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<title>FID Recht - Rechtssoziologie</title>
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<updated>2026-03-09T09:48:15+00:00</updated>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-10-24:/302302</id>
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	<title type="html">Wieviel Management verträgt die Justiz, ohne ihre Identität zu verlieren?</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Gerichtsmanagement und Qualit&auml;tskontrolle der Justiz &ndash; das war vor 30 Jahren einmal mein Thema.[1] 2...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Gerichtsmanagement und Qualit&auml;tskontrolle der Justiz &ndash; das war vor 30 Jahren einmal mein Thema.[1] 2009 habe ich noch einmal einen einschl&auml;gigen Vortrag gehalten und in diesem Zusammenhang mehrfach auf Rszblog gepostet.[2] Seither habe ich das Feld nicht mehr intensiv beobachtet. Es ist klar, dass auch dort die laufende &Auml;nderung der Verh&auml;ltnisse einen Wandel nach sich &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-10-24T16:14:12+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-10-24T16:14:12+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-10-23:/302203</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/3101" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Flora Hergon, à propos de sa thèse sur l’état d’urgence post-attentats en France (2015-2017)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Flora Hergon est docteure en sociologie de l&rsquo;EHESS. Le 9 octobre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>Flora Hergon est docteure en sociologie de l&rsquo;EHESS. Le 9 octobre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &ldquo;Devenir suspect. L&eacute;gitimation et contestation des perquisitions et des assignations &agrave; r&eacute;sidence sous l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence (2015-2017)&rdquo;.</em><strong><em><br></em></strong></p>



<p><strong><em>1. Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e &agrave; l&rsquo;EHESS et au Centre Maurice Halbwachs sous la direction de Saba Le Renard (CMH) et Claire de Galembert (ISP), porte sur l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence mis en &oelig;uvre apr&egrave;s les attentats du 13 novembre 2015 en France. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</em></strong></p>



<p>Le point de d&eacute;part de ce travail a &eacute;t&eacute; le constat que les perquisitions administratives et les assignations &agrave; r&eacute;sidence, qui sont les mesures phares de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence apr&egrave;s les attentats du 13 novembre 2015, ont &eacute;t&eacute; massivement utilis&eacute;es &agrave; des fins dites pr&eacute;ventives, mais elles ont tr&egrave;s peu conduit &agrave; des proc&eacute;dures judiciaires&nbsp;li&eacute;es &agrave; des faits de terrorisme. Gr&acirc;ce aux documents parlementaires on sait par exemple qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;issue de plus de 4300 perquisitions op&eacute;r&eacute;es en juin 2017, seules 30 proc&eacute;dures &laquo;&nbsp;ont &eacute;t&eacute; ouvertes par la section antiterroriste du parquet de Paris des chefs d&rsquo;association de malfaiteurs avec une entreprise terroriste ou d&rsquo;entreprise individuelle terroriste&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> et on ne conna&icirc;t pas le nombre de condamnations r&eacute;sultantes.</p>



<p>J&rsquo;ai donc voulu comprendre les conditions de possibilit&eacute; et les effets de ces deux mesures exceptionnelles. Pour cela, la th&egrave;se commence par l&rsquo;&eacute;tude des modifications de la loi du 3 avril 1955 relative &agrave; l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence, cr&eacute;&eacute;e pendant la guerre d&rsquo;ind&eacute;pendance de l&rsquo;Alg&eacute;rie. J&rsquo;ai ensuite voulu saisir qui avait recours &agrave; ces mesures entre 2015 et 2017 ; pour quels usages ; qui &eacute;tait susceptible de <em>devenir suspect</em> pour l&rsquo;administration et selon quels crit&egrave;res. Le parti pris de ce travail a &eacute;t&eacute; toutefois de d&eacute;passer l&rsquo;analyse de la mise en &oelig;uvre polici&egrave;re, pour ensuite &eacute;tudier l&rsquo;exp&eacute;rience de ces mesures depuis la perspective de personnes cibl&eacute;es <em>devenues suspectes</em>.</p>



<p>L&rsquo;enqu&ecirc;te a repos&eacute; sur plusieurs m&eacute;thodes et mat&eacute;riaux. J&rsquo;ai tout d&rsquo;abord effectu&eacute; une analyse textuelle des d&eacute;bats parlementaires relatifs aux prolongations de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence entre 2015 et 2017 pour comprendre leur justification au Parlement pendant pr&egrave;s de deux ans. J&rsquo;ai notamment &eacute;tudi&eacute; comment le recours &agrave; des arguments juridiques techniques prend rapidement le pas sur la question des libert&eacute;s fondamentales et permet le vote quasi unanime de la loi du 20 novembre 2015, qui modifie substantiellement le r&eacute;gime des perquisitions et des assignations &agrave; r&eacute;sidence. J&rsquo;ai ensuite men&eacute; des entretiens avec des personnes cibl&eacute;es, avec leur entourage et avec des acteurs institutionnels ayant particip&eacute; &agrave; la fabrique l&eacute;gislative, &agrave; la mise en &oelig;uvre ou au contr&ocirc;le de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence. Enfin, j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; une base de donn&eacute;es &agrave; partir de d&eacute;cisions de recours contentieux contestant une perquisition ou une assignation &agrave; r&eacute;sidence devant la justice administrative. Sur cette question des recours, j&rsquo;ai notamment interrog&eacute; les repr&eacute;sentations symboliques de l&rsquo;institution judiciaire des personnes cibl&eacute;es, qui les conduisent soit &agrave; engager, ou au contraire &agrave; &eacute;viter ce type de proc&eacute;dure, puis j&rsquo;ai &eacute;tudi&eacute; la fabrique concr&egrave;te des m&eacute;moires en d&eacute;fense avec les avocat&middot;es et la fa&ccedil;on dont cette exp&eacute;rience de la justice refa&ccedil;onne plus largement les rapports &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat &agrave; l&rsquo;issue des recours.</p>



<p><strong><em>2. Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse et sur quels r&eacute;sultats souhaiteriez-vous revenir ?</em></strong><strong></strong></p>



<p>J&rsquo;ai cherch&eacute; &agrave; comprendre comment les perquisitions et les assignations &agrave; r&eacute;sidence pouvaient cibler dans le m&ecirc;me temps des personnes pr&eacute;sentant des ant&eacute;c&eacute;dents judiciaires et d&rsquo;autres, signal&eacute;es pour radicalisation par une coll&egrave;gue, par exemple. Une telle approche m&rsquo;a permis de r&eacute;aliser une sociologie du pouvoir discr&eacute;tionnaire, qui comprend l&rsquo;ensemble des pratiques administratives et polici&egrave;res comme le r&eacute;sultat de marges de man&oelig;uvre autoris&eacute;es par la loi, et non situ&eacute;es en dehors de celle-ci.</p>



