing consumer goods and basic services essential for dignified living conditions. Ultimately, it affects the very capacity for survival.</p>



<p>It is no coincidence that the current Brazilian government has been celebrating the successive falls in the unemployment rate over recent years (see <a href="https://www.poder360.com.br/poder-economia/sob-lula-ocupacao-bate-recorde-e-atinge-1033-mi-de-brasileiros/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">here</a> and <a href="https://www.brasil247.com/economia/lula-comemora-queda-recorde-do-desemprego-o-povo-trabalhador-move-o-brasil" rel="noopener noreferrer" target="_blank">here</a>), especially when compared to the previous administration. The Brazilian Institute of Geography and Statistics (IBGE), an official government agency, <a href="https://ftp.ibge.gov.br/Trabalho_e_Rendimento/Pesquisa_Nacional_por_Amostra_de_Domicilios_continua/Mensal/Quadro_Sintetico/2025/pnadc_202511_quadroSintetico.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">reported</a> at the end of last year an employment rate of 59% (for the trimester Sept./Oct./Nov. 2025), the highest in the historical series since 2012. This percentage corresponds to just over 103 million people. Another record was also broken last year: the lowest unemployment rate in the historical series, 5.2%, that is, nearly 5.6 million people.</p>



<p>Amidst these effusive figures, however, there is a statistic that should alarm jurists and socio-legal scholars alike: informality has also been operating at persistently highest levels. In 2024, a <a href="https://agenciabrasil.ebc.com.br/economia/noticia/2024-11/empregos-com-carteira-assinada-e-informais-batem-recordes" rel="noopener noreferrer" target="_blank">record was broken</a> with the highest number of informally employed people since 2016 (when this specific data series was created), namely 40 million people. In relation to the number of employed individuals, this represents a rate of 38.9%, <a href="https://odsbrasil.gov.br/objetivo8/indicador831" rel="noopener noreferrer" target="_blank">a figure that has remained historically stable</a> regardless of the government in office. Throughout 2025, although the number slightly decreased, <a href="https://painel.ibge.gov.br/pnadc/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">over 38 million people</a> were working under conditions of informality. These data point to a phenomenon that extends beyond purely economic or social dimensions. Informality&mdash;however it is conceptually framed&mdash;fundamentally involves, as Feige (<a href="https://jota.website/jota/article/view/136" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2015</a>, p. 5) observed, &ldquo;activities of individuals, households and/or firms that evade, avoid, circumvent, elude, are excluded from, or not subject to the rules and conventions of established institutions.&rdquo; It therefore also reflects the level of noncompliance with legal norms. When nearly half of a country&rsquo;s economically active population is engaged in activities that violate legal rules, a crucial question emerges: where is the law? How does the legal system&mdash;including its actors and organisations&mdash;operate in a context where norms are, to a high degree, pervasively and frequently violated?</p>



<p>While Brazil provides a salient case study, the problem is far from nationally confined. Informality is not an exotic or isolated phenomenon characteristic of developing economies alone, but a reality across most of the globe. According to the <a href="https://www.ilo.org/ilo-employment-policy-job-creation-livelihoods-department/branches/employment-investments-branch/informal-economy" rel="noopener noreferrer" target="_blank">International Labour Organization</a>, &ldquo;more than half of the global labour force and more than 90% of Micro and Small Enterprises (MSEs) worldwide&rdquo; operate within the informal economy. In this light, scholars have begun to refer to a &ldquo;new normal&rdquo; (<a href="https://doi.org/10.1787/9789264059245-en" rel="noopener noreferrer" target="_blank">J&uuml;tting and Laglesia 2009</a>, <a href="https://odi.org/en/publications/informal-is-the-new-normal-improving-the-lives-of-workers-at-risk-of-being-left-behind/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Stuart, Samman and Hunt 2018</a>, <a href="https://www.e-elgar.com/shop/usd/research-handbook-on-development-and-the-informal-economy-9781788972796.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Charmes 2020</a>), but which is characterised by widespread and structural noncompliance.</p>



