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<title>FID Recht - Rechtssoziologie</title>
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	<title type="html">La propriété, la terre, les communs. Essai d’histoire environnementale de la pensée juridique | Fabien Girard</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Fabien Girard, La propri&eacute;t&eacute;, la terre, les communs. Essai d&rsquo;histoire environnementale de la pens&eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-207x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-207x300.jpg 207w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-345x500.jpg 345w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-768x1113.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD.jpg 1035w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-207x300.jpg 207w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-345x500.jpg 345w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD-768x1113.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/04/COUV-GIRARD.jpg 1035w" sizes="(max-width: 207px) 100vw, 207px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Fabien Girard, <em>La propri&eacute;t&eacute;, la terre, les communs. Essai d&rsquo;histoire environnementale de la pens&eacute;e juridique</em></strong>, Bruxelles&nbsp;; New York&nbsp;: Peter Lang, coll. &laquo;&nbsp;Anthropoc&egrave;ne&nbsp;&raquo;, vol. 3, 2024, 660 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Gaspard Brunet (IRJS &ndash; Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne) et Myriam Pr&eacute;vot (CERSA &ndash; Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas)</strong></p>
<p>Dans un ouvrage aussi dense qu&rsquo;ambitieux n&eacute; au terme de pr&egrave;s de dix ans de recherche, Fabien Girard entreprend la construction d&rsquo;une &laquo;&nbsp;<em>g&eacute;o-histoire de la pens&eacute;e juridique</em>&nbsp;&raquo; (p. 24) afin de mieux comprendre les rapports entre l&rsquo;homme et son environnement. Pour parvenir &agrave; cette fin, l&rsquo;auteur propose de retracer l&rsquo;histoire de la pens&eacute;e juridique &laquo;&nbsp;<em>au prisme de la terre</em>&nbsp;&raquo; (p. 31), c&rsquo;est-&agrave;-dire &agrave; travers les &laquo;&nbsp;<em>formes de subsistance, de territorialit&eacute; et de connaissance &eacute;cologique</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>&nbsp;&raquo;. Le livre se mue alors en une histoire philosophique, particuli&egrave;rement attentive aux questions de mat&eacute;rialit&eacute; ainsi qu&rsquo;&agrave; ses formes juridiques, un pr&eacute;cieux <em>vade-mecum, </em>indispensable &agrave; tous ceux qui s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; la philosophie du droit de l&rsquo;environnement.</p>
<p>L&rsquo;originalit&eacute; du projet tient pr&eacute;cis&eacute;ment &agrave; ce choix m&eacute;thodologique. &Agrave; la diff&eacute;rence de travaux ant&eacute;rieurs, qui explorent les pr&eacute;suppos&eacute;s philosophiques du droit de l&rsquo;environnement ou confrontent les approches anthropocentriques et &eacute;cocentriques de la nature &agrave; celles du droit, F. Girard propose d&rsquo;identifier les cadres &eacute;pist&eacute;mologiques et ontologiques qui ont fa&ccedil;onn&eacute; la modernit&eacute; occidentale, sans pour autant faire de ce travail un manifeste prescriptif de ce que <em>devrait</em> &ecirc;tre le droit de l&rsquo;environnement. Cette &eacute;tude repose sur l&rsquo;analyse des &laquo;&nbsp;<em>grandes &oelig;uvres&nbsp;&raquo;</em> philosophiques (p.&nbsp;32) pour y traquer les formes embryonnaires de la propri&eacute;t&eacute; et ses d&eacute;clinaisons, en partant de Grotius jusqu&rsquo;&agrave; Ostrom, sans oublier Galil&eacute;e, Locke, Hobbes, Descartes, Quesnay&hellip; L&rsquo;ambition du projet est immense mais l&rsquo;auteur fait montre d&rsquo;une grande virtuosit&eacute; en tissant savamment les filiations intellectuelles entre les diff&eacute;rents penseurs.</p>
<p>La trame de l&rsquo;ouvrage retrace m&eacute;ticuleusement le cours tumultueux de l&rsquo;histoire des id&eacute;es, sans jamais perdre son fil conducteur, &agrave; savoir la propri&eacute;t&eacute; individuelle, qui constituerait la &laquo;&nbsp;<em>matrice ontologique du droit moderne occidental</em>&nbsp;&raquo; (p. 25). Si la th&egrave;se n&rsquo;est pas nouvelle en soi<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>, la richesse de la d&eacute;monstration &eacute;claire non seulement la gen&egrave;se de la modernit&eacute; juridique mais aussi l&rsquo;impuissance actuelle du droit de l&rsquo;environnement. La propri&eacute;t&eacute; devient alors un observatoire privil&eacute;gi&eacute; de la mat&eacute;rialit&eacute; dans la pens&eacute;e juridique. Dans la droite ligne des travaux de l&rsquo;anthropologue E. Le Roy, F. Girard la d&eacute;cline en trois composantes indissociables : le terrain ou la parcelle, soit l&rsquo;espace am&eacute;nag&eacute; pour des activit&eacute;s humaines sp&eacute;cifiques ; le territoire, l&rsquo;&eacute;tendue sur laquelle &eacute;volue un groupe humain et o&ugrave; s&rsquo;exercent une autorit&eacute; et des droits d&rsquo;acc&egrave;s et d&rsquo;exclusion ; et le terroir, d&eacute;fini par les caract&eacute;ristiques particuli&egrave;res g&eacute;ologiques, historiques et culturelles d&rsquo;un espace. Ainsi entendue, la notion de propri&eacute;t&eacute; est consid&eacute;rablement plus riche que ses d&eacute;finitions juridiques &eacute;triqu&eacute;es qui s&rsquo;int&eacute;ressent avant tout aux &laquo;&nbsp;<em>rapports d&rsquo;appropriation</em>&nbsp;&raquo; (p. 28). En retenant une d&eacute;finition &eacute;largie de la propri&eacute;t&eacute;, l&rsquo;auteur esquisse une autre histoire de la pens&eacute;e, une g&eacute;n&eacute;alogie de la qu&ecirc;te d&rsquo;autonomie de l&rsquo;esp&egrave;ce humaine, vis-&agrave;-vis de la nature et &agrave; travers le droit.</p>
<p>Le parcours propos&eacute; par l&rsquo;ouvrage d&eacute;bute au XIe si&egrave;cle avec les pr&eacute;mices du &laquo;&nbsp;<em>d&eacute;senchantement de la nature</em>&nbsp;&raquo; (p. 73). Progressivement, le monde n&rsquo;est plus pens&eacute; comme un cosmos ordonn&eacute; (<em>phusis</em>) mais comme un ensemble de sujets agissants. La vision grecque de la nature est d&eacute;finitivement &eacute;branl&eacute;e avec sa r&eacute;duction &agrave; de la mati&egrave;re inerte (<em>res extensa</em>) et la disparition du mod&egrave;le g&eacute;ocentrique du monde (p. 80). Ce changement de paradigme s&rsquo;accompagne d&rsquo;une r&eacute;volution comparable avec, sous l&rsquo;influence du nominalisme, l&rsquo;apparition de &laquo; <em>l&rsquo;individualisme possessif<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>[3]</strong></a></em> &raquo;. En s&rsquo;appuyant sur la lecture que Michel Villey fait de Guillaume d&rsquo;Occam<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> en la nuan&ccedil;ant, F. Girard montre comment le droit cesse d&rsquo;&ecirc;tre &laquo;&nbsp;<em>la part qui revient &agrave; soi en vertu du juste partage des choses</em>&nbsp;&raquo; (p. 96) pour devenir une <em>potestas,</em> un pouvoir de la volont&eacute; individuelle sur autrui et le monde ext&eacute;rieur, pr&eacute;parant l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un droit subjectif comme &laquo;&nbsp;<em>pouvoir de l&rsquo;individu</em>&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;<em>qualit&eacute; du sujet</em>&nbsp;&raquo;. La propri&eacute;t&eacute; devient alors une &laquo;&nbsp;<em>qualit&eacute; morale attach&eacute;e &agrave; l&rsquo;individu</em> &raquo; (<em>qualitas moralis)</em> chez Hugo Grotius, un droit subjectif absolu qui ne r&eacute;pond plus &agrave; une fonction sociale mais &agrave; une exigence de libert&eacute; et de conservation de soi. Locke prolonge et ach&egrave;ve cette transformation en l&rsquo;ancrant dans la <em>self-ownership</em>, la propri&eacute;t&eacute; de soi (<em>suum),</em> &agrave; partir de laquelle l&rsquo;individu moderne projette son action sur le monde ext&eacute;rieur, par le travail et l&rsquo;appropriation de la terre. La personne se d&eacute;finit d&eacute;sormais <em>&laquo;&nbsp;&agrave; travers son rapport aux choses, en s&rsquo;appropriant puis en transformant la nature</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>&nbsp;&raquo;. L&rsquo;&eacute;mergence du droit de propri&eacute;t&eacute; moderne contribue &agrave; l&rsquo;apparition des droits subjectifs dont la forme se stabilise au XVIe si&egrave;cle.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me chapitre poursuit l&rsquo;analyse de ce lien naissant entre la propri&eacute;t&eacute; et la d&eacute;finition du sujet. F. Girard d&eacute;crit comment la&nbsp;propri&eacute;t&eacute;, au sens de la &laquo;&nbsp;<em>qualit&eacute; morale</em>&nbsp;&raquo; mise en &eacute;vidence par Hugo Grotius, finit par se confondre avec la personne. Par l&rsquo;acte de possession, le <em>suum</em> (ce qui est &agrave; soi) int&egrave;gre la chose poss&eacute;d&eacute;e, si bien que l&rsquo;atteinte &agrave; la propri&eacute;t&eacute; devient une atteinte &agrave; la personne elle-m&ecirc;me. Cette fusion pr&eacute;figure le caract&egrave;re sacr&eacute; de la propri&eacute;t&eacute;, qui devient aussi importante que la vie. Cette conception n&rsquo;est pas sans cons&eacute;quence. &Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; l&rsquo;Europe est en profonde recomposition, la politique des &Eacute;tats souverains se reconfigure autour de l&rsquo;appropriation des terres offertes au &laquo; <em>premier occupant</em>&nbsp;&raquo;, faisant de la nature un patrimoine que l&rsquo;&Eacute;tat vient s&eacute;curiser. F. Girard met en lumi&egrave;re ce renversement&nbsp;: la souverainet&eacute; (<em>imperium</em>) est mise au service de la propri&eacute;t&eacute; (<em>dominium</em>). L&rsquo;association politique par le contrat social est donc une invention des propri&eacute;taires, pour les propri&eacute;taires, afin de jouir paisiblement de leurs biens.&nbsp;&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;un des apports majeurs de l&rsquo;ouvrage r&eacute;side dans l&rsquo;analyse, dans le troisi&egrave;me chapitre, du XVIIIe si&egrave;cle, souvent n&eacute;glig&eacute;. F. Girard d&eacute;crypte la pens&eacute;e trop mal connue des Physiocrates, &agrave; l&rsquo;instar de Fran&ccedil;ois Quesnay ou de Victor de Riquetti Mirabeau qui, obs&eacute;d&eacute;s par la productivit&eacute; agricole, red&eacute;finissent la terre sur les bases d&rsquo;une nouvelle &laquo;&nbsp;<em>physique sociale</em>&nbsp;&raquo; (p. 183). C&rsquo;est l&rsquo;&egrave;re du &laquo; <em>Royaume agraire</em> &raquo; au sein duquel &eacute;mergent deux figures distinctes : le propri&eacute;taire foncier, qui garde un r&ocirc;le politique, et surtout le &laquo;&nbsp;<em>gros laboureur</em>&nbsp;&raquo;, l&rsquo;entrepreneur de culture, qui exploite la terre. Pour que ce dernier puisse maximiser le rendement et atteindre &laquo; <em>l&rsquo;opulence</em> &raquo; (p. 190), la terre doit &ecirc;tre lib&eacute;r&eacute;e autant que possible des contraintes collectives. L&rsquo;auteur documente ici l&rsquo;offensive juridique men&eacute;e contre les droits d&rsquo;usage (vaine p&acirc;ture, droit de parcours, glanage), jug&eacute;s archa&iuml;ques (p. 200). La cl&ocirc;ture des champs n&rsquo;est pas seulement physique, elle est juridique : elle exclut le pauvre et le commun pour instituer la terre comme pur capital productif. D&egrave;s lors, la libert&eacute; de chacun est explicitement index&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;tendue de sa propri&eacute;t&eacute; (p. 218). La propri&eacute;t&eacute;, dont le mod&egrave;le est la &laquo;&nbsp;<em>propri&eacute;t&eacute;-jouissance</em>&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;222), devient la r&eacute;compense de l&rsquo;investissement et du travail. Le droit est pens&eacute; comme un instrument d&rsquo;optimisation de l&rsquo;organisation &eacute;conomique de la soci&eacute;t&eacute;.</p>
<p>Le quatri&egrave;me chapitre du livre convoque le moment r&eacute;volutionnaire et imp&eacute;rial, o&ugrave; le droit de propri&eacute;t&eacute; se cristallise enfin en une propri&eacute;t&eacute; absolue et exclusive. Cette ultime mutation s&rsquo;op&egrave;re par le d&eacute;mant&egrave;lement du r&eacute;gime f&eacute;odal : la &laquo; <em>Grande D&eacute;marcation</em> &raquo;, selon l&rsquo;expression de Rafe Blaufarb, met fin &agrave; la confusion entre propri&eacute;t&eacute; et souverainet&eacute; (p. 257), tandis que la &laquo;&nbsp;<em>Translation de la propri&eacute;t&eacute;</em> &raquo;, d&rsquo;apr&egrave;s la formule d&rsquo;Hippolyte-Adolphe Taine, liquide les tenures et les hi&eacute;rarchies domaniales (p. 269). D&eacute;sormais, la terre, lib&eacute;r&eacute;e des attaches hi&eacute;rarchiques, est plac&eacute;e sous le contr&ocirc;le int&eacute;gral d&rsquo;un &laquo; <em>ma&icirc;tre absolu</em> &raquo;. La sacralisation du droit de propri&eacute;t&eacute; est ent&eacute;rin&eacute;e &agrave; l&rsquo;article 17 de la D&eacute;claration des droits de l&rsquo;homme et du citoyen, qui en fait un droit &laquo;&nbsp;<em>inviolable et sacr&eacute;</em>&nbsp;&raquo;. La propri&eacute;t&eacute; devient synonyme de libert&eacute;, car, comme le rappelle Siey&egrave;s en ao&ucirc;t 1789, &laquo;&nbsp;<em>on est esclave quand on existe aux d&eacute;pens de la propri&eacute;t&eacute; d&rsquo;autrui</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a>&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Cet absolutisme propri&eacute;taire est consolid&eacute; par le Code civil et par l&rsquo;&Eacute;cole de l&rsquo;Ex&eacute;g&egrave;se, dont l&rsquo;&eacute;tude est conduite dans le chapitre cinq de l&rsquo;ouvrage. Au lendemain de la R&eacute;volution, des juristes, &agrave; l&rsquo;instar de Merlin de Douai, privil&eacute;gient un mod&egrave;le o&ugrave; &laquo; <em>le droit de propri&eacute;t&eacute; est&nbsp;tellement r&eacute;el qu&rsquo;il se confond avec son objet</em>&nbsp;&raquo;&nbsp;(p. 310). Cette conception se retrouve dans les &eacute;crits de Charles Aubry et Charles Rau, o&ugrave; la propri&eacute;t&eacute; est d&eacute;finie comme &laquo;&nbsp;<em>le droit en vertu duquel une chose se trouve soumise, d&rsquo;une mani&egrave;re absolue et exclusive, &agrave; la volont&eacute; et &agrave; l&rsquo;action d&rsquo;une personne</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn7" name="_ftnref7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a>&nbsp;&raquo;. L&rsquo;article 544 du Code civil ne dit pas autre chose. Le dogme propri&eacute;taire est si bien install&eacute; qu&rsquo;il devient acceptable de d&eacute;truire la chose poss&eacute;d&eacute;e (p.&nbsp;319). Pour d&eacute;sarmer les rivalit&eacute;s de ces propri&eacute;t&eacute;s devenues exclusives, le droit doit pr&eacute;voir des servitudes l&eacute;gales et des m&eacute;canismes de responsabilit&eacute; en cas de nuisance, mais il n&rsquo;est jamais question de remettre en cause l&rsquo;esprit de l&rsquo;article 544. F. Girard montre que le grand d&eacute;cret du 15 octobre 1810 sur les &eacute;tablissements dangereux, insalubres ou incommodes ne s&rsquo;&eacute;carte pas de cette vision&nbsp;: loin de fonder un &laquo; <em>droit de l&rsquo;environnement</em> &raquo;, le texte consacre, au contraire, le &laquo; <em>triomphe de l&rsquo;industrie</em> &raquo; et la &laquo;&nbsp;<em>lib&eacute;ralisation des</em> &ldquo;choses environnantes&rdquo; &raquo; (p. 371), en renvoyant l&rsquo;essentiel des conflits &agrave; la r&eacute;paration p&eacute;cuniaire entre voisins.</p>
<p>Enfin, le sixi&egrave;me chapitre cl&ocirc;t la d&eacute;monstration avec l&rsquo;apparition de la th&eacute;orie des communs. Fort de la richesse conceptuelle du droit de propri&eacute;t&eacute;, F. Girard montre que, pour Garrett Hardin, la trag&eacute;die des communs n&rsquo;a que deux rem&egrave;des&nbsp;: la propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e et la propri&eacute;t&eacute; publique (p. 449). Chez Elinor Ostrom, la propri&eacute;t&eacute; n&rsquo;est pas une fatalit&eacute;&nbsp;: l&rsquo;existence de communs auto-organis&eacute;s et auto-gouvern&eacute;s, reposant sur un faisceau de droits, montre bien que des communaut&eacute;s ont toujours &eacute;t&eacute; &laquo;&nbsp;<em>parfaitement capables</em>&nbsp;&raquo; d&rsquo;assurer la gestion de ressources communes sur de longues p&eacute;riodes (p. 465). F. Girard offre des cl&eacute;s pour comprendre comment il a &eacute;t&eacute; possible de penser cette &laquo;&nbsp;<em>propri&eacute;t&eacute; commune</em>&nbsp;&raquo; et selon quelles modalit&eacute;s (p.&nbsp;470), tout en soulignant les difficult&eacute;s que rencontre un tel mod&egrave;le de r&eacute;partition des ressources, dans la mesure o&ugrave; celui-ci repose largement sur le mod&egrave;le rationaliste du propri&eacute;taire en tant qu&rsquo;agent rationnel (p. 443). Pour d&eacute;passer l&rsquo;aporie du mod&egrave;le ostromien et r&eacute;unir en un seul tenant diversit&eacute; biologique et diversit&eacute; culturelle, l&rsquo;auteur explore un ultime mod&egrave;le, celui des droits bioculturels. En alliant terre, ressources et cultures, ces droits interd&eacute;pendants des communaut&eacute;s &agrave; administrer et pr&eacute;server leurs territoires et leurs ressources sont une perspective int&eacute;ressante, m&ecirc;me si ces dispositifs prot&egrave;gent souvent davantage les communaut&eacute;s en tant que vecteurs de conservation qu&rsquo;en tant que sujets pleinement reconnus.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage de Fabien Girard constitue une somme pr&eacute;cieuse pour l&rsquo;histoire de la pens&eacute;e juridique de l&rsquo;environnement. Exempt de vis&eacute;e prescriptive, ce travail invite avant tout &agrave; renouveler le regard port&eacute; sur la propri&eacute;t&eacute; &ndash; matrice actuelle des droits subjectifs &ndash; et &agrave; s&rsquo;ouvrir &agrave; d&rsquo;autres formes d&rsquo;expression juridique des relations entre humains et milieux. Si l&rsquo;&eacute;criture, &eacute;rudite et parfois un peu trop foisonnante, appelle par endroits une relecture attentive, la d&eacute;monstration n&rsquo;en demeure pas moins &eacute;clairante. Par l&rsquo;ampleur de son enqu&ecirc;te et la rigueur de son analyse, le livre offre un point de vue d&rsquo;une rare hauteur, r&eacute;v&eacute;lant &laquo; <em>la</em>&nbsp;<em>r&eacute;alit&eacute; sociale dans toute son &eacute;paisseur</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a>&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> P. Charbonnier, <em>Abondance et libert&eacute;&#8239;: une histoire environnementale des id&eacute;es politiques</em>, Paris : La D&eacute;couverte, 2020, p. 30.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> S. Vanuxem, <em>Des choses de la nature et de leurs droits</em>, Versailles : &Eacute;ditions Quae, 2020.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> C. B. Macpherson, <em>La th&eacute;orie politique de l&rsquo;individualisme possessif : de Hobbes &agrave; Locke</em>, Paris : Gallimard, 2004.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> M. Villey, &laquo; La gen&egrave;se du droit subjectif chez Guillaume d&rsquo;Occam &raquo;, <em>Archives de philosophie du droit</em>, tome 9, 1964, p. 97-127.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> R. Castel et C. Haroche, <em>Propri&eacute;t&eacute; priv&eacute;e, propri&eacute;t&eacute; sociale, propri&eacute;t&eacute; de soi : entretiens sur la construction de l&rsquo;individu moderne</em>, Paris : Hachette litt&eacute;ratures, 2005, p. 25.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref6" name="_ftn6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> Siey&egrave;s, M&eacute;moire sur le rachat des droits f&eacute;odaux, S&eacute;ance du 27 ao&ucirc;t 1789, <em>Archives parlementaires de la R&eacute;volution fran&ccedil;aise,</em> Tome VIII &ndash; Du 5 mai 1789 au 15 septembre 1789, p. 503, cit&eacute; par Fabien Girard, p. 268.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref7" name="_ftn7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a> C. Aubry et C. Rau, <em>Cours de droit civil fran&ccedil;ais</em>, Tome II, 1<sup>&egrave;re</sup> &eacute;dition, Paris&nbsp;: F. Lagier, 1839, paragr. 190, p.&nbsp;151.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref8" name="_ftn8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a> P. Charbonnier, <em>La fin d&rsquo;un grand partage&#8239;: nature et soci&eacute;t&eacute;, de Durkheim &agrave; Descola</em>, Paris : CNRS &eacute;ditions, 2015, p. 17.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-08T08:41:05+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-07:/284820</id>
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	<title type="html">FakeSocial oder warum wir Aprilscherze brauchen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In diesem Jahr habe ich in den Zeitungen vergeblich nach Aprilscherzen gesucht. Am Ende habe ich mir...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In diesem Jahr habe ich in den Zeitungen vergeblich nach Aprilscherzen gesucht. Am Ende habe ich mir selbst einen Aprilscherz abgequ&auml;lt. Denn Aprilscherze sind wichtig. Sie schulen die Kompetenz zum Umgang mit Fake News. Das Zeitalter der Fake News begann mit der Amtseinf&uuml;hrung eines des US-Pr&auml;sidenten im Januar 2017. Anschlie&szlig;end verk&uuml;ndete der Sprecher &nbsp;des Wei&szlig;en &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-07T14:45:51+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Aubrie Jouanno, à propos de sa thèse sur les décisions judiciaires de placement des enfants</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Aubrie Jouanno est docteure en sociologie. Le 17 novembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>Aubrie Jouanno est docteure en sociologie. Le 17 novembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &laquo; Prot&eacute;ger les enfants &ldquo;en danger&rdquo; : une analyse processuelle des d&eacute;cisions judiciaires de placement &raquo;, &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Paris 8.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong><em>Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e au CRESPPA sous la direction de Nicolas Duvoux, porte sur les d&eacute;cisions judiciaires de placement des enfants. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Durant mon master de sociologie, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; m&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la sociologie de l&rsquo;action publique. J&rsquo;avais r&eacute;alis&eacute; une enqu&ecirc;te sur un accueil de jour pour personnes sans-abri et pr&eacute;par&eacute; un projet de th&egrave;se sur le sujet. L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tait de comprendre pourquoi ce type de dispositif s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;velopp&eacute; de mani&egrave;re exponentielle &agrave; Paris et explorer l&rsquo;hypoth&egrave;se selon laquelle il &eacute;tait le signe d&rsquo;un nouveau r&eacute;f&eacute;rentiel d&rsquo;action publique concernant la gestion du sans-abrisme. En recherche de financement, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de candidater pour un contrat CIFRE de la Mairie de Paris orient&eacute; sur un tout autre sujet, &laquo; Les parcours des enfants pris&middot;es en charge par l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance &raquo;, que j&rsquo;ai finalement obtenu. J&rsquo;ai alors chang&eacute; d&rsquo;objet de recherche tout en gardant mon ancrage th&eacute;orique en sociologie de l&rsquo;action publique : je souhaitais analyser la mani&egrave;re dont se mettait en &oelig;uvre les placements d&rsquo;enfants en analysant l&rsquo;ensemble des acteurs qui se succ&eacute;daient dans la cha&icirc;ne de d&eacute;cision.</p>
<p>Le cadre particulier de la CIFRE impliquait un statut de salari&eacute;e au sein d&rsquo;un Observatoire d&eacute;partemental de la protection de l&rsquo;enfance : je devais r&eacute;aliser ma th&egrave;se mais &eacute;galement tout un ensemble de missions pour la sous-direction de la pr&eacute;vention et de la protection de l&rsquo;enfance (tableau de pilotage de l&rsquo;activit&eacute;, enqu&ecirc;te, pr&eacute;paration de groupes de travail, etc.). J&rsquo;ai d&eacute;couvert un univers qui m&rsquo;&eacute;tait jusqu&rsquo;ici totalement inconnu, celui de la protection de l&rsquo;enfance. Ce contrat a n&eacute;anmoins facilit&eacute; l&rsquo;ouverture du terrain et m&rsquo;a permis de diversifier le type de mat&eacute;riaux mobilis&eacute;s. J&rsquo;ai ainsi pu constituer deux bases de donn&eacute;es &agrave; partir des renseignements informatiques sur le suivi des familles : l&rsquo;une concernant les signalements d&rsquo;enfants &laquo; en danger &raquo; sur plusieurs ann&eacute;es (n = 21 450), l&rsquo;autre les mesures mises en place pour une cohorte d&rsquo;enfants (n = 3 807). La premi&egrave;re permettait de distinguer diff&eacute;rents types de signalements, &agrave; partir d&rsquo;analyses multivari&eacute;es, tandis que la seconde a donn&eacute; lieu &agrave; une analyse de s&eacute;quences des parcours des enfants plac&eacute;&middot;es.</p>
<p>J&rsquo;ai &eacute;galement pu consulter de nombreux dossiers de signalement et d&rsquo;enfants plac&eacute;s pour comprendre les r&eacute;cits &eacute;labor&eacute;s sur ces familles et leur prise en charge. Enfin, j&rsquo;ai men&eacute; un travail ethnographique au sein de trois services centraux en protection de l&rsquo;enfance : une cellule d&eacute;partementale charg&eacute;e de recueillir et traiter les signalements d&rsquo;enfants &laquo; en danger &raquo;, le tribunal pour enfants o&ugrave; se prennent les d&eacute;cisions judiciaires de placement et dans deux services de l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance qui mettent en &oelig;uvre les d&eacute;cisions de placement et r&eacute;digent des rapports &agrave; l&rsquo;attention des juges. Les observations r&eacute;alis&eacute;es aupr&egrave;s de ces professionnels durant 16 mois ont &eacute;t&eacute; compl&eacute;t&eacute;es par 22 entretiens aupr&egrave;s des juges des enfants, des cadres socio-&eacute;ducatifs et des travailleuses sociales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong><em>Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse et sur quels r&eacute;sultats souhaiteriez-vous revenir ?</em></strong></li>
</ol>
<p>La th&egrave;se montre, dans un premier temps, que l&rsquo;intervention de l&rsquo;&Eacute;tat dans les familles ne repose pas sur une police des familles aux contours clairement d&eacute;finis, mais sur la construction d&rsquo;un &eacute;cosyst&egrave;me d&rsquo;institutions. Le traitement des situations d&rsquo;enfants en &laquo; danger &raquo; implique la mise en place d&rsquo;un important travail d&rsquo;interm&eacute;diation du droit.&nbsp; La th&egrave;se donne &agrave; voir toute une division du travail d&rsquo;interpr&eacute;tation du droit : les agents au contact des familles rep&egrave;rent les situations, d&rsquo;autres les &eacute;valuent et construisent des dossiers en conformit&eacute; avec les attentes judiciaires et les professionnelles de la justice produisent des d&eacute;cisions. Personne n&rsquo;a le monopole de d&eacute;finition du danger : le traitement des situations familiales conduit &agrave; devoir (re)d&eacute;finir les champs de comp&eacute;tence et d&rsquo;intervention des un&middot;es et des autres. En m&ecirc;me temps, cette articulation entre diff&eacute;rents acteurs rend possible la judiciarisation des situations familiales jug&eacute;es d&eacute;viantes. Elle permet de les constituer en cat&eacute;gories et en dossiers, &agrave; destination des juges.</p>
<p>La th&egrave;se d&eacute;construit l&rsquo;id&eacute;e de juges isol&eacute;es qui exerceraient un pouvoir discr&eacute;tionnaire bas&eacute; sur leur seule interpr&eacute;tation du droit. Elle montre l&rsquo;importance des espaces institutionnels ordinaires de prise en charge des familles (l&rsquo;&eacute;cole, l&rsquo;h&ocirc;pital, les services sociaux) dans l&rsquo;identification de situations pouvant relever de la justice. Le rapport ordinaire au droit est &eacute;troitement li&eacute; aux pratiques sociales de qualification de ces situations, et aux possibilit&eacute;s de recours &agrave; des dispositifs d&rsquo;interpellation des pouvoirs publics. Les juges qui arrivent en bout de cha&icirc;ne sont en fait largement d&eacute;pendantes des qualifications ant&eacute;rieures qui permettent d&rsquo;&eacute;valuer ce danger. Le d&eacute;roul&eacute; des audiences n&rsquo;a finalement qu&rsquo;un poids relatif dans la d&eacute;cision finale.</p>
<p>La th&egrave;se met &eacute;galement en &eacute;videncela sp&eacute;cificit&eacute; des formes d&rsquo;interventions &laquo; socio-judiciaires &raquo;, qui appellent une hybridation du travail social et de la justice. La judiciarisation de l&rsquo;assistance &eacute;ducative repose sur un recours toujours plus grand des services de protection de l&rsquo;enfance &agrave; la justice, mais aussi sur des formes d&rsquo;&laquo; assouplissement des cat&eacute;gories du droit &raquo; pour reprendre une expression de L&eacute;a Lima. Dans leur pratique du droit, les juges int&egrave;grent les logiques et les pratiques du travail social. De leur c&ocirc;t&eacute;, les travailleuses sociales apprennent &agrave; manier ces cat&eacute;gories juridiques et &agrave; mettre en &oelig;uvre des d&eacute;cisions judiciaires. Le recours &agrave; la figure du juge permet de l&eacute;gitimer l&rsquo;intervention sociale, notamment la plus coercitive, en lui conf&eacute;rant une autorit&eacute; l&eacute;gale-rationnelle. Aussi, le recours &agrave; des dispositifs judiciaires permet aux services de protection de l&rsquo;enfance de b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; la fois d&rsquo;instruments concrets de coercition (comme le recours &agrave; la police) et de dispositifs symboliques (aller au tribunal, s&rsquo;appuyer sur une d&eacute;cision de justice, faire appel &agrave; la figure du juge,). Pour autant, le recours &agrave; des instruments de contrainte permettant d&rsquo;imposer le placement aux familles est finalement limit&eacute;. La d&eacute;cision judiciaire agit surtout comme une forme de menace permettant de contraindre l&rsquo;adh&eacute;sion des familles aux interventions ordonn&eacute;es&nbsp; et leur coop&eacute;ration avec les professionnel&middot;les du travail social.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><em><strong>Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail ? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture ?</strong></em></li>
</ol>
<p>Je suis entr&eacute;e dans la sociologie du droit &agrave; travers la lecture de travaux qui s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; la mani&egrave;re dont la justice traite de l&rsquo;intime. En particulier, Le genre du capital de C&eacute;line Bessi&egrave;re et Sibylle Gollac et l&rsquo;enqu&ecirc;te de Solenne Jouanneau sur les ordonnances de protection des femmes victimes de violences conjugales (Les femmes et les enfants d&rsquo;abord). J&rsquo;ai &eacute;galement &eacute;t&eacute; tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute;e par tous les travaux sur les formes d&rsquo;expertises permettant de faire &laquo; parler le droit &raquo;. Notamment, les ouvrages classiques de Corinne Delmas et J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse sur les diff&eacute;rentes formes d&rsquo;expertise, ainsi que des travaux plus sp&eacute;cifiques comme ceux de Romain Juston Morival sur les m&eacute;decins l&eacute;gistes ou de Caroline Protais sur les psychiatres. L&rsquo;ouvrage de L&eacute;a Lima sur &laquo; l&rsquo;expertise sur autrui &raquo; m&rsquo;a permis de faire le pont entre les analyses autour d&rsquo;expertises &laquo; judiciaires &raquo; et des formes d&rsquo;expertises &laquo; sur autrui &raquo; propres au travail social.</p>
<p>Plus largement, ma th&egrave;se s&rsquo;appuie sur certains grands concepts de la sociologie du droit : celui de &laquo; socialisation juridique &raquo; d&eacute;velopp&eacute; par Aude Lejeune ou la question des &laquo; interm&eacute;diaires du droit &raquo; et des &laquo; conscience ordinaire du droit &raquo; (legal consciousness) mises en avant en France par J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse.</p>
<p>Enfin, j&rsquo;ai construit mon approche du sujet autour de deux grandes &laquo; conceptions &raquo; du droit. Elle repose sur une &laquo; perspective narrativiste &raquo; du droit et de la justice, qui s&rsquo;inspire du travail de Jean-Marc Weller, et de l&rsquo;approche processuelle d&eacute;velopp&eacute;e par Aaron Cicourel dans La justice des mineurs au quotidien de ses services.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong><em>Quelles ficelles du m&eacute;tier apprises durant votre th&egrave;se souhaiteriez-vous partager ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Le fait d&rsquo;observer et d&rsquo;analyser les pratiques d&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;autres professionnel&middot;les lors de ma th&egrave;se a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s utile pour envisager mes propres pratiques d&rsquo;&eacute;criture. Dans ma th&egrave;se, je d&eacute;fends l&rsquo;id&eacute;e que les r&eacute;cits sur les familles se construisent &agrave; plusieurs niveaux : lors de &laquo; petites discussions &raquo; informelles (&agrave; la pause ou dans le bureau) et lors de grandes discussions plus formelles (comme les r&eacute;unions ou les audiences). Ces analyses font &eacute;cho au travail de Delphine Serre qui montre comment la r&eacute;daction des signalements d&rsquo;enfants en danger s&rsquo;appuie sur des pratiques d&rsquo;&eacute;criture &laquo; pour soi &raquo; (des notes personnelles qui n&rsquo;ont pas vocation &agrave; &ecirc;tre directement rendues public). Dans mon cas, j&rsquo;ai consid&eacute;r&eacute; la r&eacute;daction de la th&egrave;se comme un processus de transformation continu de &laquo; petites discussions &raquo; (au laboratoire, avec mon directeur de th&egrave;se ou m&ecirc;me dans des covoiturages par exemple !) en &laquo; petits &eacute;crits pour moi &raquo; (sur des carnets, des post-it, des notes dans mon t&eacute;l&eacute;phone&hellip;) qui fournissent la base de la formalisation de ma pens&eacute;e &agrave; l&rsquo;occasion de pr&eacute;sentations orales et des diff&eacute;rentes parties de la th&egrave;se. J&rsquo;ai r&eacute;dig&eacute; ma th&egrave;se comme on fait un puzzle, en construisant des morceaux de r&eacute;flexion autour de certains axes th&eacute;oriques ou d&rsquo;analyses de mon terrain que j&rsquo;ai ensuite fait tenir ensemble. J&rsquo;ai &eacute;galement essay&eacute; de faire relire ces r&eacute;flexions &agrave; un maximum de personnes, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elles n&rsquo;&eacute;taient pas r&eacute;ellement abouties dans un &laquo; vrai chapitre &raquo;. Ce sont toutes ces petites &eacute;tapes qui construisent, finalement, &laquo; la th&egrave;se &raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span>Bibliographie</span></strong></p>
<p>CICOUREL Aaron, <em>La justice des mineurs au quotidien de ses services</em>, Gen&egrave;ve, IES/HET, 2020.</p>
<p>DELMAS Corinne, <em>Sociologie politique de l&rsquo;expertise</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 2011.</p>
<p>GOLLAC Sibylle et BESSIERE C&eacute;line, <em>Le genre du capital. Comment la famille reproduit les in&eacute;galit&eacute;s</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 2020.</p>
<p>JOUANNEAU Solenne, <em>Les femmes et les enfants d&rsquo;abord&#8239;? Enqu&ecirc;te sur l&rsquo;ordonnance de protection,</em> Paris, CNRS &eacute;ditions, 2024.</p>
<p>JUSTON MORIVAL Romain, <em>M&eacute;decins l&eacute;gistes. Une enqu&ecirc;te sociologique. Une enqu&ecirc;te sociologique</em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2021.</p>
<p>LEJEUNE Aude, &laquo; Acc&egrave;s au droit en France&#8239;: la socialisation juridique comme condition de l&rsquo;acc&egrave;s aux droits &raquo;, <em>Les Politiques Sociales</em>, vol. 34, no 2, 2014, p. 48&#8209;57.</p>
<p>LIMA L&eacute;a, <em>L&rsquo;expertise sur autrui. L&rsquo;individualisation des politiques sociales entre droit et jugements</em>, Bruxelles, Peter Lang, 2013.</p>
<p>PELISSE J&eacute;r&ocirc;me, &laquo; A-t-on conscience du droit&#8239;? Autour des Legal Consciousness Studies &raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, vol. 59, no 2, 2005, p. 114&#8209;130.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-02T08:00:51+00:00</updated>
	<author><name>plsanchez</name></author>
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		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
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		<updated>2026-04-02T08:00:51+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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	<title type="html">Das finale Projekt des Feminismus: Die Entmännlichung der Vornamen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Eine neue Projektgruppe will die letzte Bastion des Patriarchats ausr&auml;umen, die Ableitung weiblicher...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Eine neue Projektgruppe will die letzte Bastion des Patriarchats ausr&auml;umen, die Ableitung weiblicher Vornamen aus M&auml;nnernamen. Ich habe mich der Gruppe angeschlossen, denn meine Frau leidet darunter, dass sie Sabine hei&szlig;t. Sabinus war ein r&ouml;mischer M&auml;nnername. Irgendwann wurde er den M&auml;dchen als Sabine aufgepfropft. &Auml;hnlich geht es den meisten Frauen, ganz gleich, ob sie nun &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-01T07:11:45+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-04-01T07:11:45+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18520" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Avril 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Yarai TOLEDO BARRIOS, Le principe de pr&eacute;caution environnementale : fondements et projection dans l&amp;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Yarai TOLEDO BARRIOS, Le principe de pr&eacute;caution environnementale : fondements et projection dans l&rsquo;ordre juridique cubain</strong><br>Universit&eacute; Paris Nanterre, 02 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151897&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Julien LANCELIN, La transparence des algorithmes</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 03 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178158&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Charles BRETON-DEMEULE, Le territoire comme bien commun : vers une approche int&eacute;gr&eacute;e de la protection juridique du patrimoine culturel qu&eacute;b&eacute;cois</strong><br>Universit&eacute; Paris-Saclay GS Droit, 04 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=122053&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jana TODOROVIC, La responsabilit&eacute; des entreprises d&rsquo;investissement en mati&egrave;re de droits de l&rsquo;Homme : limites de la finance responsable</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 07 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191887&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Adrien DOUSSON, Le processus d&rsquo;inex&eacute;cution</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Montpellier, 08 avril 2026</p>
<p><a href="https://ed461.edu.umontpellier.fr/soutenance-de-these/soutenances-a-venir/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Baptiste ROBAGLIA, Un humaniste au Palais : &Eacute;tienne Pasquier (1529-1615), penseur d&rsquo;un droit national</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 10 avril 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191844&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><br></p>]]></content>
	<updated>2026-03-31T14:48:33+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-03-31T14:48:33+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-31:/284220</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18489" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à communications et à contributions – Avril 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&laquo;&nbsp;Les minerais strat&eacute;giques en Afrique : regards crois&eacute;s&nbsp;&raquo; &ndash; Ouvrage collectif
Date limite de soumi...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>&laquo;&nbsp;Les minerais strat&eacute;giques en Afrique : regards crois&eacute;s&nbsp;&raquo; &ndash; Ouvrage collectif</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 05 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15sms" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 03 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&Eacute;tat et v&eacute;rit&eacute;</strong></p>
<p>Institut du droit de l&rsquo;espace(s), des territoires, de la culture(s) et de la communication(s)</p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, &Eacute;cole de droit, 11 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 07 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61727-etat-et-verite" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&Eacute;diteurs pour les deux num&eacute;ros annuels de la revue&nbsp; <em>Criminologie</em>&nbsp; (2028) </strong></p>
<p>Date limite de candidature : 13 avril &nbsp;2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15qut" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Dirigeants et dirig&eacute;s</strong></p>
<p>Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons</p>
<p>Versailles, 15-16 mai 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15pbi" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fronti&egrave;res du Droit, fronti&egrave;res des droits &ndash; Colloque jeunes chercheurs</strong></p>
<p>Th&eacute;mis-UM de l&rsquo;Universit&eacute; du Mans</p>
<p>Le Mans Universit&eacute;, 22 octobre 2022</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/uploads/media/Appel_a___contributions_02.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>The History of Rights, Equality and Difference(s) from a Gender Perspective &ndash; International Graduate Conference in Gender History</strong></p>
<p>Universit&agrave; di Napoli Federico II, Naples, 16-18 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 15 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15xpu" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 24 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Prix Jean Carbonnier et Vend&ocirc;me 2026 &ndash; Institut Robert Badinter</strong></p>
<p>Date limite de candidature&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p>Pour en savoir plus</p>
<p><a href="https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-jean-carbonnier-2026/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-jean-carbonnier-2026/</a></p>
<p><a href="https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-vendome-2026/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://institutrobertbadinter.fr/fr/collaborer/prix-vendome-2026/</a></p>
<p>[Source<strong>&nbsp;: </strong>La Lettre de l&rsquo;Institut Robert Badinter]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;extr&ecirc;me-droite face &agrave; l&rsquo;&eacute;cologisme, sur le terrain&nbsp;&raquo; &ndash; Revue <em>Bifurcation</em>&ndash;<em>s</em> (n&deg; 6)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 15 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15uf3" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 10 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; Migrations et d&eacute;mocraties : vote et repr&eacute;sentation des immigr&eacute;-es et de leurs descendant-es&nbsp;&raquo;</strong> &ndash; <strong>Revue&nbsp; <em>Mondes et Migrations</em> (avril-juin 2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 16 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15vml" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le r&ocirc;le du droit dans la fabrique du compromis</strong></p>
<p>XVIII&egrave;me journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;UMR DICE (UMR 7318)</p>
<p>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 15-16 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 26 avril 2026</p>
<p><a href="https://dice.univ-amu.fr/fr/actualites/appel-communications-xviiie-journee-de-lumr-dice-le-role-du-droit-dans-la-fabrique-du" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Imaginaires sociodiscursifs dans les discours populistes &ndash; R&eacute;cits, repr&eacute;sentations et r&eacute;ceptions</strong></p>
<p>Universit&eacute; Grenoble Alpes, ILCEA4, 11-12 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 26 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15nh6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 09 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&Eacute;thique, humanisme, num&eacute;rique &ndash; 2<sup>&egrave;me</sup> Biennale de l&rsquo;&eacute;thique interdisciplinaire </strong></p>
<p>Tours, 24-25 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 17 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15hzp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 14 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;D&eacute;coloniser le droit&nbsp;&raquo; &ndash; Projet d&rsquo;ouvrage collectif</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15iep" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; Decolonial Legal Methods in Europe &raquo; &ndash; International Conference and Edited Volume</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15x3j" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;invention de la citoyennet&eacute; sous la R&eacute;volution : entre inclusion et exclusion</strong></p>
<p>Universit&eacute; &nbsp;Grenoble-Alpes, 04-05 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61531-linvention-de-la-citoyennete-sous-la-revolution-entre-inclusion-et-exclusion" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Science du droit et droits fondamentaux</strong></p>
<p>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 14-15 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61560-science-du-droit-et-droits-fondamentaux" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le temps du droit &ndash; Quatri&egrave;mes Rencontres de la SFPJ<br></strong>Universit&eacute; de Caen Normandie,&nbsp; 10-11 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/61669-les-temps-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; Le Parlement et la guerre &raquo; &ndash; <em>Revue d&rsquo;&eacute;tude et de culture parlementaires</em> (n&deg; 3)</strong></p>
<p>&nbsp;Date limite de soumission&nbsp;: &nbsp;06 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yel" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 27 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Violence(s) et droit p&eacute;nal</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Strasbourg, octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: &nbsp;15 mai 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60877-violence-s-et-droit-penal" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Grossesse pour autrui et parent&eacute; de substitution, regards pluridisciplinaires&nbsp;&raquo; &ndash; Dossier th&eacute;matique, revue <em>M&eacute;l&eacute;t&eacute; &ndash; Cahiers d&rsquo;histoire et d&rsquo;anthropologie du droit </em>(n&deg; 3)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 mai 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15vt5" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; La&iuml;cit&eacute; scolaire : repr&eacute;sentations, pratiques et contextualisations &raquo; &ndash; Num&eacute;ro th&eacute;matique d&rsquo;<em>Expressions-RIICLAS</em> (2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 1er juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yej" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 27 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Revue&nbsp; <em>Droit, Soci&eacute;t&eacute; et Pouvoir</em>&nbsp; &ndash; Varia (vol. 15, n&deg; 2, septembre 2026)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1363334" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-31T14:45:35+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-03-31T14:45:35+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18468" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Avril 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La normativit&eacute; au f&eacute;minin : entre rigueur et latitude du droit
Association fran&ccedil;aise des jeunes his...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>La normativit&eacute; au f&eacute;minin : entre rigueur et latitude du droit</strong></p>
<p>Association fran&ccedil;aise des jeunes historiens du droit</p>
<p>Paris, Centre Panth&eacute;on, 31 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61420-la-normativite-au-feminin-entre-rigueur-et-latitude-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les 40 ans de la loi littoral &agrave; l&rsquo;aune des territoires insulaires m&eacute;diterran&eacute;ens</strong></p>
<p>EMRJ, Universit&eacute; de Corse</p>
<p>Corte, 02-03 avril 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61421-les-40-ans-de-la-loi-littoral-a-laune-des-territoires-insulaires-mediterraneens" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Justice et crimes de masse </strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit et de science politique d&rsquo;Aix-Marseille, 03 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15y2x" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Communication et p&eacute;dagogie judiciaire &ndash; Repenser la relation entre justice et soci&eacute;t&eacute;</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 03 avril 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/evenements/communication-pedagogie-judiciaire-repenser-relation-entre-justice-societe" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;inaction et droit public</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 09 avril 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/evenements/linaction-en-droit-public" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Deuxi&egrave;mes journ&eacute;es des droits de l&rsquo;Homme de Paris </strong></p>
<p>CRDH ; CEDIN&nbsp;; IMH et IHEI</p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 09-10 avril 2026</p>
<p><a href="https://www.crdh.fr/2026/02/colloque-deuxiemes-journees-des-droits-de-lhomme-de-paris/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>La recherche de la v&eacute;rit&eacute; en temps de crise &ndash; Conf&eacute;rence @CRIDS</strong></p>
<p>Namur (Belgique), Facult&eacute; de droit UNAMUR, 09 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15vmh" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Table ronde autour de l&rsquo;ouvrage de Jean-Fran&ccedil;ois Kerv&eacute;gan, <em>Puissance des droits</em> </strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, Institut Michel Villey, 10 avril 2026</p>
<p><a href="https://isjps.pantheonsorbonne.fr/evenements/table-ronde-autour-de-louvrage-de-jean-francois-kervegan-puissance-droits" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-31T14:21:47+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-03-31T14:21:47+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18436" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Socio-Legal Trajectories Across Europe: Comparative Perspectives | Christian Boulanger, Naomi Creutzfeldt and Jennifer Hendry (Eds.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Christian Boulanger, Naomi Creutzfeldt and Jennifer Hendry (Eds.), Socio-Legal Trajectories Across ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER.jpg 852w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-BOULANGER.jpg 852w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Christian Boulanger, Naomi Creutzfeldt and Jennifer Hendry (Eds.), <em>Socio-Legal Trajectories Across Europe: Comparative Perspectives</em></strong>, Oxford: Hart Publishing; Bloomsbury Publishing, 2025, coll. &ldquo;O&ntilde;ati International Series on Law and Society&rdquo;, 216 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par </strong><strong>Stewart Field (Cardiff School of Law and Politics)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&lsquo;Sociolegal&rsquo; is a term and a category associated&nbsp; with anglophone contexts. In much of Continental Europe, sociology of law is the more familiar and traditional classification. One narrow reading associates the &lsquo;sociolegal&rsquo; with empirical studies (usually conducted with a policy objective). A more common, broader reading sees it as encompassing any interdisciplinary approaches to law that have a social dimension. On the former narrow reading, sociology of law is sometimes distinguished in anglophone circles as a more theoretical approach to examining law and legal institutions. But on the latter, more expansive reading, sociology of law is seen as part of the broad umbrella of sociolegal studies. But there are no agreed definitions even within the anglophone world, let alone beyond. This book looks to examine the &lsquo;sociolegal&rsquo; as it is conceived and as it is developing across a range of different European legal cultures.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong>The editors invited contributors to connect two distinct &lsquo;socio-legal trajectories&rsquo;. The first was the scholars&rsquo; own individual &lsquo;micro-trajectory&rsquo;, how their careers developed in a sociolegal direction, the research questions they were posing and the methods and theories they were applying. The second was the macro-trajectory of sociolegal studies as it had developed in the contexts (legal and academic) of their own jurisdiction or region. The focus is on Northern and Eastern Europe with chapters covering Poland, Hungary, the Western Balkans, Scandinavia, France and the United Kingdom. But there are also accounts from the Spanish-speaking world and from Israel (seen as still heavily influenced by European legal cultures). The editors see the juxtaposition of societal histories of sociolegal studies and individual scholarly self-reflection and biographical narrative as the original contribution of the book. But they recognise that it posed a significant challenge for the contributors. In a frank moment in the Preface, the editors describe the &lsquo;brief&rsquo; that they have given their contributors as a &lsquo;dastardly&rsquo; combination of &lsquo;auto-ethnographic self-reflection, sociolegal history and academic legal cultural positionality.&rsquo; The editors therefore decided to allow the contributors great freedom to establish their own focus and methodologies.&nbsp;&nbsp;</p>
<p>The outcome is what the editors describe as a &lsquo;rich variety of approaches&rsquo;: contributors interpreted their remit in very different kinds of ways. Some evidently felt more comfortable with telling the &lsquo;macro&rsquo; story (of the jurisdiction or region within which they study and work) with only limited asides and addenda on their own &lsquo;micro&rsquo; story (Bucholc on Poland, Fekete on Hungary, Fori&#263; on the Western Balkans, Wheeler on the UK). Others made the story of themselves as &lsquo;individual scholars&rsquo; the focus of their chapters with only limited discussion of broader local legal cultures (Hammersley on Scandinavia, Madar on Israel). The rest give significant space to both (Kocher on Germany, Pou Gim&eacute;nez on Spain). The call for &lsquo;self-reflection&rsquo; mainly yielded career autobiographies: the story of where contributors studied, how their academic networks developed, who helped and influenced them, where they got their academic posts, the presence or absence of sociolegal perspectives around them in this personal journey. One or two reflect on the more personal &lsquo;why&rsquo; questions within the remit (why these research questions, methodologies and theories). But most of the self-reflection is about &lsquo;how I got here.&rsquo; This is perhaps understandable: it provided a personal illustration of the broader local history of sociolegal studies that comprised the &lsquo;macro&rsquo; element of the brief.&nbsp;</p>
<p>What is revealed by these varied interpretations of a complex remit? First, that in terms of the macro-stories of the development of &lsquo;sociolegal&rsquo; studies across Europe, the United Kingdom (UK) is a clear outlier. There, sociolegal approaches have developed to the point whereby they have occupied and perhaps become the mainstream of legal academia. Elsewhere, sociolegal strands to legal study and research are developing but remain very much a minority practice in the face of the continuing dominance of the doctrinal tradition. In some jurisdictions (Western Balkans, Poland, Hungary), the recent emergence of the sociolegal builds on a long established, albeit minority, practice within Law Schools to complement the doctrinal with courses on legal theory. Here the sociology of law has been long established feature of the curriculum, in some places alongside philosophy of law (Poland), in others, legal anthropology and ethnography (Hungary). But this minority tradition does not seem to have existed everywhere on the Continent: in Spain, France and Germany there has been little or no traditional place in Law Faculties for either sociology of law or sociolegal studies.</p>
<p>Most chapters trace the recent emergence of sociolegal studies in Continental Europe. They identify both transnational trends that have had a general influence and political events that have operated as triggering points in particular places. In Germany, Kocher identifies the student movement and the unions as driving the emergence of sociolegal approaches in the 1960s (at least in the context of labour law). In Israel, the rise of the sociolegal in the late 80s is associated with the development of Israeli critical theory questioning central Israeli myths. For the countries of the former Soviet bloc, one might have expected its collapse to have been transformative. But in Poland, the transition to a market economy post 1989 further entrenched the doctrinal tradition as an approach to law thought suitable to training for burgeoning private law practices. Rather, there it was the rise of the nationalist right after 2015 that prompted a recognition both of the central social significance of law (particularly constitutional law and human rights) and that purely doctrinal readings could not be sufficient as a means of its interpretation. Curiously, and perhaps disappointingly, the chapter on Hungary alludes in passing to similar developments there but does not discuss their impact at all. Its author rather coyly suggests that this is explained by his socialisation into a scholarly tradition that is not &lsquo;explicit on&hellip; political preferences&rsquo;. Many sociolegal scholars would find that a difficult position to defend.</p>
<p>What the collapse of the Soviet Bloc does seem to have permitted is the participation of countries of the former bloc in some key recent transnational trends that have shaped legal scholarship on the Continent more generally. Internationalisation of academic networks and more generally greater interaction between Central and Western European scholars and the anglophone academic world has widened the range and influence of readily accessible sociolegal scholarship. For Northern Europe, this has largely meant contact with Law and Society scholarship from United States as well as sociolegal studies from the UK. But there has also been increasing contact between sociolegal scholars in the Spanish speaking world. Shifts in the demands of building an academic career also emerge as factors across several chapters. The increasing stress on grant capture from national and international bodies such as the European Research Council as a performance indicator gives added value to the empirical work that has long been a strand of the sociolegal.&nbsp;</p>
<p>Given that sociolegal approaches generally remain minority practice, it is not surprising that many scholars evoke the significance of certain atypical institutions that have encouraged interdisciplinarity. The Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS) in France, and the Oxford Centre for Socio-Legal Studies are the most obvious examples cited:&nbsp; places where small groups of like-minded scholars have been able to come together to work against the grain of the dominant trends. But for other contributors, the Department of Sociology of Law at University of Lund or the Latin American Seminar on Constitutional Law and Theory have played a similar role. Elsewhere particular journals or associations have provided a place for a small knowable community of scholars to nurture and support alternatives to the doctrinal.</p>
<p>This brings us to the micro-trajectories of individual scholars<strong>. </strong>For the most part, the analysis consisted of professional autobiographies detailing not just studies, appointments and projects but also institutional and academic influences. Most contributors emphasize the atypicality of their professional journey when compared with mainstream lawyers or even sociologists. This provides some rich illustrations of the marginality of the sociolegal portrayed by the general histories. All these chapters focus, with lesser or greater detail, on stories of the formation of professional identities. But two chapters step further into a space where the relations between professional and personal identities and the &lsquo;sociolegal&rsquo; are more explicitly considered (responding to the editors&rsquo; call for &lsquo;autoethnographic self-reflection&rsquo;). Both accounts manifest significant degrees of personal reticence in adopting the sociolegal as a categorisation of their work. Kocher&rsquo;s feminism and involvement with trade union institutions leads her initially to assume the more radical identity of critical legal studies and to eschew self-definition in terms of labels like &lsquo;sociolegal&rsquo; or sociology of law. Only with 20 years&rsquo; experience and positions of institutional leadership does she begin to see the advantages of defining herself as working within an expansive definition of the sociolegal as &lsquo;interdisciplinary legal studies&rsquo; which embraces theoretical critique and a range of disciplines. But it is Madar that goes furthest in examining the intersection between personal and professional identities with a story of her own uncertainties around assuming the identity of the sociolegal. She was brought up in an Israeli working-class family where law was perceived more as threat than remedy and therefore not to be trusted. This background, along with her strongly felt position of support for Palestinians deprived of land, freedom of movement and lives by the law in Israel, led her to a personal rejection of law&rsquo;s authority as a &lsquo;solution&rsquo;. She was only able to reconcile herself to a &lsquo;sociolegal&rsquo; identity by seeing it as a practice that &lsquo;sullies&rsquo; the law with historical contexts and political interpretations of the judicial process and refuses law&rsquo;s authority and claims to objectivity. Of course, this is a particular interpretation of the sociolegal that sits uneasily with the association sometimes seen of sociolegal research as primarily empirical work aimed at policy adjustments perfecting the operation of state law. The complex and contested connotations of the term are clearly revealed here.</p>
<p>The sub-title of the book is &lsquo;comparative perspectives&rsquo;. Yet there is relatively little explicit systematic comparison in the book. In part that is a consequence of its conception: each author is asked to describe the evolution of the sociolegal within their own jurisdiction or region and to connect this by self-reflection to their own personal experiences. So comparison is limited to individual authors&rsquo; experience of differing European legal cultures. If the search is for systematic comparative interpretation, this approach puts a great deal of weight either on synthesizing introductions and/or conclusions by the editor(s) or on the readers themselves in comparing the experiences outlined in individual chapters. More systematic &lsquo;comparative perspectives&rsquo; might have involved extended comparison of the factors promoting and inhibiting the development of the sociolegal in different jurisdictions across Europe. There is a little of that kind of discussion in the introduction but no synthesizing conclusion. That is perhaps understandable. Because the editors&rsquo; strategy was to leave freedom to contributors to establish the relative priority accorded to the macro and the micro and to define their task, the contents of chapters (and therefore the information provided on different jurisdictions) are not systematically comparable. Even the concepts underpinning the national accounts are not necessarily understood in similar ways. For example, most authors do not define what they mean by sociolegal, others offer differing interpretations. There are some rich comparative fragments and hints here but as the editors themselves comment, in relation to the history and contemporary circumstances of sociolegal studies &lsquo;we are at the very beginning of such systematic comparison.&rsquo;</p>
<p>Perhaps the most striking comparative question is why and how the UK has become an outlier in Europe with sociolegal studies now an established part of the mainstream. Wheeler identifies a range of factors promoting this shift but most of them are influences referenced in other jurisdictions. Perhaps the most culturally distinctive factor cited in the UK is that a market-based funding system based increasingly on fees paid by students rather than state funding has promoted rapid expansion of legal education. Wheeler links this to the reframing of the law degree as broad and liberal rather than purely vocational (which thus easily encompasses sociolegal approaches) (181). But why that reframing at that time? Wheeler implies that it was demand by students. Yet British law students, at least when they choose their degree, are still very vocationally oriented towards private legal practice. An alternative hypothesis that I would like to see comparatively explored, based on my understanding of France and the UK,<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> is that the decisive influence in constraining sociolegal approaches in one country and facilitating them in another is the extent to which the central state has and uses levers to maintain the doctrinal orthodoxy in legal education. This book does not examine systematically such specific comparative hypotheses. But it is full of rich fragments of the diverse personal and social histories of the &lsquo;sociolegal&rsquo; in Europe that will fascinate many readers of Droit et Soci&eacute;t&eacute;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Renaud Colson and Stewart Field, &ldquo;Socio-legal studies in France: beyond the Law Faculty&rdquo;, <em>J. Law and Society</em>, 43(2), 2016, p. 285-311</p>]]></content>
	<updated>2026-03-30T13:29:21+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Droit, justice et changement social | Pierre Noreau</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Pierre Noreau, Droit, justice et changement social, Paris&nbsp;: LGDJ/Lextenso, coll. &laquo;&nbsp;Droit &amp; Soci...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU.jpg 311w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-NOREAU.jpg 311w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Pierre Noreau, <em>Droit, justice et changement social, </em></strong>Paris&nbsp;: LGDJ/Lextenso, coll. &laquo;&nbsp;Droit &amp; Soci&eacute;t&eacute;, s&eacute;rie Sociologie, n&deg;&nbsp;63, 2024, 212&nbsp;p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Diana Villegas (Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas&nbsp; ;&nbsp; Institut Universitaire de France)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le changement social du droit et de la justice se forge dans le temps long. C&rsquo;est l&rsquo;enseignement que nous offre le professeur Pierre Noreau dans ce livre &agrave; l&rsquo;aide d&rsquo;une succession de textes &eacute;crits sur une p&eacute;riode qui embrasse 25&nbsp;ans de travail de recherches empiriques.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage est le r&eacute;sultat &laquo;&thinsp;d&rsquo;une interrogation continue, &agrave; la fois curieuse et t&acirc;tonnante&thinsp;&raquo;, car l&rsquo;auteur pose ici une question &mdash; presque provocatrice &mdash; de la relation qu&rsquo;entretiennent le droit et la justice avec l&rsquo;innovation sociale en ces termes&nbsp;: &laquo;&thinsp;le droit et le changement, est-ce bien compatible&thinsp;?&thinsp;&raquo;. Pour l&rsquo;auteur, il s&rsquo;agit de d&eacute;m&ecirc;ler la relation entre le droit, la justice et l&rsquo;innovation sociale, soit en tant que vecteur de changement, soit en tant que m&eacute;canisme de rapports sociaux, &agrave; condition qu&rsquo;il existe de l&rsquo;innovation sociale.</p>
<p>Derri&egrave;re son hypoth&egrave;se se cache la formule de la proc&eacute;dure intellectuelle et th&eacute;orique de moyenne port&eacute;e. Pierre Noreau nous explique comment s&rsquo;investir &laquo;&thinsp;dans l&rsquo;&eacute;tude de ph&eacute;nom&egrave;nes observables, &eacute;mergents ou en voie d&rsquo;objectivation, caract&eacute;ris&eacute;s par leur r&eacute;currence, leur redondance ou leur opposition&thinsp;&raquo;. La th&eacute;orie de moyenne port&eacute;e et sa m&eacute;thode permettent donc d&rsquo;&eacute;tudier les &laquo;&thinsp;[&hellip;] processus plus lents, susceptibles de servir de base &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de changement quels que soient le champ et le moment du temps social observ&eacute;s&thinsp;&raquo; (p.&nbsp;13). Dans ce cadre de recherche, le droit est pens&eacute; comme un &laquo;&thinsp;analyseur&thinsp;&raquo; ou &laquo;&thinsp;catalyseur&thinsp;&raquo;&nbsp;de la transformation sociale. L&rsquo;auteur suit ainsi une intuition d&rsquo;inspiration w&eacute;b&eacute;rienne (p.&nbsp;183) et, &agrave; l&rsquo;aide de cela, invite &agrave; repenser le changement social en faisant le deuil d&rsquo;une totalit&eacute; rassurante.</p>
<p>Pos&eacute; en ces termes, son travail est une invitation &agrave; la lenteur scientifique, une esp&egrave;ce de <em>slow research</em> assez r&eacute;volutionnaire par les temps qui courent. En effet, Pierre Noreau pr&ocirc;ne une vision dynamique du ph&eacute;nom&egrave;ne du changement social, car il d&eacute;passe le flux et le reflux du droit, et il propose d&rsquo;aborder cette notion comme le produit d&rsquo;un double mouvement, abandonnant ainsi la conception classique qui y voit une rupture lin&eacute;aire. Pour l&rsquo;auteur, le changement social s&rsquo;inscrit dans un processus, &eacute;tant lui-m&ecirc;me le r&eacute;sultat, o&ugrave; les contraires se croisent sans forc&eacute;ment entrer dans une logique d&rsquo;opposition frontale. Un cercle vertueux du changement social se produit donc et se traduit dans une dynamique d&rsquo;institutionnalisation, de d&eacute;sinstitutionnalisation et de r&eacute;institutionnalisation des rapports sociaux&thinsp;; cela s&rsquo;accompagne de la subjectivisation, de la m&eacute;ta-institutionnalisation ou de l&rsquo;auto-institutionnalisation. Pour mieux identifier ces ph&eacute;nom&egrave;nes, Pierre Noreau recourt &agrave; leur exploration dans l&rsquo;&eacute;tude des formes symboliques, normatives et interactives de la r&eacute;gulation sociale.</p>
<p>L&rsquo;appareil scientifique de cet ouvrage illustre l&rsquo;alliage particuli&egrave;rement r&eacute;ussi de la th&eacute;orie et de la sociologie du droit contemporaine avec les classiques de la sociologie g&eacute;n&eacute;rale, car les recherches pr&eacute;sent&eacute;es se fondent clairement sur les travaux d&rsquo;E. Durkheim, M.&nbsp;Weber, N.&nbsp;Luhmann et plus particuli&egrave;rement ceux de G. Simmel, dont l&rsquo;inspiration est clairement revendiqu&eacute;e en ce qui concerne les formes de socialisation. Le lecteur trouvera &eacute;galement une belle &eacute;vocation de R.&nbsp;Cotterrell, D.&nbsp;Nelken, G.&nbsp;Teubner et J.&nbsp;Commaille. La lecture de l&rsquo;ouvrage sera aussi l&rsquo;occasion pour certains de parfaire leur connaissance des auteurs canadiens incontournables du pluralisme juridique &agrave; l&rsquo;aide des r&eacute;f&eacute;rences aux travaux de J.-G. Belley et G. Rocher&thinsp;; ce qui permet d&rsquo;ailleurs de comprendre l&rsquo;apport du pluralisme juridique, du pluralisme judiciaire et de l&rsquo;internormativit&eacute; dans la th&eacute;orie du changement social.</p>
<p>Six chapitres composent le parcours d&rsquo;un changement social r&eacute;v&eacute;lateur, d&rsquo;abord, par le biais du droit qui s&rsquo;affirme comme &eacute;tant un laboratoire de ce changement&thinsp;; ensuite, &agrave; travers l&rsquo;institutionnalisation des nouvelles pratiques de justice pour, enfin, analyser les &eacute;l&eacute;ments composant la th&eacute;orie du changement juridique et judiciaire.&nbsp;</p>
<p>Un chapitre, un article, une recherche. L&rsquo;inventaire du &laquo;&thinsp;chantier arch&eacute;ologique&thinsp;&raquo; est riche&nbsp;: chaque chapitre se fonde sur un terrain trouvant son fil d&rsquo;Ariane au sein d&rsquo;une forme sp&eacute;cifique de changement social (num&eacute;rique, justice transitionnelle, m&eacute;diation, entre autres). Pierre Noreau explique que les textes illustrent la fa&ccedil;on dont &laquo;&thinsp;certaines intuitions peuvent se consolider jusqu&rsquo;&agrave; prendre la forme d&rsquo;hypoth&egrave;ses g&eacute;n&eacute;rales, sinon de la proposition, que l&rsquo;observation permet de valider. Sur le plan de la construction intellectuelle, on passe alors du registre de l&rsquo;&eacute;vocation vers celui de l&rsquo;analyse et de la mod&eacute;lisation&thinsp;&raquo; (p.&nbsp;183). Les sch&eacute;mas analytiques nourrissent ainsi l&rsquo;imaginaire de la syst&eacute;matisation conceptuelle avanc&eacute;e par l&rsquo;auteur.</p>
<p>L&rsquo;apport de l&rsquo;ouvrage &mdash; que dis-je&thinsp;? &mdash;, de toute une carri&egrave;re de recherches, est d&rsquo;offrir &agrave; la sociologie du droit une nouvelle perspective analytique g&eacute;n&eacute;rale ouvrant la voie aux &eacute;tudes de sociologie du changement social. Ce renouveau &agrave; travers la th&eacute;orie de moyenne port&eacute;e s&rsquo;op&egrave;re avec le changement social tel qui se produit&nbsp;; car accueilli sans discrimination, il redonne du sens au droit &agrave; la fois en tant que construction sociale et en tant qu&rsquo;institution (p.&nbsp;87), l&agrave; o&ugrave; la sociologie du droit a souvent vu le changement comme une rupture.</p>
<p><em>In fine</em>, le changement social est un pr&eacute;sage. Dans ce livre annonciateur, les &eacute;tudes de cas sont des proph&eacute;ties, soient-elles r&eacute;formatrices, num&eacute;riques, judiciaires&hellip; Logique, lorsque l&rsquo;on conna&icirc;t l&rsquo;attachement du professeur Noreau pour les travaux empiriques et la r&eacute;flexion scientifique en partant de l&rsquo;exp&eacute;rience des acteurs sur le terrain.</p>
<p>&Agrave; l&rsquo;heure o&ugrave; la course &agrave; la production bouscule les bases scientifiques fondamentales du m&eacute;tier, Pierre Noreau rappelle la n&eacute;cessit&eacute; d&rsquo;une recherche juridique f&eacute;d&eacute;ratrice, construite collectivement et en douceur, o&ugrave; la transformation sociale rel&egrave;ve avant tout d&rsquo;une dynamique et d&rsquo;un processus &agrave; observer avec parcimonie.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-30T13:12:17+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">What if there is no law? The figures on informality and noncompliance with the law</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>One of the main political agendas of any government&mdash;especially those from countries on the peripher...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>One of the main political agendas of any government&mdash;especially those from countries on the periphery of the world (or the so-called &ldquo;Global South&rdquo;)&mdash;is employment. The employment rate serves as a kind of thermometer that measures the health of a country&rsquo;s labour market and economy. A high rate of unemployment triggers an alarm, as it points to a decrease in household income, a rise in poverty, and, naturally, growing difficulties in accessing consumer goods and basic services essential for dignified living conditions. Ultimately, it affects the very capacity for survival.</p>