<p>Au-del&agrave; de leur usage communicationnel, pr&eacute;ventif et &agrave; des fins de collecte de renseignement, j&rsquo;ai montr&eacute; comment les perquisitions et les assignations &agrave; r&eacute;sidence gagnent &agrave; &ecirc;tre pens&eacute;es comme des pratiques administratives de rappel &agrave; l&rsquo;ordre des personnes musulmanes concernant les limites des pratiques et des discours religieux et politiques acceptables. Ce rappel &agrave; l&rsquo;ordre repose en effet sur une extension l&eacute;gislative du pouvoir administratif, qui l&eacute;gitime une logique du soup&ccedil;on et un ciblage bien en amont de la commission d&rsquo;infractions.</p>



<p>&nbsp;En se focalisant notamment sur l&rsquo;exp&eacute;rience de personnes cibl&eacute;es &agrave; la suite de signalements et ne faisant pas l&rsquo;objet de poursuite judiciaire, j&rsquo;ai ensuite &eacute;tudi&eacute; comment ce rappel &agrave; l&rsquo;ordre se traduit par une modification de leur quotidien vis-&agrave;-vis des autorit&eacute;s administratives, mais &eacute;galement de leur entourage. Ces mesures mises en &oelig;uvre &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle de l&rsquo;espace domestique transforment les relations sociales, les pratiques religieuses visibles et les rapports &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat des personnes cibl&eacute;es. Une minorit&eacute; d&rsquo;entre elles, dot&eacute;es de ressources sociales, scolaires et &eacute;conomiques, conteste ces mesures dans les m&eacute;dias ou devant la justice administrative. Afin de remettre en cause l&rsquo;&eacute;tiquetage administratif et le stigmate d&rsquo;une suppos&eacute;e dangerosit&eacute;, elles sont amen&eacute;es &agrave; reprendre majoritairement &agrave; leur compte les cat&eacute;gories d&rsquo;entendement de l&rsquo;administration relatives &agrave; la &laquo;&nbsp;radicalisation&nbsp;&raquo;, pour mieux s&rsquo;en distancier (par exemple, le fait de prouver des pratiques de sociabilit&eacute; mixtes pour des hommes soup&ccedil;onn&eacute;s de pratiquer un &laquo;&nbsp;islam radical&nbsp;&raquo; et de ne &laquo;&nbsp;pas serrer la main aux femmes &raquo;). Ces moyens de d&eacute;fense pr&eacute;sentent n&eacute;anmoins le risque d&rsquo;&ecirc;tre soup&ccedil;onn&eacute;.e de <em>dissimuler</em> sa radicalit&eacute;, une cat&eacute;gorie de l&rsquo;administration au fort pouvoir symbolique<em>.</em> La contestation d&rsquo;une perquisition et/ou d&rsquo;une assignation &agrave; r&eacute;sidence est ainsi une entreprise ambivalente et co&ucirc;teuse, &agrave; laquelle beaucoup de personnes cibl&eacute;es renoncent <em>in fine</em>.</p>



<p>En partant de la loi de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence jusqu&rsquo;&agrave; sa contestation par ses publics cibles, cette enqu&ecirc;te multi-situ&eacute;e m&rsquo;a finalement permis de mettre en lumi&egrave;re comment les perquisitions et les assignations &agrave; r&eacute;sidence participent &agrave; reproduire le pouvoir symbolique de l&rsquo;&Eacute;tat &agrave; imposer des cat&eacute;gories de perception et &agrave; orienter les mani&egrave;res de faire et de penser le religieux et le politique en contexte la&iuml;que.</p>



<p><strong><em>3. Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail ? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture ?</em></strong><strong></strong></p>



<p>Je mobilise deux aspects de la sociologie du droit dans la th&egrave;se. Le premier renvoie aux travaux sur la fabrique des lois et leurs justifications au Parlement. Pour cette th&eacute;matique, les travaux de Pierre Lascoumes sur les compromis parlementaires, ceux de Laure Bonnaud et Emmanuel Martinais sur l&rsquo;&eacute;criture des lois par les hauts fonctionnaires, ou encore les recherches de Solenne Jouanneau sur la fabrique parlementaire de l&rsquo;ordonnance de protection et l&rsquo;ouvrage <em>Faire parler le Parlement,</em> coordonn&eacute; par Claire de Galembert, C&eacute;cile Vigour et Olivier Rozenberg (2013) m&rsquo;ont &eacute;t&eacute; tr&egrave;s utile.</p>



<p>Le deuxi&egrave;me volet de la sociologie du droit que je mobilise concerne l&rsquo;&eacute;tude des rapports au droit et &agrave; la justice des justiciables, proche des <em>legal consciousness studies.</em> Les recherches sur les recours &agrave; la justice administrative (ceux d&rsquo;Alexis Spire, de Katia Weidenfeld et Pierre-Edouard Weill notamment) et plus largement sur les repr&eacute;sentations de la justice ont &eacute;t&eacute; ici d&rsquo;une grande aide&nbsp;; je pense bien s&ucirc;r aux travaux de Patricia Ewick et Susan Silbey, mais &eacute;galement &agrave; l&rsquo;ouvrage <em>La justice en examen</em> de C&eacute;cile Vigour, Bartolomeo Cappellina, Laurence Dumoulin et Virginie Gautron (2022). Ces travaux m&rsquo;ont aussi permis de comprendre la sp&eacute;cificit&eacute; du contentieux de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence, qui repose sur des <em>usages extra-ordinaires du droit</em>, lorsque des mesures pr&eacute;ventives, exceptionnelles et fortement contraignantes, font irruption dans la vie quotidienne de personnes sous surveillance et modifient durablement leurs rapports aux institutions &eacute;tatiques.</p>



<p><strong><em>4.</em></strong> <strong><em>Quelles ficelles du m&eacute;tier apprises durant votre th&egrave;se souhaiteriez-vous partager ?</em></strong></p>