<p>Despite the extensive literature on informality produced over the last 50 years&mdash;from macroeconomic statistics to ground-level qualitative approaches&mdash;, socio-legal studies have lagged behind in addressing the problem, which presents a pressing empirical and theoretical challenge: to rethink how law functions&mdash;or fails to function&mdash;when large portions of the population live and work not outside of formal legal systems, but in breach of them. Elsewhere (<a href="https://www.bloomsbury.com/uk/nature-and-impacts-of-noncompliance-9781509966288/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Moita 2023</a>), I took initial steps in this endeavour by examining the Brazilian case and one of the most conspicuous informal activities: street vending. Looking at the impacts of what I termed &ldquo;structural noncompliance&rdquo; (pp. 95 ff.) on the legal system, one deserves particular attention: where the law operates amid high degrees of noncompliance, both private actors and state authorities resort to bartering agreements to achieve some level of compliance, but which in turn generate new opportunities for noncompliance. The chief consequence of this spiralling effect is the loss of bindingness of political power conveyed by legislation, resulting in a privatisation of public law whereby compliance standards are defined not by lawmakers, but by enforcement agencies and individuals directly affected. Whether these conclusions can be generalised can only be determined through further socio-legal research supported by empirical evidence.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/what-if-there-is-no-law/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">What if there is no law? The figures on informality and noncompliance with the law</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-27T12:33:04+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-26:/283713</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18378" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Condamnées à mort. L’épuration des femmes collaboratrices, 1944-1951 | Fabien Lostec</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Fabien Lostec, Condamn&eacute;es &agrave; mort. L&rsquo;&eacute;puration des femmes collaboratrices, 1944-1951, Paris&nbsp;: CNRS &Eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-196x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-326x500.jpg 326w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec.jpg 600w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-326x500.jpg 326w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec.jpg 600w" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Fabien Lostec, <em>Condamn&eacute;es &agrave; mort. L&rsquo;&eacute;puration des femmes collaboratrices, 1944-1951</em></strong>, Paris&nbsp;: CNRS &Eacute;ditions, 396 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Virginie Sansico (Institut catholique de Paris, CESDIP-CNRS)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Issu d&rsquo;une th&egrave;se de doctorat soutenue en 2020 &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Rennes 2 sous la direction de Marc Berg&egrave;re, l&rsquo;ouvrage de Fabien Lostec s&rsquo;inscrit au croisement de plusieurs dynamiques historiographiques auxquelles il apporte une contribution stimulante&nbsp;: l&rsquo;histoire de la justice &ndash; en particulier la justice dite &laquo;&nbsp;politique&nbsp;&raquo;, l&rsquo;histoire de l&rsquo;&eacute;puration, qui conna&icirc;t un fort renouvellement depuis les ann&eacute;es 1990, mais &eacute;galement et plus largement l&rsquo;histoire de la violence et de l&rsquo;engagement radical f&eacute;minins. En s&rsquo;int&eacute;ressant aux femmes condamn&eacute;es &agrave; mort pour faits de collaboration, l&rsquo;auteur comble un double vide &ndash; m&eacute;moriel et historiographique &ndash; et d&eacute;construit plusieurs id&eacute;es re&ccedil;ues, persistantes, sur cette p&eacute;riode&#8239;: celle, notamment, qui associe aux hommes une &eacute;puration l&eacute;gale et massive en r&eacute;ponse &agrave; des engagements politiques conscients et assum&eacute;s, et aux femmes une vindicte avant tout symbolique et spectaculaire, illustr&eacute;e par le rituel des tontes et de leur mise en sc&egrave;ne dans l&rsquo;espace public, la stigmatisation de la &laquo;&#8239;collaboration horizontale&#8239;&raquo; et l&rsquo;invisibilisation de toute forme conscientis&eacute;e d&rsquo;engagement radical.</p>
<p>L&rsquo;ampleur de l&rsquo;investigation conduite par Fabien Lostec, qu&rsquo;il qualifie &agrave; juste titre de &laquo;&nbsp;tour de France&nbsp;&raquo; des archives, t&eacute;moigne de la rigueur de son &eacute;tude, m&ecirc;me si le choix et la repr&eacute;sentativit&eacute; des six d&eacute;partements auxquels il a choisi de porter une &laquo;&nbsp;attention sp&eacute;cifique&nbsp;&raquo; pourraient &ecirc;tre discut&eacute;s. En exploitant les fonds d&rsquo;une soixantaine de d&eacute;p&ocirc;ts d&rsquo;archives d&eacute;partementales, du D&eacute;p&ocirc;t central d&rsquo;archives de la justice militaire du Blanc et des Archives nationales, il a men&eacute; une enqu&ecirc;te syst&eacute;matique qui lui permet d&rsquo;&eacute;tablir un corpus in&eacute;dit de 651 femmes condamn&eacute;es &agrave; mort par les tribunaux l&eacute;gaux de l&rsquo;&eacute;puration, dont 46 furent effectivement ex&eacute;cut&eacute;es. En ajoutant &agrave; ces chiffres l&rsquo;activit&eacute; des &laquo;&nbsp;tribunaux r&eacute;sistants&nbsp;&raquo; mis en place &agrave; la h&acirc;te durant la courte p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dant le r&eacute;tablissement de la l&eacute;galit&eacute; r&eacute;publicaine, le nombre atteint 121 ex&eacute;cutions. Ces donn&eacute;es r&eacute;v&egrave;lent un ph&eacute;nom&egrave;ne sans pr&eacute;c&eacute;dent depuis la R&eacute;volution fran&ccedil;aise en termes d&rsquo;ampleur et d&rsquo;intensit&eacute;. Et pour la premi&egrave;re fois, un corpus de condamn&eacute;es lors de l&rsquo;&eacute;puration judiciaire a ainsi &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle nationale, permettant des analyses statistiques fiables et des comparaisons territoriales &eacute;clairantes.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage rectifie ainsi un autre mythe tenace provenant des <em>M&eacute;moires de guerre</em> du g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle, qui affirmait avoir commu&eacute; la peine de toutes les femmes condamn&eacute;es &agrave; mort&nbsp;: par une extrapolation abusive, cette d&eacute;claration a &eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e et a occult&eacute; la r&eacute;alit&eacute; pr&eacute;cis&eacute;ment r&eacute;tablie par Fabien Lostec. Ainsi, celui-ci d&eacute;montre d&rsquo;une part que trois femmes furent ex&eacute;cut&eacute;es sous de Gaulle, leurs dossiers ayant &eacute;t&eacute; tranch&eacute;s en son absence. Surtout, la IVe R&eacute;publique naissante interrompt cette p&eacute;riode de relative cl&eacute;mence, avec une relance des ex&eacute;cutions sous les pr&eacute;sidents F&eacute;lix Gouin et Vincent Auriol. Plus g&eacute;n&eacute;ralement, l&rsquo;analyse du facteur temporel r&eacute;v&egrave;le que la cl&eacute;mence n&rsquo;augmente pas n&eacute;cessairement avec l&rsquo;&eacute;loignement de la Lib&eacute;ration. Les condamnations tardives concernent souvent des femmes en fuite finalement rattrap&eacute;es, ou des affaires particuli&egrave;rement graves n&eacute;cessitant des enqu&ecirc;tes prolong&eacute;es.</p>
<p>Mais l&rsquo;historien ne se contente pas de d&eacute;nombrer et de cartographier, tableaux et graphiques &agrave; l&rsquo;appui&nbsp;: il a constitu&eacute; un &eacute;chantillon de 300 dossiers scrut&eacute;s en profondeur, permettant une analyse qualitative fine des parcours individuels. La mobilisation de sources diversifi&eacute;es et compl&eacute;mentaires &ndash; minutes de jugements, dossiers de proc&eacute;dures et de recours en gr&acirc;ce, mais aussi dossiers de prisonni&egrave;res de la maison centrale de Rennes, principale institution d&rsquo;enfermement des femmes condamn&eacute;es &ndash; permet &agrave; l&rsquo;auteur de tracer les trajectoires compl&egrave;tes des condamn&eacute;es, de l&rsquo;arrestation au proc&egrave;s &nbsp;jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution, l&rsquo;incarc&eacute;ration, la lib&eacute;ration, et parfois la fuite ou la vie d&rsquo;apr&egrave;s. Cette histoire &agrave; la fois statistique et incarn&eacute;e r&eacute;v&egrave;le des profils de collaboratrices &laquo;&nbsp;ordinaires&nbsp;&raquo; tout en int&eacute;grant des figures plus notoires telles que la milicienne Maud Champetier de Ribes, fusill&eacute;e &agrave; la prison Montluc en septembre 1944, ou l&rsquo;informatrice du service de renseignement de la SS Jeanne Hermann, autrice d&rsquo;un meurtre d&rsquo;une rare brutalit&eacute; commis, pr&egrave;s de Lyon, &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un juif de 72 ans qui tentait d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; son arrestation.</p>
<p>Loin d&rsquo;&ecirc;tre superflu, le premier chapitre dresse le tableau chronologique du syst&egrave;me judiciaire mis en place de la p&eacute;riode insurrectionnelle de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1944 jusqu&rsquo;&agrave; la restauration de la l&eacute;galit&eacute; r&eacute;publicaine, qualifi&eacute; par l&rsquo;auteur d&rsquo;&laquo; archipel &eacute;puratoire &raquo;. Cette mise au point &eacute;claire un dispositif complexe dont la compr&eacute;hension reste souvent insuffisante, entach&eacute;e par les lectures id&eacute;ologiques qui ont marqu&eacute; l&rsquo;historiographie de l&rsquo;&eacute;puration&nbsp;: celles qui visaient &agrave; d&eacute;montrer une suppos&eacute;e &laquo;&nbsp;&eacute;puration sauvage&nbsp;&raquo; en renvoyant dos &agrave; dos collaborateurs et r&eacute;sistants. Entre ao&ucirc;t et octobre 1944 coexistent en effet de multiples juridictions dont les fronti&egrave;res entre l&eacute;galit&eacute; et ill&eacute;galit&eacute; s&rsquo;av&egrave;rent parfois poreuses : tribunaux r&eacute;sistants pendant les combats, cours martiales proches de la l&eacute;galit&eacute; mais exp&eacute;ditives, cours martiales de la R&eacute;publique, tribunaux militaires, cours de justice. L&rsquo;analyse de la transition entre les deux types de cours martiales (&laquo;&nbsp;r&eacute;sistantes&nbsp;&raquo; puis &laquo;&nbsp;de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo;), symbolisant le passage de l&rsquo;extral&eacute;gal &agrave; la l&eacute;galit&eacute;, s&rsquo;av&egrave;re &eacute;tay&eacute;e et convaincante. Manque n&eacute;anmoins &agrave; ce tableau analytique le r&ocirc;le, au minimum symbolique, des cours martiales institu&eacute;es par le r&eacute;gime de Vichy en janvier 1944 et dont le bilan particuli&egrave;rement meurtrier (environ 200 r&eacute;sistants ex&eacute;cut&eacute;s jusqu&rsquo;en ao&ucirc;t 1944) a n&eacute;cessairement pes&eacute; dans l&rsquo;&eacute;dification du dispositif judiciaire de la R&eacute;sistance.</p>
<p>Cette phase br&egrave;ve mais d&eacute;terminante dans le processus de restauration de l&rsquo;&Eacute;tat r&eacute;publicain varie, en outre, consid&eacute;rablement selon les r&eacute;gions. La zone sud conna&icirc;t une justice extral&eacute;gale plus importante qu&rsquo;au nord, en raison de la pr&eacute;sence de nombreux maquis et de situations insurrectionnelles massives marqu&eacute;es par d&rsquo;&acirc;pres combats &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1944. Face aux crimes commis par les Allemands en d&eacute;route et leurs collaborateurs fran&ccedil;ais (en particulier milice et PPF), et sous une ind&eacute;niable pression populaire, les r&eacute;sistants souhaitent rendre une justice imm&eacute;diate et, de fait, s&rsquo;affranchissent de certaines r&egrave;gles de droit afin de condamner rapidement. Cela explique &eacute;galement le fait que, bien que la zone sud juge moins de femmes que la zone nord, elle en condamne davantage &agrave; mort. Sans surprise, ce sont les cours martiales de la R&eacute;publique, en septembre 1944, qui font ex&eacute;cuter 80 % des condamn&eacute;es &agrave; mort. Entre d&eacute;cembre 1944 et avril 1946, aucune ex&eacute;cution n&rsquo;a lieu. Puis, &agrave; partir de 1947-1948, les condamnations tardives conduisent de nouveau &agrave; des ex&eacute;cutions. La chronologie s&rsquo;&eacute;tend jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 1960 et le r&egrave;glement, par la Cour de s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat initialement cr&eacute;&eacute;e par de Gaulle pour condamner le terrorisme de l&rsquo;OAS, du cas de trois contumax (sur 120 collaborateurs au total d&eacute;f&eacute;r&eacute;s devant cette juridiction) &ndash; un fait l&agrave; encore connu des seuls sp&eacute;cialistes.</p>
<p>Bien s&ucirc;r, le sujet central de l&rsquo;ouvrage est celui des motifs des condamnations &agrave; mort, et donc de la nature m&ecirc;me d&rsquo;une collaboration f&eacute;minine longtemps r&eacute;duite &agrave; la collaboration dite &laquo;&nbsp;horizontale &raquo; ou &laquo; sentimentale &raquo;. Les deux incriminations passibles de la peine capitale sont l&rsquo;espionnage et surtout la trahison, principalement l&rsquo;article 75.5 du Code p&eacute;nal concernant l&rsquo;&laquo;&nbsp;intelligence avec l&rsquo;ennemi&nbsp;&raquo;, retenue &agrave; l&rsquo;encontre de 96 % des femmes condamn&eacute;es &agrave; mort. Les graphiques et les nuances apport&eacute;es par l&rsquo;auteur sont instructifs. Dans plus de la moiti&eacute; des cas, les condamn&eacute;es &agrave; mort se voient reprocher comme fait principal la collaboration avec les autorit&eacute;s polici&egrave;res allemandes, et un tiers d&rsquo;avoir commis un acte de d&eacute;lation. Les relations dites &laquo;&nbsp;amicales&nbsp;&raquo; n&rsquo;apparaissent que dans 1 % des cas comme la raison principale des condamnations (et impliquent 4 % du total des condamn&eacute;es en cour de justice), ce qui semble logique&nbsp;et montre que la d&eacute;nonciation &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; de ces actes dans l&rsquo;espace public ne correspond pas aux cat&eacute;gories juridiques plac&eacute;es &agrave; la disposition des tribunaux de l&rsquo;&eacute;puration. N&eacute;anmoins, l&rsquo;examen des faits secondaires retenus lors de l&rsquo;instruction des dossiers, qui sont autant de circonstances aggravantes d&eacute;terminantes, font &eacute;tat dans plus de la moiti&eacute; des cas de relations intimes avec l&rsquo;occupant&nbsp;: la morale est donc bien pr&eacute;sente dans le traitement des dossiers et p&egrave;se sans doute consid&eacute;rablement dans les d&eacute;cisions judiciaires, bien que ce soit l&rsquo;engagement politique et id&eacute;ologique des collaboratrices qui apparaisse comme le motif premier de leur sanction.</p>
<p>La d&eacute;lation constitue en outre un motif d&rsquo;accusation majeur (37 % des cas pour les condamn&eacute;es &agrave; mort et 62 % pour l&rsquo;ensemble des femmes jug&eacute;es en cour de justice). Pr&egrave;s des deux tiers des d&eacute;latrices agissent par conviction id&eacute;ologique, ciblant principalement des r&eacute;sistants ou des personnes exprimant des sentiments anti-allemands. L&rsquo;antis&eacute;mitisme motive environ 8 % des d&eacute;nonciations. Les juges s&rsquo;int&eacute;ressent particuli&egrave;rement &agrave; la pr&eacute;m&eacute;ditation et &agrave; la volont&eacute; soutenue de faire aboutir leur d&eacute;nonciation, ce qui met en &eacute;vidence un engagement politique souvent sous-estim&eacute; et permet &agrave; l&rsquo;auteur de d&eacute;peindre avec finesse une figure &laquo;&nbsp;arch&eacute;typale&nbsp;&raquo; de la d&eacute;latrice.</p>
<p>Tout au long du processus judiciaire, les assignations de genre structurent les d&eacute;bats. Les femmes repr&eacute;sentent 20 % des accus&eacute;s devant les cours de justice, mais seulement 8 % des condamn&eacute;s &agrave; mort, ce qui r&eacute;v&egrave;le un traitement diff&eacute;renci&eacute; en raison notamment de l&rsquo;importance de la collaboration paramilitaire chez les hommes, fortement r&eacute;prim&eacute;e et extr&ecirc;mement rare chez les femmes. De fait, les femmes sont principalement jug&eacute;es, mais aussi d&eacute;fendues, par des hommes. Fabien Lostec montre que les accus&eacute;es mobilisent souvent des arguments genr&eacute;s pour leur d&eacute;fense, tentant de se pr&eacute;senter comme na&iuml;ves, d&eacute;politis&eacute;es, voire soumises aux hommes. Une strat&eacute;gie &agrave; double tranchant : la m&ecirc;me pr&eacute;tendue faiblesse f&eacute;minine peut &ecirc;tre retourn&eacute;e contre elles, les juges insistant sur leurs fautes morales (mauvaise &eacute;pouse, mauvaise m&egrave;re) qui s&rsquo;ajoutent aux griefs juridiques. La &laquo;&nbsp;folie&nbsp;&raquo; est parfois mobilis&eacute;e comme facteur explicatif d&rsquo;actes de violence extr&ecirc;me. &laquo;&nbsp;Que ce soit &agrave; travers un prisme social, sexuel ou psychiatrique, les collaboratrices sont renvoy&eacute;es au m&ecirc;me mod&egrave;le, celui d&rsquo;&ecirc;tre incapables d&rsquo;avoir agi par conviction politique&nbsp;&raquo;, &eacute;crit l&rsquo;auteur. Ce constat, qui rejoint les analyses d&eacute;velopp&eacute;es par l&rsquo;historiographie du genre sur la minimisation syst&eacute;matique de l&rsquo;agentivit&eacute; politique des femmes, illustre combien les st&eacute;r&eacute;otypes de genre ont structur&eacute; la r&eacute;pression judiciaire autant que les actes de collaboration eux-m&ecirc;mes. Par sa rigueur m&eacute;thodologique et l&rsquo;ampleur de son corpus, <em>Condamn&eacute;es &agrave; mort</em> s&rsquo;impose ainsi comme un ouvrage de r&eacute;f&eacute;rence qui renouvelle en profondeur notre compr&eacute;hension de l&rsquo;&eacute;puration en r&eacute;v&eacute;lant l&rsquo;engagement collaborationniste f&eacute;minin dans toute sa complexit&eacute;.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-25T10:02:33+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Chasseurs d’États. Les fonds vautours et la loi de New York à la poursuite de la souveraineté  | Benjamin Lemoine</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Benjamin Lemoine, Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats. Les fonds vautours et la loi de New York &agrave; la poursuite de la ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-184x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-184x300.jpg 184w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-307x500.jpg 307w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-768x1252.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine.jpg 800w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-184x300.jpg 184w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-307x500.jpg 307w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-768x1252.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine.jpg 800w" sizes="(max-width: 184px) 100vw, 184px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Benjamin Lemoine, <em>Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats. Les fonds vautours et la loi de New York &agrave; la poursuite de la souverainet&eacute;</em></strong>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2024, &nbsp;coll. &laquo;&nbsp;SH/&Eacute;conomie politique&nbsp;&raquo;, 380 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par S&eacute;bastien Kott (Institut de droit public, Universit&eacute; de Poitiers)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats. Les fonds vautours et la loi de New York &agrave; la poursuite de la souverainet&eacute;</em> est le troisi&egrave;me volume consacr&eacute; par Benjamin Lemoine &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de la dette publique. Apr&egrave;s avoir propos&eacute; une &eacute;tude sociologique de l&rsquo;&eacute;volution des circuits de financement de l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais dans les ann&eacute;es 1980, avec la publication remani&eacute;e de sa th&egrave;se de doctorat<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, il a d&eacute;j&agrave; approfondi son analyse des relations d&rsquo;interd&eacute;pendance entre financeurs et financ&eacute;s dans <em>La d&eacute;mocratie disciplin&eacute;e par la dette</em> (2022). Benjamin Lemoine est donc un chercheur reconnu dans le champ de la dette publique, qu&rsquo;il &eacute;tudie depuis une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, et &agrave; laquelle il a par ailleurs consacr&eacute; de nombreux articles publi&eacute;s dans des revues scientifiques. C&rsquo;est &eacute;galement un chercheur engag&eacute; et m&eacute;diatique, dont la voix porte sur ce th&egrave;me.</p>
<p>Dans cette troisi&egrave;me monographie, il s&rsquo;attaque avec talent &agrave; une t&ecirc;te d&rsquo;&eacute;pingle de son objet, puisque les fonds vautours ne poss&egrave;dent (en valeur) que quelques milliards d&rsquo;un march&eacute; des dettes publiques qui s&rsquo;&eacute;tend au-del&agrave; de 100&nbsp;000 milliards de dollars. Une miette donc, mais une miette hautement symbolique et potentiellement extr&ecirc;mement lucrative, comme le montre bien l&rsquo;ouvrage. Si les entretiens ne permettent pas d&rsquo;obtenir de chiffres exacts, on comprend cependant que les gains potentiels se chiffrent en centaines de millions de dollars&hellip; la miette se transformant ainsi en gros g&acirc;teau, quand on n&rsquo;est pas trop nombreux &agrave; le partager.</p>
<p><em>Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats</em> repose sur un &eacute;norme travail et suit un cheminement qui est, &eacute;videmment et avant tout, celui de son auteur. L&rsquo;ouvrage b&eacute;n&eacute;ficie notamment d&rsquo;un gros travail de terrain et de l&rsquo;analyse d&rsquo;un mat&eacute;riau accumul&eacute; progressivement, &agrave; New-York, en Argentine et en France. &Agrave; la lecture, on saisit ais&eacute;ment l&rsquo;ampleur de la t&acirc;che accomplie aupr&egrave;s des diff&eacute;rents acteurs, mais sans &ecirc;tre totalement capable d&rsquo;en mesurer le caract&egrave;re &eacute;quilibr&eacute;&nbsp;: les repr&eacute;sentants des vautours ont certes eu la parole, mais ceux des &Eacute;tats ont-ils &eacute;t&eacute; interrog&eacute;s sur les raisons qui les ont pouss&eacute;s &agrave; croiser leur chemin&nbsp;? On aurait appr&eacute;ci&eacute; qu&rsquo;une annexe, en compl&eacute;ment des autres qui sont tr&egrave;s utiles, recense les entretiens effectu&eacute;s, afin d&rsquo;en comprendre le fil conducteur et d&rsquo;appr&eacute;cier le plan de recherche dans lequel ils s&rsquo;inscrivent.</p>
<p>Sur le fond, la contribution de la sociologie &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;objet &laquo;&nbsp;dette publique&nbsp;&raquo; peut &ecirc;tre difficile &agrave; cerner pour un juriste. Aussi convient-il avant tout d&rsquo;insister sur la grande clart&eacute; de l&rsquo;ouvrage, tant dans sa structure que dans son propos, et de louer l&rsquo;&eacute;norme effort que repr&eacute;sente ici l&rsquo;entr&eacute;e dans un segment aussi technique du droit international financier. C&rsquo;est une grande r&eacute;ussite de l&rsquo;auteur que de d&eacute;m&ecirc;ler les diff&eacute;rentes &eacute;tapes qui se succ&egrave;dent alors que la cr&eacute;ance sur certains &Eacute;tats est sur le point de s&rsquo;&eacute;teindre. Il documente la lente agonie de la dette des &Eacute;tats en cessation de paiement. Alors que certains parient sur l&rsquo;extinction in&eacute;luctable d&rsquo;une obligation juridique, d&rsquo;autres sentent quelque vigueur dans un contrat dont l&rsquo;&eacute;volution du r&eacute;gime contentieux constitue la trame du r&eacute;cit.</p>
<p>&nbsp;La premi&egrave;re partie du livre d&eacute;taille la fa&ccedil;on dont les &Eacute;tats-Unis ont fait &eacute;voluer leur position au regard de l&rsquo;ordre juridique international, en fonction des besoins du moment&nbsp;: &Eacute;tat emprunteur puis protecteur des bailleurs de fonds devenus investisseurs internationaux. La deuxi&egrave;me partie donne &agrave; voir le d&eacute;veloppement de Wall Street, en concurrent de la City. La troisi&egrave;me partie explique le r&ocirc;le fondamental du recouvrement de cr&eacute;ance dans ce jeu &agrave; plusieurs niveaux.</p>
<p>Il existe ainsi de nombreux chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats coalis&eacute;s, des avocats, des huissiers, des d&eacute;tectives&hellip; une v&eacute;ritable industrie selon l&rsquo;auteur, qui nous livre en fait une intrigue reposant sur l&rsquo;analyse tr&egrave;s utile de la constitution d&rsquo;un march&eacute; hautement sp&eacute;culatif du recouvrement de cr&eacute;ances &agrave; New York et dans le Delaware. Sur cet aspect, l&rsquo;ouvrage est particuli&egrave;rement convaincant et la contextualisation, dans l&rsquo;espace et dans le temps, du droit appr&eacute;hend&eacute; comme fait social est un point fort de rencontre&nbsp;avec les pr&eacute;occupations des juristes qui &eacute;tudient la dette.</p>
<p>On &eacute;prouve en revanche quelques difficult&eacute;s &agrave; le suivre sur ses positions les plus engag&eacute;es, difficult&eacute;s que l&rsquo;on n&rsquo;&eacute;prouve pas &agrave; la lecture d&rsquo;autres sociologues qui s&rsquo;attachent aux finances publiques telles que Corine Eyraud, Eve Chiapello ou Marc Leroy. Tout d&rsquo;abord, Benjamin Lemoine c&egrave;de facilement &agrave; la tentation de la formule choc mais r&eacute;ductrice. C&rsquo;est le cas par exemple lorsqu&rsquo;il estime que &laquo;&nbsp;le droit construit la dette en champ de bataille&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;141), alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un langage commun entre acteurs aux int&eacute;r&ecirc;ts divergents, ou encore lorsqu&rsquo;il affirme que &laquo;&nbsp;les cowboys disciplinent les &Eacute;tats&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;193)&hellip; De m&ecirc;me, <em>la loi de la finance</em> est-elle &eacute;crite par les seuls march&eacute;s financiers&nbsp;? Ensuite, ces formules peuvent donner l&rsquo;impression d&rsquo;un certain manque de distanciation. L&rsquo;&Eacute;tat de droit s&rsquo;efface ainsi derri&egrave;re &laquo;&nbsp;l&rsquo;ob&eacute;issance &agrave; la r&egrave;gle&nbsp;&raquo;. &nbsp;Enfin, en d&eacute;pit du caract&egrave;re tr&egrave;s circonscrit des cr&eacute;ances concern&eacute;es, en nombre et en montants, &nbsp;on note une tendance &agrave; la g&eacute;n&eacute;ralisation, partant de l&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;un instrument juridique tr&egrave;s sp&eacute;cifique&nbsp;pour pr&eacute;tendre d&eacute;crire globalement &laquo;&nbsp;la dette publique, ce produit commercial comme les autres&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;115).</p>
<p>Par ailleurs, on s&rsquo;agace parfois d&rsquo;une forme d<em>&rsquo;appropriation</em> par le sociologue de termes qui sont pourtant communs &agrave; d&rsquo;autres disciplines. La notion <em>d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral</em> revient ainsi de mani&egrave;re r&eacute;currente, uniquement dans son acception fran&ccedil;aise, transcendante des int&eacute;r&ecirc;ts particuliers. Mais elle n&rsquo;est jamais r&eacute;ellement envisag&eacute;e dans le contexte &eacute;tudi&eacute; &mdash; financier et aux &Eacute;tats-Unis &mdash; comme int&eacute;grant &eacute;galement l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des bailleurs de fonds, ceux qui choisissent de confier leur &eacute;pargne (ou leur risque) &agrave; une entit&eacute; en situation de besoin de financement (p. 276). Dans ce dernier cas, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral commande la transparence financi&egrave;re et la loyaut&eacute; de l&rsquo;emprunteur, au b&eacute;n&eacute;fice de la fluidit&eacute; des op&eacute;rations. De m&ecirc;me, la notion centrale de <em>dette souveraine</em> n&rsquo;est pas mobilis&eacute;e dans son acception financi&egrave;re, selon laquelle elle d&eacute;crit avant tout la dette d&rsquo;une entit&eacute;, de <em>nature</em> &eacute;tatique, b&eacute;n&eacute;ficiant du privil&egrave;ge de la lev&eacute;e de l&rsquo;imp&ocirc;t. Pourtant, cette caract&eacute;ristique l&rsquo;&eacute;loigne (sans l&rsquo;isoler) de l&rsquo;&eacute;conomie de march&eacute; parce qu&rsquo;elle implique une analyse sp&eacute;cifique en termes de <em>risque financier</em>. Or, l&rsquo;auteur consid&egrave;re, pour sa part, que cette qualification emporterait une forme de b&eacute;n&eacute;fice de souverainet&eacute; &agrave; l&rsquo;emprunteur. &laquo;&nbsp;Cet universel de la souverainet&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 17) permettrait alors aux &Eacute;tats de s&rsquo;affranchir des relations de nature contractuelle et donc de l&rsquo;&Eacute;tat de droit, leur offrant&nbsp;une &laquo;&nbsp;capacit&eacute; &agrave; ne pas reconna&icirc;tre des droits au remboursement, &agrave; ne pas se plier au jugement des tribunaux &eacute;trangers et &agrave; d&eacute;cider qu&rsquo;une situation exceptionnelle justifie d&rsquo;ignorer les promesses pr&eacute;alablement faites&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;9). La r&egrave;gle de droit, dont personne ne conteste qu&rsquo;elle est le fruit d&rsquo;un rapport de force, serait alors &agrave; la main de son auteur, l&eacute;gitime quand elle prot&egrave;ge l&rsquo;&Eacute;tat et moins l&eacute;gitime quand elle prot&egrave;ge le cr&eacute;ancier de l&rsquo;&Eacute;tat, pire quand ce dernier agit par int&eacute;r&ecirc;t financier. Elle d&eacute;pendrait peut-&ecirc;tre m&ecirc;me de la qualit&eacute; du cr&eacute;ancier&nbsp;: un fonds vautour ne m&eacute;riterait pas la m&ecirc;me protection qu&rsquo;une caisse de pension d&rsquo;ouvriers agricoles, quand bien m&ecirc;me le premier aurait rachet&eacute; la cr&eacute;ance du second. Et ce serait au d&eacute;biteur de l&rsquo;appr&eacute;cier.</p>
<p>Ce regard situ&eacute;, qui n&rsquo;envisage que le point de vue de &laquo;&nbsp;l&rsquo;&Eacute;tat souverain&nbsp;&raquo;, entre en contradiction avec une r&eacute;alit&eacute; pourtant &eacute;tablie clairement d&egrave;s le d&eacute;but de l&rsquo;ouvrage&nbsp;: quand un &Eacute;tat s&rsquo;adresse aux bailleurs de fonds &eacute;trangers, il renonce implicitement &agrave; un pan de sa souverainet&eacute;, au b&eacute;n&eacute;fice d&rsquo;un financement dont les pouvoirs publics pensent les conditions <em>plus favorables</em>. Parall&egrave;lement, cette vision de la souverainet&eacute; n&rsquo;interroge &agrave; aucun moment les conditions &eacute;conomiques et politiques de l&rsquo;accumulation de dette des &Eacute;tats, camouflant cette d&eacute;cision derri&egrave;re <em>le voile de la souverainet&eacute;</em>.</p>
<p>Ne serait-ce donc pas, et avant tout, les dirigeants qui seraient disciplin&eacute;s par la dette&nbsp;? &nbsp;Certains d&rsquo;entre eux participent activement &agrave; la construction d&rsquo;instruments juridiques leur permettant de repousser la contrainte que repr&eacute;sente le financement des politiques publiques&nbsp;: emprunter, faire rouler, n&eacute;gocier la dette, r&eacute;clamer son annulation&hellip; pour ne pas lever l&rsquo;imp&ocirc;t. L&rsquo;analyse financi&egrave;re est cruelle, mais ce n&rsquo;est pas elle qui <em>fait</em> la dette. Loin d&rsquo;&ecirc;tre un nuisible, le vautour peut alors &ecirc;tre utile &agrave; son &eacute;cosyst&egrave;me. Il se nourrit des charognes, ces cadavres en d&eacute;composition qui sont propices au d&eacute;veloppement de bact&eacute;ries ou d&rsquo;insectes susceptibles de perturber la faune et la flore alentour. Ainsi observ&eacute;, l&rsquo;opportunisme des vautours trouve sa place dans le syst&egrave;me financier contemporain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> <em>L&rsquo;ordre de la dette. Enqu&ecirc;te sur les infortunes de l&rsquo;&Eacute;tat et la prosp&eacute;rit&eacute; du march&eacute;</em>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2016.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-25T09:57:19+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">« La diversité religieuse dans l’entreprise » | Vincente Fortier (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Vincente Fortier (dir.), &laquo;&nbsp;La diversit&eacute; religieuse dans l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;, num&eacute;ro th&eacute;matique...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1024x1536.jpg 1024w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1365x2048.jpg 1365w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier.jpg 1706w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1024x1536.jpg 1024w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1365x2048.jpg 1365w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier.jpg 1706w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Vincente Fortier (dir.), &laquo;&nbsp;La diversit&eacute; religieuse dans l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;,</strong> num&eacute;ro th&eacute;matique de la <em>Revue du droit des religions</em>, n&deg; 18, 2024, 200 p.</p>
<p><strong>Compte-rendu par Rapha&euml;l Mathieu Legault-Laberge (Universit&eacute; de Sherbrooke)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce num&eacute;ro de la <em>Revue du droit des religions</em>, qui porte sur la fa&ccedil;on dont le fait religieux est consid&eacute;r&eacute; ou g&eacute;r&eacute; dans l&rsquo;espace priv&eacute; de l&rsquo;entreprise, regroupe six textes qui approfondissent des champs d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t en lien avec la th&eacute;matique. Vincente Fortier, la grande sp&eacute;cialiste du droit des religions<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, a dirig&eacute; le num&eacute;ro, auquel elle apporte &eacute;galement quelques propos introductifs. Elle y pose la question suivante, qui se veut sous-jacente &agrave; l&rsquo;ensemble des contributions&nbsp;: &laquo;&nbsp;Comment articuler l&rsquo;injonction paradoxale consistant &agrave; pr&ocirc;ner d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; des politiques de valorisation de la diversit&eacute;, de lutte contre la discrimination et &agrave; exiger de l&rsquo;autre une forme d&rsquo;invisibilit&eacute; religieuse au travail&nbsp;?&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;7). Nous pourrions aussi demander comment appliquer le voile d&rsquo;ignorance rawlsien aux croyances et aux convictions dans la sph&egrave;re priv&eacute;e des entreprises<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Sur fond de controverses &agrave; propos de l&rsquo;inclusivit&eacute;, de la discrimination et de la place de l&rsquo;islam dans les soci&eacute;t&eacute;s occidentales, trois &laquo;&nbsp;p&ocirc;les cardinaux&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;8) structurent ce travail collectif&nbsp;: 1)&nbsp;le rapport &agrave; la neutralit&eacute; en tant que traduction en entreprise du principe de la&iuml;cit&eacute; ; 2)&nbsp;le rapport &agrave; l&rsquo;identit&eacute; des personnes, dans un contexte marqu&eacute; par la mont&eacute;e des communautarismes religieux ; 3)&nbsp;le rapport &agrave; une certaine conception de l&rsquo;entreprise et du monde du travail, qui rel&egrave;ve corollairement d&rsquo;un questionnement fondamental &agrave; propos de la port&eacute;e des droits fondamentaux et de leur signification dans un espace d&eacute;mocratique.</p>