<p>It is no coincidence that the current Brazilian government has been celebrating the successive falls in the unemployment rate over recent years (see <a href="https://www.poder360.com.br/poder-economia/sob-lula-ocupacao-bate-recorde-e-atinge-1033-mi-de-brasileiros/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">here</a> and <a href="https://www.brasil247.com/economia/lula-comemora-queda-recorde-do-desemprego-o-povo-trabalhador-move-o-brasil" rel="noopener noreferrer" target="_blank">here</a>), especially when compared to the previous administration. The Brazilian Institute of Geography and Statistics (IBGE), an official government agency, <a href="https://ftp.ibge.gov.br/Trabalho_e_Rendimento/Pesquisa_Nacional_por_Amostra_de_Domicilios_continua/Mensal/Quadro_Sintetico/2025/pnadc_202511_quadroSintetico.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">reported</a> at the end of last year an employment rate of 59% (for the trimester Sept./Oct./Nov. 2025), the highest in the historical series since 2012. This percentage corresponds to just over 103 million people. Another record was also broken last year: the lowest unemployment rate in the historical series, 5.2%, that is, nearly 5.6 million people.</p>



<p>Amidst these effusive figures, however, there is a statistic that should alarm jurists and socio-legal scholars alike: informality has also been operating at persistently highest levels. In 2024, a <a href="https://agenciabrasil.ebc.com.br/economia/noticia/2024-11/empregos-com-carteira-assinada-e-informais-batem-recordes" rel="noopener noreferrer" target="_blank">record was broken</a> with the highest number of informally employed people since 2016 (when this specific data series was created), namely 40 million people. In relation to the number of employed individuals, this represents a rate of 38.9%, <a href="https://odsbrasil.gov.br/objetivo8/indicador831" rel="noopener noreferrer" target="_blank">a figure that has remained historically stable</a> regardless of the government in office. Throughout 2025, although the number slightly decreased, <a href="https://painel.ibge.gov.br/pnadc/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">over 38 million people</a> were working under conditions of informality. These data point to a phenomenon that extends beyond purely economic or social dimensions. Informality&mdash;however it is conceptually framed&mdash;fundamentally involves, as Feige (<a href="https://jota.website/jota/article/view/136" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2015</a>, p. 5) observed, &ldquo;activities of individuals, households and/or firms that evade, avoid, circumvent, elude, are excluded from, or not subject to the rules and conventions of established institutions.&rdquo; It therefore also reflects the level of noncompliance with legal norms. When nearly half of a country&rsquo;s economically active population is engaged in activities that violate legal rules, a crucial question emerges: where is the law? How does the legal system&mdash;including its actors and organisations&mdash;operate in a context where norms are, to a high degree, pervasively and frequently violated?</p>



<p>While Brazil provides a salient case study, the problem is far from nationally confined. Informality is not an exotic or isolated phenomenon characteristic of developing economies alone, but a reality across most of the globe. According to the <a href="https://www.ilo.org/ilo-employment-policy-job-creation-livelihoods-department/branches/employment-investments-branch/informal-economy" rel="noopener noreferrer" target="_blank">International Labour Organization</a>, &ldquo;more than half of the global labour force and more than 90% of Micro and Small Enterprises (MSEs) worldwide&rdquo; operate within the informal economy. In this light, scholars have begun to refer to a &ldquo;new normal&rdquo; (<a href="https://doi.org/10.1787/9789264059245-en" rel="noopener noreferrer" target="_blank">J&uuml;tting and Laglesia 2009</a>, <a href="https://odi.org/en/publications/informal-is-the-new-normal-improving-the-lives-of-workers-at-risk-of-being-left-behind/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Stuart, Samman and Hunt 2018</a>, <a href="https://www.e-elgar.com/shop/usd/research-handbook-on-development-and-the-informal-economy-9781788972796.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Charmes 2020</a>), but which is characterised by widespread and structural noncompliance.</p>