<p>Pour ne parler que de la sociologie du droit et de la justice, cette exp&eacute;rience de th&egrave;se a &eacute;t&eacute; instructive pour apprendre &agrave; mobiliser et analyser des sources juridiques parfois techniques, depuis une perspective sociologique. Cet objet de recherche qu&rsquo;est l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence pr&eacute;sentait la sp&eacute;cificit&eacute; d&rsquo;avoir d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; amplement trait&eacute; par une &eacute;quipe du CREDOF de l&rsquo;Universit&eacute; Paris-Nanterre (voir notamment l&rsquo;ouvrage <em>Ce qu&rsquo;il reste(ra) de l&rsquo;urgence,</em> coordonn&eacute; par St&eacute;phanie Hennette-Vauchez, 2018). Leurs travaux ont constitu&eacute; une source indispensable pour guider mes analyses et r&eacute;fl&eacute;chir &agrave; l&rsquo;apport de la sociologie du droit par rapport &agrave; ce qui avait d&eacute;j&agrave; &eacute;t&eacute; fait depuis une perspective juridique. Des &eacute;changes avec certains membres de cette &eacute;quipe m&rsquo;ont ensuite permis de v&eacute;rifier mes hypoth&egrave;ses et de discuter d&rsquo;un m&ecirc;me sujet depuis des disciplines compl&eacute;mentaires&nbsp;; une exp&eacute;rience que je conseille amplement pour les lecteur&middot;ices de cette rubrique du RT13 travaillant sur des sujets juridiques.</p>



<p><em>Publications de Flora Hergon :</em></p>



<ul>
<li>Hergon Flora,&nbsp;&laquo;&nbsp;Vigilance ou d&eacute;lation&nbsp;? Les signalements citoyens pendant l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence post attentats en France&nbsp;&raquo;, <em>Champ P&eacute;nal/Penal Field,</em> 2025, n&deg;34, <a href="https://doi.org/10.4000/141rw" rel="noopener noreferrer" target="_blank">doi.org/10.4000/141rw</a>.</li>
</ul>



<ul>
<li>Bayssat Camille, Beunas Cl&eacute;ment, Hergon Flora, Soussoko Lili, &laquo;&nbsp;Enqu&ecirc;ter sur la lutte contre la radicalisation. Extension du contr&ocirc;le social, confusion des r&ocirc;les et incertitudes &eacute;thiques&nbsp;&raquo;, <em>Champ P&eacute;nal/Penal Field,</em> 2025, n&deg;34, <a href="https://journals.openedition.org/champpenal/16612" rel="noopener noreferrer" target="_blank">doi.org/10.4000/141rr</a>.</li>
</ul>



<ul>
<li>Hergon Flora, &laquo; Contr&ocirc;le de l&rsquo;intimit&eacute; et normes de genre : la qualification d&rsquo;un comportement suspect et sa contestation dans le cadre de perquisitions et d&rsquo;assignations &agrave; r&eacute;sidence pendant l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence&nbsp;&raquo;, <em>Genre, sexualit&eacute; et soci&eacute;t&eacute;,</em> 2021,vol. 26, n&deg;2, <a href="https://journals.openedition.org/gss/6949" rel="noopener noreferrer" target="_blank">doi.org/10.4000/gss.6949</a>.</li>
</ul>



<ul>
<li>Hergon Flora, &ldquo;The State of Emergency at Home. House Arrests, House Searches and Intimacies in France&rdquo;, <em>Conflict &amp; Society</em>, 2021, vol.7, n&deg;1, p.42-59, <a href="https://www.berghahnjournals.com/view/journals/conflict-and-society/7/1/arcs070104.xml" rel="noopener noreferrer" target="_blank">doi.org/10.3167/arcs.2021.070104</a>.</li>
</ul>



<hr>



<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> &Eacute;tude d&rsquo;impact du projet de loi qui renforce la s&eacute;curit&eacute; int&eacute;rieure et la lutte contre le terrorisme, INTX1716370L/Bleue-1, 21 juin 2017, p 47.</p>



<hr>



<p><a></a></p>



<p></p>]]></content>
	<updated>2026-10-23T16:23:36+00:00</updated>
	<author><name>Justine Banégas</name></author>
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		<updated>2026-10-23T16:23:36+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

	<category term="un zoom"/>

	<category term="une thèse"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-10-21:/301977</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/politically-sensitive-research/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Researching in Politically Sensitive Areas</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Episode Description



In this episode of&nbsp;Talking About Methods, Professor Linda Mulcahy ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p></p>



<figure><div>

</div></figure>



<h2>Episode Description</h2>



<p>In this episode of&nbsp;<em>Talking About Methods</em>, Professor Linda Mulcahy talks to Professor Kieran McEvoy about researching in politically sensitive areas, specifically research on conflict and the transition from violence. Kieran talks about his experiences of doing semi-structured interviews with combatants and ex-combatants, victims, civil society activists and lawyers with different political positions. While highlighting the importance of talking to people you don&rsquo;t agree with, he also tells us why we should not abandon your own safety just to get more &ldquo;balanced&rdquo; interview samples. He tells us how he shifted from having a war correspondence attitude to a more reflective researcher role, the influence pragmatic activism had on his work and the importance of acknowledging the emotional toll of researching conflict and violence.</p>



<h2>Readings recommended by the Speaker </h2>



<p>Parker, T. (1970) <em>The Frying-Pan: A Prison and Its Prisoners.</em> New York: Basic Books.</p>



<p>Lee, R.M. (1994) <em>Dangerous fieldwork</em>. Thousand Oaks, CA: SAGE Publications.</p>



<p>Nelken, D. (2010) <em>Comparative criminal justice: Making sense of difference</em>. London: SAGE Publications.</p>



<p><strong>Work by the Speaker:</strong></p>



<p>McEvoy, K. (2011) &lsquo;What did the lawyers do during the &ldquo;war&rdquo;? Neutrality, conflict and the culture of quietism&rsquo;, <em>Modern Law Review</em>, 74 (2), pp. 350&ndash;384.</p>