<p>Dans la premi&egrave;re contribution &ndash; &laquo;&nbsp;La mobilisation contentieuse limit&eacute;e de la discrimination au travail en raison des convictions religieuses&nbsp;&raquo; &ndash;, Nicolas Moizard analyse divers arr&ecirc;ts de la chambre sociale de la Cour de cassation. Les contentieux concernent surtout des affaires de discrimination relativement &agrave; l&rsquo;expression en entreprise de convictions religieuses de femmes musulmanes. Si ces convictions sont prot&eacute;g&eacute;es face aux discriminations au travail, au m&ecirc;me titre que les opinions politiques et les activit&eacute;s syndicales, N. Moizard souligne les difficult&eacute;s &agrave; recueillir des &eacute;l&eacute;ments pour &eacute;tayer une preuve en justice en mati&egrave;re de discrimination li&eacute;e aux convictions religieuses. Le statut d&rsquo;entreprise de tendance n&rsquo;existant pas en France<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>, l&rsquo;auteur s&rsquo;interroge &eacute;galement &agrave; propos des exigences professionnelles essentielles et d&eacute;terminantes, qui peuvent servir soit &agrave; limiter l&rsquo;expression des convictions en entreprise, soit &agrave; &laquo;&nbsp;exiger un lien entre l&rsquo;emploi et les convictions religieuses particuli&egrave;res d&rsquo;un salari&eacute;&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;31). La deuxi&egrave;me contribution (&laquo;&nbsp;G&eacute;rer le fait religieux au travail. L&rsquo;angle mort de l&rsquo;appropriation du droit par les entreprises et leurs managers&nbsp;&raquo;) a &eacute;t&eacute; cor&eacute;dig&eacute;e par Hugo Gaillard, Jean-Christophe Volia et Lionel Honor&eacute;. Ils y d&eacute;veloppent une conception fouill&eacute;e des rapports entre le droit et le management, en consid&eacute;rant ce dernier comme un syst&egrave;me de <em>soft law</em> producteur de normativit&eacute;s. Leur analyse multifactorielle s&rsquo;int&eacute;resse au contexte particulier v&eacute;cu par les managers, qui deviennent en quelque sorte les porteurs d&rsquo;une forme ou l&rsquo;autre de gouvernance, laquelle se veut plus ou moins inclusive de la pluralit&eacute; religieuse. Selon les auteurs, quatre postures en la mati&egrave;re sont possibles pour les managers&nbsp;: 1)&nbsp;le d&eacute;ni/le refus ; 2)&nbsp;la tol&eacute;rance/le laxisme ; 3)&nbsp;la promotion ; 4)&nbsp;les am&eacute;nagements/les accommodements raisonnables. Dans tous les cas, au moment o&ugrave; des situations en lien avec la gestion de la pluralit&eacute; religieuse en entreprise feront surface, les managers conna&icirc;tront des tensions dans l&rsquo;accomplissement de leur r&ocirc;le.</p>
<p>La contribution suivante, &laquo;&nbsp;Ce que la &ldquo;nouvelle la&iuml;cit&eacute;&rdquo; fait &agrave; la r&eacute;gulation du fait religieux au travail&nbsp;&raquo;, est sign&eacute;e par Claire de Galembert. Dans cette brillante analyse socio-historique concernant le traitement de l&rsquo;islam en France, la sociologue des religions parvient &agrave; brosser un portrait relatif &agrave; la &laquo;&nbsp;recomposition de la la&iuml;cit&eacute; depuis 2004&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;51). Elle d&eacute;montre que l&rsquo;&eacute;mergence du &laquo;&nbsp;probl&egrave;me musulman&nbsp;&raquo; est survenue au cours des ann&eacute;es 1980, alors que des &laquo;&nbsp;int&eacute;gristes chiites&nbsp;&raquo; ont &eacute;t&eacute; identifi&eacute;s comme promoteurs des gr&egrave;ves survenues dans l&rsquo;industrie automobile entre 1982 et 1984. Ils revendiquaient alors de meilleures conditions de travail. Par la suite, le &laquo;&nbsp;probl&egrave;me&nbsp;&raquo; s&rsquo;est accentu&eacute;, surtout au moment o&ugrave; des personnes de confession musulmane ont souhait&eacute; int&eacute;grer des corps d&rsquo;emploi autres que ceux offerts dans les milieux industriels, notamment en &eacute;ducation. Selon l&rsquo;autrice, on assiste alors &agrave; un &laquo;&nbsp;[d]&eacute;placement du &ldquo;probl&egrave;me musulman&rdquo; de l&rsquo;usine &agrave; l&rsquo;&eacute;cole&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;58). En cons&eacute;quence, la loi du 15 mars 2004 prohibant le port du foulard dans l&rsquo;enseignement public a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e. Selon C. de Galembert, le &laquo;&nbsp;probl&egrave;me&nbsp;&raquo; a ensuite &eacute;t&eacute; ramen&eacute; de l&rsquo;espace public &agrave; la sph&egrave;re priv&eacute;e, par exemple avec l&rsquo;affaire de la cr&egrave;che Baby Loup. C&rsquo;est la &laquo;&nbsp;nouvelle la&iuml;cit&eacute;&nbsp;&raquo; qui d&eacute;terminerait maintenant le traitement du fait religieux en entreprise, laissant ainsi peu de place &agrave; la lutte contre les discriminations de nature religieuse ou convictionnelle.</p>
<p>Le quatri&egrave;me texte, de Myriam Hunter-Henin, est intitul&eacute; &laquo;&nbsp;L&rsquo;enjeu d&eacute;mocratique de la r&eacute;gulation de l&rsquo;expression religieuse sur le lieu de travail&nbsp;&raquo;. L&rsquo;autrice y d&eacute;fend l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;une approche d&eacute;mocratique inclusive favoriserait la libert&eacute; de religion et que l&rsquo;entreprise, &agrave; ce titre, peut devenir un lieu d&rsquo;incarnation de cet id&eacute;al. L&rsquo;entreprise porterait alors &eacute;galement l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une meilleure &eacute;galit&eacute; ou encore d&rsquo;un espace de d&eacute;lib&eacute;ration ouvert aux discussions et aux n&eacute;gociations. M. Hunter-Henin pr&eacute;sente plus particuli&egrave;rement trois mod&egrave;les de gestion qui d&eacute;notent une posture de l&rsquo;entreprise par rapport &agrave; la pluralit&eacute; et &agrave; la d&eacute;mocratie&nbsp;: 1)&nbsp;analogique d&rsquo;inspiration r&eacute;publicaine (l&rsquo;entreprise est &eacute;quivalente &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat, elle doit &ecirc;tre neutre) ; 2)&nbsp;comp&eacute;titif d&rsquo;inspiration n&eacute;o-lib&eacute;rale (o&ugrave; &laquo;&nbsp;l&rsquo;expression du religieux dans l&rsquo;entreprise est asservie &agrave; des fins &eacute;conomiques&nbsp;&raquo;, p.&nbsp;78) ; et 3)&nbsp;collaboratif d&rsquo;inspiration pluraliste (fond&eacute; sur la mise en balance d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts parfois divergents au sein de l&rsquo;entreprise).</p>
<p>L&rsquo;article suivant &ndash; &laquo;&nbsp;La raison d&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;: la religion de la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;?&nbsp;&raquo; &ndash; a &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; par Fleur Laronze. Sa r&eacute;flexion th&eacute;orique aborde la mani&egrave;re dont la pens&eacute;e entrepreneuriale devient elle-m&ecirc;me une esp&egrave;ce de religion, o&ugrave; la &laquo;&nbsp;raison d&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;&raquo; de la soci&eacute;t&eacute; par action joue un r&ocirc;le important. L&rsquo;autrice sp&eacute;cifie bien la diff&eacute;rence entre la notion de soci&eacute;t&eacute; et celle d&rsquo;entreprise&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;entreprise et la soci&eacute;t&eacute; reposent sur une distinction op&eacute;r&eacute;e par le droit et que la doctrine &eacute;rige pour faciliter la cat&eacute;gorisation des acteurs&nbsp;: la soci&eacute;t&eacute; comprend les actionnaires et les dirigeants, l&rsquo;entreprise accueille les &lsquo;autres&rsquo; (salari&eacute;s, fournisseurs, &eacute;tablissements bancaires, &Eacute;tat&hellip;)&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;92). Par la suite, &nbsp;F. Laronze poursuit ses analyses en distinguant la raison d&rsquo;&ecirc;tre de la soci&eacute;t&eacute; par action des valeurs, de l&rsquo;objet social, de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t social, de la mission, ou encore des convictions de l&rsquo;entreprise de tendance et de la neutralit&eacute; en entreprise. Elle conclut en indiquant que la raison d&rsquo;&ecirc;tre d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; facilite le rapprochement entre celle-ci et l&rsquo;entreprise ou encore entre l&rsquo;entreprise ordinaire et l&rsquo;entreprise de tendance.</p>
<p>La derni&egrave;re contribution du num&eacute;ro (&laquo;&nbsp;La neutralit&eacute; dans l&rsquo;entreprise en droit europ&eacute;en des droits de l&rsquo;homme&nbsp;&raquo;, par G&eacute;rard Gonzalez), porte sur la neutralit&eacute; et l&rsquo;interdiction du port de signes religieux dans la sph&egrave;re priv&eacute;e de l&rsquo;entreprise. L&rsquo;auteur propose une analyse diff&eacute;rentielle de la jurisprudence de la Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme et de la Cour de justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne o&ugrave; appara&icirc;t la notion de neutralit&eacute;. Cette analyse permet de d&eacute;gager le constat selon lequel la Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme adopte une posture respectueuse de la libert&eacute; de chaque personne. La neutralit&eacute; qui s&rsquo;en d&eacute;gage est &laquo;&nbsp;positive ou inclusive&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;115). De son c&ocirc;t&eacute;, la Cour de justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne privil&eacute;gie le droit des entreprises et adopte une posture de neutralit&eacute; exclusive qui balise et restreint davantage la libert&eacute; de religion et son expression (en particulier en ce qui concerne les signes ostentatoires). G. Gonzalez conclut en discutant et en relativisant cette apparente contradiction entre la cour strasbourgeoise et la cour luxembourgeoise.</p>
<p>Trois textes en <em>varia</em> suivent le num&eacute;ro th&eacute;matique dirig&eacute; par Vincente Fortier. Un premier, sign&eacute; par Jean-Michel Blaude et intitul&eacute; &laquo;&nbsp;L&rsquo;interdiction de certains types de financements &eacute;trangers des cultes en Belgique&nbsp;: une l&eacute;gislation d&eacute;clar&eacute;e inconstitutionnelle&nbsp;&raquo;, revient sur un arr&ecirc;t de la Cour constitutionnelle de Belgique, par lequel le tribunal annule la totalit&eacute; d&rsquo;un dispositif l&eacute;gislatif qui touchait deux cas de figure particuliers. Dans un premier cas, cette l&eacute;gislation belge interdisait tout financement &eacute;tranger d&rsquo;un culte si celui-ci influen&ccedil;ait l&rsquo;ind&eacute;pendance du groupe religieux. Dans un deuxi&egrave;me cas, la l&eacute;gislation interdisait la r&eacute;mun&eacute;ration &eacute;trang&egrave;re des ministres du culte et de leurs suppl&eacute;ants. La loi exigeait &eacute;galement la tenue d&rsquo;un registre des dons sup&eacute;rieurs &agrave; 1000 euros. J.-M. Blaude pr&eacute;sente en d&eacute;tail le raisonnement de la Cour constitutionnelle belge, une critique de l&rsquo;arr&ecirc;t, de m&ecirc;me que des pistes interpr&eacute;tatives en lien avec la Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme et la Cour de justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Il rappelle notamment que la libre circulation des capitaux est prot&eacute;g&eacute;e par &laquo;&nbsp;l&rsquo;article 63 du trait&eacute; sur le fonctionnement de l&rsquo;Union europ&eacute;enne (TFUE)&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;136-137). Le deuxi&egrave;me texte en <em>varia</em> (&laquo;&nbsp;Le zonage municipal &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de la libert&eacute; de religion&nbsp;: une analyse en contexte qu&eacute;b&eacute;cois&nbsp;&raquo;,&nbsp; par Fr&eacute;d&eacute;ric Dejean) analyse les situations relatives au zonage municipal qui peuvent influencer l&rsquo;&eacute;tablissement de lieux de culte en milieu urbain. L&rsquo;&eacute;tude se limite &agrave; certains quartiers de la m&eacute;tropole montr&eacute;alaise (Montr&eacute;al-Nord, Outremont, Plateau-Mont-Royal, C&ocirc;te-Saint-Luc), caract&eacute;ris&eacute;s par une pluralit&eacute; religieuse et culturelle marqu&eacute;e. L&rsquo;auteur montre bien dans quelle mesure les municipalit&eacute;s influencent l&rsquo;acc&egrave;s des groupes religieux &agrave; l&rsquo;espace g&eacute;ographique et, par le fait m&ecirc;me, leur libert&eacute; de religion. Il y parvient notamment en effectuant un retour sur la jurisprudence en mati&egrave;re de zonage municipal. Selon F. Dejean, les enjeux en la mati&egrave;re rel&egrave;vent d&rsquo;une tension entre la libert&eacute; de religion et le bien commun. Le troisi&egrave;me article de cette partie <em>varia</em> &ndash; &laquo;&nbsp;La r&eacute;ponse du droit anglais &agrave; la non-d&eacute;livrance du <em>guet</em>&nbsp;&raquo; &ndash; est r&eacute;dig&eacute; par Anne-Sophie Milard. Elle y pr&eacute;sente les enjeux soulev&eacute;s par le divorce dans les communaut&eacute;s juives et la solution que le droit anglais leur a donn&eacute;e. Essentiellement, depuis 2002, les couples juifs vivant en Angleterre qui souhaitent divorcer doivent r&eacute;gler leurs affaires religieuses avant d&rsquo;obtenir leur divorce civil par un tribunal, le seul vraiment reconnu par la loi. A.-S. Milard souligne entre autres les influences du droit canado-am&eacute;ricain sur la jurisprudence anglaise. Or, mentionnons que la cause canadienne la plus importante en la mati&egrave;re, <em>Bruker</em> c. <em>Marcovitz</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>, n&rsquo;a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e par la Cour supr&ecirc;me qu&rsquo;en 2007.</p>
<p>&Agrave; la suite de la section <em>varia</em>, G&eacute;rard Gonzalez et Fran&ccedil;oise Curtit proposent une chronique jurisprudentielle&nbsp;: &laquo;&nbsp;La Cour EDH, l&rsquo;animal assomm&eacute; et les hommes pieux, acte 3 (CEDH, 13 f&eacute;vrier 2024, <em>Executief van de Moslims van Belgi&euml; et autres c. Belgique</em>)&nbsp;&raquo;. Les auteurs y abordent l&rsquo;abattage rituel au prisme de la souffrance animale, mise en balance avec la libert&eacute; religieuse des pratiquants. M&ecirc;me si le bien-&ecirc;tre animal n&rsquo;est pas nomm&eacute; dans la Convention europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme ou encore dans la Charte des droits fondamentaux de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, il s&rsquo;agit tout de m&ecirc;me d&rsquo;un enjeu de moralit&eacute; qui soul&egrave;ve des discussions en Europe et ailleurs. La Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme en vient ainsi &agrave; &laquo;&nbsp;[&hellip;] mobiliser la notion de &ldquo;morale publique&rdquo; comme &eacute;tant la plus susceptible d&rsquo;&ecirc;tre associ&eacute;e &agrave; la protection des animaux&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;187). Les auteurs concluent que l&rsquo;obligation de l&rsquo;&eacute;tourdissement avant l&rsquo;abattage rituel se g&eacute;n&eacute;ralise comme tendance. Enfin, ce num&eacute;ro de la <em>Revue du droit des religions</em> se conclut avec quelques courtes recensions r&eacute;dig&eacute;es par divers contributeurs (Marie Albrich-Sales, Marie F&eacute;m&eacute;li, K&eacute;vin Moukori, Thomas M&rsquo;Sa&iuml;di&eacute;, Philippe S&eacute;gur, Diffallah Zehar). La plupart de ces recensions concernent des ouvrages sur la la&iuml;cit&eacute; ou, plus g&eacute;n&eacute;ralement, les modalit&eacute;s de gestion publique de la pluralit&eacute; religieuse.</p>
<p>&Agrave; ce titre, il existe une litt&eacute;rature impressionnante sur le volet public de la gestion de la pluralit&eacute; religieuse et culturelle. Elle est moins abondante en ce qui concerne la gestion de la pluralit&eacute; religieuse dans la sph&egrave;re priv&eacute;e (en entreprise par exemple), et ce num&eacute;ro th&eacute;matique de la <em>Revue du droit des religions</em> dirig&eacute; par Vincente Fortier vient enrichir ce corpus<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>. D&rsquo;une perspective anthropologique consid&eacute;rant la double importance du travail et de la religion dans les soci&eacute;t&eacute;s humaines, il n&rsquo;est pas &eacute;tonnant que, en contexte de pluralit&eacute;, des situations conflictuelles en lien avec la gestion du religieux &eacute;mergent dans les entreprises, qui sont des milieux de vie collective o&ugrave; l&rsquo;articulation de la coh&eacute;sion sociale et de la reconnaissance des diversit&eacute;s se veut toujours un exercice p&eacute;rilleux, jamais parfait et toujours &agrave; reprendre au fil des discussions et des d&eacute;lib&eacute;rations. Cet exercice renvoie &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de la d&eacute;lib&eacute;ration perp&eacute;tuelle et la question demeure, &agrave; savoir si l&rsquo;entreprise constitue ou devrait constituer un tel espace d&eacute;mocratique et dans quelle mesure celle-ci devrait-elle reconna&icirc;tre ou non la pluralit&eacute; culturelle, religieuse et/ou convictionnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Nous renvoyons notamment &agrave; son article &laquo;&nbsp;Le droit des religions, une discipline&nbsp;? Contribution &agrave; la construction d&rsquo;un objet probl&eacute;matique&nbsp;&raquo; (<em>Revue du droit des religions</em>, vol.&nbsp;5, 2019, p. 133-156), dans lequel elle expose les fondements d&rsquo;une discipline.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Voir John Rawls, <em>Lib&eacute;ralisme politique</em>, Paris&nbsp;: Presses universitaires de France, 1995. &Agrave; propos de John Rawls, voir&nbsp;: Catherine Audard (dir.), <em>Individu et justice sociale. Autour de John Rawls</em>, Paris&nbsp;: Seuil, 1988 ; Jacques Bidet, <em>John Rawls et la th&eacute;orie de la justice</em>, Paris&nbsp;: PUF, 1995.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Ce statut l&eacute;gislatif reconnu dans quelques pays europ&eacute;ens autorise certaines structures &ndash; &Eacute;glises ou autres organisations dont l&rsquo;&eacute;thique est fond&eacute;e sur une conviction particuli&egrave;re &ndash; &agrave; mettre de l&rsquo;avant un cadre convictionnel dans la marche de leurs affaires. Ce cadre concerne surtout les crit&egrave;res d&rsquo;embauche des personnels (qui doivent par exemple appartenir &agrave; une religion particuli&egrave;re, ce qui constitue une forme de discrimination positive) et la loyaut&eacute; envers l&rsquo;&eacute;thique de l&rsquo;organisation (qui peut &ecirc;tre une &eacute;thique de nature religieuse). Pour plus de d&eacute;tails, voir Xavier Delgrange, &laquo;&nbsp;L&rsquo;entreprise de tendance, c&rsquo;est tendance&nbsp;!&nbsp;&raquo;, <em>Revue trimestrielle des droits de l&rsquo;Homme</em>, vol.&nbsp;3, no. 119,&nbsp;2019, p.&nbsp;655-686.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> <em>Bruker</em> c. <em>Marcovitz</em>, [2007] 3 RCS 607.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> Mentionnons ici l&rsquo;important ouvrage de Bernard Callebat, H&eacute;l&egrave;ne de Courr&egrave;ges et Val&eacute;rie Parisot (dir.), <em>Les religions et le droit du travail. Regards crois&eacute;s d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs</em>, Bruxelles&nbsp;: Bruylant, 2017, coll. &laquo;&nbsp;Droit et religion&nbsp;&raquo;, no. 9.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-20T15:31:19+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<title type="html">De la charia au droit musulman – Baudouin Dupret</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La revue Droit et Soci&eacute;t&eacute; vous signale la parution du dernier ouvrage de Baudouin Dupret, De la cha...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La revue <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> vous signale la parution du dernier ouvrage de <strong>Baudouin Dupret, <em>De la charia au droit musulman</em></strong> (SciencesPo Les Presses ; Lefebvre-Dalloz, 2025, coll. &ldquo;Humanit&eacute;s juridiques&rdquo;, 290 p.)</p>
<p>Voir &agrave; cet &eacute;gard la recension parue en 2022 dans nos colonnes :</p>
<p><a href="https://ds.hypotheses.org/10552" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://ds.hypotheses.org/10552</a></p>
<p><strong>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;&eacute;diteur</strong> :&nbsp;</p>
<p>Dynamique du positivisme en terre d&rsquo;islam.</p>
<p>Quels enseignements la th&eacute;orie juridique, en g&eacute;n&eacute;ral, et la th&eacute;orie positiviste, en particulier, ont-elles tir&eacute; des exp&eacute;riences qui se sont d&eacute;roul&eacute;es en dehors de leur lieu d&rsquo;origine P Le paradigme du droit positif, ce que <strong>John Austin</strong> appelait &laquo; le droit &agrave; proprement parler &raquo;, a r&eacute;agi de diverses mani&egrave;res lorsqu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; transpos&eacute;, mis en &oelig;uvre et pratiqu&eacute; dans des contextes &ndash; musulmans en l&rsquo;occurrence &ndash; qui avaient jusqu&rsquo;alors connu d&rsquo;autres types de syst&egrave;mes normatifs.</p>
<p><i>De la charia au droit musulman</i> montre la fa&ccedil;on dont la jurisprudence, l&rsquo;histoire et les sciences sociales<br>peuvent se combiner pour contribuer efficacement &agrave; la compr&eacute;hension du droit dans la soci&eacute;t&eacute;. Il d&eacute;crit<br>la forme du mod&egrave;le juridique qui s&rsquo;est mondialis&eacute; et la mani&egrave;re dont ce mod&egrave;le mondial a &eacute;t&eacute; incarn&eacute; et pratiqu&eacute; localement dans les soci&eacute;t&eacute;s musulmanes. S&rsquo;inspirant de la m&eacute;taphore du noyau et de la frange de p&eacute;nombre de <strong>Herbert Hart</strong>, il soutient que le ph&eacute;nom&egrave;ne du droit positif est mieux saisi &agrave; partir des zones qui &eacute;taient p&eacute;riph&eacute;riques au moment de son &eacute;mergence et o&ugrave;, par cons&eacute;quent, sa signification &eacute;tait initialement incertaine et son utilisation contest&eacute;e.</p>
<p><i><strong>Baudouin Dupret</strong> est directeur de recherche au CNRS et professeur invit&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Louvain. Ses travaux portent sur les normes juridiques, morales et sociales dans les soci&eacute;t&eacute;s musulmanes.</i></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-18T15:27:52+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Sélection Droit et Genre – Bibliothèque de Sciences Po</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de la revue Droit et Soci&eacute;t&eacute; attire votre attention sur l&rsquo;actualisation de la s&eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de la revue <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> attire votre attention sur l&rsquo;actualisation de la s&eacute;lection interdisciplinaire <em>Droit et Genre / Law and Gender</em> de la biblioth&egrave;que de la Fondation nationale des sciences politiques (Sciences Po). Plusieurs articles et dossiers de la revue y figurent, aux c&ocirc;t&eacute;s de nombreuses autres publications francophones et internationales. La s&eacute;lection sera actualis&eacute;e r&eacute;guli&egrave;rement.</p>
<p>Pour la consulter : https://sciencespo.libguides.com/droit/law-and-gender</p>]]></content>
	<updated>2026-03-18T10:04:48+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-15:/282734</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/automatisierte-rechtsvergleichung/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Automatisierte Rechtsvergleichung</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Drei neuere Forschungsarbeiten haben meine Aufmerksamkeit auf die M&ouml;glichkeiten der Rechtsvergleichu...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Drei neuere Forschungsarbeiten haben meine Aufmerksamkeit auf die M&ouml;glichkeiten der Rechtsvergleichung mit Hilfe K&uuml;nstlicher Intelligenz (KI) gelenkt. Corinna Coupette/Dirk Hartung, Rechtsstrukturvergleichung, RabelsZ 2022, 935&ndash;975. Kilian L&uuml;ders/Bent Stohlmann, Classifying Proportionality &ndash; Identification of a Legal Argument, Artificial Intelligence and Law 2025, 1051&ndash;1078 Corinna Coupette/Dirk Hartung/Janis Beckedorf/Maximilian B&ouml;ther/Daniel Martin Katz, Law Smells, Artificial Intelligence Law 31, 2023, &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-15T17:39:44+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-13:/282476</id>
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	<title type="html">À quoi sert le droit ? 10 ans plus tard – François Ost</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La revue Droit et Soci&eacute;t&eacute; vous signale la parution du dernier ouvrage de Fran&ccedil;ois Ost, Temps diffic...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La revue <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> vous signale la parution du dernier ouvrage de Fran&ccedil;ois Ost, <strong><em>Temps difficiles pour le droit. &Agrave; quoi sert le droit ? 10 ans plus tard</em></strong> (Bruylant, coll. &laquo; Penser le droit &raquo;, 2026).</p>
<p><strong>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;&eacute;diteur :</strong></p>
<p>&Agrave; quoi sert le droit ? En 2016 , Fran&ccedil;ois Ost publiait sous ce titre un ouvrage remarqu&eacute;, dont les hypoth&egrave;ses ont fait &eacute;cole. Mais le monde a &eacute;norm&eacute;ment chang&eacute; en une d&eacute;cennie, le droit ne fait plus entendre sa voix ; d&egrave;s lors , la question devient : pourquoi le droit peine-t-il autant &agrave; s&rsquo;imposer ? C&rsquo;est l&rsquo;interrogation qu&rsquo;instruit ce livre, au regard des cat&eacute;gories et des th&egrave;ses de l&rsquo;ouvrage de 2016.</p>
<p>Sont successivement pass&eacute;es en revue les ann&eacute;es &laquo; Covid &raquo; au cours desquelles le droit fut instrumentalis&eacute; par une norme sanitaire &eacute;rig&eacute;e en imp&eacute;ratif cat&eacute;gorique ; puis les deux mandats du Pr&eacute;sident Donald Trump qui font r&eacute;gresser le droit am&eacute;ricain &agrave; des pratiques de deal f&eacute;odales, voire mafieuses ; enfin, les guerres actuelles en Ukraine et &agrave; Gaza o&ugrave; le droit n&rsquo;est pas seulement instrumentalis&eacute; et mis &agrave; mal, mais tout simplement ignor&eacute; et bafou&eacute;.</p>
<p>Derri&egrave;re ces chocs brutaux, ce sont des &eacute;volutions plus profondes qui s&rsquo;observent, minant le lien social et l&rsquo;aptitude &agrave; la citoyennet&eacute; . Car, pour qu&rsquo;il y ait droit, il faut des liens sociaux solides, des individus responsables, des r&eacute;cits partag&eacute;s, un accord minimal sur les choses tenues pour vraies. Or, c&rsquo;est le contraire qui s&rsquo;observe : triomphe de la post-v&eacute;rit&eacute;, incapacit&eacute; &agrave; former des compromis honorables, &eacute;clatement du r&eacute;cit &ndash; avec, en contrepoint, la mont&eacute;e en puissance du discours format&eacute; par les algorithmes. En r&eacute;sulte cet oxymore : une &laquo; soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;individus &raquo;.<br>Des individus rendus au r&eacute;gime &laquo; duel &raquo; (le face-&agrave;-face, potentiellement violent, des &laquo; je &raquo; et des &laquo; tu &raquo;), alors que s&rsquo;affaiblit le r&eacute;gime tiers de la loi. C&rsquo;est le deal plut&ocirc;t que le droit, le moi &agrave; la place de la loi, la force tenue pour la justice.</p>
<p>Nous red&eacute;couvrons alors ce que nous n&rsquo;aurions jamais d&ucirc; oublier : la pr&eacute;sence in&eacute;liminable du mal dans la vie sociale &ndash; autrement dit : la nature tragique de la condition humaine. Et nous affrontons ce nouveau d&eacute;fi : d&eacute;fendre un droit pour une p&eacute;riode tragique &ndash; un droit qui, sans rien c&eacute;der de ses id&eacute;aux, regarde le mal en face.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-12T09:56:45+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-03-12T09:56:45+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-11:/282260</id>
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	<title type="html">La prison pour asile ? Enquête sur la santé mentale en milieu carcéral | Camille Lancelevée, Thomas Fovet</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Camille Lancelev&eacute;e, Thomas Fovet, La prison pour asile&nbsp;? Enqu&ecirc;te sur la sant&eacute; mentale en mili...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET.webp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET-209x300.webp" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET-209x300.webp 209w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET.webp 251w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET-209x300.webp 209w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET.webp 251w" sizes="(max-width: 209px) 100vw, 209px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Camille Lancelev&eacute;e, Thomas Fovet, <em>La prison pour asile&nbsp;? Enqu&ecirc;te sur la sant&eacute; mentale en milieu carc&eacute;ral</em></strong>, Paris&nbsp;: &Eacute;ditions de la Maison des sciences de l&rsquo;homme, 2024, coll. &laquo;&nbsp;Interventions&nbsp;&raquo;, 187 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Samuel L&eacute;z&eacute; (&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure de Lyon, UMR 5317-IHRIM, &Eacute;quipe &laquo;&nbsp;Dire la sant&eacute; mentale&nbsp;&raquo;, DSM)</strong></p>
<p>La place croissante occup&eacute;e par l&rsquo;institution p&eacute;nitentiaire dans la gestion des troubles psychiatriques graves constitue, depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, un enjeu central des recompositions contemporaines des politiques p&eacute;nales et sanitaires en France. Cet essai porte sur la mani&egrave;re dont la prison est devenue un espace central de traitement de situations relevant &agrave; la fois du p&eacute;nal, du sanitaire et du social. Il s&rsquo;inscrit dans une conjoncture politique marqu&eacute;e par l&rsquo;inflation carc&eacute;rale, la transformation des politiques p&eacute;nales et les recompositions de la psychiatrie publique. Dans cette perspective, l&rsquo;objectif de Camille Lancelev&eacute;e, sociologue, et de Thomas Fovet, docteur en psychiatrie, est de &laquo; d&eacute;centrer le regard &raquo; (p. 15) afin d&rsquo;&eacute;clairer ce d&eacute;bat public. Derri&egrave;re les chiffres &eacute;pid&eacute;miologiques relatifs aux &laquo; cas psy &raquo; en prison et les &laquo; grandes affaires &raquo; m&eacute;diatiques, coexistent en effet des r&eacute;alit&eacute;s h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes (p. 80). La r&eacute;ponse dominante par l&rsquo;&laquo; acc&egrave;s au soin &raquo; en prison conduit d&egrave;s lors &agrave; rappeler la n&eacute;cessit&eacute; de ne pas confondre deux contraintes distinctes : punir et soigner. Pour autant, la question centrale devient celle de la d&eacute;finition m&ecirc;me des publics &laquo; ayant leur place &raquo; en prison (p. 42). La r&eacute;flexion d&eacute;place ainsi la focale vers les conditions historiques, institutionnelles et professionnelles qui ont conduit &agrave; faire de la prison un lieu d&rsquo;accueil durable de populations souffrant de pathologies psychiatriques parfois s&eacute;v&egrave;res. Cet angle permet de poser autrement la question classique des rapports entre prison et h&ocirc;pital psychiatrique&nbsp;; plus seulement en termes de transfert ou de substitution, mais de reconfiguration progressive des fonctions assign&eacute;es &agrave; l&rsquo;institution p&eacute;nitentiaire, au croisement des logiques p&eacute;nales, sanitaires et sociales.</p>
<p>L&rsquo;argument central repose sur l&rsquo;identification de trois fonctions aujourd&rsquo;hui &eacute;troitement imbriqu&eacute;es : la prison comme &laquo; dernier asile &raquo;, comme lieu de soins psychiatriques contraints et comme support d&rsquo;une peine investie d&rsquo;une finalit&eacute; th&eacute;rapeutique. Ces fonctions ne se succ&egrave;dent pas de mani&egrave;re lin&eacute;aire mais coexistent dans les pratiques contemporaines, au sein d&rsquo;&eacute;tablissements caract&eacute;ris&eacute;s par la surpopulation, la p&eacute;nurie de ressources et la multiplication des injonctions contradictoires. Elles produisent une tension structurelle entre sanction et soin, qui traverse les dispositifs &eacute;tudi&eacute;s, organise le travail quotidien des professionnels et p&egrave;se durablement sur les trajectoires judiciaires, sanitaires et sociales des personnes. L&rsquo;ouvrage s&rsquo;adresse au lecteur en articulant une socio-histoire des institutions p&eacute;nales et psychiatriques, une enqu&ecirc;te ethnographique men&eacute;e dans la m&eacute;tropole lilloise entre 2011 et 2022, et un retour r&eacute;flexif issu de l&rsquo;exercice de la psychiatrie en milieu carc&eacute;ral. L&rsquo;essai prend ainsi la forme d&rsquo;un dialogue original entre une sociologue et un clinicien psychiatre. Ce dialogue ne vise ni la fusion des registres ni leur hi&eacute;rarchisation, mais leur mise en regard, permettant de restituer avec pr&eacute;cision les dilemmes professionnels, ajustements pratiques et tensions normatives qui structurent l&rsquo;intervention psychiatrique en d&eacute;tention, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la gestion des crises, de la continuit&eacute; des soins ou des relations avec l&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire et l&rsquo;autorit&eacute; judiciaire.</p>
<p>Les trois chapitres du livre d&eacute;clinent cette analyse &agrave; partir de configurations successives. Le premier retrace la g&eacute;n&eacute;alogie de la prison comme &laquo; dernier asile &raquo; et montre comment l&rsquo;histoire longue de l&rsquo;enfermement, conjugu&eacute;e aux &eacute;volutions contemporaines des politiques p&eacute;nales, de la justice des mineurs et de la psychiatrie publique, a contribu&eacute; &agrave; faire de la prison un lieu de rel&eacute;gation pour des publics jug&eacute;s difficilement pris en charge par les dispositifs ordinaires. Le deuxi&egrave;me chapitre s&rsquo;attache aux conditions concr&egrave;tes de l&rsquo;exercice des soins psychiatriques en d&eacute;tention, en mettant en lumi&egrave;re les contraintes pesant sur les professionnels, la fragilit&eacute; des &eacute;quilibres institutionnels, les effets de la surpopulation carc&eacute;rale et les tensions persistantes avec l&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire. Le troisi&egrave;me chapitre analyse la mont&eacute;e en puissance de la peine th&eacute;rapeutique, en lien avec les politiques de pr&eacute;vention de la r&eacute;cidive, l&rsquo;essor des soins p&eacute;nalement ordonn&eacute;s et le r&ocirc;le croissant des acteurs de l&rsquo;application des peines. Il interroge les effets de cette requalification de la peine sur les fronti&egrave;res entre justice et sant&eacute;.</p>
<p>Le format mat&eacute;riel de l&rsquo;ouvrage participe pleinement du projet de contribution au d&eacute;bat public. Publi&eacute; dans la collection &laquo; Interventions &raquo;, il se pr&eacute;sente comme un livre de petit format, proche du livre de poche, ponctu&eacute; d&rsquo;encadr&eacute;s qui fonctionnent comme des fen&ecirc;tres ouvertes sur les exp&eacute;riences v&eacute;cues en d&eacute;tention. Le dialogue entre la sociologue et le clinicien se double ainsi, pour le lecteur, de rencontres avec Adbrahim (p. 9-10), Charline (p. 34-35), Slimane (p. 42-43), Richard (p. 83-85), St&eacute;phanie (p. 91-93), Fr&eacute;d&eacute;ric (p. 145-146), Yacine (p. 150-151) ou Boris (p. 168-171). Ces r&eacute;cits donnent &agrave; voir, de mani&egrave;re situ&eacute;e, les sentiments d&rsquo;injustice, d&rsquo;impuissance et de d&eacute;sajustement institutionnel &eacute;prouv&eacute;s tant par les personnes d&eacute;tenues que par les professionnels. Ils ne visent pas &agrave; illustrer un d&eacute;ficit abstrait de moyens ni &agrave; appeler un rem&egrave;de strictement m&eacute;dical, mais &agrave; restituer les effets ordinaires des configurations carc&eacute;rales, des temporalit&eacute;s p&eacute;nales et des injonctions contradictoires qui structurent l&rsquo;action en prison.</p>