<p>Despite the extensive literature on informality produced over the last 50 years&mdash;from macroeconomic statistics to ground-level qualitative approaches&mdash;, socio-legal studies have lagged behind in addressing the problem, which presents a pressing empirical and theoretical challenge: to rethink how law functions&mdash;or fails to function&mdash;when large portions of the population live and work not outside of formal legal systems, but in breach of them. Elsewhere (<a href="https://www.bloomsbury.com/uk/nature-and-impacts-of-noncompliance-9781509966288/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Moita 2023</a>), I took initial steps in this endeavour by examining the Brazilian case and one of the most conspicuous informal activities: street vending. Looking at the impacts of what I termed &ldquo;structural noncompliance&rdquo; (pp. 95 ff.) on the legal system, one deserves particular attention: where the law operates amid high degrees of noncompliance, both private actors and state authorities resort to bartering agreements to achieve some level of compliance, but which in turn generate new opportunities for noncompliance. The chief consequence of this spiralling effect is the loss of bindingness of political power conveyed by legislation, resulting in a privatisation of public law whereby compliance standards are defined not by lawmakers, but by enforcement agencies and individuals directly affected. Whether these conclusions can be generalised can only be determined through further socio-legal research supported by empirical evidence.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/what-if-there-is-no-law/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">What if there is no law? The figures on informality and noncompliance with the law</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-27T12:33:04+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2026-03-27T12:33:04+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-26:/283713</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18378" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Condamnées à mort. L’épuration des femmes collaboratrices, 1944-1951 | Fabien Lostec</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Fabien Lostec, Condamn&eacute;es &agrave; mort. L&rsquo;&eacute;puration des femmes collaboratrices, 1944-1951, Paris&nbsp;: CNRS &Eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-196x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-326x500.jpg 326w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec.jpg 600w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec-326x500.jpg 326w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lostec.jpg 600w" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Fabien Lostec, <em>Condamn&eacute;es &agrave; mort. L&rsquo;&eacute;puration des femmes collaboratrices, 1944-1951</em></strong>, Paris&nbsp;: CNRS &Eacute;ditions, 396 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Virginie Sansico (Institut catholique de Paris, CESDIP-CNRS)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Issu d&rsquo;une th&egrave;se de doctorat soutenue en 2020 &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Rennes 2 sous la direction de Marc Berg&egrave;re, l&rsquo;ouvrage de Fabien Lostec s&rsquo;inscrit au croisement de plusieurs dynamiques historiographiques auxquelles il apporte une contribution stimulante&nbsp;: l&rsquo;histoire de la justice &ndash; en particulier la justice dite &laquo;&nbsp;politique&nbsp;&raquo;, l&rsquo;histoire de l&rsquo;&eacute;puration, qui conna&icirc;t un fort renouvellement depuis les ann&eacute;es 1990, mais &eacute;galement et plus largement l&rsquo;histoire de la violence et de l&rsquo;engagement radical f&eacute;minins. En s&rsquo;int&eacute;ressant aux femmes condamn&eacute;es &agrave; mort pour faits de collaboration, l&rsquo;auteur comble un double vide &ndash; m&eacute;moriel et historiographique &ndash; et d&eacute;construit plusieurs id&eacute;es re&ccedil;ues, persistantes, sur cette p&eacute;riode&#8239;: celle, notamment, qui associe aux hommes une &eacute;puration l&eacute;gale et massive en r&eacute;ponse &agrave; des engagements politiques conscients et assum&eacute;s, et aux femmes une vindicte avant tout symbolique et spectaculaire, illustr&eacute;e par le rituel des tontes et de leur mise en sc&egrave;ne dans l&rsquo;espace public, la stigmatisation de la &laquo;&#8239;collaboration horizontale&#8239;&raquo; et l&rsquo;invisibilisation de toute forme conscientis&eacute;e d&rsquo;engagement radical.</p>
<p>L&rsquo;ampleur de l&rsquo;investigation conduite par Fabien Lostec, qu&rsquo;il qualifie &agrave; juste titre de &laquo;&nbsp;tour de France&nbsp;&raquo; des archives, t&eacute;moigne de la rigueur de son &eacute;tude, m&ecirc;me si le choix et la repr&eacute;sentativit&eacute; des six d&eacute;partements auxquels il a choisi de porter une &laquo;&nbsp;attention sp&eacute;cifique&nbsp;&raquo; pourraient &ecirc;tre discut&eacute;s. En exploitant les fonds d&rsquo;une soixantaine de d&eacute;p&ocirc;ts d&rsquo;archives d&eacute;partementales, du D&eacute;p&ocirc;t central d&rsquo;archives de la justice militaire du Blanc et des Archives nationales, il a men&eacute; une enqu&ecirc;te syst&eacute;matique qui lui permet d&rsquo;&eacute;tablir un corpus in&eacute;dit de 651 femmes condamn&eacute;es &agrave; mort par les tribunaux l&eacute;gaux de l&rsquo;&eacute;puration, dont 46 furent effectivement ex&eacute;cut&eacute;es. En ajoutant &agrave; ces chiffres l&rsquo;activit&eacute; des &laquo;&nbsp;tribunaux r&eacute;sistants&nbsp;&raquo; mis en place &agrave; la h&acirc;te durant la courte p&eacute;riode pr&eacute;c&eacute;dant le r&eacute;tablissement de la l&eacute;galit&eacute; r&eacute;publicaine, le nombre atteint 121 ex&eacute;cutions. Ces donn&eacute;es r&eacute;v&egrave;lent un ph&eacute;nom&egrave;ne sans pr&eacute;c&eacute;dent depuis la R&eacute;volution fran&ccedil;aise en termes d&rsquo;ampleur et d&rsquo;intensit&eacute;. Et pour la premi&egrave;re fois, un corpus de condamn&eacute;es lors de l&rsquo;&eacute;puration judiciaire a ainsi &eacute;t&eacute; &eacute;labor&eacute; &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle nationale, permettant des analyses statistiques fiables et des comparaisons territoriales &eacute;clairantes.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage rectifie ainsi un autre mythe tenace provenant des <em>M&eacute;moires de guerre</em> du g&eacute;n&eacute;ral de Gaulle, qui affirmait avoir commu&eacute; la peine de toutes les femmes condamn&eacute;es &agrave; mort&nbsp;: par une extrapolation abusive, cette d&eacute;claration a &eacute;t&eacute; g&eacute;n&eacute;ralis&eacute;e et a occult&eacute; la r&eacute;alit&eacute; pr&eacute;cis&eacute;ment r&eacute;tablie par Fabien Lostec. Ainsi, celui-ci d&eacute;montre d&rsquo;une part que trois femmes furent ex&eacute;cut&eacute;es sous de Gaulle, leurs dossiers ayant &eacute;t&eacute; tranch&eacute;s en son absence. Surtout, la IVe R&eacute;publique naissante interrompt cette p&eacute;riode de relative cl&eacute;mence, avec une relance des ex&eacute;cutions sous les pr&eacute;sidents F&eacute;lix Gouin et Vincent Auriol. Plus g&eacute;n&eacute;ralement, l&rsquo;analyse du facteur temporel r&eacute;v&egrave;le que la cl&eacute;mence n&rsquo;augmente pas n&eacute;cessairement avec l&rsquo;&eacute;loignement de la Lib&eacute;ration. Les condamnations tardives concernent souvent des femmes en fuite finalement rattrap&eacute;es, ou des affaires particuli&egrave;rement graves n&eacute;cessitant des enqu&ecirc;tes prolong&eacute;es.</p>
<p>Mais l&rsquo;historien ne se contente pas de d&eacute;nombrer et de cartographier, tableaux et graphiques &agrave; l&rsquo;appui&nbsp;: il a constitu&eacute; un &eacute;chantillon de 300 dossiers scrut&eacute;s en profondeur, permettant une analyse qualitative fine des parcours individuels. La mobilisation de sources diversifi&eacute;es et compl&eacute;mentaires &ndash; minutes de jugements, dossiers de proc&eacute;dures et de recours en gr&acirc;ce, mais aussi dossiers de prisonni&egrave;res de la maison centrale de Rennes, principale institution d&rsquo;enfermement des femmes condamn&eacute;es &ndash; permet &agrave; l&rsquo;auteur de tracer les trajectoires compl&egrave;tes des condamn&eacute;es, de l&rsquo;arrestation au proc&egrave;s &nbsp;jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;ex&eacute;cution, l&rsquo;incarc&eacute;ration, la lib&eacute;ration, et parfois la fuite ou la vie d&rsquo;apr&egrave;s. Cette histoire &agrave; la fois statistique et incarn&eacute;e r&eacute;v&egrave;le des profils de collaboratrices &laquo;&nbsp;ordinaires&nbsp;&raquo; tout en int&eacute;grant des figures plus notoires telles que la milicienne Maud Champetier de Ribes, fusill&eacute;e &agrave; la prison Montluc en septembre 1944, ou l&rsquo;informatrice du service de renseignement de la SS Jeanne Hermann, autrice d&rsquo;un meurtre d&rsquo;une rare brutalit&eacute; commis, pr&egrave;s de Lyon, &agrave; l&rsquo;encontre d&rsquo;un juif de 72 ans qui tentait d&rsquo;&eacute;chapper &agrave; son arrestation.</p>
<p>Loin d&rsquo;&ecirc;tre superflu, le premier chapitre dresse le tableau chronologique du syst&egrave;me judiciaire mis en place de la p&eacute;riode insurrectionnelle de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1944 jusqu&rsquo;&agrave; la restauration de la l&eacute;galit&eacute; r&eacute;publicaine, qualifi&eacute; par l&rsquo;auteur d&rsquo;&laquo; archipel &eacute;puratoire &raquo;. Cette mise au point &eacute;claire un dispositif complexe dont la compr&eacute;hension reste souvent insuffisante, entach&eacute;e par les lectures id&eacute;ologiques qui ont marqu&eacute; l&rsquo;historiographie de l&rsquo;&eacute;puration&nbsp;: celles qui visaient &agrave; d&eacute;montrer une suppos&eacute;e &laquo;&nbsp;&eacute;puration sauvage&nbsp;&raquo; en renvoyant dos &agrave; dos collaborateurs et r&eacute;sistants. Entre ao&ucirc;t et octobre 1944 coexistent en effet de multiples juridictions dont les fronti&egrave;res entre l&eacute;galit&eacute; et ill&eacute;galit&eacute; s&rsquo;av&egrave;rent parfois poreuses : tribunaux r&eacute;sistants pendant les combats, cours martiales proches de la l&eacute;galit&eacute; mais exp&eacute;ditives, cours martiales de la R&eacute;publique, tribunaux militaires, cours de justice. L&rsquo;analyse de la transition entre les deux types de cours martiales (&laquo;&nbsp;r&eacute;sistantes&nbsp;&raquo; puis &laquo;&nbsp;de la R&eacute;publique&nbsp;&raquo;), symbolisant le passage de l&rsquo;extral&eacute;gal &agrave; la l&eacute;galit&eacute;, s&rsquo;av&egrave;re &eacute;tay&eacute;e et convaincante. Manque n&eacute;anmoins &agrave; ce tableau analytique le r&ocirc;le, au minimum symbolique, des cours martiales institu&eacute;es par le r&eacute;gime de Vichy en janvier 1944 et dont le bilan particuli&egrave;rement meurtrier (environ 200 r&eacute;sistants ex&eacute;cut&eacute;s jusqu&rsquo;en ao&ucirc;t 1944) a n&eacute;cessairement pes&eacute; dans l&rsquo;&eacute;dification du dispositif judiciaire de la R&eacute;sistance.</p>
<p>Cette phase br&egrave;ve mais d&eacute;terminante dans le processus de restauration de l&rsquo;&Eacute;tat r&eacute;publicain varie, en outre, consid&eacute;rablement selon les r&eacute;gions. La zone sud conna&icirc;t une justice extral&eacute;gale plus importante qu&rsquo;au nord, en raison de la pr&eacute;sence de nombreux maquis et de situations insurrectionnelles massives marqu&eacute;es par d&rsquo;&acirc;pres combats &agrave; l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1944. Face aux crimes commis par les Allemands en d&eacute;route et leurs collaborateurs fran&ccedil;ais (en particulier milice et PPF), et sous une ind&eacute;niable pression populaire, les r&eacute;sistants souhaitent rendre une justice imm&eacute;diate et, de fait, s&rsquo;affranchissent de certaines r&egrave;gles de droit afin de condamner rapidement. Cela explique &eacute;galement le fait que, bien que la zone sud juge moins de femmes que la zone nord, elle en condamne davantage &agrave; mort. Sans surprise, ce sont les cours martiales de la R&eacute;publique, en septembre 1944, qui font ex&eacute;cuter 80 % des condamn&eacute;es &agrave; mort. Entre d&eacute;cembre 1944 et avril 1946, aucune ex&eacute;cution n&rsquo;a lieu. Puis, &agrave; partir de 1947-1948, les condamnations tardives conduisent de nouveau &agrave; des ex&eacute;cutions. La chronologie s&rsquo;&eacute;tend jusqu&rsquo;aux ann&eacute;es 1960 et le r&egrave;glement, par la Cour de s&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat initialement cr&eacute;&eacute;e par de Gaulle pour condamner le terrorisme de l&rsquo;OAS, du cas de trois contumax (sur 120 collaborateurs au total d&eacute;f&eacute;r&eacute;s devant cette juridiction) &ndash; un fait l&agrave; encore connu des seuls sp&eacute;cialistes.</p>
<p>Bien s&ucirc;r, le sujet central de l&rsquo;ouvrage est celui des motifs des condamnations &agrave; mort, et donc de la nature m&ecirc;me d&rsquo;une collaboration f&eacute;minine longtemps r&eacute;duite &agrave; la collaboration dite &laquo;&nbsp;horizontale &raquo; ou &laquo; sentimentale &raquo;. Les deux incriminations passibles de la peine capitale sont l&rsquo;espionnage et surtout la trahison, principalement l&rsquo;article 75.5 du Code p&eacute;nal concernant l&rsquo;&laquo;&nbsp;intelligence avec l&rsquo;ennemi&nbsp;&raquo;, retenue &agrave; l&rsquo;encontre de 96 % des femmes condamn&eacute;es &agrave; mort. Les graphiques et les nuances apport&eacute;es par l&rsquo;auteur sont instructifs. Dans plus de la moiti&eacute; des cas, les condamn&eacute;es &agrave; mort se voient reprocher comme fait principal la collaboration avec les autorit&eacute;s polici&egrave;res allemandes, et un tiers d&rsquo;avoir commis un acte de d&eacute;lation. Les relations dites &laquo;&nbsp;amicales&nbsp;&raquo; n&rsquo;apparaissent que dans 1 % des cas comme la raison principale des condamnations (et impliquent 4 % du total des condamn&eacute;es en cour de justice), ce qui semble logique&nbsp;et montre que la d&eacute;nonciation &laquo;&nbsp;morale&nbsp;&raquo; de ces actes dans l&rsquo;espace public ne correspond pas aux cat&eacute;gories juridiques plac&eacute;es &agrave; la disposition des tribunaux de l&rsquo;&eacute;puration. N&eacute;anmoins, l&rsquo;examen des faits secondaires retenus lors de l&rsquo;instruction des dossiers, qui sont autant de circonstances aggravantes d&eacute;terminantes, font &eacute;tat dans plus de la moiti&eacute; des cas de relations intimes avec l&rsquo;occupant&nbsp;: la morale est donc bien pr&eacute;sente dans le traitement des dossiers et p&egrave;se sans doute consid&eacute;rablement dans les d&eacute;cisions judiciaires, bien que ce soit l&rsquo;engagement politique et id&eacute;ologique des collaboratrices qui apparaisse comme le motif premier de leur sanction.</p>
<p>La d&eacute;lation constitue en outre un motif d&rsquo;accusation majeur (37 % des cas pour les condamn&eacute;es &agrave; mort et 62 % pour l&rsquo;ensemble des femmes jug&eacute;es en cour de justice). Pr&egrave;s des deux tiers des d&eacute;latrices agissent par conviction id&eacute;ologique, ciblant principalement des r&eacute;sistants ou des personnes exprimant des sentiments anti-allemands. L&rsquo;antis&eacute;mitisme motive environ 8 % des d&eacute;nonciations. Les juges s&rsquo;int&eacute;ressent particuli&egrave;rement &agrave; la pr&eacute;m&eacute;ditation et &agrave; la volont&eacute; soutenue de faire aboutir leur d&eacute;nonciation, ce qui met en &eacute;vidence un engagement politique souvent sous-estim&eacute; et permet &agrave; l&rsquo;auteur de d&eacute;peindre avec finesse une figure &laquo;&nbsp;arch&eacute;typale&nbsp;&raquo; de la d&eacute;latrice.</p>
<p>Tout au long du processus judiciaire, les assignations de genre structurent les d&eacute;bats. Les femmes repr&eacute;sentent 20 % des accus&eacute;s devant les cours de justice, mais seulement 8 % des condamn&eacute;s &agrave; mort, ce qui r&eacute;v&egrave;le un traitement diff&eacute;renci&eacute; en raison notamment de l&rsquo;importance de la collaboration paramilitaire chez les hommes, fortement r&eacute;prim&eacute;e et extr&ecirc;mement rare chez les femmes. De fait, les femmes sont principalement jug&eacute;es, mais aussi d&eacute;fendues, par des hommes. Fabien Lostec montre que les accus&eacute;es mobilisent souvent des arguments genr&eacute;s pour leur d&eacute;fense, tentant de se pr&eacute;senter comme na&iuml;ves, d&eacute;politis&eacute;es, voire soumises aux hommes. Une strat&eacute;gie &agrave; double tranchant : la m&ecirc;me pr&eacute;tendue faiblesse f&eacute;minine peut &ecirc;tre retourn&eacute;e contre elles, les juges insistant sur leurs fautes morales (mauvaise &eacute;pouse, mauvaise m&egrave;re) qui s&rsquo;ajoutent aux griefs juridiques. La &laquo;&nbsp;folie&nbsp;&raquo; est parfois mobilis&eacute;e comme facteur explicatif d&rsquo;actes de violence extr&ecirc;me. &laquo;&nbsp;Que ce soit &agrave; travers un prisme social, sexuel ou psychiatrique, les collaboratrices sont renvoy&eacute;es au m&ecirc;me mod&egrave;le, celui d&rsquo;&ecirc;tre incapables d&rsquo;avoir agi par conviction politique&nbsp;&raquo;, &eacute;crit l&rsquo;auteur. Ce constat, qui rejoint les analyses d&eacute;velopp&eacute;es par l&rsquo;historiographie du genre sur la minimisation syst&eacute;matique de l&rsquo;agentivit&eacute; politique des femmes, illustre combien les st&eacute;r&eacute;otypes de genre ont structur&eacute; la r&eacute;pression judiciaire autant que les actes de collaboration eux-m&ecirc;mes. Par sa rigueur m&eacute;thodologique et l&rsquo;ampleur de son corpus, <em>Condamn&eacute;es &agrave; mort</em> s&rsquo;impose ainsi comme un ouvrage de r&eacute;f&eacute;rence qui renouvelle en profondeur notre compr&eacute;hension de l&rsquo;&eacute;puration en r&eacute;v&eacute;lant l&rsquo;engagement collaborationniste f&eacute;minin dans toute sa complexit&eacute;.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-25T10:02:33+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Chasseurs d’États. Les fonds vautours et la loi de New York à la poursuite de la souveraineté  | Benjamin Lemoine</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Benjamin Lemoine, Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats. Les fonds vautours et la loi de New York &agrave; la poursuite de la ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-184x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-184x300.jpg 184w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-307x500.jpg 307w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-768x1252.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine.jpg 800w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-184x300.jpg 184w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-307x500.jpg 307w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine-768x1252.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Lemoine.jpg 800w" sizes="(max-width: 184px) 100vw, 184px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Benjamin Lemoine, <em>Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats. Les fonds vautours et la loi de New York &agrave; la poursuite de la souverainet&eacute;</em></strong>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2024, &nbsp;coll. &laquo;&nbsp;SH/&Eacute;conomie politique&nbsp;&raquo;, 380 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par S&eacute;bastien Kott (Institut de droit public, Universit&eacute; de Poitiers)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats. Les fonds vautours et la loi de New York &agrave; la poursuite de la souverainet&eacute;</em> est le troisi&egrave;me volume consacr&eacute; par Benjamin Lemoine &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de la dette publique. Apr&egrave;s avoir propos&eacute; une &eacute;tude sociologique de l&rsquo;&eacute;volution des circuits de financement de l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais dans les ann&eacute;es 1980, avec la publication remani&eacute;e de sa th&egrave;se de doctorat<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, il a d&eacute;j&agrave; approfondi son analyse des relations d&rsquo;interd&eacute;pendance entre financeurs et financ&eacute;s dans <em>La d&eacute;mocratie disciplin&eacute;e par la dette</em> (2022). Benjamin Lemoine est donc un chercheur reconnu dans le champ de la dette publique, qu&rsquo;il &eacute;tudie depuis une vingtaine d&rsquo;ann&eacute;es, et &agrave; laquelle il a par ailleurs consacr&eacute; de nombreux articles publi&eacute;s dans des revues scientifiques. C&rsquo;est &eacute;galement un chercheur engag&eacute; et m&eacute;diatique, dont la voix porte sur ce th&egrave;me.</p>
<p>Dans cette troisi&egrave;me monographie, il s&rsquo;attaque avec talent &agrave; une t&ecirc;te d&rsquo;&eacute;pingle de son objet, puisque les fonds vautours ne poss&egrave;dent (en valeur) que quelques milliards d&rsquo;un march&eacute; des dettes publiques qui s&rsquo;&eacute;tend au-del&agrave; de 100&nbsp;000 milliards de dollars. Une miette donc, mais une miette hautement symbolique et potentiellement extr&ecirc;mement lucrative, comme le montre bien l&rsquo;ouvrage. Si les entretiens ne permettent pas d&rsquo;obtenir de chiffres exacts, on comprend cependant que les gains potentiels se chiffrent en centaines de millions de dollars&hellip; la miette se transformant ainsi en gros g&acirc;teau, quand on n&rsquo;est pas trop nombreux &agrave; le partager.</p>
<p><em>Chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats</em> repose sur un &eacute;norme travail et suit un cheminement qui est, &eacute;videmment et avant tout, celui de son auteur. L&rsquo;ouvrage b&eacute;n&eacute;ficie notamment d&rsquo;un gros travail de terrain et de l&rsquo;analyse d&rsquo;un mat&eacute;riau accumul&eacute; progressivement, &agrave; New-York, en Argentine et en France. &Agrave; la lecture, on saisit ais&eacute;ment l&rsquo;ampleur de la t&acirc;che accomplie aupr&egrave;s des diff&eacute;rents acteurs, mais sans &ecirc;tre totalement capable d&rsquo;en mesurer le caract&egrave;re &eacute;quilibr&eacute;&nbsp;: les repr&eacute;sentants des vautours ont certes eu la parole, mais ceux des &Eacute;tats ont-ils &eacute;t&eacute; interrog&eacute;s sur les raisons qui les ont pouss&eacute;s &agrave; croiser leur chemin&nbsp;? On aurait appr&eacute;ci&eacute; qu&rsquo;une annexe, en compl&eacute;ment des autres qui sont tr&egrave;s utiles, recense les entretiens effectu&eacute;s, afin d&rsquo;en comprendre le fil conducteur et d&rsquo;appr&eacute;cier le plan de recherche dans lequel ils s&rsquo;inscrivent.</p>
<p>Sur le fond, la contribution de la sociologie &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;objet &laquo;&nbsp;dette publique&nbsp;&raquo; peut &ecirc;tre difficile &agrave; cerner pour un juriste. Aussi convient-il avant tout d&rsquo;insister sur la grande clart&eacute; de l&rsquo;ouvrage, tant dans sa structure que dans son propos, et de louer l&rsquo;&eacute;norme effort que repr&eacute;sente ici l&rsquo;entr&eacute;e dans un segment aussi technique du droit international financier. C&rsquo;est une grande r&eacute;ussite de l&rsquo;auteur que de d&eacute;m&ecirc;ler les diff&eacute;rentes &eacute;tapes qui se succ&egrave;dent alors que la cr&eacute;ance sur certains &Eacute;tats est sur le point de s&rsquo;&eacute;teindre. Il documente la lente agonie de la dette des &Eacute;tats en cessation de paiement. Alors que certains parient sur l&rsquo;extinction in&eacute;luctable d&rsquo;une obligation juridique, d&rsquo;autres sentent quelque vigueur dans un contrat dont l&rsquo;&eacute;volution du r&eacute;gime contentieux constitue la trame du r&eacute;cit.</p>
<p>&nbsp;La premi&egrave;re partie du livre d&eacute;taille la fa&ccedil;on dont les &Eacute;tats-Unis ont fait &eacute;voluer leur position au regard de l&rsquo;ordre juridique international, en fonction des besoins du moment&nbsp;: &Eacute;tat emprunteur puis protecteur des bailleurs de fonds devenus investisseurs internationaux. La deuxi&egrave;me partie donne &agrave; voir le d&eacute;veloppement de Wall Street, en concurrent de la City. La troisi&egrave;me partie explique le r&ocirc;le fondamental du recouvrement de cr&eacute;ance dans ce jeu &agrave; plusieurs niveaux.</p>
<p>Il existe ainsi de nombreux chasseurs d&rsquo;&Eacute;tats coalis&eacute;s, des avocats, des huissiers, des d&eacute;tectives&hellip; une v&eacute;ritable industrie selon l&rsquo;auteur, qui nous livre en fait une intrigue reposant sur l&rsquo;analyse tr&egrave;s utile de la constitution d&rsquo;un march&eacute; hautement sp&eacute;culatif du recouvrement de cr&eacute;ances &agrave; New York et dans le Delaware. Sur cet aspect, l&rsquo;ouvrage est particuli&egrave;rement convaincant et la contextualisation, dans l&rsquo;espace et dans le temps, du droit appr&eacute;hend&eacute; comme fait social est un point fort de rencontre&nbsp;avec les pr&eacute;occupations des juristes qui &eacute;tudient la dette.</p>
<p>On &eacute;prouve en revanche quelques difficult&eacute;s &agrave; le suivre sur ses positions les plus engag&eacute;es, difficult&eacute;s que l&rsquo;on n&rsquo;&eacute;prouve pas &agrave; la lecture d&rsquo;autres sociologues qui s&rsquo;attachent aux finances publiques telles que Corine Eyraud, Eve Chiapello ou Marc Leroy. Tout d&rsquo;abord, Benjamin Lemoine c&egrave;de facilement &agrave; la tentation de la formule choc mais r&eacute;ductrice. C&rsquo;est le cas par exemple lorsqu&rsquo;il estime que &laquo;&nbsp;le droit construit la dette en champ de bataille&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;141), alors qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;un langage commun entre acteurs aux int&eacute;r&ecirc;ts divergents, ou encore lorsqu&rsquo;il affirme que &laquo;&nbsp;les cowboys disciplinent les &Eacute;tats&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;193)&hellip; De m&ecirc;me, <em>la loi de la finance</em> est-elle &eacute;crite par les seuls march&eacute;s financiers&nbsp;? Ensuite, ces formules peuvent donner l&rsquo;impression d&rsquo;un certain manque de distanciation. L&rsquo;&Eacute;tat de droit s&rsquo;efface ainsi derri&egrave;re &laquo;&nbsp;l&rsquo;ob&eacute;issance &agrave; la r&egrave;gle&nbsp;&raquo;. &nbsp;Enfin, en d&eacute;pit du caract&egrave;re tr&egrave;s circonscrit des cr&eacute;ances concern&eacute;es, en nombre et en montants, &nbsp;on note une tendance &agrave; la g&eacute;n&eacute;ralisation, partant de l&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;un instrument juridique tr&egrave;s sp&eacute;cifique&nbsp;pour pr&eacute;tendre d&eacute;crire globalement &laquo;&nbsp;la dette publique, ce produit commercial comme les autres&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;115).</p>
<p>Par ailleurs, on s&rsquo;agace parfois d&rsquo;une forme d<em>&rsquo;appropriation</em> par le sociologue de termes qui sont pourtant communs &agrave; d&rsquo;autres disciplines. La notion <em>d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral</em> revient ainsi de mani&egrave;re r&eacute;currente, uniquement dans son acception fran&ccedil;aise, transcendante des int&eacute;r&ecirc;ts particuliers. Mais elle n&rsquo;est jamais r&eacute;ellement envisag&eacute;e dans le contexte &eacute;tudi&eacute; &mdash; financier et aux &Eacute;tats-Unis &mdash; comme int&eacute;grant &eacute;galement l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des bailleurs de fonds, ceux qui choisissent de confier leur &eacute;pargne (ou leur risque) &agrave; une entit&eacute; en situation de besoin de financement (p. 276). Dans ce dernier cas, l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral commande la transparence financi&egrave;re et la loyaut&eacute; de l&rsquo;emprunteur, au b&eacute;n&eacute;fice de la fluidit&eacute; des op&eacute;rations. De m&ecirc;me, la notion centrale de <em>dette souveraine</em> n&rsquo;est pas mobilis&eacute;e dans son acception financi&egrave;re, selon laquelle elle d&eacute;crit avant tout la dette d&rsquo;une entit&eacute;, de <em>nature</em> &eacute;tatique, b&eacute;n&eacute;ficiant du privil&egrave;ge de la lev&eacute;e de l&rsquo;imp&ocirc;t. Pourtant, cette caract&eacute;ristique l&rsquo;&eacute;loigne (sans l&rsquo;isoler) de l&rsquo;&eacute;conomie de march&eacute; parce qu&rsquo;elle implique une analyse sp&eacute;cifique en termes de <em>risque financier</em>. Or, l&rsquo;auteur consid&egrave;re, pour sa part, que cette qualification emporterait une forme de b&eacute;n&eacute;fice de souverainet&eacute; &agrave; l&rsquo;emprunteur. &laquo;&nbsp;Cet universel de la souverainet&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 17) permettrait alors aux &Eacute;tats de s&rsquo;affranchir des relations de nature contractuelle et donc de l&rsquo;&Eacute;tat de droit, leur offrant&nbsp;une &laquo;&nbsp;capacit&eacute; &agrave; ne pas reconna&icirc;tre des droits au remboursement, &agrave; ne pas se plier au jugement des tribunaux &eacute;trangers et &agrave; d&eacute;cider qu&rsquo;une situation exceptionnelle justifie d&rsquo;ignorer les promesses pr&eacute;alablement faites&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;9). La r&egrave;gle de droit, dont personne ne conteste qu&rsquo;elle est le fruit d&rsquo;un rapport de force, serait alors &agrave; la main de son auteur, l&eacute;gitime quand elle prot&egrave;ge l&rsquo;&Eacute;tat et moins l&eacute;gitime quand elle prot&egrave;ge le cr&eacute;ancier de l&rsquo;&Eacute;tat, pire quand ce dernier agit par int&eacute;r&ecirc;t financier. Elle d&eacute;pendrait peut-&ecirc;tre m&ecirc;me de la qualit&eacute; du cr&eacute;ancier&nbsp;: un fonds vautour ne m&eacute;riterait pas la m&ecirc;me protection qu&rsquo;une caisse de pension d&rsquo;ouvriers agricoles, quand bien m&ecirc;me le premier aurait rachet&eacute; la cr&eacute;ance du second. Et ce serait au d&eacute;biteur de l&rsquo;appr&eacute;cier.</p>
<p>Ce regard situ&eacute;, qui n&rsquo;envisage que le point de vue de &laquo;&nbsp;l&rsquo;&Eacute;tat souverain&nbsp;&raquo;, entre en contradiction avec une r&eacute;alit&eacute; pourtant &eacute;tablie clairement d&egrave;s le d&eacute;but de l&rsquo;ouvrage&nbsp;: quand un &Eacute;tat s&rsquo;adresse aux bailleurs de fonds &eacute;trangers, il renonce implicitement &agrave; un pan de sa souverainet&eacute;, au b&eacute;n&eacute;fice d&rsquo;un financement dont les pouvoirs publics pensent les conditions <em>plus favorables</em>. Parall&egrave;lement, cette vision de la souverainet&eacute; n&rsquo;interroge &agrave; aucun moment les conditions &eacute;conomiques et politiques de l&rsquo;accumulation de dette des &Eacute;tats, camouflant cette d&eacute;cision derri&egrave;re <em>le voile de la souverainet&eacute;</em>.</p>
<p>Ne serait-ce donc pas, et avant tout, les dirigeants qui seraient disciplin&eacute;s par la dette&nbsp;? &nbsp;Certains d&rsquo;entre eux participent activement &agrave; la construction d&rsquo;instruments juridiques leur permettant de repousser la contrainte que repr&eacute;sente le financement des politiques publiques&nbsp;: emprunter, faire rouler, n&eacute;gocier la dette, r&eacute;clamer son annulation&hellip; pour ne pas lever l&rsquo;imp&ocirc;t. L&rsquo;analyse financi&egrave;re est cruelle, mais ce n&rsquo;est pas elle qui <em>fait</em> la dette. Loin d&rsquo;&ecirc;tre un nuisible, le vautour peut alors &ecirc;tre utile &agrave; son &eacute;cosyst&egrave;me. Il se nourrit des charognes, ces cadavres en d&eacute;composition qui sont propices au d&eacute;veloppement de bact&eacute;ries ou d&rsquo;insectes susceptibles de perturber la faune et la flore alentour. Ainsi observ&eacute;, l&rsquo;opportunisme des vautours trouve sa place dans le syst&egrave;me financier contemporain.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> <em>L&rsquo;ordre de la dette. Enqu&ecirc;te sur les infortunes de l&rsquo;&Eacute;tat et la prosp&eacute;rit&eacute; du march&eacute;</em>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2016.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-25T09:57:19+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-22:/283344</id>
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	<title type="html">What if there is no law? The figures on informality and noncompliance with the law</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>One of the main political agendas of any government&mdash;especially those from countries on the periphery...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>One of the main political agendas of any government&mdash;especially those from countries on the periphery of the world (or the so-called &ldquo;Global South&rdquo;)&mdash;is employment. The employment rate serves as a kind of thermometer that measures the health of a country&rsquo;s labour market and economy. A high rate of unemployment triggers an alarm, as it points to a decrease in household income, a rise in poverty, and, naturally, growing difficulties in accessing consumer goods and basic services essential for dignified living conditions. Ultimately, it affects the very capacity for survival.</p>
<p>It is no coincidence that the current Brazilian government has been celebrating the successive falls in the unemployment rate over recent years (see <a href="https://www.poder360.com.br/poder-economia/sob-lula-ocupacao-bate-recorde-e-atinge-1033-mi-de-brasileiros/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">here</a> and <a href="https://www.brasil247.com/economia/lula-comemora-queda-recorde-do-desemprego-o-povo-trabalhador-move-o-brasil" rel="noopener noreferrer" target="_blank">here</a>), especially when compared to the previous administration. The Brazilian Institute of Geography and Statistics (IBGE), an official government agency, <a href="https://ftp.ibge.gov.br/Trabalho_e_Rendimento/Pesquisa_Nacional_por_Amostra_de_Domicilios_continua/Mensal/Quadro_Sintetico/2025/pnadc_202511_quadroSintetico.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">reported</a> at the end of last year an employment rate of 59% (for the trimester Sept./Oct./Nov. 2025), the highest in the historical series since 2012. This percentage corresponds to just over 103 million people. Another record was also broken last year: the lowest unemployment rate in the historical series, 5.2%, that is, nearly 5.6 million people.</p>
<p>Amidst these effusive figures, however, there is a statistic that should alarm jurists and socio-legal scholars alike: informality has also been operating at persistently highest levels. In 2024, a <a href="https://agenciabrasil.ebc.com.br/economia/noticia/2024-11/empregos-com-carteira-assinada-e-informais-batem-recordes" rel="noopener noreferrer" target="_blank">record was broken</a> with the highest number of informally employed people since 2016 (when this specific data series was created), namely 40 million people. In relation to the number of employed individuals, this represents a rate of 38.9%, <a href="https://odsbrasil.gov.br/objetivo8/indicador831" rel="noopener noreferrer" target="_blank">a figure that has remained historically stable</a> regardless of the government in office. Throughout 2025, although the number slightly decreased, <a href="https://painel.ibge.gov.br/pnadc/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">over 38 million people</a> were working under conditions of informality. These data point to a phenomenon that extends beyond purely economic or social dimensions. Informality&mdash;however it is conceptually framed&mdash;fundamentally involves, as Feige (<a href="https://jota.website/jota/article/view/136" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2015</a>, p. 5) observed, &ldquo;activities of individuals, households and/or firms that evade, avoid, circumvent, elude, are excluded from, or not subject to the rules and conventions of established institutions.&rdquo; It therefore also reflects the level of noncompliance with legal norms. When nearly half of a country&rsquo;s economically active population is engaged in activities that violate legal rules, a crucial question emerges: where is the law? How does the legal system&mdash;including its actors and organisations&mdash;operate in a context where norms are, to a high degree, pervasively and frequently violated?</p>
<p>While Brazil provides a salient case study, the problem is far from nationally confined. Informality is not an exotic or isolated phenomenon characteristic of developing economies alone, but a reality across most of the globe. According to the <a href="https://www.ilo.org/ilo-employment-policy-job-creation-livelihoods-department/branches/employment-investments-branch/informal-economy" rel="noopener noreferrer" target="_blank">International Labour Organization</a>, &ldquo;more than half of the global labour force and more than 90% of Micro and Small Enterprises (MSEs) worldwide&rdquo; operate within the informal economy. In this light, scholars have begun to refer to a &ldquo;new normal&rdquo; (<a href="https://doi.org/10.1787/9789264059245-en" rel="noopener noreferrer" target="_blank">J&uuml;tting and Laglesia 2009</a>, <a href="https://odi.org/en/publications/informal-is-the-new-normal-improving-the-lives-of-workers-at-risk-of-being-left-behind/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Stuart, Samman and Hunt 2018</a>, <a href="https://www.e-elgar.com/shop/usd/research-handbook-on-development-and-the-informal-economy-9781788972796.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Charmes 2020</a>), but which is characterised by widespread and structural noncompliance.</p>
<p>Despite the extensive literature on informality produced over the last 50 years&mdash;from macroeconomic statistics to ground-level qualitative approaches&mdash;, socio-legal studies have lagged behind in addressing the problem, which presents a pressing empirical and theoretical challenge: to rethink how law functions&mdash;or fails to function&mdash;when large portions of the population live and work not outside of formal legal systems, but in breach of them. Elsewhere (<a href="https://www.bloomsbury.com/uk/nature-and-impacts-of-noncompliance-9781509966288/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Moita 2023</a>), I took initial steps in this endeavour by examining the Brazilian case and one of the most conspicuous informal activities: street vending. Looking at the impacts of what I termed &ldquo;structural noncompliance&rdquo; (pp. 95 ff.) on the legal system, one deserves particular attention: where the law operates amid high degrees of noncompliance, both private actors and state authorities resort to bartering agreements to achieve some level of compliance, but which in turn generate new opportunities for noncompliance. The chief consequence of this spiralling effect is the loss of bindingness of political power conveyed by legislation, resulting in a privatisation of public law whereby compliance standards are defined not by lawmakers, but by enforcement agencies and individuals directly affected. Whether these conclusions can be generalised can only be determined through further socio-legal research supported by empirical evidence.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/what-if-there-is-no-law/" target="_blank">What if there is no law? The figures on informality and noncompliance with the law</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-22T09:00:24+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2026-03-22T09:00:24+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-20:/283193</id>
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	<title type="html">« La diversité religieuse dans l’entreprise » | Vincente Fortier (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Vincente Fortier (dir.), &laquo;&nbsp;La diversit&eacute; religieuse dans l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;, num&eacute;ro th&eacute;matique...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1024x1536.jpg 1024w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1365x2048.jpg 1365w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier.jpg 1706w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1024x1536.jpg 1024w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier-1365x2048.jpg 1365w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Fortier.jpg 1706w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Vincente Fortier (dir.), &laquo;&nbsp;La diversit&eacute; religieuse dans l&rsquo;entreprise&nbsp;&raquo;,</strong> num&eacute;ro th&eacute;matique de la <em>Revue du droit des religions</em>, n&deg; 18, 2024, 200 p.</p>
<p><strong>Compte-rendu par Rapha&euml;l Mathieu Legault-Laberge (Universit&eacute; de Sherbrooke)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Ce num&eacute;ro de la <em>Revue du droit des religions</em>, qui porte sur la fa&ccedil;on dont le fait religieux est consid&eacute;r&eacute; ou g&eacute;r&eacute; dans l&rsquo;espace priv&eacute; de l&rsquo;entreprise, regroupe six textes qui approfondissent des champs d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t en lien avec la th&eacute;matique. Vincente Fortier, la grande sp&eacute;cialiste du droit des religions<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, a dirig&eacute; le num&eacute;ro, auquel elle apporte &eacute;galement quelques propos introductifs. Elle y pose la question suivante, qui se veut sous-jacente &agrave; l&rsquo;ensemble des contributions&nbsp;: &laquo;&nbsp;Comment articuler l&rsquo;injonction paradoxale consistant &agrave; pr&ocirc;ner d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute; des politiques de valorisation de la diversit&eacute;, de lutte contre la discrimination et &agrave; exiger de l&rsquo;autre une forme d&rsquo;invisibilit&eacute; religieuse au travail&nbsp;?&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;7). Nous pourrions aussi demander comment appliquer le voile d&rsquo;ignorance rawlsien aux croyances et aux convictions dans la sph&egrave;re priv&eacute;e des entreprises<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Sur fond de controverses &agrave; propos de l&rsquo;inclusivit&eacute;, de la discrimination et de la place de l&rsquo;islam dans les soci&eacute;t&eacute;s occidentales, trois &laquo;&nbsp;p&ocirc;les cardinaux&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;8) structurent ce travail collectif&nbsp;: 1)&nbsp;le rapport &agrave; la neutralit&eacute; en tant que traduction en entreprise du principe de la&iuml;cit&eacute; ; 2)&nbsp;le rapport &agrave; l&rsquo;identit&eacute; des personnes, dans un contexte marqu&eacute; par la mont&eacute;e des communautarismes religieux ; 3)&nbsp;le rapport &agrave; une certaine conception de l&rsquo;entreprise et du monde du travail, qui rel&egrave;ve corollairement d&rsquo;un questionnement fondamental &agrave; propos de la port&eacute;e des droits fondamentaux et de leur signification dans un espace d&eacute;mocratique.</p>
<p>Dans la premi&egrave;re contribution &ndash; &laquo;&nbsp;La mobilisation contentieuse limit&eacute;e de la discrimination au travail en raison des convictions religieuses&nbsp;&raquo; &ndash;, Nicolas Moizard analyse divers arr&ecirc;ts de la chambre sociale de la Cour de cassation. Les contentieux concernent surtout des affaires de discrimination relativement &agrave; l&rsquo;expression en entreprise de convictions religieuses de femmes musulmanes. Si ces convictions sont prot&eacute;g&eacute;es face aux discriminations au travail, au m&ecirc;me titre que les opinions politiques et les activit&eacute;s syndicales, N. Moizard souligne les difficult&eacute;s &agrave; recueillir des &eacute;l&eacute;ments pour &eacute;tayer une preuve en justice en mati&egrave;re de discrimination li&eacute;e aux convictions religieuses. Le statut d&rsquo;entreprise de tendance n&rsquo;existant pas en France<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>, l&rsquo;auteur s&rsquo;interroge &eacute;galement &agrave; propos des exigences professionnelles essentielles et d&eacute;terminantes, qui peuvent servir soit &agrave; limiter l&rsquo;expression des convictions en entreprise, soit &agrave; &laquo;&nbsp;exiger un lien entre l&rsquo;emploi et les convictions religieuses particuli&egrave;res d&rsquo;un salari&eacute;&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;31). La deuxi&egrave;me contribution (&laquo;&nbsp;G&eacute;rer le fait religieux au travail. L&rsquo;angle mort de l&rsquo;appropriation du droit par les entreprises et leurs managers&nbsp;&raquo;) a &eacute;t&eacute; cor&eacute;dig&eacute;e par Hugo Gaillard, Jean-Christophe Volia et Lionel Honor&eacute;. Ils y d&eacute;veloppent une conception fouill&eacute;e des rapports entre le droit et le management, en consid&eacute;rant ce dernier comme un syst&egrave;me de <em>soft law</em> producteur de normativit&eacute;s. Leur analyse multifactorielle s&rsquo;int&eacute;resse au contexte particulier v&eacute;cu par les managers, qui deviennent en quelque sorte les porteurs d&rsquo;une forme ou l&rsquo;autre de gouvernance, laquelle se veut plus ou moins inclusive de la pluralit&eacute; religieuse. Selon les auteurs, quatre postures en la mati&egrave;re sont possibles pour les managers&nbsp;: 1)&nbsp;le d&eacute;ni/le refus ; 2)&nbsp;la tol&eacute;rance/le laxisme ; 3)&nbsp;la promotion ; 4)&nbsp;les am&eacute;nagements/les accommodements raisonnables. Dans tous les cas, au moment o&ugrave; des situations en lien avec la gestion de la pluralit&eacute; religieuse en entreprise feront surface, les managers conna&icirc;tront des tensions dans l&rsquo;accomplissement de leur r&ocirc;le.</p>
<p>La contribution suivante, &laquo;&nbsp;Ce que la &ldquo;nouvelle la&iuml;cit&eacute;&rdquo; fait &agrave; la r&eacute;gulation du fait religieux au travail&nbsp;&raquo;, est sign&eacute;e par Claire de Galembert. Dans cette brillante analyse socio-historique concernant le traitement de l&rsquo;islam en France, la sociologue des religions parvient &agrave; brosser un portrait relatif &agrave; la &laquo;&nbsp;recomposition de la la&iuml;cit&eacute; depuis 2004&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;51). Elle d&eacute;montre que l&rsquo;&eacute;mergence du &laquo;&nbsp;probl&egrave;me musulman&nbsp;&raquo; est survenue au cours des ann&eacute;es 1980, alors que des &laquo;&nbsp;int&eacute;gristes chiites&nbsp;&raquo; ont &eacute;t&eacute; identifi&eacute;s comme promoteurs des gr&egrave;ves survenues dans l&rsquo;industrie automobile entre 1982 et 1984. Ils revendiquaient alors de meilleures conditions de travail. Par la suite, le &laquo;&nbsp;probl&egrave;me&nbsp;&raquo; s&rsquo;est accentu&eacute;, surtout au moment o&ugrave; des personnes de confession musulmane ont souhait&eacute; int&eacute;grer des corps d&rsquo;emploi autres que ceux offerts dans les milieux industriels, notamment en &eacute;ducation. Selon l&rsquo;autrice, on assiste alors &agrave; un &laquo;&nbsp;[d]&eacute;placement du &ldquo;probl&egrave;me musulman&rdquo; de l&rsquo;usine &agrave; l&rsquo;&eacute;cole&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;58). En cons&eacute;quence, la loi du 15 mars 2004 prohibant le port du foulard dans l&rsquo;enseignement public a &eacute;t&eacute; adopt&eacute;e. Selon C. de Galembert, le &laquo;&nbsp;probl&egrave;me&nbsp;&raquo; a ensuite &eacute;t&eacute; ramen&eacute; de l&rsquo;espace public &agrave; la sph&egrave;re priv&eacute;e, par exemple avec l&rsquo;affaire de la cr&egrave;che Baby Loup. C&rsquo;est la &laquo;&nbsp;nouvelle la&iuml;cit&eacute;&nbsp;&raquo; qui d&eacute;terminerait maintenant le traitement du fait religieux en entreprise, laissant ainsi peu de place &agrave; la lutte contre les discriminations de nature religieuse ou convictionnelle.</p>
<p>Le quatri&egrave;me texte, de Myriam Hunter-Henin, est intitul&eacute; &laquo;&nbsp;L&rsquo;enjeu d&eacute;mocratique de la r&eacute;gulation de l&rsquo;expression religieuse sur le lieu de travail&nbsp;&raquo;. L&rsquo;autrice y d&eacute;fend l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;une approche d&eacute;mocratique inclusive favoriserait la libert&eacute; de religion et que l&rsquo;entreprise, &agrave; ce titre, peut devenir un lieu d&rsquo;incarnation de cet id&eacute;al. L&rsquo;entreprise porterait alors &eacute;galement l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;une meilleure &eacute;galit&eacute; ou encore d&rsquo;un espace de d&eacute;lib&eacute;ration ouvert aux discussions et aux n&eacute;gociations. M. Hunter-Henin pr&eacute;sente plus particuli&egrave;rement trois mod&egrave;les de gestion qui d&eacute;notent une posture de l&rsquo;entreprise par rapport &agrave; la pluralit&eacute; et &agrave; la d&eacute;mocratie&nbsp;: 1)&nbsp;analogique d&rsquo;inspiration r&eacute;publicaine (l&rsquo;entreprise est &eacute;quivalente &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat, elle doit &ecirc;tre neutre) ; 2)&nbsp;comp&eacute;titif d&rsquo;inspiration n&eacute;o-lib&eacute;rale (o&ugrave; &laquo;&nbsp;l&rsquo;expression du religieux dans l&rsquo;entreprise est asservie &agrave; des fins &eacute;conomiques&nbsp;&raquo;, p.&nbsp;78) ; et 3)&nbsp;collaboratif d&rsquo;inspiration pluraliste (fond&eacute; sur la mise en balance d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts parfois divergents au sein de l&rsquo;entreprise).</p>
<p>L&rsquo;article suivant &ndash; &laquo;&nbsp;La raison d&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;: la religion de la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;?&nbsp;&raquo; &ndash; a &eacute;t&eacute; r&eacute;dig&eacute; par Fleur Laronze. Sa r&eacute;flexion th&eacute;orique aborde la mani&egrave;re dont la pens&eacute;e entrepreneuriale devient elle-m&ecirc;me une esp&egrave;ce de religion, o&ugrave; la &laquo;&nbsp;raison d&rsquo;&ecirc;tre&nbsp;&raquo; de la soci&eacute;t&eacute; par action joue un r&ocirc;le important. L&rsquo;autrice sp&eacute;cifie bien la diff&eacute;rence entre la notion de soci&eacute;t&eacute; et celle d&rsquo;entreprise&nbsp;: &laquo;&nbsp;L&rsquo;entreprise et la soci&eacute;t&eacute; reposent sur une distinction op&eacute;r&eacute;e par le droit et que la doctrine &eacute;rige pour faciliter la cat&eacute;gorisation des acteurs&nbsp;: la soci&eacute;t&eacute; comprend les actionnaires et les dirigeants, l&rsquo;entreprise accueille les &lsquo;autres&rsquo; (salari&eacute;s, fournisseurs, &eacute;tablissements bancaires, &Eacute;tat&hellip;)&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;92). Par la suite, &nbsp;F. Laronze poursuit ses analyses en distinguant la raison d&rsquo;&ecirc;tre de la soci&eacute;t&eacute; par action des valeurs, de l&rsquo;objet social, de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t social, de la mission, ou encore des convictions de l&rsquo;entreprise de tendance et de la neutralit&eacute; en entreprise. Elle conclut en indiquant que la raison d&rsquo;&ecirc;tre d&rsquo;une soci&eacute;t&eacute; facilite le rapprochement entre celle-ci et l&rsquo;entreprise ou encore entre l&rsquo;entreprise ordinaire et l&rsquo;entreprise de tendance.</p>
<p>La derni&egrave;re contribution du num&eacute;ro (&laquo;&nbsp;La neutralit&eacute; dans l&rsquo;entreprise en droit europ&eacute;en des droits de l&rsquo;homme&nbsp;&raquo;, par G&eacute;rard Gonzalez), porte sur la neutralit&eacute; et l&rsquo;interdiction du port de signes religieux dans la sph&egrave;re priv&eacute;e de l&rsquo;entreprise. L&rsquo;auteur propose une analyse diff&eacute;rentielle de la jurisprudence de la Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme et de la Cour de justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne o&ugrave; appara&icirc;t la notion de neutralit&eacute;. Cette analyse permet de d&eacute;gager le constat selon lequel la Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme adopte une posture respectueuse de la libert&eacute; de chaque personne. La neutralit&eacute; qui s&rsquo;en d&eacute;gage est &laquo;&nbsp;positive ou inclusive&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;115). De son c&ocirc;t&eacute;, la Cour de justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne privil&eacute;gie le droit des entreprises et adopte une posture de neutralit&eacute; exclusive qui balise et restreint davantage la libert&eacute; de religion et son expression (en particulier en ce qui concerne les signes ostentatoires). G. Gonzalez conclut en discutant et en relativisant cette apparente contradiction entre la cour strasbourgeoise et la cour luxembourgeoise.</p>
<p>Trois textes en <em>varia</em> suivent le num&eacute;ro th&eacute;matique dirig&eacute; par Vincente Fortier. Un premier, sign&eacute; par Jean-Michel Blaude et intitul&eacute; &laquo;&nbsp;L&rsquo;interdiction de certains types de financements &eacute;trangers des cultes en Belgique&nbsp;: une l&eacute;gislation d&eacute;clar&eacute;e inconstitutionnelle&nbsp;&raquo;, revient sur un arr&ecirc;t de la Cour constitutionnelle de Belgique, par lequel le tribunal annule la totalit&eacute; d&rsquo;un dispositif l&eacute;gislatif qui touchait deux cas de figure particuliers. Dans un premier cas, cette l&eacute;gislation belge interdisait tout financement &eacute;tranger d&rsquo;un culte si celui-ci influen&ccedil;ait l&rsquo;ind&eacute;pendance du groupe religieux. Dans un deuxi&egrave;me cas, la l&eacute;gislation interdisait la r&eacute;mun&eacute;ration &eacute;trang&egrave;re des ministres du culte et de leurs suppl&eacute;ants. La loi exigeait &eacute;galement la tenue d&rsquo;un registre des dons sup&eacute;rieurs &agrave; 1000 euros. J.-M. Blaude pr&eacute;sente en d&eacute;tail le raisonnement de la Cour constitutionnelle belge, une critique de l&rsquo;arr&ecirc;t, de m&ecirc;me que des pistes interpr&eacute;tatives en lien avec la Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme et la Cour de justice de l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Il rappelle notamment que la libre circulation des capitaux est prot&eacute;g&eacute;e par &laquo;&nbsp;l&rsquo;article 63 du trait&eacute; sur le fonctionnement de l&rsquo;Union europ&eacute;enne (TFUE)&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;136-137). Le deuxi&egrave;me texte en <em>varia</em> (&laquo;&nbsp;Le zonage municipal &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de la libert&eacute; de religion&nbsp;: une analyse en contexte qu&eacute;b&eacute;cois&nbsp;&raquo;,&nbsp; par Fr&eacute;d&eacute;ric Dejean) analyse les situations relatives au zonage municipal qui peuvent influencer l&rsquo;&eacute;tablissement de lieux de culte en milieu urbain. L&rsquo;&eacute;tude se limite &agrave; certains quartiers de la m&eacute;tropole montr&eacute;alaise (Montr&eacute;al-Nord, Outremont, Plateau-Mont-Royal, C&ocirc;te-Saint-Luc), caract&eacute;ris&eacute;s par une pluralit&eacute; religieuse et culturelle marqu&eacute;e. L&rsquo;auteur montre bien dans quelle mesure les municipalit&eacute;s influencent l&rsquo;acc&egrave;s des groupes religieux &agrave; l&rsquo;espace g&eacute;ographique et, par le fait m&ecirc;me, leur libert&eacute; de religion. Il y parvient notamment en effectuant un retour sur la jurisprudence en mati&egrave;re de zonage municipal. Selon F. Dejean, les enjeux en la mati&egrave;re rel&egrave;vent d&rsquo;une tension entre la libert&eacute; de religion et le bien commun. Le troisi&egrave;me article de cette partie <em>varia</em> &ndash; &laquo;&nbsp;La r&eacute;ponse du droit anglais &agrave; la non-d&eacute;livrance du <em>guet</em>&nbsp;&raquo; &ndash; est r&eacute;dig&eacute; par Anne-Sophie Milard. Elle y pr&eacute;sente les enjeux soulev&eacute;s par le divorce dans les communaut&eacute;s juives et la solution que le droit anglais leur a donn&eacute;e. Essentiellement, depuis 2002, les couples juifs vivant en Angleterre qui souhaitent divorcer doivent r&eacute;gler leurs affaires religieuses avant d&rsquo;obtenir leur divorce civil par un tribunal, le seul vraiment reconnu par la loi. A.-S. Milard souligne entre autres les influences du droit canado-am&eacute;ricain sur la jurisprudence anglaise. Or, mentionnons que la cause canadienne la plus importante en la mati&egrave;re, <em>Bruker</em> c. <em>Marcovitz</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>, n&rsquo;a &eacute;t&eacute; jug&eacute;e par la Cour supr&ecirc;me qu&rsquo;en 2007.</p>
<p>&Agrave; la suite de la section <em>varia</em>, G&eacute;rard Gonzalez et Fran&ccedil;oise Curtit proposent une chronique jurisprudentielle&nbsp;: &laquo;&nbsp;La Cour EDH, l&rsquo;animal assomm&eacute; et les hommes pieux, acte 3 (CEDH, 13 f&eacute;vrier 2024, <em>Executief van de Moslims van Belgi&euml; et autres c. Belgique</em>)&nbsp;&raquo;. Les auteurs y abordent l&rsquo;abattage rituel au prisme de la souffrance animale, mise en balance avec la libert&eacute; religieuse des pratiquants. M&ecirc;me si le bien-&ecirc;tre animal n&rsquo;est pas nomm&eacute; dans la Convention europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme ou encore dans la Charte des droits fondamentaux de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, il s&rsquo;agit tout de m&ecirc;me d&rsquo;un enjeu de moralit&eacute; qui soul&egrave;ve des discussions en Europe et ailleurs. La Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;homme en vient ainsi &agrave; &laquo;&nbsp;[&hellip;] mobiliser la notion de &ldquo;morale publique&rdquo; comme &eacute;tant la plus susceptible d&rsquo;&ecirc;tre associ&eacute;e &agrave; la protection des animaux&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;187). Les auteurs concluent que l&rsquo;obligation de l&rsquo;&eacute;tourdissement avant l&rsquo;abattage rituel se g&eacute;n&eacute;ralise comme tendance. Enfin, ce num&eacute;ro de la <em>Revue du droit des religions</em> se conclut avec quelques courtes recensions r&eacute;dig&eacute;es par divers contributeurs (Marie Albrich-Sales, Marie F&eacute;m&eacute;li, K&eacute;vin Moukori, Thomas M&rsquo;Sa&iuml;di&eacute;, Philippe S&eacute;gur, Diffallah Zehar). La plupart de ces recensions concernent des ouvrages sur la la&iuml;cit&eacute; ou, plus g&eacute;n&eacute;ralement, les modalit&eacute;s de gestion publique de la pluralit&eacute; religieuse.</p>
<p>&Agrave; ce titre, il existe une litt&eacute;rature impressionnante sur le volet public de la gestion de la pluralit&eacute; religieuse et culturelle. Elle est moins abondante en ce qui concerne la gestion de la pluralit&eacute; religieuse dans la sph&egrave;re priv&eacute;e (en entreprise par exemple), et ce num&eacute;ro th&eacute;matique de la <em>Revue du droit des religions</em> dirig&eacute; par Vincente Fortier vient enrichir ce corpus<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>. D&rsquo;une perspective anthropologique consid&eacute;rant la double importance du travail et de la religion dans les soci&eacute;t&eacute;s humaines, il n&rsquo;est pas &eacute;tonnant que, en contexte de pluralit&eacute;, des situations conflictuelles en lien avec la gestion du religieux &eacute;mergent dans les entreprises, qui sont des milieux de vie collective o&ugrave; l&rsquo;articulation de la coh&eacute;sion sociale et de la reconnaissance des diversit&eacute;s se veut toujours un exercice p&eacute;rilleux, jamais parfait et toujours &agrave; reprendre au fil des discussions et des d&eacute;lib&eacute;rations. Cet exercice renvoie &agrave; l&rsquo;id&eacute;e de la d&eacute;lib&eacute;ration perp&eacute;tuelle et la question demeure, &agrave; savoir si l&rsquo;entreprise constitue ou devrait constituer un tel espace d&eacute;mocratique et dans quelle mesure celle-ci devrait-elle reconna&icirc;tre ou non la pluralit&eacute; culturelle, religieuse et/ou convictionnelle.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Nous renvoyons notamment &agrave; son article &laquo;&nbsp;Le droit des religions, une discipline&nbsp;? Contribution &agrave; la construction d&rsquo;un objet probl&eacute;matique&nbsp;&raquo; (<em>Revue du droit des religions</em>, vol.&nbsp;5, 2019, p. 133-156), dans lequel elle expose les fondements d&rsquo;une discipline.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Voir John Rawls, <em>Lib&eacute;ralisme politique</em>, Paris&nbsp;: Presses universitaires de France, 1995. &Agrave; propos de John Rawls, voir&nbsp;: Catherine Audard (dir.), <em>Individu et justice sociale. Autour de John Rawls</em>, Paris&nbsp;: Seuil, 1988 ; Jacques Bidet, <em>John Rawls et la th&eacute;orie de la justice</em>, Paris&nbsp;: PUF, 1995.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Ce statut l&eacute;gislatif reconnu dans quelques pays europ&eacute;ens autorise certaines structures &ndash; &Eacute;glises ou autres organisations dont l&rsquo;&eacute;thique est fond&eacute;e sur une conviction particuli&egrave;re &ndash; &agrave; mettre de l&rsquo;avant un cadre convictionnel dans la marche de leurs affaires. Ce cadre concerne surtout les crit&egrave;res d&rsquo;embauche des personnels (qui doivent par exemple appartenir &agrave; une religion particuli&egrave;re, ce qui constitue une forme de discrimination positive) et la loyaut&eacute; envers l&rsquo;&eacute;thique de l&rsquo;organisation (qui peut &ecirc;tre une &eacute;thique de nature religieuse). Pour plus de d&eacute;tails, voir Xavier Delgrange, &laquo;&nbsp;L&rsquo;entreprise de tendance, c&rsquo;est tendance&nbsp;!&nbsp;&raquo;, <em>Revue trimestrielle des droits de l&rsquo;Homme</em>, vol.&nbsp;3, no. 119,&nbsp;2019, p.&nbsp;655-686.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> <em>Bruker</em> c. <em>Marcovitz</em>, [2007] 3 RCS 607.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> Mentionnons ici l&rsquo;important ouvrage de Bernard Callebat, H&eacute;l&egrave;ne de Courr&egrave;ges et Val&eacute;rie Parisot (dir.), <em>Les religions et le droit du travail. Regards crois&eacute;s d&rsquo;ici et d&rsquo;ailleurs</em>, Bruxelles&nbsp;: Bruylant, 2017, coll. &laquo;&nbsp;Droit et religion&nbsp;&raquo;, no. 9.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-20T15:31:19+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<updated>2026-03-20T15:31:19+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<title type="html">De la charia au droit musulman – Baudouin Dupret</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La revue Droit et Soci&eacute;t&eacute; vous signale la parution du dernier ouvrage de Baudouin Dupret, De la cha...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La revue <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> vous signale la parution du dernier ouvrage de <strong>Baudouin Dupret, <em>De la charia au droit musulman</em></strong> (SciencesPo Les Presses ; Lefebvre-Dalloz, 2025, coll. &ldquo;Humanit&eacute;s juridiques&rdquo;, 290 p.)</p>
<p>Voir &agrave; cet &eacute;gard la recension parue en 2022 dans nos colonnes :</p>
<p><a href="https://ds.hypotheses.org/10552" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://ds.hypotheses.org/10552</a></p>
<p><strong>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;&eacute;diteur</strong> :&nbsp;</p>
<p>Dynamique du positivisme en terre d&rsquo;islam.</p>
<p>Quels enseignements la th&eacute;orie juridique, en g&eacute;n&eacute;ral, et la th&eacute;orie positiviste, en particulier, ont-elles tir&eacute; des exp&eacute;riences qui se sont d&eacute;roul&eacute;es en dehors de leur lieu d&rsquo;origine P Le paradigme du droit positif, ce que <strong>John Austin</strong> appelait &laquo; le droit &agrave; proprement parler &raquo;, a r&eacute;agi de diverses mani&egrave;res lorsqu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; transpos&eacute;, mis en &oelig;uvre et pratiqu&eacute; dans des contextes &ndash; musulmans en l&rsquo;occurrence &ndash; qui avaient jusqu&rsquo;alors connu d&rsquo;autres types de syst&egrave;mes normatifs.</p>
<p><i>De la charia au droit musulman</i> montre la fa&ccedil;on dont la jurisprudence, l&rsquo;histoire et les sciences sociales<br>peuvent se combiner pour contribuer efficacement &agrave; la compr&eacute;hension du droit dans la soci&eacute;t&eacute;. Il d&eacute;crit<br>la forme du mod&egrave;le juridique qui s&rsquo;est mondialis&eacute; et la mani&egrave;re dont ce mod&egrave;le mondial a &eacute;t&eacute; incarn&eacute; et pratiqu&eacute; localement dans les soci&eacute;t&eacute;s musulmanes. S&rsquo;inspirant de la m&eacute;taphore du noyau et de la frange de p&eacute;nombre de <strong>Herbert Hart</strong>, il soutient que le ph&eacute;nom&egrave;ne du droit positif est mieux saisi &agrave; partir des zones qui &eacute;taient p&eacute;riph&eacute;riques au moment de son &eacute;mergence et o&ugrave;, par cons&eacute;quent, sa signification &eacute;tait initialement incertaine et son utilisation contest&eacute;e.</p>
<p><i><strong>Baudouin Dupret</strong> est directeur de recherche au CNRS et professeur invit&eacute; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Louvain. Ses travaux portent sur les normes juridiques, morales et sociales dans les soci&eacute;t&eacute;s musulmanes.</i></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-18T15:27:52+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-03-18T15:27:52+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-18:/283034</id>
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	<title type="html">Sélection Droit et Genre – Bibliothèque de Sciences Po</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de la revue Droit et Soci&eacute;t&eacute; attire votre attention sur l&rsquo;actualisation de la s&eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de la revue <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> attire votre attention sur l&rsquo;actualisation de la s&eacute;lection interdisciplinaire <em>Droit et Genre / Law and Gender</em> de la biblioth&egrave;que de la Fondation nationale des sciences politiques (Sciences Po). Plusieurs articles et dossiers de la revue y figurent, aux c&ocirc;t&eacute;s de nombreuses autres publications francophones et internationales. La s&eacute;lection sera actualis&eacute;e r&eacute;guli&egrave;rement.</p>
<p>Pour la consulter : https://sciencespo.libguides.com/droit/law-and-gender</p>]]></content>
	<updated>2026-03-18T10:04:48+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-15:/282734</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/automatisierte-rechtsvergleichung/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Automatisierte Rechtsvergleichung</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Drei neuere Forschungsarbeiten haben meine Aufmerksamkeit auf die M&ouml;glichkeiten der Rechtsvergleichu...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Drei neuere Forschungsarbeiten haben meine Aufmerksamkeit auf die M&ouml;glichkeiten der Rechtsvergleichung mit Hilfe K&uuml;nstlicher Intelligenz (KI) gelenkt. Corinna Coupette/Dirk Hartung, Rechtsstrukturvergleichung, RabelsZ 2022, 935&ndash;975. Kilian L&uuml;ders/Bent Stohlmann, Classifying Proportionality &ndash; Identification of a Legal Argument, Artificial Intelligence and Law 2025, 1051&ndash;1078 Corinna Coupette/Dirk Hartung/Janis Beckedorf/Maximilian B&ouml;ther/Daniel Martin Katz, Law Smells, Artificial Intelligence Law 31, 2023, &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-15T17:39:44+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-03-15T17:39:44+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-13:/282476</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18292" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">À quoi sert le droit ? 10 ans plus tard – François Ost</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La revue Droit et Soci&eacute;t&eacute; vous signale la parution du dernier ouvrage de Fran&ccedil;ois Ost, Temps diffic...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La revue <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> vous signale la parution du dernier ouvrage de Fran&ccedil;ois Ost, <strong><em>Temps difficiles pour le droit. &Agrave; quoi sert le droit ? 10 ans plus tard</em></strong> (Bruylant, coll. &laquo; Penser le droit &raquo;, 2026).</p>
<p><strong>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;&eacute;diteur :</strong></p>
<p>&Agrave; quoi sert le droit ? En 2016 , Fran&ccedil;ois Ost publiait sous ce titre un ouvrage remarqu&eacute;, dont les hypoth&egrave;ses ont fait &eacute;cole. Mais le monde a &eacute;norm&eacute;ment chang&eacute; en une d&eacute;cennie, le droit ne fait plus entendre sa voix ; d&egrave;s lors , la question devient : pourquoi le droit peine-t-il autant &agrave; s&rsquo;imposer ? C&rsquo;est l&rsquo;interrogation qu&rsquo;instruit ce livre, au regard des cat&eacute;gories et des th&egrave;ses de l&rsquo;ouvrage de 2016.</p>
<p>Sont successivement pass&eacute;es en revue les ann&eacute;es &laquo; Covid &raquo; au cours desquelles le droit fut instrumentalis&eacute; par une norme sanitaire &eacute;rig&eacute;e en imp&eacute;ratif cat&eacute;gorique ; puis les deux mandats du Pr&eacute;sident Donald Trump qui font r&eacute;gresser le droit am&eacute;ricain &agrave; des pratiques de deal f&eacute;odales, voire mafieuses ; enfin, les guerres actuelles en Ukraine et &agrave; Gaza o&ugrave; le droit n&rsquo;est pas seulement instrumentalis&eacute; et mis &agrave; mal, mais tout simplement ignor&eacute; et bafou&eacute;.</p>
<p>Derri&egrave;re ces chocs brutaux, ce sont des &eacute;volutions plus profondes qui s&rsquo;observent, minant le lien social et l&rsquo;aptitude &agrave; la citoyennet&eacute; . Car, pour qu&rsquo;il y ait droit, il faut des liens sociaux solides, des individus responsables, des r&eacute;cits partag&eacute;s, un accord minimal sur les choses tenues pour vraies. Or, c&rsquo;est le contraire qui s&rsquo;observe : triomphe de la post-v&eacute;rit&eacute;, incapacit&eacute; &agrave; former des compromis honorables, &eacute;clatement du r&eacute;cit &ndash; avec, en contrepoint, la mont&eacute;e en puissance du discours format&eacute; par les algorithmes. En r&eacute;sulte cet oxymore : une &laquo; soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;individus &raquo;.<br>Des individus rendus au r&eacute;gime &laquo; duel &raquo; (le face-&agrave;-face, potentiellement violent, des &laquo; je &raquo; et des &laquo; tu &raquo;), alors que s&rsquo;affaiblit le r&eacute;gime tiers de la loi. C&rsquo;est le deal plut&ocirc;t que le droit, le moi &agrave; la place de la loi, la force tenue pour la justice.</p>
<p>Nous red&eacute;couvrons alors ce que nous n&rsquo;aurions jamais d&ucirc; oublier : la pr&eacute;sence in&eacute;liminable du mal dans la vie sociale &ndash; autrement dit : la nature tragique de la condition humaine. Et nous affrontons ce nouveau d&eacute;fi : d&eacute;fendre un droit pour une p&eacute;riode tragique &ndash; un droit qui, sans rien c&eacute;der de ses id&eacute;aux, regarde le mal en face.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-12T09:56:45+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-03-12T09:56:45+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-11:/282260</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18268" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">La prison pour asile ? Enquête sur la santé mentale en milieu carcéral | Camille Lancelevée, Thomas Fovet</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Camille Lancelev&eacute;e, Thomas Fovet, La prison pour asile&nbsp;? Enqu&ecirc;te sur la sant&eacute; mentale en mili...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET.webp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET-209x300.webp" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET-209x300.webp 209w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET.webp 251w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET-209x300.webp 209w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-LANCELEVEE-et-FOVET.webp 251w" sizes="(max-width: 209px) 100vw, 209px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Camille Lancelev&eacute;e, Thomas Fovet, <em>La prison pour asile&nbsp;? Enqu&ecirc;te sur la sant&eacute; mentale en milieu carc&eacute;ral</em></strong>, Paris&nbsp;: &Eacute;ditions de la Maison des sciences de l&rsquo;homme, 2024, coll. &laquo;&nbsp;Interventions&nbsp;&raquo;, 187 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Samuel L&eacute;z&eacute; (&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure de Lyon, UMR 5317-IHRIM, &Eacute;quipe &laquo;&nbsp;Dire la sant&eacute; mentale&nbsp;&raquo;, DSM)</strong></p>
<p>La place croissante occup&eacute;e par l&rsquo;institution p&eacute;nitentiaire dans la gestion des troubles psychiatriques graves constitue, depuis le d&eacute;but des ann&eacute;es 2000, un enjeu central des recompositions contemporaines des politiques p&eacute;nales et sanitaires en France. Cet essai porte sur la mani&egrave;re dont la prison est devenue un espace central de traitement de situations relevant &agrave; la fois du p&eacute;nal, du sanitaire et du social. Il s&rsquo;inscrit dans une conjoncture politique marqu&eacute;e par l&rsquo;inflation carc&eacute;rale, la transformation des politiques p&eacute;nales et les recompositions de la psychiatrie publique. Dans cette perspective, l&rsquo;objectif de Camille Lancelev&eacute;e, sociologue, et de Thomas Fovet, docteur en psychiatrie, est de &laquo; d&eacute;centrer le regard &raquo; (p. 15) afin d&rsquo;&eacute;clairer ce d&eacute;bat public. Derri&egrave;re les chiffres &eacute;pid&eacute;miologiques relatifs aux &laquo; cas psy &raquo; en prison et les &laquo; grandes affaires &raquo; m&eacute;diatiques, coexistent en effet des r&eacute;alit&eacute;s h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes (p. 80). La r&eacute;ponse dominante par l&rsquo;&laquo; acc&egrave;s au soin &raquo; en prison conduit d&egrave;s lors &agrave; rappeler la n&eacute;cessit&eacute; de ne pas confondre deux contraintes distinctes : punir et soigner. Pour autant, la question centrale devient celle de la d&eacute;finition m&ecirc;me des publics &laquo; ayant leur place &raquo; en prison (p. 42). La r&eacute;flexion d&eacute;place ainsi la focale vers les conditions historiques, institutionnelles et professionnelles qui ont conduit &agrave; faire de la prison un lieu d&rsquo;accueil durable de populations souffrant de pathologies psychiatriques parfois s&eacute;v&egrave;res. Cet angle permet de poser autrement la question classique des rapports entre prison et h&ocirc;pital psychiatrique&nbsp;; plus seulement en termes de transfert ou de substitution, mais de reconfiguration progressive des fonctions assign&eacute;es &agrave; l&rsquo;institution p&eacute;nitentiaire, au croisement des logiques p&eacute;nales, sanitaires et sociales.</p>
<p>L&rsquo;argument central repose sur l&rsquo;identification de trois fonctions aujourd&rsquo;hui &eacute;troitement imbriqu&eacute;es : la prison comme &laquo; dernier asile &raquo;, comme lieu de soins psychiatriques contraints et comme support d&rsquo;une peine investie d&rsquo;une finalit&eacute; th&eacute;rapeutique. Ces fonctions ne se succ&egrave;dent pas de mani&egrave;re lin&eacute;aire mais coexistent dans les pratiques contemporaines, au sein d&rsquo;&eacute;tablissements caract&eacute;ris&eacute;s par la surpopulation, la p&eacute;nurie de ressources et la multiplication des injonctions contradictoires. Elles produisent une tension structurelle entre sanction et soin, qui traverse les dispositifs &eacute;tudi&eacute;s, organise le travail quotidien des professionnels et p&egrave;se durablement sur les trajectoires judiciaires, sanitaires et sociales des personnes. L&rsquo;ouvrage s&rsquo;adresse au lecteur en articulant une socio-histoire des institutions p&eacute;nales et psychiatriques, une enqu&ecirc;te ethnographique men&eacute;e dans la m&eacute;tropole lilloise entre 2011 et 2022, et un retour r&eacute;flexif issu de l&rsquo;exercice de la psychiatrie en milieu carc&eacute;ral. L&rsquo;essai prend ainsi la forme d&rsquo;un dialogue original entre une sociologue et un clinicien psychiatre. Ce dialogue ne vise ni la fusion des registres ni leur hi&eacute;rarchisation, mais leur mise en regard, permettant de restituer avec pr&eacute;cision les dilemmes professionnels, ajustements pratiques et tensions normatives qui structurent l&rsquo;intervention psychiatrique en d&eacute;tention, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la gestion des crises, de la continuit&eacute; des soins ou des relations avec l&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire et l&rsquo;autorit&eacute; judiciaire.</p>
<p>Les trois chapitres du livre d&eacute;clinent cette analyse &agrave; partir de configurations successives. Le premier retrace la g&eacute;n&eacute;alogie de la prison comme &laquo; dernier asile &raquo; et montre comment l&rsquo;histoire longue de l&rsquo;enfermement, conjugu&eacute;e aux &eacute;volutions contemporaines des politiques p&eacute;nales, de la justice des mineurs et de la psychiatrie publique, a contribu&eacute; &agrave; faire de la prison un lieu de rel&eacute;gation pour des publics jug&eacute;s difficilement pris en charge par les dispositifs ordinaires. Le deuxi&egrave;me chapitre s&rsquo;attache aux conditions concr&egrave;tes de l&rsquo;exercice des soins psychiatriques en d&eacute;tention, en mettant en lumi&egrave;re les contraintes pesant sur les professionnels, la fragilit&eacute; des &eacute;quilibres institutionnels, les effets de la surpopulation carc&eacute;rale et les tensions persistantes avec l&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire. Le troisi&egrave;me chapitre analyse la mont&eacute;e en puissance de la peine th&eacute;rapeutique, en lien avec les politiques de pr&eacute;vention de la r&eacute;cidive, l&rsquo;essor des soins p&eacute;nalement ordonn&eacute;s et le r&ocirc;le croissant des acteurs de l&rsquo;application des peines. Il interroge les effets de cette requalification de la peine sur les fronti&egrave;res entre justice et sant&eacute;.</p>
<p>Le format mat&eacute;riel de l&rsquo;ouvrage participe pleinement du projet de contribution au d&eacute;bat public. Publi&eacute; dans la collection &laquo; Interventions &raquo;, il se pr&eacute;sente comme un livre de petit format, proche du livre de poche, ponctu&eacute; d&rsquo;encadr&eacute;s qui fonctionnent comme des fen&ecirc;tres ouvertes sur les exp&eacute;riences v&eacute;cues en d&eacute;tention. Le dialogue entre la sociologue et le clinicien se double ainsi, pour le lecteur, de rencontres avec Adbrahim (p. 9-10), Charline (p. 34-35), Slimane (p. 42-43), Richard (p. 83-85), St&eacute;phanie (p. 91-93), Fr&eacute;d&eacute;ric (p. 145-146), Yacine (p. 150-151) ou Boris (p. 168-171). Ces r&eacute;cits donnent &agrave; voir, de mani&egrave;re situ&eacute;e, les sentiments d&rsquo;injustice, d&rsquo;impuissance et de d&eacute;sajustement institutionnel &eacute;prouv&eacute;s tant par les personnes d&eacute;tenues que par les professionnels. Ils ne visent pas &agrave; illustrer un d&eacute;ficit abstrait de moyens ni &agrave; appeler un rem&egrave;de strictement m&eacute;dical, mais &agrave; restituer les effets ordinaires des configurations carc&eacute;rales, des temporalit&eacute;s p&eacute;nales et des injonctions contradictoires qui structurent l&rsquo;action en prison.</p>
<p>La conclusion de l&rsquo;essai invite explicitement &agrave; se tourner vers la cause principale des situations d&eacute;crites dans le dysfonctionnement des structures institutionnelles de prise en charge, en particulier celles qui concernent la jeunesse. L&rsquo;analyse souligne que l&rsquo;accumulation de r&eacute;ponses p&eacute;nales et sanitaires en milieu carc&eacute;ral est indissociable des d&eacute;faillances en amont des dispositifs &eacute;ducatifs, sociaux et psychiatriques, qui orientent durablement certaines trajectoires vers l&rsquo;enfermement et contribuent &agrave; la concentration, en prison, de publics cumulant vuln&eacute;rabilit&eacute;s sociales et troubles psychiques. Inversement, l&rsquo;incarc&eacute;ration appara&icirc;t comme une &eacute;preuve de d&eacute;saffiliation sociale. En d&eacute;crivant la prison comme un lieu de d&eacute;rivation fonctionnelle o&ugrave; se recomposent les fronti&egrave;res entre sanction p&eacute;nale et soin psychiatrique, l&rsquo;essai contribue ainsi &agrave; d&eacute;placer les termes du d&eacute;bat sur la sant&eacute; mentale en d&eacute;tention, en invitant &agrave; interroger les conditions politiques et institutionnelles de cette prise en charge. Il s&rsquo;adresse aux chercheurs en sociologie carc&eacute;rale, aux professionnels du soin et de la justice, ainsi qu&rsquo;aux acteurs des politiques publiques, en offrant des outils d&rsquo;intelligibilit&eacute; pour penser les usages contemporains de la prison et les ambigu&iuml;t&eacute;s durables qui entourent l&rsquo;attribution &agrave; celle-ci de fonctions de soin.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-11T15:08:33+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<updated>2026-03-11T15:08:33+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Autrement droit. Une philosophie du jugement judiciaire | Bertrand Mazabraud</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Bertrand Mazabraud, Autrement droit. Une philosophie du jugement judiciaire, Paris : Classiques...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud.png" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-200x300.png" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-200x300.png 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-333x500.png 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud.png 400w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-200x300.png 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud-333x500.png 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-Mazabraud.png 400w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Bertrand Mazabraud, <em>Autrement droit. Une philosophie du jugement judiciaire</em></strong>, Paris : Classiques Garnier, 2025, coll. <strong><em>&laquo;</em></strong> Biblioth&egrave;que de la pens&eacute;e juridique &raquo;, n&deg; 21, 316 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Pierre Brunet (IRJS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne) </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;approche herm&eacute;neutique du droit en g&eacute;n&eacute;ral et du jugement judiciaire en particulier est aujourd&rsquo;hui bien &eacute;tablie, bien que certains travaux demeurent m&eacute;connus en France (on pense entre autres &agrave; Josef Esser, Joachim Hruschka, Arthur Kaufmann, Karl Larenz, Friedrich Mu&#776;ller, Francesco Viola, Giuseppe Zaccaria, Pierre Moor). Avec des variantes, selon que les uns ou les autres sont plus influenc&eacute;s par Heidegger, Gadamer ou Husserl, tous ces auteurs ont cherch&eacute; &agrave; mettre en &eacute;vidence la rationalit&eacute; pratique de l&rsquo;argumentation juridique et la n&eacute;cessit&eacute; de d&eacute;passer les dichotomies h&eacute;rit&eacute;es des positivismes logique et juridique. Pour autant, aucun d&rsquo;eux n&rsquo;a consacr&eacute; son analyse au seul jugement judiciaire. C&rsquo;est justement ce que propose le livre de Bertrand Mazabraud dont le sous-titre &ndash; une &laquo;&nbsp;philosophie du jugement judiciaire&nbsp;&raquo; &ndash; annonce une &laquo;&nbsp;enqu&ecirc;te sur les raisons&nbsp;&raquo; de ce jugement, &laquo;&nbsp;son autorit&eacute; morale et sa l&eacute;gitimit&eacute; politique&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;8). Les lecteurs sont donc pr&eacute;venus&nbsp;: magistrat, l&rsquo;auteur n&rsquo;entend toutefois nullement rendre compte d&rsquo;une exp&eacute;rience professionnelle quotidienne et sa d&eacute;marche n&rsquo;est pas non plus sociologique. Compte tenu des profondes &eacute;volutions qu&rsquo;a connues et que conna&icirc;t encore le jugement judiciaire du fait, par exemple, de l&rsquo;introduction de la &laquo;&nbsp;justice pr&eacute;dictive&nbsp;&raquo;, il lui semble n&eacute;cessaire de le &laquo;&nbsp;repenser philosophiquement&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;34) non sans nourrir son analyse d&rsquo;histoire du droit et parfois de droit positif. Le livre convoque de nombreuses r&eacute;f&eacute;rences dont les principales sont Kant, Arendt, Habermas, Aristote, Ric&oelig;ur. On y croise &eacute;galement, entre autres, Gadamer, Heidegger, Levinas, Dworkin, Perelman, Estlund, Raz, Rawls, Kelsen, Rosanvallon, Waldron&hellip;</p>
<p>Le propos s&rsquo;organise en trois parties qui m&ecirc;lent en leur sein l&rsquo;explication (analyse) et l&rsquo;interpr&eacute;tation (herm&eacute;neutique). La premi&egrave;re porte sur les conditions du jugement judiciaire (et de son institutionnalisation)&nbsp;; elle donne lieu &agrave; une discussion sur &laquo;&nbsp;l&rsquo;accusation&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;l&rsquo;impartialit&eacute; du juge&nbsp;&raquo;. Toutes deux, nous dit Bertrand Mazabraud, doivent &ecirc;tre mises en doute et en question et supposent donc une &eacute;thique propre. L&rsquo;accusation r&eacute;pond &agrave; &laquo;&nbsp;un besoin social de justice&nbsp;&raquo; (p. 66, et le propos vaut &eacute;galement pour le jugement judiciaire en g&eacute;n&eacute;ral, p. 195) mais ne peut &ecirc;tre qu&rsquo;un pr&eacute;-jugement. Le r&ocirc;le du jugement judiciaire est pr&eacute;cis&eacute;ment de discuter &ndash; ou disputer &mdash; la teneur des faits, l&rsquo;&eacute;tendue ou le sens des r&egrave;gles de droit, autant que la mesure qui doit &ecirc;tre prise. Mais l&rsquo;accusation n&rsquo;est &eacute;thique que si elle demeure attentive &agrave; autrui sans verser dans l&rsquo;exclusion de l&rsquo;accus&eacute;&nbsp;: &laquo;&nbsp;Une accusation attentive &agrave; autrui vise &agrave; prendre en charge la plainte de la victime, en testant les valeurs de la communaut&eacute;, tout en cherchant &agrave; restaurer les capabilit&eacute;s de sollicitude de l&rsquo;accus&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 65). Quant &agrave; l&rsquo;impartialit&eacute;, elle est in&eacute;vitablement &laquo;&nbsp;en question&nbsp;&raquo; car &laquo;&nbsp;si le juge est impartial vis-&agrave;-vis des parties (c&rsquo;est le tiers par excellence), il n&rsquo;est jamais impartial au regard des valeurs qui permettent d&rsquo;&eacute;valuer la cause (&hellip;). Impartial vis-&agrave;-vis des tiers, il est partial du c&ocirc;t&eacute; de la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo; (&hellip;) &laquo;&nbsp;juge des parties, il prend parti pour ou contre la communaut&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 99). Une &eacute;thique de l&rsquo;impartialit&eacute; s&rsquo;av&egrave;re donc n&eacute;cessaire qui doit &laquo;&nbsp;se conjuguer &agrave; une disposition &agrave; l&rsquo;int&eacute;grit&eacute; et concourir r&eacute;flexivement &agrave; une disposition &agrave; l&rsquo;attention envers les parties en cause&nbsp;&raquo; (p. 91).</p>
<p>Assez curieusement, cette premi&egrave;re partie se conclut par un appel &agrave; la troisi&egrave;me partie consacr&eacute;e, elle, &agrave; l&rsquo;autorit&eacute; morale du jugement ou encore aux raisons morales de son acceptabilit&eacute;. L&rsquo;examen porte alors sur &laquo;&nbsp;la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique des juges &agrave; participer &agrave; la red&eacute;finition des r&egrave;gles de droit en vigueur dans la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 195). Au regard des parties au litige, l&rsquo;autorit&eacute; morale du jugement judiciaire tient au fait que le juge est &agrave; leur service et non &agrave; celui de l&rsquo;&Eacute;tat (p. 238) parce que les proc&eacute;dures, auxquelles ob&eacute;issent les jugements, ont elles-m&ecirc;mes une valeur &eacute;pist&eacute;mique et &eacute;thique. Pour asseoir la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique du jugement, Bertrand Mazabraud s&rsquo;emploie &agrave; expliquer &laquo;&nbsp;les pr&eacute;suppos&eacute;s id&eacute;ologiques de la d&eacute;mocratie moderne&nbsp;&raquo; (p. 245) que sont la participation des citoyens et le respect des droits des individus. Or, la participation des citoyens &ndash; qui peut &agrave; l&rsquo;occasion prendre la forme d&rsquo;une contestation des r&egrave;gles &ndash; suppose elle-m&ecirc;me que les r&egrave;gles constitutionnelles soient respect&eacute;es et que les principes fondamentaux soient d&eacute;termin&eacute;s au cas par cas &agrave; l&rsquo;aide de raisonnements de proportionnalit&eacute;. Quant aux cours constitutionnelles, Bertrand Mazabraud les voit comme des forums de contestation qui participent au syst&egrave;me d&eacute;mocratique. Mais, parce qu&rsquo;elles sont d&eacute;pourvues de toute initiative, leur participation reste secondaire et accessoire. Se d&eacute;marquant cependant de Dworkin, dont il rejette la distinction entre principes et <em>policies</em>, Bertrand Mazabraud se rapproche de Waldron et juge que la l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;mocratique des cours constitutionnelles est mieux garantie par le dialogue entre ces derni&egrave;res et le pouvoir l&eacute;gislatif. Le jugement judiciaire participe donc de la d&eacute;mocratie car il assure la l&eacute;gitimit&eacute; substantielle des r&egrave;gles et une l&eacute;gitimit&eacute; d&eacute;lib&eacute;rative en donnant aux minorit&eacute;s une possibilit&eacute; de contester les normes majoritaires. Pour autant, le jugement judiciaire a ceci de sp&eacute;cifique qu&rsquo;il ne peut exister de politique du jugement puisque le juge n&rsquo;intervient qu&rsquo;une fois saisi et ne dispose donc ni du pouvoir de prendre l&rsquo;initiative ni de celui de d&eacute;finir lui-m&ecirc;me la cause qui lui est soumise.</p>
<p>Il est temps d&eacute;sormais de s&rsquo;int&eacute;resser aux &laquo;&nbsp;logiques du jugement judiciaire&nbsp;&raquo;, qui constituent la deuxi&egrave;me partie du livre. La d&eacute;monstration passe par un &laquo;&nbsp;retour &agrave; Kant&nbsp;&raquo; avec un examen approfondi de la distinction entre jugement d&eacute;terminant et jugement r&eacute;fl&eacute;chissant afin de d&eacute;fendre la th&egrave;se selon laquelle le jugement judiciaire ne peut &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; ni comme &laquo;&nbsp;seulement d&eacute;terminant&nbsp;&raquo; &ndash; car le syllogisme tant promu sous le l&eacute;gicentrisme des d&eacute;buts de la codification est une illusion &ndash; ni comme &laquo;&nbsp;seulement r&eacute;fl&eacute;chissant&nbsp;&raquo; &ndash; car de ce que les r&egrave;gles ne s&rsquo;appliquent pas d&rsquo;elles-m&ecirc;mes, on ne peut d&eacute;duire qu&rsquo;elles ne sont jamais donn&eacute;es et que le juge est libre de rechercher la r&egrave;gle g&eacute;n&eacute;rale la plus ad&eacute;quate. Bertrand Mazabraud rejette donc l&rsquo;id&eacute;e que le jugement judiciaire puisse &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute; uniquement comme une d&eacute;cision (p. 135). Au contraire, comme il le rappelle &agrave; plusieurs reprises, &laquo;&nbsp;il y a plus d&rsquo;un jugement dans le &ldquo;jugement judiciaire&rdquo;&nbsp;&raquo; (p. 35, p. 107 et p. 134 s.)&nbsp;: un jugement &eacute;pist&eacute;mique (de connaissance) sur les faits et sur les r&egrave;gles applicables&nbsp;; un jugement d&rsquo;&eacute;valuation et d&rsquo;interpr&eacute;tation de ces m&ecirc;mes r&egrave;gles applicables, un jugement prudentiel de d&eacute;termination des mesures &agrave; prendre (r&eacute;paration, peine, protection ou cessation de l&rsquo;illicite). Chacun de ces jugements &laquo;&nbsp;articule dialectiquement des jugements r&eacute;fl&eacute;chissants et d&eacute;terminants r&eacute;pondant aux questions litigieuses des parties &agrave; l&rsquo;aune des r&egrave;gles publiques d&rsquo;une communaut&eacute; de citoyens&nbsp;&raquo; (p. 135). La seconde th&egrave;se de cette deuxi&egrave;me partie est que le raisonnement juridique &ndash; comme le droit en g&eacute;n&eacute;ral &ndash; est une &laquo;&nbsp;branche de la morale&nbsp;&raquo; (p. 22, p. 141), il rel&egrave;ve du domaine des &eacute;valuations et des justifications dans les interactions humaines. Mais bien que pratique (ou moral), le raisonnement juridique est aussi contraint&nbsp;; ces contraintes sont &agrave; la fois formelles et instrumentales (pr&eacute;visibilit&eacute;, s&eacute;curit&eacute; juridique, pr&eacute;c&eacute;dents) mais, toujours, elles &laquo;&nbsp;op&egrave;rent sur la recherche et la formulation de la meilleure solution du litige&nbsp;&raquo; (p. 140). La th&egrave;se est encore exprim&eacute;e sous une autre forme&nbsp;: le d&eacute;bat judiciaire n&rsquo;est pas sans dimension morale car si les r&egrave;gles ont un contenu moral, elles ont aussi une valeur instrumentale de coordination des actions, justifi&eacute;e par lesdits contenus moraux (p. 190). Et parce qu&rsquo;elles ne s&rsquo;appliquent pas d&rsquo;elles-m&ecirc;mes, elles ont besoin du juge et de son &eacute;quit&eacute;. Cette derni&egrave;re, qui peut prendre des noms divers (&laquo;&nbsp;proportionnalit&eacute;&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;balance des int&eacute;r&ecirc;ts&nbsp;&raquo;, application dite &laquo;&nbsp;raisonnable&nbsp;&raquo;), n&rsquo;a rien d&rsquo;irrationnel&nbsp;: &laquo;&nbsp;elle vise &agrave; justifier par des arguments moraux g&eacute;n&eacute;ralisables la bonne application du droit, et elle n&rsquo;op&egrave;re que dans la d&eacute;pendance des r&egrave;gles de droit&nbsp;&raquo; (p. 142). D&rsquo;o&ugrave; un retour &agrave; Aristote afin de &laquo;&nbsp;consid&eacute;rer les conditions &eacute;pist&eacute;miques et &eacute;thiques du jugement&nbsp;&raquo; (p. 161) et sa &laquo;&nbsp;r&eacute;ponse&nbsp;&raquo; &agrave; Dworkin sur le cas du juge Hercule<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. N&eacute;anmoins, ce m&ecirc;me d&eacute;bat judiciaire ob&eacute;it &agrave; diverses contraintes (de temps, d&rsquo;organisation, de finalit&eacute;) qui le font &eacute;chapper &agrave; un d&eacute;bat purement moral&nbsp;: sa conclusion &laquo;&nbsp;arr&ecirc;te la solution <em>tenue pour valable</em> pour la communaut&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 191, soulign&eacute; par Bertrand Mazabraud).</p>
<p>On le voit, l&rsquo;analyse propos&eacute;e est extr&ecirc;mement nuanc&eacute;e et ce n&rsquo;est pas le moindre des m&eacute;rites de ce livre que de sortir le lecteur d&rsquo;un sommeil que d&rsquo;aucuns pourraient juger dogmatique. Reste que la (tr&egrave;s) grande abstraction du propos nourrit le soup&ccedil;on d&rsquo;une certaine id&eacute;alisation du jugement judiciaire, sinon une id&eacute;alisation certaine, laquelle est commune &agrave; la d&eacute;marche herm&eacute;neutique appliqu&eacute;e au droit. Celles et ceux qui l&rsquo;adoptent pr&eacute;supposent, d&rsquo;une part, l&rsquo;existence d&rsquo;une communaut&eacute; de valeurs et de principes et, tout en admettant que les conflits entre les uns et les autres puissent intervenir, ils sont convaincus que le conflit peut se r&eacute;soudre par l&rsquo;argumentation et la &laquo;&nbsp;recherche&nbsp;&raquo; de la &laquo;&nbsp;meilleure solution&nbsp;&raquo; (p. 181), la &laquo;&nbsp;meilleure justification rationnelle&nbsp;&raquo; (p. 237), les &laquo;&nbsp;meilleures raisons&nbsp;&raquo; (p. 248). Mais rien ne nous est jamais dit des modalit&eacute;s de cette &laquo;&nbsp;recherche&nbsp;&raquo; ni de ses conditions de r&eacute;ussite. Telle solution ou interpr&eacute;tation sera-t-elle jug&eacute;e la &laquo;&nbsp;meilleure&nbsp;&raquo; parce qu&rsquo;elle aura &eacute;t&eacute; &laquo;&nbsp;bien&nbsp;&raquo; justifi&eacute;e&nbsp;? Si oui, cela ne revient-il pas &agrave; tomber dans un cercle vicieux ou &agrave; courir le risque d&rsquo;une r&eacute;gression &agrave; l&rsquo;infini&nbsp;?</p>
<p>D&rsquo;autre part, on sait que l&rsquo;approche herm&eacute;neutique tire souvent profit de la remarque de Wittgenstein sur le sens du mot &laquo;&nbsp;jeu&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> pour pr&eacute;tendre d&eacute;passer la dichotomie faits/valeurs&nbsp;: assigner une signification &agrave; un &eacute;nonc&eacute;, un texte, ou m&ecirc;me une action humaine intentionnelle, ne peut se passer d&rsquo;une &eacute;valuation concomitante. Et, cependant, ce d&eacute;passement se paie d&rsquo;une forte ambigu&iuml;t&eacute; conceptuelle. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs ce qu&rsquo;on peut lire dans l&rsquo;affirmation que &laquo;&nbsp;d&eacute;terminer la <em>vraie</em> interpr&eacute;tation parmi la pluralit&eacute; des interpr&eacute;tations possibles des r&egrave;gles, c&rsquo;est aussi chercher quelle sera la <em>meilleure interpr&eacute;tation</em> que pourraient avoir lesdites r&egrave;gles&nbsp;&raquo; (p. 236, je souligne). En effet, soit &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; est entendu au sens d&rsquo;&laquo;&nbsp;objectivement correcte&nbsp;&raquo; et alors en appeler &agrave; la &laquo;&nbsp;meilleure interpr&eacute;tation&nbsp;&raquo; revient &agrave; d&eacute;finir le crit&egrave;re de v&eacute;rit&eacute; par ce qui est cens&eacute; &ecirc;tre justifi&eacute; par ce crit&egrave;re, si bien que la justification est circulaire&nbsp;; soit &laquo;&nbsp;vraie&nbsp;&raquo; signifie &laquo;&nbsp;normativement justifi&eacute;e&nbsp;&raquo; au terme d&rsquo;une pratique rationnelle et la coh&eacute;rence de l&rsquo;&eacute;nonc&eacute; se paie au prix d&rsquo;une conception faible de l&rsquo;objectivit&eacute;. O&ugrave; l&rsquo;on voit que m&ecirc;ler l&rsquo;&eacute;pist&eacute;mique (la v&eacute;rit&eacute;) et l&rsquo;&eacute;valuatif (le meilleur) cr&eacute;e une forte ambigu&iuml;t&eacute; conceptuelle. L&rsquo;ambigu&iuml;t&eacute; confine &agrave; la contradiction si on reconna&icirc;t que la &laquo;&nbsp;meilleure interpr&eacute;tation&nbsp;&raquo; (ou solution) est celle &laquo;&nbsp;tenue pour valable&nbsp;&raquo; pour la communaut&eacute; (p. 191) car alors on ne sait plus si l&rsquo;on se situe sur le plan factuel, descriptif, sociologique ou sur le plan axiologique, normatif et justificatif. Dans tous les cas, la &laquo;&nbsp;communaut&eacute;&nbsp;&raquo; devient &agrave; la fois juge et crit&egrave;re d&rsquo;&eacute;valuation, ce qui revient &agrave; admettre une circularit&eacute; normative d&eacute;guis&eacute;e.</p>
<p>Et en admettant m&ecirc;me que toute interpr&eacute;tation suppose une &eacute;valuation, quelle sera la fonction de cette derni&egrave;re sinon d&rsquo;imputer &agrave; cette action ou &agrave; ce texte une intention, ou une finalit&eacute;, ou une conformit&eacute; &agrave; un autre texte, dont l&rsquo;interpr&egrave;te reste en d&eacute;finitive le seul ma&icirc;tre&nbsp;? Or n&rsquo;est-ce pas pr&eacute;cis&eacute;ment ce que font les juges lorsqu&rsquo;ils invoquent l&rsquo;intention du l&eacute;gislateur ou du constituant, quand ils attribuent une finalit&eacute; &agrave; tel texte de droit, ou lorsqu&rsquo;ils interpr&egrave;tent telle disposition &laquo;&nbsp;&agrave; la lumi&egrave;re&nbsp;&raquo; d&rsquo;une autre &ndash; quand bien m&ecirc;me leur &laquo;&nbsp;recherche&nbsp;&raquo; serait faite avec sinc&eacute;rit&eacute;, d&eacute;tachement, impartialit&eacute;, souci de coh&eacute;rence&hellip; De m&ecirc;me, encore, aimerait-on se laisser convaincre que le jugement judiciaire est bien une affaire de rationalit&eacute; pratique y compris lorsque les juges utilisent l&rsquo;argument d&rsquo;&eacute;quit&eacute;. La difficult&eacute; est que, en pr&eacute;sence d&rsquo;un conflit (entre principes ou entre int&eacute;r&ecirc;ts), le droit ne fournit pas au juge un crit&egrave;re objectif permettant de le trancher. De sorte que ce juge reste ma&icirc;tre du crit&egrave;re en question. Et donc dire, comme Bertrand Mazabraud, que le droit est une &laquo;&nbsp;branche de la morale&nbsp;&raquo; peut s&rsquo;entendre de plusieurs fa&ccedil;ons. Pour lui, il ne s&rsquo;agit certes pas d&rsquo;affirmer que le droit tire sa validit&eacute; juridique de sa conformit&eacute; &agrave; la morale&nbsp;; il ne s&rsquo;agit pas non plus d&rsquo;une simple observation factuelle sur l&rsquo;influence de la morale (sociale) sur certaines r&egrave;gles de droit (observation qui confinerait au truisme&nbsp;: on voit mal comment il pourrait en &ecirc;tre autrement&nbsp;; les d&eacute;bats &laquo;&nbsp;soci&eacute;taux&nbsp;&raquo; le prouvent tous les jours, sans que l&rsquo;on parvienne pour autant &agrave; identifier une morale unique&hellip;)&nbsp;; il s&rsquo;agit plut&ocirc;t de dire que, dans certains cas que d&rsquo;aucuns qualifieraient de &laquo;&nbsp;difficiles&nbsp;&raquo;, les juges utilisent des arguments moraux. Mais on ajoute aussit&ocirc;t que le droit positif les y autorise puisqu&rsquo;il contient lui-m&ecirc;me des termes moraux. Soit. Mais est-ce l&agrave; un constat ou une prescription&nbsp;? L&rsquo;habilet&eacute; du propos de Bertrand Mazabraud r&eacute;side pr&eacute;cis&eacute;ment dans le fait qu&rsquo;il ne tranche jamais cette question ou, mieux, qu&rsquo;il consid&egrave;re ne pas y &ecirc;tre soumis car, herm&eacute;neutique oblige, le descriptif et le normatif s&rsquo;entrem&ecirc;lent. Or, le constat ne date pas d&rsquo;hier et pose la question de savoir en quoi ces arguments diff&egrave;rent de purs jugements de valeur. Quant &agrave; la prescription, elle est commune aux partisans d&rsquo;un positivisme dit <em>soft</em> ou encore inclusif, sans qu&rsquo;on sache pour autant &agrave; quelle morale devront se r&eacute;f&eacute;rer les juges ayant affaire &agrave; ces concepts moraux.</p>
<p><em>Autrement droit</em>, donc&nbsp;? Peut-&ecirc;tre pas autant que le sugg&egrave;re le titre de l&rsquo;ouvrage car, d&rsquo;une part, les diff&eacute;rentes th&eacute;ories de l&rsquo;argumentation juridique qui sont propos&eacute;es depuis la fin du XXe si&egrave;cle ont toutes en commun de d&eacute;fendre la th&egrave;se d&rsquo;une dimension morale ou pratique de l&rsquo;argumentation juridique<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>&nbsp;; d&rsquo;autre part, quand bien m&ecirc;me on admettrait que les concepts moraux qu&rsquo;utilise le droit sont &laquo;&nbsp;&eacute;pais&nbsp;&raquo;, qu&rsquo;ils comportent une part descriptive et une part &eacute;valuative, c&rsquo;est bien cette derni&egrave;re qu&rsquo;utilisent les juges lorsqu&rsquo;ils emploient ces concepts et c&rsquo;est encore cette derni&egrave;re qu&rsquo;utilisent ceux qui d&eacute;crivent l&rsquo;id&eacute;al du jugement judiciaire.</p>
<p>Il va sans dire qu&rsquo;en d&eacute;pit des objections qu&rsquo;il suscite &ndash; et pr&eacute;cis&eacute;ment parce qu&rsquo;il les suscite &ndash; ce livre m&eacute;rite la plus grande attention tant des philosophes du droit que des sociologues sinon du droit, du moins de la science du droit car, sous son argumentation tr&egrave;s philosophique, il exprime bien des points de vue propres aux juristes, lesquels ont parfois bien du mal &agrave; se d&eacute;faire d&rsquo;un discours de justification du droit qui se m&ecirc;le subrepticement &agrave; la description qu&rsquo;ils veulent en faire.</p>
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<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Ronald Dworkin, &laquo;&nbsp;Hard Cases&nbsp;&raquo;, <em>Harvard Law Review,</em> vol. 88, n&deg;6, 1975, p. 1057-1109, repris dans <em>Taking Rights Seriously, </em>Cambridge: Harvard UP, 1978, p. 81-130.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> &laquo;&nbsp;Someone says to me: &ldquo;Show the children a game&rdquo;. I teach them gaming with dice, and the other says, &ldquo;I didn&rsquo;t mean that sort of game&rdquo;. Must the exclusion of the game with dice have come before his mind when he gave me the order?&nbsp;&raquo;, <em>Philosophical Investigations</em>, edited by G. E. M. Anscombe, Oxford: Basil Blackwell, 1953, p. 33.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> V. not. Aulis Aarnio et Werner Krawietz (Eds.), <em>Metatheorie juristischer Argumentation</em>, Berlin: Duncker &amp; Humblot, 1983 ; Robert Alexy, <em>Theorie der juristischen Argumentation: Die Theorie des rationalen Diskurses als Theorie der juristischen Begr&uuml;ndung, </em>Frankfurt am Main: Suhrkamp Verlag, 1983&nbsp;; Aulis Aarnio, <em>The Rational as Reasonable. </em><em>A Treatise on Legal Justification, </em>Dordrecht: Reidel, 1986&nbsp;; Manuel Atienza, &laquo; Para una teor&iacute;a de la argumentaci&oacute;n jur&iacute;dica &raquo;, <em>Doxa</em>, n&deg; 8, 1990, p. 39-61.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-11T14:13:50+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Beyond Migrant Marginality in International Law</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>How do migrants &ndash; governed by international law &ndash; view the rules and rights designed for...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>How do migrants &ndash; governed by international law &ndash; view the rules and rights designed for them? Oreva Olakpe&rsquo;s <a href="https://www.bloomsbury.com/uk/southsouth-migrations-and-the-law-from-below-9781509958221/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>South-South Migrations and the Law from Below: Case Studies on China and Nigeria</em></a> shifts focus from migration regimes in Western countries to study migration within and between developing countries. The book draws on <a href="https://doi.org/10.1017/S0272503700054896" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Third World Approaches to International Law (TWAIL)</a> scholarship and legal ethnography as both theoretical and methodological tools to present an account of international law from below. By centring migrant experiences, the book recasts migrants from marginal objects of international law to subjects having diverse needs and norms of justice.</p>
<p>TWAIL scholarship emerged in response to crises in international law to expose how it <a href="https://twailr.com/wp-content/uploads/2020/11/TWAILR-Editorial-Collective-A-Journal-for-a-Community.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">universalises Western worldviews and interests, and seeks to undo their colonial legacies</a>. The book&rsquo;s introduction and methodology chapters consolidate this varied scholarship to make a case for studying <a href="https://scholarship.law.cornell.edu/facpub/1072/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">international law at the local level</a> and on <a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=2034228" rel="noopener noreferrer" target="_blank">the mundane and quotidian plane</a>. Olakpe draws on the TWAIL framework not just as a theory but as a methodology that integrates critical interdisciplinary approaches and methods to examine how international law impacts those it governs. The book deliberately avoids theoretical abstraction and foregrounds empirical narratives.</p>
<p>Olakpe&rsquo;s legal ethnography builds on the recent <a href="https://opiniojuris.org/2023/06/23/the-ethnographic-turn-in-international-law-vernacularisation-as-a-path-towards-reform/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ethnographic turn in international law</a>. She traverses what she describes as &lsquo;non-Western regional hegemon states&rsquo; (p.39) of China and Nigeria to examine how international norms are invoked by these states and encountered by migrants. In China, Olakpe meets African migrants in Beijing and Guangzhou across multiple sites, while in Nigeria, internally displaced Bakassi refugees are the primary interlocutors. Along with examining diverse experiences of migration, the book includes interviews with additional stakeholders involved in migration governance to further enrich the analysis. The book devotes two chapters to methodological choices and context, making a strong case for studying migrants as &lsquo;legal subjects that interact with international, domestic, and local law in their daily lives&rsquo; (p.153).</p>
<p>By reviewing international and regional frameworks for migrant protection, Olakpe argues that the absence of law is not the central problem. In Chapter 4, she outlines the frameworks governing refugee rights in China and Nigeria and reinforces TWAIL arguments about the intentional ambiguity of international law and its limited enforceability. She contrasts &lsquo;the African experience of the asylum and refugee processes in China&rsquo; (p.83) with accounts of UNHCR officers who claim migrants abuse these systems, and migrants&rsquo; accounts of exclusion from legal protection, labour markets, and everyday social life. In Nigeria, Bakassi migrants similarly experience limited legal protection despite a robust legal framework. Across these case studies, Olakpe shows how international law continues to reproduce exclusions between migrants, from passport regimes to gendered and racialised marginalisation. Political will ultimately determines which rights states enforce.</p>
<p>Chapter 5 examines identity and intersectionality among migrants. Olakpe&rsquo;s interlocutors show how legal experiences vary along lines of nationality, ethnicity, and gender, revealing identity as central to accessing legal systems. Identity shapes resources, enables or restricts proximity to citizenship, and asymmetries of power and resistance (p.174). For Bakassi migrants in Nigeria, internal realities undermine the aspirations of international law (p.129), as their identities shift between citizen and refugee, or Nigerian and ethnic minority. Yet Olakpe does not present these intersecting identities solely as obstacles. She observes that &lsquo;displacement, undocumented status or asylum-seeking status does not indicate a total powerlessness or a loss of agency&rsquo; (p.132).</p>
<p>As a migrant in China explains, &lsquo;I don&rsquo;t care that I am illegal, I chose this to live this life of no papers&rsquo; (p.101). The final empirical chapter explores how migrants articulate needs beyond international legal norms and pursue justice through informal systems. Olakpe finds that migrants often only find justice through informal justice mechanisms developed within their own communities. Nigerian migrant communities in China and Bakassi camps in Nigeria use developed systems to negotiate internal disputes, conflicts with citizens, and overcome legal barriers to accessing basic needs like healthcare. Leaders of informal justice systems remain accessible to migrants, listen to their concerns, and respond quickly. These systems operate alongside state authority rather than in opposition to it, often drawing on support from civil society actors. Olakpe remains wary of romanticising the informal, for instance, highlighting gendered exclusions within informal systems that mirror the inequalities of international legal regimes.</p>
<p>Through her combined use of legal ethnography and TWAIL as both theory and method, Olakpe reveals how migrants themselves practise law from below. She explains why migrants often do not prioritise formal legal claims, even if they are aware they can make legitimate claims on the system. The focus on migrant narratives is essential to understanding hierarchies of power and privilege within migrant communities that shape who values legal status and why. Olakpe&rsquo;s rich legal ethnography challenges dominant portrayals of migrant powerlessness and strengthens the case for incorporating intersectionality and informality into studies of international law.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/migrant-marginality-in-law/" target="_blank">Beyond Migrant Marginality in International Law</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-11T09:00:13+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-10:/282145</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18226" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Prix de thèse Défenseur des droits</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Le prix de th&egrave;se du D&eacute;fenseur des droits 2026 est ouvert aux candidatures. Date limite : 17 avril 2...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Le prix de th&egrave;se du D&eacute;fenseur des droits 2026 est ouvert aux candidatures. Date limite : 17 avril 2026.</p>
<p>Ce prix r&eacute;compense chaque ann&eacute;e des travaux men&eacute;s dans une discipline juridique, ou des sciences humaines, sociales et politiques (&eacute;conomie, g&eacute;ographie, histoire, sociologie, anthropologie&hellip;) et portant sur l&rsquo;une de ses missions. Il est dot&eacute; d&rsquo;un montant de 10 000 euros. La th&egrave;se doit avoir &eacute;t&eacute; soutenue entre le 1er janvier et le 31 d&eacute;cembre 2025.</p>
<p>Pour en savoir plus : <a href="https://www.defenseurdesdroits.fr/le-prix-de-these-du-defenseur-des-droits-171" target="_blank" rel="noopener noreferrer">site du D&eacute;fenseur des droits</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-10T09:16:37+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-03-10T09:16:37+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-09:/281996</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18201" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">The Legitimacy of European Constitutional Orders. A Comparative Inquiry | Marco Dani, Marco Goldoni, Agustín José Menéndez (Eds.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Marco Dani, Marco Goldoni, Agust&iacute;n Jos&eacute; Men&eacute;ndez (Eds.), The Legitimacy of European Constitutio...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI-195x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI-195x300.jpg 195w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI-325x500.jpg 325w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI.jpg 703w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI-195x300.jpg 195w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI-325x500.jpg 325w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/03/COUV-DANI.jpg 703w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Marco Dani, Marco Goldoni, Agust</strong><strong>&iacute;</strong><strong>n Jos&eacute; Men&eacute;ndez (Eds.), <em>The Legitimacy of European Constitutional Orders. A Comparative Inquiry</em></strong>, Cheltenham (GB): Edwar Elgar Publishing, 2023, 331 p.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Compte rendu par Fabien Terpan (Sciences Po Grenoble-UGA)</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong>Cet ouvrage est dirig&eacute; par Marco Dani (Universit&eacute; de Trente), Marco Goldoni (Universit&eacute; de Glasgow) et Agust&iacute;n Jos&eacute; Men&eacute;ndez (Universit&eacute; Complutense de Madrid), dont les domaines de sp&eacute;cialit&eacute; couvrent le constitutionnalisme europ&eacute;en, les rapports entre droit constitutionnel national et droit de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, la gouvernance &eacute;conomique de l&rsquo;Union, les transformations de l&rsquo;&Eacute;tat social. Ces auteurs sont connus notamment pour leur approche d&rsquo;&eacute;conomie politique du droit constitutionnel et pour leurs analyses critiques des effets constitutionnels des politiques d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute;. L&rsquo;ouvrage &eacute;tudie la question de la l&eacute;gitimit&eacute; des ordres constitutionnels de plusieurs &Eacute;tats europ&eacute;ens ayant en commun d&rsquo;&ecirc;tre plac&eacute;s sous l&rsquo;influence du droit de l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Il prend pour point de d&eacute;part &ndash; et pour objet de discussion critique &ndash; la th&eacute;orie des &laquo; <em>pathways</em>&nbsp;&raquo; constitutionnelles d&eacute;velopp&eacute;e par Bruce Ackerman<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Les auteurs testent la validit&eacute; du mod&egrave;le analytique dans le contexte europ&eacute;en (l&rsquo;ambition d&rsquo;Ackerman &eacute;tait g&eacute;ographiquement plus large), et proposent une reformulation du mod&egrave;le en fonction des sp&eacute;cificit&eacute;s historiques, politiques et &eacute;conomiques de l&rsquo;Europe.</p>
<p>Ackerman distingue trois voies principales de formation et de consolidation de l&rsquo;ordre constitutionnel. La voie r&eacute;volutionnaire repose sur une rupture fondatrice port&eacute;e par une mobilisation populaire exceptionnelle, conf&eacute;rant &agrave; la constitution une autorit&eacute; symbolique durable. Les &Eacute;tats-Unis et la France en constituent depuis la fin du XVIII&egrave;me si&egrave;cle l&rsquo;expression paradigmatique. La voie de l&rsquo;&eacute;tablissement se caract&eacute;rise par un processus graduel et incr&eacute;mental, fond&eacute; sur des compromis institutionnels successifs plut&ocirc;t que sur un acte constituant unique. C&rsquo;est le Royaume-Uni qui en repr&eacute;sente l&rsquo;arch&eacute;type. La voie &eacute;litiste attribue un r&ocirc;le central &agrave; des acteurs politiques et juridiques restreints, dont la comp&eacute;tence et la capacit&eacute; technocratique constituent la principale source de l&eacute;gitimit&eacute; constitutionnelle. Ackerman cite deux exemples principaux, celui de l&rsquo;Allemagne d&rsquo;apr&egrave;s-guerre et, dans une certaine mesure, celui de l&rsquo;Union europ&eacute;enne.</p>
<p>Cette typologie, qui a fortement influenc&eacute; la litt&eacute;rature constitutionnaliste, repose sur une hypoth&egrave;se structurante : l&rsquo;origine d&rsquo;un ordre constitutionnel d&eacute;termine durablement son r&eacute;gime de l&eacute;gitimit&eacute;. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment cette hypoth&egrave;se qui est remise en cause par l&rsquo;ouvrage de Dani, Goldoni et Men&eacute;ndez, consid&eacute;rant que l&rsquo;origine d&rsquo;une constitution ne pr&eacute;d&eacute;termine pas son &eacute;volution. Ainsi, alors que chez Ackerman l&rsquo;ordre constitutionnel de la France rel&egrave;ve de la voie r&eacute;volutionnaire depuis 1789, il est plut&ocirc;t reli&eacute; &agrave; la voie &eacute;litiste dans le chapitre, sign&eacute; par Arnaud Le Pillouer, analysant la Cinqui&egrave;me R&eacute;publique. De m&ecirc;me, plut&ocirc;t que de voir dans le Royaume-Uni l&rsquo;exemple paradigmatique de la voie de l&rsquo;&eacute;tablissement, Martin Loughlin offre une analyse nuanc&eacute;e des &eacute;volutions historiques, montrant que des phases r&eacute;volutionnaires alternent avec les phases o&ugrave; la voie de l&rsquo;&eacute;tablissement pr&eacute;domine. &nbsp;L&agrave; o&ugrave; Ackerman proposait une typologie fig&eacute;e dans le temps, Dani, Goldoni et Men&eacute;ndez s&rsquo;efforcent de mieux comprendre comment les ordres constitutionnels passent d&rsquo;une voie &agrave; une autre. L&rsquo;enjeu n&rsquo;est plus seulement de classer les ordres constitutionnels, mais de comprendre leurs trajectoires, leurs bifurcations et leurs recompositions. Cette perspective dynamique permet de rendre compte des transformations profondes des constitutions europ&eacute;ennes depuis la Seconde Guerre mondiale, transformations largement influenc&eacute;es par la construction europ&eacute;enne et la mont&eacute;e en puissance des cours constitutionnelles et supranationales. Dans certains chapitres, l&rsquo;analyse se situe &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de l&rsquo;Europe (Michael Wilkinson, Sacha Garben, Agust&iacute;n Jos&eacute; Men&eacute;ndez). Dans d&rsquo;autres, elle se concentre sur le niveau &eacute;tatique, ce qui permet non seulement de discuter les conclusions d&rsquo;Ackerman &agrave; propos de la France, de l&rsquo;Italie ou du Royaume-Uni, mais aussi d&rsquo;&eacute;largir le propos &agrave; de nouveaux cas tels que le Portugal (Teresa Violante) et les pays scandinaves (Signe Rehling Larsen).</p>
<p>Surtout, l&rsquo;ouvrage met en avant, de mani&egrave;re originale, l&rsquo;&eacute;conomie politique des syst&egrave;mes constitutionnels, en particulier dans les contributions de Marco Dani et d&rsquo;Agust&iacute;n Jos&eacute; Men&eacute;ndez. Tandis que les &Eacute;tats membres de l&rsquo;UE disposent de l&eacute;gitimit&eacute;s constitutionnelles diff&eacute;rentes dans le mod&egrave;le d&rsquo;Ackerman, ils ont en r&eacute;alit&eacute; converg&eacute; vers un horizon constitutionnel commun, celui de l&rsquo;id&eacute;al d&rsquo;un &Eacute;tat d&eacute;mocratique et social. Cette convergence s&rsquo;est op&eacute;r&eacute;e sous l&rsquo;influence normative de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, dans le contexte de la gouvernance &eacute;conomique europ&eacute;enne, des crises &eacute;conomiques et financi&egrave;res, des politiques d&rsquo;aust&eacute;rit&eacute;.</p>
<p>Ce faisant, le livre dialogue avec la litt&eacute;rature acad&eacute;mique sur l&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne et le constitutionnalisme multiniveaux (dans les &Eacute;tats europ&eacute;ens et au niveau supranational de l&rsquo;Union). L&rsquo;Union europ&eacute;enne, souvent appr&eacute;hend&eacute;e comme un syst&egrave;me relevant du pluralisme constitutionnel<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>, est ici pr&eacute;sent&eacute;e dans une perspective plus dynamique, o&ugrave; la coexistence entre ordres constitutionnels nationaux et europ&eacute;en d&eacute;bouche sur une reconfiguration en profondeur des trajectoires constitutionnelles nationales. En se focalisant sur les contraintes &eacute;conomiques et sociales issues de l&rsquo;UE, l&rsquo;ouvrage fait le lien entre d&rsquo;une part les travaux classiques sur le &laquo; d&eacute;ficit d&eacute;mocratique &raquo; et les tensions entre souverainet&eacute; nationale et int&eacute;gration supranationale (Fritz Scharpf et J&uuml;rgen Habermas en particulier) et, d&rsquo;autre part, les analyses critiques du &laquo; nouveau constitutionnalisme &eacute;conomique &raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>.</p>
<p>On regrettera que l&rsquo;ouvrage n&rsquo;applique pas vraiment le mod&egrave;le des trois <em>pathways</em> de mani&egrave;re syst&eacute;matique dans tous les chapitres. C&rsquo;est le lot des publications collectives. On regrettera aussi que le mod&egrave;le ne soit pas v&eacute;ritablement appliqu&eacute; au cas de l&rsquo;Union europ&eacute;enne. Cette derni&egrave;re incarne sans doute un mod&egrave;le de l&eacute;gitimit&eacute; constitutionnelle fond&eacute; davantage sur l&rsquo;expertise, la juridicisation et l&rsquo;efficacit&eacute; fonctionnelle que sur la participation d&eacute;mocratique directe, ce qui correspond largement &agrave; la voie &eacute;litiste telle que d&eacute;finie par Ackerman. Cette voie &eacute;litiste est &eacute;voqu&eacute;e indirectement par Sacha Garben dans les d&eacute;veloppements consacr&eacute;s au &laquo;&nbsp;moment constitutionnel&nbsp;&raquo; europ&eacute;en. Il aurait &eacute;t&eacute; int&eacute;ressant de discuter un rattachement possible de l&rsquo;UE &agrave; la voie de l&rsquo;&eacute;tablissement. En effet, la constitutionnalisation de l&rsquo;Union s&rsquo;est op&eacute;r&eacute;e par ajustements successifs, d&eacute;coulant des diff&eacute;rentes r&eacute;visions des trait&eacute;s, de la jurisprudence de la Cour de justice et des pratiques institutionnelles. La l&eacute;gitimit&eacute; constitutionnelle de l&rsquo;Union, &agrave; notre sens, repose en partie sur la stabilisation de routines institutionnelles et sur l&rsquo;acceptation progressive de ces normes par les &Eacute;tats membres, ce qui correspond &agrave; une logique de consolidation par la pratique, caract&eacute;ristique de la voie de l&rsquo;&eacute;tablissement. Cette dimension incr&eacute;mentale aurait pu &ecirc;tre exploit&eacute;e dans le livre.</p>
<p>L&rsquo;accent mis par l&rsquo;ouvrage sur l&rsquo;&eacute;conomie politique des ordres constitutionnels constitue sans doute l&rsquo;une de ses principales forces. En faisant de la gouvernance &eacute;conomique europ&eacute;enne et de la transformation de l&rsquo;&Eacute;tat social des facteurs structurants des d&eacute;placements entre <em>pathways</em> constitutionnelles, il accorde &agrave; ces dimensions un poids explicatif pr&eacute;pond&eacute;rant. Ce choix analytique surestime quelque peu les contraintes &eacute;conomiques pesant sur les constitutions nationales. Si les contraintes issues de l&rsquo;int&eacute;gration &eacute;conomique et mon&eacute;taire ont ind&eacute;niablement pes&eacute; sur les marges de man&oelig;uvre des &Eacute;tats membres, les constitutions nationales demeurent largement fa&ccedil;onn&eacute;es par des consid&eacute;rations juridiques, institutionnelles et politiques qui r&eacute;sistent &agrave; une lecture principalement &eacute;conomique.</p>
<p>En outre, la polycrise qui affecte l&rsquo;Union europ&eacute;enne est loin d&rsquo;&ecirc;tre enti&egrave;rement r&eacute;ductible aux choix de politique &eacute;conomique faits par l&rsquo;Union ou &agrave; la crise &eacute;conomique et financi&egrave;re. La crise de l&rsquo;&Eacute;tat de droit li&eacute;e aux d&eacute;rives illib&eacute;rales dans certains &Eacute;tats membres, en particulier en Hongrie, t&eacute;moigne des tensions de l&eacute;gitimit&eacute; qui traversent les ordres constitutionnels europ&eacute;ens. Mais il serait simpliste de voir l&rsquo;illib&eacute;ralisme principalement comme une r&eacute;action au constitutionnalisme (&eacute;conomique) europ&eacute;en. La mont&eacute;e de l&rsquo;illib&eacute;ralisme correspond &agrave; un projet politique structur&eacute;, visant &agrave; reconfigurer les &eacute;quilibres constitutionnels au profit de l&rsquo;ex&eacute;cutif dans une logique autoritaire. En cela, les r&eacute;gimes illib&eacute;raux tendent &agrave; sortir de la logique m&ecirc;me du constitutionnalisme. L&rsquo;ouvrage aurait pu traiter la question de mani&egrave;re plus frontale, en dialoguant avec la litt&eacute;rature sp&eacute;cialis&eacute;e sur le <em>democratic backsliding</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>.</p>
<p>Ces r&eacute;serves n&rsquo;enl&egrave;vent toutefois rien &agrave; l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t majeur de l&rsquo;ouvrage. <em>The Legitimacy of European Constitutional Orders</em> propose une relecture stimulante d&rsquo;un cadre th&eacute;orique classique et offre des outils pr&eacute;cieux pour penser la l&eacute;gitimit&eacute; constitutionnelle dans une Europe travers&eacute;e par des crises multiples. Il constitue &agrave; ce titre une contribution importante tant pour les juristes que pour les politistes et sociologues du droit int&eacute;ress&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tude des transformations contemporaines du constitutionnalisme.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Bruce Ackerman, &laquo;&nbsp;Three Paths to Constitutionalism- and the Crisis of the European Union&nbsp;&raquo;,&nbsp; <em>British Journal of Political Science</em>, 2015, Volume 45, Issue 4, p. 705-714&nbsp;; Bruce Ackerman, <em>Revolutionary Constitutions: Charismatic Leadership and the Rule of Law</em>, Harvard University Press, 2019.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Neil Walker, &laquo; The Idea of Constitutional Pluralism &raquo;, <em>The Modern Law Review</em>,&nbsp;2002, Volume 65,&nbsp;Issue 3, p. 317-359&nbsp;.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Stephen Gill, &laquo;&nbsp;European Governance and New Constitutionalism: Economic and Monetary Union and Alternatives to Disciplinary Neoliberalism in Europe&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>New Political Economy</em>, 1998, Volume 3, Issue 1, p. 5-26.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> Voir par exemple&nbsp;: R. Dan Kelemen, Michael Blauberger, &laquo;&nbsp;Introducing the Debate: European Union Safeguards Against Member States&rsquo; Semocratic Backsliding&nbsp;&raquo;, <em>Journal of European Public Policy</em>, 2017, Volume 24, Issue 3, p. 317-320&nbsp;; Anna Gora, Pieter De Wilde, &laquo;&nbsp;The Essence of Democratic Backsliding in the European Union: Deliberation and Rule of Law&nbsp;&raquo;, <em>Journal of European Public Policy</em>, 2022, Volume 29, Issue 3, p. 342-362.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-09T09:44:54+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<updated>2026-03-09T09:44:54+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-09:/281994</id>
	<link href="https://barblog.hypotheses.org/5589" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Past, Present and Future of Socio-legal Epistemic Pluralism</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Is interdisciplinary legal research in crisis because of its lack of theoretical unity? Or is its d...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Is interdisciplinary legal research in crisis because of its lack of theoretical unity? Or is its diversity its greatest strength? This post looks beyond the boundaries of our own discipline and argues that we need to understand our own history better in order to conduct better research in the future.<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>[1]</strong></a></strong></p>