<p></p>
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	<updated>2026-10-21T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="conflict and violence"/>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-10-14:/301199</id>
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	<title type="html">Prix du livre juridique 2026 | François Ost, Temps difficiles pour le droit</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Fran&ccedil;ois Ost, membre du comit&eacute; &eacute;ditorial de Droit et Soci&eacute;t&eacute;, vient d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;compens&eacute; d&rsquo;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Fran&ccedil;ois Ost, membre du comit&eacute; &eacute;ditorial de <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em>, vient d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;compens&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre laur&eacute;at du Prix du livre juridique pour son dernier ouvrage, <em>Temps difficiles pour le droit, &Agrave; quoi sert le droit ?&hellip; Dix ans plus tard</em>, publi&eacute; chez Bruylant (Larcier-Intersentia) en 2026.</p>
<p><strong>En voici la pr&eacute;sentation :</strong></p>
<blockquote>
<p><em>&Agrave; quoi sert le droit ?</em> En 2016 , Fran&ccedil;ois Ost publiait sous ce titre un ouvrage remarqu&eacute;, dont les hypoth&egrave;ses ont fait &eacute;cole. Mais le monde a &eacute;norm&eacute;ment chang&eacute; en une d&eacute;cennie, le droit ne fait plus entendre sa voix ; d&egrave;s lors , la question devient : pourquoi le droit peine-t-il autant &agrave; s&rsquo;imposer ? C&rsquo;est l&rsquo;interrogation qu&rsquo;instruit ce livre, au regard des cat&eacute;gories et des th&egrave;ses de l&rsquo;ouvrage de 2016.</p>
<p>Sont successivement pass&eacute;es en revue les ann&eacute;es &laquo; Covid &raquo; au cours desquelles le droit fut instrumentalis&eacute; par une norme sanitaire &eacute;rig&eacute;e en imp&eacute;ratif cat&eacute;gorique ; puis les deux mandats du Pr&eacute;sident Donald Trump qui font r&eacute;gresser le droit am&eacute;ricain &agrave; des pratiques de deal f&eacute;odales, voire maifieuses ; enfin, les guerres actuelles en Ukraine et &agrave; Gaza o&ugrave; le droit n&rsquo;est pas seulement instrumentalis&eacute; et mis &agrave; mal, mais tout simplement ignor&eacute; et bafou&eacute;.</p>
<p>Derri&egrave;re ces chocs brutaux, ce sont des &eacute;volutions plus profondes qui s&rsquo;observent, minant le lien social et l&rsquo;aptitude &agrave; la citoyennet&eacute; . Car, pour qu&rsquo;il y ait droit, il faut des liens sociaux solides, des individus responsables, des r&eacute;cits partag&eacute;s, un accord minimal sur les choses tenues pour vraies. Or, c&rsquo;est le contraire qui s&rsquo;observe : triomphe de la post-v&eacute;rit&eacute;, incapacit&eacute; &agrave; former des compromis honorables, &eacute;clatement du r&eacute;cit &ndash; avec, en contrepoint, la mont&eacute;e en puissance du discours format&eacute; par les algorithmes. En r&eacute;sulte cet oxymore : une &laquo; soci&eacute;t&eacute; d&rsquo;individus &raquo;.<br>Des individus rendus au r&eacute;gime &laquo; duel &raquo; (le face-&agrave;-face, potentiellement violent, des &laquo; je &raquo; et des &laquo; tu &raquo;), alors que s&rsquo;affaiblit le r&eacute;gime tiers de la loi. C&rsquo;est le deal plut&ocirc;t que le droit, le moi &agrave; la place de la loi, la force tenue pour la justice.</p>
<p>Nous red&eacute;couvrons alors ce que nous n&rsquo;aurions jamais d&ucirc; oublier : la pr&eacute;sence in&eacute;liminable du mal dans la vie sociale &ndash; autrement dit : la nature tragique de la condition humaine. Et nous affrontons ce nouveau d&eacute;fi : d&eacute;fendre un droit pour une p&eacute;riode tragique &ndash; un droit qui, sans rien c&eacute;der de ses id&eacute;aux, regarde le mal en face.</p>
</blockquote>
<p><strong>Le Prix du livre juridique est remis chaque ann&eacute;e par le Club des juristes et le Conseil constitutionnel &agrave; l&rsquo;occasion du Salon du livre juridique.</strong></p>]]></content>
	<updated>2026-10-14T09:37:59+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-10-14T09:37:59+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-10-14:/301182</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-proposal-response-format-a-methodology-for-intellectual-exchange-around-ideas-for-law-reform/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">The Proposal/Response Format: a Methodology for Intellectual Exchange Around Ideas for Law Reform</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>The Family Law Reform Now edited collection invited experts, primarily academic colleagues, to prop...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>The <a href="https://www.bloomsbury.com/uk/family-law-reform-now-9781509962198/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Family Law Reform Now</em> edited collection</a> invited experts, primarily academic colleagues, to propose reforms to family law. Each proposal was paired with a response from another expert, who was asked to engage constructively with the author&rsquo;s ideas by recognising their strengths, whilst also identifying areas requiring reflection. The aim was to create a structured dialogue through which proposals could be tested and strengthened. Through co-editing the collection, I came to view the proposal/response format not only as an editorial device, but as a methodology of scholarly exchange. There is methodology in how we organise academic conversation, with the structures that we use affecting the knowledge that emerges, and the extent to which we open our ideas up for revision and enhancement.</p>



<p>Initially, I viewed the proposal/response format as a means of enriching the collection for readers by ensuring that each reform proposal was considered from more than one perspective. The format was designed to foster more informed and nuanced consideration of reform ideas, including by policymakers; it has subsequently been praised as such by the current Law Commissioner for Property, Family and Trust Law, Lisa Webley. What I had not anticipated, however, was the extent to which adopting the format might shape the thinking of the authors themselves. The responses therefore performed an unexpected amount of intellectual work.</p>



<p>Proposal authors were not provided with an opportunity to amend their proposal on receipt of the written response. Since publication of the collection, though, conversations with these authors have indicated that the proposal/response format helped them, in an ongoing way, to view their arguments from a different angle. It enabled them to identify overlooked assumptions and recognise new avenues for research. As Andy Hayward, one of the authors, has emphasised:</p>



<p>&ldquo;The response helped to prompt further thought and critical reflection on the arguments being made in my chapter. [&hellip;] The response directed me to [&hellip;] lines of argumentation and academic scholarship that I have subsequently explored, analysed and cited in my [&hellip;] writing.&rdquo;</p>



<p>Andy has explained how the response led him to question the &lsquo;compensatory&rsquo; model for cohabitation law reform proposed within his chapter; he came to recognise that this &ldquo;more tentative model, [whilst] politically expedient, [&hellip;] may ultimately turn out deficient, in terms of whether it would adequately protect cohabitants upon relationship breakdown.&rdquo; Following publication of the collection, Andy now favours his respondent&rsquo;s chosen cohabitation model, rather than the one advocated in his chapter, demonstrating the capacity of the book&rsquo;s format to shift author opinions.</p>



<p>It is, of course, commonplace to receive informal verbal feedback on our work at conferences, written feedback from anonymous reviewers or in the peer review processes within our institutions. The proposal/response approach differs to this, given its public nature, lifting the curtain on the processes by which our positions are sharpened and reworked. It makes visible the fact that legal scholarship, especially work exploring reform possibilities, can be approached as a shared endeavour for analysis, instead of as a matter of individual authorship. As Sharon Thompson, another proposal author, emphasised, the format &ldquo;offers a [&hellip;] deliberate forum in which a fresh pair of eyes can engage with [issues] that the original author may have been too close to see clearly.&rdquo; In her subsequent book, Sharon acknowledged the contribution of her respondent, Alison Diduck, to the shaping and expansion of the scope of her reform proposal. Alison had pointed out that the proposal, concentrating on a Law Commission draft Bill from 1988, could go further, remaining too tied to the rhetoric of property (and, by extension, individual autonomy). As a consequence, in <a href="https://bristoluniversitypress.co.uk/the-road-to-equal-partnership" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>The Road to Equal Partnership</em></a>, Sharon introduced a series of presumptions moving beyond the parties&rsquo; implied intentions regarding property distribution. This evidences that the critical reflection that took place as part of the proposal/response process extended well beyond the collection itself.</p>