<p>La conclusion de l&rsquo;essai invite explicitement &agrave; se tourner vers la cause principale des situations d&eacute;crites dans le dysfonctionnement des structures institutionnelles de prise en charge, en particulier celles qui concernent la jeunesse. L&rsquo;analyse souligne que l&rsquo;accumulation de r&eacute;ponses p&eacute;nales et sanitaires en milieu carc&eacute;ral est indissociable des d&eacute;faillances en amont des dispositifs &eacute;ducatifs, sociaux et psychiatriques, qui orientent durablement certaines trajectoires vers l&rsquo;enfermement et contribuent &agrave; la concentration, en prison, de publics cumulant vuln&eacute;rabilit&eacute;s sociales et troubles psychiques. Inversement, l&rsquo;incarc&eacute;ration appara&icirc;t comme une &eacute;preuve de d&eacute;saffiliation sociale. En d&eacute;crivant la prison comme un lieu de d&eacute;rivation fonctionnelle o&ugrave; se recomposent les fronti&egrave;res entre sanction p&eacute;nale et soin psychiatrique, l&rsquo;essai contribue ainsi &agrave; d&eacute;placer les termes du d&eacute;bat sur la sant&eacute; mentale en d&eacute;tention, en invitant &agrave; interroger les conditions politiques et institutionnelles de cette prise en charge. Il s&rsquo;adresse aux chercheurs en sociologie carc&eacute;rale, aux professionnels du soin et de la justice, ainsi qu&rsquo;aux acteurs des politiques publiques, en offrant des outils d&rsquo;intelligibilit&eacute; pour penser les usages contemporains de la prison et les ambigu&iuml;t&eacute;s durables qui entourent l&rsquo;attribution &agrave; celle-ci de fonctions de soin.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-11T15:08:33+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Autrement droit. Une philosophie du jugement judiciaire | Bertrand Mazabraud</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Bertrand Mazabraud, Autrement droit. Une philosophie du jugement judiciaire, Paris : Classiques...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud.png" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-200x300.png" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-200x300.png 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-333x500.png 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud.png 400w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-200x300.png 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-333x500.png 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud.png 400w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Bertrand Mazabraud, <em>Autrement droit. Une philosophie du jugement judiciaire</em></strong>, Paris : Classiques Garnier, 2025, coll. <strong><em>&laquo;</em></strong> Biblioth&egrave;que de la pens&eacute;e juridique &raquo;, n&deg; 21, 316 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Pierre Brunet (IRJS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne) </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;approche herm&eacute;neutique du droit en g&eacute;n&eacute;ral et du jugement judiciaire en particulier est aujourd&rsquo;hui bien &eacute;tablie, bien que certains travaux demeurent m&eacute;connus en France (on pense entre autres &agrave; Josef Esser, Joachim Hruschka, Arthur Kaufmann, Karl Larenz, Friedrich Mu&#776;ller, Francesco Viola, Giuseppe Zaccaria, Pierre Moor). Avec des variantes, selon que les uns ou les autres sont plus influenc&eacute;s par Heidegger, Gadamer ou Husserl, tous ces auteurs ont cherch&eacute; &agrave; mettre en &eacute;vidence la rationalit&eacute; pratique de l&rsquo;argumentation juridique et la n&eacute;cessit&eacute; de d&eacute;passer les dichotomies h&eacute;rit&eacute;es des positivismes logique et juridique. Pour autant, aucun d&rsquo;eux n&rsquo;a consacr&eacute; son analyse au seul jugement judiciaire. C&rsquo;est justement ce que propose le livre de Bertrand Mazabraud dont le sous-titre &ndash; une &laquo;&nbsp;philosophie du jugement judiciaire&nbsp;&raquo; &ndash; annonce une &laquo;&nbsp;enqu&ecirc;te sur les raisons&nbsp;&raquo; de ce jugement, &laquo;&nbsp;son autorit&eacute; morale et sa l&eacute;gitimit&eacute; politique&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;8). Les lecteurs sont donc pr&eacute;venus&nbsp;: magistrat, l&rsquo;auteur n&rsquo;entend toutefois nullement rendre compte d&rsquo;une exp&eacute;rience professionnelle quotidienne et sa d&eacute;marche n&rsquo;est pas non plus sociologique. Compte tenu des profondes &eacute;volutions qu&rsquo;a connues et que conna&icirc;t encore le jugement judiciaire du fait, par exemple, de l&rsquo;introduction de la &laquo;&nbsp;justice pr&eacute;dictive&nbsp;&raquo;, il lui semble n&eacute;cessaire de le &laquo;&nbsp;repenser philosophiquement&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;34) non sans nourrir son analyse d&rsquo;histoire du droit et parfois de droit positif. Le livre convoque de nombreuses r&eacute;f&eacute;rences dont les principales sont Kant, Arendt, Habermas, Aristote, Ric&oelig;ur. On y croise &eacute;galement, entre autres, Gadamer, Heidegger, Levinas, Dworkin, Perelman, Estlund, Raz, Rawls, Kelsen, Rosanvallon, Waldron&hellip;</p>
<p>Le propos s&rsquo;organise en trois parties qui m&ecirc;lent en leur sein l&rsquo;explication (analyse) et l&rsquo;interpr&eacute;tation (herm&eacute;neutique). La premi&egrave;re porte sur les conditions du jugement judiciaire (et de son institutionnalisation)&nbsp;; elle donne lieu &agrave; une discussion sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;accusation&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;l&rsquo;impartialit&eacute; du juge&nbsp;&raquo;. Toutes deux, nous dit Bertrand Mazabraud, doivent &ecirc;tre mises en doute et en question et supposent donc une &eacute;thique propre. L&rsquo;accusation r&eacute;pond &agrave; &laquo;&nbsp;un besoin social de justice&nbsp;&raquo; (p. 66, et le propos vaut &eacute;galement pour le jugement judiciaire en g&eacute;n&eacute;ral, p. 195) mais ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;un pr&eacute;-jugement. Le r&ocirc;le du jugement judiciaire est pr&eacute;cis&eacute;ment de discuter &ndash; ou disputer &mdash; la teneur des faits, l&rsquo;&eacute;tendue ou le sens des r&egrave;gles de droit, autant que la mesure qui doit &ecirc;tre prise. Mais l&rsquo;accusation n&rsquo;est &eacute;thique que si elle demeure attentive &agrave; autrui sans verser dans l&rsquo;exclusion de l&rsquo;accus&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Une accusation attentive &agrave; autrui vise &agrave; prendre en charge la plainte de la victime, en testant les valeurs de la communaut&eacute;, tout en cherchant &agrave; restaurer les capabilit&eacute;s de sollicitude de l&rsquo;accus&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 65). Quant &agrave; l&rsquo;impartialit&eacute;, elle est in&eacute;vitablement &laquo;&nbsp;en question&nbsp;&raquo; car &laquo;&nbsp;si le juge est impartial vis-&agrave;-vis des parties (c&rsquo;est le tiers par excellence), il n&rsquo;est jamais impartial au regard des valeurs qui permettent d&rsquo;&eacute;valuer la cause (&hellip;). Impartial vis-&agrave;-vis des tiers, il est partial du c&ocirc;t&eacute; de la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo; (&hellip;) &laquo;&nbsp;juge des parties, il prend parti pour ou contre la communaut&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 99). Une &eacute;thique de l&rsquo;impartialit&eacute; s&rsquo;av&egrave;re donc n&eacute;cessaire qui doit &laquo;&nbsp;se conjuguer &agrave; une disposition &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; et concourir r&eacute;flexivement &agrave; une disposition &agrave; l&rsquo;attention envers les parties en cause&nbsp;&raquo; (p. 91).</p>
<p>Assez curieusement, cette premi&egrave;re partie se conclut par un appel &agrave; la troisi&egrave;me partie consacr&eacute;e, elle, &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; morale du jugement ou encore aux raisons morales de son acceptabilit&eacute;. L&rsquo;examen porte alors sur &laquo;&nbsp;la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique des juges &agrave; participer &agrave; la red&eacute;finition des r&egrave;gles de droit en vigueur dans la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 195). Au regard des parties au litige, l&rsquo;autorit&eacute; morale du jugement judiciaire tient au fait que le juge est &agrave; leur service et non &agrave; celui de l&rsquo;&Eacute;tat (p. 238) parce que les proc&eacute;dures, auxquelles ob&eacute;issent les jugements, ont elles-m&ecirc;mes une valeur &eacute;pist&eacute;mique et &eacute;thique. Pour asseoir la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique du jugement, Bertrand Mazabraud s&rsquo;emploie &agrave; expliquer &laquo;&nbsp;les pr&eacute;suppos&eacute;s id&eacute;ologiques de la d&eacute;mocratie moderne&nbsp;&raquo; (p. 245) que sont la participation des citoyens et le respect des droits des individus. Or, la participation des citoyens &ndash; qui peut &agrave; l&rsquo;occasion prendre la forme d&rsquo;une contestation des r&egrave;gles &ndash; suppose elle-m&ecirc;me que les r&egrave;gles constitutionnelles soient respect&eacute;es et que les principes fondamentaux soient d&eacute;termin&eacute;s au cas par cas &agrave; l&rsquo;aide de raisonnements de proportionnalit&eacute;. Quant aux cours constitutionnelles, Bertrand Mazabraud les voit comme des forums de contestation qui participent au syst&egrave;me d&eacute;mocratique. Mais, parce qu&rsquo;elles sont d&eacute;pourvues de toute initiative, leur participation reste secondaire et accessoire. Se d&eacute;marquant cependant de Dworkin, dont il rejette la distinction entre principes et <em>policies</em>, Bertrand Mazabraud se rapproche de Waldron et juge que la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique des cours constitutionnelles est mieux garantie par le dialogue entre ces derni&egrave;res et le pouvoir l&eacute;gislatif. Le jugement judiciaire participe donc de la d&eacute;mocratie car il assure la l&eacute;gitimit&eacute; substantielle des r&egrave;gles et une l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;lib&eacute;rative en donnant aux minorit&eacute;s une possibilit&eacute; de contester les normes majoritaires. Pour autant, le jugement judiciaire a ceci de sp&eacute;cifique qu&rsquo;il ne peut exister de politique du jugement puisque le juge n&rsquo;intervient qu&rsquo;une fois saisi et ne dispose donc ni du pouvoir de prendre l&rsquo;initiative ni de celui de d&eacute;finir lui-m&ecirc;me la cause qui lui est soumise.</p>
<p>Il est temps d&eacute;sormais de s&rsquo;int&eacute;resser aux &laquo;&nbsp;logiques du jugement judiciaire&nbsp;&raquo;, qui constituent la deuxi&egrave;me partie du livre. La d&eacute;monstration passe par un &laquo;&nbsp;retour &agrave; Kant&nbsp;&raquo; avec un examen approfondi de la distinction entre jugement d&eacute;terminant et jugement r&eacute;fl&eacute;chissant afin de d&eacute;fendre la th&egrave;se selon laquelle le jugement judiciaire ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; ni comme &laquo;&nbsp;seulement d&eacute;terminant&nbsp;&raquo; &ndash; car le syllogisme tant promu sous le l&eacute;gicentrisme des d&eacute;buts de la codification est une illusion &ndash; ni comme &laquo;&nbsp;seulement r&eacute;fl&eacute;chissant&nbsp;&raquo; &ndash; car de ce que les r&egrave;gles ne s&rsquo;appliquent pas d&rsquo;elles-m&ecirc;mes, on ne peut d&eacute;duire qu&rsquo;elles ne sont jamais donn&eacute;es et que le juge est libre de rechercher la r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale la plus ad&eacute;quate. Bertrand Mazabraud rejette donc l&rsquo;id&eacute;e que le jugement judiciaire puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; uniquement comme une d&eacute;cision (p. 135). Au contraire, comme il le rappelle &agrave; plusieurs reprises, &laquo;&nbsp;il y a plus d&rsquo;un jugement dans le &ldquo;jugement judiciaire&rdquo;&nbsp;&raquo; (p. 35, p. 107 et p. 134 s.)&nbsp;: un jugement &eacute;pist&eacute;mique (de connaissance) sur les faits et sur les r&egrave;gles applicables&nbsp;; un jugement d&rsquo;&eacute;valuation et d&rsquo;interpr&eacute;tation de ces m&ecirc;mes r&egrave;gles applicables, un jugement prudentiel de d&eacute;termination des mesures &agrave; prendre (r&eacute;paration, peine, protection ou cessation de l&rsquo;illicite). Chacun de ces jugements &laquo;&nbsp;articule dialectiquement des jugements r&eacute;fl&eacute;chissants et d&eacute;terminants r&eacute;pondant aux questions litigieuses des parties &agrave; l&rsquo;aune des r&egrave;gles publiques d&rsquo;une communaut&eacute; de citoyens&nbsp;&raquo; (p. 135). La seconde th&egrave;se de cette deuxi&egrave;me partie est que le raisonnement juridique &ndash; comme le droit en g&eacute;n&eacute;ral &ndash; est une &laquo;&nbsp;branche de la morale&nbsp;&raquo; (p. 22, p. 141), il rel&egrave;ve du domaine des &eacute;valuations et des justifications dans les interactions humaines. Mais bien que pratique (ou moral), le raisonnement juridique est aussi contraint&nbsp;; ces contraintes sont &agrave; la fois formelles et instrumentales (pr&eacute;visibilit&eacute;, s&eacute;curit&eacute; juridique, pr&eacute;c&eacute;dents) mais, toujours, elles &laquo;&nbsp;op&egrave;rent sur la recherche et la formulation de la meilleure solution du litige&nbsp;&raquo; (p. 140). La th&egrave;se est encore exprim&eacute;e sous une autre forme&nbsp;: le d&eacute;bat judiciaire n&rsquo;est pas sans dimension morale car si les r&egrave;gles ont un contenu moral, elles ont aussi une valeur instrumentale de coordination des actions, justifi&eacute;e par lesdits contenus moraux (p. 190). Et parce qu&rsquo;elles ne s&rsquo;appliquent pas d&rsquo;elles-m&ecirc;mes, elles ont besoin du juge et de son &eacute;quit&eacute;. Cette derni&egrave;re, qui peut prendre des noms divers (&laquo;&nbsp;proportionnalit&eacute;&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;balance des int&eacute;r&ecirc;ts&nbsp;&raquo;, application dite &laquo;&nbsp;raisonnable&nbsp;&raquo;), n&rsquo;a rien d&rsquo;irrationnel&nbsp;: &laquo;&nbsp;elle vise &agrave; justifier par des arguments moraux g&eacute;n&eacute;ralisables la bonne application du droit, et elle n&rsquo;op&egrave;re que dans la d&eacute;pendance des r&egrave;gles de droit&nbsp;&raquo; (p. 142). D&rsquo;o&ugrave; un retour &agrave; Aristote afin de &laquo;&nbsp;consid&eacute;rer les conditions &eacute;pist&eacute;miques et &eacute;thiques du jugement&nbsp;&raquo; (p. 161) et sa &laquo;&nbsp;r&eacute;ponse&nbsp;&raquo; &agrave; Dworkin sur le cas du juge Hercule<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. N&eacute;anmoins, ce m&ecirc;me d&eacute;bat judiciaire ob&eacute;it &agrave; diverses contraintes (de temps, d&rsquo;organisation, de finalit&eacute;) qui le font &eacute;chapper &agrave; un d&eacute;bat purement moral&nbsp;: sa conclusion &laquo;&nbsp;arr&ecirc;te la solution <em>tenue pour valable</em> pour la communaut&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 191, soulign&eacute; par Bertrand Mazabraud).</p>
<p>On le voit, l&rsquo;analyse propos&eacute;e est extr&ecirc;mement nuanc&eacute;e et ce n&rsquo;est pas le moindre des m&eacute;rites de ce livre que de sortir le lecteur d&rsquo;un sommeil que d&rsquo;aucuns pourraient juger dogmatique. Reste que la (tr&egrave;s) grande abstraction du propos nourrit le soup&ccedil;on d&rsquo;une certaine id&eacute;alisation du jugement judiciaire, sinon une id&eacute;alisation certaine, laquelle est commune &agrave; la d&eacute;marche herm&eacute;neutique appliqu&eacute;e au droit. Celles et ceux qui l&rsquo;adoptent pr&eacute;supposent, d&rsquo;une part, l&rsquo;existence d&rsquo;une communaut&eacute; de valeurs et de principes et, tout en admettant que les conflits entre les uns et les autres puissent intervenir, ils sont convaincus que le conflit peut se r&eacute;soudre par l&rsquo;argumentation et la &laquo;&nbsp;recherche&nbsp;&raquo; de la &laquo;&nbsp;meilleure solution&nbsp;&raquo; (p. 181), la &laquo;&nbsp;meilleure justification rationnelle&nbsp;&raquo; (p. 237), les &laquo;&nbsp;meilleures raisons&nbsp;&raquo; (p. 248). Mais rien ne nous est jamais dit des modalit&eacute;s de cette &laquo;&nbsp;recherche&nbsp;&raquo; ni de ses conditions de r&eacute;ussite. Telle solution ou interpr&eacute;tation sera-t-elle jug&eacute;e la &laquo;&nbsp;meilleure&nbsp;&raquo; parce qu&rsquo;elle aura &eacute;t&eacute; &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; justifi&eacute;e&nbsp;? Si oui, cela ne revient-il pas &agrave; tomber dans un cercle vicieux ou &agrave; courir le risque d&rsquo;une r&eacute;gression &agrave; l&rsquo;infini&nbsp;?</p>
<p>D&rsquo;autre part, on sait que l&rsquo;approche herm&eacute;neutique tire souvent profit de la remarque de Wittgenstein sur le sens du mot &laquo;&nbsp;jeu&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> pour pr&eacute;tendre d&eacute;passer la dichotomie faits/valeurs&nbsp;: assigner une signification &agrave; un &eacute;nonc&eacute;, un texte, ou m&ecirc;me une action humaine intentionnelle, ne peut se passer d&rsquo;une &eacute;valuation concomitante. Et, cependant, ce d&eacute;passement se paie d&rsquo;une forte ambigu&iuml;t&eacute; conceptuelle. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qu&rsquo;on peut lire dans l&rsquo;affirmation que &laquo;&nbsp;d&eacute;terminer la <em>vraie</em> interpr&eacute;tation parmi la pluralit&eacute; des interpr&eacute;tations possibles des r&egrave;gles, c&rsquo;est aussi chercher quelle sera la <em>meilleure interpr&eacute;tation</em> que pourraient avoir lesdites r&egrave;gles&nbsp;&raquo; (p. 236, je souligne). En effet, soit &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; est entendu au sens d&rsquo;&laquo;&nbsp;objectivement correcte&nbsp;&raquo; et alors en appeler &agrave; la &laquo;&nbsp;meilleure interpr&eacute;tation&nbsp;&raquo; revient &agrave; d&eacute;finir le crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute; par ce qui est cens&eacute; &ecirc;tre justifi&eacute; par ce crit&egrave;re, si bien que la justification est circulaire&nbsp;; soit &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; signifie &laquo;&nbsp;normativement justifi&eacute;e&nbsp;&raquo; au terme d&rsquo;une pratique rationnelle et la coh&eacute;rence de l&rsquo;&eacute;nonc&eacute; se paie au prix d&rsquo;une conception faible de l&rsquo;objectivit&eacute;. O&ugrave; l&rsquo;on voit que m&ecirc;ler l&rsquo;&eacute;pist&eacute;mique (la v&eacute;rit&eacute;) et l&rsquo;&eacute;valuatif (le meilleur) cr&eacute;e une forte ambigu&iuml;t&eacute; conceptuelle. L&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; confine &agrave; la contradiction si on reconna&icirc;t que la &laquo;&nbsp;meilleure interpr&eacute;tation&nbsp;&raquo; (ou solution) est celle &laquo;&nbsp;tenue pour valable&nbsp;&raquo; pour la communaut&eacute; (p. 191) car alors on ne sait plus si l&rsquo;on se situe sur le plan factuel, descriptif, sociologique ou sur le plan axiologique, normatif et justificatif. Dans tous les cas, la &laquo;&nbsp;communaut&eacute;&nbsp;&raquo; devient &agrave; la fois juge et crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation, ce qui revient &agrave; admettre une circularit&eacute; normative d&eacute;guis&eacute;e.</p>
<p>Et en admettant m&ecirc;me que toute interpr&eacute;tation suppose une &eacute;valuation, quelle sera la fonction de cette derni&egrave;re sinon d&rsquo;imputer &agrave; cette action ou &agrave; ce texte une intention, ou une finalit&eacute;, ou une conformit&eacute; &agrave; un autre texte, dont l&rsquo;interpr&egrave;te reste en d&eacute;finitive le seul ma&icirc;tre&nbsp;? Or n&rsquo;est-ce pas pr&eacute;cis&eacute;ment ce que font les juges lorsqu&rsquo;ils invoquent l&rsquo;intention du l&eacute;gislateur ou du constituant, quand ils attribuent une finalit&eacute; &agrave; tel texte de droit, ou lorsqu&rsquo;ils interpr&egrave;tent telle disposition &laquo;&nbsp;&agrave; la lumi&egrave;re&nbsp;&raquo; d&rsquo;une autre &ndash; quand bien m&ecirc;me leur &laquo;&nbsp;recherche&nbsp;&raquo; serait faite avec sinc&eacute;rit&eacute;, d&eacute;tachement, impartialit&eacute;, souci de coh&eacute;rence&hellip; De m&ecirc;me, encore, aimerait-on se laisser convaincre que le jugement judiciaire est bien une affaire de rationalit&eacute; pratique y compris lorsque les juges utilisent l&rsquo;argument d&rsquo;&eacute;quit&eacute;. La difficult&eacute; est que, en pr&eacute;sence d&rsquo;un conflit (entre principes ou entre int&eacute;r&ecirc;ts), le droit ne fournit pas au juge un crit&egrave;re objectif permettant de le trancher. De sorte que ce juge reste ma&icirc;tre du crit&egrave;re en question. Et donc dire, comme Bertrand Mazabraud, que le droit est une &laquo;&nbsp;branche de la morale&nbsp;&raquo; peut s&rsquo;entendre de plusieurs fa&ccedil;ons. Pour lui, il ne s&rsquo;agit certes pas d&rsquo;affirmer que le droit tire sa validit&eacute; juridique de sa conformit&eacute; &agrave; la morale&nbsp;; il ne s&rsquo;agit pas non plus d&rsquo;une simple observation factuelle sur l&rsquo;influence de la morale (sociale) sur certaines r&egrave;gles de droit (observation qui confinerait au truisme&nbsp;: on voit mal comment il pourrait en &ecirc;tre autrement&nbsp;; les d&eacute;bats &laquo;&nbsp;soci&eacute;taux&nbsp;&raquo; le prouvent tous les jours, sans que l&rsquo;on parvienne pour autant &agrave; identifier une morale unique&hellip;)&nbsp;; il s&rsquo;agit plut&ocirc;t de dire que, dans certains cas que d&rsquo;aucuns qualifieraient de &laquo;&nbsp;difficiles&nbsp;&raquo;, les juges utilisent des arguments moraux. Mais on ajoute aussit&ocirc;t que le droit positif les y autorise puisqu&rsquo;il contient lui-m&ecirc;me des termes moraux. Soit. Mais est-ce l&agrave; un constat ou une prescription&nbsp;? L&rsquo;habilet&eacute; du propos de Bertrand Mazabraud r&eacute;side pr&eacute;cis&eacute;ment dans le fait qu&rsquo;il ne tranche jamais cette question ou, mieux, qu&rsquo;il consid&egrave;re ne pas y &ecirc;tre soumis car, herm&eacute;neutique oblige, le descriptif et le normatif s&rsquo;entrem&ecirc;lent. Or, le constat ne date pas d&rsquo;hier et pose la question de savoir en quoi ces arguments diff&egrave;rent de purs jugements de valeur. Quant &agrave; la prescription, elle est commune aux partisans d&rsquo;un positivisme dit <em>soft</em> ou encore inclusif, sans qu&rsquo;on sache pour autant &agrave; quelle morale devront se r&eacute;f&eacute;rer les juges ayant affaire &agrave; ces concepts moraux.</p>
<p><em>Autrement droit</em>, donc&nbsp;? Peut-&ecirc;tre pas autant que le sugg&egrave;re le titre de l&rsquo;ouvrage car, d&rsquo;une part, les diff&eacute;rentes th&eacute;ories de l&rsquo;argumentation juridique qui sont propos&eacute;es depuis la fin du XXe si&egrave;cle ont toutes en commun de d&eacute;fendre la th&egrave;se d&rsquo;une dimension morale ou pratique de l&rsquo;argumentation juridique<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>&nbsp;; d&rsquo;autre part, quand bien m&ecirc;me on admettrait que les concepts moraux qu&rsquo;utilise le droit sont &laquo;&nbsp;&eacute;pais&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;ils comportent une part descriptive et une part &eacute;valuative, c&rsquo;est bien cette derni&egrave;re qu&rsquo;utilisent les juges lorsqu&rsquo;ils emploient ces concepts et c&rsquo;est encore cette derni&egrave;re qu&rsquo;utilisent ceux qui d&eacute;crivent l&rsquo;id&eacute;al du jugement judiciaire.</p>
<p>Il va sans dire qu&rsquo;en d&eacute;pit des objections qu&rsquo;il suscite &ndash; et pr&eacute;cis&eacute;ment parce qu&rsquo;il les suscite &ndash; ce livre m&eacute;rite la plus grande attention tant des philosophes du droit que des sociologues sinon du droit, du moins de la science du droit car, sous son argumentation tr&egrave;s philosophique, il exprime bien des points de vue propres aux juristes, lesquels ont parfois bien du mal &agrave; se d&eacute;faire d&rsquo;un discours de justification du droit qui se m&ecirc;le subrepticement &agrave; la description qu&rsquo;ils veulent en faire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Ronald Dworkin, &laquo;&nbsp;Hard Cases&nbsp;&raquo;, <em>Harvard Law Review,</em> vol. 88, n&deg;6, 1975, p. 1057-1109, repris dans <em>Taking Rights Seriously, </em>Cambridge: Harvard UP, 1978, p. 81-130.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> &laquo;&nbsp;Someone says to me: &ldquo;Show the children a game&rdquo;. I teach them gaming with dice, and the other says, &ldquo;I didn&rsquo;t mean that sort of game&rdquo;. Must the exclusion of the game with dice have come before his mind when he gave me the order?&nbsp;&raquo;, <em>Philosophical Investigations</em>, edited by G. E. M. Anscombe, Oxford: Basil Blackwell, 1953, p. 33.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> V. not. Aulis Aarnio et Werner Krawietz (Eds.), <em>Metatheorie juristischer Argumentation</em>, Berlin: Duncker &amp; Humblot, 1983 ; Robert Alexy, <em>Theorie der juristischen Argumentation: Die Theorie des rationalen Diskurses als Theorie der juristischen Begr&uuml;ndung, </em>Frankfurt am Main: Suhrkamp Verlag, 1983&nbsp;; Aulis Aarnio, <em>The Rational as Reasonable. </em><em>A Treatise on Legal Justification, </em>Dordrecht: Reidel, 1986&nbsp;; Manuel Atienza, &laquo; Para una teor&iacute;a de la argumentaci&oacute;n jur&iacute;dica &raquo;, <em>Doxa</em>, n&deg; 8, 1990, p. 39-61.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-11T14:13:50+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<updated>2026-03-11T14:13:50+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-11:/282223</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/migrant-marginality-in-law/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Beyond Migrant Marginality in International Law</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>How do migrants &ndash; governed by international law &ndash; view the rules and rights designed for...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>How do migrants &ndash; governed by international law &ndash; view the rules and rights designed for them? Oreva Olakpe&rsquo;s <a href="https://www.bloomsbury.com/uk/southsouth-migrations-and-the-law-from-below-9781509958221/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>South-South Migrations and the Law from Below: Case Studies on China and Nigeria</em></a> shifts focus from migration regimes in Western countries to study migration within and between developing countries. The book draws on <a href="https://doi.org/10.1017/S0272503700054896" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Third World Approaches to International Law (TWAIL)</a> scholarship and legal ethnography as both theoretical and methodological tools to present an account of international law from below. By centring migrant experiences, the book recasts migrants from marginal objects of international law to subjects having diverse needs and norms of justice.</p>
<p>TWAIL scholarship emerged in response to crises in international law to expose how it <a href="https://twailr.com/wp-content/uploads/2020/11/TWAILR-Editorial-Collective-A-Journal-for-a-Community.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">universalises Western worldviews and interests, and seeks to undo their colonial legacies</a>. The book&rsquo;s introduction and methodology chapters consolidate this varied scholarship to make a case for studying <a href="https://scholarship.law.cornell.edu/facpub/1072/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">international law at the local level</a> and on <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2034228" rel="noopener noreferrer" target="_blank">the mundane and quotidian plane</a>. Olakpe draws on the TWAIL framework not just as a theory but as a methodology that integrates critical interdisciplinary approaches and methods to examine how international law impacts those it governs. The book deliberately avoids theoretical abstraction and foregrounds empirical narratives.</p>
<p>Olakpe&rsquo;s legal ethnography builds on the recent <a href="https://opiniojuris.org/2023/06/23/the-ethnographic-turn-in-international-law-vernacularisation-as-a-path-towards-reform/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ethnographic turn in international law</a>. She traverses what she describes as &lsquo;non-Western regional hegemon states&rsquo; (p.39) of China and Nigeria to examine how international norms are invoked by these states and encountered by migrants. In China, Olakpe meets African migrants in Beijing and Guangzhou across multiple sites, while in Nigeria, internally displaced Bakassi refugees are the primary interlocutors. Along with examining diverse experiences of migration, the book includes interviews with additional stakeholders involved in migration governance to further enrich the analysis. The book devotes two chapters to methodological choices and context, making a strong case for studying migrants as &lsquo;legal subjects that interact with international, domestic, and local law in their daily lives&rsquo; (p.153).</p>
<p>By reviewing international and regional frameworks for migrant protection, Olakpe argues that the absence of law is not the central problem. In Chapter 4, she outlines the frameworks governing refugee rights in China and Nigeria and reinforces TWAIL arguments about the intentional ambiguity of international law and its limited enforceability. She contrasts &lsquo;the African experience of the asylum and refugee processes in China&rsquo; (p.83) with accounts of UNHCR officers who claim migrants abuse these systems, and migrants&rsquo; accounts of exclusion from legal protection, labour markets, and everyday social life. In Nigeria, Bakassi migrants similarly experience limited legal protection despite a robust legal framework. Across these case studies, Olakpe shows how international law continues to reproduce exclusions between migrants, from passport regimes to gendered and racialised marginalisation. Political will ultimately determines which rights states enforce.</p>
<p>Chapter 5 examines identity and intersectionality among migrants. Olakpe&rsquo;s interlocutors show how legal experiences vary along lines of nationality, ethnicity, and gender, revealing identity as central to accessing legal systems. Identity shapes resources, enables or restricts proximity to citizenship, and asymmetries of power and resistance (p.174). For Bakassi migrants in Nigeria, internal realities undermine the aspirations of international law (p.129), as their identities shift between citizen and refugee, or Nigerian and ethnic minority. Yet Olakpe does not present these intersecting identities solely as obstacles. She observes that &lsquo;displacement, undocumented status or asylum-seeking status does not indicate a total powerlessness or a loss of agency&rsquo; (p.132).</p>
<p>As a migrant in China explains, &lsquo;I don&rsquo;t care that I am illegal, I chose this to live this life of no papers&rsquo; (p.101). The final empirical chapter explores how migrants articulate needs beyond international legal norms and pursue justice through informal systems. Olakpe finds that migrants often only find justice through informal justice mechanisms developed within their own communities. Nigerian migrant communities in China and Bakassi camps in Nigeria use developed systems to negotiate internal disputes, conflicts with citizens, and overcome legal barriers to accessing basic needs like healthcare. Leaders of informal justice systems remain accessible to migrants, listen to their concerns, and respond quickly. These systems operate alongside state authority rather than in opposition to it, often drawing on support from civil society actors. Olakpe remains wary of romanticising the informal, for instance, highlighting gendered exclusions within informal systems that mirror the inequalities of international legal regimes.</p>
<p>Through her combined use of legal ethnography and TWAIL as both theory and method, Olakpe reveals how migrants themselves practise law from below. She explains why migrants often do not prioritise formal legal claims, even if they are aware they can make legitimate claims on the system. The focus on migrant narratives is essential to understanding hierarchies of power and privilege within migrant communities that shape who values legal status and why. Olakpe&rsquo;s rich legal ethnography challenges dominant portrayals of migrant powerlessness and strengthens the case for incorporating intersectionality and informality into studies of international law.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/migrant-marginality-in-law/" target="_blank">Beyond Migrant Marginality in International Law</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-11T09:00:13+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<updated>2026-03-11T09:00:13+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="a good read"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-10:/282145</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18226" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Prix de thèse Défenseur des droits</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Le prix de th&egrave;se du D&eacute;fenseur des droits 2026 est ouvert aux candidatures. Date limite : 17 avril 2...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Le prix de th&egrave;se du D&eacute;fenseur des droits 2026 est ouvert aux candidatures. Date limite : 17 avril 2026.</p>
<p>Ce prix r&eacute;compense chaque ann&eacute;e des travaux men&eacute;s dans une discipline juridique, ou des sciences humaines, sociales et politiques (&eacute;conomie, g&eacute;ographie, histoire, sociologie, anthropologie&hellip;) et portant sur l&rsquo;une de ses missions. Il est dot&eacute; d&rsquo;un montant de 10 000 euros. La th&egrave;se doit avoir &eacute;t&eacute; soutenue entre le 1er janvier et le 31 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a href="https://www.defenseurdesdroits.fr/le-prix-de-these-du-defenseur-des-droits-171" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site du D&eacute;fenseur des droits</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-10T09:16:37+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-03-10T09:16:37+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-09:/281994</id>
	<link href="https://barblog.hypotheses.org/5589" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Past, Present and Future of Socio-legal Epistemic Pluralism</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Is interdisciplinary legal research in crisis because of its lack of theoretical unity? Or is its d...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Is interdisciplinary legal research in crisis because of its lack of theoretical unity? Or is its diversity its greatest strength? This post looks beyond the boundaries of our own discipline and argues that we need to understand our own history better in order to conduct better research in the future.<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>[1]</strong></a></strong></p>