<p>When you look at the lively program of the socio-legal conferences in recent years,<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> hear the engaged discussions, and consider the sheer variety of approaches, a question arises: Is the talk of the problematic state of the sociology of law or socio-legal studies, voiced by various authors for a couple of years now, still appropriate?</p>



<p>Let&rsquo;s take three examples. Just over 20 years ago, the diagnosis of an identity crisis in our field was a common theme. Reza Banakar, who passed away far too early in 2020, described the sociology of law in 1998 as a field consisting of a &ldquo;myriad of &lsquo;sectarian&rsquo; alternative approaches&rdquo; lacking a basic consensus on theoretical and methodological paradigms (<a href="https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Banakar 1998, 3</a>). The result, he argued, was a fragmented production of knowledge that appeared theoretically underdeveloped to sociologists and practically irrelevant to lawyers.</p>



<p>Around the same time, Brian Tamanaha (<a href="https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001" rel="noopener noreferrer" target="_blank">1997</a>) also had some issues with the field. He diagnosed a political one-sidedness (a &ldquo;left to far-left&rdquo; bias) and an anti-foundationalist stance that had driven the field into a political bubble and scientific irrelevance. His call for a &ldquo;realistic socio-legal studies&rdquo; was an attempt to find a way out.</p>



<p>Most recently, Alfons Bora (<a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2023</a>, <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2024</a>) voiced his dissatisfaction with the state of German sociology of law. He observed a &ldquo;de-disciplining&rdquo; of the subject in favor of hybrid fields and steady de-institutionalization. The sociology of law appears here as the &ldquo;stepchild&rdquo; of sociology, paid little attention by the mother discipline. Bora&rsquo;s solution is a &ldquo;reflexive sociology of law&rdquo; based on Luhmann&rsquo;s systems theory, aiming to build bridges to both jurisprudence and general sociology.</p>



<p>These diagnoses are serious, and cannot simply be dismissed. The multitude of often incommensurable approaches in the field is obvious, and so is the politically normative motivation of a considerable portion of research, which often express the dissatisfaction with the status quo  (economic inequality, discrimination etc). It is also apparent that there is very little demand from both the lawyers&rsquo; and the sociologists&rsquo; side, which both seem to be perfectly happy and functioning without socio-legal knowledge.</p>



<p>I suggest a different perspective.&nbsp; Banakar, Tamanaha, and Bora describe aspects of a phenomenon that poses significant challenges to both the internal discourse and the external presentation of socio-legal research. It is a reality we have to deal with: a situation of &ldquo;socio-legal epistemic pluralism.&rdquo; Unlike the natural sciences, which rely on unifying scientific paradigms, the social sciences are inherently &ldquo;<a href="https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917" rel="noopener noreferrer" target="_blank">multi-paradigmatic</a>.&rdquo; The question is not how to abolish this pluralism, which would be a futile endeavour. Rather, we should ask how we can use this pluralism productively, without falling into the traps of sterile meta-theorizing, or antagonistic competition over a theoretical monopoly.</p>



<p>To do this, however, we first need to understand how we got here. And here lies a major problem with our discipline: We know surprisingly little about our own history.</p>



<p><strong>A Field Without a Memory?</strong></p>



<p>When Banakar, Tamanaha, and Bora speak about the state of the field, they are actually talking about very different things. Banakar looked from a Scandinavian perspective, Tamanaha from the USA, and Bora from Germany. The development of thinking about law and society <a href="https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x" rel="noopener noreferrer" target="_blank">has proceeded very differently in these regions.</a></p>



<p>Nevertheless, there are hardly any comparative studies on the history of the sociology of law or socio-legal studies. The last major attempt at a global survey was made by Vincenzo Ferrari back in the 1980s. While general sociology has <a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">embraced a trend of &ldquo;self-historicization</a>,&rdquo; examining its own development with sociological methods, the sociology of law has largely lagged behind here.</p>



<p>Why is this a problem? Because without this knowledge, we do not understand why certain ideas are taken for granted (&ldquo;doxa&rdquo;) in our context while others are marginalized. We do not understand the conditions under which our field flourishes or stagnates. This is more than academic navel-gazing. It is crucial for three aspects of our daily work:</p>



<ol start="1">
<li><strong>Understanding:</strong> To make the results of our research mutually intelligible, we need to know where we come from. A German legal sociologist rooted in systems theory and a British socio-legal scholar conducting ethnography often talk past each other because they are unaware of the different historical contexts of their disciplines.</li>



<li><strong>Counteracting Hegemony:</strong> The global language of science is English. This is practical, but it has a catch: The English-language discourse (primarily US and UK) is often mistaken for a global body of knowledge. Yet, it is itself &ldquo;local&rdquo; in origin. If we do not write our own history, we leave the field to dominant discourses and risk that important perspectives from other regions (like Latin America, Asia, or Eastern Europe) are ignored.</li>



<li><strong>Institutional Strength:</strong> Anyone who wants to improve the status of our field must understand why it has been successfully institutionalized in some countries (like the UK) and is perceived more as a marginal phenomenon in others (like Germany). The answer often lies not in the quality of ideas, but in material factors: money, power, university structures, and politics.</li>
</ol>



<p><strong>What the Data Says: Pluralism as a Fact</strong></p>



<p>To avoid relying solely on anecdotes, let us look at some data. In a project with <a href="https://www.kent.ac.uk/kent-law-school/people/4600/creutzfeldt-naomi" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Naomi Creutzfeldt</a> and <a href="https://www.law.cuhk.edu.hk/app/people/prof-jennifer-hendry/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Jen Hendry</a>, we have conducted empirical surveys among legal sociologists in Germany and the UK, as well as <a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">a bibliometric analysis of the <em>Journal of Law and Society</em></a>.</p>



<p>The results confirm the pluralism that critics lament, but also show its facets:</p>



<ul>
<li><strong>Theoretical Diversity:</strong> There is no unified paradigm. We find systems theory, Bourdieusian theory, neo-Marxism, Empirical Legal Studies, and New Legal Realism existing side by side. A cluster analysis of citations shows that after a brief dominance of Marxist theory in the 1970s, French theory (Foucault, Bourdieu), systems theory, and many other approaches now coexist peacefully.</li>



<li><strong>Political Motivation:</strong> Tamanaha&rsquo;s accusation of political one-sidedness can be supported empirically, but perhaps more nuanced than he assumed. In our survey, almost 80% of respondents fully agreed that they wanted to &ldquo;contribute to a more just society&rdquo; through their work. A t<a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">opic analysis of the <em>Journal of Law and Society</em></a> also shows a strong focus on issues such as social inequality, human rights, gender justice, or the environment. The field is thus strongly normatively oriented, but whether this leads to  &ldquo;irrelevance&rdquo; is another question. In the UK, for example, the field has experienced successful institutionalization despite this orientation.</li>



<li><strong>The &ldquo;Stepchild&rdquo; Problem:</strong> The relationship to the mother discipline of sociology is tense. Sociology cannot ignore law as a social phenomenon, but it often views legal sociology as an exotic peripheral area. Conversely, jurisprudence is a practice-oriented discipline that, as Banakar dryly noted, can function perfectly well without sociological input. There is no &ldquo;natural demand&rdquo; from the legal side for sociology. This makes institutional anchoring difficult.</li>
</ul>



<p><strong>Ways Out of the Crisis: Self-Reflection and Middle-Range Theory</strong></p>



<p>How do we deal with this pluralism? We should not try to replace it with a grand paradigm. For example, systems theory or law &amp; economics are both very successful paradigms, which succeed in reducing complexity by accepting certain empirical blind spots. Instead, we need tools to navigate this diversity.</p>



<p><strong>1. Biographical and Disciplinary Reflexivity</strong><br>Reflexivity should not just be an abstract property of a theory (as Bora sets it out for systems theory), but part of the research process. Every theoretical choice is a decision that could have been made differently. Transparency about this is scientific integrity. Sociologist George Steinmetz (<a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2021:21</a>) suggests that researchers question their own &ldquo;spontaneous or common sense categories.&rdquo; This means becoming aware of the history of the social worlds in which we operate. Where was I trained? Which intellectual traditions shape me? It is not about autobiographical confessions, but about analyzing the conditions under which we produce knowledge. In a <a href="https://www.bloomsbury.com/us/sociolegal-trajectories-across-europe-9781509982622/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">recent edited volume</a>, we asked scholars from all over Europe to do exactly this: to examine their own careers and work against the background of their local legal sociological environment. The result was a fascinating insight into the different &ldquo;biographies&rdquo; of our discipline.</p>



<p><strong>2. Middle-Range Theories as a Bridge</strong><br>Instead of getting lost in the battles of &ldquo;grand theory,&rdquo; we should resort more often to &ldquo;theories of the middle range&rdquo;, <a href="https://archive.org/details/dli.ernet.6060" rel="noopener noreferrer" target="_blank">as proposed by Robert K. Merton</a> (1957). These are theories that lie between small working hypotheses and the all-encompassing grand system. A classic example from the Law and Society literature is Marc Galanter&rsquo;s (1974) <a href="https://doi.org/10.2307/3053023" rel="noopener noreferrer" target="_blank">distinction between &ldquo;One-Shotters&rdquo; and &ldquo;Repeat Players&rdquo; in court</a>. Such concepts are often metaphorical and &ldquo;colorful,&rdquo; but they are extremely useful for explaining social mechanisms without dissolving into the abstraction of a grand theory. They act as a bridge: they are understandable enough to communicate with lawyers or policymakers, yet can still be reconstructed (nor not!) within paradigmatic theories (be it praxeological, systems, or rational choice theory).</p>



<p><strong>3. Self-Confident Interdisciplinarity</strong><br>Finally, we must stop seeing socio-legal studies merely as an &ldquo;antithesis&rdquo; to legal dogmatics. The separation between &ldquo;law on the books&rdquo; and &ldquo;law in action&rdquo; is actually a misleading metaphor. Doctrinal research is not just law on the books, it is part of the living law itself, and thus <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/german-law-journal/article/comparative-sociology-of-legal-doctrine-thoughts-on-a-research-program/2B62E802E5C12A556477BEB7CA6427CE" rel="noopener noreferrer" target="_blank">an important object for empirical inquiry</a>.</p>



<p>Most importantly, we must emphasize that &ldquo;legal science&rdquo; (if there is such a thing) is more than just doctrinal research. As early as the 1920s, Herman Kantorowicz <a href="https://doi.org/10.2307/1113061" rel="noopener noreferrer" target="_blank">argued</a> that the sociology of law should be an integral part of legal science, alongside dogmatics and legal philosophy. We should not view legal sociology as outsiders knocking on the door of jurisprudence, but as part of an expanded legal science that accepts different ways of knowing. Epistemic pluralism is the norm here, not the exception.</p>



<p><strong>Conclusion: The Strength of Diversity</strong></p>



<p>The diagnoses by Banakar, Tamanaha, and Bora are important because they force us to reflect on ourselves. I have proposed that &ldquo;Socio-legal epistemic pluralism&rdquo; is not a weakness to be cured. It is a reality that we must manage&mdash;and that we can turn into a strength. It flows from the fact that the field is organized around a social phenomenon, not a theoretical paradigm.</p>



<p>In order to accomplish this, we must research and understand our own history better. We must understand why we research the way we do and identify the blind spots of our local traditions. We must be more reflective when making theoretical choices. To reach a larger audience and communicate across theoretical divides, middle-range theories might be the best approach.</p>



<p>And we have reasons to be self-confident. Interdisciplinary legal research offers a toolkit that is as rich as hardly any other. If we learn to use this toolkit consciously and reflexively, instead of searching for the one universal key, the vice of theoretical pluralism can be turned into the virtue of diversity.</p>



<hr>



<p><strong>Literatur</strong></p>



<ul>
<li>Banakar, Reza. 1998. &ldquo;The Identity Cricis of a &lsquo;Stepchild.&rsquo;&rdquo; Retf&aelig;rd: Nordisk Juridisk Tidsskrift 21 (3): 3&ndash;21. <a href="https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf</a>.</li>



<li>Bora, Alfons. 2023. Responsive Rechtssoziologie &ndash; Theoriegeschichte in systematischer Absicht: Soziologische Theorie des Rechts 1. Wiesbaden: Springer Fachmedien Wiesbaden. <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1</a>.</li>



<li>Bora, Alfons. 2024. Sociology of Law: Towards a Responsive Theory. Wiesbaden: Springer Fachmedien Wiesbaden. <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian. 2020. &ldquo;The Comparative Sociology of Legal Doctrine: Thoughts on a Research Program.&rdquo; German Law Journal 21 (7): 1362&ndash;77. <a href="https://doi.org/10.1017/glj.2020.80" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1017/glj.2020.80</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian, Naomi Creutzfeldt, and Jennifer Hendry. 2024. &ldquo;The Journal of Law and Society in Context: A Bibliometric Analysis.&rdquo; Journal of Law and Society 51 (1): 1&ndash;25. <a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1111/jols.12465</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian, Naomi Creutzfeldt, and Jennifer Hendry., eds. 2025. Socio-Legal Trajectories Across Europe: Comparative Perspectives. O&ntilde;ati International Series in Law and Society. London: Hart Publishing. <a href="https://www.bloomsbury.com/us/sociolegal-trajectories-across-europe-9781509982622/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ISBN 9781509982622</a>.</li>



<li>Ferrari, Vincenzo, ed. 1990. Developing Sociology of Law: A World-Wide Documentary Enquiry. Seminario Giuridico Della Universit&agrave; Di Bologna Miscellanee 7. Milano: Giuffr&egrave;.</li>



<li>Galanter, Marc. 1974. &ldquo;Why the &lsquo;Haves&rsquo; Come out Ahead. Speculations on the Limits of Legal Change.&rdquo; Law and Society Review 9 (1): 95&ndash;160. <a href="https://doi.org/10.2307/3053023" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.2307/3053023</a>.</li>



<li>Garc&iacute;a-Villegas, Mauricio. 2006. &ldquo;Comparative Sociology of Law: Legal Fields, Legal Scholarships, and Social Sciences in Europe and the United States.&rdquo; Law &amp; Social Inquiry 31 (2): 343&ndash;82. <a href="https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x</a></li>



<li>Genov, Nikolai. 2020. &ldquo;Towards a Paradigmatic Enhancement of Sociology.&rdquo; International Review of Sociology 30 (2): 311&ndash;31. <a href="https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917</a>.</li>



<li>Kantorowicz, Herman U., and Edwin W. Patterson. 1928. &ldquo;Legal Science&ndash;A Summary of Its Methodology.&rdquo; <em>Columbia Law Review</em> 28 (6): 679&ndash;707. <a href="https://doi.org/10.2307/1113061" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.2307/1113061</a>.</li>



<li>Merton, Robert K. 1957. Social Theory and Social Structure. Glencoe, Ill.: The Free Press. (<a href="https://archive.org/details/dli.ernet.6060" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Copy in the Internet Archive</a>)</li>



<li>Steinmetz, George. 2021. &ldquo;The History of Sociology as Disciplinary Self-Reflexivity.&rdquo; In The Palgrave Handbook of the History of Human Sciences, edited by David McCallum, 1&ndash;31. Singapore: Springer Singapore. <a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1</a>.</li>



<li>Tamanaha, Brian Z. 1997. Realistic Socio-Legal Theory: Pragmatism and a Social Theory of Law. Oxford Socio-Legal Studies. Oxford&#8239;: New York: Clarendon Press&#8239;; Oxford University Press. <a href="https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001</a>.</li>
</ul>



<hr>



<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> This post is a summary of a paper presented at the panel &ldquo;Conducting law and society research in Switzerland I: epistemologies, methods, approaches&rdquo;, 2nd conference of the Swiss Network for Law and Society (SNLS), University of Bern, 10-12.02.2025. The PDF manuscript is <a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.18730877" rel="noopener noreferrer" target="_blank">published here</a>. The summary has been produced with the help of a Large Language Model (GLM 4.7 via <a href="https://github.com/gwdg/chat-ai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Chat AI v0.9.2</a>).</p>



<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> For the German-speaking area alone, see those of the <a href="https://www.recht-und-gesellschaft.info/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Netzwerk Recht und Gesellschaft</a> of the German-language associations for Sociology of Law, of the <a href="https://barblog.hypotheses.org/veranstaltungen" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Berliner Arbeitskreis Rechtswirklichkeit</a>, or, more recently, of the <a href="https://lawandsociety.ch/events/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Swiss Network for Law and Society</a>. Internationally, there are many more, such as the <a href="https://rcsl.hypotheses.org/rcsl-meetings" rel="noopener noreferrer" target="_blank">meetings of the&nbsp; Research Committee on Sociology of Law (RCSL)</a>, or the meetings of national and regional associations for &ldquo;Socio-legal Studies&rdquo;, &ldquo;Law and Society&rdquo; or &ldquo;Sociology of Law&rdquo;. The field is of course much bigger, as the various &ldquo;Law and &hellip;&rdquo; movements show.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-09T09:48:15+00:00</updated>
	<author><name>Christian Boulanger</name></author>
	<source>
		<id>http://barblog.hypotheses.org</id>
		<link rel="self" href="http://barblog.hypotheses.org"/>
		<updated>2026-03-09T09:48:15+00:00</updated>
		<title>Rechtswirklichkeit</title></source>

	<category term="artikel"/>

	<category term="interdisziplinäre rechtsforschung"/>

	<category term="rechtssoziologie"/>

	<category term="socio-legal studies"/>

	<category term="theory and method"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-04:/281539</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/utopia-as-a-method/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Utopia as a Method</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Episode Description
In this episode&nbsp;of&nbsp;Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talks to Aisl...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p></p>
<h3>Episode Description</h3>
<p><span>In this episode&nbsp;of&nbsp;</span><em><span>Talking about Methods</span></em><span>, Professor Linda Mulcahy talks to Aislinn Fanning, Cristy Clark, Zoe Tongue and Ruth Houghton* about utopia as a method. </span><span>They walk us through what utopia as a method is and how they have used it in their various research projects around feminism, legal change and social justice more broadly. They show how the method&rsquo;s downsides can also be its great advantages and how freeing it can be to engage with utopian thinking.&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span>*</span>Nikki Godden-Rasul could not be there but is a part of the group.</p>
<h3>Readings recommended by the speakers</h3>
<div>
<ul>
<li>Levitas, Ruth <em>Utopia as Method: The Imaginary Reconstitution of Society&nbsp;</em>(Palgrave Macmillan, 2013).</li>
<li>Davies, Margaret&nbsp; &lsquo;Doing Critical-Socio-Legal Theory&rsquo; in Naomi Creutzfeldt, Marc Mason and Kirsten McConnachie (eds), <em>Routledge Handbook of Socio-Legal Theory and Methods&nbsp;</em>(Routledge, Taylor &amp; Francis Group, 2020) 83.</li>
<li>Thaler, Mathias <em>No Other Planet: Utopian Visions for a Climate Changed World&nbsp;</em>(CUP 2022)</li>
</ul>
</div>
<div>
<p><b>Work by the Speakers</b></p>
</div>
<div>
<ul>
<li>Houghton R, Godden-Rasul N, O&rsquo;Donoghue A, Vincenzotti S.&nbsp;<a href="https://eprint.ncl.ac.uk/306244" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Abolition Feminism and Utopian Justice: Speculative Visionary Fiction and the End of Gendered Violence</a>.&nbsp;<em>In:</em>&nbsp;Godden-Rasul N; Kula L, ed.&nbsp;<em>Research Handbook on Gender Violence and Law</em>. Edward Elgar, 2025. In Press.</li>
<li>Houghton R, O&rsquo;Donoghue A.&nbsp;<a href="https://eprint.ncl.ac.uk/295067" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Utopia as &ldquo;No-Place&rdquo;: Utopias, Colonialism and International Law</a>.&nbsp;<em>Law Text Culture</em>&nbsp;2024,&nbsp;<strong>27</strong>, 204-227.</li>
<li>Tongue Z. L. <u><a href="https://www.taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9781003412267-18/ectogestation-emancipation-zoe-tongue" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Ectogestation&nbsp;as Emancipation: A Feminist Science Fiction.</a></u>&nbsp;In:&nbsp;<em>Cultural Legal Studies of Science Fiction,&nbsp;</em>eds. Green, Travis, and Tranter (Routledge, 2024).</li>
</ul>
</div>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/utopia-as-a-method/" target="_blank">Utopia as a Method</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-03-04T09:00:41+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<id>https://frontiers.csls.ox.ac.uk</id>
		<link rel="self" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk"/>
		<updated>2026-03-04T09:00:41+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="talking about methods"/>