<p>Editing the collection has led me to view the proposal/response format not simply as a means of evaluating knowledge, but as a part of the process of knowledge production around law reform. I came to appreciate that even the editorial choices about how contributors were paired were not neutral, but helped to shape the conditions of the resulting conversation, influencing the questions that are asked and the forms of critique that are possible.</p>



<p>The use of the responses moreover challenged any assumption that a reform argument is most persuasive when presented without visible disagreement. By identifying obstacles, tensions, omissions and/or alternatives, the respondent can help the proposal author to revise and improve their ideas, and develop their thinking more widely, rather than merely evaluating a singular proposal. The response can operate as a public stress test, raising questions around whether a proposal accounts for relevant complexities and identifying practical implications. This deliberative approach, entailing aspects of productive disagreement, encourages careful and responsible thinking about policy change, and directs focus towards what is achievable.</p>



<p>The dialogic structure of the proposal/response approach has much to offer. It permits bold ideas for change, while challenging any tendency to think about law reform in linear terms. It serves not as an endpoint, but a catalyst for continuing intellectual development and a reminder of the iterative nature of reform. Significantly, it also highlights that the best thinking is rarely produced in isolation. Whilst it is unrealistic to expect reform always to be backed by consensus, we need to advance the best available option, refined through conversation and debate.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-proposal-response-format-a-methodology-for-intellectual-exchange-around-ideas-for-law-reform/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Proposal/Response Format: a Methodology for Intellectual Exchange Around Ideas for Law Reform</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-10-14T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<updated>2026-10-14T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="family law"/>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-10-07:/300416</id>
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	<title type="html">The Law is Like a Camel’s Intestines: The Punishing Temporality of Family Law in Peshawar</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>I began my fieldwork in Peshawar, Pakistan proposing to study cases of khula &mdash; wife-initiated divor...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>I began my fieldwork in Peshawar, Pakistan proposing to study cases of <em>khula</em> &mdash; wife-initiated divorce&mdash; filed in the family courts. I was interested in the kinds of social and legal negotiations through which my interlocutors fashioned themselves into &ldquo;litigants&rdquo;, drawing on liberal legal ideologies of the rights-bearing individual. <em>Khula</em> was developed through a process of &ldquo;<a href="https://papers.ssrn.com/sol3/papers.cfm?abstract_id=5702603" rel="noopener noreferrer" target="_blank">judicial ijtihad</a>&rdquo; by the Pakistani superior courts as a no-fault divorce that circumvented the requirement of a husband&rsquo;s consent for dissolution. Thus, female litigants could, often by forgoing their <em>mahr</em> (the mandatory marriage gift), obtain a <a href="https://sahsol.lums.edu.pk/node/12809" rel="noopener noreferrer" target="_blank">judicial divorce</a> if they made a submission to the court that they could no longer live in the marriage within the limits set by God. Adjudicated under summary procedures, <em>khula</em> cases are meant to be decided within <a href="https://molaw.gov.pk/SiteImage/Misc/files/THE%20WEST%20PAKISTAN%20FAMILY%20COURTS%20ACT%2C%201964.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">six</a> months of filing, although they can take up to four times as long.&nbsp;</p>



<p>Interestingly however, I found that despite the comparative speed of the <em>khula</em> process, many of the cases being adjudicated in Peshawar had initially been filed as fault-based divorces (<em>faskh</em>) under the Dissolution of Muslim Marriages Act, 1939, or by women who alleged they had already been verbally divorced by their husbands and sought to formalize the <em>talaq</em> via the courts. Most importantly, in these cases litigants also made concurrent claims on their <em>mahr</em>, since wives legally retained their entitlement to this property in the event of <em>faskh</em> or <em>talaq</em>. While the latter types of dissolution involved more extensive evidentiary procedures compared to <em>khula</em>, the <em>mahr</em> claims made in these cases were sometimes women&rsquo;s only access to property, particularly as daughters&rsquo; inheritance remains a fraught and contested matter.&nbsp;</p>



<p>In Peshawar, <em>mahr</em> is rarely a nominal or symbolic sum, and commonly consists of some combination of gold, cash, or shares in immovable property, depending on the parties&rsquo; economic means. The significant value of <em>mahr</em> promised in the marriage contracts raises the financial stakes of divorce for both parties in the event of dissolution, particularly in <em>faskh</em> or <em>talaq</em> cases. Female litigants saw the recovery of <em>mahr</em> as their <em>haq</em> (their right or entitlement) in cases where the marriage had been of long duration or violent and abusive. The financial stakes in these cases, however, also incentivized respondent-husbands to drag out legal proceedings. As a strategy this was particularly successful, since the mounting emotional, social, and economic costs of lengthening litigation frequently caused female litigants to convert their dissolution cases to <em>khula</em>, forgoing claims made on <em>mahr</em> property.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>While the mills of justice quite universally grind slowly, in these cases the delays endemic to litigation took a particular toll, since filing the divorce case in the first place was socially transgressive, exacting significant relational and reputational costs. <strong>&ldquo;</strong>My relatives refuse to even meet me anymore. They call me <em>da</em> <em>kacharo khaza</em> (a woman of the courts)&rdquo;, an interlocutor reported. Repeated delays can exhaust even the most sympathetic of family members accompanying female litigants as moral support, or as witnesses. Delays, actively weaponized, make the prospect of concluding the case more tolerable than waiting years for financial claims that seem increasingly out of reach. Such an effect is not necessarily unintentional: at one point, a lawyer-interlocutor generously talked me through an exhaustive list of delaying strategies he had on hand. He could advise his client to not receive court summons, pretend not to have engaged a lawyer for a few hearings, not file a written statement for a few others, let his wife&rsquo;s case go to ex-parte decree before he challenged it&hellip;the list went on.&nbsp;</p>



<p>&ldquo;My marriage was <em>azab</em> (torture),&rdquo; an interlocutor on the receiving end of such delays furiously recounted, &ldquo;but this is another kind of <em>azab</em>. The law is like a camel&rsquo;s intestines. It makes your life hell&rdquo;. The exhausting, circuitous, even intestinal process of the law is compounded by the gendered social cost of navigating the court space, the stain of the <em>katcheri</em> (courts) lingering long after the conclusion of the legal case.&nbsp;</p>