<p>When you look at the lively program of the socio-legal conferences in recent years,<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> hear the engaged discussions, and consider the sheer variety of approaches, a question arises: Is the talk of the problematic state of the sociology of law or socio-legal studies, voiced by various authors for a couple of years now, still appropriate?</p>



<p>Let&rsquo;s take three examples. Just over 20 years ago, the diagnosis of an identity crisis in our field was a common theme. Reza Banakar, who passed away far too early in 2020, described the sociology of law in 1998 as a field consisting of a &ldquo;myriad of &lsquo;sectarian&rsquo; alternative approaches&rdquo; lacking a basic consensus on theoretical and methodological paradigms (<a href="https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Banakar 1998, 3</a>). The result, he argued, was a fragmented production of knowledge that appeared theoretically underdeveloped to sociologists and practically irrelevant to lawyers.</p>



<p>Around the same time, Brian Tamanaha (<a href="https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001" rel="noopener noreferrer" target="_blank">1997</a>) also had some issues with the field. He diagnosed a political one-sidedness (a &ldquo;left to far-left&rdquo; bias) and an anti-foundationalist stance that had driven the field into a political bubble and scientific irrelevance. His call for a &ldquo;realistic socio-legal studies&rdquo; was an attempt to find a way out.</p>



<p>Most recently, Alfons Bora (<a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2023</a>, <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2024</a>) voiced his dissatisfaction with the state of German sociology of law. He observed a &ldquo;de-disciplining&rdquo; of the subject in favor of hybrid fields and steady de-institutionalization. The sociology of law appears here as the &ldquo;stepchild&rdquo; of sociology, paid little attention by the mother discipline. Bora&rsquo;s solution is a &ldquo;reflexive sociology of law&rdquo; based on Luhmann&rsquo;s systems theory, aiming to build bridges to both jurisprudence and general sociology.</p>



<p>These diagnoses are serious, and cannot simply be dismissed. The multitude of often incommensurable approaches in the field is obvious, and so is the politically normative motivation of a considerable portion of research, which often express the dissatisfaction with the status quo  (economic inequality, discrimination etc). It is also apparent that there is very little demand from both the lawyers&rsquo; and the sociologists&rsquo; side, which both seem to be perfectly happy and functioning without socio-legal knowledge.</p>