	<category term="utopia; method; feminism;"/>


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<entry>
	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-02:/281414</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18179" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Mars 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>D&eacute;viances &ndash; Colloque de cl&ocirc;ture du concours jeunes chercheur&middot;e&middot;s de la revue &laquo; D&eacute;viance et So...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>D&eacute;viances &ndash; Colloque de cl&ocirc;ture du concours jeunes chercheur&middot;e&middot;s de la revue &laquo; <em>D&eacute;viance et Soci&eacute;t&eacute;</em> &raquo; </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lausanne, 05-06&shy; mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15i3n" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 15 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Repenser les violences contemporaines en droit p&eacute;nal</strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; Lyon 3, 06 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61027-repenser-les-violences-contemporaines-en-droit-penal" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Victimisation secondaire en mati&egrave;re de violences sexuelles : de la conceptualisation &agrave; la r&eacute;paration</strong></p>
<p>Metz, IFG, Universit&eacute; de Lorraine, 06 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61028-victimisation-secondaire-en-matiere-de-violences-sexuelles-de-la-conceptualisation-a-la-reparation" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les temporalit&eacute;s de la privation de libert&eacute;</strong></p>
<p>8e colloque jeunes chercheurs sur la privation de libert&eacute;, organis&eacute; par l&rsquo;IRJS et l&rsquo;ISJPS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, et le CDEP, Universit&eacute; d&rsquo;Artois</p>
<p>Universit&eacute; Paris 1, 11-12 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61035-temporalites-de-la-privation-de-liberte" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;environnement devant les tribunaux : enjeux juridiques et &eacute;conomiques (regards crois&eacute;s)</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 12 mars 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/evenements/lenvironnement-devant-tribunaux-enjeux-juridiques-economiques-regards-croises" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Soci&eacute;t&eacute;s en transition &agrave; l&rsquo;&egrave;re de l&rsquo;intelligence artificielle (TransIA)</strong></p>
<p>IUT de Tours, IRJI Rabelais, LIFAT, CAPE, Universit&eacute; de Tours</p>
<p>Tours, 12-13 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61126-societes-en-transition-a-lere-de-lintelligence-artificielle-transia" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La violence contre les &eacute;lus &ndash; Approche juridique</strong></p>
<p>Bordeaux, ISCJ, Universit&eacute; de Bordeaux, 13 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61128-la-violence-contre-les-elus-approches-juridiques" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La r&eacute;gulation carc&eacute;rale</strong></p>
<p>CRJ, Universit&eacute; Grenoble-Alpes</p>
<p>Saint-Martin d&rsquo;H&egrave;res, MSH Alpes, 13mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61041-la-regulation-carcerale" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>R&eacute;seau th&eacute;matique Sociologie du droit et de la justice (RT13)- Doctoriales </strong></p>
<p>Maison des Sciences sociales et des Humanit&eacute;s de Lyon-Saint-&Eacute;tienne, 19 mars 2026&nbsp;</p>
<p><a href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2795" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: R&eacute;seau th&eacute;matique Sociologie du droit et de la justice de l&rsquo;AFS (RT 13)]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Infrastructures connect&eacute;es et cybers&eacute;curit&eacute; territoriale</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lorraine, Chaire Urbanisme et am&eacute;nagement durables, avec l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de droit public du num&eacute;rique</p>
<p>Facult&eacute; de droit de Metz, 19 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61076-infrastructures-connectees-et-cybersecurite-territoriale" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le droit et les limites plan&eacute;taires et sociales &ndash; Le droit, frein ou acc&eacute;l&eacute;rateur d&rsquo;une &eacute;conomie durable ? XXIIIes Journ&eacute;es juridiques Jean Dabin</strong></p>
<p>UCLouvain (Louvain-la-Neuve, Belgique), 19-20 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15mto" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 05 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Droit et mafias. Le pouvoir de la loi contre la loi du pouvoir</strong></p>
<p>IFG &ndash; Institut Fran&ccedil;ois Geny, Universit&eacute; de Lorraine</p>
<p>Nancy, Facult&eacute; de droit, 20 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61076-infrastructures-connectees-et-cybersecurite-territoriale" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>La lutte contre la criminalit&eacute; organis&eacute;e</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 26 mars 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/evenements/lutte-contre-criminalite-organisee" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le droit du vivant</strong></p>
<p>Themis-UM, laboratoire de recherche en droit, Le Mans Universit&eacute;, 26&shy; mars 2026</p>
<p><a href="https://themis-um.univ-lemans.fr/fr/actualites/agenda-2026/mars-2026/le-droit-du-vivant.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>XIVe Journ&eacute;e doctorale de la Jeune recherche en droit constitutionnel</strong></p>
<p>Commission de la Jeune recherche constitutionnelle de l&rsquo;association fran&ccedil;aise de droit constitutionnel</p>
<p>Paris, Conseil constitutionnel, 27 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/60915-xive-journee-doctorale-de-la-jeune-recherche-en-droit-constitutionnel" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ZOSHIP &ndash; Zones d&rsquo;ombre de la socio-histoire des id&eacute;es politiques &ndash; 2<sup>&egrave;me</sup> journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Nanterre/ISP, 30 mars 2026</p>
<p><a href="https://isp.cnrs.fr/zoship-zones-dombre-de-la-socio-histoire-des-idees-politiques/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>R&eacute;former le droit des majeurs prot&eacute;g&eacute;s : pourquoi ? Comment ? Jusqu&rsquo;&agrave; quel point ? &raquo; &ndash; Acte 2. Mandataire judiciaire &agrave; la protection des majeurs : quel(s) sens donner &agrave; cette profession ?</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen, ICREJ, 31 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15iul" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 19 janvier 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Communication et p&eacute;dagogie judiciaire &ndash; Repenser la relation entre justice et soci&eacute;t&eacute;</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 03 avril 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/evenements/communication-pedagogie-judiciaire-repenser-relation-entre-justice-societe" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>]]></content>
	<updated>2026-03-02T14:17:39+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-03-02T14:17:39+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18151" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à contributions et à projets – Mars 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&nbsp;La prise en charge des mineurs non accompagn&eacute;s : enjeux juridiques, sociaux et institutionnels
Mas...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>&nbsp;</strong><strong>La prise en charge des mineurs non accompagn&eacute;s : enjeux juridiques, sociaux et institutionnels</strong></p>
<p>Master 2 Droit international et europ&eacute;en des droits fondamentaux de l&rsquo;Universit&eacute; Paris-Saclay, 07 avril 2026 &nbsp;</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 03 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15pu6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 18 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Les d&eacute;fis de la production de connaissances sur le droit de l&rsquo;environnement &ndash; Cinquante ans de la <em>Revue juridique de l&rsquo;environnement</em> </strong></p>
<p>Pau, 08-10 juin 2026<strong><br></strong>Date limite de soumission&nbsp;: 09 mars 2026</p>
<p><a href="https://www-sfde.u-strasbg.fr/activites/colloques" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Les Assises internationales de la d&eacute;mocratie et de la d&eacute;cision publique</strong></p>
<p>Universit&eacute; &laquo;&nbsp;&#536;tefan del Mare&nbsp;&raquo; Suceava, Roumanie, 04-06 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15d49" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 d&eacute;cembre 2025]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Croisi&egrave;res : itin&eacute;raires juridiques et escales interdisciplinaires</strong></p>
<p>CERMUD, Universit&eacute; Le Havre Normandie, 08-09 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15pu3" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 18 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La place et le r&ocirc;le du juge dans la soci&eacute;t&eacute; contemporaine &ndash; Ateliers doctoraux de l&rsquo;IRDEIC </strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 04-05 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: &nbsp;15 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60875-la-place-et-le-role-du-juge-dans-la-societe-contemporaine" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le contr&ocirc;le et le droit </strong></p>
<p>Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude du R&eacute;seau des doctorants, &Eacute;cole doctorale 8 Histoire du droit, Philosophie du droit et Sociologie du droit, Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas</p>
<p>Paris, 12 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: &nbsp;15 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60716-le-controle-et-le-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le silence &ndash; Treizi&egrave;me colloque des doctorants et jeunes docteurs de l&rsquo;&Eacute;cole doctorale 101 </strong>Universit&eacute; de Strasbourg, 26 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 20 &nbsp;mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60535-le-silence" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fronti&egrave;res des sexualit&eacute;s d&eacute;viantes et d&eacute;linquantes : &eacute;tats des savoirs</strong></p>
<p>R&eacute;seau th&eacute;matique &laquo;&nbsp;Normes, d&eacute;viances et r&eacute;actions sociales&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de sociologie (AFS)</p>
<p>MSH Sud (Universit&eacute; de Montpellier III), 17-18 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 25 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15mqf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 05 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mort et Droit</strong></p>
<p>Colloque de l&rsquo;ADENDUR, Reims, 18 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: &nbsp;27 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60676-mort-et-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les fronti&egrave;res &eacute;tatiques face aux dynamiques contestataires. Identit&eacute;s, territoires, pratiques et discours&nbsp;&raquo; &ndash; <em>Revue ILCEA</em>, n&deg;64, novembre 2026</strong></p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 30 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15jky" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le&nbsp; 22 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le devenir des morts</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Strasbourg, 26-27 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 31 mars 2026</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/uploads/media/Appel_a_communications_05.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Communities and Societies in Movement</strong> &ndash; <strong>Workshop : &laquo;&nbsp;Au-del&agrave; de la justice p&eacute;nale&nbsp;? La gestion des violences sexuelles dans les &Eacute;glises par les commissions de reconnaissance et de r&eacute;paration&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Soci&eacute;t&eacute; suisse de sociologie</p>
<p>Haute &Eacute;cole de travail social de Fribourg (HETS-FR), 02-04 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 31 mars 2026</p>
<p><a href="https://events.unifr.ch/ssa-conference2026/en/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : R&eacute;seau th&eacute;matique Sociologie du droit et de la justice de l&rsquo;AFS (RT 13)]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;&eacute;cologisation du droit&nbsp;&raquo; &ndash; Projet d&rsquo;ouvrage collectif</strong></p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 31 mars 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60505-lecologisation-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Projet D&eacute;mosph&egrave;res &ndash; &laquo;&nbsp;Imaginons des droits sociaux &eacute;mancipateurs ! 80 ans du Pr&eacute;ambule de la Constitution du 27 octobre 1946&nbsp;&raquo; (colloque de restitution et ouvrage collectif, fin 2026)</strong></p>
<p>IODE (UMR CNRS 6262 / Universit&eacute; de Rennes), Fondation Gabriel P&eacute;ri, et Collectif de l&rsquo;unit&eacute; du droit</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 31 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15oph" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 13 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;Les violences sexuelles dans le milieu sportif&nbsp; &ndash; Une perspective f&eacute;ministe&nbsp;&raquo; &ndash; Projet d&rsquo;ouvrage collectif, d&eacute;cembre 2026</strong></p>
<p>Projet R&eacute;ViS&nbsp;:&nbsp; &laquo; La r&eacute;ception/appropriation des th&egrave;ses f&eacute;ministes dans les films portant sur les violences sexuelles dans le sport &raquo; ( CRESCO, Universit&eacute; de Toulouse)</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 31 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15hsp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 14 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Appel &agrave; projets de recherche en protection de l&rsquo;enfance et GIP France Enfance prot&eacute;g&eacute;e</strong></p>
<p>Observatoire national de la protection de l&rsquo;enfance (ONPE)</p>
<p>Date limite de candidature&nbsp;: 03 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15dd4" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 d&eacute;cembre 2025]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&Eacute;diteurs pour les deux num&eacute;ros annuels de la revue&nbsp; <em>Criminologie</em>&nbsp; (2028) </strong></p>
<p>Date limite de soumission : 13 avril &nbsp;2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15qut" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Dirigeants et dirig&eacute;s</strong></p>
<p>Soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;histoire du droit et des institutions des pays flamands, picards et wallons</p>
<p>Versailles les 15-16 mai 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15pbi" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fronti&egrave;res du Droit, fronti&egrave;res des droits &ndash; Colloque jeunes chercheurs</strong></p>
<p>Th&eacute;mis-UM de l&rsquo;Universit&eacute; du Mans</p>
<p>Le Mans Universit&eacute;, 22 octobre 2022</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 avril 2026</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/uploads/media/Appel_a___contributions_02.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>]]></content>
	<updated>2026-03-02T14:01:11+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-03-02T14:01:11+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<title type="html">Soutenances de thèses – Mars 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Cindy FRUGIER, De l&rsquo;impartialit&eacute; du jur&eacute; d&rsquo;assisesUniversit&eacute; de Bordeaux, 02 mars...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Cindy FRUGIER, De l&rsquo;impartialit&eacute; du jur&eacute; d&rsquo;assises<br></strong>Universit&eacute; de Bordeaux, 02 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=124623&amp;site=UBXeddroit&amp;" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Cassandre URVOY, Droit d&rsquo;auteur et biblioth&egrave;que</strong><br>Nantes Universit&eacute; , 02 mars 2026<br><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/soutenance-de-these-de-cassandre-urvoy" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Adama TRAOR</strong><strong>&Eacute;, L&rsquo;organisation pour la mise en valeur du fleuve S&eacute;n&eacute;gal (OMVS) : r&eacute;gime juridique et protection des ressources en eau du fleuve S&eacute;n&eacute;gal</strong><br>Universit&eacute; Bourgogne Europe, 03 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=120918&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Florent FRASQUE, Tirer parti de la r&eacute;pression ? Criminalisations de l&rsquo;ind&eacute;pendantisme catalan et usages politiques du droit (2006-2024)</strong><br>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 04 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=136158&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Yamissa OUATTARA, L&rsquo;adaptation des communes insulaires m&eacute;tropolitaines fran&ccedil;aises aux changements climatiques : perspectives juridiques &agrave; partir des solutions fond&eacute;es sur la Nature<br></strong>Universit&eacute; de La Rochelle, 05 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=166690&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Sara HASSANEIN, Le droit &agrave; la s&ucirc;ret&eacute; face &agrave; la lutte contre le terrorisme, recherche sur les contr&ocirc;les juridictionnels en France et en </strong><strong>&Eacute;gypte</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 06 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=96711&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Thibault JOUANNIC, </strong><strong>Traduire et instruire les demandes habitantes. La fabrique administrative des propositions citoyennes &agrave; Grenoble</strong><br>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 13 mars 2026 (Sociologie)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=134091&amp;site=CDUDG&amp;" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Bruno RAMDJEE KESSAVDJEE, Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du droit constitutionnel &agrave; la sant&eacute;</strong><br>Universit&eacute; Paris Cit&eacute;, 17 mars 2026<br><a href="https://ed262.u-paris.fr/events/event/soutenance-de-marie-rain/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Herman BOUMAKANY, L&rsquo;&eacute;manation de l&rsquo;&Eacute;tat en droit international des investissements</strong> <br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 19 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192768&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Claudia CORAZZANI, La reconnaissance d&rsquo;un statut juridique pour l&rsquo;agriculture urbaine en droit fran&ccedil;ais<br></strong>Universit&eacute; Jean Moulin Lyon 3, 19 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=172996&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Aya BEJERM, De la normativit&eacute; islamique au droit positif. Le cas de l&rsquo;interdiction des incapables devant les conseils de tutelle &eacute;gyptiens (1873-1955)</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 24 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=117576&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Paloma FOURN, L&rsquo;int&eacute;ressement des salari&eacute;s. Essai en droit de la r&eacute;mun&eacute;ration</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 27 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191431&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Antoine TRIFFAULT MOREAU, Les ali&eacute;nations fiduciaires : contributions &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de la d&eacute;finition de la fiducie</strong></p>
<p>Universit&eacute; Lyon III Jean Moulin, &nbsp;27 mars 2026<br><a href="https://eddroit.universite-lyon.fr/medias/fichier/avis-soutenance-triffault-moreau_1774345971888-pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Gabriella BOGER PRADO, Perspectives d&rsquo;harmonisation r&eacute;gionale : le droit applicable aux contrats internationaux en Am&eacute;rique latine<br></strong>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 30 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192638&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Jad EL HAGE, Le contr&ocirc;le des sentences d&rsquo;investissement</strong><br>Universit&eacute; Paris Dauphine &ndash; PSL, 31 mars 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=136847&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>]]></content>
	<updated>2026-03-02T10:31:39+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-03-02T10:31:39+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-25:/280938</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/census-records-and-group-biographies-as-a-tool-for-researching-womens-citizenship/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Census Records and Group Biographies as a Tool for Researching Women’s Citizenship</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>For almost a decade, I have been researching the appearance of women on English criminal juries afte...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>For almost a decade, I have been researching the appearance of women on English criminal juries after 1919, and I have always struggled to get close enough to these women to understand who they actually were. In this post<span>,</span> I reflect on the many different ways in which we can approach a subject using a range of data sources and how this might help us to identify and understand these women.</p>
<p>While women had been empanelled for centuries on the special jury of matrons<span> (</span>a special type of jury tasked with certifying pregnancy where the courts needed formal notice of this, e.g., following conviction for a capital crime), their consistent appearance on trial juries was not possible until shortly after the First World War. Some women had secured the parliamentary vote under the Representation of the People Act 1918, and others were added to the pools of people qualified for jury service by the Sex Disqualification (Removal) Act 1919. A year later, the Juries (Emergency Provisions) Act 1920 ensured that the women covered by the 1919 legislation were a subset of the women in the 1918 Act, and that being a woman for these purposes was a single unified category at law, rather than &mdash; as it had briefly been from 1919 &mdash; a set of frequently overlapping categories.</p>
<p>My research has been concerned with the question of what sort of woman counted as such for the purposes of their new place on the jury system, as well as the legal and bureaucratic processes involved in realising the promise that a legally constrained subclass of&nbsp; &lsquo;women&rsquo; could now be jurors. This has largely been a question of trying to wrest more information out of the limited sources available to me.</p>
<p>My earliest work here asked how many women were named on juries in the provincial assize courts (broadly the equivalent of today&rsquo;s crown courts). I found regional variations, so I consulted electoral registers held at local archives. I thought that perhaps there were simply more women with the requisite qualifications in some places<span>.</span> But that didn&rsquo;t explain the differences I was seeing. I also found women were systematically kept off certain types of trial, in ways which appeared to amount to a legal and administrative enforcement of the stories being told at this time about women&rsquo;s capacities as judges and their status as citizens. One of these tropes said that women should never be summoned because they were far more likely than men to try to get out of jury service, and<span>,</span> therefore<span>,</span> it was a better use of everyone&rsquo;s time if we only summoned men to begin with. By exploring local records concerning the people who were actually summoned (juror summoning records and census records), and of these, the people who were excused, I was able to show that this cultural construction was not grounded in the actual practices of these summoned women.</p>
<p>My concern is that by working with these sources, I have avoided engaging with the question of who these women actually were, and that too much of the ongoing project has collapsed into variations on &lsquo;I have counted how many feminine names appear on this or that list.&rsquo; More recently, I started asking myself how we might supplement this method by consulting census records, and by doing so, starting to construct group biographies of the women who were summoned to a particular court at a particular time. I have so far only considered Bristol&rsquo;s jurors in this connection, but this biographical approach has allowed me to ask questions about these women&rsquo;s family and living arrangements, about whether they were listed as the head of their household, whether they ran a business<span>,</span> and so on. I have been able to start pulling together what may well have been pre-existing networks, charting<span>,</span> for example<span>,</span> how regularly women on juries were seated near neighbours, often from families working in similar trades. I have also been able to show how the legal rules around maximum and minimum age limits were more real for women than for men, with both unlawfully young and unlawfully young men seemingly posing no problem for administrators who nonetheless wished to select them.</p>
<p>On reflection, there is still a danger here that the analysis collapses into a dehumanised numerical form. But by adding an analysis of census records, I argue that we can come much closer to the actual human people who were being constructed into and out of this developing facet of legally constructed womanhood, and in particular of women&rsquo;s citizenship. But ultimately<span>,</span> this is an inherent problem with any empirical work: we&rsquo;re always only just starting and never seem to find enough.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/census-records-and-group-biographies-as-a-tool-for-researching-womens-citizenship/" target="_blank">Census Records and Group Biographies as a Tool for Researching Women&rsquo;s Citizenship</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-25T09:00:59+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<title type="html">Le service public empêché  | Nadège Vezinat</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Nad&egrave;ge Vezinat, Le service public emp&ecirc;ch&eacute;, Paris&nbsp;: PUF, 2024, 368 p.
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	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat-189x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat-189x300.jpg 189w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat-314x500.jpg 314w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat-768x1222.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat.jpg 943w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat-189x300.jpg 189w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat-314x500.jpg 314w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat-768x1222.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Vezinat.jpg 943w" sizes="(max-width: 189px) 100vw, 189px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Nad&egrave;ge Vezinat, <em>Le service public emp&ecirc;ch&eacute;</em>, </strong>Paris&nbsp;: PUF, 2024, 368 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Lionel Zevounou (EHESS-IMAF, UMR 8171)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong>Pour plusieurs g&eacute;n&eacute;rations d&rsquo;&eacute;tudiant&middot;es, les crit&egrave;res d&rsquo;identification de la cat&eacute;gorie de service public demeurent flous. Au nombre de ces crit&egrave;res figure le rattachement organique &agrave; une personne publique ou sous sa responsabilit&eacute;&thinsp;; s&rsquo;y ajoute par &laquo;&thinsp;faisceaux d&rsquo;indices&thinsp;&raquo; un crit&egrave;re mat&eacute;riel&nbsp;: l&rsquo;exercice de pr&eacute;rogatives de puissance publique ou, &agrave; d&eacute;faut, le &laquo;&thinsp;contr&ocirc;le&thinsp;&raquo; exerc&eacute; par la personne publique sur l&rsquo;activit&eacute;. Au-del&agrave; du r&eacute;gime qui lui est propre, le service public, on le sait, s&rsquo;enracine dans un courant politique&nbsp;: celui qui rassemble, dans le sillage d&rsquo;A. Comte et L.&nbsp;Bourgeois, les id&eacute;es &laquo;&thinsp;solidaristes&thinsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Certes, il est toujours possible de discuter du lien entre L. Duguit, figure marquante de l&rsquo;introduction du concept de service public au sein de la doctrine juridique, et la pens&eacute;e durkheimienne<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Mais force est de constater, depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale et dans l&rsquo;esprit du Conseil national de la R&eacute;sistance, le retour en gr&acirc;ce d&rsquo;une acception dominante &ndash; on reviendra sur la polys&eacute;mie de cette acception &agrave; la fin de cette recension &ndash; du service public allant de pair avec l&rsquo;affermissement de l&rsquo;&Eacute;tat-providence<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>. Ce consensus ne cesse d&rsquo;&ecirc;tre remis en cause depuis les ann&eacute;es&nbsp;1980, ce que les sciences sociales ont tr&egrave;s bien document&eacute;.</p>
<p>Le livre de Nad&egrave;ge Vezinat, professeure de sociologie &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Paris&nbsp;8, vient enrichir ces travaux. Il int&eacute;resse tous les juristes, universitaires ou praticiens qui, par-del&agrave; la validit&eacute; des normes et la coh&eacute;rence de l&rsquo;argumentation juridique, sont soucieux des effets sociaux produits par l&rsquo;&eacute;volution de ce concept, si central pour le droit public<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>. On saura gr&eacute; &agrave; l&rsquo;autrice d&rsquo;avoir consacr&eacute; une partie non n&eacute;gligeable de son introduction (p.&nbsp;7-28) &agrave; souligner l&rsquo;importance du service public dans la construction de la l&eacute;gitimit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat du point de vue des juristes. Le livre ambitionne cependant d&rsquo;aller plus loin. Il explique de mani&egrave;re convaincante la m&eacute;canique &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans le recul ou la d&eacute;gradation contemporaine de nos services publics. Au croisement de plusieurs disciplines de sciences sociales, le qualificatif &laquo;&thinsp;emp&ecirc;ch&eacute;&thinsp;&raquo; du titre de l&rsquo;ouvrage entend mettre &laquo;&thinsp;<em>(&hellip;) en lumi&egrave;re les ph&eacute;nom&egrave;nes qui entravent, bloquent, mettent en cause, brident le service public. Il s&rsquo;agit d&rsquo;&eacute;tudier plusieurs tensions &ndash; en les dissociant les unes des autres &ndash; qui rel&egrave;vent de la lib&eacute;ralisation, de la marchandisation, ou de la privatisation du service public</em>&thinsp;&raquo; (p.&nbsp;29). En d&rsquo;autres termes, l&rsquo;autrice ne se limite pas &agrave; la simple d&eacute;nonciation de politiques n&eacute;o-manag&eacute;riales prisonni&egrave;res d&rsquo;une logique comptable&thinsp;; il s&rsquo;agit plut&ocirc;t, en sociologue, d&rsquo;en comprendre les ressorts institutionnels profonds, tout en faisant ressortir les missions ordinaires qui &eacute;chappent &agrave; ces politiques n&eacute;o-manag&eacute;riales. Invisibles parce que tributaires d&rsquo;un raisonnement en termes de co&ucirc;t, ces missions constituent pourtant ce qui fait tenir encore le service public.</p>
<p>Forte de cette pr&eacute;cision, la d&eacute;monstration se d&eacute;ploie en cinq chapitres qui constituent autant de d&eacute;clinaisons de &laquo;&thinsp;l&rsquo;emp&ecirc;chement&thinsp;&raquo;&nbsp;du service public : 1) son caract&egrave;re <em>soluble</em> (par-l&agrave; il faut entendre le processus d&rsquo;europ&eacute;anisation caract&eacute;ris&eacute; par la g&eacute;n&eacute;ralisation du principe de libre concurrence bien connu des juristes)&thinsp;; 2) sa <em>soumission</em> li&eacute;e &agrave; la transformation du contr&ocirc;le des services publics au moyen de leur rentabilit&eacute;&thinsp;; 3) son <em>blocage</em> (li&eacute; aux diff&eacute;rentes r&eacute;formes institutionnelles op&eacute;r&eacute;es depuis la fin des ann&eacute;es&nbsp;80&nbsp;: privatisation, contractualisation, externalisation, etc., faisant la part belle &agrave; l&rsquo;introduction de dispositifs de gestion issus de la bureaucratie des entreprises priv&eacute;es)<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>&nbsp;; 4) sa mise<em> en cause</em>, l&rsquo;autrice visant ici la segmentation des t&acirc;ches (transfert g&eacute;ographique de comp&eacute;tences, mutualisation et d&eacute;mat&eacute;rialisation des services), et le report de ces derni&egrave;res sur l&rsquo;usager, dont la figure s&rsquo;apparente &agrave; celle d&rsquo;un client. Cette transformation emporte des cons&eacute;quences sur l&rsquo;universalisation des droits sociaux, par la cr&eacute;ation de dispositifs visant &agrave; responsabiliser les b&eacute;n&eacute;ficiaires. Le cinqui&egrave;me et dernier chapitre rend compte de la fa&ccedil;on dont le service public en vient &agrave; &ecirc;tre brid&eacute;. Ce ph&eacute;nom&egrave;ne se traduit par une perte de sens au travail, un affaissement du collectif, une pr&eacute;carisation des emplois publics et la dissociation entre les personnels et les organisations au sein desquelles ils &eacute;voluent.</p>
<p>On voudrait compl&eacute;ter cette recension par une question d&rsquo;ordre historique visant &agrave; prolonger la r&eacute;flexion fructueuse propos&eacute;e par N.&nbsp;Vezinat. En effet, les critiques de l&rsquo;affaiblissement du service public &ndash; et en creux de celui des formes de solidarit&eacute; qu&rsquo;il g&eacute;n&egrave;re &ndash; peuvent laisser entendre une forme de nostalgie sur l&rsquo;air de &laquo;&nbsp;c&rsquo;&eacute;tait mieux avant&nbsp;&raquo;. On s&rsquo;empresse de dire ici que si telle n&rsquo;est pas l&rsquo;approche retenue par l&rsquo;autrice, il est ind&eacute;niable que ce poncif, voire cette tendance &agrave; la mythification de la construction de l&rsquo;&Eacute;tat-providence d&rsquo;apr&egrave;s-guerre, a nourri plusieurs registres de discours dans l&rsquo;espace public. Or il importe de garder &agrave; l&rsquo;esprit une lecture dynamique d&rsquo;une telle construction politique. Nos propres travaux sur la SNCF, &agrave; partir d&rsquo;un point de vue juridique, nous enseignent que le principe de continuit&eacute; constitutif du r&eacute;gime du service public a &eacute;t&eacute; mobilis&eacute; par les pouvoirs publics avant et apr&egrave;s la Seconde Guerre mondiale afin, dans un premier temps, de d&eacute;clarer ill&eacute;gale la gr&egrave;ve puis, dans un second temps, de r&eacute;glementer de mani&egrave;re stricte les mouvements de gr&egrave;ve des cheminots (au nom du service minimum). Si, durant les ann&eacute;es&nbsp;1950, leurs statuts &eacute;voluent au point de se rapprocher de ceux des fonctionnaires, c&rsquo;est bien dans le but de minimiser les risques de gr&egrave;ve et de ma&icirc;triser la masse salariale d&eacute;termin&eacute;e par l&rsquo;&Eacute;tat de mani&egrave;re discr&eacute;tionnaire. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment ce qui explique le choix du statut du personnel, analogue &agrave; celui des fonctionnaires, par pr&eacute;f&eacute;rence &agrave; celui d&rsquo;une convention collective cens&eacute;e &ecirc;tre plus favorable aux&nbsp;cheminots. La g&eacute;n&eacute;ralisation du statut n&rsquo;a pas non plus emp&ecirc;ch&eacute; le d&eacute;veloppement de formes juridiques de pr&eacute;carisation (contrats d&rsquo;auxiliaires, gardes-barri&egrave;res, femmes de m&eacute;nage). Longtemps, ces formes sont rest&eacute;es marginales. Elles tendent aujourd&rsquo;hui &agrave; se g&eacute;n&eacute;raliser, mais le ver semble avoir &eacute;t&eacute; dans le fruit. Le travail de N.&nbsp;Vezinat interroge, selon nous, les diff&eacute;rentes repr&eacute;sentations concurrentes du service public apr&egrave;s la Seconde Guerre mondiale. Sans doute cette polys&eacute;mie de repr&eacute;sentations gagnerait &agrave; s&rsquo;enrichir d&rsquo;une lecture en termes de classes sociales, laquelle permettrait de mieux circonscrire le recul ou les remises en cause des services publics. Il nous semble que ce recul concerne les prestations offertes au plus grand public&nbsp;(enseignement, justice, entreprises publiques) dont les classes populaires furent les premi&egrave;res b&eacute;n&eacute;ficiaires. L&rsquo;examen des m&eacute;canismes d&rsquo;affaiblissement du service public ne peut faire l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;une r&eacute;flexion de philosophie politique sur l&rsquo;&Eacute;tat social<a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a>.</p>
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<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Sur ce point&nbsp;: J.-M. Blanquer, M. Milet, &laquo;&nbsp;Les id&eacute;es politiques de L&eacute;on Duguit&nbsp;&raquo;, <em>in</em> F. Melleray (dir.), <em>Autour de L&eacute;on Duguit</em>, Bruxelles&nbsp;: Bruylant, 2009, p. 3-28.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> La trajectoire politique de Duguit montre bien que son positionnement politique, conservateur &agrave; bien des &eacute;gards, ne co&iuml;ncide que tr&egrave;s imparfaitement avec la sociologie d&rsquo;un Durkheim ou de son disciple largement m&eacute;connu dans les facult&eacute;s de droit, Paul Fauconnet&nbsp;: <em>La responsabilit&eacute;. &Eacute;tude de sociologie</em>, Paris&nbsp;: PUF, coll. &laquo;&nbsp;Quadrige&nbsp;&raquo;, 2023 (pr&eacute;sentation et &eacute;dition&nbsp;: S. L&eacute;vy-Bruhl).</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> On se permettra de rappeler encore que le service public fait l&rsquo;objet d&rsquo;un r&eacute;investissement tr&egrave;s extensif, pour ne pas dire r&eacute;actionnaire, sous Vichy, ce dont t&eacute;moignent quelques arr&ecirc;ts embl&eacute;matiques en mati&egrave;re de dirigisme &eacute;conomique&nbsp;: CE, Ass., 31 juil. 1942, <em>Monpeurt</em>, n&deg;71398&nbsp;; CE, Ass., 2 avr. 1943, <em>Bouguen</em>, n&deg;72210. Sur cette question&nbsp;: J. Marcou, <em>Le Conseil d&rsquo;&Eacute;tat sous Vichy (1940-1944)</em>. Th&egrave;se, Universit&eacute; de Grenoble II, 1987, p. 303-383.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> J. Caillosse, <em>La constitution imaginaire de l&rsquo;administration</em>, Paris&nbsp;: PUF, coll. &laquo;&nbsp;Les voies du droit&nbsp;&raquo;, 2008, p. 27-75.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> J&rsquo;utilise ce terme de bureaucratie priv&eacute;e &agrave; dessein, en r&eacute;f&eacute;rence aux travaux de B. Hibou sur la bureaucratie n&eacute;olib&eacute;rale, rompant avec le sens commun selon lequel la bureaucratie serait propre au secteur public&nbsp;: B. Hibou, <em>La bureaucratisation du monde &agrave; l&rsquo;&egrave;re n&eacute;olib&eacute;rale</em>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, coll. &laquo;&nbsp;Cahiers libres&nbsp;&raquo;, 2012.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref6" name="_ftn6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> Il nous semble que tel est le sens de la remarque propos&eacute;e par C. Gaboriaux lorsqu&rsquo;elle &eacute;voque, reprenant l&rsquo;id&eacute;e du livre de N. V&eacute;zinat, un &laquo;&nbsp;solidarisme renouvel&eacute;&nbsp;&raquo;&nbsp;: C. Gaboriaux, &laquo;&nbsp;Le d&eacute;mant&egrave;lement de l&rsquo;&Eacute;tat social&nbsp;&raquo;, <em>La Vie des id&eacute;es</em>, 9 avr. 2025&nbsp;: <a href="https://laviedesidees.fr/Le-demantelement-de-l-Etat-social" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://laviedesidees.fr/Le-demantelement-de-l-Etat-social</a> (consult&eacute; le 16 janvier 2026).</p>]]></content>
	<updated>2026-02-19T13:59:36+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<link href="https://ds.hypotheses.org/18063" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html"> « Les trajectoires de la preuve » | Mathieu Aguilera, Cécile Boëx, Milena Jakšić et Stefan Le Courant (coord.) – Tracés. Revue de sciences humaines</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Trac&eacute;s. Revue de sciences humaines &ndash; 2025/1 (46) : &laquo; Les trajectoires de la preuve &raquo;, dossier coo...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><em><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Traces.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Traces.jpg" alt="" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Trac&eacute;s. Revue de sciences humaines &ndash; </em></strong><strong>2025/1 (46) : &laquo; Les trajectoires de la preuve &raquo;, dossier coordonn&eacute; par Mathieu Aguilera, C&eacute;cile Bo&euml;x, Milena Jak&scaron;i&#263; et Stefan Le Courant,</strong> Lyon : ENS &Eacute;ditions.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Compte rendu par Olivier Leclerc (Centre de Th&eacute;orie et Analyse du Droit, UMR 7074 CTAD)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Comment une preuve <em>advient-elle</em>&nbsp;? Cette question est au c&oelig;ur du dossier &laquo;&nbsp;Les trajectoires de la preuve&nbsp;&raquo; publi&eacute; dans le 46<sup>e</sup> volume de la revue <em>Trac&eacute;s</em> (2025/1), sous la direction de Mathieu Aguilera, C&eacute;cile Bo&euml;x, Milena Jak&scaron;i&#263; et Stefan Le Courant. Le dossier part de l&rsquo;id&eacute;e que la preuve est aussi bien un processus qu&rsquo;un r&eacute;sultat. D&egrave;s lors, s&rsquo;int&eacute;resser &agrave; une preuve d&eacute;j&agrave; form&eacute;e revient &agrave; n&eacute;gliger la &laquo;&nbsp;trajectoire&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il lui a fallu suivre pour &ecirc;tre qualifi&eacute;e comme telle, trajectoire qui est port&eacute;e par une multitude d&rsquo;acteurs et qui trouve une incarnation ou un renfort dans des supports mat&eacute;riels vari&eacute;s, dont l&rsquo;&eacute;crit n&rsquo;est que l&rsquo;une de ses modalit&eacute;s possibles. Ainsi, il s&rsquo;agit de restituer &agrave; la preuve son &eacute;paisseur, en retra&ccedil;ant la &laquo;&nbsp;trajectoire&nbsp;&raquo; qui est la sienne, cheminement sans lequel elle ne saurait advenir.</p>
<p>Le dossier s&rsquo;inscrit dans le prolongement direct de celui sur &laquo;&nbsp;Le travail de la preuve&nbsp;&raquo; publi&eacute; dans le num&eacute;ro 110/2022 de <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em>, coordonn&eacute; par Vincent-Arnaud Chappe, Romain Juston Morival (&eacute;galement contributeur au dossier de la revue <em>Trac&eacute;s</em>) et Olivier Leclerc (auteur de la pr&eacute;sente recension). Ces deux dossiers partagent l&rsquo;attention &agrave; ce que la preuve n&rsquo;est pas un &laquo;&nbsp;d&eacute;j&agrave;-l&agrave;&nbsp;&raquo; qu&rsquo;il s&rsquo;agirait de &laquo;&nbsp;pr&eacute;lever&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;d&rsquo;exhiber&nbsp;&raquo; mais bien le fruit d&rsquo;un processus qui appelle une description fine&nbsp;; la preuve proc&egrave;de d&rsquo;un &laquo;&nbsp;travail&nbsp;&raquo;. Pour cela, le dossier &laquo;&nbsp;Les trajectoires de la preuve&nbsp;&raquo; (comme le dossier &laquo;&nbsp;Le travail de la preuve&nbsp;&raquo;) puise ses principales ressources analytiques dans un riche r&eacute;pertoire th&eacute;orique. Ainsi, les notions de &laquo;&nbsp;tangibilit&eacute;&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;prise&nbsp;&raquo; d&eacute;velopp&eacute;es par Francis Chateauraynaud<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> sont tr&egrave;s pr&eacute;sentes dans les contributions, la d&eacute;marche d&rsquo;ensemble du dossier n&rsquo;&eacute;tant, du reste, pas sans rappeler la &laquo;&nbsp;balistique&nbsp;&raquo; propos&eacute;e par ce m&ecirc;me auteur, qui envisage ensemble les trajectoires et les registres d&rsquo;arguments<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. De m&ecirc;me, les &laquo;&nbsp;op&eacute;rateurs de factualit&eacute;&nbsp;&raquo; d&eacute;crits par Renaud Dulong<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> sont fr&eacute;quemment mobilis&eacute;s dans les contributions du dossier. On pourra ajouter, m&ecirc;me si cela est moins explicite dans les textes publi&eacute;s, que ce dossier vient nourrir des d&eacute;marches attentives aux &laquo;&nbsp;biographies&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> ou &agrave; la &laquo;&nbsp;vie sociale&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> des objets&nbsp;:&nbsp; Katherine Biber s&rsquo;int&eacute;ressant &agrave; ce qu&rsquo;il advient des preuves judiciaires une fois le rideau du proc&egrave;s retomb&eacute;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> ou&nbsp; Julie Sonnleitner suivant la mani&egrave;re dont des lettres de guerre ou des objets d&rsquo;enfance <em>deviennent</em> des &laquo;&nbsp;objets biographiques&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn7" name="_ftnref7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a>.</p>
<p>Le premier m&eacute;rite du dossier &laquo;&nbsp;Les trajectoires de la preuve&nbsp;&raquo; est ainsi d&rsquo;apporter de nouvelles contributions au domaine de recherche consacr&eacute; &ndash; pour reprendre les mots des coordinateurs et coordinatrices du dossier &ndash; aux &laquo;&nbsp;diverses s&eacute;quences et op&eacute;rations de d&eacute;ploiement et de renforcement des preuves, de l&rsquo;intuition initiative qui incite &agrave; l&rsquo;enqu&ecirc;te aux diff&eacute;rents espaces dans lesquels elles sont mobilis&eacute;es, discut&eacute;es, mises &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve et contest&eacute;es&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;16). Mais au-del&agrave; de l&rsquo;apport cumulatif &agrave; un champ de recherche, le dossier propose aussi d&rsquo;int&eacute;ressantes extensions en dehors de la preuve en justice. Cette derni&egrave;re constituait, en effet, un arri&egrave;re-plan du dossier pr&eacute;cit&eacute; consacr&eacute; au &laquo;&nbsp;travail de la preuve&nbsp;&raquo;. Les textes r&eacute;unis dans <em>Trac&eacute;s</em> poussent les murs et envisagent bien plus largement &laquo;&nbsp;les espaces-temps du devenir preuve&nbsp;&raquo;.</p>
<p>L&rsquo;ordre des contributions peut &ecirc;tre vu, &agrave; cet &eacute;gard, comme marquant une gradation qui s&rsquo;&eacute;loigne progressivement de la preuve en justice. Cette derni&egrave;re est bien au c&oelig;ur des deux premi&egrave;res contributions. Ainsi, Nicolas Fischer envisage la fa&ccedil;on dont les avocats abolitionnistes et les experts qu&rsquo;ils sollicitent s&rsquo;efforcent de prouver que les injonctions l&eacute;tales administr&eacute;es aux condamn&eacute;s &agrave; mort dans certains &Eacute;tats des &Eacute;tats-Unis provoquent des souffrances incompatibles avec les limites &eacute;rig&eacute;es par le 8<sup>e</sup> amendement de la Constitution am&eacute;ricaine. Mariam Benalioua apporte un &eacute;clairage &agrave; la preuve judiciaire en contexte autoritaire en livrant une observation ethnographique d&rsquo;un proc&egrave;s engag&eacute; au Maroc contre une journaliste accus&eacute;e d&rsquo;avoir eu recours &agrave; un avortement.</p>
<p>Pour la troisi&egrave;me contribution du dossier, la preuve en justice n&rsquo;est plus qu&rsquo;un horizon, qui impose d&rsquo;anticiper certaines attentes, mais qui ouvre aussi l&rsquo;espace probatoire &agrave; d&rsquo;autres formes et d&rsquo;autres discours. Dans ce texte, Marine Delaunay et Romain Juston Morival d&eacute;crivent les consultations propos&eacute;es par certaines unit&eacute; m&eacute;dico-judiciaires pour prendre en charge les violences conjugales et sexuelles en dehors de la situation qui justifie couramment leur intervention, &agrave; savoir l&rsquo;existence d&rsquo;une r&eacute;quisition &eacute;mise par un magistrat &agrave; la suite du d&eacute;p&ocirc;t d&rsquo;une plainte par la victime. Ici, le certificat m&eacute;dical produit n&rsquo;est pas construit comme un &eacute;l&eacute;ment du dossier probatoire. Il est une ressource pour une &eacute;ventuelle proc&eacute;dure ult&eacute;rieure (qui s&rsquo;av&egrave;re rare), ce qui impose d&rsquo;anticiper les exigences de la proc&eacute;dure dans une sorte de mim&eacute;tisme avec la proc&eacute;dure sur r&eacute;quisition, mais recompose &eacute;galement la preuve en rendant possible la r&eacute;insertion de logiques de soin largement &eacute;vacu&eacute;es de l&rsquo;expertise m&eacute;dico-l&eacute;gale et pointe vers le r&ocirc;le jou&eacute; par des &laquo;&nbsp;interm&eacute;diaires du droit et de la preuve&nbsp;&raquo; jusqu&rsquo;alors peu visibles, comme les secr&eacute;taires, les infirmi&egrave;res, les membres d&rsquo;associations de victimes, les juristes ou les psychologues qui interviennent au sein des unit&eacute;s m&eacute;dico-judiciaires ou des Maisons des femmes.</p>
<p>Si la proc&eacute;dure en justice reste ici pr&eacute;sente en creux, ce n&rsquo;est pas le cas des deux contributions suivantes. Maena Berger &eacute;tudie la construction d&rsquo;une preuve journalistique, qui permettra d&rsquo;&eacute;tablir la participation de djihadistes fran&ccedil;ais &agrave; des exactions commises en Syrie. Si le travail de la preuve est orient&eacute; par les exigences propres au champ professionnel du journalisme, la grammaire de la trajectoire de la preuve reste op&eacute;rante et rend en particulier attentif &agrave; la coconstruction de la preuve par le journaliste (qui met la preuve en forme, mobilise son capital r&eacute;putationnel, etc.) et son fixeur local. L&rsquo;article montre avec finesse comment le cr&eacute;dit pr&ecirc;t&eacute; aux images fournies par le fixeur repose sur une tension entre la prise en compte des liens d&rsquo;attachement de ce fixeur et son effacement derri&egrave;re la narration journalistique. L&rsquo;article r&eacute;dig&eacute; par Laurine Li&egrave;vremont s&rsquo;attache, quant &agrave; lui, &agrave; analyser comment est produite une preuve en math&eacute;matiques fondamentales. Prenant appui sur un travail ethnographique au laboratoire, l&rsquo;article s&rsquo;attache aux mat&eacute;rialit&eacute;s engag&eacute;es dans la preuve (les images jouent ici un r&ocirc;le inattendu) et d&eacute;crit les interactions entre coll&egrave;gues qui permettent de faire &eacute;merger la preuve&nbsp;: &laquo;&nbsp;produire une preuve math&eacute;matique est une t&acirc;che collective&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;99).</p>
<p>Le dossier &laquo;&nbsp;Les trajectoires de la preuve&nbsp;&raquo; int&eacute;resse enfin par les variations d&rsquo;&eacute;chelle et de forme qu&rsquo;il propose&nbsp;: articles de recherche/entretiens, perspectives contemporaines/historiques, travail d&rsquo;enqu&ecirc;te/travail artistique. Suivant la politique &eacute;ditoriale de la revue, qui donne une large place aux traductions et aux entretiens, le dossier propose trois textes qui ne constituent pas, &agrave; proprement parler, des articles scientifiques, mais qui soutiennent ind&eacute;niablement le propos d&rsquo;ensemble. Il s&rsquo;agit d&rsquo;abord d&rsquo;un texte de Gottlieb Schnapper-Arndt, traduit de l&rsquo;allemand et pr&eacute;sent&eacute; par Martin Herrnstadt et L&eacute;a Renard. Ce texte, publi&eacute; en 1888, donne &agrave; voir l&rsquo;&eacute;mergence et la consolidation des discussions sur les m&eacute;thodes d&rsquo;enqu&ecirc;te sociale. L&rsquo;auteur, sp&eacute;cialiste de statistique sociale, d&eacute;veloppe une analyse critique d&rsquo;un rapport du <em>Verein f&uuml;r Socialpolitik</em> (dont il est membre) portant sur l&rsquo;usure dans les campagnes. Schnapper-Arndt multiplie les critiques m&eacute;thodologiques &agrave; l&rsquo;encontre de cette enqu&ecirc;te, dont le cr&eacute;dit est puissamment soutenu par la mobilisation apparente de l&rsquo;appareil des sciences sociales alors qu&rsquo;elle laisse en r&eacute;alit&eacute;, par son insuffisante rigueur statistique, libre cours aux pr&eacute;jug&eacute;s antis&eacute;mites des enqu&ecirc;t&eacute;s. Ensuite, le dossier propose un entretien avec les artistes Galdric Fleury et Antoine Fontaine qui mobilisent, au sein du duo <em>fleuryfontaine,</em> des outils au croisement de l&rsquo;art contemporain, de la chor&eacute;graphie et des techniques d&rsquo;imagerie 3D pour &eacute;tablir et donner &agrave; voir des actes de violences polici&egrave;res commis en France &agrave; partir de 2016. Ce travail propose de r&eacute;fl&eacute;chir sur la preuve &agrave; partir de l&rsquo;effacement, en apparence paradoxal, des corps des policiers auteurs de violences. La d&eacute;marche, qui &eacute;voque celle du photographe Thierry Fournier dans sa s&eacute;rie &laquo;&nbsp;La Main invisible&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn8" name="_ftnref8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a>, invite &agrave; saisir autrement les espaces et les r&eacute;gimes juridiques de maintien de l&rsquo;ordre qui s&rsquo;y d&eacute;ploient et qu&rsquo;ils rendent possibles. Galdric Fleury a prolong&eacute; ce travail en proposant aux juges, dans le cadre de l&rsquo;expertise judiciaire, un dispositif technique de spatialisation inspir&eacute; de celui de <em>fleuryfontaine</em>. Le dossier se cl&ocirc;t par un entretien avec l&rsquo;historienne moderniste Caroline Cunill. La sp&eacute;cialiste de la civilisation hispanique montre comment les communaut&eacute;s autochtones d&rsquo;Am&eacute;rique, soumises &agrave; la domination coloniale europ&eacute;enne, ont, aux XVIe et XVIIe si&egrave;cles, mobilis&eacute; en justice les t&eacute;moignages, les preuves &eacute;crites, les preuves mat&eacute;rielles. L&rsquo;analyse, appuy&eacute;e sur un vaste travail d&rsquo;archives, donne au dossier une profondeur historique bienvenue et souligne la pertinence des grilles d&rsquo;analyse utilis&eacute;es &agrave; cette &eacute;chelle.</p>
<p>Avec &laquo;&nbsp;Les trajectoires de la preuve&nbsp;&raquo;, la revue <em>Trac&eacute;s</em> propose un tr&egrave;s riche parcours, mobilisant une grande diversit&eacute; de terrains empiriques et historiques. Le revers de cette extension est que le dossier peut parfois donner l&rsquo;impression d&rsquo;une certaine dispersion. Mais cette impression de lecture doit &ecirc;tre d&eacute;pass&eacute;e&nbsp;: la coh&eacute;rence du dossier est bien r&eacute;elle et le propos introductif des coordinateurs et coordinatrices constitue une aide pr&eacute;cieuse pour s&rsquo;y orienter.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; F. Chateauraynaud, &laquo;&nbsp;L&rsquo;&eacute;preuve du tangible. Exp&eacute;riences de l&rsquo;enqu&ecirc;te et surgissements de la preuve&nbsp;&raquo;, <em>in </em>B.&nbsp;Karsanti et L.&nbsp;Qu&eacute;r&eacute;, <em>La croyance et l&rsquo;enqu&ecirc;te. Aux sources du pragmatisme</em>, Ed. de l&rsquo;EHESS, coll. &laquo;&nbsp;Raisons pratiques&nbsp;&raquo;, 2004, p.&nbsp;167-194.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; F. Chateauraynaud, <em>Argumenter dans un champ de forces. Essai de balistique sociologique</em>, &Eacute;ditions Petra, coll. &laquo;&nbsp;Pragmatismes&nbsp;&raquo;, 2011.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; R.&nbsp;Dulong, &laquo;&nbsp;Les op&eacute;rateurs de factualit&eacute;. Les ingr&eacute;dients mat&eacute;riels et affectuels de l&rsquo;&eacute;vidence historique&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, 1997, vol.&nbsp;10, n&deg;&nbsp;39, p. 65-85&nbsp;; R.&nbsp;Dulong, <em>Le t&eacute;moin oculaire. Les conditions sociales de l&rsquo;attestation personnelle</em>, Ed. de l&rsquo;EHESS, 1998.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; L.&nbsp;Daston (Ed.), <em>Biographies of Scientific Objects</em>, The University of Chicago Press, 2000.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; A.&nbsp;Appadurai (Ed.), <em>The Social Life of Things. Commodities in Cultural Perspective</em>, Cambridge University Press, 1986.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref6" name="_ftn6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; K.&nbsp;Biber, <em>In Crime&rsquo;s Archive. The Cultural Afterlife of Evidence</em>, Routledge, 2019.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref7" name="_ftn7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; J.&nbsp;Sonnleitner, &laquo; Memory and materiality: The becoming of biographic objects after war and forced displacement &raquo;, <em>Journal of Material Culture</em>, 2024, vol.&nbsp;29, n&deg;&nbsp;3, p.&nbsp;361-376.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref8" name="_ftn8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans la s&eacute;rie &laquo;&nbsp;La Main invisible&nbsp;&raquo; (2020), le photographe et plasticien Thierry Fournier expose des photographies de presse repr&eacute;sentant des violences polici&egrave;res apr&egrave;s effacement des policiers (<a href="https://www.thierryfournier.net/la-main-invisible/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://www.thierryfournier.net/la-main-invisible/</a>).</p>]]></content>
	<updated>2026-02-19T11:09:05+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">La Cour constitutionnelle fédérale allemande. Reconstruire une démocratie par le droit (1945-1961) | Aurore Gaillet</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Aurore Gaillet, La Cour constitutionnelle f&eacute;d&eacute;rale allemande. Reconstruire une d&eacute;mocratie par le dr...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET-334x500.jpg 334w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET-768x1151.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET.jpg 1001w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET-334x500.jpg 334w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET-768x1151.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-GAiLLET.jpg 1001w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Aurore Gaillet, <em>La Cour constitutionnelle f&eacute;d&eacute;rale allemande. Reconstruire une d&eacute;mocratie par le droit (1945-1961) </em></strong>(pr&eacute;faces de Dieter Grimm et Michael Stolleis), Paris : &Eacute;ditions La m&eacute;moire du droit, 2021, 549 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Antoine Corre-Basset (Universit&eacute; de Rouen Normandie, CUREJ)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le r&eacute;cit est si connu qu&rsquo;on serait presque tent&eacute; de se demander d&rsquo;abord &agrave; quoi bon un tel ouvrage&nbsp;: en r&eacute;action aux atrocit&eacute;s nazies et aux insuffisances de la constitution weimarienne, le constituant allemand, en 1949, a voulu cr&eacute;er une institution &agrave; m&ecirc;me de prot&eacute;ger efficacement les droits individuels. C&rsquo;est ainsi qu&rsquo;est n&eacute;e la Cour constitutionnelle f&eacute;d&eacute;rale (CCF), et ainsi qu&rsquo;elle a pu entamer une marche triomphale jusqu&rsquo;&agrave; devenir, aujourd&rsquo;hui, un parangon de toute justice constitutionnelle.</p>
<p>Trop connu, peut-&ecirc;tre, et c&rsquo;est tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;ouvrage que consacre Aurore Gaillet aux premi&egrave;res ann&eacute;es de cette juridiction&nbsp;: par-del&agrave; les approximations et id&eacute;es re&ccedil;ues, elle propose de replacer sa cr&eacute;ation dans le contexte historique de la reconstruction allemande, afin de montrer comment a &eacute;merg&eacute;, l&agrave; et alors, une nouvelle mani&egrave;re de penser la d&eacute;mocratie.</p>
<p>En reconstruisant sa d&eacute;mocratie par le droit, l&rsquo;Allemagne de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre aurait en effet r&eacute;ussi &agrave; d&eacute;passer l&rsquo;antinomie entre la conception majoritaire de la d&eacute;mocratie et le caract&egrave;re contre-majoritaire de la justice constitutionnelle &ndash; c&rsquo;est en tout cas l&rsquo;hypoth&egrave;se que l&rsquo;on peut faire en constatant le fort taux d&rsquo;adh&eacute;sion que rencontre la CCF dans la population allemande. C&rsquo;est cette fonction d&rsquo;int&eacute;gration constitutionnelle, celle qui a abouti au &laquo;&nbsp;patriotisme constitutionnel&nbsp;&raquo; popularis&eacute; par J. Habermas, un patriotisme d&eacute;pouill&eacute; de tout enracinement dans une nation ou une culture (p. 54), propre &agrave; la R&eacute;publique f&eacute;d&eacute;rale depuis sa cr&eacute;ation, qu&rsquo;aurait remplie la CCF, et qui expliquerait son succ&egrave;s.</p>
<p>Encore faut-il pour s&rsquo;en convaincre comprendre ce qui s&rsquo;est jou&eacute; lors du moment fondateur&nbsp;: ce qui est advenu, quelles autres voies auraient pu &ecirc;tre emprunt&eacute;es et quels r&eacute;cits, surtout, ont &eacute;t&eacute; construits dans la r&eacute;ception des premiers choix op&eacute;r&eacute;s. Ce sont ces premiers moments, en effet, qui ouvrent les sentiers sur lesquels s&rsquo;engagent ensuite les acteurs<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. L&rsquo;autrice se concentre &agrave; cet effet sur la premi&egrave;re d&eacute;cennie d&rsquo;activit&eacute; de la Cour et entend montrer comme l&rsquo;institution s&rsquo;enracine dans un contexte historique sp&eacute;cifique, qu&rsquo;elle a elle-m&ecirc;me &eacute;galement contribu&eacute; &agrave; fa&ccedil;onner. En s&rsquo;appuyant notamment sur les archives rendues accessibles depuis peu et sur la litt&eacute;rature r&eacute;cente qui a pu en tirer de premiers enseignements, elle s&rsquo;attache au r&ocirc;le jou&eacute; par la CCF dans la reconstruction de la d&eacute;mocratie allemande (p. 73 et sv.). Le cheminement lui-m&ecirc;me est diachronique&nbsp;: la premi&egrave;re partie du livre est consacr&eacute;e &agrave; la p&eacute;riode 1945-1951, o&ugrave; l&rsquo;on retrouve les pr&eacute;mices de l&rsquo;institution. Les deux suivantes portent sur sa premi&egrave;re d&eacute;cennie, envisag&eacute;e d&rsquo;abord du point de vue des rapports institutionnels, ensuite des bases jurisprudentielles qu&rsquo;elle pose alors.</p>
<p>Afin de ne pas tomber dans une lecture r&eacute;trospective &ndash; et donc anachronique &ndash; de l&rsquo;&eacute;laboration de la CCF, A. Gaillet montre la diversit&eacute; des voies qui ont &eacute;t&eacute; explor&eacute;es entre 1945 et 1951. M&ecirc;me une fois acquise l&rsquo;id&eacute;e que la nouvelle constitution devait prot&eacute;ger la d&eacute;mocratie aussi contre le l&eacute;gislateur, il restait &agrave; savoir comment, concr&egrave;tement, faire. Si la CCF est aujourd&rsquo;hui r&eacute;guli&egrave;rement pr&eacute;sent&eacute;e (trop rapidement) comme un type de cour constitutionnelle kels&eacute;nienne, revenir sur l&rsquo;histoire de sa cr&eacute;ation permet de voir qu&rsquo;il n&rsquo;existait pas de chemin tout trac&eacute; dans cette direction. Entre 1945 et 1951, les d&eacute;bats puis les &agrave;-coups, constitutionnels et l&eacute;gislatifs, se sont inscrits &agrave; la fois dans une longue tradition allemande, marqu&eacute;e notamment par la pens&eacute;e des droits publics subjectifs et une &laquo;&nbsp;culture sp&eacute;cifique de la confiance dans le droit&nbsp;&raquo; (C. M&ouml;llers, p. 98), et dans le contexte imm&eacute;diat de l&rsquo;apr&egrave;s-Seconde Guerre mondiale. Encore ne faut-il pas se restreindre &agrave; l&rsquo;id&eacute;e, un peu simpliste, du plus jamais &ccedil;a&nbsp;: le grand int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;ouvrage est de montrer, appuy&eacute; sur une tr&egrave;s large &eacute;rudition, comment les d&eacute;bats intellectuels d&eacute;j&agrave; men&eacute;s sous Weimar ont &eacute;t&eacute; repris &agrave; frais nouveaux &agrave; partir de 1945&nbsp;: &laquo;&nbsp;l&rsquo;ann&eacute;e z&eacute;ro&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Allemagne n&rsquo;&eacute;tait pas sans pass&eacute;.</p>
<p>Les r&eacute;flexions de R. Smend sur la place que prennent les valeurs en droit constitutionnel b&eacute;n&eacute;ficient ainsi alors d&rsquo;une large diffusion. Elles expliquent, mieux qu&rsquo;un banal effet de balancier entre positivisme et jusnaturalisme qui serait illustr&eacute; par la &laquo;&nbsp;conversion&nbsp;&raquo; de Radbruch (l&agrave; aussi, d&rsquo;ailleurs, en revenir aux textes permet de nuancer consid&eacute;rablement ce pr&eacute;tendu jusnaturalisme de Radbruch), la fonction d&rsquo;int&eacute;gration qui a pu &ecirc;tre confi&eacute;e &agrave; la CCF, permettant de d&eacute;passer la difficult&eacute; contre-majoritaire. Cette fonction, &eacute;labor&eacute;e par Smend avant la guerre, devenait particuli&egrave;rement fertile dans le champ de ruines, physique et moral, de 1945 (p. 126-140).</p>
<p>La voie pour en arriver aux formulations de la Loi fondamentale a donc &eacute;t&eacute; trac&eacute;e bien plus dans un r&eacute;seau de contraintes, tant anciennes que r&eacute;centes, que par l&rsquo;application claire d&rsquo;un mod&egrave;le pr&eacute;con&ccedil;u. Ces dispositions constitutionnelles elles-m&ecirc;mes &eacute;taient d&rsquo;ailleurs insuffisantes pour faire de la Cour ce qu&rsquo;elle est devenue&nbsp;: travers&eacute;es de compromis dilatoires, elles devaient encore &ecirc;tre compl&eacute;t&eacute;es par le l&eacute;gislateur, notamment pour introduire le recours constitutionnel qui para&icirc;t la caract&eacute;riser si spontan&eacute;ment aujourd&rsquo;hui. Le renouveau d&eacute;mocratique qu&rsquo;a accompagn&eacute; la Cour n&rsquo;&eacute;tait donc pas donn&eacute; d&egrave;s le d&eacute;part, pas plus d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;il ne se refl&eacute;tait, comme on le croit souvent, dans sa composition&nbsp;: ses premiers membres n&rsquo;&eacute;taient pas tous indemnes de toute compromission avec le r&eacute;gime nazi (et, contrairement &agrave; une id&eacute;e re&ccedil;ue form&eacute;e &agrave; partir des d&eacute;veloppements ult&eacute;rieurs, les professeurs de droit n&rsquo;y &eacute;taient pas nombreux).</p>
<p>C&rsquo;est incontestablement l&rsquo;une des richesses de l&rsquo;ouvrage&nbsp;: ajoutant &agrave; l&rsquo;analyse juridique l&rsquo;&eacute;tude historique, il permet de prendre une distance n&eacute;cessaire par rapport au regard, le plus souvent r&eacute;trospectif, qu&rsquo;on porte aujourd&rsquo;hui sur l&rsquo;institution. Le lecteur per&ccedil;oit mieux, ainsi, &agrave; quel point cette p&eacute;riode de fondation ne trace pas &agrave; elle seule une voie qui aurait n&eacute;cessairement conduit &agrave; la situation actuelle.</p>
<p>Les premi&egrave;res ann&eacute;es de la Cour, qui font l&rsquo;objet des deux parties suivantes de l&rsquo;ouvrage, n&rsquo;offrent d&rsquo;ailleurs pas un autre spectacle. En les pr&eacute;sentant d&rsquo;abord au prisme de son affirmation institutionnelle, A. Gaillet montre comment la jurisprudence de Karlsruhe s&rsquo;ancre dans le r&eacute;seau de tensions constitu&eacute; par ses rapports avec les autres organes constitutionnels et juridictionnels. Ces premi&egrave;res ann&eacute;es, marqu&eacute;es par une multitude de grandes d&eacute;cisions, doivent &ecirc;tre &eacute;clair&eacute;es non seulement par une perspective interne, mais aussi par un regard sur le contexte politique et institutionnel dans lequel &eacute;voluaient la Cour et les juges qui la composaient. &Agrave; cet &eacute;gard, outre une pr&eacute;sentation claire et pr&eacute;cise des grands jalons de la p&eacute;riode (la question du statut, abord&eacute;e comme un tout au moyen du m&eacute;morandum de Leibholz et des diff&eacute;rentes d&eacute;cisions pertinentes&nbsp;; les grandes d&eacute;cisions relatives aux rapports de la CCF avec les autres juridictions&nbsp;: <em>L&uuml;th</em>, en premier lieu, qui permet aussi bien de pr&eacute;ciser l&rsquo;ordre de valeurs sur lequel se fondera d&eacute;sormais la jurisprudence que l&rsquo;effet horizontal des droits fondamentaux, mais aussi d&rsquo;autres, moins connues du public fran&ccedil;ais, par lesquelles la CCF peut, avec l&rsquo;appui du l&eacute;gislateur parfois, s&rsquo;imposer face aux r&eacute;ticences de la Cour f&eacute;d&eacute;rale de justice), l&rsquo;ouvrage apporte une connaissance des acteurs&nbsp;: l&rsquo;effort prosopographique est particuli&egrave;rement &eacute;clairant, et bienvenu dans l&rsquo;ouvrage. Articul&eacute; avec la perspective institutionnelle, il permet notamment d&rsquo;appuyer l&rsquo;une des th&egrave;ses de l&rsquo;autrice&nbsp;: la contradiction apport&eacute;e par des autorit&eacute;s particuli&egrave;rement conservatrices (T. Dehler, ministre de la Justice entre 1949 et 1953 ou H. Weinkauff, pr&eacute;sident de la Cour f&eacute;d&eacute;rale de justice entre 1950 et 1960) a pouss&eacute; la CCF &agrave; la forte affirmation institutionnelle et jurisprudentielle de sa premi&egrave;re d&eacute;cennie (p. 209).</p>
<p>Le m&ecirc;me type d&rsquo;approche permet non seulement, dans la derni&egrave;re partie du livre, de pr&eacute;senter un ensemble de d&eacute;cisions fondamentales pour le droit constitutionnel allemand, et de mani&egrave;re g&eacute;n&eacute;rale pour la dogmatique allemande des droits fondamentaux, mais aussi de les resituer dans leur contexte historique &ndash; rappelant ainsi que l&rsquo;&eacute;tat du droit que l&rsquo;on conna&icirc;t aujourd&rsquo;hui n&rsquo;est pas sorti tout arm&eacute; d&egrave;s ces premi&egrave;res d&eacute;cisions. &Agrave; l&rsquo;exemple du principe de proportionnalit&eacute;, dont sont signal&eacute;s &agrave; la fois la construction progressive et le caract&egrave;re un peu forc&eacute; du rattachement g&eacute;n&eacute;ralement fait &agrave; la d&eacute;cision <em>Pharmacies&nbsp;</em>de 1958 (p. 412-413), les concepts qui paraissent aujourd&rsquo;hui les plus incontestables ont eux aussi une histoire, faite de choix et de renoncements&nbsp;: remettre &agrave; l&rsquo;esprit cette dimension de contingence est sans doute toujours sain, le juriste inclinant souvent &agrave; prendre les concepts pour des v&eacute;rit&eacute;s &eacute;tablies une fois pour toutes.</p>
<p>Cette derni&egrave;re partie, tout utile qu&rsquo;elle soit, peut &eacute;galement laisser le lecteur sur sa faim. Certes, non-sp&eacute;cialistes (et sp&eacute;cialistes, d&rsquo;ailleurs) y trouveront une pr&eacute;sentation bienvenue de ces d&eacute;cisions connues de mani&egrave;re souvent rudimentaire en France. Celles qui sont expos&eacute;es ici (et dans la partie pr&eacute;c&eacute;dente) donneront donc des bases solides &agrave; qui peut avoir besoin d&rsquo;une r&eacute;flexion sur la justice constitutionnelle et la dogmatique des droits fondamentaux. Cependant, et c&rsquo;est sans doute l&rsquo;ampleur du sujet qui rendait la chose in&eacute;vitable, la description demeure parfois un peu rapide&nbsp;: qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de la question justement de cette dogmatique, dont les premi&egrave;res pierres sont pos&eacute;es alors de mani&egrave;re assez rudimentaires, mais qui a donn&eacute; lieu depuis &agrave; une construction d&rsquo;un raffinement peut-&ecirc;tre excessif, ou de la r&eacute;ception r&eacute;serv&eacute;e &agrave; tel ou tel arr&ecirc;t (l&rsquo;arr&ecirc;t <em>Elfes </em>de 1957, en particulier), l&rsquo;autrice entrouvre des perspectives critiques sans finalement s&rsquo;y engager, faute de place. Il ne reste plus alors au lecteur, pourvu qu&rsquo;il ma&icirc;trise l&rsquo;allemand, qu&rsquo;&agrave; suivre les tr&egrave;s riches r&eacute;f&eacute;rences bibliographiques qui sont signal&eacute;es.&nbsp;</p>
<p>Au moment de conclure son ouvrage, A. Gaillet reconna&icirc;t &laquo;&nbsp;avec humilit&eacute; [que] l&rsquo;entreprise n&rsquo;est pas achev&eacute;e&nbsp;&raquo; (p. 459). Il n&rsquo;est d&rsquo;ailleurs pas certain qu&rsquo;elle pouvait vraiment l&rsquo;&ecirc;tre, sauf &agrave; devenir une somme concurren&ccedil;ant les volumineux recueils familiers aux juristes allemands. Ce n&rsquo;est en tout cas pas faute d&rsquo;&eacute;rudition&nbsp;: le texte est travers&eacute; de r&eacute;f&eacute;rences aux d&eacute;bats qui ont occup&eacute; la science juridique allemande au 20<sup>e</sup> si&egrave;cle, et offre &agrave; celui qui le souhaite les ressources pour approfondir tel ou tel point. Par l&rsquo;ampleur de son sujet et les ouvertures qu&rsquo;il permet, il comble en ce sens une lacune dans la bibliographie fran&ccedil;aise. Il stimule &eacute;galement, par les limites m&ecirc;mes que reconna&icirc;t l&rsquo;autrice, la r&eacute;flexion&nbsp;: pas tant sur la CCF elle-m&ecirc;me que, par la r&eacute;trospection &agrave; laquelle engage le regard comparatiste, sur la mani&egrave;re de faire du droit constitutionnel en France, voire sur la question de la science du droit. Sur le droit constitutionnel, car la perspective historique qui traverse l&rsquo;ouvrage signale, par contraste, ce qu&rsquo;aurait &agrave; gagner la doctrine constitutionnelle en &eacute;tudiant plus souvent le Conseil constitutionnel d&rsquo;un point de vue plus historique et sociologique<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Sur la science du droit, surtout&nbsp;: si l&rsquo;ambition de l&rsquo;ouvrage est de &laquo;&nbsp;d&eacute;passer les fronti&egrave;res du droit et des juristes&nbsp;&raquo; (p. 69), les d&eacute;veloppements eux-m&ecirc;mes n&rsquo;ont rien qui choque v&eacute;ritablement le juriste (au moins le publiciste). Ce n&rsquo;est pas, me semble-t-il, que l&rsquo;autrice ait &eacute;chou&eacute; dans son projet, et fait malgr&eacute; tout du droit en croyant faire autre chose&nbsp;; cela tient plut&ocirc;t &agrave; une question plus profonde&nbsp;: une fois sortie de la dogmatique, purifi&eacute;e de tout ce qui serait ext&eacute;rieur au droit, peut-il y avoir une science sp&eacute;cifique du droit, une science qui ne soit pas de l&rsquo;histoire ou de la sociologie&nbsp;? L&rsquo;effort pluridisciplinaire produit par A. Gaillet me semble plut&ocirc;t indiquer une r&eacute;ponse n&eacute;gative. Outre des connaissances pr&eacute;cieuses sur un ordre juridique qui fait aujourd&rsquo;hui r&eacute;f&eacute;rence en mati&egrave;re de justice constitutionnelle, le juriste trouvera donc mati&egrave;re, &agrave; un second niveau, &agrave; revenir &agrave; sa question &eacute;ternelle&nbsp;: que fait-il au juste quand il fait du droit&nbsp;?</p>
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<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>Pour une application de cette appr&eacute;hension en termes de &laquo;&nbsp;d&eacute;pendance au sentier&nbsp;&raquo; des ph&eacute;nom&egrave;nes juridiques, voir V. R&eacute;veill&egrave;re, <em>Le juge et le travail des concepts. Le cas de la citoyennet&eacute; europ&eacute;enne</em>, th&egrave;se, Institut universitaire europ&eacute;en, 2017, p. 237 (renvoyant notamment &agrave; O. A. Hathaway, &laquo; Path dependence in the law: The course and pattern of legal change in a common law system &raquo;, <em>Iowa Law Review</em>, 2001, vol. 86, p. 601&#8209;665).</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>Pour un travail sociologique appliqu&eacute; au Conseil d&rsquo;&Eacute;tat, on peut signaler la th&egrave;se de C. Bosvieux-Onyekwelu, <em>D&rsquo;une sociodic&eacute;e &agrave; un savoir d&rsquo;&Eacute;tat : le service public, une tentative de mise en forme du monde social par le droit (1873-1940)</em>, Universit&eacute; Paris-Saclay, 2016.</p>
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	<updated>2026-02-19T10:24:29+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-18:/280237</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/reframing-informal-justice-local-legal-practices-in-the-drc/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Reframing “Informal Justice”: Local Legal Practices in the DRC and Their Unexpected Formality</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>This post draws on the research article: &ldquo;&laquo; Je suis tout ce qu&rsquo;il y a de plus formel &raquo; : analyse par...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>This post draws on the research article: <a href="https://medialibrary.uantwerpen.be/files/5576/ccbdf3fc-1266-4782-86a7-d17b67a4be17.pdf#page=195)" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&ldquo;&laquo; Je suis tout ce qu&rsquo;il y a de plus formel &raquo; : analyse par le bas des pratiques de justice locale dans deux provinces de la RDC&rdquo;</a>, by Moriceau, Wetsh&rsquo;okonda Koso, de Coster &amp; Kirusha, published in <em>Conjonctures de l&rsquo;Afrique Centrale 2021</em>.</p>
<p>In development and policy discourse, local justice in sub-Saharan Africa is frequently framed as <a href="https://cdn.penalreform.org/wp-content/uploads/2013/06/rep-2001-access-to-justice-africa-en.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">informal</a>, <a href="https://globalprotectioncluster.org/sites/default/files/2023-04/Working_with_Customary_Justice_systems_Post_Conflict_2011_EN.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">customary</a>, or <a href="https://carnegieendowment.org/research/2003/10/beyond-rule-of-law-orthodoxy-the-legal-empowerment-alternative?lang=en" rel="noopener noreferrer" target="_blank">alternative</a>. These labels refer to the spontaneity, lack of structure, and -in the Democratic Republic of Congo (DRC)- <a href="https://www.researchgate.net/publication/367310849_La_justice_coutumiere_d%27Etat_sans_tribunaux_coutumiers_Vers_une_modernite_insecurisee_dans_la_resolution_des_conflits_fonciers_coutumiers_dans_l%27Est_de_la_RDC_1_Joel_BARAKA_AKILIMALI_2_et_AMATO_NTABAL" rel="noopener noreferrer" target="_blank">lack of state recognition</a>. However, field research conducted in Kongo-Central and Kasa&iuml;-Central provinces challenges this perception. Using legal pluralism as a theoretical lens, we conducted about 60 semi-structured interviews with State-court judges, customary chiefs and practitioners, community leaders, and justice seekers in 6 diverse municipalities in August and September 2019. We found that local justice mechanisms are far from informal. They are procedurally ordered, deeply rooted in local legitimacy, and often closely tied to the state.</p>
<p>During a consultation, a customary chief responded sharply when his role was described as informal: &lsquo;Me, informal? I am all about formality&rsquo;. This powerful reaction speaks to a broader reality: what is called informal justice in global policy language may, on the ground, operate with a remarkable level of formality.</p>
<p><strong>Procedural, Legitimate, Recognised</strong></p>
<p>Our fieldwork reveals that dispute resolution led by chiefs involves public hearings, designated councils, rules on admissible evidence, and even appeal procedures. The personnel involved are selected according to criteria including lineage, age, moral standing, and knowledge of local custom. Chiefs do not act alone but convene ad hoc or semi-permanent councils of respected local figures.</p>
<p>These procedures are underpinned by both customary legitimacy and state sanction. Chiefs are invested by administrative authorities at local or national levels, and are expected to maintain social harmony, but the Congolese law does not recognise their authority in the settlement of legal disputes. In practice, they resolve a broad range of disputes&mdash;from inheritance and land to minor criminal matters&mdash;with outcomes generally accepted by the parties.</p>
<p><strong>More Than Alternative</strong></p>
<p>The term Alternative Dispute Resolution (ADR), <a href="https://www.cambridgescholars.com/resources/pdfs/978-1-4438-5707-9-sample.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">often used in legal and development circles</a>, seems misapplied here. For many in rural DRC, these mechanisms are not alternatives&mdash;they are the primary, accessible, and more often used modes of justice. State courts are often remote, linguistically and procedurally alienating, and prohibitively expensive. According to consistent research data, local customary actors also enjoy <a href="https://www.peacebuildingdata.org/drc" rel="noopener noreferrer" target="_blank">greater public trust than state legal institutions</a>. One villager explained: &lsquo;With the chief, you know where your money is going. And you don&rsquo;t need to speak French&rsquo;.</p>
<p>Yet despite regional variation, we observed key commonalities: shared rules organising local customary power, same procedural patterns such as a strong emphasis on consensus, and social reconciliation over punitive sanctions. These patterns challenge the perception that customary systems are inherently fragmented or idiosyncratic.</p>
<p><strong>Legal Pluralism in Practice</strong></p>
<p>Although adjudication carried out by chiefs does not have legal recognition, collaborations do exist between local chiefs and judicial actors. These relationships, however, are fragile, inconsistent, and shaped by individual attitudes and local political dynamics. In some areas, judges work with chiefs to verify civil agreements or delineate jurisdictional boundaries. In others, they dismiss the legitimacy of any non-state process outright.</p>
<p>One magistrate stated: &lsquo;If a case arrives at my court and I see it was dealt with by a chief, I disregard it entirely. It has no legal value&rsquo;. This view, while legally defensible, ignores the fact that many chiefs are appointed by the state and serve functions similar to those of lower-tier judges. Local justice systems continue to be perceived by national judicial and political actors as an inferior form of justice &mdash; one that should either eventually disappear or be strictly subordinated to the principles of state law. Such a vision prevents the creation of a framework in which both systems can stand on equal footing, thereby hindering the emergence of a genuine intercultural dialogue of laws, as advocated by <a href="https://www.cambridge.org/core/books/law-as-a-conversation-among-equals/29A2B149BAB8473AD31AC3E60B73A036" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Gargarella</a>.</p>
<p><strong>Conclusion: Reframing Local Justice</strong></p>
<p>Our research suggests that informality is not a helpful lens through which to understand local justice in the DRC. These systems are both structured and legitimate. Recognising this formality does not mean idealising the systems, but it does demand a shift in vocabulary and policy approach, as well as in legal and development studies research.</p>
<p>As the legal pluralist <a href="https://fr.scribd.com/document/405951608/Griffiths-John-What-Is-Legal-Pluralism-1986-pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Griffiths</a> noted forty years ago, the integration of other forms of justice into the state legal system still occurs on the terms of state law, often resembling an incorporation rather than a genuine valorisation of these non-state forms, reflecting a weak legal pluralism. Recognising the formality and legitimacy of local justice mechanisms in the DRC may provide a new perspective and challenge the initiatives, embedded in justice reforms and foreign aid across various African contexts, that seek to &lsquo;formalise&rsquo; local justice through court-like training or supervision mechanisms. In pluralistic settings where legal pluralism is weakly structured, justice reform may not aim at replacement or domestication, but rather at fostering a reciprocal approach and equal dialogue, operationalising a &lsquo;strong&rsquo; legal pluralism as Griffiths envisioned.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/reframing-informal-justice-local-legal-practices-in-the-drc/" target="_blank">Reframing &ldquo;Informal Justice&rdquo;: Local Legal Practices in the DRC and Their Unexpected Formality</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-18T11:52:55+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2026-02-18T11:52:55+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="borderlands"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-17:/280164</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/18002" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">L’appréhension juridique de la nature ordinaire | Anne Treillard</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Anne Treillard, L&rsquo;appr&eacute;hension juridique de la nature ordinaire (pr&eacute;face de Jessica Makowiak), Pari...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard-194x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard-194x300.jpg 194w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard-323x500.jpg 323w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard.jpg 646w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard-194x300.jpg 194w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard-323x500.jpg 323w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/02/COUV-Treillard.jpg 646w" sizes="(max-width: 194px) 100vw, 194px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Anne Treillard, <em>L&rsquo;appr&eacute;hension juridique de la nature ordinaire</em></strong> (pr&eacute;face de Jessica Makowiak), Paris : LGDJ-Lextenso, 2024, coll. &laquo; Th&egrave;ses &raquo;, 580 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Marie-Ang&egrave;le Hermitte (CNRS-EHESS&nbsp;; ISJPS &ndash; Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on- Sorbonne)</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>Si une th&egrave;se de droit porte, en principe, sur un objet qui existe d&eacute;j&agrave;, A. Treillard s&rsquo;est affront&eacute;e &agrave; une r&eacute;flexion quasiment sans limite sur les conditions de la cr&eacute;ation d&rsquo;un objet juridique &laquo;&nbsp;clandestin&nbsp;&raquo;, celui d&rsquo;une &laquo;&nbsp;nature ordinaire&nbsp;&raquo;, inspir&eacute;e par les travaux du g&eacute;ographe L. Godet,&nbsp;qui a mis en lumi&egrave;re ce concept. En 2024, elle a donc publi&eacute; &laquo;&nbsp;<em>L&rsquo;appr&eacute;hension juridique de la nature ordinaire</em> &raquo;, travail consid&eacute;rable r&eacute;alis&eacute; sous la direction de J. Makowiak. L&rsquo;autrice a en r&eacute;alit&eacute; revisit&eacute; l&rsquo;int&eacute;gralit&eacute; du droit de l&rsquo;environnement, dont on sait qu&rsquo;il a &eacute;t&eacute; pens&eacute;, au contraire, &agrave; partir de la protection d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments de la nature &agrave; la fois exceptionnels et menac&eacute;s&nbsp;; la reconnaissance par un prix de la SFDE rel&egrave;ve donc de l&rsquo;&eacute;vidence. Mais bien au-del&agrave; du seul droit de l&rsquo;environnement, ce sont des pans entiers de l&rsquo;ordre juridique qui sont repens&eacute;s, des constitutions aux plus infimes ressorts du droit, car l&rsquo;autrice cherche partout les instruments qui pourraient servir une &eacute;volution du droit favorable &agrave; une meilleure coexistence humains/non-humains. En effet, elle &eacute;nonce clairement que l&rsquo;enjeu de la th&egrave;se est de trouver les moyens de conserver dans un &eacute;tat satisfaisant les lieux anthropis&eacute;s qui constituent notre milieu quotidien, particuli&egrave;rement la ville, &laquo;&nbsp;foyer de la nature ordinaire&nbsp;&raquo; (p. 75). Ce qui y subsiste n&rsquo;a rien de remarquable mais participe, effectivement, de la fonctionnalit&eacute; de l&rsquo;ensemble des &eacute;cosyst&egrave;mes, alors que rien ne semble pouvoir enrayer la d&eacute;gradation globale et continue des milieux de vie.</p>
<p>Anne Treillard, qui a le don de la dynamique des titres, annonce s&rsquo;appuyer sur les ressources intellectuelles trouv&eacute;es dans le pluralisme des conceptions de la nature, &laquo; richesse pour le droit &raquo;, aussi bien que dans les diff&eacute;rentes rationalit&eacute;s du droit, &laquo; richesse pour la nature ordinaire &raquo;. Le propos retient, ne serait-ce que par son c&ocirc;t&eacute; intriguant. Pourtant l&rsquo;autrice n&rsquo;y reprend que les grands principes du droit de l&rsquo;environnement et certaines techniques (fiscales, contractuelles&hellip;) jug&eacute;es &agrave; l&rsquo;aune des progr&egrave;s r&eacute;alis&eacute;s et des insuffisances constat&eacute;es. Elle sugg&egrave;re de pousser cette logique, par exemple avec l&rsquo;&eacute;laboration d&rsquo;un droit du sol (p. 157).</p>
<p>Pour autant, les obstacles restent entiers puisque les interrelations caract&eacute;ristiques de la fonctionnalit&eacute; du vivant au regard des agents physiques et chimiques avec lesquels les &ecirc;tres vivants interagissent ne sont pas prises en compte en tant que telles. &nbsp;</p>
<p>Le choix de la ville comme lieu pr&eacute;f&eacute;rentiel de la nature ordinaire est audacieux, et ne manque pas d&rsquo;arguments&nbsp;: m&ecirc;me si Anne Treillard ne le pr&eacute;cise pas, la ville est effectivement le lieu de vivants ordinaires, qu&rsquo;ils rel&egrave;vent de la nature sauvage comme les renards ou les faucons, ou de la nature commensale comme les rats ou les cafards, cette part mal-aim&eacute;e de la nature&hellip; Mais l&rsquo;essentiel de la nature en ville est domestique, comme les parcs et jardins, qui ont le m&eacute;rite d&rsquo;abriter de la nature sauvage ordinaire. Et ne faudrait-il pas faire des distinctions entre la nature ordinaire des villes <em>intra-muros,</em> celle des banlieues, celle des villages &ndash; encore diff&eacute;rente car elle est m&acirc;tin&eacute;e d&rsquo;agriculture &ndash;, celle de la r&eacute;habilitation des friches industrielles, terrain d&rsquo;exp&eacute;rimentations int&eacute;ressantes (p. 79) ? Tout ceci n&rsquo;est sans doute pas assez d&eacute;velopp&eacute; avec des exemples concrets.</p>
<p>On commence &agrave; toucher l&agrave; &agrave; une caract&eacute;ristique de la th&egrave;se qui n&rsquo;est pas sans d&eacute;sorienter le lecteur qui s&rsquo;attend &agrave; &ecirc;tre &eacute;clair&eacute; sur ce qu&rsquo;est, en fait et en droit, cette nature, peut-&ecirc;tre ordinaire mais pas si &eacute;vidente. &Agrave; ce lecteur, il manquera un chapitre faisant le tour de la notion dont la th&egrave;se donne si peu d&rsquo;exemples concrets. Pourtant l&rsquo;id&eacute;e, d&eacute;sormais banale, est pr&eacute;sente dans des documents du minist&egrave;re de l&rsquo;&Eacute;cologie, ceux des parcs naturels ou des am&eacute;nageurs, publics comme priv&eacute;s. On dispose de toute une casuistique, depuis la dispute sans fin &agrave; propos des haies et des mares jusqu&rsquo;aux techniques de fauchage, au maintien de l&rsquo;ouverture des clochers, &agrave; la cr&eacute;ation d&rsquo;une trame verte traversant une ville (une allusion y est faite), la r&eacute;ouverture de rivi&egrave;res devenues souterraines, la reconstitution de m&eacute;andres, la conservation de vieux murs en tant qu&rsquo;abris d&rsquo;esp&egrave;ces inf&eacute;od&eacute;es, etc. ; citons simplement l&rsquo;exemple du cimeti&egrave;re du P&egrave;re Lachaise qu&rsquo;une nature ordinaire mais abondante a r&eacute;investi progressivement apr&egrave;s la suppression de l&rsquo;usage des pesticides pour l&rsquo;entretien des all&eacute;es. Or chacun de ces &laquo; cas &raquo; s&rsquo;inscrit d&eacute;j&agrave; &agrave; un endroit ou un autre de l&rsquo;ordre juridique, a donn&eacute; lieu &agrave; des actes administratifs, voire &agrave; des proc&egrave;s. Le fait de n&rsquo;en avoir pas fait de recollection est une lacune importante au regard de l&rsquo;objet de l&rsquo;ouvrage, mais n&rsquo;enl&egrave;ve rien &agrave; l&rsquo;admiration, justifi&eacute;e, que l&rsquo;on peut avoir pour ce travail majeur de droit de l&rsquo;environnement.</p>
<p>Anne Treillard va s&rsquo;atteler &agrave; cette t&acirc;che &agrave; partir d&rsquo;un plan simple : &laquo; instituer &raquo; une nature ordinaire pour en &laquo; construire &raquo; le r&eacute;gime juridique.</p>
<p>Au titre de l&rsquo;acte d&rsquo;instituer, elle s&rsquo;appuie sur les diff&eacute;rentes approches conceptuelles de la nature, couvrant les d&eacute;bats sur le triptyque anthropo-&eacute;co-bio centrisme, la nature objet de droit ou sujet de droit, ou encore l&rsquo;approche &eacute;cosyst&eacute;mique, plus ou moins marchandis&eacute;e. Elle se d&eacute;partit d&rsquo;un certain nombre de charges h&eacute;rit&eacute;es&nbsp;: ainsi, des querelles sans lendemain entre pr&eacute;servation et conservation, du remplacement du mot &lsquo;nature&rsquo; par le mot &lsquo;environnement&rsquo;, trop anthropocentr&eacute;&nbsp;; du moment &lsquo;biodiversit&eacute;&rsquo;, qui ne repr&eacute;sente que la portion vivante de la biosph&egrave;re. Elle d&eacute;crit les diff&eacute;rentes mani&egrave;res dont le droit, aujourd&rsquo;hui, aborde ces questions&nbsp;&ndash; des principes g&eacute;n&eacute;raux du droit aux techniques contractuelles.</p>
<p>Le titre II de la premi&egrave;re partie du livre &eacute;tablit la liste des &laquo;&nbsp;conditions juridiques d&rsquo;appr&eacute;hension de la nature ordinaire&nbsp;&raquo;, ce qui renvoie au droit entendu dans son sens le plus large : les diff&eacute;rentes constitutions et m&eacute;canismes constitutionnels plus ou moins favorables &agrave; la reconnaissance de la nature ordinaire &ndash; on regrettera que des constitutions originales, comme la constitution philippine, ne soient pas davantage mises en valeur&nbsp;(p. 165 et sv.). On s&rsquo;&eacute;tonnera, &agrave; l&rsquo;inverse, que l&rsquo;autrice retienne l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;environnement &laquo;&nbsp;&eacute;quilibr&eacute;&nbsp;&raquo; comme &eacute;tant celle qui comprendrait la nature ordinaire, alors que la notion d&rsquo;&eacute;quilibre a &eacute;t&eacute; longtemps employ&eacute;e pour d&eacute;signer une phase &laquo;&nbsp;climax&nbsp;&raquo; des &eacute;cosyst&egrave;mes, contraire aux dynamiques du vivant. A. Treillard veut examiner les principes qui seraient favorables &agrave; la nature ordinaire (p. 185 et sv.)&nbsp;et fait, par exemple, le constat de l&rsquo;absence d&rsquo;un droit d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la nature qui, effectivement, impliquerait plus d&rsquo;attention port&eacute;e &agrave; la pr&eacute;servation de chemins libres et de pans de nature banale pr&eacute;serv&eacute;s &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur des zones urbaines. Elle examine les possibilit&eacute;s de l&rsquo;organisation territoriale &ndash; d&eacute;centralisation, d&eacute;concentration (p. 190 et sv.), les m&eacute;canismes de prise de d&eacute;cision avec plus ou moins de participation et propose une r&eacute;flexion sur le pouvoir juridictionnel. Tous ces domaines sont &eacute;tudi&eacute;s en tant que tels&nbsp;; la question de la nature ordinaire n&rsquo;appara&icirc;t qu&rsquo;au d&eacute;tour, par exemple avec la d&eacute;finition d&rsquo;indicateurs de biodiversit&eacute; (p. 208). Les d&eacute;veloppements sur les contours de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &agrave; agir ont une port&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale sans liens particuliers avec la nature ordinaire, mais A. Treillard donne des pistes int&eacute;ressantes sur les notions d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;ts diffus, macro-justice, int&eacute;r&ecirc;ts transindividuels et transg&eacute;n&eacute;rationnels (p. 253 et sv.). De la m&ecirc;me mani&egrave;re, lorsqu&rsquo;elle s&rsquo;attaque au &laquo;&nbsp;verdissement&nbsp;&raquo; de l&rsquo;office du juge, l&rsquo;essentiel porte sur le droit de l&rsquo;environnement classique. Elle pointe &agrave; raison l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des contentieux climatiques comme mod&egrave;les pour l&rsquo;int&eacute;gration de la nature ordinaire (p. 270 et sv.).</p>
<p>La deuxi&egrave;me partie de l&rsquo;ouvrage s&rsquo;attaque &agrave; la construction du r&eacute;gime juridique de cette nature ordinaire&nbsp;; de mani&egrave;re claire, elle envisage les &laquo;&nbsp;piliers&nbsp;&raquo; du futur r&eacute;gime, puis les &laquo;&nbsp;processus d&rsquo;engendrement&nbsp;&raquo;.</p>
<p>Au titre des piliers, l&rsquo;autrice insiste sur trois points. Le premier concerne la place importante qu&rsquo;il faut accorder &agrave; la soci&eacute;t&eacute; civile, car elle serait sensible &agrave; la nature ordinaire du fait de la proximit&eacute; du lien. C&rsquo;est possible, mais reste ici &laquo;&nbsp;pr&eacute;sum&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 305) alors que l&rsquo;on ne manque pas d&rsquo;exemples de mobilisations autour de la d&eacute;fense d&rsquo;un arbre ou d&rsquo;un bois&nbsp;; des conf&eacute;rences de citoyens auraient &eacute;galement &eacute;t&eacute; mobilisables. A. Treillard &eacute;voque aussi les obligations que s&rsquo;imposent certains acteurs priv&eacute;s, et n&rsquo;&eacute;lude pas la difficult&eacute; li&eacute;e &agrave; la trop grande fragmentation du droit qui pourrait en r&eacute;sulter. Le deuxi&egrave;me point est celui de la qualit&eacute; du droit ainsi &eacute;dict&eacute;, ce qu&rsquo;elle fait en r&eacute;f&eacute;rence aux normativit&eacute;s diff&eacute;renci&eacute;es du droit souple propos&eacute; par C. Thibierge <a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Le troisi&egrave;me point, intitul&eacute; logique du partage, porte sur l&rsquo;attention croissante aux interrelations qui ont pour but de tenter de penser des socio-&eacute;cosyst&egrave;mes, en r&eacute;f&eacute;rence aux travaux d&rsquo;O. Barri&egrave;re (p. 355) <a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Cela d&eacute;bouche logiquement sur une r&eacute;flexion sur les m&eacute;canismes de repr&eacute;sentation, que ce soit des collectifs ou de la nature ordinaire elle-m&ecirc;me, ce qui entra&icirc;ne l&rsquo;autrice dans une r&eacute;flexion sur la coexistence des syst&egrave;mes sociaux et naturels comme zones de promiscuit&eacute;, m&eacute;ritant que l&rsquo;on s&rsquo;y arr&ecirc;te (p. 403).</p>
<p>Au titre des processus, A. Treillard vise le droit en train de se faire, l&agrave; encore &agrave; la suite de C. Thibierge. Apr&egrave;s avoir rappel&eacute; que le droit actuel, qui porte sur des esp&egrave;ces et des espaces prot&eacute;g&eacute;s, s&rsquo;est r&eacute;v&eacute;l&eacute; inefficace pour stopper la d&eacute;gradation g&eacute;n&eacute;rale des milieux de vie, elle prend parti pour un principe de protection g&eacute;n&eacute;rale des esp&egrave;ces (p. 416), y compris lorsque leurs dynamiques ne sont pas encore alarmantes. Le droit de la protection de la nature devrait coiffer l&rsquo;ensemble des branches du droit, ce qui &laquo;&nbsp;bouleverserait le droit positif&nbsp;&raquo; (p. 419 et sv.) &ndash; sachant que l&rsquo;on ne peut que constater que le droit positif en cours de reconstruction va exactement en sens inverse. L&rsquo;autrice admet d&rsquo;ailleurs les limites de l&rsquo;id&eacute;e de protection g&eacute;n&eacute;rale de la nature, puisque cela n&rsquo;emp&ecirc;cherait en rien l&rsquo;existence de r&eacute;gimes juridiques diff&eacute;renci&eacute;s (p. 430 et sv.). Le parti-pris en faveur du &laquo;&nbsp;droit souple&nbsp;&raquo; et, politiquement, d&rsquo;une logique du partage, de l&rsquo;altruisme, d&eacute;bouche sur une attention particuli&egrave;re accord&eacute;e &agrave; la sensibilit&eacute; (d&eacute;velopp&eacute;e p. 436 et sv.). A. Treillard traite, &eacute;videmment, de la question des animaux, mais elle &eacute;largit &agrave; d&rsquo;autres entit&eacute;s naturelles et arrive &agrave; illustrer, de mani&egrave;re pragmatique cette fois, des cas de nature ordinaire en &eacute;tudiant les pollutions lumineuses et sonores qui, effectivement, concernent des modifications des modes de vie de tous les &ecirc;tres vivants.</p>
<p>Au titre de la diffusion, elle voit une pression normative qui s&rsquo;exercerait par une concentration de l&rsquo;action dans toutes les branches du droit malgr&eacute; la &laquo;&nbsp;morphologie &eacute;clat&eacute;e du droit de l&rsquo;environnement&nbsp;&raquo;. Elle propose trois techniques&nbsp;: trouver des outils de convergence, par exemple entre PAC et environnement&nbsp;(l&rsquo;art. L 110-1 du Code de l&rsquo;environnement n&rsquo;a pas donn&eacute; grand-chose &agrave; ce jour) ; chercher la simplification des normes, difficile &agrave; concevoir tant le tissu vivant est d&rsquo;une infinie complexit&eacute;, et recourir &agrave; un mod&egrave;le juridique offensif et non d&eacute;fensif, proposition &agrave; la fois la plus cr&eacute;dible en termes d&rsquo;efficacit&eacute;, et la plus &eacute;loign&eacute;e en termes de faisabilit&eacute; politique actuellement.</p>
<p>Le travail est si consid&eacute;rable que ce tour d&rsquo;horizon ne permet pas de mettre en exergue l&rsquo;ensemble des points qui m&eacute;riteraient d&rsquo;&ecirc;tre discut&eacute;s plus avant. On se contentera donc ici d&rsquo;en choisir, un peu &agrave; l&rsquo;aveugle, trois.</p>
<p>Conc&eacute;dons d&rsquo;abord une faiblesse, portant sur l&rsquo;id&eacute;e qui constitue l&rsquo;objet m&ecirc;me de la th&egrave;se, la notion d&rsquo;institution, au c&oelig;ur de son projet &laquo;&nbsp;d&rsquo;instituer la nature ordinaire&nbsp;&raquo;. L&rsquo;autrice part d&rsquo;une d&eacute;finition, forc&eacute;ment insuffisante, du dictionnaire &ndash; donner un commencement &ndash;, compl&eacute;t&eacute;e par l&rsquo;id&eacute;e de &laquo;&nbsp;faire advenir &agrave; l&rsquo;univers juridique&nbsp;&raquo; (p. 47). D&rsquo;autre part, elle restreint l&rsquo;op&eacute;ration au droit public, ce qui se comprend en termes de hi&eacute;rarchie des normes et de l&rsquo;importance du processus constitutionnel en la mati&egrave;re, mais c&rsquo;est discutable&nbsp;: ainsi, lorsque le l&eacute;gislateur reconna&icirc;t les dommages caus&eacute;s aux &eacute;cosyst&egrave;mes et &agrave; leurs habitants &agrave; travers la notion de pr&eacute;judice &eacute;cologique, il les &laquo;&nbsp;institue&nbsp;&raquo; comme nouvelles entit&eacute;s dignes d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t ind&eacute;pendamment des int&eacute;r&ecirc;ts humains&nbsp;&ndash; or c&rsquo;est la Cour de cassation qui a donn&eacute; l&rsquo;impulsion au l&eacute;gislateur. Mais il est surtout dommage, d&rsquo;un point de vue th&eacute;orique, d&rsquo;avoir omis les travaux de Y. Thomas<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>. D&rsquo;article en article, il avait &eacute;tudi&eacute; pr&eacute;cis&eacute;ment ce que signifie &laquo;&nbsp;instituer&nbsp;&raquo; en d&eacute;veloppant longuement la mani&egrave;re dont le droit romain va &laquo;&nbsp;destituer&nbsp;&raquo; la sph&egrave;re du droit dit naturel car il r&eacute;git l&rsquo;ensemble des &ecirc;tres anim&eacute;s par l&rsquo;obligation de se reproduire, pour r&eacute;aliser &laquo;&nbsp;l&rsquo;institution&nbsp;&raquo; civile de la cit&eacute;, construite <em>contra naturam. </em>Or c&rsquo;est l&rsquo;op&eacute;ration inverse que l&rsquo;autrice souhaite &ndash; instituer la cit&eacute; avec et dans la nature, conform&eacute;ment aux grands cycles biog&eacute;ochimiques qui permettent la vie. L&rsquo;enjeu qu&rsquo;elle poursuit ne revient-il donc pas &agrave; instituer les interrelations entre &laquo;&nbsp;vivants ordinaires&nbsp;&raquo;, humains et non-humains (p. 56 et sv.), et entre vivants et non-vivants&nbsp;? Ces interrelations sont d&eacute;j&agrave; au c&oelig;ur de nombreuses jurisprudences et, finalement, des deux arr&ecirc;ts et des deux avis rendus par les juridictions interr&eacute;gionales et internationales en mati&egrave;re de droit climatique entre 2024 et 2025. En mettant l&rsquo;accent sur l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;un tissu du vivant, qui s&rsquo;effiloche lorsque l&rsquo;on tire un fil, cette tendance jurisprudentielle est bien une fa&ccedil;on d&rsquo;instituer la nature ordinaire.</p>
<p>En second lieu, l&rsquo;autrice affronte par petites touches la question du choix entre la nature objet, avec le r&eacute;gime particulier des <em>res communes,</em> et la nature sujet de droits, solution dite &laquo;&nbsp;pr&eacute;f&eacute;rentielle&nbsp;&raquo;. Sans la d&eacute;velopper vraiment, elle en examine quelques modalit&eacute;s (dont l&rsquo;abandon de l&rsquo;approche anthropomorphique du droit de la conservation de la nature (p. 154). Elle n&rsquo;omet pas la proposition de F. Ost, reprise d&rsquo;ailleurs sous une autre forme par A. Zabalza<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>, de briser la <em>summa divisio</em>, personnes/choses. Elle &eacute;voque donc l&rsquo;id&eacute;e assez obscure d&rsquo;une nature &laquo;&nbsp;projet de droits&nbsp;&raquo;, qui se r&eacute;sume &agrave; un m&eacute;canisme de cr&eacute;ances et de dettes, tr&egrave;s classique en lui-m&ecirc;me, innovant parce que les cr&eacute;anci&egrave;res sont les g&eacute;n&eacute;rations futures et les d&eacute;bitrices les g&eacute;n&eacute;rations pr&eacute;sentes. Ce compte-rendu se doit de rappeler que cela a &eacute;t&eacute; act&eacute;, en 2025, par la Cour internationale de justice sous une forme qui n&rsquo;abolit pas la <em>summa divisio</em> puisqu&rsquo;elle repose sur la cat&eacute;gorie de bien commun mondial, donc une chose, conserv&eacute;e et transmise par un sujet d&eacute;biteur &agrave; un sujet cr&eacute;ancier, m&ecirc;me si ces sujets, eux, ne sont encore qu&rsquo;en formation.</p>
<p>Il faut enfin signaler l&rsquo;excellence de la bibliographie, qui a le m&eacute;rite de ne pas omettre des apports d&eacute;j&agrave; anciens, des apports th&eacute;oriques autant que des travaux plus positivistes. Toute personne pourra s&rsquo;y r&eacute;f&eacute;rer. Cela n&rsquo;emp&ecirc;che pas de regretter des &eacute;tourderies, comme le fait de d&eacute;signer comme sociologue l&rsquo;ing&eacute;nieur agronome sp&eacute;cialiste de la biodiversit&eacute;, D. Couvet, ou de ne pas nommer les auteurs v&eacute;ritables d&rsquo;un livre souvent cit&eacute;<em>, L&rsquo;homme, la nature et le droit</em>, qu&rsquo;elle attribue &agrave; C. Bourgeois, alors que Christian Bourgois &ndash; sans <em>e</em> &ndash; &eacute;tait en r&eacute;alit&eacute; le directeur des &eacute;ditions portant son nom ! Par un retour sur ces presque 600 pages, on ne peut qu&rsquo;admirer la profondeur de champ que permet ce travail qui brouille les fronti&egrave;res pour balayer tout ce que devrait &ecirc;tre le droit de l&rsquo;environnement ; mais on s&rsquo;interroge aussi sur la capacit&eacute; de l&rsquo;id&eacute;e de nature ordinaire &agrave; stopper la volont&eacute; de pr&eacute;dation alors que la nature extraordinaire n&rsquo;y parvient pas.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Catherine Thibierge, &laquo;&nbsp;Le droit souple&nbsp;&raquo;,&nbsp;RTDCiv. Revue trimestrielle de droit civil, 2003, 04, p. 599.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Olivier Barri&egrave;re (dir.), <em>La coviabilit&eacute; socio-&eacute;cologique&nbsp;: r&eacute;ponses aux urgences bio-climatiques</em>, Vincennes&nbsp;: Fr&eacute;meaux et associ&eacute;s, 2025.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Yan Thomas, &laquo;&nbsp;L&rsquo;institution juridique de la nature. Remarques sur la casuistique du droit naturel &agrave; Rome&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Revue d&rsquo;histoire des facult&eacute;s de droit et de la science juridique</em>, 1988, n<sup>o&nbsp;</sup>5, p.&nbsp;103-128&nbsp;; <em>id</em>.<em>,</em> &laquo;&nbsp;L&rsquo;institution civile de la cit&eacute;&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Le&nbsp;D&eacute;bat</em>, 1993, n<sup>o&nbsp;</sup>74, p.&nbsp;23-45.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> Fran&ccedil;ois Ost, <em>La nature hors la loi, </em>Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 1995, p. 255&nbsp;; Alexandre Zabalza, &laquo;&nbsp;Les droits de la nature &agrave; la boussole des communs &ndash; Premiers jalons pour une th&eacute;orie du sujet de droit sans personnalit&eacute; juridique&nbsp;&raquo;, <em>Revue juridique de l&rsquo;environnement, </em>2024-2, vol. 49, p. 363-380.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-02-17T10:18:26+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Programme des doctoriales 2026 du RT13 – jeudi 19 mars à Lyon</title>
	<summary type="html"><![CDATA[]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div><div><a href="https://droitscisoc.hypotheses.org/files/2026/02/Base-programme-Doctoriales-2026.docx-3.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"></a></div></div>]]></content>
	<updated>2026-02-16T15:12:22+00:00</updated>
	<author><name>Nathan Rivet</name></author>
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		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-11:/279605</id>
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	<title type="html">Legal Ethics Across Borders</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In Lawyers on Trial: Hired Guns or Heroes?, Chris Whelan rejects the simplistic theories and false b...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In<a href="https://www.bloomsbury.com/uk/lawyers-on-trial-9781509977604/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> <em>Lawyers on Trial: Hired Guns or Heroes?</em></a>, Chris Whelan rejects the simplistic theories and false binaries that feature so prominently in philosophical legal ethics. Those who see lawyers as &lsquo;moral imperialists&rsquo; &ndash; the &lsquo;heroes&rsquo; of the book&rsquo;s title &ndash; maintain that lawyers are to be guided by their own moral compass (p. 224). On the other hand, proponents of the &lsquo;standard conception&rsquo; of lawyering insist that lawyers set aside their personal conscience to zealously advocate for the interests of their clients, bound only by the requirements of the law (the &lsquo;hired guns&rsquo;, p. 29-32). For Whelan, this is a false dichotomy: when faced with an ethical choice, lawyers should apply their professional judgement, taking into account the requirements of the law and the circumstances of each specific case, to identify the outcome that best serves the interests of justice (p. 38-40, p. 223). This approach may not always align with the interests of the client, or their own morality, but as Whelan demonstrates, is mostly consistent with their professional codes of conduct.</p>
<p>Whelan interrogates an extensive array of practical examples drawn from both criminal and civil law settings in the US and UK to show how lawyers will inevitably face &lsquo;tragic choices&rsquo; (p. 223-224), whilst at the same time maintaining an ongoing critique of both the moral imperialist and standard conception perspectives. For example, Whelan offers a nuanced assessment of the morality of &lsquo;creative compliance&rsquo;, where lawyers identify and exploit gaps, or loopholes, in legal rules (p. 104-112). Whilst moral imperialists might decry this activity as undermining the spirit of the law, Whelan counters with both practical and principled arguments, pointing out the spirit of a rule is often an elusive concept, and that it is in any event a foundational characteristic of the rule of law that a legal rule be followed regardless of its purpose (p. 109, 112).&nbsp; A further example is where Whelan takes issue with a core principle of the standard conception, the lawyer&rsquo;s non-accountability for their client, meaning a lawyer may take on any client regardless of how morally repugnant they or their cause might be. Whelan shows how client autonomy justifications for this stance carry weight only so far as significant harm is not caused to the autonomy of others. So non-accountability may be justifiable in the criminal justice context, but less so where lawyers act for fossil fuel companies actively aggravating the climate crisis, for example (p.36).</p>
<p>Whelan demonstrates how formal rules of professional conduct do not always help lawyers navigate these types of ethical dilemmas. For example, whilst lawyers are bound by a duty not to disclose a client&rsquo;s confidential information, there are exceptions. Some are clear, others less so. English law features a legislative override where lawyers know or suspect clients are involved in money laundering or terrorist financing (pp. 55-56). On the other hand, where solicitors in England &amp; Wales become aware their client intends to commit suicide, they are both prohibited from disclosing that fact and at the same time justified in doing so (pp. 54-55). For Whelan, disclosure may be justified where &lsquo;confidentiality costs&rsquo; are outweighed by &lsquo;disclosure benefits&rsquo; (p. 50).</p>
<p>Whelan&rsquo;s extensive examples continually highlight the importance of understanding the nuance and complexity of the lawyer&rsquo;s role in practical contexts. He considers the example of the US law firm Vinson &amp; Elkins, the much-criticised adviser to the failed energy company Enron, which Whelan presents as an especially complex and manipulative client, where the firm tended to be engaged to advise only on discrete tasks (pp. 79-81). Whilst rightly maintaining that lawyers should not turn a blind eye to their client&rsquo;s actual or potential criminal conduct, Whelan emphasises how lawyers will often be understandably ignorant of all of the facts.</p>
<p>Whelan&rsquo;s book is timely. The role of lawyers during a series of high-profile ethical scandals is rightly being closely scrutinised. At the same time, lawyers face mounting pressure to refuse to act for certain types of clients, and have been subjected to politically motivated attacks that threaten their independence. To address these challenges, lawyers need to be equipped to recognise ethical risks when they arise, and then have an adequate understanding of the applicable principles of professional conduct to respond appropriately. This is why all lawyers in practice, and not simply those who teach and study law, should read this book.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/legal-ethics-across-borders/" target="_blank">Legal Ethics Across Borders</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-11T09:00:44+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<updated>2026-02-11T09:00:44+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-04:/278947</id>
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	<title type="html">Making and Unmaking Archival Methods</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&nbsp;