<p>In her ethnography of dar-ul-qazas in India, Katherine Lemons <a href="https://muse.jhu.edu/book/63936/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">argues</a> that by sidestepping property issues in judgements, these forums actively make Muslim divorce a &ldquo;matter of kinship not of exchange&rdquo; (2019: 96), through a jurisdictional move that separates dar-ul-qazas from the state courts. I trace a similar effect in the family cases in Peshawar: through the conversion of <em>faskh</em> and <em>talaq</em> to <em>khula</em>, divorce is rendered a matter of emotional disposition, such as the wife&rsquo;s &ldquo;hatred&rdquo; of the husband&mdash; &ldquo;I can no longer live with my husband within the limits set by God&rdquo; &mdash; and stripped of the economic demands made via the <em>mahr</em> claim. Here, however, rather than by way of jurisdictional separations, this effect is accomplished through the punishing temporality of the legal process.&nbsp;</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-law-is-like-a-camels-intestines-the-punishing-temporality-of-family-law-in-peshawar/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Law is Like a Camel&rsquo;s Intestines: The Punishing Temporality of Family Law in Peshawar</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-10-07T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2026-10-07T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="borderlands"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-10-05:/300014</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19810" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Sous les verrous. Une histoire sociale de la prison (France, premier XXe siècle) | Elsa Génard</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Elsa G&eacute;nard (pr&eacute;f. Michelle Perrot), Sous les verrous. Une histoire sociale de la prison (France, p...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/COUV-GENARD.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/COUV-GENARD-196x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/COUV-GENARD-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/COUV-GENARD.jpg 326w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/COUV-GENARD-196x300.jpg 196w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/COUV-GENARD.jpg 326w" sizes="(max-width: 196px) 100vw, 196px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Elsa G&eacute;nard (pr&eacute;f. Michelle Perrot), <em>Sous les verrous. Une histoire sociale de la prison (France, premier XXe si&egrave;cle</em></strong><em>)</em>, Aubervilliers : &Eacute;ditions de l&rsquo;EHESS, coll. &laquo; En temps &amp; lieux &raquo;, 2025, 328 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Ariane Amado (CNRS-CRESPPA)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&laquo;&nbsp;Des vies minuscules passant par la prison&nbsp;&raquo; (p. 16), cette magnifique expression d&rsquo;Elsa G&eacute;nard dans l&rsquo;introduction de son ouvrage illustre parfaitement ces petites sources que l&rsquo;historienne a m&eacute;ticuleusement consult&eacute;es et d&eacute;pouill&eacute;es pour en faire un ouvrage qui &eacute;claire autant le fonctionnement pass&eacute; des prisons pour hommes et pour femmes que, &agrave; de nombreux &eacute;gards, leur organisation actuelle, la discipline ou encore l&rsquo;ordre sexu&eacute; de ces lieux d&rsquo;enfermement.</p>
<p>Elsa G&eacute;nard nous offre une histoire sociale des prisons en s&rsquo;appuyant sur un grand nombre d&rsquo;archives : les &eacute;critures p&eacute;nitentiaires (qu&rsquo;elle appelle aussi les &laquo; sc&egrave;nes d&rsquo;&eacute;crou &raquo;), les v&ecirc;tements des prisonni&egrave;r.es, leurs travaux, leur alimentation ou encore les punitions qu&rsquo;ils et elles recevaient en cas d&rsquo;indiscipline. Il eut &eacute;t&eacute; possible de r&eacute;aliser une recension d&rsquo;un ouvrage en le r&eacute;sumant et par la mise en exergue des points saillants. Pourtant, ce qui frappe particuli&egrave;rement &agrave; la lecture, c&rsquo;est la grande ressemblance ou filiation de l&rsquo;ordre actuel des prisons avec ce qui est d&eacute;crit pour la premi&egrave;re moiti&eacute; du XXe si&egrave;cle. Souvent, l&rsquo;on a tendance &agrave; &eacute;clairer la r&eacute;alit&eacute; actuelle de nos soci&eacute;t&eacute;s par des travaux historiques. Et pourtant, &agrave; rebours, ce livre permet de mettre en lumi&egrave;re des ressorts, des justifications, des enjeux qui existent &agrave; l&rsquo;heure actuel et qui se retrouvaient d&eacute;j&agrave; au d&eacute;but du si&egrave;cle dernier. D&egrave;s lors, il a sembl&eacute; plus original pour ce compte rendu de s&rsquo;attacher &agrave; un point particulier et de souligner l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t immense que repr&eacute;sente cette recherche pour comprendre le fonctionnement actuel des &eacute;tablissements p&eacute;nitentiaires.</p>
<p>Le chapitre 5 portant sur les fautes et les punitions des personnes incarc&eacute;r&eacute;es permet d&rsquo;&eacute;clairer tout particuli&egrave;rement la &laquo;&nbsp;police du genre&nbsp;&raquo;, pour reprendre l&rsquo;expression emprunt&eacute;e &agrave; Mathilde Darley et Gwena&euml;lle Mainsaint d&eacute;signant &laquo;&nbsp;l&rsquo;ensemble des mesures visant le maintien de l&rsquo;ordre sexu&eacute; dans la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo; <a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Ainsi, Elsa G&eacute;nard explique que les punitions pour &laquo;&nbsp;bavardages&nbsp;&raquo; &eacute;taient bien plus fr&eacute;quentes chez les femmes incarc&eacute;r&eacute;es que chez les hommes (41% des comportements sanctionn&eacute;s &agrave; la maison centrale pour femmes de Rennes contre 27% &agrave; l&rsquo;&eacute;tablissement p&eacute;nitentiaire pour hommes de Fontevrault entre 1920 et 1938) (p. 188). Les bavardages concerneraient plus les femmes que les hommes qui, eux, commettraient des fautes disciplinaires comme les trafics, le d&eacute;sordre et les bagarres (p. 190). Ensuite, Elsa G&eacute;nard constate d&egrave;s l&rsquo;entre-deux guerres des st&eacute;r&eacute;otypes de genre assez puissants mis &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre autour de &laquo;&nbsp;l&rsquo;hyst&eacute;rie vocale collective&nbsp;&raquo;, pour reprendre un terme de Robert Boucard dans son reportage sur les prisons pour femmes en 1930 (p. 189). En somme, les actes individuels sont bien plus r&eacute;primand&eacute;s lorsqu&rsquo;ils sont le fait des femmes tandis qu&rsquo;en ce qui concerne les hommes l&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire se pr&eacute;occupe plus de g&eacute;rer les rassemblements et les grands groupes (p. 190).</p>