<p>I suggest a different perspective.&nbsp; Banakar, Tamanaha, and Bora describe aspects of a phenomenon that poses significant challenges to both the internal discourse and the external presentation of socio-legal research. It is a reality we have to deal with: a situation of &ldquo;socio-legal epistemic pluralism.&rdquo; Unlike the natural sciences, which rely on unifying scientific paradigms, the social sciences are inherently &ldquo;<a href="https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917" rel="noopener noreferrer" target="_blank">multi-paradigmatic</a>.&rdquo; The question is not how to abolish this pluralism, which would be a futile endeavour. Rather, we should ask how we can use this pluralism productively, without falling into the traps of sterile meta-theorizing, or antagonistic competition over a theoretical monopoly.</p>



<p>To do this, however, we first need to understand how we got here. And here lies a major problem with our discipline: We know surprisingly little about our own history.</p>



<p><strong>A Field Without a Memory?</strong></p>



<p>When Banakar, Tamanaha, and Bora speak about the state of the field, they are actually talking about very different things. Banakar looked from a Scandinavian perspective, Tamanaha from the USA, and Bora from Germany. The development of thinking about law and society <a href="https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x" rel="noopener noreferrer" target="_blank">has proceeded very differently in these regions.</a></p>



<p>Nevertheless, there are hardly any comparative studies on the history of the sociology of law or socio-legal studies. The last major attempt at a global survey was made by Vincenzo Ferrari back in the 1980s. While general sociology has <a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">embraced a trend of &ldquo;self-historicization</a>,&rdquo; examining its own development with sociological methods, the sociology of law has largely lagged behind here.</p>



<p>Why is this a problem? Because without this knowledge, we do not understand why certain ideas are taken for granted (&ldquo;doxa&rdquo;) in our context while others are marginalized. We do not understand the conditions under which our field flourishes or stagnates. This is more than academic navel-gazing. It is crucial for three aspects of our daily work:</p>



<ol start="1">
<li><strong>Understanding:</strong> To make the results of our research mutually intelligible, we need to know where we come from. A German legal sociologist rooted in systems theory and a British socio-legal scholar conducting ethnography often talk past each other because they are unaware of the different historical contexts of their disciplines.</li>



<li><strong>Counteracting Hegemony:</strong> The global language of science is English. This is practical, but it has a catch: The English-language discourse (primarily US and UK) is often mistaken for a global body of knowledge. Yet, it is itself &ldquo;local&rdquo; in origin. If we do not write our own history, we leave the field to dominant discourses and risk that important perspectives from other regions (like Latin America, Asia, or Eastern Europe) are ignored.</li>



<li><strong>Institutional Strength:</strong> Anyone who wants to improve the status of our field must understand why it has been successfully institutionalized in some countries (like the UK) and is perceived more as a marginal phenomenon in others (like Germany). The answer often lies not in the quality of ideas, but in material factors: money, power, university structures, and politics.</li>
</ol>



<p><strong>What the Data Says: Pluralism as a Fact</strong></p>



<p>To avoid relying solely on anecdotes, let us look at some data. In a project with <a href="https://www.kent.ac.uk/kent-law-school/people/4600/creutzfeldt-naomi" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Naomi Creutzfeldt</a> and <a href="https://www.law.cuhk.edu.hk/app/people/prof-jennifer-hendry/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Jen Hendry</a>, we have conducted empirical surveys among legal sociologists in Germany and the UK, as well as <a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">a bibliometric analysis of the <em>Journal of Law and Society</em></a>.</p>



<p>The results confirm the pluralism that critics lament, but also show its facets:</p>



<ul>
<li><strong>Theoretical Diversity:</strong> There is no unified paradigm. We find systems theory, Bourdieusian theory, neo-Marxism, Empirical Legal Studies, and New Legal Realism existing side by side. A cluster analysis of citations shows that after a brief dominance of Marxist theory in the 1970s, French theory (Foucault, Bourdieu), systems theory, and many other approaches now coexist peacefully.</li>



<li><strong>Political Motivation:</strong> Tamanaha&rsquo;s accusation of political one-sidedness can be supported empirically, but perhaps more nuanced than he assumed. In our survey, almost 80% of respondents fully agreed that they wanted to &ldquo;contribute to a more just society&rdquo; through their work. A t<a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">opic analysis of the <em>Journal of Law and Society</em></a> also shows a strong focus on issues such as social inequality, human rights, gender justice, or the environment. The field is thus strongly normatively oriented, but whether this leads to  &ldquo;irrelevance&rdquo; is another question. In the UK, for example, the field has experienced successful institutionalization despite this orientation.</li>



<li><strong>The &ldquo;Stepchild&rdquo; Problem:</strong> The relationship to the mother discipline of sociology is tense. Sociology cannot ignore law as a social phenomenon, but it often views legal sociology as an exotic peripheral area. Conversely, jurisprudence is a practice-oriented discipline that, as Banakar dryly noted, can function perfectly well without sociological input. There is no &ldquo;natural demand&rdquo; from the legal side for sociology. This makes institutional anchoring difficult.</li>
</ul>



<p><strong>Ways Out of the Crisis: Self-Reflection and Middle-Range Theory</strong></p>



<p>How do we deal with this pluralism? We should not try to replace it with a grand paradigm. For example, systems theory or law &amp; economics are both very successful paradigms, which succeed in reducing complexity by accepting certain empirical blind spots. Instead, we need tools to navigate this diversity.</p>



<p><strong>1. Biographical and Disciplinary Reflexivity</strong><br>Reflexivity should not just be an abstract property of a theory (as Bora sets it out for systems theory), but part of the research process. Every theoretical choice is a decision that could have been made differently. Transparency about this is scientific integrity. Sociologist George Steinmetz (<a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2021:21</a>) suggests that researchers question their own &ldquo;spontaneous or common sense categories.&rdquo; This means becoming aware of the history of the social worlds in which we operate. Where was I trained? Which intellectual traditions shape me? It is not about autobiographical confessions, but about analyzing the conditions under which we produce knowledge. In a <a href="https://www.bloomsbury.com/us/sociolegal-trajectories-across-europe-9781509982622/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">recent edited volume</a>, we asked scholars from all over Europe to do exactly this: to examine their own careers and work against the background of their local legal sociological environment. The result was a fascinating insight into the different &ldquo;biographies&rdquo; of our discipline.</p>



<p><strong>2. Middle-Range Theories as a Bridge</strong><br>Instead of getting lost in the battles of &ldquo;grand theory,&rdquo; we should resort more often to &ldquo;theories of the middle range&rdquo;, <a href="https://archive.org/details/dli.ernet.6060" rel="noopener noreferrer" target="_blank">as proposed by Robert K. Merton</a> (1957). These are theories that lie between small working hypotheses and the all-encompassing grand system. A classic example from the Law and Society literature is Marc Galanter&rsquo;s (1974) <a href="https://doi.org/10.2307/3053023" rel="noopener noreferrer" target="_blank">distinction between &ldquo;One-Shotters&rdquo; and &ldquo;Repeat Players&rdquo; in court</a>. Such concepts are often metaphorical and &ldquo;colorful,&rdquo; but they are extremely useful for explaining social mechanisms without dissolving into the abstraction of a grand theory. They act as a bridge: they are understandable enough to communicate with lawyers or policymakers, yet can still be reconstructed (nor not!) within paradigmatic theories (be it praxeological, systems, or rational choice theory).</p>



<p><strong>3. Self-Confident Interdisciplinarity</strong><br>Finally, we must stop seeing socio-legal studies merely as an &ldquo;antithesis&rdquo; to legal dogmatics. The separation between &ldquo;law on the books&rdquo; and &ldquo;law in action&rdquo; is actually a misleading metaphor. Doctrinal research is not just law on the books, it is part of the living law itself, and thus <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/german-law-journal/article/comparative-sociology-of-legal-doctrine-thoughts-on-a-research-program/2B62E802E5C12A556477BEB7CA6427CE" rel="noopener noreferrer" target="_blank">an important object for empirical inquiry</a>.</p>



<p>Most importantly, we must emphasize that &ldquo;legal science&rdquo; (if there is such a thing) is more than just doctrinal research. As early as the 1920s, Herman Kantorowicz <a href="https://doi.org/10.2307/1113061" rel="noopener noreferrer" target="_blank">argued</a> that the sociology of law should be an integral part of legal science, alongside dogmatics and legal philosophy. We should not view legal sociology as outsiders knocking on the door of jurisprudence, but as part of an expanded legal science that accepts different ways of knowing. Epistemic pluralism is the norm here, not the exception.</p>



<p><strong>Conclusion: The Strength of Diversity</strong></p>



<p>The diagnoses by Banakar, Tamanaha, and Bora are important because they force us to reflect on ourselves. I have proposed that &ldquo;Socio-legal epistemic pluralism&rdquo; is not a weakness to be cured. It is a reality that we must manage&mdash;and that we can turn into a strength. It flows from the fact that the field is organized around a social phenomenon, not a theoretical paradigm.</p>



<p>In order to accomplish this, we must research and understand our own history better. We must understand why we research the way we do and identify the blind spots of our local traditions. We must be more reflective when making theoretical choices. To reach a larger audience and communicate across theoretical divides, middle-range theories might be the best approach.</p>



<p>And we have reasons to be self-confident. Interdisciplinary legal research offers a toolkit that is as rich as hardly any other. If we learn to use this toolkit consciously and reflexively, instead of searching for the one universal key, the vice of theoretical pluralism can be turned into the virtue of diversity.</p>



<hr>



<p><strong>Literatur</strong></p>



<ul>
<li>Banakar, Reza. 1998. &ldquo;The Identity Cricis of a &lsquo;Stepchild.&rsquo;&rdquo; Retf&aelig;rd: Nordisk Juridisk Tidsskrift 21 (3): 3&ndash;21. <a href="https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf</a>.</li>



<li>Bora, Alfons. 2023. Responsive Rechtssoziologie &ndash; Theoriegeschichte in systematischer Absicht: Soziologische Theorie des Rechts 1. Wiesbaden: Springer Fachmedien Wiesbaden. <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1</a>.</li>



<li>Bora, Alfons. 2024. Sociology of Law: Towards a Responsive Theory. Wiesbaden: Springer Fachmedien Wiesbaden. <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian. 2020. &ldquo;The Comparative Sociology of Legal Doctrine: Thoughts on a Research Program.&rdquo; German Law Journal 21 (7): 1362&ndash;77. <a href="https://doi.org/10.1017/glj.2020.80" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1017/glj.2020.80</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian, Naomi Creutzfeldt, and Jennifer Hendry. 2024. &ldquo;The Journal of Law and Society in Context: A Bibliometric Analysis.&rdquo; Journal of Law and Society 51 (1): 1&ndash;25. <a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1111/jols.12465</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian, Naomi Creutzfeldt, and Jennifer Hendry., eds. 2025. Socio-Legal Trajectories Across Europe: Comparative Perspectives. O&ntilde;ati International Series in Law and Society. London: Hart Publishing. <a href="https://www.bloomsbury.com/us/sociolegal-trajectories-across-europe-9781509982622/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ISBN 9781509982622</a>.</li>



<li>Ferrari, Vincenzo, ed. 1990. Developing Sociology of Law: A World-Wide Documentary Enquiry. Seminario Giuridico Della Universit&agrave; Di Bologna Miscellanee 7. Milano: Giuffr&egrave;.</li>



<li>Galanter, Marc. 1974. &ldquo;Why the &lsquo;Haves&rsquo; Come out Ahead. Speculations on the Limits of Legal Change.&rdquo; Law and Society Review 9 (1): 95&ndash;160. <a href="https://doi.org/10.2307/3053023" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.2307/3053023</a>.</li>



<li>Garc&iacute;a-Villegas, Mauricio. 2006. &ldquo;Comparative Sociology of Law: Legal Fields, Legal Scholarships, and Social Sciences in Europe and the United States.&rdquo; Law &amp; Social Inquiry 31 (2): 343&ndash;82. <a href="https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x</a></li>



<li>Genov, Nikolai. 2020. &ldquo;Towards a Paradigmatic Enhancement of Sociology.&rdquo; International Review of Sociology 30 (2): 311&ndash;31. <a href="https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917</a>.</li>



<li>Kantorowicz, Herman U., and Edwin W. Patterson. 1928. &ldquo;Legal Science&ndash;A Summary of Its Methodology.&rdquo; <em>Columbia Law Review</em> 28 (6): 679&ndash;707. <a href="https://doi.org/10.2307/1113061" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.2307/1113061</a>.</li>



<li>Merton, Robert K. 1957. Social Theory and Social Structure. Glencoe, Ill.: The Free Press. (<a href="https://archive.org/details/dli.ernet.6060" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Copy in the Internet Archive</a>)</li>



<li>Steinmetz, George. 2021. &ldquo;The History of Sociology as Disciplinary Self-Reflexivity.&rdquo; In The Palgrave Handbook of the History of Human Sciences, edited by David McCallum, 1&ndash;31. Singapore: Springer Singapore. <a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1</a>.</li>



<li>Tamanaha, Brian Z. 1997. Realistic Socio-Legal Theory: Pragmatism and a Social Theory of Law. Oxford Socio-Legal Studies. Oxford&#8239;: New York: Clarendon Press&#8239;; Oxford University Press. <a href="https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001</a>.</li>
</ul>



<hr>



<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> This post is a summary of a paper presented at the panel &ldquo;Conducting law and society research in Switzerland I: epistemologies, methods, approaches&rdquo;, 2nd conference of the Swiss Network for Law and Society (SNLS), University of Bern, 10-12.02.2025. The PDF manuscript is <a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.18730877" rel="noopener noreferrer" target="_blank">published here</a>. The summary has been produced with the help of a Large Language Model (GLM 4.7 via <a href="https://github.com/gwdg/chat-ai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Chat AI v0.9.2</a>).</p>



<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> For the German-speaking area alone, see those of the <a href="https://www.recht-und-gesellschaft.info/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Netzwerk Recht und Gesellschaft</a> of the German-language associations for Sociology of Law, of the <a href="https://barblog.hypotheses.org/veranstaltungen" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Berliner Arbeitskreis Rechtswirklichkeit</a>, or, more recently, of the <a href="https://lawandsociety.ch/events/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Swiss Network for Law and Society</a>. Internationally, there are many more, such as the <a href="https://rcsl.hypotheses.org/rcsl-meetings" rel="noopener noreferrer" target="_blank">meetings of the&nbsp; Research Committee on Sociology of Law (RCSL)</a>, or the meetings of national and regional associations for &ldquo;Socio-legal Studies&rdquo;, &ldquo;Law and Society&rdquo; or &ldquo;Sociology of Law&rdquo;. The field is of course much bigger, as the various &ldquo;Law and &hellip;&rdquo; movements show.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-09T09:48:15+00:00</updated>
	<author><name>Christian Boulanger</name></author>
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		<id>http://barblog.hypotheses.org</id>
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		<updated>2026-03-09T09:48:15+00:00</updated>
		<title>Rechtswirklichkeit</title></source>

	<category term="artikel"/>

	<category term="interdisziplinäre rechtsforschung"/>

	<category term="rechtssoziologie"/>

	<category term="socio-legal studies"/>

	<category term="theory and method"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-04:/281539</id>
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	<title type="html">Utopia as a Method</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Episode Description
In this episode&nbsp;of&nbsp;Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talks to Aisl...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p></p>
<h3>Episode Description</h3>
<p><span>In this episode&nbsp;of&nbsp;</span><em><span>Talking about Methods</span></em><span>, Professor Linda Mulcahy talks to Aislinn Fanning, Cristy Clark, Zoe Tongue and Ruth Houghton* about utopia as a method. </span><span>They walk us through what utopia as a method is and how they have used it in their various research projects around feminism, legal change and social justice more broadly. They show how the method&rsquo;s downsides can also be its great advantages and how freeing it can be to engage with utopian thinking.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span>*</span>Nikki Godden-Rasul could not be there but is a part of the group.</p>
<h3>Readings recommended by the speakers</h3>
<div>
<ul>
<li>Levitas, Ruth <em>Utopia as Method: The Imaginary Reconstitution of Society&nbsp;</em>(Palgrave Macmillan, 2013).</li>
<li>Davies, Margaret&nbsp; &lsquo;Doing Critical-Socio-Legal Theory&rsquo; in Naomi Creutzfeldt, Marc Mason and Kirsten McConnachie (eds), <em>Routledge Handbook of Socio-Legal Theory and Methods&nbsp;</em>(Routledge, Taylor &amp; Francis Group, 2020) 83.</li>
<li>Thaler, Mathias <em>No Other Planet: Utopian Visions for a Climate Changed World&nbsp;</em>(CUP 2022)</li>
</ul>
</div>
<div>
<p><b>Work by the Speakers</b></p>
</div>
<div>
<ul>
<li>Houghton R, Godden-Rasul N, O&rsquo;Donoghue A, Vincenzotti S.&nbsp;<a href="https://eprint.ncl.ac.uk/306244" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Abolition Feminism and Utopian Justice: Speculative Visionary Fiction and the End of Gendered Violence</a>.&nbsp;<em>In:</em>&nbsp;Godden-Rasul N; Kula L, ed.&nbsp;<em>Research Handbook on Gender Violence and Law</em>. Edward Elgar, 2025. In Press.</li>
<li>Houghton R, O&rsquo;Donoghue A.&nbsp;<a href="https://eprint.ncl.ac.uk/295067" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Utopia as &ldquo;No-Place&rdquo;: Utopias, Colonialism and International Law</a>.&nbsp;<em>Law Text Culture</em>&nbsp;2024,&nbsp;<strong>27</strong>, 204-227.</li>
<li>Tongue Z. L. <u><a href="https://www.taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9781003412267-18/ectogestation-emancipation-zoe-tongue" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Ectogestation&nbsp;as Emancipation: A Feminist Science Fiction.</a></u>&nbsp;In:&nbsp;<em>Cultural Legal Studies of Science Fiction,&nbsp;</em>eds. Green, Travis, and Tranter (Routledge, 2024).</li>
</ul>
</div>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/utopia-as-a-method/" target="_blank">Utopia as a Method</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-04T09:00:41+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<updated>2026-03-04T09:00:41+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="talking about methods"/>

	<category term="utopia; method; feminism;"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-25:/280938</id>
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	<title type="html">Census Records and Group Biographies as a Tool for Researching Women’s Citizenship</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>For almost a decade, I have been researching the appearance of women on English criminal juries afte...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>For almost a decade, I have been researching the appearance of women on English criminal juries after 1919, and I have always struggled to get close enough to these women to understand who they actually were. In this post<span>,</span> I reflect on the many different ways in which we can approach a subject using a range of data sources and how this might help us to identify and understand these women.</p>
<p>While women had been empanelled for centuries on the special jury of matrons<span> (</span>a special type of jury tasked with certifying pregnancy where the courts needed formal notice of this, e.g., following conviction for a capital crime), their consistent appearance on trial juries was not possible until shortly after the First World War. Some women had secured the parliamentary vote under the Representation of the People Act 1918, and others were added to the pools of people qualified for jury service by the Sex Disqualification (Removal) Act 1919. A year later, the Juries (Emergency Provisions) Act 1920 ensured that the women covered by the 1919 legislation were a subset of the women in the 1918 Act, and that being a woman for these purposes was a single unified category at law, rather than &mdash; as it had briefly been from 1919 &mdash; a set of frequently overlapping categories.</p>
<p>My research has been concerned with the question of what sort of woman counted as such for the purposes of their new place on the jury system, as well as the legal and bureaucratic processes involved in realising the promise that a legally constrained subclass of&nbsp; &lsquo;women&rsquo; could now be jurors. This has largely been a question of trying to wrest more information out of the limited sources available to me.</p>
<p>My earliest work here asked how many women were named on juries in the provincial assize courts (broadly the equivalent of today&rsquo;s crown courts). I found regional variations, so I consulted electoral registers held at local archives. I thought that perhaps there were simply more women with the requisite qualifications in some places<span>.</span> But that didn&rsquo;t explain the differences I was seeing. I also found women were systematically kept off certain types of trial, in ways which appeared to amount to a legal and administrative enforcement of the stories being told at this time about women&rsquo;s capacities as judges and their status as citizens. One of these tropes said that women should never be summoned because they were far more likely than men to try to get out of jury service, and<span>,</span> therefore<span>,</span> it was a better use of everyone&rsquo;s time if we only summoned men to begin with. By exploring local records concerning the people who were actually summoned (juror summoning records and census records), and of these, the people who were excused, I was able to show that this cultural construction was not grounded in the actual practices of these summoned women.</p>
<p>My concern is that by working with these sources, I have avoided engaging with the question of who these women actually were, and that too much of the ongoing project has collapsed into variations on &lsquo;I have counted how many feminine names appear on this or that list.&rsquo; More recently, I started asking myself how we might supplement this method by consulting census records, and by doing so, starting to construct group biographies of the women who were summoned to a particular court at a particular time. I have so far only considered Bristol&rsquo;s jurors in this connection, but this biographical approach has allowed me to ask questions about these women&rsquo;s family and living arrangements, about whether they were listed as the head of their household, whether they ran a business<span>,</span> and so on. I have been able to start pulling together what may well have been pre-existing networks, charting<span>,</span> for example<span>,</span> how regularly women on juries were seated near neighbours, often from families working in similar trades. I have also been able to show how the legal rules around maximum and minimum age limits were more real for women than for men, with both unlawfully young and unlawfully young men seemingly posing no problem for administrators who nonetheless wished to select them.</p>
<p>On reflection, there is still a danger here that the analysis collapses into a dehumanised numerical form. But by adding an analysis of census records, I argue that we can come much closer to the actual human people who were being constructed into and out of this developing facet of legally constructed womanhood, and in particular of women&rsquo;s citizenship. But ultimately<span>,</span> this is an inherent problem with any empirical work: we&rsquo;re always only just starting and never seem to find enough.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/census-records-and-group-biographies-as-a-tool-for-researching-womens-citizenship/" target="_blank">Census Records and Group Biographies as a Tool for Researching Women&rsquo;s Citizenship</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-25T09:00:59+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
	<source>
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		<updated>2026-02-25T09:00:59+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="census records"/>