In this episode of Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talks to Cris van Eijk abo...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>&nbsp;</p>
<p></p>
<p><span>In this episode of </span><em><span>Talking about Methods</span></em><span>, Professor Linda Mulcahy talks to </span>Cris van Eijk about making and unmaking archival methods. Cris reflects on critical ways of engaging with &ldquo;present moments locked into paper form, divorced from reality through the act of printing or writing&rdquo;. The speaker highlights the labour of archivists and the need to discuss the actual everyday work and affective strains of archival research.</p>
<p>&nbsp;</p>
<h3>Readings recommended by Cris van Eijk</h3>
<ul>
<li>Caswell, M. (2023) &lsquo;&ldquo;The Archive&rdquo; Is Not an Archives: Acknowledging the Intellectual Contributions of Archival Studies&rsquo;, in Prescott, A. and Wiggins, A. (eds) <em>Archives: Power, Truth, and Fiction</em>. Oxford University Press. Available at: <a href="https://escholarship.org/uc/item/7bn4v1fk" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://escholarship.org/uc/item/7bn4v1fk</a>.</li>
<li>Land, I. (2024) &lsquo;Planning for Success in the Archives&rsquo;, in <em>The Craft of Historical Research: A Practical Guide from Start to Finish</em>. Springer. Available at: <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-031-68457-9_6" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://doi.org/10.1007/978-3-031-68457-9_6</a></li>
<li>Veli&#269;kovi&#263;, M. (2023) &lsquo;Ethical Challenges of Using Trial Transcripts for Research Purposes: A Case Study of the International Criminal Tribunal for the Former Yugoslavia&rsquo;, <em>London Review of International Law </em>381 Available at: <a href="https://doi.org/10.1093/lril/lrad020" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://doi.org/10.1093/lril/lrad020</a>.(<strong>NB:</strong> This text includes a clearly indicated content warning for discussion of sexual violence and rape from pp. 391-396)</li>
<li>Orazem, K. (2020) &lsquo;Fever Dreams&rsquo;, <em>Acid Free</em>, 12. Available at: <a href="http://laacollective.org/work/fever-dreams" target="_blank" rel="noopener noreferrer">http://laacollective.org/work/fever-dreams</a>.</li>
</ul>
<h3>Work by Cris van Eijk</h3>
<div>
<ul>
<li>Van Eijk, C. (2024) &lsquo;Uncloseting Travaux&rsquo;, in O&rsquo;Hara, C. and Paige, T.P. (eds) <em>Queer Engagements with International Law: Times, Spaces, Imaginings</em>. Routledge. Available at: <a href="https://ssrn.com/abstract=4719161" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://ssrn.com/abstract=4719161</a>.</li>
</ul>
<div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p>&nbsp;</p>
</div>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/making-and-unmaking-archival-methods/" target="_blank">Making and Unmaking Archival Methods</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-02-04T09:00:29+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<updated>2026-02-04T09:00:29+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="archives; critical archival research; queer feminist"/>

	<category term="talking about methods"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-02-02:/278659</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/17980" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à contributions et à projets – Février 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>S&eacute;paration parentale : r&eacute;alit&eacute;s des familles et interventions socio-judiciaires adapt&eacute;es &ndash; ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>S&eacute;paration parentale : r&eacute;alit&eacute;s des familles et interventions socio-judiciaires adapt&eacute;es &ndash; 93e congr&egrave;s de l&rsquo;ACFAS 2026</strong></p>
<p>Universit&eacute; du Qu&eacute;bec &agrave; Trois-Rivi&egrave;res, 14 mai 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 13 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15gnf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le&nbsp; 07 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Preventive Security and State Structures &ndash; Selected French/German Perspectives</strong></p>
<p>Centre de th&eacute;orie et analyse du droit (CTAD) et Max Planck Institute &ndash; SALTO program</p>
<p>Nanterre Universit&eacute;, 13 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://ctad.cnrs.fr/2026/02/13/preventive-security-and-state-structures/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Enseignement du droit et intelligence artificielle</strong></p>
<p>Universit&eacute; Grenoble Alpes, Centre de recherches juridiques (CRJ), 25 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60280-enseignement-du-droit-et-intelligence-artificielle" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>La&iuml;cit&eacute; et droit local &ndash; Transactions et transitions en Alsace et en Moselle du XIXe si&egrave;cle au temps pr&eacute;sent</strong></p>
<p>Metz, Universit&eacute; de Lorraine, 23-25 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 27 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15kki" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le&nbsp; 27 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>&laquo; L&rsquo;acceptabilit&eacute; sociale et la gouvernance &eacute;thique des projets socialement controvers&eacute;s &raquo; &ndash; Revue <em>&Eacute;thique publique</em> (d&eacute;cembre 2026)</strong></p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 28 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/154v9" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 12 novembre 2025]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Les chrononymes en histoire du droit &ndash; Revue d&rsquo;histoire du droit </strong><a href="mailto:Clio@Themis" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong><em>Clio@Themis</em></strong></a><strong> (n&deg; 33/2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 28 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1590h" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Les d&eacute;fis de la production de connaissances sur le droit de l&rsquo;environnement &ndash; Cinquante ans de la <em>Revue juridique de l&rsquo;environnement </em></strong></p>
<p>Pau, 08 &ndash; 10 juin 2026<strong><br></strong>Date limite de soumission&nbsp;: 09 mars 2026</p>
<p><a href="https://www-sfde.u-strasbg.fr/activites/colloques" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-02-02T10:02:13+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-02-02T10:02:13+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/17965" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Février 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Le droit des biens publics face &agrave; la protection de la nature 
Facult&eacute; de droit et des sciences ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Le droit des biens publics face &agrave; la protection de la nature </strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit et des sciences sociales de Poitiers, 05-06&shy; f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15evb" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 d&eacute;cembre 2025]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>D&eacute;viances &ndash; Colloque de cl&ocirc;ture du concours jeunes chercheur&middot;e&middot;s de la revue &laquo; <em>D&eacute;viance et Soci&eacute;t&eacute;</em> &raquo; </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lausanne, 05-06&shy; mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15i3n" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 15 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le droit du vivant</strong></p>
<p>Themis-UM. Laboratoire de recherche en droit, Le Mans Universit&eacute;, 26&shy; mars 2026</p>
<p><a href="https://themis-um.univ-lemans.fr/fr/actualites/agenda-2026/mars-2026/le-droit-du-vivant.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>R&eacute;former le droit des majeurs prot&eacute;g&eacute;s : pourquoi ? Comment ? Jusqu&rsquo;&agrave; quel point ? &raquo; &ndash; Acte 2. Mandataire judiciaire &agrave; la protection des majeurs : quel(s) sens donner &agrave; cette profession ?</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen, ICREJ, 31 mars 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15iul" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 19 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-02-02T09:51:11+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-02-02T09:51:11+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/17953" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Février 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Ariane CORNERIER, R&eacute;ensauvager les espaces maritimes en Europe ; constitution des dispositifs du se...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Ariane CORNERIER, R&eacute;ensauvager les espaces maritimes en Europe ; constitution des dispositifs du <em>seawilding</em> et crit&egrave;res de l&eacute;gitimation (scientifiques, politiques et sociaux) au regard des politiques de protection de la nature</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Saclay GS, 02 f&eacute;vrier 2026 (Sciences politiques)</p>
<p><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=136377&amp;site=PSaclay&amp;" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Alexis Bienvenu OYOMBI, L&rsquo;int&eacute;gration des normes Safe dans le syst&egrave;me douanier de la communaut&eacute; &eacute;conomique et mon&eacute;taire des &Eacute;tats d&rsquo;Afrique centrale (CEMAC)</strong></p>
<p>Aix-Marseille Universit&eacute;, 04 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/90" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Kervens VALCIN, Le contentieux de la propri&eacute;t&eacute; fonci&egrave;re en Ha&iuml;ti &agrave; partir de 1804</strong><br>Avignon Universit&eacute;, 04 f&eacute;vrier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=198363&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Charlotte COLOGNI, L&rsquo;&eacute;galit&eacute; professionnelle entre les femmes et les hommes en droit de la fonction publique. &Eacute;tude relative aux carri&egrave;res de l&rsquo;administration parisienne</strong><br>Universit&eacute; Clermont Auvergne, 06 f&eacute;vrier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151335&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Abdelhamid KAIS, Le droit alg&eacute;rien sur les march&eacute;s publics et les standards internationaux</strong></p>
<p>Universit&eacute;&nbsp; Paris 8 Vincennes &ndash;Saint-Denis, 06 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://sciences-sociales.univ-paris8.fr/soutenance-de-these-abdelhamid-kais" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Yao Justin KOUMAKO, L&rsquo;</strong><strong>&Eacute;tat &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du cyberespace</strong></p>
<p>Universit&eacute; Sorbonne Paris Nord (Universit&eacute; Paris XIII), 06 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://erasme.univ-spn.fr/soutenances-de-these/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>G&ouml;khan AVCI, Arbitrage en droit public : &eacute;tude compar&eacute;e France-Turquie</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 11 f&eacute;vrier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179533&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Avci GOKHAN, Arbitrage en droit public&nbsp;: comparaison France-Turquie</strong></p>
<p>Panth&eacute;on-Assas Universit&eacute;, 11 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/recherche/soutenances-de-theses/arbitrage-en-droit-public-etude-comparee-france-turqui" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Giulia SULPIZI, Le parlementaire, dans son groupe : entre repr&eacute;sentativit&eacute;, responsabilit&eacute; et r&eacute;activit&eacute;</strong></p>
<p>Universit&eacute; Sorbonne Paris Nord (Universit&eacute; Paris XIII), 16 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://erasme.univ-spn.fr/soutenances-de-these/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Alexandra ROUX, Les nouvelles formes de conflit arm&eacute; au regard du droit international public</strong><br>Universit&eacute; Paris Nanterre, 25 f&eacute;vrier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111182&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Charles GUILLORIT, La libert&eacute; litt&eacute;raire en France et en Tch&eacute;coslovaquie au second XXe si&egrave;cle : Perspectives d&rsquo;histoire compar&eacute;e</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 27 f&eacute;vrier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=100783&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><br></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-02-02T09:25:10+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-02-02T09:25:10+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-30:/278339</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/17913" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Le pouvoir discrétionnaire en pratique(s) | Annalisa Lendaro (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Annalisa Lendaro (dir.), Le pouvoir discr&eacute;tionnaire en pratique(s), Paris&nbsp;: LGDJ, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Dro...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/01/COUV-Lendaro.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/01/COUV-Lendaro-192x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/01/COUV-Lendaro-192x300.jpg 192w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/01/COUV-Lendaro.jpg 251w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/01/COUV-Lendaro-192x300.jpg 192w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/01/COUV-Lendaro.jpg 251w" sizes="(max-width: 192px) 100vw, 192px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Annalisa Lendaro (dir.), <em>Le pouvoir discr&eacute;tionnaire en pratique(s)</em></strong>, Paris&nbsp;: LGDJ, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Droit et soci&eacute;t&eacute;. Recherches et travaux&nbsp;&raquo;, 40, 180 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Fran&ccedil;oise Dreyfus (professeure &eacute;m&eacute;rite de science politique &ndash; Universit&eacute; Paris 1/CESSP)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>De quelles marges de man&oelig;uvre disposent <em>de facto</em>, dans l&rsquo;exercice de leurs fonctions, les agents du pouvoir ex&eacute;cutif ainsi que les diff&eacute;rents acteurs participant &agrave; la mise en &oelig;uvre des politiques publiques ? Cette question complexe, dans la mesure o&ugrave; sont en jeu le pouvoir d&rsquo;interpr&eacute;tation des textes juridiques, la pratique des agents publics, le contr&ocirc;le exerc&eacute; sur leur action, la d&eacute;finition de ses limites, fait l&rsquo;objet des analyses auxquelles est consacr&eacute; cet ouvrage, fruit d&rsquo;un colloque organis&eacute; en 2022 par l&rsquo;&eacute;quipe du projet DisPow soutenu par l&rsquo;ANR. Son int&eacute;r&ecirc;t et sa richesse tiennent en particulier au d&eacute;centrement de l&rsquo;approche juridique au profit de la sociologie et de sa m&eacute;thodologie : enqu&ecirc;tes et observations de terrain permettent de mettre au jour la diversit&eacute; des usages du pouvoir discr&eacute;tionnaire et des finalit&eacute;s poursuivies par ceux qui en <em>disposent.</em></p>
<p>L&rsquo;une des premi&egrave;res interrogations &agrave; laquelle se confronte la pr&eacute;face de H. Benthouami concerne l&rsquo;essence de la discr&eacute;tionnarit&eacute; qui implique une libert&eacute; d&rsquo;action conf&eacute;r&eacute;e par les textes habilitant son d&eacute;tenteur, au risque que dans certaines circonstances ce pouvoir confine &agrave; l&rsquo;arbitraire. Une certaine g&ecirc;ne r&eacute;sulte des confusions sur le sens des termes &laquo;&nbsp;juridictionalisation&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;juridicisation<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>&nbsp;&raquo; (p. 10), nuisant un peu &agrave; la clart&eacute; du propos de la philosophe, peu famili&egrave;re des notions juridiques.</p>
<p>Dans son excellente introduction, A. Lendaro &eacute;voque le contexte &ndash;&nbsp;attentats, mouvements sociaux, Gilets jaunes et Covid-19 &ndash;&nbsp; ayant conduit &agrave; adopter des mesures restrictives des libert&eacute;s et &agrave; renouveler l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t et les discussions sur l&rsquo;&eacute;tendue du pouvoir discr&eacute;tionnaire en d&eacute;mocratie. Qu&rsquo;il soit exerc&eacute; par les instances &eacute;tatiques ou &agrave; des niveaux plus modestes par des agents publics voire priv&eacute;s, le pouvoir discr&eacute;tionnaire peut &ecirc;tre d&eacute;crit soit en se r&eacute;f&eacute;rant &agrave; la d&eacute;finition consensuelle qu&rsquo;en donnent les juristes &ndash;&nbsp;&laquo;&nbsp;latitude dans la prise de d&eacute;cision&nbsp;&raquo; &ndash;&nbsp;, soit d&rsquo;un point de vue r&eacute;gulationniste comme r&eacute;sultant d&rsquo;un manque de normes. &Agrave; l&rsquo;encontre de cette opposition binaire, les travaux se rattachant au courant des <em>socio-legal studies</em> consid&egrave;rent que le discr&eacute;tionnaire est inh&eacute;rent &agrave; l&rsquo;application des normes, et qu&rsquo;il importe de s&rsquo;int&eacute;resser aux conditions sociales, politiques et organisationnelles de son usage, lequel s&rsquo;inscrit &eacute;galement dans des dynamiques collectives, des enjeux de pouvoir et des interactions qui caract&eacute;risent la nature relationnelle du discr&eacute;tionnaire. Cette approche th&eacute;orique commande la d&eacute;marche m&eacute;thodologique d&rsquo;enqu&ecirc;te et d&rsquo;observation, bien qu&rsquo;il puisse &ecirc;tre difficile de la mettre en &oelig;uvre dans les &laquo;&nbsp;zones grises de la gouvernance&nbsp;&raquo; (p. 23).</p>
<p>&nbsp;Trois chapitres formant la premi&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage consacr&eacute;e &agrave; &laquo;&nbsp;un pouvoir discr&eacute;tionnaire d&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;?&nbsp;&raquo; s&rsquo;attachent &agrave; sa pratique dans diff&eacute;rentes configurations.</p>
<p>S. Hennette-Vauchez s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence qui, contrairement &agrave; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;exception, serait compatible avec l&rsquo;&Eacute;tat de droit, et est d&eacute;fini comme r&eacute;gime habilitant l&rsquo;ex&eacute;cutif &agrave; agir discr&eacute;tionnairement pour la pr&eacute;servation de l&rsquo;ordre public. Qu&rsquo;il s&rsquo;agisse des textes, motiv&eacute;s depuis 2015 par l&rsquo;urgence anti-terroriste, dont a &eacute;t&eacute; saisi le Conseil constitutionnel ou, &agrave; partir de 2020, des mesures d&rsquo;urgence sanitaire d&eacute;f&eacute;r&eacute;es au juge administratif, la balance entre le poids conf&eacute;r&eacute; &agrave; l&rsquo;ordre public et celui dont b&eacute;n&eacute;ficient les libert&eacute;s individuelles a &eacute;t&eacute; globalement d&eacute;favorable &agrave; ces derni&egrave;res. Par ailleurs, les gouvernants semblent faire peu de cas des d&eacute;cisions juridictionnelles lorsqu&rsquo;elles remettent en question la politique s&eacute;curitaire et estiment que ce sont des obstacles surmontables. Les pouvoirs accrus dont disposent d&eacute;sormais les pr&eacute;fets, en vertu de la loi renfor&ccedil;ant la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure et la lutte contre le terrorisme (2017) qui int&egrave;gre dans le droit commun quatre des piliers de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence, attestent du brouillage des fronti&egrave;res entre le discr&eacute;tionnaire et l&rsquo;arbitraire autorisant, <em>de facto,</em> le franchissement de la ligne.</p>
<p>La remarquable &eacute;tude de terrain que consacre A. Daill&egrave;res aux &laquo;&nbsp;Multiverbalis&eacute;s&nbsp;&raquo; nous informe d&rsquo;une part sur les pratiques de verbalisation quotidiennes et r&eacute;it&eacute;r&eacute;es de la police, la mani&egrave;re dont ses agents justifient l&rsquo;exercice discr&eacute;tionnaire de leur pouvoir, et d&rsquo;autre part sur l&rsquo;opinion des jeunes des quartiers qui sont la cible de l&rsquo;action publique.</p>
<p>Depuis 2000, les amendes forfaitaires concernant une multiplicit&eacute; d&rsquo;infractions, les policiers disposent d&rsquo;un tr&egrave;s large &eacute;ventail de possibilit&eacute;s pour verbaliser les populations en contravention pour troubles &agrave; la tranquillit&eacute;, incivilit&eacute;s, d&eacute;faut d&rsquo;attestation de sortie en temps de Covid, etc&hellip; Par ailleurs, ils b&eacute;n&eacute;ficient aussi d&rsquo;une autonomie quasi totale pour appr&eacute;cier qui et pourquoi il convient de verbaliser.</p>
<p>Les jeunes multi-verbalis&eacute;s expliquent ainsi le comportement des policiers : ils n&rsquo;ont rien &agrave; faire et ils s&rsquo;ennuient (verbaliser fait passer le temps), ils sont racistes et veulent que les Arabes et les Noirs s&rsquo;en aillent hors de l&rsquo;espace public, ils pratiquent des repr&eacute;sailles contre les &laquo;&nbsp;insoumis&nbsp;&raquo;&nbsp;&agrave; l&rsquo;autorit&eacute;. Ces jeunes n&rsquo;ont aucune consid&eacute;ration pour les flics en uniforme, alors qu&rsquo;ils en ont pour les &laquo;&nbsp;vrais&nbsp;&raquo; flics (GIGN, etc&hellip;) dont ils feraient volontiers eux-m&ecirc;mes partie. Enfin, la multi-verbalisation est ressentie comme injuste, les amendes sont fix&eacute;es &laquo;&nbsp;gratuitement&nbsp;&raquo;, les PV sont faux, en bref ce pouvoir policier est v&eacute;cu comme abusif d&rsquo;autant qu&rsquo;il &eacute;chappe au contr&ocirc;le du juge, renfor&ccedil;ant un sentiment d&rsquo;impuissance et de r&eacute;signation fataliste &agrave; l&rsquo;&eacute;gard d&rsquo;agents qui sont toujours gagnants.&nbsp;</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute; C. Gabarro s&rsquo;est int&eacute;ress&eacute; au pouvoir discr&eacute;tionnaire des agents de l&rsquo;assurance-maladie qui doivent d&eacute;cider si les demandeurs de l&rsquo;aide m&eacute;dicale d&rsquo;&Eacute;tat (AME) remplissent les conditions y donnant droit. L&rsquo;enqu&ecirc;te et l&rsquo;observation ont permis de mettre en &eacute;vidence l&rsquo;identit&eacute; professionnelle de ces agents du <em>back office </em>bas&eacute;e sur un ethos l&eacute;galiste, impliquant neutralit&eacute; et devoir de r&eacute;serve. Bien que le travail d&rsquo;interpr&eacute;tation des textes soit confi&eacute; dans chaque caisse primaire d&rsquo;assurance maladie &agrave; un service d&eacute;di&eacute;, l&rsquo;augmentation des t&acirc;ches li&eacute;e &agrave; la manag&eacute;rialisation de l&rsquo;organisation ne lui permet pas d&rsquo;&ecirc;tre &agrave; jour d&rsquo;une r&eacute;glementation &eacute;volutive&nbsp;et contraint les agents charg&eacute;s de la qualification des dossiers de d&eacute;cider, en d&eacute;pit du flou des r&egrave;gles, si les demandeurs ont droit &agrave; l&rsquo;AME. &Eacute;tant cens&eacute;s appliquer la r&eacute;glementation sans marge de man&oelig;uvre, celle-ci n&rsquo;est pas v&eacute;cue par les agents comme une ressource mais comme un risque dans la mesure o&ugrave; ils craignent que leur comp&eacute;tence professionnelle soit prise en d&eacute;faut. Toutefois certains agents, peu soucieux de leur productivit&eacute;, consid&eacute;rant le syst&egrave;me trop rigide et privil&eacute;giant la logique sociale de leur travail, utilisent les petites marges discr&eacute;tionnaires dont ils disposent au profit des demandeurs. En revanche, la lutte contre la fraude et les abus est largement revendiqu&eacute;e par les agents attach&eacute;s &agrave; la valeur du syst&egrave;me social, qu&rsquo;il convient de sauvegarder.</p>
<p>Les trois chapitres de la seconde partie de l&rsquo;ouvrage interrogent le point de savoir &agrave; qui profite le pouvoir discr&eacute;tionnaire. E. Zougb&eacute;d&eacute;, combinant deux approches &ndash;&nbsp; interactionniste et ethnographique &ndash;,&nbsp; d&eacute;cortique le processus de r&eacute;gularisation du s&eacute;jour des sans-papiers au travail, initi&eacute; &agrave; la suite des gr&egrave;ves de 2008-2009 et dont les modalit&eacute;s ont &eacute;t&eacute; &eacute;tablies par la circulaire Valls de novembre 2012. L&rsquo;observation au quotidien d&rsquo;une permanence syndicale et de quinze r&eacute;unions avec la pr&eacute;fecture de Paris, au cours desquelles sont examin&eacute;s les dossiers de demandeurs de r&eacute;gularisation pr&eacute;sent&eacute;s par la CGT, permet de montrer comment s&rsquo;exerce le discr&eacute;tionnaire. D&rsquo;une part, par l&rsquo;interpr&eacute;tation de la circulaire Valls qui, bien que listant clairement les crit&egrave;res ouvrant droit &agrave; la r&eacute;gularisation, laisse aux pr&eacute;fectures le soin d&rsquo;appr&eacute;cier si les preuves et attestations de la pr&eacute;sence et du travail en France sont fiables et convaincantes. D&rsquo;autre part, par la CGT qui monte et instruit les dossiers et pr&eacute;sente strat&eacute;giquement ceux qui ont le plus de chances d&rsquo;&ecirc;tre accept&eacute;s. Les r&eacute;unions mensuelles, du fait de leur r&eacute;currence, sont ritualis&eacute;es et routinis&eacute;es. Mais en pointant des &laquo;&nbsp;sujets&nbsp;&raquo; dont l&rsquo;interpr&eacute;tation donn&eacute;e par la pr&eacute;fecture est &eacute;volutive, le syndicat &nbsp;se permet de ren&eacute;gocier le cadre d&rsquo;application de la circulaire&nbsp;: cet aspect des rapports&nbsp; de force entre la CGT et la pr&eacute;fecture est bien illustr&eacute; par le compte-rendu d&rsquo;une r&eacute;union tenue en ao&ucirc;t 2018&nbsp;; les &laquo;&nbsp;<em>small talks</em>&nbsp;&raquo; qui y sont &eacute;chang&eacute;s participent&nbsp; de la m&ecirc;me dynamique&nbsp;: il s&rsquo;agit pour le syndicat de limiter le pouvoir discr&eacute;tionnaire de la pr&eacute;fecture en agitant la menace d&rsquo;une gr&egrave;ve des travailleurs sans papiers.</p>
<p>C. V&eacute;niat &eacute;tudie, quant &agrave; elle, comment le pouvoir discr&eacute;tionnaire a &eacute;t&eacute; utilis&eacute; pour &eacute;viter l&rsquo;expulsion d&rsquo;un bidonville occupant ill&eacute;galement un terrain. Il s&rsquo;agit ici de l&rsquo;engagement d&rsquo;un &eacute;lu municipal et du directeur de cabinet du maire &agrave; venir en aide aux familles roms menac&eacute;es par un arr&ecirc;t&eacute; municipal de p&eacute;ril contredisant le jugement leur accordant un d&eacute;lai de huit mois pour quitter leur &laquo; <em>Platz</em>&nbsp;&raquo;. La connivence officieuse entre ces acteurs officiels &ndash;&nbsp; soutenus par des militants &ndash;&nbsp; n&eacute;gociant discr&egrave;tement avec des occupants du bidonville a permis que ces derniers acceptent une solution de repli pour huit mois : d&eacute;m&eacute;nager secr&egrave;tement sur un terrain mitoyen le samedi matin pour que cette nouvelle occupation ill&eacute;gale ne soit constat&eacute;e que le lundi matin, soit apr&egrave;s 48 heures (le d&eacute;lai n&eacute;cessaire pour emp&ecirc;cher une expulsion). Cette belle enqu&ecirc;te ethnographique met en &eacute;vidence comment l&rsquo;usage d&rsquo;un pouvoir discr&eacute;tionnaire peut &ecirc;tre mis au service des plus faibles et ne pas se limiter &agrave; renforcer l&rsquo;autorit&eacute; de ses d&eacute;tenteurs.</p>
<p>Dans le dernier chapitre du livre M. Mar&eacute;chal examine, &agrave; partir d&rsquo;une fine observation et de trente-cinq entretiens avec des interpr&egrave;tes, le type de pouvoir dont disposent ces derniers lors des entretiens des officiers de l&rsquo;OFPRA avec les demandeurs d&rsquo;asile. En d&eacute;pit du flou des normes encadrant l&rsquo;interpr&eacute;tation et de leur position subalterne dans le dispositif, les interpr&egrave;tes sont garants de la compr&eacute;hension entre les deux interlocuteurs&nbsp;; leur r&ocirc;le est &eacute;galement essentiel dans la retranscription &eacute;crite des propos du demandeur qu&rsquo;effectue l&rsquo;officier de l&rsquo;OFPRA. Si l&rsquo;institution attend de ses interpr&egrave;tes une neutralit&eacute; totale dans l&rsquo;exercice de leur travail, on constate &laquo;&nbsp;qu&rsquo;ils s&rsquo;impliquent tr&egrave;s diff&eacute;remment dans l&rsquo;examen discr&eacute;tionnaire des demandes en fonction&hellip; de leurs liens avec les contextes sociologiques dont parlent les demandeurs d&rsquo;asile et&hellip; de leur alignement sur les finalit&eacute;s administratives de l&rsquo;entretien&nbsp;&raquo; (p. 133). Quoiqu&rsquo;il en soit, n&rsquo;&eacute;tant d&eacute;positaires d&rsquo;aucune autorit&eacute;, leurs pratiques se situent dans les marges de celles dont disposent les officiers de l&rsquo;OFPRA.</p>
<p>Rappelant dans sa conclusion les divers &eacute;clairages donn&eacute;s dans l&rsquo;ouvrage sur l&rsquo;anatomie du discr&eacute;tionnaire en pratique(s), A. Lendaro ouvre de nouvelles perspectives de recherche&nbsp;: &eacute;tude des assignations raciales concernant tant les publics que les agents d&eacute;cidant de faire droit &agrave; leurs demandes&nbsp;; impact de l&rsquo;intelligence artificielle sur l&rsquo;usage du discr&eacute;tionnaire dans les processus d&eacute;cisionnels&nbsp;; espaces de contestation et nouvelles formes qu&rsquo;elle prend. Quant &agrave; V. Dubois, il revient dans sa postface sur la place centrale de la notion de pouvoir discr&eacute;tionnaire en tant qu&rsquo;outil d&rsquo;analyse de la mise en &oelig;uvre des politiques publiques par la <em>street level bureaucracy </em>et plus largement du <em>law in practice, </em>et souligne que c&rsquo;est la conception relationnelle et processuelle du pouvoir, telle que formul&eacute;e par M. Foucault, qui sert de fil rouge &agrave; l&rsquo;ouvrage et pourrait permettre aussi d&rsquo;analyser la d&eacute;rive arbitraire du pouvoir discr&eacute;tionnaire.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Sur le sens du terme, voir J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse, &laquo;&nbsp;Judiciarisation ou juridicisation?&nbsp;&raquo;, <em>Politix</em>, 2009, 22 (86), p. 73-86.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-29T16:44:48+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<updated>2026-01-29T16:44:48+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<title type="html">[Parution] N° 121 – Droit et Société</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Au sommaire du n&deg; 121 (2025/3) de Droit et Soci&eacute;t&eacute; :
Sommaire
&Eacute;TUDES