<p>Or, ces mani&egrave;res de concevoir la d&eacute;tention persistent toujours &agrave; l&rsquo;heure actuelle. L&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire d&eacute;peint souvent les prisons de femmes comme moins violentes que les prisons d&rsquo;hommes parce qu&rsquo;elles posent moins de probl&egrave;me de gestion de la d&eacute;tention, tout en v&eacute;hiculant souvent l&rsquo;id&eacute;e que les prisonni&egrave;res seraient plus perfides ou manipulatrices que les prisonniers. C&rsquo;est un discours que tient constamment l&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire &agrave; celles et ceux d&rsquo;entre nous qui conduisent des recherches dans les prisons pour femmes. Du reste, la surrepr&eacute;sentation actuelle des troubles mentaux et maladies mentales chez les femmes incarc&eacute;r&eacute;es renvoie encore &agrave; la pratique bien install&eacute;e de genrer la sant&eacute; mentale, d&rsquo;enfermer ainsi les &laquo;&nbsp;femmes folles&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;hommes violents&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. C&rsquo;est aussi ce qui explique qu&rsquo;il existe encore aujourd&rsquo;hui des diff&eacute;rences de traitement entre les femmes et les hommes d&eacute;tenu.es, diff&eacute;rences qui se nichent dans d&rsquo;infimes d&eacute;tails de la vie en d&eacute;tention, comme l&rsquo;attribution de biens en cantine. Par exemple, dans certains &eacute;tablissements p&eacute;nitentiaires qui abritent un quartier hommes et un quartier femmes, les femmes ne parviennent jamais &agrave; acc&eacute;der aux quelques consoles de jeux vendues en cantine&nbsp;: &nbsp;elles sont toutes attribu&eacute;es aux hommes pour acheter la paix sociale, les d&eacute;tenues &eacute;tant r&eacute;put&eacute;es ne causer aucun d&eacute;bordement, contrairement aux hommes <a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>.</p>
<p>Il en va de m&ecirc;me des sanctions administr&eacute;es aux femmes lorsqu&rsquo;elles ne respectent pas assez la discipline et la contrainte qui doivent s&rsquo;appliquer &agrave; leurs corps de prisonni&egrave;res. Selon Elsa G&eacute;nard, les v&ecirc;tements des femmes font ainsi l&rsquo;objet de bien plus de contr&ocirc;le et de surveillance que l&rsquo;accoutrement des hommes. Ces derniers sont principalement punis pour le manque d&rsquo;entretien de leurs cellules plut&ocirc;t que pour leurs tenues vestimentaires ou leur manque d&rsquo;hygi&egrave;ne (p. 191). En revanche, la tenue des femmes et la surveillance de leur hygi&egrave;ne corporelle constituent une mani&egrave;re de lutter contre la coquetterie f&eacute;minine, dans le sillage d&rsquo;une volont&eacute; d&eacute;j&agrave; pr&eacute;sente au XIX&egrave;me si&egrave;cle de redresser la moralit&eacute; des femmes par la discipline des corps (p. 191)<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>&nbsp;: lorsque les femmes ne portent pas les souliers d&rsquo;ext&eacute;rieur en promenade mais leurs chaussons d&rsquo;int&eacute;rieur par exemple ou qu&rsquo;elles ne soignent pas suffisamment la position de leur bonnet, leur coiffe &eacute;tant alors jug&eacute;e &laquo;&nbsp;inconvenante&nbsp;&raquo; (p. 192). Le corps des femmes incarc&eacute;r&eacute;es semble bien plus surveill&eacute; et contraint que celui des hommes &agrave; cette &eacute;poque. De sorte qu&rsquo;est appliqu&eacute;e au corps f&eacute;minin une conformation genr&eacute;e de ce que serait une femme rang&eacute;e, soign&eacute;e et que doit donc &ecirc;tre inculqu&eacute;e une bonne f&eacute;minit&eacute; aux femmes d&eacute;viantes. &Agrave; l&rsquo;heure actuelle, une telle diff&eacute;rence de traitement se retrouve encore dans les r&egrave;gles strictes de port de v&ecirc;tements couvrants chez les femmes, lesquels n&rsquo;existent pas ou ne sont du moins pas appliqu&eacute;es dans les prisons pour hommes. L&rsquo;administration p&eacute;nitentiaire accepte ais&eacute;ment de laisser ceux-ci torse nu lors de fortes chaleurs durant les promenades ou lors d&rsquo;entrainements sportifs alors qu&rsquo;il est interdit aux femmes d&rsquo;&ecirc;tre trop &laquo;&nbsp;d&eacute;nud&eacute;es&nbsp;&raquo; (en brassi&egrave;re, crop-top, short ou jupe) afin de respecter les principes de d&eacute;cence de l&rsquo;&eacute;tablissement<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>.</p>
<p>L&rsquo;exemple de l&rsquo;ordre du genre illustre l&rsquo;importance de la recherche men&eacute;e par Elsa G&eacute;nard et la mani&egrave;re dont les &laquo;&nbsp;infimes exp&eacute;riences partag&eacute;es par les d&eacute;tenus&nbsp;&raquo; (p. 282) nous permettent de comprendre, presque cent ans plus tard, les enjeux de l&rsquo;organisation contemporaine des prisons.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Mathilde Darley et Gwena&euml;lle Mainsaint, &laquo;&nbsp;Police du genre&nbsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, n&deg; 97, 2014, p. 3-7.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> St&eacute;phanie Pache <em>et al.,</em> &laquo; Critique et pratique : l&rsquo;&ldquo;emprise du genre&rdquo; sur la sant&eacute; mentale &raquo;, <em>in</em> Isabelle Coutant <em>et al. </em>(dir.),<em> Sant&eacute; mentale et souffrance psychique. Un objet pour les sciences sociales</em>, Paris&nbsp;: CNRS &Eacute;ditions, 2018, p.119-135&nbsp;; Marie-Andr&eacute;e Bertrand, <em>La femme et le crime</em>, Montr&eacute;al&nbsp;: &Eacute;ditions de l&rsquo;Aurore, coll. &laquo;&nbsp;Exploration/Sciences humaines&nbsp;&raquo;, 1979, p.&nbsp;217.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Observations ethnographiques r&eacute;alis&eacute;es par Ariane Amado, Edouard Gardella, Florence Lafine, Alexandrine Nedelec et Pierre Noc&eacute;rino dans le cadre du projet de recherche &laquo; M&egrave;res et b&eacute;b&eacute;s en prison : d&eacute;veloppement de l&rsquo;enfant, soins, autonomie et droit &raquo;, &nbsp;coordonn&eacute; par Edouard Gardella (sociologue, CNRS-LIER) et financ&eacute; par la Ville de Paris [programme de financement &Eacute;mergence(s)], 2019-2024.