	<category term="criminal juries"/>

	<category term="critical archival research"/>

	<category term="group biographies"/>

	<category term="historical research"/>

	<category term="methodological musings"/>

	<category term="womens citizenship"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-18:/280237</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/reframing-informal-justice-local-legal-practices-in-the-drc/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Reframing “Informal Justice”: Local Legal Practices in the DRC and Their Unexpected Formality</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>This post draws on the research article: &ldquo;&laquo; Je suis tout ce qu&rsquo;il y a de plus formel &raquo; : analyse par...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>This post draws on the research article: <a href="https://medialibrary.uantwerpen.be/files/5576/ccbdf3fc-1266-4782-86a7-d17b67a4be17.pdf#page=195)" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&ldquo;&laquo; Je suis tout ce qu&rsquo;il y a de plus formel &raquo; : analyse par le bas des pratiques de justice locale dans deux provinces de la RDC&rdquo;</a>, by Moriceau, Wetsh&rsquo;okonda Koso, de Coster &amp; Kirusha, published in <em>Conjonctures de l&rsquo;Afrique Centrale 2021</em>.</p>
<p>In development and policy discourse, local justice in sub-Saharan Africa is frequently framed as <a href="https://cdn.penalreform.org/wp-content/uploads/2013/06/rep-2001-access-to-justice-africa-en.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">informal</a>, <a href="https://globalprotectioncluster.org/sites/default/files/2023-04/Working_with_Customary_Justice_systems_Post_Conflict_2011_EN.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">customary</a>, or <a href="https://carnegieendowment.org/research/2003/10/beyond-rule-of-law-orthodoxy-the-legal-empowerment-alternative?lang=en" rel="noopener noreferrer" target="_blank">alternative</a>. These labels refer to the spontaneity, lack of structure, and -in the Democratic Republic of Congo (DRC)- <a href="https://www.researchgate.net/publication/367310849_La_justice_coutumiere_d%27Etat_sans_tribunaux_coutumiers_Vers_une_modernite_insecurisee_dans_la_resolution_des_conflits_fonciers_coutumiers_dans_l%27Est_de_la_RDC_1_Joel_BARAKA_AKILIMALI_2_et_AMATO_NTABAL" rel="noopener noreferrer" target="_blank">lack of state recognition</a>. However, field research conducted in Kongo-Central and Kasa&iuml;-Central provinces challenges this perception. Using legal pluralism as a theoretical lens, we conducted about 60 semi-structured interviews with State-court judges, customary chiefs and practitioners, community leaders, and justice seekers in 6 diverse municipalities in August and September 2019. We found that local justice mechanisms are far from informal. They are procedurally ordered, deeply rooted in local legitimacy, and often closely tied to the state.</p>
<p>During a consultation, a customary chief responded sharply when his role was described as informal: &lsquo;Me, informal? I am all about formality&rsquo;. This powerful reaction speaks to a broader reality: what is called informal justice in global policy language may, on the ground, operate with a remarkable level of formality.</p>
<p><strong>Procedural, Legitimate, Recognised</strong></p>
<p>Our fieldwork reveals that dispute resolution led by chiefs involves public hearings, designated councils, rules on admissible evidence, and even appeal procedures. The personnel involved are selected according to criteria including lineage, age, moral standing, and knowledge of local custom. Chiefs do not act alone but convene ad hoc or semi-permanent councils of respected local figures.</p>
<p>These procedures are underpinned by both customary legitimacy and state sanction. Chiefs are invested by administrative authorities at local or national levels, and are expected to maintain social harmony, but the Congolese law does not recognise their authority in the settlement of legal disputes. In practice, they resolve a broad range of disputes&mdash;from inheritance and land to minor criminal matters&mdash;with outcomes generally accepted by the parties.</p>
<p><strong>More Than Alternative</strong></p>
<p>The term Alternative Dispute Resolution (ADR), <a href="https://www.cambridgescholars.com/resources/pdfs/978-1-4438-5707-9-sample.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">often used in legal and development circles</a>, seems misapplied here. For many in rural DRC, these mechanisms are not alternatives&mdash;they are the primary, accessible, and more often used modes of justice. State courts are often remote, linguistically and procedurally alienating, and prohibitively expensive. According to consistent research data, local customary actors also enjoy <a href="https://www.peacebuildingdata.org/drc" rel="noopener noreferrer" target="_blank">greater public trust than state legal institutions</a>. One villager explained: &lsquo;With the chief, you know where your money is going. And you don&rsquo;t need to speak French&rsquo;.</p>
<p>Yet despite regional variation, we observed key commonalities: shared rules organising local customary power, same procedural patterns such as a strong emphasis on consensus, and social reconciliation over punitive sanctions. These patterns challenge the perception that customary systems are inherently fragmented or idiosyncratic.</p>
<p><strong>Legal Pluralism in Practice</strong></p>
<p>Although adjudication carried out by chiefs does not have legal recognition, collaborations do exist between local chiefs and judicial actors. These relationships, however, are fragile, inconsistent, and shaped by individual attitudes and local political dynamics. In some areas, judges work with chiefs to verify civil agreements or delineate jurisdictional boundaries. In others, they dismiss the legitimacy of any non-state process outright.</p>
<p>One magistrate stated: &lsquo;If a case arrives at my court and I see it was dealt with by a chief, I disregard it entirely. It has no legal value&rsquo;. This view, while legally defensible, ignores the fact that many chiefs are appointed by the state and serve functions similar to those of lower-tier judges. Local justice systems continue to be perceived by national judicial and political actors as an inferior form of justice &mdash; one that should either eventually disappear or be strictly subordinated to the principles of state law. Such a vision prevents the creation of a framework in which both systems can stand on equal footing, thereby hindering the emergence of a genuine intercultural dialogue of laws, as advocated by <a href="https://www.cambridge.org/core/books/law-as-a-conversation-among-equals/29A2B149BAB8473AD31AC3E60B73A036" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Gargarella</a>.</p>
<p><strong>Conclusion: Reframing Local Justice</strong></p>
<p>Our research suggests that informality is not a helpful lens through which to understand local justice in the DRC. These systems are both structured and legitimate. Recognising this formality does not mean idealising the systems, but it does demand a shift in vocabulary and policy approach, as well as in legal and development studies research.</p>
<p>As the legal pluralist <a href="https://fr.scribd.com/document/405951608/Griffiths-John-What-Is-Legal-Pluralism-1986-pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Griffiths</a> noted forty years ago, the integration of other forms of justice into the state legal system still occurs on the terms of state law, often resembling an incorporation rather than a genuine valorisation of these non-state forms, reflecting a weak legal pluralism. Recognising the formality and legitimacy of local justice mechanisms in the DRC may provide a new perspective and challenge the initiatives, embedded in justice reforms and foreign aid across various African contexts, that seek to &lsquo;formalise&rsquo; local justice through court-like training or supervision mechanisms. In pluralistic settings where legal pluralism is weakly structured, justice reform may not aim at replacement or domestication, but rather at fostering a reciprocal approach and equal dialogue, operationalising a &lsquo;strong&rsquo; legal pluralism as Griffiths envisioned.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/reframing-informal-justice-local-legal-practices-in-the-drc/" target="_blank">Reframing &ldquo;Informal Justice&rdquo;: Local Legal Practices in the DRC and Their Unexpected Formality</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-18T11:52:55+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="borderlands"/>


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	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2795" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Programme des doctoriales 2026 du RT13 – jeudi 19 mars à Lyon</title>
	<summary type="html"><![CDATA[]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div><div><a href="https://droitscisoc.hypotheses.org/files/2026/02/Base-programme-Doctoriales-2026.docx-3.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"></a></div></div>]]></content>
	<updated>2026-02-16T15:12:22+00:00</updated>
	<author><name>Nathan Rivet</name></author>
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		<updated>2026-02-16T15:12:22+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

	<category term="billets"/>


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	<title type="html">Legal Ethics Across Borders</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In Lawyers on Trial: Hired Guns or Heroes?, Chris Whelan rejects the simplistic theories and false b...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In<a href="https://www.bloomsbury.com/uk/lawyers-on-trial-9781509977604/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> <em>Lawyers on Trial: Hired Guns or Heroes?</em></a>, Chris Whelan rejects the simplistic theories and false binaries that feature so prominently in philosophical legal ethics. Those who see lawyers as &lsquo;moral imperialists&rsquo; &ndash; the &lsquo;heroes&rsquo; of the book&rsquo;s title &ndash; maintain that lawyers are to be guided by their own moral compass (p. 224). On the other hand, proponents of the &lsquo;standard conception&rsquo; of lawyering insist that lawyers set aside their personal conscience to zealously advocate for the interests of their clients, bound only by the requirements of the law (the &lsquo;hired guns&rsquo;, p. 29-32). For Whelan, this is a false dichotomy: when faced with an ethical choice, lawyers should apply their professional judgement, taking into account the requirements of the law and the circumstances of each specific case, to identify the outcome that best serves the interests of justice (p. 38-40, p. 223). This approach may not always align with the interests of the client, or their own morality, but as Whelan demonstrates, is mostly consistent with their professional codes of conduct.</p>
<p>Whelan interrogates an extensive array of practical examples drawn from both criminal and civil law settings in the US and UK to show how lawyers will inevitably face &lsquo;tragic choices&rsquo; (p. 223-224), whilst at the same time maintaining an ongoing critique of both the moral imperialist and standard conception perspectives. For example, Whelan offers a nuanced assessment of the morality of &lsquo;creative compliance&rsquo;, where lawyers identify and exploit gaps, or loopholes, in legal rules (p. 104-112). Whilst moral imperialists might decry this activity as undermining the spirit of the law, Whelan counters with both practical and principled arguments, pointing out the spirit of a rule is often an elusive concept, and that it is in any event a foundational characteristic of the rule of law that a legal rule be followed regardless of its purpose (p. 109, 112).&nbsp; A further example is where Whelan takes issue with a core principle of the standard conception, the lawyer&rsquo;s non-accountability for their client, meaning a lawyer may take on any client regardless of how morally repugnant they or their cause might be. Whelan shows how client autonomy justifications for this stance carry weight only so far as significant harm is not caused to the autonomy of others. So non-accountability may be justifiable in the criminal justice context, but less so where lawyers act for fossil fuel companies actively aggravating the climate crisis, for example (p.36).</p>
<p>Whelan demonstrates how formal rules of professional conduct do not always help lawyers navigate these types of ethical dilemmas. For example, whilst lawyers are bound by a duty not to disclose a client&rsquo;s confidential information, there are exceptions. Some are clear, others less so. English law features a legislative override where lawyers know or suspect clients are involved in money laundering or terrorist financing (pp. 55-56). On the other hand, where solicitors in England &amp; Wales become aware their client intends to commit suicide, they are both prohibited from disclosing that fact and at the same time justified in doing so (pp. 54-55). For Whelan, disclosure may be justified where &lsquo;confidentiality costs&rsquo; are outweighed by &lsquo;disclosure benefits&rsquo; (p. 50).</p>
<p>Whelan&rsquo;s extensive examples continually highlight the importance of understanding the nuance and complexity of the lawyer&rsquo;s role in practical contexts. He considers the example of the US law firm Vinson &amp; Elkins, the much-criticised adviser to the failed energy company Enron, which Whelan presents as an especially complex and manipulative client, where the firm tended to be engaged to advise only on discrete tasks (pp. 79-81). Whilst rightly maintaining that lawyers should not turn a blind eye to their client&rsquo;s actual or potential criminal conduct, Whelan emphasises how lawyers will often be understandably ignorant of all of the facts.</p>
<p>Whelan&rsquo;s book is timely. The role of lawyers during a series of high-profile ethical scandals is rightly being closely scrutinised. At the same time, lawyers face mounting pressure to refuse to act for certain types of clients, and have been subjected to politically motivated attacks that threaten their independence. To address these challenges, lawyers need to be equipped to recognise ethical risks when they arise, and then have an adequate understanding of the applicable principles of professional conduct to respond appropriately. This is why all lawyers in practice, and not simply those who teach and study law, should read this book.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/legal-ethics-across-borders/" target="_blank">Legal Ethics Across Borders</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-11T09:00:44+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<updated>2026-02-11T09:00:44+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="a good read"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-04:/278947</id>
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	<title type="html">Making and Unmaking Archival Methods</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&nbsp;

In this episode of Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talks to Cris van Eijk abo...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p></p>
<p><span>In this episode of </span><em><span>Talking about Methods</span></em><span>, Professor Linda Mulcahy talks to </span>Cris van Eijk about making and unmaking archival methods. Cris reflects on critical ways of engaging with &ldquo;present moments locked into paper form, divorced from reality through the act of printing or writing&rdquo;. The speaker highlights the labour of archivists and the need to discuss the actual everyday work and affective strains of archival research.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Readings recommended by Cris van Eijk</h3>
<ul>
<li>Caswell, M. (2023) &lsquo;&ldquo;The Archive&rdquo; Is Not an Archives: Acknowledging the Intellectual Contributions of Archival Studies&rsquo;, in Prescott, A. and Wiggins, A. (eds) <em>Archives: Power, Truth, and Fiction</em>. Oxford University Press. Available at: <a href="https://escholarship.org/uc/item/7bn4v1fk" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://escholarship.org/uc/item/7bn4v1fk</a>.</li>
<li>Land, I. (2024) &lsquo;Planning for Success in the Archives&rsquo;, in <em>The Craft of Historical Research: A Practical Guide from Start to Finish</em>. Springer. Available at: <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-031-68457-9_6" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://doi.org/10.1007/978-3-031-68457-9_6</a></li>
<li>Veli&#269;kovi&#263;, M. (2023) &lsquo;Ethical Challenges of Using Trial Transcripts for Research Purposes: A Case Study of the International Criminal Tribunal for the Former Yugoslavia&rsquo;, <em>London Review of International Law </em>381 Available at: <a href="https://doi.org/10.1093/lril/lrad020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://doi.org/10.1093/lril/lrad020</a>.(<strong>NB:</strong> This text includes a clearly indicated content warning for discussion of sexual violence and rape from pp. 391-396)</li>
<li>Orazem, K. (2020) &lsquo;Fever Dreams&rsquo;, <em>Acid Free</em>, 12. Available at: <a href="http://laacollective.org/work/fever-dreams" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://laacollective.org/work/fever-dreams</a>.</li>
</ul>
<h3>Work by Cris van Eijk</h3>
<div>
<ul>
<li>Van Eijk, C. (2024) &lsquo;Uncloseting Travaux&rsquo;, in O&rsquo;Hara, C. and Paige, T.P. (eds) <em>Queer Engagements with International Law: Times, Spaces, Imaginings</em>. Routledge. Available at: <a href="https://ssrn.com/abstract=4719161" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://ssrn.com/abstract=4719161</a>.</li>
</ul>
<div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/making-and-unmaking-archival-methods/" target="_blank">Making and Unmaking Archival Methods</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-04T09:00:29+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<updated>2026-02-04T09:00:29+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="archives; critical archival research; queer feminist"/>