&laquo;&nbsp;De l&rsquo;emp&ecirc;cheur de tourner e...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Au sommaire du n&deg; 121 (2025/3) de <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> :</p>
<h1>Sommaire</h1>
<p><strong>&Eacute;TUDES</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-455?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;De l&rsquo;emp&ecirc;cheur de tourner en rond au superh&eacute;ros&nbsp;: le travail de mise en conformit&eacute; des <em>Data Protection Officers</em>&raquo;</a>, par <strong>Alexis Louvion</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-479?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Liquidations et redressements judiciaires&nbsp;: comment les juges consulaires hi&eacute;rarchisent les d&eacute;faillances d&rsquo;entreprises&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Virginie Blum</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-503?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Marginalisation des pr&eacute;venu&middot;es dans le travail narratif de la preuve : la pratique des juges en comparution imm&eacute;diate&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Matt&eacute;o Giouse</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-525?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;T&eacute;moins du silence : le martyre de la mafia comme preuve (Italie, 1992-2022)&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Deborah Puccio-Den</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-547?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;La m&eacute;diation emp&ecirc;ch&eacute;e ? Liaisons &eacute;cologiques et freins &agrave; son institution en mati&egrave;re p&eacute;nale&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Vincent R&eacute;vil</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-569?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Les conclusions des rapporteurs publics comme l&eacute;gitimation du pouvoir jurisprudentiel du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Esteban Renaud</strong></li>
</ul>
<p><strong>&Agrave; PROPOS</strong></p>
<p><strong><em>In Memoriam</em></strong></p>
<ul>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-597?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Guy Rocher : une sociologie g&eacute;n&eacute;rale du droit&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Yan S&eacute;n&eacute;chal</strong></li>
</ul>
<p><strong><em>Compte rendu</em></strong></p>
<ul>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-603?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;L&rsquo;esprit politique des savoirs, entre certitudes et incertitudes&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Michel Coutu</strong></li>
</ul>
<p><strong>REGARDS SOCIO-JURIDIQUES SUR LA SOLIDARIT&Eacute;<br></strong>Coordonn&eacute; par Achim Seifert et Eva Kocher, en partenariat avec la <em>Zeitschrift f&uuml;r Rechtssoziologie</em></p>
<ul>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-617?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Les racines conceptuelles de l&rsquo;&Eacute;tat social moderne en France et en Allemagne&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Achim Seifert</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-627?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;La solidarit&eacute; au prisme des mod&egrave;les sociaux&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Alain Supiot</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3-page-643?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;L&rsquo;incidence du concept de solidarit&eacute; sociale dans le droit fran&ccedil;ais des contrats&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Anne-Sylvie Courdier</strong></li>
</ul>
<h1>Diffusion</h1>
<p>Ce num&eacute;ro est disponible en version num&eacute;rique (en acc&egrave;s ouvert imm&eacute;diat) <a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2025-3?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">sur Cairn</a> et en version papier (&agrave; l&rsquo;achat) <a href="https://www.lgdj.fr/revue-droit-et-societe-121-2025-9782275158655.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">sur le site des &Eacute;ditions Lextenso</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-28T14:34:06+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-01-28T14:34:06+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-28:/277994</id>
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	<title type="html">Law, Cross-Pressures, and Deconstruction</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>One of the things that struck me powerfully when I first began to study it, was the sense of being ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<div></div>
<p>One of the things that struck me powerfully when I first began to study it, was the sense of being in cross-pressured fields where arguments (concerned with case law, statutes, treaty provisions, and other legal sources) lead in diametrically opposed directions. I looked for methodological approaches to understand these cross-pressures and, found in the writings of Jack Balkin an entry point into deconstruction. Some examples will focus what I mean by cross pressures. A judge considering the creation of a new liability rule in negligence law may see it as offering enhanced security. But she may be uneasy about reducing the freedom of action of potential defendants. An academic whose field of study is EU law may, while seeing attractions in the idea of &lsquo;ever closer union&rsquo;, recognize that member-states think inter-governmentalism important. Cross pressures of this sort can induce in those who experience them the condition that philosophers label &lsquo;aporia&rsquo; (which arises when perplexity overwhelms people who seek to move forward in particular fields). This sense of being at a loss comes with the territory of law. As a way of approaching the study of texts, deconstruction helps us to understand it more fully.</p>
<p>Deconstruction is a critical interpretative practice&nbsp;that&nbsp;rapidly&nbsp;gained currency in the field of literary theory over&nbsp;half-a-century&nbsp;ago.&nbsp;Subsequently,&nbsp;a number of&nbsp;legal academics&nbsp;(<em>e.g</em>., Drucilla Cornell and Jack Balkin)&nbsp;took it up with a view to revealing the inherent instability of legal language. When legal academics work along these lines, we might see them as doing no more than alerting us to a fact about what Balkin has called &lsquo;human culture&rsquo; (the cross pressures that exist in our linguistic resources). But this would be to downplay the interpretative burdens that deconstruction places on readers. These burdens led Jacques Derrida, who introduced the term &lsquo;deconstruction&rsquo;, to describe it (somewhat reluctantly) as an &lsquo;exorbitant&rsquo; method.</p>
<p>The relevance of this method to the cross pressures&nbsp;that exist in legal contexts&nbsp;is easy to explain. Lawyers who engage in deconstruction&nbsp;read texts closely with the aim of&nbsp;identifying&nbsp;within them what they call &lsquo;binary&nbsp;oppositions&rsquo;. Here, we can talk (taking our cues from Derrida) of&nbsp;<em>explication de&nbsp;texte</em>&nbsp;(which involves poring over a text&nbsp;so as&nbsp;to&nbsp;identify&nbsp;its most prominent features). But&nbsp;<em>explication de&nbsp;texte</em> is only the first of two components in the practice of deconstruction. Once a binary opposition has come into view, deconstructionists dwell on the relationship between its two poles.&nbsp;&nbsp;Their aim in doing so is to establish which of the two enjoys a privileged position relative to the other (whose position is marginal). This interpretive activity is a prelude to a deconstructive reversal. This involves a switch in the order of priority as between the two poles. Here, deconstructionists talk of &lsquo;hermeneutic violence&rsquo;. This might, for example, involve an EU lawyer in arguing not for &lsquo;ever closer union&rsquo; (or &lsquo;more Europe&rsquo;) but, rather, for a new relationship between member-states in which inter-governmentalism has a central place. As expressions like &lsquo;binary opposition&rsquo;, &lsquo;<em>explication de&nbsp;texte&rsquo;</em>,&nbsp;and &lsquo;hermeneutic violence&rsquo; illustrate,&nbsp;a vocabulary has&nbsp;grown up&nbsp;around deconstruction that may&nbsp;seem&nbsp;rather&nbsp;forbidding. This point also applies to another&nbsp;term&nbsp;that has&nbsp;a central place&nbsp;in deconstruction.&nbsp;This term is &lsquo;the metaphysics of presence&rsquo;.&nbsp;Derrida uses it to bring into focus the tendency people have to assume that sources of enduring truth can be found in the values (<em>e.g</em>., security) or ends (<em>e.g</em>., &lsquo;ever closer union&rsquo;) they&nbsp;prioritize. To the extent that people think along these lines, it becomes possible to see why the phrase &lsquo;hermeneutic violence&rsquo; has relevance to deconstructive reversals. Such reversals&nbsp;reduce to a marginal status&nbsp;the building blocks of contexts that have&nbsp;acquired&nbsp;a familiar appearance (<em>e.g</em>., a&nbsp;value,&nbsp;such as security,&nbsp;that bulks large in&nbsp;tort lawyers&rsquo;&nbsp;minds).</p>
<p>This is a point that applies to political and constitutional theory in societies such as the USA&nbsp;and&nbsp;the UK. In these contexts, the writings of John Rawls and Ronald Dworkin have encouraged the idea that it is possible to move towards an ideal end-state (in which an enduring commitment to social justice exists). Rawls&nbsp;encourages this idea&nbsp;in&nbsp;his account&nbsp;of ideal political theory&nbsp;(which&nbsp;develops the conception of a&nbsp;&lsquo;perfectly just&rsquo;&nbsp;social structure).&nbsp;However, he&nbsp;also introduces the idea of &lsquo;non-ideal&rsquo; political theory (which&nbsp;relates to&nbsp;&lsquo;less happy&rsquo; circumstances&nbsp;that can impede the pursuit of justice).&nbsp;Rawls&rsquo;s distinction presents us with a binary&nbsp;opposition. Moreover, we might&nbsp;perform&nbsp;a&nbsp;deconstructive reversal by using&nbsp;non-ideal theory to argue&nbsp;that&nbsp;we&nbsp;are situated&nbsp;on a ship of state on a sea of contingency,&nbsp;rather than&nbsp;poised to take up residence in an&nbsp;enduring&nbsp;end-state.</p>
<p>Here, again, we&nbsp;encounter&nbsp;cross-pressures. They will not disappear from&nbsp;our work. But deconstruction&nbsp;can&nbsp;help us understand them&nbsp;rather better.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/law-cross-pressures-and-deconstruction/" target="_blank">Law, Cross-Pressures, and Deconstruction</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-28T09:00:38+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<updated>2026-01-28T09:00:38+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-26:/277848</id>
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	<title type="html">Rechtsvergleich mit Hilfe Künstlicher Intelligenz (KI)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Mustererkennung ist eine herausragende F&auml;higkeit fortgeschrittener KI. Den &raquo;strukturellen&laquo;&nbsp; Vergleic...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Mustererkennung ist eine herausragende F&auml;higkeit fortgeschrittener KI. Den &raquo;strukturellen&laquo;&nbsp; Vergleich beherrscht KI jedoch bisher kaum. Daher gilt es zu &uuml;berlegen, was man von einen &Auml;hnlichkeitsvergleich innerhalb eines Rechtssystem und &uuml;ber mehrere Rechtssysteme hinweg erwarten kann. KI bedeutet sicher nicht das Ende der Rechtsvergleichung, wird das Feld aber doch grunds&auml;tzlich ver&auml;ndern.[1] Was man erwarten kann, h&auml;ngt &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-26T08:57:20+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-01-26T08:57:20+00:00</updated>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-21:/277459</id>
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	<title type="html">Digital Hate, Real-World Harm: Youth Radicalisation and Malaysia’s Legal Response</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Malaysia&rsquo;s digital landscape has expanded dramatically, with 97% internet penetration and youngsters...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Malaysia&rsquo;s digital landscape has expanded dramatically, <a href="https://www.nst.com.my/opinion/letters/2024/11/1129867/near-flawless-digital-experience-malaysia" rel="noopener noreferrer" target="_blank">with 97% internet penetration</a> and <a href="https://www.thestar.com.my/news/focus/2024/08/18/digital-addiction-not-just-about-screen-time" rel="noopener noreferrer" target="_blank">youngsters spending nearly eight hours online daily</a>. As a nation with a Malay-Muslim majority and sizable Chinese, Indian, and indigenous minorities, its multiracial and multireligious makeup heightens the sensitivity of online expression. While digital connectivity fosters communication and community, it also exposes youth to an alarming rise in hate speech, often masked as humour, political commentary, or ideological debate.</p>
<p>To address the problem, in December 2024, <a href="https://bernama.com/en/news.php?id=2374391" rel="noopener noreferrer" target="_blank">the Government amended Section 233 of the Communications and Multimedia Act (CMA) 1998</a>, which regulates &ldquo;improper use of network facilities or services.&rdquo; The amendment, effective February 2025, replaced the vague term &ldquo;offensive&rdquo; with &ldquo;grossly offensive&rdquo; and introduced explanatory provisions, explicitly listing hate speech as a subcategory. While this was meant to tighten enforcement, the definition of hate speech as anything <a href="https://lom.agc.gov.my/pdfjs/web/viewer.html?file=../../../ilims/upload/portal/akta/outputaktap/2669326_BI/A1743%20BI-%20COMMUNICATIONS%20AND%20MULTIMEDIA%20(AMENDMENT)%20ACT%202025.pdf&amp;embedded=true#page=38&amp;zoom=auto,-54,549" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&ldquo;insulting and demeaning&rdquo;</a> remains broad and vague. It risks penalising lawful expression while failing to address attacks on race, religion, or ethnicity. <a href="https://www.article19.org/resources/repressive-amendments-communications-multimedia-act/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ARTICLE 19</a> has cautioned that such an approach falls short of international standards requiring restrictions to be precise, necessary, and legitimate; a concern I also raised when presenting preliminary findings at the 2024 Oxford Media Policy Summer Institute.</p>
<p>In Malaysia&rsquo;s multiracial context, hate speech surrounding the &ldquo;3R&rdquo; issues: religion, royalty, and race, remains particularly sensitive, with <a href="https://gaexcellence.com/ijlgc/article/view/5449/5026" rel="noopener noreferrer" target="_blank">studies</a> and <a href="https://www.nst.com.my/news/crime-courts/2024/05/1055185/terrorist-groups-using-online-video-games-%C2%A0recruit%C2%A0young-members" rel="noopener noreferrer" target="_blank">findings</a> indicating its potential to escalate into extremism through mediums such as online gaming platforms. <a href="https://saferinternetlab.org/wp-content/uploads/2024/01/Nuurrianti-Jalli-KISIP-PAPER-2024-1.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Racialised memes and jokes</a> targeting ethnic or religious groups circulate widely on TikTok and X, especially during elections. <a href="https://icct.nl/publication/fighting-extremism-gaming-platforms-set-design-principles-develop-comprehensive-pcve?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Encrypted chats and gaming platforms</a> have been misused to spread extremist ideas, raising concern from Malaysian authorities. Casual online prejudice can thus escalate into real-world radicalisation, as seen in the <a href="https://www.orfonline.org/expert-speak/online-radicalisation-in-malaysia-regional-risks-and-responses" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2024 <em>Ulu Tiram</em> attack</a>, where a youth radicalised by Islamic State (IS) content killed two police officers. Regional reports confirm this <a href="https://www.orfonline.org/expert-speak/online-radicalisation-in-malaysia-regional-risks-and-responses" rel="noopener noreferrer" target="_blank">growing online radicalisation trend in Malaysia</a>. My interviews with policymakers and youth leaders revealed how social, political, and cultural conditions fuel hate speech.</p>
<p>Senator Dr. Zulkifli Hasan, Deputy Minister in the Prime Minister&rsquo;s Department (Religious Affairs), is both a policymaker and an academic, situating the rise of hate speech within anxieties over identity politics, regional disparities, and youth digitalisation, further intensified by socio-political polarisation. This mirrors regional trends where political rhetoric seeps into digital spaces and is adopted by youth through memes and coded language. Algorithms further exacerbate this, rewarding provocative speech with visibility and making hate messages appealing to young audiences seeking affirmation. He stressed that hate speech often reflects deeper societal divides: &ldquo;When there is little meaningful interethnic engagement, young people become easy targets for divisive narratives.&rdquo; To counter this, he advocates reviving <em>Fiqh al-Muwatanah</em> (jurisprudence of citizenship) and <em>Fiqh al-Ta&rsquo;ayush</em> (jurisprudence of coexistence) as ethical, religiously grounded tools for fostering pluralism. Legally, Malaysia has relied on the Communications and Multimedia Act 1998, but these tools are reactive, punishing offenders rather than addressing root causes. He argued the greater challenge is building education and awareness initiatives that connect with young people&rsquo;s online lives.</p>
<p>Adli Zakuan Zairakithnaini, Vice President of the Malaysian Islamic Youth Movement (ABIM), pointed to the politicisation of religion and ethnicity, manipulated by leaders with extremist inclinations, as a major driver of online hatred. He also stressed the global dimension: &ldquo;Conflicts in Syria, Palestine, and Afghanistan resonate with young Muslims here, and that anger, if left unchecked, is channelled into extremist narratives.&rdquo; For him, the decline of traditional family structures that once instilled civility leaves online peer culture to shape values, often destructively. ABIM has responded by promoting digital literacy, civic education, and religious literacy to equip youth to critically interrogate divisive content. Unlike purely punitive state approaches, ABIM&rsquo;s deradicalisation programmes emphasise dialogue, mentorship, and community engagement. Success, he explained, is measured through gradual resilience-building, enabling youth to question and ultimately reject extremist narratives. He echoed Dr. Zulkifli&rsquo;s view that laws must be complemented by community-based interventions uniting civil society, schools, and state agencies to foster a healthier digital environment.</p>
<p>The Malaysian experience demonstrates why Socio-Legal Studies are essential for understanding hate speech. As <a href="https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/G/bo3774571.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Merry</a> reminds us, law is shaped by social practices and power relations rather than functioning independently. My Malaysian interviews reflect this; youth leaders emphasise how peer culture, weakened family structures, and global conflicts intensify the appeal of divisive narratives, while policymakers such as Zulkifli Hasan describe hate speech as simultaneously a legal and security problem rooted in deeper anxieties over identity politics and polarisation. These insights echo <a href="https://www.jstor.org/stable/pdf/1289306.pdf?refreqid=fastly-default%3A908acb8a03a5fd440268ee3199bd3d11&amp;ab_segments=&amp;initiator=&amp;acceptTC=1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Matsuda&rsquo;s</a> claim that hate speech sustains systemic hierarchies, and resonate with <a href="https://www.globalmediajournal.de/index.php/gmj/article/view/280/279" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Stremlau, McGeer, and Straub&rsquo;s</a> findings, which show that the impact and circulation of online hate speech are shaped by broader political, social, and cultural contexts rather than arising in isolation. The CMA amendment, while symbolically tightening definitions, risks overbreadth and may trail behind the social dynamics that normalise hostility through memes, humour, and algorithmic amplification. Situating Malaysia within this socio-legal perspective reveals that doctrinal reform alone is insufficient. <a href="https://www.ohchr.org/sites/default/files/Rabat_draft_outcome.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Rabat Plan of Action</a> points toward a more holistic strategy, where legal boundaries are reinforced by education, dialogue, and resilience-building that address the deeper anxieties of identity, pluralism, and belonging in Malaysia&rsquo;s digital sphere.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/digital-hate-real-world-harm/" target="_blank">Digital Hate, Real-World Harm: Youth Radicalisation and Malaysia&rsquo;s Legal Response</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-21T09:00:54+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<title type="html">Vergleichsobjekte und Vergleichsmengen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Im Grunde setzt jede Begriffsbildung einen Vergleich voraus, denn Begriffe zu bilden hei&szlig;t, Dinge zu...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Im Grunde setzt jede Begriffsbildung einen Vergleich voraus, denn Begriffe zu bilden hei&szlig;t, Dinge zu unterscheiden; und unterscheiden kann man nur durch Vergleichen. Schon eine blo&szlig;e Deskription oder Definition l&auml;sst sich nicht ohne Vergleich gewinnen. Das gilt erst recht f&uuml;r jede Quantifizierung. Man z&auml;hlt Objekte nur, wenn sie irgend etwas gemeinsam haben und einander insofern &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-19T09:03:45+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<title type="html">EnChair(e) – Portraits vidéos de juristes universitaires</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de Droit et Soci&eacute;t&eacute; vous invite &agrave; d&eacute;couvrir sur YouTube le projet &laquo; En Chair(e) &raquo;, por...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>La r&eacute;daction de <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> vous invite &agrave; d&eacute;couvrir sur YouTube le projet &laquo; En Chair(e) &raquo;, port&eacute; par l&rsquo;Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne avec l&rsquo;IRJS et le CEDIN et qui propose des portraits film&eacute;s de juristes universitaires, dont Fran&ccedil;ois Ost, membre de notre comit&eacute; &eacute;ditorial, mais aussi Marie-Ang&egrave;le Hermitte, Michel Troper, et d&rsquo;autres encore. L&rsquo;occasion de vous (re)plonger dans l&rsquo;&oelig;uvre de ces chercheurs et chercheuses. <a href="https://www.youtube.com/@EnChaire" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Lien pour acc&eacute;der aux vid&eacute;os</a>.</p>
<p><strong>Pr&eacute;sentation du projet :</strong> En Chair(e) est un projet audiovisuel qui pr&eacute;sente des t&eacute;moignages de juristes universitaires de tout horizon. Plut&ocirc;t qu&rsquo;une s&eacute;rie d&rsquo;entretiens, elle est con&ccedil;ue comme une s&eacute;rie de narrations et d&rsquo;autobiographies. Le dispositif encourage les invit&eacute;s &agrave; revenir sur ce qui n&rsquo;existe qu&rsquo;entre les lignes des productions publiques de la science juridique. L&rsquo;ego-histoire face cam&eacute;ra est con&ccedil;ue comme un dispositif de personnification &ndash; d&rsquo;incarnation &ndash; de cette science. Les invit&eacute;s mettent en paroles leurs parcours, reviennent sur les &eacute;crits, les enseignements, les institutions, les rencontres, et les controverses qui ont jalonn&eacute; la construction de leurs &oelig;uvres. Au fil des narrations, les parcours individuels se d&eacute;voilent sous un jour nouveau plus historique et plus incarn&eacute; mais s&rsquo;esquisse aussi une histoire contemporaine de la fabrication du droit. Tout autant pr&eacute;servation de la m&eacute;moire acad&eacute;mique que du savoir juridique, la s&eacute;rie esp&egrave;re donner une place nouvelle &agrave; la r&eacute;flexivit&eacute; des juristes.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-16T15:32:49+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-14:/276905</id>
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	<title type="html">Séminaire RT13 – Le tournant des méthodes empiriques en droit</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Le 2 f&eacute;vrier 2026, le r&eacute;seau th&eacute;matique &laquo; Sociologie du droit et de la justice &raquo; de l&rsquo;Association f...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Le 2 f&eacute;vrier 2026, le r&eacute;seau th&eacute;matique &laquo; Sociologie du droit et de la justice &raquo; de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de sociologie d&eacute;diera la troisi&egrave;me s&eacute;ance de son s&eacute;minaire &agrave; l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Ariane Amado et Armand Desprairies <em>Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit</em>, paru en octobre 2025 dans notre collection &laquo; Droit et Soci&eacute;t&eacute; &ndash; Recherches et travaux &raquo;.&nbsp;</p>
<h1><strong>Informations pratiques</strong></h1>
<p><strong>Co-organisatrices :</strong> Virginie Blum, Irene Lizzola<br><b><br></b><strong>Date</strong><b> :</b> Lundi 2 f&eacute;vrier, 11h-12h30<b><br></b><strong>Lien pour le s&eacute;minaire</strong><b> : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/36293466795895?p=K9Lmrj6zU9OeDy1aQK" target="_blank" rel="noopener noreferrer">https://teams.microsoft.com/meet/36293466795895?p=K9Lmrj6zU9OeDy1aQK</a> <b><br></b><b><br></b> <strong>D&eacute;roul&eacute; de la session</strong><b> :</b></p>
<ul>
<li>
<ul>
<li>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage <a href="https://www.lgdj.fr/le-tournant-des-methodes-empiriques-en-droit-9782275161549.html" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&laquo; Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit ? &raquo;</a> par Ariane Amado et Armand Desprairies</li>
<li>Discussion par <a href="https://www.centre-max-weber.fr/Virginie-Blum" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Virginie Blum</a> et <a href="https://www.lam.sciencespobordeaux.fr/membre/irene-lizzola/" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ir&egrave;ne Lizzola</a></li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;</li>
</ul>



<p><strong>Le programme complet du s&eacute;minaire est disponible <a href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2617" target="_blank" rel="noopener noreferrer">sur le carnet Hypoth&egrave;ses du RT13</a>.</strong></p>]]></content>
	<updated>2026-01-14T15:16:08+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-01-14T15:16:08+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-14:/276844</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/comparative-and-socio-legal-studies/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Comparative and Socio-Legal Studies: Joining Forces?</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Negative Comparative Law is a remarkable book that not only provides a synopsis of the scholarship o...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><a href="https://www.cambridge.org/core/books/negative-comparative-law/E12FBBFF8C77021A37B0E1BF04EE16CD" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Negative Comparative Law</em></a> is a remarkable book that not only provides a synopsis of the scholarship of a towering figure of comparative legal studies, but also resonates far beyond the boundaries of this field. In his book, Pierre Legrand retraces the intellectual and personal journey that led him to reconceptualise the meaning of legal comparison. A Canadian lawyer who was trained in the UK and is based in France (among other places), Pierre Legrand narrates a personal trajectory shaped by his position at the margins: &nbsp;socio-cultural, intellectual and, indeed, academic. Pierre Legrand&rsquo;s fertile work in these marginal spaces not only rescued him from the gloomy anti-intellectualism in which he was raised but may have helped save comparative legal studies from a similar fate. The term &ldquo;negative&rdquo;, which guides his whole enquiry, aptly captures his reactive stance in the face of dominant social and legal forces &ndash;&nbsp;forces that often seek to stamp out complexity. Much as the negative of a photograph sharpens the contours of its subjects, <em>Negative Comparative Law</em> reveals the finely textured legal differences that simplistic comparative approaches tend to obscure.</p>
<p><em>Negative Comparative Law</em> does not simply represent an effort to enhance these contours, but it is also a remarkable indictment of the narrow positivist outlook that continues to plague comparative law and the legal field more generally. This critique is particularly timely given that comparative law is currently expanding into uncharted territories, such as international and constitutional law. Particularly noteworthy is Pierre Legrand&rsquo;s plea for a differentiated approach which is based on understanding and focused on the cultural dimension of the law. Despite having gained significant traction in the field of comparative law (notably under the powerful impulse of Pierre Legrand himself), this &ldquo;strong programme for weak thought&rdquo; remains contested <a href="https://www.puf.com/le-droit-compare" rel="noopener noreferrer" target="_blank">in legal academia</a>.</p>
<p>What is remarkable, however, is the extent to which Pierre Legrand&rsquo;s approach overlaps with that of socio-legal studies. Some years ago, <a href="https://scispace.com/pdf/the-hunt-for-truth-in-comparative-law-31cckz2i1q.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">James Whitman</a> (p. 182) noted the stylistic and intellectual similarities between Pierre Legrand and Pierre Bourdieu. This is no coincidence, as they both share an utter distrust towards, and sensitivity for, the institutional forces governing the social world &ndash; an outlook which can undoubtedly be linked with their respective<a href="https://press.uchicago.edu/ucp/books/book/chicago/I/bo3649674.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> upbringings</a> (p. 209). There is, however, a major difference between Pierre Legrand&rsquo;s project and socio-legal studies, namely their approach to method. <em>Negative Comparative Law</em> provides a sophisticated account of law-as-interpretation &ndash; one that is heavily dependent on the comparatist&rsquo;s own cultural background. In Legrand&rsquo;s powerful words, &ldquo;[&hellip;] no amount of logic, precision, or clarity in the comparatist&rsquo;s record of foreign law &ndash; and certainly no so-called &lsquo;method&rsquo; &ndash; can eliminate narrativity from his transcript, which is fated to remain an incomplete and orientated exposition&rdquo; (p. 268). In other words, the comparative programme set out in <em>Negative Comparative Law</em> is doomed to <a href="https://onlinelibrary.wiley.com/doi/abs/10.1111/jols.12466" rel="noopener noreferrer" target="_blank">fail</a> (p. 8). While I agree with this implication, I am nonetheless more optimistic than Pierre Legrand &ndash; and my optimism is rooted precisely in the realm of method. Whether one <a href="https://scispace.com/pdf/the-hunt-for-truth-in-comparative-law-31cckz2i1q.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">rejects</a> (p. 189) or embraces the interpretive turn advocated by Legrand, empirical methods can be used to apprehend foreign law in its singularity. The Weberian method of <em>Verstehen</em>, focused on individual meaning, and the Durkheimian comparative method, aimed at capturing an objective truth, offer useful, if simplistic, heuristics for categorising the methods of social science. One can also invoke methodological tools, such as reflexivity, to acknowledge positionality while tracing patterns of social behaviour.</p>
<p>This methodological detour does not contradict Pierre Legrand&rsquo;s interpretive focus. Rather, it introduces nuance by recognising both the futility and the necessity of the empirical enterprise. In this sense, it aligns with <a href="https://academic.oup.com/book/52349" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Bruno Latour</a>&rsquo;s observation that &ldquo;[t]he name of the game is to get back to empiricism&rdquo; (p. 146). What emerges is a <em>negative </em>method, one that embraces its own incapacity to fully capture a reality that is intrinsically complex and evanescent. This is where comparative and socio-legal studies may indeed join forces. Together, they can resist the simplistic tendencies that Pierre Legrand so powerfully debunks in his remarkable book.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/comparative-and-socio-legal-studies/" target="_blank">Comparative and Socio-Legal Studies: Joining Forces?</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-14T09:00:22+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-11:/276577</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/17815" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à contributions et à projets – Janvier 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&laquo; Empathie et justice en M&eacute;diterran&eacute;e : quand l&rsquo;&eacute;motion devient la norme&nbsp;&raquo; &ndash; Revue acad&eacute;m...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>&laquo; Empathie et justice en M&eacute;diterran&eacute;e : quand l&rsquo;&eacute;motion devient la norme&nbsp;&raquo; &ndash; <em>Revue acad&eacute;mique Mutations en M&eacute;diterran&eacute;e</em>, n&deg;4/2026</strong></p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 janvier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15esc" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 d&eacute;cembre 2025]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>The Democratic Rule of Law in World Society &ndash; </strong><a href="https://rcsl.hypotheses.org/2026-meeting-in-santiago-de-chile" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>Congr&egrave;s 2026</strong></a><strong>&nbsp;du Research Committee on Sociology </strong>of Law&nbsp;(RCSL)</p>
<p>Santiago de Chile, 31 ao&ucirc;t -03 septembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission (prolong&eacute;e)&nbsp;: 18 janvier 2026</p>
<p><a href="https://rcsl2026.udp.cl/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Groupe Sociologie du droit et de la justice &ndash; RT13]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Droits &eacute;conomiques, sociaux et culturels dans un monde en crises : quelle r&eacute;ponse du droit constitutionnel ? Congr&egrave;s mondial de droit constitutionnel </strong></p>
<p>Bogot&aacute;, Colombie, Universidad Externado de Colombia, 6-10 juillet 2026 <br>Date limite de soumission&nbsp;: 23 janvier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15f8i" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 30 d&eacute;cembre 2025]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>S&rsquo;&eacute;manciper collectivement par les droits subjectifs ? </strong></p>
<p>Berlin, 04-05 mai 2025</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 30 janvier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15crv" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 16 d&eacute;cembre 2025]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Conseil constitutionnel &ndash; Appel &agrave; candidatures pour le Prix de th&egrave;se 2026</strong></p>
<p>Date limite de candidature&nbsp;: 31 janvier 2026</p>
<p><a href="https://www.conseil-constitutionnel.fr/actualites/appel-a-candidature-pour-le-prix-de-these-2026" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><em>&nbsp;</em><strong>&laquo; Le &lsquo;populisme illib&eacute;ral&rsquo; saisi par les institutions politiques et administratives : effets r&eacute;ciproques et logiques de contre-pouvoir &raquo; &ndash; Revue <em>Nomopolis</em>, n&deg;4</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 1er f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15cy4" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le&nbsp; 16 d&eacute;cembre 2025]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>S&eacute;paration parentale : r&eacute;alit&eacute;s des familles et interventions socio-judiciaires adapt&eacute;es &ndash; 93e congr&egrave;s de l&rsquo;ACFAS 2026</strong></p>
<p>Universit&eacute; du Qu&eacute;bec &agrave; Trois-Rivi&egrave;res, 14 mai 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 13 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15gnf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le&nbsp; 07 janvier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Enseignement du droit et intelligence artificielle</strong></p>
<p>Universit&eacute; Grenoble-Alpes, Centre de recherches juridiques (CRJ), 25 juin 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 15 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60280-enseignement-du-droit-et-intelligence-artificielle" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&laquo; L&rsquo;acceptabilit&eacute; sociale et la gouvernance &eacute;thique des projets socialement controvers&eacute;s &raquo; &ndash; Revue <em>&Eacute;thique publique</em> (d&eacute;cembre 2026)</strong></p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 28 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/154v9" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 12 novembre 2025]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Les chrononymes en histoire du droit &ndash; Revue d&rsquo;histoire du droit </strong><a href="mailto:Clio@Themis" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong><em>Clio@Themis</em></strong></a><strong> (n&deg; 33/2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 28 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1590h" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Institut Robert Badinter &ndash; Campagne d&rsquo;appels &agrave; projets de recherche 2026</strong></p>
<ul>
<li><strong><em>Justice et &Eacute;tat de droit</em></strong></li>
<li><strong><em>Cybercriminalit&eacute;</em></strong></li>
<li><strong><em>Vuln&eacute;rabilit&eacute;s de l&rsquo;enfance</em></strong></li>
</ul>
<p>Deux appels &agrave; projets ant&eacute;rieurs sont relanc&eacute;s :&nbsp;</p>
<ul>
<li><strong><em>Besoins, demandes et attentes de justice</em></strong></li>
<li><strong><em>Justice environnementale</em></strong></li>
</ul>
<p>Date limite de candidature&nbsp;: 28 f&eacute;vrier 2026</p>
<p><a href="https://institutrobertbadinter.fr/fr/actualites/linstitut-robert-badinter-lance-sa-campagne-dappels-a-projets-de-recherche-2026/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source</span><strong>&nbsp;: </strong><span>La Lettre de l&rsquo;Institut Robert Badinter]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-11T11:12:53+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-01-11T11:12:53+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<title type="html">Colloques et journées d’études – Janvier 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>SQUAT all over the world 
Aubervilliers, Campus Condorcet, 08-09 janvier 2026
Pour en savoir plus
[...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>SQUAT all over the world </strong></p>
<p>Aubervilliers, Campus Condorcet, 08-09 janvier 2026</p>
<p><a href="https://isp.cnrs.fr/squat-all-over-the-world/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les libert&eacute;s associatives</strong></p>
<p>CREDOF (CTAD, Universit&eacute; Paris Nanterre &ndash; CNRS)</p>
<p>Universit&eacute; Paris Nanterre, 13 janvier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/60430-les-libertes-associatives" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand les murs enferment les droits &ndash; Les libert&eacute;s fondamentales &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du r&eacute;gime particulier des d&eacute;tenus</strong></p>
<p>EDPL, Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; Lyon 3, 15 janvier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/60444-quand-les-murs-enferment-les-droits" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le &laquo; Consensus &raquo;. D&eacute;finitions et usages d&rsquo;une notion politique, juridique et diplomatique (XIVe-XVIIe s.)</strong></p>
<p>R&eacute;seau des m&eacute;di&eacute;vistes belges de langue fran&ccedil;aise et Universit&eacute; de Gen&egrave;ve</p>
<p>Gen&egrave;ve (Suisse), 21-22 janvier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/60568-le-consensus-definitions-et-usages-dune-notion-politique-juridique-et-diplomatique-xive-xviie-s" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>B&acirc;tir un droit du changement climatique. Justice climatique, transition juste</strong></p>
<p>ISJPS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne</p>
<p>Paris, IEA<strong><em>, </em></strong>22 janvier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/60487-batir-un-droit-du-changement-climatique-justice-climatique-transition-juste" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La loi EiDAS 2.0 : l&rsquo;identit&eacute; personnelle, entre droit et technologie (dans le cadre du s&eacute;minaire Philosophie et droit des donn&eacute;es)</strong></p>
<p>ISPJS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 22-23 janvier 2026</p>
<p><a href="https://isjps.pantheonsorbonne.fr/evenements/loi-eidas-2.0-lidentite-personnelle-entre-droit-et-technologie" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Femmes et patrimoine en droit compar&eacute;</strong>. <strong>La Convention d&rsquo;Istanbul, outil de lutte contre les in&eacute;galit&eacute;s</strong></p>
<p>Strasbourg, Conseil de l&rsquo;Europe, 23 janvier 2026</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/uploads/media/Programme_5297db.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La sant&eacute; face aux droits et libert&eacute;s fondamentaux</strong></p>
<p>EDPL et CRDMS, Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; Lyon 3, 29 janvier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/60603-la-sante-face-aux-droits-et-libertes-fondamentaux" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;effectivit&eacute; des objectifs climatiques et &eacute;nerg&eacute;tiques</strong></p>
<p>CERIC, UMR DICE, Aix-Marseille Universit&eacute; avec le LIEU et le CNRS</p>
<p>Marseille, 29-30 janvier 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/60476-leffectivite-des-objectifs-climatiques-et-energetiques" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-11T11:04:56+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-01-11T11:04:56+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/17806" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Janvier 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Olivier POINSOT, Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du statut &eacute;pist&eacute;mologique du droit des institutions soc...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Olivier POINSOT, Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du statut &eacute;pist&eacute;mologique du droit des institutions sociales et m&eacute;dico-sociales<br></strong>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 07 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179885&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Victor VANIER, La cyberd&eacute;mocratie</strong></p>
<p>Universit&eacute; Rouen Normandie, 07 janvier 2026</p>
<p><a href="https://sygal.normandie-univ.fr/soutenances-par-ecole-doctorale/81" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Nelson OLLARD,</strong> <strong>Le syst&egrave;me du Trait&eacute; sur l&rsquo;Antarctique. </strong><strong>&Eacute;tude d&rsquo;un mod&egrave;le de sp&eacute;cialisation constructive du droit international</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Poitiers, 08 janvier 2026</p>
<p><a href="https://dsp.ed.univ-poitiers.fr/soutenance-de-these-de-m-nelson-ollard/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sandrino GRACEFFA</strong>, <strong>Salari&eacute; autonome ? L&rsquo;av&egrave;nement d&rsquo;un salariat post-subordination</strong><br>Conservatoire national des arts et m&eacute;tiers, 13 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=123964&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Mariam NUTSUBIDZE, Le Petit nomocanon (&#4315;&#4330;&#4312;&#4320;&#4308; &#4320;&#4329;&#4323;&#4314;&#4312;&#4321;&#4313;&#4304;&#4316;&#4317;&#4316;&#4312;) g&eacute;orgien, une adaptation du droit canonique byzantin</strong><br>Sorbonne Universit&eacute; LLSHS (Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales), 13 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=158820&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Houssem Eddine HAMDI, L&rsquo;Organisation mondiale du commerce et les accords commerciaux r&eacute;gionaux : coh&eacute;rence et contradictions dans l&rsquo;encadrement juridique des relations internationales &eacute;conomiques<br></strong>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil (OMI &ndash; Organisations, March&eacute;s, Institutions), 16 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=132736&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Giovanni&nbsp; Filippo DONA, L&rsquo;immense justice pour les mis&eacute;rables. La tutelle des mineurs &agrave; Venise au d&eacute;but de l&rsquo;&eacute;poque moderne<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne (soutenance&nbsp;: Sala Sante Bortolami), 19 janvier 2026 (Histoire)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178998&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Mamadou Boubacar TRAOR&Eacute;, Les pouvoirs du juge dans la r&eacute;forme du droit des contrats</strong> <br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 20 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192685&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Aikaterini-Adamantia KAROUNIA, Hannah Arendt et Carl Schmitt : la loi et la terre</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne (Philosophie), 21 janvier 2026 <br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=177466&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Magdalini-Gavriela SKORTSI, La gestation pour autrui, question juridique &eacute;mergente sous l&rsquo;angle des droits de l&rsquo;Homme. Une approche &agrave; la lumi&egrave;re du droit compar&eacute;, du droit europ&eacute;en et du droit international</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 22 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=190039&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Max RUTHARDT, Limites et contre-limites &agrave; la primaut&eacute; du droit de l&rsquo;Union europ&eacute;enne</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 23 janvier 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/max-ruthardt-irdeic-soutiendra-sa-these-limites-et-contre-limites-a-la-primaute-du-droit-de-lunion-europeenne-dirigee-par-monsieur-marc-blanquet" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Myriam SEFRAOUI, L&rsquo;internationalisation du droit saisie par les mutations de son syst&egrave;me d&rsquo;enseignement au Maroc : entre configurations d&rsquo;acteurs et prisme circulatoire (2004-2025)</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 23 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192911&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Mohamed ELSAYEH, Europe&rsquo;s Relationship to the Border Dead and Disappeared: A Cultural Study of Law</strong></p>
<p>Science Po Paris, 26 janvier 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-de-these-de-m-mohamed-elsayeh-programme-de-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Caroline NICOT, L&rsquo;accueil des demandeurs d&rsquo;asile en France : la dignit&eacute; en question</strong></p>
<p>Universit&eacute; Jean Moulin Lyon 3, 26 janvier 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.universite-lyon.fr/medias/fichier/avis-soutenance-caroline-nicot_1768464291528-pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Marie-Caroline URION, La surpopulation carc&eacute;rale</strong></p>
<p>Aix-Marseille Universit&eacute;, 26 janvier 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/89" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Adama TRAORE, L&rsquo;Organisation pour la mise en valeur du fleuve S&eacute;n&eacute;gal (OMVS) : r&eacute;gime juridique et protection des ressources en eau du fleuve S&eacute;n&eacute;gal</strong><br>Universit&eacute; Bourgogne Europe, 28 janvier 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=120918&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenanc</a>e</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-08T07:37:52+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<updated>2026-01-08T07:37:52+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-07:/276258</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/walking-interviews/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Walking Interviews</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In this episode of&nbsp;Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talks to James Campbell about wal...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p></p>
<p><span><span>In this<a href="https://open.spotify.com/episode/4ajwmTWWJWhyy5Ows0UdFU?si=GVnHgtbTTXq7DB_xwxTXrQ" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> episode</a> of&nbsp;</span></span><span><span><em>Talking about Methods</em></span></span><span><span>, Professor Linda Mulcahy talks to James Campbell about walking interviews. James explains how he uses walking interviews to understand the materiality of law and how they help to make people talk about the places around them more than in ordinary interviews. He also tells us why he was first skeptical of the method and how that changed through his research, why you need good walking shoes, and what kind of ethical and technical considerations one has to make when interviewing people in public spaces.&nbsp;</span></span></p>
<h3>Readings recommended by the speaker</h3>
<div>
<ul>
<li>
<p>Evans, J. and Jones, P. (2011) &lsquo;The walking interview: Methodology, mobility and place&rsquo;, <em>Applied Geography</em>, 31(2), pp. 849&ndash;858.</p>
</li>
<li>
<p>Kusenbach, M. (2003) &lsquo;Street phenomenology: The go-along as ethnographic research tool&rsquo;, <em>Ethnography</em>, 4(3), pp. 455&ndash;485.</p>
</li>
<li>
<p>Lynch, K. (1960) <em>The Image of the City</em>. Cambridge, MA: The MIT Press.</p>
</li>
<li>
<p>Smith, P. (2014) <em>On Walking&hellip; And Stalking Sebald: A Guide to Going Beyond Wandering Around Looking at Stuff</em>. Axminster: Triarchy Press.</p>
</li>
</ul>
<p><strong>Authored by the Speaker: &nbsp;</strong>James, C. (31<sup>st</sup>&nbsp;January, 2024)&nbsp;&lsquo;<a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/wandering-and-wondering/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Wandering and Wondering: Coming to Know Place Through Walking Interviews</a>&rsquo; (31<sup>st</sup>&nbsp;January, 2024)&nbsp;<i>Frontiers of Socio-Legal Studies</i>, Methodological Musings.</p>
</div>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/walking-interviews/" target="_blank">Walking Interviews</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-01-07T09:00:45+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
	<source>
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		<updated>2026-01-07T09:00:45+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="qualitative methods"/>

	<category term="talking about methods"/>

	<category term="walking interviews"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-01-02:/275855</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/der-vergleich-des-vergleichs-als-weg-zur-interdisziplinaritaet/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Der Vergleich des Vergleichs als Weg zur Interdisziplinarität</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Mit Interesse und Gewinn habe ich den Aufsatz &raquo;Debatten &uuml;ber das Vergleichen&laquo; von Anne R&ouml;thel gelese...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Mit Interesse und Gewinn habe ich den Aufsatz &raquo;Debatten &uuml;ber das Vergleichen&laquo; von Anne R&ouml;thel gelesen, der in Heft 4 von RabelsZ 2025 erschienen ist. R&ouml;thel untersucht die Potenziale und Herausforderungen der Rechtsvergleichung im interdisziplin&auml;ren Dialog mit der Komparatistik, insbesondere der Literaturwissenschaft. Sie hebt hervor, dass zahlreiche Wissenschaftsdisziplinen den Vergleich als zentrale Methode anwenden, jedoch &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-01-02T11:13:23+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<id>http://www.rsozblog.de</id>
		<link rel="self" href="http://www.rsozblog.de"/>
		<updated>2026-01-02T11:13:23+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

	<category term="allgemeine rechtslehre"/>

	<category term="analogie"/>

	<category term="rechtsvergleichung"/>

	<category term="vergleichen"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2025-12-18:/274918</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/17775" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Les modes de présence du droit | Thomas Angeletti et Vincent-Arnaud Chappe (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Thomas Angeletti et Vincent-Arnaud Chappe (dir.), Les modes de pr&eacute;sence du droit, Paris&nbsp;: &Eacute;ditions ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE-196x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE-327x500.jpg 327w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE-768x1173.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE.jpg 982w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE-327x500.jpg 327w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE-768x1173.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-ANGELETTI-et-CHAPPE.jpg 982w" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Thomas Angeletti et Vincent-Arnaud Chappe (dir.), Les modes de pr&eacute;sence du droit</strong>, Paris&nbsp;: &Eacute;ditions de l&rsquo;&Eacute;cole des hautes &eacute;tudes en sciences sociales, 2024, coll. &laquo;&nbsp;Raisons pratiques. &Eacute;pist&eacute;mologie, sociologie, th&eacute;orie sociale &raquo;, N&deg; 32, 338 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Rafael Encinas de Mu&ntilde;agorri (Nantes Universit&eacute;, DCS, UMR 6297)</strong></p>
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<p>Il y a trente ans, la sociologie du droit &eacute;tait d&eacute;j&agrave; consid&eacute;r&eacute;e en situation de crise, ou plus exactement de blocage&nbsp;; constat r&eacute;alis&eacute; bien que le &laquo;&nbsp;sociologue juriste&nbsp;&raquo; se soit pr&eacute;sent&eacute;, de mani&egrave;re paradoxale, en &laquo;&nbsp;artisan du pragmatisme&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Si ce constat subsiste, les perspectives se renouvellent. Quelle sociologie, inspir&eacute;e par quel pragmatisme, pour &eacute;tudier quel droit&nbsp;?</p>
<p>Fruit du s&eacute;minaire &laquo;&nbsp;Renouveaux th&eacute;oriques en sociologie du droit et pragmatisme(s)&nbsp;&raquo;, l&rsquo;ouvrage collectif intitul&eacute; <em>Les modes de pr&eacute;sence du droit</em> (sans ajout de sous-titre) entend poser des jalons et tracer des voies pour sortir de l&rsquo;orni&egrave;re. L&rsquo;ambition est de se d&eacute;lester de conceptions du droit encombrantes, &laquo;&nbsp;paralysantes&nbsp;&raquo;, afin de se donner les moyens de &laquo;&nbsp;produire une th&eacute;orie r&eacute;aliste du droit en tant que n&eacute;cessaire agencement d&rsquo;&eacute;l&eacute;ments h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes producteurs de juridicit&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 21).</p>
<p>A mi-chemin entre continuit&eacute;s et ruptures, l&rsquo;article introductif r&eacute;dig&eacute; par Thomas Angeletti et Vincent-Arnaud Chappe &mdash; distinct de celui pr&eacute;sentant l&rsquo;ouvrage lui-m&ecirc;me &mdash; vise &agrave; prendre le droit au s&eacute;rieux. Le sociologue doit porter un regard direct sur les ph&eacute;nom&egrave;nes juridiques, sans&nbsp; r&eacute;duire le droit &agrave; un paravent occultant les v&eacute;ritables enjeux, ni exacerber son pr&eacute;tendu pouvoir h&eacute;g&eacute;monique pour mieux le d&eacute;noncer, ni chercher &agrave; d&eacute;voiler ce qui serait sa myst&eacute;rieuse &laquo;&nbsp;essence&nbsp;&raquo;. Avec subtilit&eacute;s et nuances, la d&eacute;marche vise &agrave; se frayer un chemin enrichi par des apports ant&eacute;rieurs, mais en se d&eacute;marquant d&rsquo;eux&nbsp;; les pages consacr&eacute;es au positionnement &agrave; l&rsquo;&eacute;gard du mouvement des &eacute;tudes sur la conscience juridique, <em>Legal Consciouness Studies</em>, sont ici les plus significatives (p. 32 et 42).</p>
<p>D&rsquo;o&ugrave; la recherche d&rsquo;un souffle nouveau pour retrouver des espaces. En bref, le projet d&rsquo;une sociologie des &laquo;&nbsp;modes de pr&eacute;sence du droit&nbsp;&raquo; &agrave; partir d&rsquo;une approche processuelle et pragmatique suivant les acteurs dans des situations concr&egrave;tes. Cette notion, qui donne son titre &agrave; l&rsquo;ouvrage, est explicit&eacute;e de mani&egrave;re rudimentaire&nbsp;: &laquo;&nbsp;modalit&eacute;s sous lesquelles il [le droit] se manifeste et oriente les pratiques&nbsp;&raquo; (p. 39). Sa typologie est seulement esquiss&eacute;e et sa syst&eacute;matisation, de ce qui &laquo;&nbsp;pourrait&nbsp;&raquo; &ecirc;tre r&eacute;alis&eacute;, demeure au conditionnel.</p>
<p>Quel attrait th&eacute;orique consiste donc &agrave; scruter ces &laquo;&nbsp;modes de pr&eacute;sence&nbsp;&raquo;&nbsp;? Pour le comprendre, il convient sans doute de les distinguer des &laquo;&nbsp;modes d&rsquo;existence&nbsp;&raquo; dont Bruno Latour a souhait&eacute; faire enqu&ecirc;te dans un ouvrage auquel les auteurs se r&eacute;f&egrave;rent comme contrepoint (note 8). &Agrave; la diff&eacute;rence d&rsquo;une &laquo;&nbsp;existence&nbsp;&raquo; qui pr&eacute;lude &agrave; une &laquo;&nbsp;essence&nbsp;&raquo;, ou du moins se place sur le registre de l&rsquo;ontologie, la &laquo;&nbsp;pr&eacute;sence&nbsp;&raquo; se situe (sur le plan empirique&nbsp;allait-on &eacute;crire ?), en de&ccedil;&agrave;, dans une couche plus concr&egrave;te li&eacute;e aux acteurs et &agrave; leurs actions. Au sociologue de chercher ces &laquo;&nbsp;modes de pr&eacute;sence du droit&nbsp;&raquo;, dont la notion a pour m&eacute;rite d&rsquo;ouvrir &laquo;&nbsp;un chantier th&eacute;orique, appuy&eacute; par la multiplication des descriptions des cas empiriques, permettant de qualifier avec plus de pertinence la force que le droit exerce sur le monde social&nbsp;&raquo; (p. 40).</p>
<p>L&rsquo;ouvrage tient ses promesses. Outre la grande qualit&eacute; des contributions (r&eacute;parties en trois parties : pratiques, probl&egrave;mes et fronti&egrave;res du droit), la premi&egrave;re impression est cependant celle de l&rsquo;h&eacute;t&eacute;rog&eacute;n&eacute;it&eacute;&nbsp;: l&rsquo;&eacute;tal d&rsquo;un grand bazar juridique n&rsquo;ayant ni unit&eacute; de lieu, ni unit&eacute; de temps, ni unit&eacute; d&rsquo;action. On circule avec d&eacute;lice entre &eacute;tudes empiriques et th&eacute;oriques qu&rsquo;il est possible de ranger selon des crit&egrave;res divers. Notre lecture <em>pour vous</em> retient trois ensembles choisis pour mettre en valeur la coh&eacute;rence et les ambitions de l&rsquo;ouvrage.</p>
<p>Le premier concerne des &eacute;tudes appuy&eacute;es sur des terrains empiriques pertinents, prenant en compte des acteurs dont la proximit&eacute; est plus ou moins grande avec les repr&eacute;sentations traditionnelles du droit et de la justice. C&rsquo;est tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des analyses d&eacute;montrant comment les habitants d&rsquo;un grand ensemble de Buenos-Aires en Argentine sont parvenus &agrave; mettre en place une l&eacute;galit&eacute; ordinaire (E. Schijman), d&eacute;crivant le travail normatif r&eacute;alis&eacute; par les agents au sein des services de l&rsquo;administration fran&ccedil;aise d&eacute;concentr&eacute;e du minist&egrave;re de l&rsquo;Agriculture (J.-M. Weller), clarifiant sous divers angles les probl&egrave;mes du positionnement des victimes dans le cadre du proc&egrave;s p&eacute;nal relatif aux contaminations par hormone de croissance (J. Barbot et N. Dodier), montrant comment l&rsquo;invocation des &laquo;&nbsp;esprits&nbsp;&raquo;, force spirituelle, a pu &ecirc;tre prise en compte par le Tribunal p&eacute;nal international statuant sur la culpabilit&eacute; d&rsquo;un ex-enfant soldat en Ouganda (M. Jak&scaron;i&#263;), relatant, lors du contentieux impliquant l&rsquo;entreprise multinationale Total en responsabilit&eacute; pour d&eacute;faut de vigilance, comment les arguments ont pu &ecirc;tre consid&eacute;r&eacute;s successivement par des tribunaux comme &eacute;tant &agrave; l&rsquo;ext&eacute;rieur puis &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur de l&rsquo;enceinte juridique (P. Barraud de Lagerie).</p>
<p>Le deuxi&egrave;me ensemble regroupe des textes choisis pour &ecirc;tre traduits comme autant de bonnes directions &agrave; suivre (les esprits taquins rel&egrave;veront qu&rsquo;ils n&rsquo;ont pas &eacute;t&eacute; produits par des sociologues au sens acad&eacute;mique du terme, mais par un politiste et deux juristes). Par ordre chronologique, il s&rsquo;agit d&rsquo;abord du dernier chapitre d&rsquo;un ouvrage fameux (<em>Right at Work</em>, 1994), proposant des analyses de l&rsquo;usage strat&eacute;gique du droit dans les mobilisations pour l&rsquo;&eacute;galit&eacute; salariale aux &Eacute;tats-Unis (M. W. McCann, traduit par V.-A. Chappe). Le choix de ce texte est justifi&eacute; par son exemplarit&eacute;&nbsp;: une attention aux pratiques du droit permettant de d&eacute;construire des approches (en l&rsquo;occurrence n&eacute;or&eacute;alistes ou critiques) par trop r&eacute;ductrices. Le&ccedil;on num&eacute;ro 1&nbsp;: partir de la densit&eacute; du terrain et de sa complexit&eacute; pour reconstruire th&eacute;oriquement le droit en action tel qu&rsquo;il se concr&eacute;tise. Ensuite, dans une autre veine, il s&rsquo;agit d&rsquo;un article plaidant pour une conception non essentialiste du pluralisme juridique (B. Z. Tamanaha, 2000, traduit par T. Angeletti). Tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t &eacute;mancipateur sur le plan m&eacute;thodologique consiste &agrave; adopter la proposition de Tamanaha selon laquelle&nbsp; &laquo;&nbsp;le droit est tout ce que les gens identifient et traitent &agrave; travers de leurs propres pratiques sociales comme du &lsquo;droit&rsquo;&nbsp;(ou <em>recht</em>, ou <em>law</em>, etc.)&nbsp;&raquo; (p. 265). Comme toute bonne d&eacute;finition, elle est tautologique, mais sa vertu est ici d&rsquo;&ecirc;tre en ad&eacute;quation avec une enqu&ecirc;te men&eacute;e &agrave; partir de la perspective pragmatique des acteurs consid&eacute;r&eacute;s, qu&rsquo;ils soient juges, victimes, agents de la fonction publique ou habitants. Le&ccedil;on num&eacute;ro 2&nbsp;: ne pas se laisser enfermer par des d&eacute;finitions du droit a priori abstraites (&eacute;nonc&eacute;es par des juristes, des sociologues, des philosophes ou d&rsquo;autres, peu importe).&nbsp;Enfin, dans une direction plus en vogue inspir&eacute;e par les <em>Sciences and Technology Studies</em>, un texte expose l&rsquo;ambition d&rsquo;appr&eacute;hender la mat&eacute;rialit&eacute; du monde dans le droit, et r&eacute;ciproquement le droit dans sa mat&eacute;rialit&eacute; m&ecirc;me (H. Y. Kang, 2018, traduit par A. Ogien). Un point d&rsquo;appui th&eacute;orique pour affirmer, le&ccedil;on num&eacute;ro 3, que &laquo;&nbsp;le droit est mat&eacute;riel&nbsp;&raquo; avec &laquo;&nbsp;tout un ensemble de cons&eacute;quences en termes conceptuels comme en termes d&rsquo;enqu&ecirc;te&nbsp;&raquo; (p. 42). Est-ce une affirmation pouvant conduire &agrave; basculer de la recherche des &laquo;&nbsp;modes de pr&eacute;sence du droit&nbsp;&raquo; &agrave; celle d&rsquo;une nouvelle &laquo;&nbsp;essence&nbsp;&raquo;, par d&eacute;finition mat&eacute;rielle&nbsp;? Et que penser des manifestations du droit qui ne laisseraient pas de traces mat&eacute;rielles&nbsp;?</p>
<p>Les auteurs ont peut-&ecirc;tre eu la main lourde en rejetant (pour mieux se d&eacute;marquer&nbsp;?) tout de ce qui correspondrait &agrave; ce qu&rsquo;ils consid&egrave;rent &ecirc;tre du &laquo;&nbsp;mentalisme&nbsp;&raquo;, au risque de se priver des apports d&rsquo;une tradition empirique et psychologique des &eacute;tudes sociojuridiques &agrave; l&rsquo;origine du pluralisme<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>, sans parler du probl&egrave;me pour situer les travaux de sciences cognitives ou de neurosciences visant &agrave; expliciter le substrat mat&eacute;riel des choses de l&rsquo;esprit.</p>
<p>Le troisi&egrave;me ensemble vise &agrave; fournir un d&eacute;but (pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage, et texte introductif d&eacute;j&agrave; mentionn&eacute;) et une fin. Cette derni&egrave;re &eacute;tude (F. Muniesa) &mdash; prenant appui sur les travaux de Netolitzky au Canada &mdash; concerne&nbsp; l&rsquo;intrigant (inqui&eacute;tant et/ou dr&ocirc;le) pseudo-droit li&eacute; &agrave; l&rsquo;usage des formes et raisonnements juridiques par les promoteurs de mouvements de souverainet&eacute; radicale. Ou comment le pseudo-droit entend imiter et rivaliser avec le droit v&eacute;ritable pour mieux s&rsquo;y soustraire aujourd&rsquo;hui ou le remplacer demain. Un jeu de miroirs qui interroge &laquo; les paradoxes de l&rsquo;autorit&eacute; juridique &raquo;, et aussi sans doute les positionnements des sociologues pragmatiques. Prendre le droit au s&eacute;rieux, mais lequel ? Et pourquoi pas tous ?</p>
<p>Si l&rsquo;ouvrage fait bloc, ce n&rsquo;est donc pas de mani&egrave;re unitaire, mais plut&ocirc;t comme des briques dont l&rsquo;agencement vise &agrave; fournir des fondations th&eacute;oriques et m&eacute;thodologiques &eacute;parses qu&rsquo;il s&rsquo;agit de relier &agrave; des fins programmatiques. Un chantier &agrave; ciel ouvert qui donne le go&ucirc;t de la recherche et des interrogations sur le droit (ou sur la juridicit&eacute;) comme aiment &agrave; les explorer les lecteurs de la revue <em>Droit &amp; Soci&eacute;t&eacute;</em>.</p>
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<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>Andr&eacute;-Jean Arnaud et Simona Andrini, <em>Jean Carbonnier, Renato Treves et la sociologie du droit : arch&eacute;ologie d&rsquo;une discipline &ndash; Entretiens et pi&egrave;ces</em>, Paris&nbsp;: LGDJ, 1995, coll. &laquo;&nbsp;Droit et soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo;, 12, p. 12.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Roger Cotterrell, &laquo;&nbsp;Leon Petrazycki and contemporary socio-legal studies&nbsp;&raquo;, <em>International Journal of Law in Context, </em>vol. 11, n<sup>o</sup> 1, 2015, p. 1-16.</p>
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	<updated>2025-12-18T14:36:22+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2025-12-17:/274708</id>
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	<title type="html">Negotiating Fear and Surveillance: Methodological Challenges of Fieldwork on Law in Iranian Kurdistan</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Studying personal status law in Iranian Kurdistan poses a sharp methodological dilemma: how can a do...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Studying personal status law in Iranian Kurdistan poses a sharp methodological dilemma: how can a doctoral researcher investigate uncodified, plural legal orders in an environment defined by fear and surveillance? My research on divorce and personal status law in Sanandaj, the provincial capital, illustrates both the vulnerability of ethnographic inquiry and the adaptive strategies required to generate Socio-Legal knowledge under authoritarian constraints.</p>
<p><strong>Doctrinal blind spots and methodological nationalism</strong></p>
<p>Iranian legal scholarship remains dominated by a doctrinal tradition that equates law with state law. This state-centric lens, a form of &ldquo;methodological nationalism&rdquo;, conceals the existence of plural legal orders. For Kurds, personal status norms are rooted in the Shafi&lsquo;i school of law (one of the four Sunni schools of law), a school never incorporated into Iran&rsquo;s codified family law. This absence of codification leaves core matters such as marriage, divorce, custody, and inheritance legally indeterminate. It also creates a structural disjunction with Iranian state family law, which follows the Twelver Shia school of law and applies doctrinal methods that depart substantially from Shafi&lsquo;i jurisprudence. These disputes are not resolved by a single authority but are negotiated across overlapping forums, clerics, courts, and customary practices. Capturing this legal pluralism requires Socio-Legal methods that move beyond the doctrinal paradigm. Yet in Kurdistan, deploying such methods is fraught with political risk.</p>
<p><strong>Fear and surveillance in the field</strong></p>
<p>In 2021, I organised my fieldwork around courtroom observation. However, in Sanandaj&mdash;a city under the constant surveillance of the Islamic Revolutionary Guard Corps and the Ministry of Intelligence&mdash;such access proved impossible. Internal directives prohibited judges and clerks from engaging with researchers. Within weeks, I was summoned by judicial intelligence officers, accused of espionage, interrogated, and compelled to sign restrictive undertakings. These encounters underscored the fragility of research in environments where surveillance structures the very possibility of knowledge.</p>
<p><strong>Methodological adaptation: from courtrooms to teahouses</strong></p>
<p>Denied access to courts, I sought alternative sites. A historic teahouse in Sanandaj became an unexpected focal point for legal discourse. Community elders and retired civil servants mediated disputes informally and offered oral accounts of triple tal&#257;q practices(an instant, unilateral divorce pronounced by the husband). This peripheral ethnography highlighted the vitality of non-state legal culture, but it also attracted suspicion. Following a second interrogation, I was forced to end my fieldwork and leave Iran.</p>
<p><strong>Remote ethnography as strategy</strong></p>
<p>Exile closed one path but opened another. I redirected my research toward remote ethnography, analysing family court decisions, consulting online sources, and engaging diaspora networks. Through this hybrid approach, I was able to trace how Kurdish families navigate what I call &ldquo;intertwined legalism&rdquo;&mdash;the overlapping authority of state law, Shafi&lsquo;i jurisprudence, and customary norms. Remote ethnography cannot replicate the depth of direct fieldwork, but it provides a workable balance between researcher safety and empirical insight.</p>
<p><strong>Lessons for Socio-Legal Research</strong></p>
<p>Three lessons stand out. First, research in securitised contexts requires methodological agility, with designs that can adapt rapidly to new sites, methods, and scales. Second, translation&mdash;both linguistic and conceptual&mdash;is indispensable, as legal categories such as tal&#257;q or guardianship carry layered meanings across state, religious, and customary orders. Third, ethics must prioritise safety. Protecting participants and researchers in authoritarian environments sometimes requires abandoning direct access and recognising the political conditions shaping knowledge production.</p>
<p><strong>Conclusion</strong></p>
<p>Personal status law in Iranian Kurdistan exemplifies the limits of doctrinal approaches and the necessity of Socio-Legal methods attentive to pluralism and repression. Here, ethnography is never neutral; it is constrained by surveillance and coercion. Where direct fieldwork is not feasible, remote ethnography and methodological flexibility can sustain research while shedding light on how women and families experience law beyond the state. These methodological lessons extend well beyond Kurdistan, offering strategies for addressing the epistemic and practical challenges of researching law under authoritarian rule.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/negotiating-fear-and-surveillance-methodological-challenges-of-fieldwork-on-law-in-iranian-kurdistan/" target="_blank">Negotiating Fear and Surveillance: Methodological Challenges of Fieldwork on Law in Iranian Kurdistan</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2025-12-17T09:00:17+00:00</updated>
	<author><name>Zeinab Bazzi</name></author>
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		<updated>2025-12-17T09:00:17+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="methodological musings"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2025-12-16:/274645</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/17751" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Ultime recours. Accidents du travail et maladies professionnelles en procès | Delphine Serre</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Delphine Serre, Ultime recours. Accidents du travail et maladies professionnelles en proc&egrave;s, Pari...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE.png" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE-202x300.png" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE-202x300.png 202w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE-337x500.png 337w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE.png 340w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE-202x300.png 202w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE-337x500.png 337w,https://ds.hypotheses.org/files/2025/12/COUV-SERRE.png 340w" sizes="(max-width: 202px) 100vw, 202px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a><strong>Delphine Serre,<em> Ultime recours. Accidents du travail et maladies professionnelles en proc&egrave;s</em></strong>, Paris&nbsp;: Raisons d&rsquo;agir &eacute;ditions, 2024, coll. &laquo;&nbsp;Raisons d&rsquo;agir&nbsp;&raquo;, 154 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Romain Juston Morival (Dysolab, Universit&eacute; de Rouen et CEET, Cnam)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Fond&eacute; sur un arsenal juridique inaugur&eacute; en 1898, le syst&egrave;me de r&eacute;paration des maux du travail, accidents du travail et maladies professionnelles semble inamovible alors m&ecirc;me que s&rsquo;aggravent les ph&eacute;nom&egrave;nes de sous-reconnaissance qu&rsquo;il g&eacute;n&egrave;re. Le livre de Delphine Serre apporte un &eacute;clairage pr&eacute;cieux en prenant pour objet l&rsquo;ar&egrave;ne judiciaire dans laquelle ces affaires se d&eacute;placent quand les d&eacute;cisions rendues par la Caisse primaire d&rsquo;assurance maladie (CPAM) en mati&egrave;re d&rsquo;accidents du travail (AT) et de maladies professionnelles (MP) sont attaqu&eacute;es. Cette focale s&rsquo;av&egrave;re heuristique pour montrer &agrave; quelles conditions les juges peuvent innover dans ce droit centenaire, mais aussi pour d&eacute;ployer une perspective sociologique attentive &agrave; la fa&ccedil;on dont les rapports sociaux fa&ccedil;onnent les d&eacute;cisions judiciaires. Parce qu&rsquo;&laquo; il n&rsquo;y a pas que du droit dans le droit &raquo; (p. 12), ce livre d&eacute;montre le r&ocirc;le jou&eacute; par les repr&eacute;sentations sociales autour de ce qui constitue un travail dangereux ou p&eacute;nible dans le d&eacute;roul&eacute; de ces proc&egrave;s.</p>
<p>Jusque-l&agrave; peu analys&eacute; dans la litt&eacute;rature scientifique, ce type d&rsquo;affaire rel&egrave;ve pourtant d&rsquo;un contentieux de masse, en prise avec un travail sous tension qui n&rsquo;est pas sans cons&eacute;quences sur les pratiques des juges en mati&egrave;re de r&eacute;paration des maux du travail : &laquo; disposent-ils malgr&eacute; tout d&rsquo;une marge de man&oelig;uvre pour att&eacute;nuer [les] effets in&eacute;galitaires et &eacute;largir la prise en charge des risques du travail ? &raquo; (p. 14). Ces pratiques de jugements sont restitu&eacute;es en les pla&ccedil;ant au c&oelig;ur d&rsquo;un syst&egrave;me d&rsquo;acteurs dont l&rsquo;ouvrage offre d&rsquo;abord un tour d&rsquo;horizon, avant de proposer une discussion des effets de s&eacute;lection sociale de ces proc&eacute;dures de r&eacute;paration.</p>
<p>Le premier chapitre porte sur les employeurs, lesquels sont les premiers &agrave; intenter des proc&egrave;s, de plus en plus nombreux, afin de contester les AT et les MP. En montrant notamment comment certains cabinets sp&eacute;cialis&eacute;s parviennent &agrave; renouveler leur strat&eacute;gie juridique pour obtenir gain de cause, D. Serre montre que ces attaques peuvent ouvrir une br&egrave;che dans la mani&egrave;re dont ce droit &agrave; la r&eacute;paration a &eacute;t&eacute; construit. C&rsquo;est au fond le compromis au c&oelig;ur de la loi de 1898 d&rsquo;une r&eacute;paration automatique sans poursuite p&eacute;nale qui se trouve fragilis&eacute; par ces proc&eacute;dures qui visent, par-del&agrave; cette restriction du champ de la prise en charge, une forme de d&eacute;responsabilisation des employeurs.</p>
<p>Les affaires initi&eacute;es par les salari&eacute;&middot;es sont quant &agrave; elles trois fois moins nombreuses, ce qui soul&egrave;ve, dans le deuxi&egrave;me chapitre, la question du profil de celles et ceux qui saisissent la justice, et les fa&ccedil;ons par lesquelles ils et elles portent une demande de reconnaissance. Si l&rsquo;acc&egrave;s au tribunal est ais&eacute;, l&rsquo;acc&egrave;s au droit demeure, quant &agrave; lui, incertain pour ces victimes qui, mobilisant une logique inscrite dans l&rsquo;exp&eacute;rience concr&egrave;te du travail, &laquo; d&eacute;fendent une vision de leur accident et de leur maladie qui s&rsquo;av&egrave;re en profond d&eacute;calage avec les attendus juridiques &raquo; (p. 44).</p>
<p>Ces in&eacute;galit&eacute;s criantes et structurelles entre les employeur.es et les salari&eacute;.es sont-elles compens&eacute;es lorsque les assur&eacute;.es font appel &agrave; un ou une avocate ? Cette configuration fait l&rsquo;objet du troisi&egrave;me chapitre, qui montre que &laquo; les comp&eacute;tences juridiques des avocats permettent de mettre en forme les demandes des salari&eacute;.es et par cons&eacute;quent augmentent leur chance d&rsquo;obtenir gain de cause &raquo; (p. 61). Cela dit, ce contentieux est &agrave; la fois inhabituel, technique et peu fructueux pour ces professionnels sur un plan &eacute;conomique. Par contraste avec certains avocats des employeurs, il est globalement le fait de &laquo; joueurs occasionnels &raquo;. En d&eacute;finitive, ces dossiers engagent un travail &eacute;motionnel vis-&agrave;-vis de leurs clients &agrave; travers l&rsquo;enjeu d&rsquo;aligner l&rsquo;expression de leurs dol&eacute;ances avec les exigences du droit. Il reste que la pr&eacute;sence d&rsquo;un.e avocat.e favorise le succ&egrave;s des affaires engag&eacute;es par les salari&eacute;.es, en particulier dans le cas de maladies professionnelles.</p>
<p>Quatre fois sur cinq, l&rsquo;issue de ces proc&egrave;s reconduit la d&eacute;cision prise au pr&eacute;alable par la caisse d&rsquo;assurance. Le quatri&egrave;me chapitre examine le r&ocirc;le jou&eacute; au cours de ces proc&egrave;s par les repr&eacute;sentants des caisses de s&eacute;curit&eacute; sociale, endossant de fait un r&ocirc;le de tiers en vue d&rsquo;&eacute;vacuer l&rsquo;antagonisme entre classes autour du contr&ocirc;le de l&rsquo;organisation du travail. Cependant, cette fonction pacificatrice du dispositif est mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de son co&ucirc;t financier. Les caisses sont ainsi somm&eacute;es de d&eacute;velopper des outils de veille jurisprudentielle afin de &laquo; proposer un pilotage chiffr&eacute; li&eacute; &agrave; cet axe strat&eacute;gique &raquo; (p. 85). Derri&egrave;re l&rsquo;approche &agrave; premi&egrave;re vue compr&eacute;hensive vis-&agrave;-vis des salari&eacute;.es, l&rsquo;objectif est d&rsquo;abord de les faire adh&eacute;rer &agrave; la r&egrave;gle de droit par l&rsquo;inculcation d&rsquo;&laquo; un rapport disciplin&eacute; aux r&egrave;gles juridiques &raquo; (p. 91), faisant <em>de facto</em> jouer aux repr&eacute;sentants des caisses d&rsquo;assurance un r&ocirc;le dans la persistance des rapports de force in&eacute;gaux.</p>
<p>Il reste alors &agrave; d&eacute;terminer si les juges ont les moyens de r&eacute;tablir une balance qui, jusque-l&agrave;, semble d&eacute;favorable aux salari&eacute;.es. C&rsquo;est l&rsquo;objet du cinqui&egrave;me chapitre qui vise &agrave; expliquer les pratiques h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes des juges, &agrave; partir d&rsquo;abord de leurs motivations diverses. Une premi&egrave;re partie des juges consid&egrave;re que le droit doit s&rsquo;appliquer compl&egrave;tement et sans autre consid&eacute;ration, cette &laquo; hypercorrection juridique &raquo; produisant des effets sociaux autour d&rsquo;une d&eacute;cision juridique sans sollicitude, pouvant s&rsquo;accompagner d&rsquo;un m&eacute;pris de classe. L&rsquo;autrice critique cette premi&egrave;re approche verrouill&eacute;e sur le droit, et montre que l&rsquo;affichage &eacute;galitaire est en fait producteur d&rsquo;in&eacute;galit&eacute;s. D&rsquo;autres juges, principalement dans les affaires d&rsquo;AT, &laquo; revendiquent un r&ocirc;le actif dans l&rsquo;interpr&eacute;tation du droit &raquo; (p. 101) et se distinguent par la qualification de faisceaux d&rsquo;indices ou par la valeur qu&rsquo;ils accordent aux t&eacute;moignages. Si les facteurs d&rsquo;engagement dans ces diff&eacute;rents r&eacute;gimes ne sont pas syst&eacute;matiquement mis au jour, la sociologue approfondit n&eacute;anmoins les effets des conditions de travail des juges et de leur d&eacute;gradation. Elle montre que le temps par lequel on peut concr&egrave;tement entreprendre des d&eacute;marches plus compr&eacute;hensives vis-&agrave;-vis des victimes se comprime. Delphine Serre pointe &eacute;galement un effet des conditions d&rsquo;emploi, et plus g&eacute;n&eacute;ralement comment l&rsquo;autonomie des juges semble mise &agrave; mal par les contraintes du travail de jugement qui r&eacute;duisent fortement la marge d&rsquo;appr&eacute;ciation.</p>
<p>Le dernier chapitre de l&rsquo;ouvrage substitue au panorama des acteurs du proc&egrave;s une discussion g&eacute;n&eacute;rale autour des effets de s&eacute;lection sociale de ces proc&eacute;dures de r&eacute;paration. Dans ces juridictions sociales, les in&eacute;galit&eacute;s sont-elles perp&eacute;tu&eacute;es ou att&eacute;nu&eacute;es par la pratique des juges ? Ce chapitre montre que prime un effet d&rsquo;inertie de la l&eacute;gislation, marqu&eacute;e &laquo; par la vision ouvri&eacute;riste et androcentr&eacute;e du travail qui pr&eacute;dominait au moment de sa conception &raquo; (p.&nbsp;118). Cette tendance &agrave; reproduire un certain nombre de hi&eacute;rarchies sociales est modul&eacute;e selon les types de maux du travail concern&eacute;s, physiques ou psychiques par exemple, et selon qu&rsquo;ils concernent des hommes ou des femmes. Par exemple, les juges manifestent un souci d&rsquo;aider les victimes d&rsquo;accidents physiques, lesquels renvoient prioritairement au travail manuel mettant ainsi au jour la singularit&eacute; de ces juridictions sociales, o&ugrave; &laquo; la bienveillance des juges cro&icirc;t avec la distance sociale qui les s&eacute;pare des justiciables &raquo; (p. 122). Mais cet effet des pratiques de jugement cens&eacute;es att&eacute;nuer les rapports de domination n&rsquo;est plus du tout vrai en mati&egrave;re de genre. Si les femmes acc&egrave;dent moins au droit &agrave; la r&eacute;paration, c&rsquo;est que leurs conditions de travail se lisent moins facilement &agrave; partir des r&egrave;gles juridiques qui ont &eacute;t&eacute; con&ccedil;ues historiquement pour des hommes ouvriers. L&rsquo;&eacute;tude du cas des accidents psychiques est particuli&egrave;rement &eacute;clairante pour montrer que les troubles psychiques concernent davantage les travailleuses et sont les plus difficiles &agrave; reconna&icirc;tre. Ce chapitre sur les juges est particuli&egrave;rement riche du fait de sa capacit&eacute; &agrave; analyser des rapports au droit pluriels, &agrave; les expliquer sociologiquement pour mettre au jour des pratiques de jugement h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes. Cette approche pourra nourrir des futurs travaux sur les autres acteurs mentionn&eacute;s dans l&rsquo;ouvrage, qui pourraient &eacute;galement &ecirc;tre analys&eacute;s de mani&egrave;re pluraliste.</p>
<p>Les pratiques de ces tribunaux mettent &agrave; mal le projet de vertu protectrice qui les fonde. La conclusion du livre offre une synth&egrave;se des r&eacute;sultats &agrave; partir d&rsquo;une discussion th&eacute;orique des limites du syst&egrave;me de protection sociale dans le domaine de la sant&eacute; au travail. Le texte formule alors une proposition d&rsquo;enrichissement sociologique de ces proc&egrave;s, invitant &agrave; investir ces lieux comme des terrains de lutte possibles pour am&eacute;liorer la protection de la sant&eacute; des travailleurs. D. Serre propose ainsi d&rsquo;&eacute;quiper sociologiquement ces tribunaux dans le cadre d&rsquo;une affaire donn&eacute;e par l&rsquo;interm&eacute;diaire de syndicalistes qui pourraient si&eacute;ger au tribunal comme assesseurs. On attendrait alors d&rsquo;eux qu&rsquo;ils puissent mettre &agrave; disposition leur exp&eacute;rience des lieux de travail, m&eacute;diatis&eacute;e et enrichie par une potentielle formation en sociologie du travail.</p>
<p>Si le plan panoramique de l&rsquo;ouvrage acteur par acteur peut laisser une impression relativement statique, les questionnements explor&eacute;s ici offrent en fait une pluralit&eacute; de vues sur des <em>dynamiques</em> constitutives de ces domaines de la justice et de la sant&eacute; au travail. En premier lieu, ces proc&egrave;s rejouent affaire par affaire la tension entre pr&eacute;vention et r&eacute;paration qui, bien que s&eacute;par&eacute;es dans la plupart des dispositifs, sont en fait intrins&egrave;quement li&eacute;es : les employeurs attaquent pour payer moins, et le revendiquent en affirmant qu&rsquo;ils feront plus de pr&eacute;vention. Ensuite, les AT et les MP constituent des cadrages diff&eacute;rents pour approcher des maux du travail parfois similaires, en t&eacute;moignent les cas des accidents psychiques qui constituent parfois une alternative &agrave; la reconnaissance de maladies psychiques, ou le cas inverse du travail r&eacute;p&eacute;titif, qui se pr&ecirc;te mal &agrave; l&rsquo;identification d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement d&eacute;clencheur.</p>
<p>Au total, <em>Ultime recours</em> est une contribution &agrave; la sociologie de la sant&eacute; au travail et &agrave; la sociologie du droit qui r&eacute;ussit, &agrave; partir d&rsquo;une juridiction singuli&egrave;re au croisement de la protection sociale et du droit du travail, &agrave; montrer comment les enjeux sociaux qui charpentent le contenu de d&eacute;cisions judiciaires participent &agrave; reproduire des in&eacute;galit&eacute;s sociales. Ce travail rejoint des ouvrages r&eacute;cents sur des affaires particuli&egrave;res, par exemple sur les verriers de Givors ou sur l&rsquo;affaire France T&eacute;l&eacute;com<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><sup>[1]</sup></a>, en tant qu&rsquo;il contribue &agrave; &eacute;clairer les limites de ce que devrait &ecirc;tre l&rsquo;exercice normal d&rsquo;un pouvoir de direction.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><sup>[1]</sup></a> Cf. &Eacute;ric Beynel (coord.), <em>La raison des plus forts. Chroniques du proc&egrave;s France T&eacute;l&eacute;com</em>, Ivry-sur-Seine&nbsp;: &Eacute;ditions de l&rsquo;Atelier, 2020&nbsp;; Pascal Marichalar, <em>Qui a tu&eacute; les verriers de Givors ? Une enqu&ecirc;te de sciences sociales</em>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2017.</p>]]></content>
	<updated>2025-12-16T15:31:54+00:00</updated>
	<author><name>ds</name></author>
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		<updated>2025-12-16T15:31:54+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2617" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Séminaire du RT13 – Programme annuel</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Comit&eacute; d&rsquo;organisation des s&eacute;minaires du RT 13 : Virginie Blum, Lisa Buchter, Elsa Coutaux-Bouscar...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<table>
<tbody>
<tr>
<td><strong><span>Comit&eacute; d&rsquo;organisation des s&eacute;minaires du RT 13</span></strong><b> : </b>Virginie Blum, Lisa Buchter, Elsa Coutaux-Bouscary, Marine Delaunay, Corentin Durand, Delphine Griveaud, Annalisa Lendaro, Irene Lizzola, Louise Klein, Nathan Rivet, Charlotte Thomas-H&eacute;bert</td>
</tr>
</tbody>
</table>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Session 1 : Autour du livre &laquo; R&eacute;parer la justice : Enqu&ecirc;te sur les pratiques restauratives en France &raquo; de Delphine Griveaud</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisateur&middot;ices</strong><b> :</b><span> Lisa Buchter, Corentin Durand, Louise Klein</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><strong>Date</strong><b> :</b><span> 10 d&eacute;cembre, 9h30-11h&nbsp;</span></p>
<p><strong>Lien pour le s&eacute;minaire :&nbsp;</strong></p>
<p><a href="https://teams.microsoft.com/meet/39076761646630?p=4VPzku2CBS57mwxMuo" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><b>https://teams.microsoft.com/meet/39076761646630?p=4VPzku2CBS57mwxMuo</b></a></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><strong>D&eacute;roul&eacute; de la session :</strong></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage &laquo; R&eacute;parer la justice : Enqu&ecirc;te sur les pratiques restauratives en France &raquo; par </span><a href="https://isp.cnrs.fr/project/griveaud-delphine/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Delphine Griveaud</span></a><span> (lien vers l&rsquo;ouvrage </span><a href="https://www.editionsladecouverte.fr/reparer_la_justice-9782348083495" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>ici</span></a><span> + Disponible sur </span><a href="https://droit.cairn.info/reparer-la-justice--9782348083488?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Cairn.info</span></a><span>)&nbsp;</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://pro.univ-lille.fr/corentin-durand" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Corentin Durand</span></a></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><b><br>
</b><b><br>
</b><span><strong>Session 2 : Les politiques alimentaires en milieu carc&eacute;ral : appropriations, mutations et oppositions</strong></span></p>
<p><b></b><strong>Co-organisateur&middot;ices</strong><b> : </b><span>Nathan Rivet, Lisa Buchter</span><span><br>
</span><b><br>
</b><strong>Date</strong> <span>: Mardi 13 janvier, 11h-12h30</span><span><br>
</span><strong>Lien pour le s&eacute;minaire</strong><b> : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/34000208696842?p=qXD9jRPtdoSBeVMLVr" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/34000208696842?p=qXD9jRPtdoSBeVMLVr</span></a> <b><br>
</b><b><br>
</b><strong>D&eacute;roul&eacute; de la session</strong><b> :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation par </span><a href="https://research.em-lyon.com/esploro/profile/anissa_pomies/overview" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Anissa Pomi&egrave;s</span></a><span>, co-autrice du </span><a href="https://www.anissapomies.com/manger-en-prison/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>rapport</span></a><span> : &laquo;&thinsp;La restauration et l&rsquo;alimentation des personnes d&eacute;tenues dans les &eacute;tablissements p&eacute;nitentiaires fran&ccedil;ais&thinsp;&raquo; issu d&rsquo;une enqu&ecirc;te qualitative men&eacute;e depuis 2021 dans cinq prisons fran&ccedil;aises</span></li>
</ul>
<ul>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;</span></li>
</ul>
<p><b><br>
</b><b><br>
</b> <b><br>
</b><span><strong>Session 3 : Autour du livre &laquo; Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit&nbsp;&raquo; d&rsquo;Ariane Amado et Armand Desprairies</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisatrices :</strong> <span>Virginie Blum, Irene Lizzola</span><span><br>
</span><b><br>
</b><strong>Date</strong><b> :</b><span> Lundi 2 f&eacute;vrier, 11h-12h30</span><b><br>
</b><strong>Lien pour le s&eacute;minaire</strong><b> : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/36293466795895?p=K9Lmrj6zU9OeDy1aQK" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/36293466795895?p=K9Lmrj6zU9OeDy1aQK</span></a> <b><br>
</b><b><br>
</b> <strong>D&eacute;roul&eacute; de la session</strong><b> :</b></p>
<ul>
<li>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage </span><a href="https://www.lgdj.fr/le-tournant-des-methodes-empiriques-en-droit-9782275161549.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>&laquo; Le tournant des m&eacute;thodes empiriques en droit ? &raquo;</span></a><span> par Ariane Amado et Armand Desprairies</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://www.centre-max-weber.fr/Virginie-Blum" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Virginie Blum</span></a><span> et </span><a href="https://www.lam.sciencespobordeaux.fr/membre/irene-lizzola/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Ir&egrave;ne Lizzola</span></a></li>
</ul>
</li>
</ul>
<ul>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp; </span></li>
</ul>
<p><b><br>
</b><span><strong>Session 4&nbsp;: Autour de l&rsquo;ouvrage collectif &laquo; Mazan &ndash; Anthropologie d&rsquo;un proc&egrave;s pour viols&nbsp;&raquo;</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisatrices</strong><span> :</span> <span>Annalisa Lendaro, Lisa Buchter&nbsp;</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Date</strong><b> :</b> <span>27 mars entre 12h30 et 14h30</span></p>
<p><strong>Lien pour le s&eacute;minaire :&nbsp;</strong> <b><br>
</b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/32786281566137?p=wAlX1LycUyvIV0lIlf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/32786281566137?p=wAlX1LycUyvIV0lIlf</span></a><span>&nbsp;</span></p>
<p><b><br>
</b> <strong>D&eacute;roul&eacute; de la session :</strong></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><a href="https://lebruitdumonde.com/livre/86" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par </span><a href="https://centrenorbertelias.cnrs.fr/equipes-de-recherche/melanie-gourarier/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>M&eacute;lanie Gourarier</span></a><span> et </span><a href="https://centrenorbertelias.cnrs.fr/equipes-de-recherche/appui/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Fatma Hamdoun&nbsp;</span></a></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://miroir.univ-tlse2.fr/2026/02/11/hourya-bentouhami-femmes-sciences-medias/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Hourya Bentouhami</span></a></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne </span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Session 5 : Autour du livre &laquo; Des juges bien trop sages. Qui prot&egrave;ge encore nos libert&eacute;s ? &raquo;, de St&eacute;phanie Hennette Vauchez et Antoine Vauchez</strong></span></p>
<p><b>Co-organisatrices :</b><span> Annalisa Lendaro, Charlotte Thomas-H&eacute;bert, Corentin Durand, et Lisa Buchter</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>Date :</b><span> Mercredi 15 avril, de 12h30 &agrave; 14h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/32068592370427?p=4dYiN2jlXblKBobSSG" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/32068592370427?p=4dYiN2jlXblKBobSSG</span><span>&nbsp;</span></a></p>
<p><strong>D&eacute;roul&eacute; de la session : </strong></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><a href="https://www.seuil.com/ouvrage/des-juges-bien-trop-sages-stephanie-hennette-vauchez/9782021589504" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par ses auteur&middot;ices</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://www.ehess.fr/fr/personne/liora-isra%C3%ABl" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Liora Isra&euml;l</span></a></li>
<li><span>Echange avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Session 6 : Autour du livre &laquo; La guerre par le droit. Les tribunaux Taliban en Afghanistan &raquo;, d&rsquo;Adam Baczko</strong></span></p>
<p><strong>Co-organisatrices :</strong><span> Corentin Durand, Irene Lizzola et Louise Klein</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Date</strong><b> : </b><span>Mercredi 6 mai 2026, 12h30-14h</span></p>
<p><strong>Lien pour le s&eacute;minaire :<a href="https://teams.microsoft.com/meet/3175666531717?p=i9ebUmXuv57cmAUs8Q" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&nbsp;</a></strong></p>
<p><a href="https://teams.microsoft.com/meet/32181825377294?p=5rM1bf75nRDbgg8Ei6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/32181825377294?p=5rM1bf75nRDbgg8Ei6</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de</span><a href="https://www.cnrseditions.fr/catalogue/relations-internationales/la-guerre-par-le-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span> l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par son auteur</span></li>
<li><span>Echange avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span>Session 7 : Autour du livre &laquo; Un verdict sans appel &raquo;, de Pauline Jarroux, Sandrine Lefranc, Antoine M&eacute;gie et Anne Wyvekens</span></strong></p>
<p><b>Co-organisatrices :</b><span> Louise Klein et Charlotte Thomas-H&eacute;bert</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>Date :</b><span> jeudi 21 mai 2026, 15h-16h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/3175666531717?p=i9ebUmXuv57cmAUs8Q" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/3175666531717?p=i9ebUmXuv57cmAUs8Q</span></a><span>&nbsp;</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><a href="https://actes-sud.fr/catalogue/societe/un-verdict-sans-appel" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>l&rsquo;ouvrage</span></a><span> par ses quatre auteur&middot;ices</span></li>
<li><span>Discussion par </span><a href="https://las.ehess.fr/membres/louise-klein" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Louise Klein</span></a><span> et </span><a href="https://cessp.cnrs.fr/membre/thomas-hebert-charlotte/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>Charlotte Thomas-H&eacute;bert</span></a></li>
<li><span>Echange avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span>Session 8 : La prise en charge des violences sexuelles dans l&rsquo;Eglise Catholique</span></strong></p>
<p><b>Co-organisatrices :</b><span> Marine Delaunay et Delphine Griveaud</span></p>
<p><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>Date :</b><span> 30 juin de 11h &agrave; 12h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/37402341929096?p=LYEudYkXLdP5tDi7RQ" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://teams.microsoft.com/meet/37402341929096?p=LYEudYkXLdP5tDi7RQ</a></p>
<p><strong>D&eacute;roul&eacute; de la session :</strong></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation par Marine Delaunay, Delphine Griveaud, Elsa Deck Marsault et Cl&eacute;mence Douteau&nbsp;</span></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne</span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>============================================================</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br><br></p>]]></content>
	<updated>2025-12-14T19:46:13+00:00</updated>
	<author><name>Nathan Rivet</name></author>
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		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
		<link rel="self" href="http://droitscisoc.hypotheses.org"/>
		<updated>2025-12-14T19:46:13+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2025-12-10:/274038</id>
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	<title type="html">Vanishing Libraries: Technofeudalism and the Illusory Promise of Digital Ownership</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>When you buy a physical book, the words don&rsquo;t change after you&rsquo;ve read them. The cover doesn&rsquo;t updat...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>When you buy a physical book, the words don&rsquo;t change after you&rsquo;ve read them. The cover doesn&rsquo;t update to match a screen adaptation, and the seller cannot reach into your bookshelf and take it away. This stability comes from a legal framework that constructs ownership as a &lsquo;bundle of rights,&rsquo; including the freedom to lend, resell, and preserve. Today, however, digital media is often licensed and not sold, leaving consumers with a revocable permission to use it instead of complete ownership. This reality became more apparent in 2020, when <a href="https://indianexpress.com/article/technology/you-paid-for-it-but-you-dont-own-it-how-big-tech-is-creating-a-new-digital-feudalism-10043594/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Ubisoft retired the servers for their video game &ldquo;The Crew&rdquo;</a>, revoking access for every player. Nearly a decade earlier, <a href="https://www.nytimes.com/2023/04/04/arts/dahl-christie-stine-kindle-edited.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Amazon&rsquo;s remote deletion</a> of George Orwell&rsquo;s &ldquo;1984&rdquo; and &ldquo;Animal Farm&rdquo; from Kindles and unannounced edits to Roald Dahl&rsquo;s texts, showed how effortlessly platforms could rescind or rewrite content that buyers once presumed they &ldquo;owned&rdquo; based on their experience with physical books. This, in turn, asserted the ultimate ownership that was always retained by the corporate licensor.</p>
<p><a href="https://www.theguardian.com/world/2023/sep/24/yanis-varoufakis-technofeudalism-capitalism-ukraine-interview" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Yanis Varoufakis</a> dubs this &lsquo;technofeudalism,&rsquo; arguing that since the 2008 financial crisis, digital platforms and data have become the modern equivalent of land, with tech corporations acting as digital feudal lords. Aaron Perzanowski and Jason Schultz have argued in&nbsp;<a href="https://direct.mit.edu/books/book/4662/The-End-of-OwnershipPersonal-Property-in-the" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>The End of Ownership</em></a> that we are witnessing a deliberate shift away from property rights towards a restrictive licensing model that governs nearly every software-enabled device. This new order rests on two mechanisms: technological and legal. Technologically, Digital Rights Management (DRM) and server dependency create a system of &ldquo;tethered property,&rdquo; perpetually binding every digital file to its corporate source and making consumer possession inherently precarious, as access can be revoked remotely. Legally, the <a href="https://direct.mit.edu/books/book/4662/The-End-of-OwnershipPersonal-Property-in-the" rel="noopener noreferrer" target="_blank">End-User License Agreement (EULA)</a> legitimises this techno-feudal control by shifting the governing logic of functioning from property law to contract law. Perzanowski and Schultz argue this is a deliberate restructuring of power that dismantles the traditional bundle of rights, stripping away what <a href="https://academic.oup.com/ajj/article-abstract/8/1/184/149710?login=true" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Honor&eacute; identified as core incidents of ownership</a>: the right to possess, alienate, and manage one&rsquo;s property. This &lsquo;unbundling&rsquo; is a political act that redefines the social relationship between producer and consumer, transforming it into a hierarchical relationship between a digital lord and a digital serf.</p>
<p>In the United States, the <a href="https://www.justice.gov/archives/jm/criminal-resource-manual-1854-copyright-infringement-first-sale-doctrine" rel="noopener noreferrer" target="_blank">first-sale doctrine</a> exhausts distribution rights for physical copies, allowing owners to resell or lend them. However, courts have declined to apply this principle to digital downloads. In&nbsp;<a href="https://cdn.ca9.uscourts.gov/datastore/opinions/2010/09/10/09-35969.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Vernor v. Autodesk</em></a>, the United States Court of Appeals for the Ninth Circuit held that a click-through EULA transforms a purchase into a non-transferable license, a flawed test Perzanowski and Schultz critique as hinging on the licensor&rsquo;s self-serving claims. Similarly, in&nbsp;<a href="https://www.supremecourt.gov/DocketPDF/18/18-1430/99242/20190510113929702_ReDigi%20Inc%20v%20Capitol%20Records%20Petition%20for%20a%20Writ%20of%20Certiorari.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Capitol Records v. ReDigi</em></a>, the United States Supreme Court ruled that because digital transfers create a new &lsquo;copy,&rsquo; they are ineligible for resale, thereby prohibiting secondary markets. The situation is only marginally different in Europe, where the&nbsp;<a href="https://curia.europa.eu/juris/liste.jsf?num=C-128/11" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>UsedSoft</em>&nbsp;</a>decision carved out a limited right to resale for software, but not other media. India&rsquo;s Supreme Court <a href="https://www.livelaw.in/pdf_upload/foreign-software-no-royalty-tds-sc-ll-124-389949.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">recently recognized</a> digital exhaustion but included a caveat: it does not apply if a restrictive EULA is in place. Licensors can therefore bypass it through carefully worded contracts, and resale rights remain largely illusory.</p>
<p>The Socio-Legal stakes of this are immense. Consumer autonomy that flows from ownership (the freedom to use and tinker) is hollowed out by systems of corporate surveillance and control, where every digital asset can disappear at a provider&rsquo;s whim. Secondary markets, which historically disciplined prices, extended the life of media, and democratized access now perish in the absence of resalable licenses, a breakdown of the balance that <a href="https://heinonline.org/HOL/LandingPage?handle=hein.journals/wmlr42&amp;div=41&amp;id=&amp;page=" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Joseph Liu</a> identifies between owner control and public access. This threatens cultural preservation, as future generations lose the legal ability to archive or lend works that exist solely under revocable digital contracts. As Perzanowski and Schultz argue, widespread individual ownership helps guard against censorship and the loss of commercially unviable but culturally valuable works; a world of revocable licenses puts our shared heritage at risk.</p>
<p>The promise of digital ownership remains illusory. The right to buy a digital work dissolves into a conditional, revocable permission. We are then left not with libraries, but with leases. This model of perpetual rent is visible everywhere, from <a href="https://www.mckinsey.com/capabilities/mckinsey-digital/our-insights/reborn-in-the-cloud" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Adobe&rsquo;s subscription-only Creative Cloud</a> to automakers monetising heated seats as a service on hardware already sold. If preservation depends on permission, and access can dissolve at a whim, then the future of art, knowledge, and our collective imagination risks being privatised, redacted, and erased.</p>
<p>The post <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/technofeudalism-and-the-illusory-promise-of-digital-ownership/" target="_blank">Vanishing Libraries: Technofeudalism and the Illusory Promise of Digital Ownership</a> appeared first on <a rel="noopener noreferrer" href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2025-12-10T09:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2025-12-10T09:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2025-12-09:/273986</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/17699" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Décembre 2025</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Elena BELOVA, Pouvoir de r&eacute;gulation &eacute;conomique de l&rsquo;&Eacute;tat et droits de l&rsquo;Homme devant la Cour euro...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Elena BELOVA, Pouvoir de r&eacute;gulation &eacute;conomique de l&rsquo;&Eacute;tat et droits de l&rsquo;Homme devant la Cour europ&eacute;enne des droits de l&rsquo;Homme et les tribunaux arbitraux d&rsquo;investissement<br></strong>Universit&eacute; de Lille, 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=115502&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Apolline BERNARD, D&eacute;pendance et propri&eacute;t&eacute; intellectuelle</strong><br>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=134434&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Geoffrey FILLET, Le discours doctrinal fran&ccedil;ais sur les conventions de la Constitution<br></strong>Universit&eacute; de Tours, 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=103765&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Antoine FOURNIER, La notion d&rsquo;affacturage</strong><br>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=173989&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Manon LEMAIRE, Les ressources g&eacute;n&eacute;tiques en droit international Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du r&eacute;gime d&rsquo;acc&egrave;s et de partage des avantages</strong> <br>Universit&eacute; d&rsquo;Artois, 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=115279&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Marion NICKUM, Entre engagement et &eacute;puisement : approche mixte de la sant&eacute; psychologique au travail des avocats fran&ccedil;ais</strong><br>Universit&eacute; de Lille, 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025 (Psychologie et ergonomie)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=138899&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Caroline TIXIER, Le Solidarisme de L&eacute;on Bourgeois, un syncr&eacute;tisme doctrinal porteur d&rsquo;un pacifisme juridique et social</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 1<sup>er</sup> d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191886&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenan</a>ce</p>
<p><strong>Laure WEYMULLER, L&rsquo;ouverture du contr&ocirc;le juridictionnel des actes administratifs. Angleterre : fin du XVIIe &ndash; milieu du XXe s., France : XIXe s.</strong> <br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 1er d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191916&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Flora DUFFAUD GALLICI, Le travailleur &eacute;tranger en France</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 02 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178829&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Julie HAMONIC, Les raisonnements probatoires du juge judiciaire</strong><br>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 02 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111367&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutena</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Jamalideen ILUPEJU, Le d&eacute;s&eacute;quilibre significatif, unit&eacute; ou pluralit&eacute; ?</strong><br>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 02 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=85927&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Audrey-Anne JACQUOT-SAHUT, Le brevet essentiel &agrave; une norme<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 02 d&eacute;cembre 2025<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=157522&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Koffi KOUAME, Responsabilit&eacute; internationale et violation des droits de l&rsquo;homme par les entreprises.<br></strong>Universit&eacute; Marie et Louis Pasteur, 02 d&eacute;cembre 2025<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=99120&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><strong><br>Aline LEMOINE, La contribution de la Sixi&egrave;me commission de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;ONU au d&eacute;veloppement du droit international<br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 02 d&eacute;cembre 2025 <br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=190981&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Amina MENEI, L&rsquo;argumentation juridique &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;intelligence artificielle<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 02 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111709&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong><br></strong><strong>H&eacute;l&egrave;ne SANCHEZ, Estimation de l&rsquo;&acirc;ge des mineurs : analyse compar&eacute;e des m&eacute;thodes, des cadres juridiques et des enjeux &eacute;thiques en France et en Europe<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 02 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=138433&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong><br></strong><strong>Ma&eacute;va CARON, Les fronti&egrave;res du salariat<br></strong>Universit&eacute; de Lille, 03 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=115196&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Youssef SALIB, Trois essais sur la transition climatique, le commerce, les effets d&rsquo;&eacute;quilibre et les agents h&eacute;t&eacute;rog&egrave;nes<br></strong>&Eacute;cole nationale des ponts et chauss&eacute;es, 03 d&eacute;cembre 2025 (Sciences &eacute;conomiques)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151306&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Armel VIMANE MUNANIRYA, Contribution au droit p&eacute;nal congolais des soci&eacute;t&eacute;s commerciales &agrave; la lumi&egrave;re du droit fran&ccedil;ais<br></strong>Universit&eacute; de Montpellier, 03 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=131607&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Yann AOUIDEF, L&rsquo;usage de la blockchain dans la r&eacute;solution des litiges<br></strong>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 04 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191234&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Mohamed Nabout Abdelfattah MOHAMED, Dieu et droit chez Spinoza</strong><br>Universit&eacute; de La Rochelle, 04 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=162946&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Charles PRELOT, L&rsquo;</strong><strong>&Eacute;tat et l&rsquo;&eacute;nergie</strong><br>Universit&eacute; Paris-Saclay GS Droit, 04 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=76871&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Kouakou St&eacute;phane EKRA, Maintenir, r&eacute;former, supprimer ? Le proc&egrave;s criminel fran&ccedil;ais &agrave; travers ses figures centrales : juge d&rsquo;instruction, pr&eacute;sident de cour d&rsquo;assises et jury populaire</strong><br>Universit&eacute; Bourgogne Europe, 05 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=104898&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Nathanael KOS ISAKA, Le risque syst&eacute;mique en droit public &eacute;conomique</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 05 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=189960&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Christophe RICHER, Les op&eacute;rations ext&eacute;rieures de la France depuis 2001 : aspects de droit international public<br></strong>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 05 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179821&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Camille SALAUN, L&rsquo;appr&eacute;hension p&eacute;nale du n&eacute;potisme</strong><br>Universit&eacute; C&ocirc;te d&rsquo;Azur, 05 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=134497&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Yijian YANG, L&rsquo;optimisation du service public<br></strong>Universit&eacute; de Montpellier, 06 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=105760&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong><br></strong><strong>Anne GAUCHER, L&rsquo;ind&eacute;pendance fonctionnelle de la magistrature au XIXe si&egrave;cle. Une autre histoire de la s&eacute;paration des pouvoirs<br></strong>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 08 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191441&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Shani SAYEDOFF, L&rsquo;&eacute;crit constitutionnel. Recherches sur le caract&egrave;re &eacute;crit du texte de la Constitution fran&ccedil;aise</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 08 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191863&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Julie VAURET, Les valeurs sociales p&eacute;nales</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 08 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=114752&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Florent COURR&Eacute;GES, L&rsquo;analyse &eacute;conomique du droit de la m&eacute;diation administrative dans le contentieux fonction publique</strong><br>Universit&eacute; C&ocirc;te d&rsquo;Azur, 09 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=138775&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Jhonny DUPLAN, Vuln&eacute;rabilit&eacute; et d&eacute;tresse du chef de TPE-PME : aspects juridiques et soci&eacute;taux</strong> <br>Universit&eacute; de Limoges, 09 d&eacute;cembre 2025 (Gouvernance des institutions et des organisations)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=154776&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Gamal ISMAIL, Entreprises et protection de l&rsquo;environnement : prise en compte du d&eacute;veloppement durable par le droit des investissements</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 09 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=180046&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Irene LIZZOLA, Plaider les droits humains et d&eacute;velopper l&rsquo;&Eacute;tat de droit au Maroc : comment fonder la l&eacute;gitimit&eacute; des r&eacute;formes en r&eacute;gime de contrainte consensuelle ?</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 09 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=110684&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Jacques MINKO MI BIE, Penser et r&eacute;aliser la paix en Afrique centrale : approche pluridisciplinaire</strong> <br>Universit&eacute; Paris Nanterre, 09 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=110212&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Cl&eacute;mentine HEBRARD, L&rsquo;oeuvre d&rsquo;art et le temps du droit. De la temporalit&eacute; juridique de l&rsquo;oeuvre d&rsquo;art en droit fran&ccedil;ais</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 10 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191522&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Vincent MIRY, D&eacute;veloppement durable et institutions administratives</strong><br>Universit&eacute; d&rsquo;Orl&eacute;ans, 10 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=134156&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Thomas Starky NGWA MENDOME, Les s&ucirc;ret&eacute;s n&eacute;gatives en droit priv&eacute; </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Montpellier,10 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=141989&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Jonathan PERRIN, Les fondements moraux de l&rsquo;&eacute;cologisme. </strong><strong>&Eacute;tude sur les &eacute;thiques animalistes et environnementalistes comme justifications morales de l&rsquo;imp&eacute;ratif &eacute;cologique</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 10 d&eacute;cembre 2025 (Philosophie) <br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=177491&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Sibylle POUILLAUDE, Le droit &agrave; l&rsquo;oubli. &Eacute;quilibrer la protection de la vie priv&eacute;e avec la libert&eacute; d&rsquo;expression &agrave; l&rsquo;&egrave;re num&eacute;rique</strong> <br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 10 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191824&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Sunday SEN, L&rsquo; activit&eacute; a&eacute;roportuaire au Cambodge : aspects juridiques</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 10 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191864&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jeanne BARSALI, La femme sous l&rsquo;angle des droits fondamentaux</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 11 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=127588&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Audrey BOISGONTIER, </strong><strong>Anatomie du sexe juridique : analyse de la reconfiguration d&rsquo;une cat&eacute;gorie &agrave; l&rsquo;aune de l&rsquo;autonomie individuelle </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Paris Nanterre, 11 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://ctad.cnrs.fr/2025/12/12/soutenance-de-these-de-madeleine-lasserre-2/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Mary LAMBARD, Le code de conduite, instrument de soumission des entreprises multinationales au droit international public</strong><br>Universit&eacute; de Lille, 11 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=118821&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Clo&eacute; MANGEOLLE, La commande publique locale au service de la protection de l&rsquo;environnement</strong><br>Universit&eacute; de Reims Champagne &ndash; Ardenne, 11 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=150990&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Noelia NOYA IGLESIAS,</strong> <strong>Gouverner les in&eacute;galit&eacute;s de la croissance urbaine depuis les quartiers&nbsp;: une sociologie politique des &eacute;lu&middot;e&middot;s aux Comunas &agrave; Buenos Aires</strong></p>
<p>EHESS/Universidad Nacional de General Sarmiento (UNGS), 11 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://cmh.ens.fr/these/les-conseillers-communaux-de-la-ville-de-buenos-aires-le-processus-de-construction-dun-nouveau-role-de-mediation-politico-institutionnelle-au-niveau-local/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>F&eacute;lix POZZO-DESCHANEL, La politique mon&eacute;taire de l&rsquo;Eurosyst&egrave;me &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du changement climatique : perspectives juridiques</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 11 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191825&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Lauren SILBERMAN, L&rsquo;abus de droit en mati&egrave;re fiscale</strong><br>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil, 11 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=92332&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Chanprasnar YI, L&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un droit de la protection des donn&eacute;es personnelles au Cambodge : approche compar&eacute;e et perspective d&rsquo;int&eacute;gration r&eacute;gionale au sein de l&rsquo;ASEAN</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 11 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191922&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Mariam BENALIOUA, De la rue au tribunal, de la condamnation &agrave; la gr&acirc;ce. Sociologie des usages et pratiques de la justice au Maroc (le cas du Hirak El-Rif, 2017-2021)</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 12 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=116046&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Julia BRUNN, Chasse et bien-&ecirc;tre animal : rapprochements juridiques de deux notions d&rsquo;apparence antinomique <br></strong>Universit&eacute; de Montpellier, 12 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=138535&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Elise MARANT,</strong> <strong>L&rsquo;articulation du pouvoir de direction et de l&rsquo;obligation de s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;employeur</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Montpellier, 12 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://ed461.edu.umontpellier.fr/files/2025/12/Detail-de-la-soutenance-Marant-Elise.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Audrey MARTINEZ, Droit du travail et circonstances exceptionnelles : enseignements d&rsquo;une pand&eacute;mie</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 12 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=123669&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Pierre Cl&eacute;ment MINGOZZI, Contentieux climatique fond&eacute; sur les droits de l&rsquo;Homme et r&ocirc;le de la r&eacute;solution 76/300 de l&rsquo;Assembl&eacute;e g&eacute;n&eacute;rale des Nations unies : vers un droit &agrave; un environnement sain en droit international ? </strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 12 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=147794&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Yao OUATTARA, Les ports de plaisance au d&eacute;fi du droit de l&rsquo;am&eacute;nagement</strong><br>Universit&eacute; de La Rochelle, 12 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=163123&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Francesco BIUSO, La naissance et le d&eacute;veloppement du concept de justice particuli&egrave;re, d&rsquo;Aristote &agrave; Thomas d&rsquo;Aquin<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 13 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=177519&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Moncef EL YOUNSSI, Oummah et </strong><strong>&Eacute;glise catholique dans le syst&egrave;me inter&eacute;tatique : vers les organisations confessionnelles internationales</strong><br>Universit&eacute; d&rsquo;Orl&eacute;ans, 15 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=108689&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Elyes ELFERCHICHI,&nbsp; Droit des peines : quel droit pour l&rsquo;ex&eacute;cution des peines et la fin de peine ?<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 15 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=82401&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Hu&ecirc; GASPAROUX, L&rsquo;exercice du droit &agrave; r&eacute;paration des victimes de crimes internationaux devant les juridictions nationales &ndash; Droit d&rsquo;acc&egrave;s au juge en droit international priv&eacute; fran&ccedil;ais et italien</strong><br>Universit&eacute; Paris Nanterre, 15 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=113921&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Romain MESPOULET, La <em>soft law</em> europ&eacute;enne comme structure d&rsquo;opportunit&eacute; : r&eacute;gimes d&rsquo;interm&eacute;diation et strat&eacute;gies des groupes d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t</strong><br>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 15 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111736&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Eric O&rsquo;BOUNOU, Le contentieux disciplinaire : plaidoyer pour une harmonisation du droit disciplinaire dans les prisons de la zone CEMAC</strong><br>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 15 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=143763&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Hanna POULENARD, Du monopole &agrave; la lib&eacute;ralisation bancaire et financi&egrave;re : le r&eacute;gime juridique des fintechs <br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 15 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=109848&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Katell RICHARD,</strong> <strong>Mod&eacute;lisation du droit du temps de travail. Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du droit n&eacute;goci&eacute;</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Rennes, 15 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://iode.univ-rennes.fr/tous-nos-evenements/modelisation-du-droit-du-temps-de-travail-contribution-a-letude-du-droit-negocie-1929935?oac=eyJpbmRleCI6MywidG90YWwiOjI0OSwiZmlsdGVycyI6eyJkZXRhaWxlZCI6IjEifX0%3D" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Samuel FAYE, Gouvernance d&rsquo;entreprise et responsabilit&eacute; du dirigeant social : &eacute;tude comparative entre les droits fran&ccedil;ais et Ohada</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 16 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/samuel-faye-cda-soutiendra-sa-these-gouvernance-dentreprise-et-responsabilite-du-dirigeant-social-etude-comparative-entre-les-droits-francais-et-ohada-dirigee-par-m-gerard-jazottes" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jeremy BOUCH&Eacute;-PILLON, Aide &agrave; la d&eacute;cision pour le droit num&eacute;rique : une approche bas&eacute;e sur les ontologies, la logique d&eacute;ontique et le contr&ocirc;le d&rsquo;acc&egrave;s</strong><br>Institut National Polytechnique de Toulouse, 16 d&eacute;cembre 2025 (Math&eacute;matiques, Informatique et T&eacute;l&eacute;communications)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=150884&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Lesline KOUITY, Les influences europ&eacute;enne et interam&eacute;ricaine sur le syst&egrave;me africain de protection des droits de l&rsquo;Homme </strong></p>
<p>Nantes Universit&eacute;, 16 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/avis-de-soutenance-lesline-kouity-3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Alexandre LABORDE-MENJAUD</strong>, <strong>La construction doctrinale du Conseil constitutionnel &ndash; Essai d&rsquo;analyse m&eacute;tath&eacute;orique<br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 16 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111289&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Annabelle LAURET, Construction et destruction du lien de filiation &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;enfant</strong></p>
<p>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 16 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://eddroit.universite-lyon.fr/ecoles-doctorales/ed-492-droit/site-francais/navigation/soutenances/lauret-annabelle-construction-et-destruction-du-lien-de-filiation-a-l-epreuve-de-l-interet-de-l-enfant-399919.kjsp?RH=1517820825460" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Benjamin SARRET, Les lois fondamentales de l&rsquo;ancienne France au regard de la pens&eacute;e lib&eacute;rale contemporaine</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Rennes, &nbsp;16 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://iode.univ-rennes.fr/tous-nos-evenements/les-lois-fondamentales-de-lancienne-france-au-regard-de-la-pensee-liberale-contemporaine?oac=eyJpbmRleCI6NSwidG90YWwiOjI0OSwiZmlsdGVycyI6eyJkZXRhaWxlZCI6MX19" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Sebastian ECHAGUE PASTORE, Les questionnements juridiques soulev&eacute;s par les paradis fiscaux au regard du droit p&eacute;nal <br></strong>Universit&eacute; de Montpellier, 17 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=131254&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Pierre-Marie GIRARD, Le c&eacute;libat &agrave; Rome. &Eacute;tude sur les rapports entre la l&eacute;gislation et les m&oelig;urs</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Rennes, &nbsp;17 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://iode.univ-rennes.fr/tous-nos-evenements/le-celibat-a-rome-etude-sur-les-rapports-entre-la-legislation-et-les-moeurs?oac=eyJpbmRleCI6NiwidG90YWwiOjI0OSwiZmlsdGVycyI6eyJkZXRhaWxlZCI6MX19" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Mark K&Eacute;R&Eacute;, Les montages immobiliers publics : essai sur l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;une nouvelle cat&eacute;gorie de contrats publics en droits fran&ccedil;ais et burkinab&egrave;</strong><br>Universit&eacute; de Reims Champagne &ndash; Ardenne, 17 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=130105&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Robin LECHEKS</strong>, <strong>L&rsquo;articulation des instruments internationaux de protection des droits de l&rsquo;enfant en Afrique<br></strong>Universit&eacute; de Bordeaux, 17 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=96210&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>H&eacute;lo&iuml;se MICHELON, Que doivent les parents &agrave; leurs futurs enfants ?</strong><br>Universit&eacute; Polytechnique Hauts de France, 17 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=146237&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Hassani MMADI, La formation du droit administratif comorien</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 17 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=161013&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Francesco NEIRA HERNANDEZ,&nbsp; Les discours doctrinaux sur la d&eacute;mocratie dans l&rsquo;ordre juridique international. Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude des liens entre la d&eacute;mocratie et le droit international</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Strasbourg, 17 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="http://ed.droit.unistra.fr/uploads/media/Avis_de_soutenance_-_NEIRA_HERNANDEZ_F.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Hannah STRAUB, Cadre juridique du d&eacute;pistage n&eacute;onatal &ndash; De la proc&eacute;dure &eacute;tablie &agrave; l&rsquo;analyse g&eacute;nomique. Comparaison entre les situations juridiques en Allemagne et en France</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 17 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178701&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Adama SY, La situation des travailleurs dans les entreprises en difficult&eacute; : &eacute;tude de droit compar&eacute; entre le droit OHADA et le droit fran&ccedil;ais</strong> <br>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil, 17 d&eacute;cembre 2025 (OMI)</p>
<p><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=80502&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Clarisse ANCEAU, Reframing feminist legal thought in international law: Ecofeminist voices on self-determination</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), &nbsp;18 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-de-these-de-mme-clarisse-anceau-programme-de-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Daniel ARBOLEDA VALENCIA, Le droit international et l&rsquo;alt&eacute;rit&eacute; : le syst&egrave;me interam&eacute;ricain des droits de l&rsquo;Homme comme un site de transformation &eacute;pist&eacute;mique</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 18 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=105420&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Clement BASCOUL, La conformit&eacute; &agrave; l&rsquo;exportation, une nouvelle configuration juridique du commerce international<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 18 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=130494&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>God&eacute; Lionel EWAMBIL FOIDIEN, Les march&eacute;s publics au Cameroun &agrave; l&rsquo;aune du droit de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle de l&rsquo;OAPI</strong></p>
<p>Nantes Universit&eacute;, 18 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/soutenance-de-these-de-gode-lionel-ewambil-foidien" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Daniela HENRIQUEZ ENCAMILLA, Gouvernance de l&rsquo;eau et allocation de la p&eacute;nurie : une analyse r&eacute;trospective de la politique de l&rsquo;eau du Cear&aacute;, Br&eacute;sil</strong><br>Institut Agro Montpellier, 18 d&eacute;cembre 2025 (Sciences de la terre et de l&rsquo;eau)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=152742&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Manon JALABERT, Le droit et les violences sexuelles faites aux femmes dans le sport de haut niveau en France des ann&eacute;es 1968 &agrave; nos jours</strong><br>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 18 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151038&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br></p>
<p><strong>Fanny JEANTET, Le salari&eacute; absent</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 18 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/fanny-jeantet-idp-soutiendra-sa-these-le-salarie-absent-dirigee-par-monsieur-frederic-guiomard" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ana&iuml;s TROTRY, De la lutte contre la cybercriminalit&eacute; &agrave; l&rsquo;acc&egrave;s international aux donn&eacute;es : une question d&rsquo;&eacute;quilibre</strong><br>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 18 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=125199&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Fabien USCIATI, Le contrat de cr&eacute;dit &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve des difficult&eacute;s de l&rsquo;entreprise</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 18 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=105104&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Georgina VINCENT BENARD, La m&eacute;diation en droit administratif</strong><br>Universit&eacute; de Lille, 18 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=116966&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jean-Martial ZOGBA, Le cocontractant en mati&egrave;re de propri&eacute;t&eacute; intellectuelle</strong></p>
<p>Nantes Universit&eacute;, 18 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/soutenance-de-thes-de-jean-martial-zogba" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Abdelhamid ABIDI, Deontic logic, a tool for law formalization?</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 19 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-abdelhamid-abidi-programme-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Apo ASSALE</strong>, <strong>La proportionnalit&eacute; de l&rsquo;incrimination</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=91657&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Catalin BOACNA, La vie priv&eacute;e &agrave; l&rsquo;&egrave;re num&eacute;rique, un d&eacute;fi en droit p&eacute;nal. &Eacute;tude comparative France &ndash; Roumanie <br></strong>Universit&eacute; de Bordeaux, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=94869&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Etienne LAFOND, La responsabilisation des investisseurs &eacute;trangers : aspects de droit international</strong><br>Universit&eacute; Paris Nanterre, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=114648&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Lisa MANGANARO, Les perturbateurs endocriniens saisis par le droit. &nbsp;Analyse de la r&eacute;gulation des risques &eacute;mergents et essai sur la n&eacute;cessaire mutation des responsabilit&eacute;s</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=106975&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Joseph MASSANG, LBO Montage juridique et financier en droit Ohada</strong></p>
<p>Aix-Marseille Universit&eacute;, 19 d&eacute;cembre 2025</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/69" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Charbel NASSAR, La collaboration des parties dans le contrat d&rsquo;assurance &ndash; Expression d&rsquo;un contrat d&rsquo;extr&ecirc;me bonne foi (&eacute;tude compar&eacute;e entre le droit fran&ccedil;ais et le droit libanais)</strong><br>Universit&eacute; de Montpellier, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=93899&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Naintara Maya OBEROI, La citoyennet&eacute; subalterne</strong><br>Ecole normale sup&eacute;rieure &ndash; PSL, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=106014&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Dimitri ROSE, Le droit de la responsabilit&eacute; p&eacute;nale &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve des usages de l&rsquo;intelligence artificielle</strong><br>Universit&eacute; Polytechnique Hauts de France, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=146039&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Rebekka SCHLIEPER, Les brevets essentiels &agrave; une norme confront&eacute;s au droit de la concurrence de l&rsquo;Union europ&eacute;enne dans sa mise en &oelig;uvre en France et en Allemagne</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 19 d&eacute;cembre 2025<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=180035&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><br></p>
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	<updated>2025-12-09T10:41:51+00:00</updated>
	<author><name>mcornec</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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