	<category term="talking about methods"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-28:/277994</id>
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	<title type="html">Law, Cross-Pressures, and Deconstruction</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>One of the things that struck me powerfully when I first began to study it, was the sense of being ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div></div>
<p>One of the things that struck me powerfully when I first began to study it, was the sense of being in cross-pressured fields where arguments (concerned with case law, statutes, treaty provisions, and other legal sources) lead in diametrically opposed directions. I looked for methodological approaches to understand these cross-pressures and, found in the writings of Jack Balkin an entry point into deconstruction. Some examples will focus what I mean by cross pressures. A judge considering the creation of a new liability rule in negligence law may see it as offering enhanced security. But she may be uneasy about reducing the freedom of action of potential defendants. An academic whose field of study is EU law may, while seeing attractions in the idea of &lsquo;ever closer union&rsquo;, recognize that member-states think inter-governmentalism important. Cross pressures of this sort can induce in those who experience them the condition that philosophers label &lsquo;aporia&rsquo; (which arises when perplexity overwhelms people who seek to move forward in particular fields). This sense of being at a loss comes with the territory of law. As a way of approaching the study of texts, deconstruction helps us to understand it more fully.</p>
<p>Deconstruction is a critical interpretative practice&nbsp;that&nbsp;rapidly&nbsp;gained currency in the field of literary theory over&nbsp;half-a-century&nbsp;ago.&nbsp;Subsequently,&nbsp;a number of&nbsp;legal academics&nbsp;(<em>e.g</em>., Drucilla Cornell and Jack Balkin)&nbsp;took it up with a view to revealing the inherent instability of legal language. When legal academics work along these lines, we might see them as doing no more than alerting us to a fact about what Balkin has called &lsquo;human culture&rsquo; (the cross pressures that exist in our linguistic resources). But this would be to downplay the interpretative burdens that deconstruction places on readers. These burdens led Jacques Derrida, who introduced the term &lsquo;deconstruction&rsquo;, to describe it (somewhat reluctantly) as an &lsquo;exorbitant&rsquo; method.</p>
<p>The relevance of this method to the cross pressures&nbsp;that exist in legal contexts&nbsp;is easy to explain. Lawyers who engage in deconstruction&nbsp;read texts closely with the aim of&nbsp;identifying&nbsp;within them what they call &lsquo;binary&nbsp;oppositions&rsquo;. Here, we can talk (taking our cues from Derrida) of&nbsp;<em>explication de&nbsp;texte</em>&nbsp;(which involves poring over a text&nbsp;so as&nbsp;to&nbsp;identify&nbsp;its most prominent features). But&nbsp;<em>explication de&nbsp;texte</em> is only the first of two components in the practice of deconstruction. Once a binary opposition has come into view, deconstructionists dwell on the relationship between its two poles.&nbsp;&nbsp;Their aim in doing so is to establish which of the two enjoys a privileged position relative to the other (whose position is marginal). This interpretive activity is a prelude to a deconstructive reversal. This involves a switch in the order of priority as between the two poles. Here, deconstructionists talk of &lsquo;hermeneutic violence&rsquo;. This might, for example, involve an EU lawyer in arguing not for &lsquo;ever closer union&rsquo; (or &lsquo;more Europe&rsquo;) but, rather, for a new relationship between member-states in which inter-governmentalism has a central place. As expressions like &lsquo;binary opposition&rsquo;, &lsquo;<em>explication de&nbsp;texte&rsquo;</em>,&nbsp;and &lsquo;hermeneutic violence&rsquo; illustrate,&nbsp;a vocabulary has&nbsp;grown up&nbsp;around deconstruction that may&nbsp;seem&nbsp;rather&nbsp;forbidding. This point also applies to another&nbsp;term&nbsp;that has&nbsp;a central place&nbsp;in deconstruction.&nbsp;This term is &lsquo;the metaphysics of presence&rsquo;.&nbsp;Derrida uses it to bring into focus the tendency people have to assume that sources of enduring truth can be found in the values (<em>e.g</em>., security) or ends (<em>e.g</em>., &lsquo;ever closer union&rsquo;) they&nbsp;prioritize. To the extent that people think along these lines, it becomes possible to see why the phrase &lsquo;hermeneutic violence&rsquo; has relevance to deconstructive reversals. Such reversals&nbsp;reduce to a marginal status&nbsp;the building blocks of contexts that have&nbsp;acquired&nbsp;a familiar appearance (<em>e.g</em>., a&nbsp;value,&nbsp;such as security,&nbsp;that bulks large in&nbsp;tort lawyers&rsquo;&nbsp;minds).</p>
<p>This is a point that applies to political and constitutional theory in societies such as the USA&nbsp;and&nbsp;the UK. In these contexts, the writings of John Rawls and Ronald Dworkin have encouraged the idea that it is possible to move towards an ideal end-state (in which an enduring commitment to social justice exists). Rawls&nbsp;encourages this idea&nbsp;in&nbsp;his account&nbsp;of ideal political theory&nbsp;(which&nbsp;develops the conception of a&nbsp;&lsquo;perfectly just&rsquo;&nbsp;social structure).&nbsp;However, he&nbsp;also introduces the idea of &lsquo;non-ideal&rsquo; political theory (which&nbsp;relates to&nbsp;&lsquo;less happy&rsquo; circumstances&nbsp;that can impede the pursuit of justice).&nbsp;Rawls&rsquo;s distinction presents us with a binary&nbsp;opposition. Moreover, we might&nbsp;perform&nbsp;a&nbsp;deconstructive reversal by using&nbsp;non-ideal theory to argue&nbsp;that&nbsp;we&nbsp;are situated&nbsp;on a ship of state on a sea of contingency,&nbsp;rather than&nbsp;poised to take up residence in an&nbsp;enduring&nbsp;end-state.</p>
<p>Here, again, we&nbsp;encounter&nbsp;cross-pressures. They will not disappear from&nbsp;our work. But deconstruction&nbsp;can&nbsp;help us understand them&nbsp;rather better.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/law-cross-pressures-and-deconstruction/" target="_blank">Law, Cross-Pressures, and Deconstruction</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-28T09:00:38+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-26:/277848</id>
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	<title type="html">Rechtsvergleich mit Hilfe Künstlicher Intelligenz (KI)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Mustererkennung ist eine herausragende F&auml;higkeit fortgeschrittener KI. Den &raquo;strukturellen&laquo;&nbsp; Vergleic...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Mustererkennung ist eine herausragende F&auml;higkeit fortgeschrittener KI. Den &raquo;strukturellen&laquo;&nbsp; Vergleich beherrscht KI jedoch bisher kaum. Daher gilt es zu &uuml;berlegen, was man von einen &Auml;hnlichkeitsvergleich innerhalb eines Rechtssystem und &uuml;ber mehrere Rechtssysteme hinweg erwarten kann. KI bedeutet sicher nicht das Ende der Rechtsvergleichung, wird das Feld aber doch grunds&auml;tzlich ver&auml;ndern.[1] Was man erwarten kann, h&auml;ngt &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-26T08:57:20+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-01-26T08:57:20+00:00</updated>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-21:/277459</id>
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	<title type="html">Digital Hate, Real-World Harm: Youth Radicalisation and Malaysia’s Legal Response</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Malaysia&rsquo;s digital landscape has expanded dramatically, with 97% internet penetration and youngsters...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Malaysia&rsquo;s digital landscape has expanded dramatically, <a href="https://www.nst.com.my/opinion/letters/2024/11/1129867/near-flawless-digital-experience-malaysia" rel="noopener noreferrer" target="_blank">with 97% internet penetration</a> and <a href="https://www.thestar.com.my/news/focus/2024/08/18/digital-addiction-not-just-about-screen-time" rel="noopener noreferrer" target="_blank">youngsters spending nearly eight hours online daily</a>. As a nation with a Malay-Muslim majority and sizable Chinese, Indian, and indigenous minorities, its multiracial and multireligious makeup heightens the sensitivity of online expression. While digital connectivity fosters communication and community, it also exposes youth to an alarming rise in hate speech, often masked as humour, political commentary, or ideological debate.</p>
<p>To address the problem, in December 2024, <a href="https://bernama.com/en/news.php?id=2374391" rel="noopener noreferrer" target="_blank">the Government amended Section 233 of the Communications and Multimedia Act (CMA) 1998</a>, which regulates &ldquo;improper use of network facilities or services.&rdquo; The amendment, effective February 2025, replaced the vague term &ldquo;offensive&rdquo; with &ldquo;grossly offensive&rdquo; and introduced explanatory provisions, explicitly listing hate speech as a subcategory. While this was meant to tighten enforcement, the definition of hate speech as anything <a href="https://lom.agc.gov.my/pdfjs/web/viewer.html?file=../../../ilims/upload/portal/akta/outputaktap/2669326_BI/A1743%20BI-%20COMMUNICATIONS%20AND%20MULTIMEDIA%20(AMENDMENT)%20ACT%202025.pdf&amp;embedded=true#page=38&amp;zoom=auto,-54,549" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&ldquo;insulting and demeaning&rdquo;</a> remains broad and vague. It risks penalising lawful expression while failing to address attacks on race, religion, or ethnicity. <a href="https://www.article19.org/resources/repressive-amendments-communications-multimedia-act/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ARTICLE 19</a> has cautioned that such an approach falls short of international standards requiring restrictions to be precise, necessary, and legitimate; a concern I also raised when presenting preliminary findings at the 2024 Oxford Media Policy Summer Institute.</p>
<p>In Malaysia&rsquo;s multiracial context, hate speech surrounding the &ldquo;3R&rdquo; issues: religion, royalty, and race, remains particularly sensitive, with <a href="https://gaexcellence.com/ijlgc/article/view/5449/5026" rel="noopener noreferrer" target="_blank">studies</a> and <a href="https://www.nst.com.my/news/crime-courts/2024/05/1055185/terrorist-groups-using-online-video-games-%C2%A0recruit%C2%A0young-members" rel="noopener noreferrer" target="_blank">findings</a> indicating its potential to escalate into extremism through mediums such as online gaming platforms. <a href="https://saferinternetlab.org/wp-content/uploads/2024/01/Nuurrianti-Jalli-KISIP-PAPER-2024-1.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Racialised memes and jokes</a> targeting ethnic or religious groups circulate widely on TikTok and X, especially during elections. <a href="https://icct.nl/publication/fighting-extremism-gaming-platforms-set-design-principles-develop-comprehensive-pcve?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Encrypted chats and gaming platforms</a> have been misused to spread extremist ideas, raising concern from Malaysian authorities. Casual online prejudice can thus escalate into real-world radicalisation, as seen in the <a href="https://www.orfonline.org/expert-speak/online-radicalisation-in-malaysia-regional-risks-and-responses" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2024 <em>Ulu Tiram</em> attack</a>, where a youth radicalised by Islamic State (IS) content killed two police officers. Regional reports confirm this <a href="https://www.orfonline.org/expert-speak/online-radicalisation-in-malaysia-regional-risks-and-responses" rel="noopener noreferrer" target="_blank">growing online radicalisation trend in Malaysia</a>. My interviews with policymakers and youth leaders revealed how social, political, and cultural conditions fuel hate speech.</p>
<p>Senator Dr. Zulkifli Hasan, Deputy Minister in the Prime Minister&rsquo;s Department (Religious Affairs), is both a policymaker and an academic, situating the rise of hate speech within anxieties over identity politics, regional disparities, and youth digitalisation, further intensified by socio-political polarisation. This mirrors regional trends where political rhetoric seeps into digital spaces and is adopted by youth through memes and coded language. Algorithms further exacerbate this, rewarding provocative speech with visibility and making hate messages appealing to young audiences seeking affirmation. He stressed that hate speech often reflects deeper societal divides: &ldquo;When there is little meaningful interethnic engagement, young people become easy targets for divisive narratives.&rdquo; To counter this, he advocates reviving <em>Fiqh al-Muwatanah</em> (jurisprudence of citizenship) and <em>Fiqh al-Ta&rsquo;ayush</em> (jurisprudence of coexistence) as ethical, religiously grounded tools for fostering pluralism. Legally, Malaysia has relied on the Communications and Multimedia Act 1998, but these tools are reactive, punishing offenders rather than addressing root causes. He argued the greater challenge is building education and awareness initiatives that connect with young people&rsquo;s online lives.</p>
<p>Adli Zakuan Zairakithnaini, Vice President of the Malaysian Islamic Youth Movement (ABIM), pointed to the politicisation of religion and ethnicity, manipulated by leaders with extremist inclinations, as a major driver of online hatred. He also stressed the global dimension: &ldquo;Conflicts in Syria, Palestine, and Afghanistan resonate with young Muslims here, and that anger, if left unchecked, is channelled into extremist narratives.&rdquo; For him, the decline of traditional family structures that once instilled civility leaves online peer culture to shape values, often destructively. ABIM has responded by promoting digital literacy, civic education, and religious literacy to equip youth to critically interrogate divisive content. Unlike purely punitive state approaches, ABIM&rsquo;s deradicalisation programmes emphasise dialogue, mentorship, and community engagement. Success, he explained, is measured through gradual resilience-building, enabling youth to question and ultimately reject extremist narratives. He echoed Dr. Zulkifli&rsquo;s view that laws must be complemented by community-based interventions uniting civil society, schools, and state agencies to foster a healthier digital environment.</p>
<p>The Malaysian experience demonstrates why Socio-Legal Studies are essential for understanding hate speech. As <a href="https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/G/bo3774571.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Merry</a> reminds us, law is shaped by social practices and power relations rather than functioning independently. My Malaysian interviews reflect this; youth leaders emphasise how peer culture, weakened family structures, and global conflicts intensify the appeal of divisive narratives, while policymakers such as Zulkifli Hasan describe hate speech as simultaneously a legal and security problem rooted in deeper anxieties over identity politics and polarisation. These insights echo <a href="https://www.jstor.org/stable/pdf/1289306.pdf?refreqid=fastly-default%3A908acb8a03a5fd440268ee3199bd3d11&amp;ab_segments=&amp;initiator=&amp;acceptTC=1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Matsuda&rsquo;s</a> claim that hate speech sustains systemic hierarchies, and resonate with <a href="https://www.globalmediajournal.de/index.php/gmj/article/view/280/279" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Stremlau, McGeer, and Straub&rsquo;s</a> findings, which show that the impact and circulation of online hate speech are shaped by broader political, social, and cultural contexts rather than arising in isolation. The CMA amendment, while symbolically tightening definitions, risks overbreadth and may trail behind the social dynamics that normalise hostility through memes, humour, and algorithmic amplification. Situating Malaysia within this socio-legal perspective reveals that doctrinal reform alone is insufficient. <a href="https://www.ohchr.org/sites/default/files/Rabat_draft_outcome.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Rabat Plan of Action</a> points toward a more holistic strategy, where legal boundaries are reinforced by education, dialogue, and resilience-building that address the deeper anxieties of identity, pluralism, and belonging in Malaysia&rsquo;s digital sphere.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/digital-hate-real-world-harm/" target="_blank">Digital Hate, Real-World Harm: Youth Radicalisation and Malaysia&rsquo;s Legal Response</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-21T09:00:54+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-19:/277269</id>
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	<title type="html">Vergleichsobjekte und Vergleichsmengen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Im Grunde setzt jede Begriffsbildung einen Vergleich voraus, denn Begriffe zu bilden hei&szlig;t, Dinge zu...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Im Grunde setzt jede Begriffsbildung einen Vergleich voraus, denn Begriffe zu bilden hei&szlig;t, Dinge zu unterscheiden; und unterscheiden kann man nur durch Vergleichen. Schon eine blo&szlig;e Deskription oder Definition l&auml;sst sich nicht ohne Vergleich gewinnen. Das gilt erst recht f&uuml;r jede Quantifizierung. Man z&auml;hlt Objekte nur, wenn sie irgend etwas gemeinsam haben und einander insofern &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-19T09:03:45+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<title type="html">Comparative and Socio-Legal Studies: Joining Forces?</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Negative Comparative Law is a remarkable book that not only provides a synopsis of the scholarship o...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><a href="https://www.cambridge.org/core/books/negative-comparative-law/E12FBBFF8C77021A37B0E1BF04EE16CD" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Negative Comparative Law</em></a> is a remarkable book that not only provides a synopsis of the scholarship of a towering figure of comparative legal studies, but also resonates far beyond the boundaries of this field. In his book, Pierre Legrand retraces the intellectual and personal journey that led him to reconceptualise the meaning of legal comparison. A Canadian lawyer who was trained in the UK and is based in France (among other places), Pierre Legrand narrates a personal trajectory shaped by his position at the margins: &nbsp;socio-cultural, intellectual and, indeed, academic. Pierre Legrand&rsquo;s fertile work in these marginal spaces not only rescued him from the gloomy anti-intellectualism in which he was raised but may have helped save comparative legal studies from a similar fate. The term &ldquo;negative&rdquo;, which guides his whole enquiry, aptly captures his reactive stance in the face of dominant social and legal forces &ndash;&nbsp;forces that often seek to stamp out complexity. Much as the negative of a photograph sharpens the contours of its subjects, <em>Negative Comparative Law</em> reveals the finely textured legal differences that simplistic comparative approaches tend to obscure.</p>
<p><em>Negative Comparative Law</em> does not simply represent an effort to enhance these contours, but it is also a remarkable indictment of the narrow positivist outlook that continues to plague comparative law and the legal field more generally. This critique is particularly timely given that comparative law is currently expanding into uncharted territories, such as international and constitutional law. Particularly noteworthy is Pierre Legrand&rsquo;s plea for a differentiated approach which is based on understanding and focused on the cultural dimension of the law. Despite having gained significant traction in the field of comparative law (notably under the powerful impulse of Pierre Legrand himself), this &ldquo;strong programme for weak thought&rdquo; remains contested <a href="https://www.puf.com/le-droit-compare" rel="noopener noreferrer" target="_blank">in legal academia</a>.</p>
<p>What is remarkable, however, is the extent to which Pierre Legrand&rsquo;s approach overlaps with that of socio-legal studies. Some years ago, <a href="https://scispace.com/pdf/the-hunt-for-truth-in-comparative-law-31cckz2i1q.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">James Whitman</a> (p. 182) noted the stylistic and intellectual similarities between Pierre Legrand and Pierre Bourdieu. This is no coincidence, as they both share an utter distrust towards, and sensitivity for, the institutional forces governing the social world &ndash; an outlook which can undoubtedly be linked with their respective<a href="https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/I/bo3649674.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> upbringings</a> (p. 209). There is, however, a major difference between Pierre Legrand&rsquo;s project and socio-legal studies, namely their approach to method. <em>Negative Comparative Law</em> provides a sophisticated account of law-as-interpretation &ndash; one that is heavily dependent on the comparatist&rsquo;s own cultural background. In Legrand&rsquo;s powerful words, &ldquo;[&hellip;] no amount of logic, precision, or clarity in the comparatist&rsquo;s record of foreign law &ndash; and certainly no so-called &lsquo;method&rsquo; &ndash; can eliminate narrativity from his transcript, which is fated to remain an incomplete and orientated exposition&rdquo; (p. 268). In other words, the comparative programme set out in <em>Negative Comparative Law</em> is doomed to <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/jols.12466" rel="noopener noreferrer" target="_blank">fail</a> (p. 8). While I agree with this implication, I am nonetheless more optimistic than Pierre Legrand &ndash; and my optimism is rooted precisely in the realm of method. Whether one <a href="https://scispace.com/pdf/the-hunt-for-truth-in-comparative-law-31cckz2i1q.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">rejects</a> (p. 189) or embraces the interpretive turn advocated by Legrand, empirical methods can be used to apprehend foreign law in its singularity. The Weberian method of <em>Verstehen</em>, focused on individual meaning, and the Durkheimian comparative method, aimed at capturing an objective truth, offer useful, if simplistic, heuristics for categorising the methods of social science. One can also invoke methodological tools, such as reflexivity, to acknowledge positionality while tracing patterns of social behaviour.</p>
<p>This methodological detour does not contradict Pierre Legrand&rsquo;s interpretive focus. Rather, it introduces nuance by recognising both the futility and the necessity of the empirical enterprise. In this sense, it aligns with <a href="https://academic.oup.com/book/52349" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Bruno Latour</a>&rsquo;s observation that &ldquo;[t]he name of the game is to get back to empiricism&rdquo; (p. 146). What emerges is a <em>negative </em>method, one that embraces its own incapacity to fully capture a reality that is intrinsically complex and evanescent. This is where comparative and socio-legal studies may indeed join forces. Together, they can resist the simplistic tendencies that Pierre Legrand so powerfully debunks in his remarkable book.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/comparative-and-socio-legal-studies/" target="_blank">Comparative and Socio-Legal Studies: Joining Forces?</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-14T09:00:22+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<updated>2026-01-14T09:00:22+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-02:/275855</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/der-vergleich-des-vergleichs-als-weg-zur-interdisziplinaritaet/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Der Vergleich des Vergleichs als Weg zur Interdisziplinarität</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Mit Interesse und Gewinn habe ich den Aufsatz &raquo;Debatten &uuml;ber das Vergleichen&laquo; von Anne R&ouml;thel gelese...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Mit Interesse und Gewinn habe ich den Aufsatz &raquo;Debatten &uuml;ber das Vergleichen&laquo; von Anne R&ouml;thel gelesen, der in Heft 4 von RabelsZ 2025 erschienen ist. R&ouml;thel untersucht die Potenziale und Herausforderungen der Rechtsvergleichung im interdisziplin&auml;ren Dialog mit der Komparatistik, insbesondere der Literaturwissenschaft. Sie hebt hervor, dass zahlreiche Wissenschaftsdisziplinen den Vergleich als zentrale Methode anwenden, jedoch &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-02T11:13:23+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-01-02T11:13:23+00:00</updated>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2025-12-15:/274570</id>
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	<title type="html">Séminaire du RT13 – Programme annuel</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Comit&eacute; d&rsquo;organisation des s&eacute;minaires du RT 13 : Virginie Blum, Lisa Buchter, Elsa Coutaux-Bouscar...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<table>
<tbody>
<tr>
<td><strong><span>Comit&eacute; d&rsquo;organisation des s&eacute;minaires du RT 13</span></strong><b> : </b>Virginie Blum, Lisa Buchter, Elsa Coutaux-Bouscary, Marine Delaunay, Corentin Durand, Delphine Griveaud, Annalisa Lendaro, Irene Lizzola, Louise Klein, Nathan Rivet, Charlotte Thomas-H&eacute;bert</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Session 1 : Autour du livre &laquo; R&eacute;parer la justice : Enqu&ecirc;te sur les pratiques restauratives en France &raquo; de Delphine Griveaud</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisateur&middot;ices</strong><b> :</b><span> Lisa Buchter, Corentin Durand, Louise Klein</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><strong>Date</strong><b> :</b><span> 10 d&eacute;cembre, 9h30-11h&nbsp;</span></p>
<p><strong>Lien pour le s&eacute;minaire :&nbsp;</strong></p>
<p><a href="https://teams.microsoft.com/meet/39076761646630?p=4VPzku2CBS57mwxMuo" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><b>https://teams.microsoft.com/meet/39076761646630?p=4VPzku2CBS57mwxMuo</b></a></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><strong>D&eacute;roul&eacute; de la session :</strong></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage &laquo; R&eacute;parer la justice : Enqu&ecirc;te sur les pratiques restauratives en France &raquo; par </span><a href="https://isp.cnrs.fr/project/griveaud-delphine/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Delphine Griveaud</span></a><span> (lien vers l&rsquo;ouvrage </span><a href="https://www.editionsladecouverte.fr/reparer_la_justice-9782348083495" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>ici</span></a><span> + Disponible sur </span><a href="https://droit.cairn.info/reparer-la-justice--9782348083488?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Cairn.info</span></a><span>)&nbsp;</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://pro.univ-lille.fr/corentin-durand" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Corentin Durand</span></a></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><br>
</b><b><br>
</b><span><strong>Session 2 : Les politiques alimentaires en milieu carc&eacute;ral : appropriations, mutations et oppositions</strong></span></p>
<p><b></b><strong>Co-organisateur&middot;ices</strong><b> : </b><span>Nathan Rivet, Lisa Buchter</span><span><br>
</span><b><br>
</b><strong>Date</strong> <span>: Mardi 13 janvier, 11h-12h30</span><span><br>
</span><strong>Lien pour le s&eacute;minaire</strong><b> : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/34000208696842?p=qXD9jRPtdoSBeVMLVr" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/34000208696842?p=qXD9jRPtdoSBeVMLVr</span></a> <b><br>
</b><b><br>
</b><strong>D&eacute;roul&eacute; de la session</strong><b> :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation par </span><a href="https://research.em-lyon.com/esploro/profile/anissa_pomies/overview" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Anissa Pomi&egrave;s</span></a><span>, co-autrice du </span><a href="https://www.anissapomies.com/manger-en-prison/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>rapport</span></a><span> : &laquo;&thinsp;La restauration et l&rsquo;alimentation des personnes d&eacute;tenues dans les &eacute;tablissements p&eacute;nitentiaires fran&ccedil;ais&thinsp;&raquo; issu d&rsquo;une enqu&ecirc;te qualitative men&eacute;e depuis 2021 dans cinq prisons fran&ccedil;aises</span></li>
</ul>
<ul>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;</span></li>
</ul>
<p><b><br>
</b><b><br>
</b> <b><br>
</b><span><strong>Session 3 : Autour du livre &laquo; Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit&nbsp;&raquo; d&rsquo;Ariane Amado et Armand Desprairies</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisatrices :</strong> <span>Virginie Blum, Irene Lizzola</span><span><br>
</span><b><br>
</b><strong>Date</strong><b> :</b><span> Lundi 2 f&eacute;vrier, 11h-12h30</span><b><br>
</b><strong>Lien pour le s&eacute;minaire</strong><b> : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/36293466795895?p=K9Lmrj6zU9OeDy1aQK" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/36293466795895?p=K9Lmrj6zU9OeDy1aQK</span></a> <b><br>
</b><b><br>
</b> <strong>D&eacute;roul&eacute; de la session</strong><b> :</b></p>
<ul>
<li>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage </span><a href="https://www.lgdj.fr/le-tournant-des-methodes-empiriques-en-droit-9782275161549.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>&laquo; Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit ? &raquo;</span></a><span> par Ariane Amado et Armand Desprairies</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://www.centre-max-weber.fr/Virginie-Blum" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Virginie Blum</span></a><span> et </span><a href="https://www.lam.sciencespobordeaux.fr/membre/irene-lizzola/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Ir&egrave;ne Lizzola</span></a></li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp; </span></li>
</ul>
<p><b><br>
</b><span><strong>Session 4&nbsp;: Autour de l&rsquo;ouvrage collectif &laquo; Mazan &ndash; Anthropologie d&rsquo;un proc&egrave;s pour viols&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisatrices</strong><span> :</span> <span>Annalisa Lendaro, Lisa Buchter&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Date</strong><b> :</b> <span>27 mars entre 12h30 et 14h30</span></p>
<p><strong>Lien pour le s&eacute;minaire :&nbsp;</strong> <b><br>
</b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/32786281566137?p=wAlX1LycUyvIV0lIlf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/32786281566137?p=wAlX1LycUyvIV0lIlf</span></a><span>&nbsp;</span></p>
<p><b><br>
</b> <strong>D&eacute;roul&eacute; de la session :</strong></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><a href="https://lebruitdumonde.com/livre/86" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par </span><a href="https://centrenorbertelias.cnrs.fr/equipes-de-recherche/melanie-gourarier/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>M&eacute;lanie Gourarier</span></a><span> et </span><a href="https://centrenorbertelias.cnrs.fr/equipes-de-recherche/appui/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Fatma Hamdoun&nbsp;</span></a></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://miroir.univ-tlse2.fr/2026/02/11/hourya-bentouhami-femmes-sciences-medias/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Hourya Bentouhami</span></a></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne </span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Session 5 : Autour du livre &laquo; Des juges bien trop sages. Qui prot&egrave;ge encore nos libert&eacute;s ? &raquo;, de St&eacute;phanie Hennette Vauchez et Antoine Vauchez</strong></span></p>
<p><b>Co-organisatrices :</b><span> Annalisa Lendaro, Charlotte Thomas-H&eacute;bert, Corentin Durand, et Lisa Buchter</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>Date :</b><span> Mercredi 15 avril, de 12h30 &agrave; 14h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/32068592370427?p=4dYiN2jlXblKBobSSG" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/32068592370427?p=4dYiN2jlXblKBobSSG</span><span>&nbsp;</span></a></p>
<p><strong>D&eacute;roul&eacute; de la session : </strong></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><a href="https://www.seuil.com/ouvrage/des-juges-bien-trop-sages-stephanie-hennette-vauchez/9782021589504" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par ses auteur&middot;ices</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://www.ehess.fr/fr/personne/liora-isra%C3%ABl" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Liora Isra&euml;l</span></a></li>
<li><span>Echange avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Session 6 : Autour du livre &laquo; La guerre par le droit. Les tribunaux Taliban en Afghanistan &raquo;, d&rsquo;Adam Baczko</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisatrices :</strong><span> Corentin Durand, Irene Lizzola et Louise Klein</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Date</strong><b> : </b><span>Mercredi 6 mai 2026, 12h30-14h</span></p>
<p><strong>Lien pour le s&eacute;minaire :<a href="https://teams.microsoft.com/meet/3175666531717?p=i9ebUmXuv57cmAUs8Q" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&nbsp;</a></strong></p>
<p><a href="https://teams.microsoft.com/meet/32181825377294?p=5rM1bf75nRDbgg8Ei6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/32181825377294?p=5rM1bf75nRDbgg8Ei6</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de</span><a href="https://www.cnrseditions.fr/catalogue/relations-internationales/la-guerre-par-le-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span> l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par son auteur</span></li>
<li><span>Echange avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span>Session 7 : Autour du livre &laquo; Un verdict sans appel &raquo;, de Pauline Jarroux, Sandrine Lefranc, Antoine M&eacute;gie et Anne Wyvekens</span></strong></p>
<p><b>Co-organisatrices :</b><span> Louise Klein et Charlotte Thomas-H&eacute;bert</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>Date :</b><span> jeudi 21 mai 2026, 15h-16h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/3175666531717?p=i9ebUmXuv57cmAUs8Q" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/3175666531717?p=i9ebUmXuv57cmAUs8Q</span></a><span>&nbsp;</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><a href="https://actes-sud.fr/catalogue/societe/un-verdict-sans-appel" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par ses quatre auteur&middot;ices</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://las.ehess.fr/membres/louise-klein" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Louise Klein</span></a><span> et </span><a href="https://cessp.cnrs.fr/membre/thomas-hebert-charlotte/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Charlotte Thomas-H&eacute;bert</span></a></li>
<li><span>Echange avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span><b>[ANNUL&Eacute;] </b>Session 8 : La prise en charge des violences sexuelles dans l&rsquo;Eglise Catholique <span>..</span><b>[ANNUL&Eacute;]</b></span></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>============================================================</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br><br></p>]]></content>
	<updated>2025-12-14T19:46:13+00:00</updated>
	<author><name>Nathan Rivet</name></author>
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		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
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		<updated>2025-12-14T19:46:13+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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