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> Elsa G&eacute;nard cite la pens&eacute;e de Charles Lucas qui affirme que le costume p&eacute;nal serait &ldquo;l&rsquo;&acirc;me de la discipline des femmes&rdquo; : Charles Lucas, <em>De la r&eacute;forme des prisons ou De la th&eacute;orie de l&rsquo;emprisonnement, de ses principes, de ses moyens, et de ses conditions pratiques</em>, Paris : &Eacute;d. E. Legrand et E. Descauriet, 1838, p. 444.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> Ariane Amado, Coline Cardi, &laquo; Quand le genre s&rsquo;impose &agrave; la prison : la construction d&rsquo;un probl&egrave;me public ? Regards crois&eacute;s sur les contradictions du droit et des politiques p&eacute;nitentiaires en mati&egrave;re de discriminations fond&eacute;es sur le genre &raquo;, <em>Intersections,</em> n&deg; 4, 2025 [file:///Users/ariane/Downloads/Quand+le+genre+s%E2%80%99impose+%C3%A0+la+prison-Amado-Cardi-Intersections+2025-4.pdf] ; Coline Cardi, &laquo; Le traitement carc&eacute;ral des femmes d&eacute;tenues : une p&eacute;nalit&eacute; douce ? &raquo;, <em>in</em> Natacha Chetcuti-Osorovitz, Julie Debroux, Patricia Paperman (dir.), <em>Genre et monde carc&eacute;ral : &eacute;thiques et pratiques de terrain</em>, MSH Paris-Saclay &Eacute;ditions, &nbsp;coll. &laquo;&nbsp;Actes de la MSH Paris-Saclay&nbsp;&raquo;, n&deg; 6, 2020.</p>]]></content>
	<updated>2026-10-05T08:01:29+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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	<title type="html">Au nom de la loi. La persécution quotidienne des Juifs à Paris sous l’Occupation  | Johanna Lehr</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Johanna Lehr, Au nom de la loi. La pers&eacute;cution quotidienne des Juifs &agrave; Paris sous &rsquo;Occupation, ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-205x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-342x500.jpg 342w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-768x1124.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-1049x1536.jpg 1049w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-1399x2048.jpg 1399w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV.jpg 1654w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-342x500.jpg 342w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-768x1124.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-1049x1536.jpg 1049w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV-1399x2048.jpg 1399w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/10/LEHR-COUV.jpg 1654w" sizes="(max-width: 205px) 100vw, 205px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Johanna Lehr, <em>Au nom de la loi. La pers&eacute;cution quotidienne des Juifs &agrave; Paris sous &rsquo;Occupation</em></strong>, Paris&nbsp;: Gallimard, 2024, coll. &laquo;&nbsp;L&rsquo;histoire au plus pr&egrave;s des archives &ndash; Connaissances&nbsp;&raquo;, 288 p.</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Compte rendu par Liora Isra&euml;l (&Eacute;cole des Hautes &Eacute;tudes en Sciences Sociales [Centre Maurice Halbwachs])</strong></p>
<p>&laquo;&nbsp;Au nom de la loi&nbsp;&raquo; n&rsquo;est pas seulement le titre d&rsquo;une s&eacute;rie t&eacute;l&eacute;vis&eacute;e des ann&eacute;es 1950 avec Steve McQueen dans le r&ocirc;le d&rsquo;un chasseur de primes, c&rsquo;est &eacute;galement un livre de l&rsquo;historienne Johanna Lehr datant de 2024, dont le sous-titre indique qu&rsquo;il s&rsquo;agit bien d&rsquo;autre chose&nbsp;: &laquo;&nbsp;La pers&eacute;cution quotidienne des Juifs &agrave; Paris sous l&rsquo;Occupation&nbsp;&raquo;. En r&eacute;alit&eacute;, davantage qu&rsquo;&agrave; un western, s&rsquo;il fallait comparer le livre &agrave; une &oelig;uvre de fiction, il faudrait se r&eacute;f&eacute;rer &agrave; Georges Perec, que l&rsquo;on pense &agrave; la p&eacute;riode trait&eacute;e qui est celle de <em>W ou le souvenir d&rsquo;enfance</em>, ou au parti pris original qui consiste &agrave; ordonner les chapitres en fonction de lieux constituant une topographie de la r&eacute;pression, ordonn&eacute;s selon les num&eacute;ros des arrondissements parisiens, partant du centre jusqu&rsquo;&agrave; la banlieue de la capitale &ndash; comme dans une version &eacute;largie de <em>La vie mode d&rsquo;emploi</em>. Cette d&eacute;ambulation fait entrer dans des lieux souvent bien connus&nbsp; et toujours pr&eacute;sents (le Palais de Justice, la pr&eacute;fecture de Police, l&rsquo;h&ocirc;pital Tenon, la gare d&rsquo;Austerlitz, la prison de la Sant&eacute;, les cimeti&egrave;res parisiens), parfois disparus (la prison pour femmes de la Petite Roquette), ou ayant chang&eacute; d&rsquo;affectation (la Police aux Questions juives du 8 rue de Greffulhe ou la Cit&eacute; de la Muette, nom original du Camp de Drancy). Pourtant, il s&rsquo;agit moins dans le livre d&rsquo;appr&eacute;hender spatialement la pers&eacute;cution que de saisir &agrave; travers l&rsquo;analyse des institutions sises &agrave; ces diff&eacute;rentes adresses ce que l&rsquo;autrice d&eacute;signe comme&nbsp; &laquo;&nbsp;l&rsquo;architecture juridique de la pers&eacute;cution quotidienne des Juifs en France occup&eacute;e&nbsp;&raquo; (p. 107). C&rsquo;est bien en effet de loi et plus g&eacute;n&eacute;ralement de droit dont il s&rsquo;agit, dans la mesure o&ugrave; l&rsquo;attention est port&eacute;e prioritairement sur les m&eacute;canismes l&eacute;gaux et institutionnels de la pers&eacute;cution, en mettant en &eacute;vidence sa diss&eacute;mination dans les institutions travers&eacute;es. Cette travers&eacute;e est parfois &eacute;prouvante tant deviennent concrets les ressorts administratifs, policiers ou individuels qui ont rendu impossible la vie quotidienne des Juifs parisiens, depuis des interrogations incessantes sur ce qui leur &eacute;tait permis ou non de faire, jusqu&rsquo;aux choix apparemment sans cons&eacute;quence qui ont pu conduire nombre d&rsquo;entre eux dans les chambres &agrave; gaz. Ainsi, Michon L&eacute;vy pouvait-il &eacute;crire le 12 juillet 1943 au service juridique de l&rsquo;UGIF (Union G&eacute;n&eacute;rale des Isra&eacute;lites de France, association cr&eacute;&eacute;e en novembre 1941 &agrave; la demande des Allemands pour repr&eacute;senter les Juifs de France) pour savoir s&rsquo;il avait le droit, &agrave; l&rsquo;occasion d&rsquo;une promenade dominicale, de d&eacute;jeuner sur l&rsquo;herbe pr&egrave;s de la Marne au bord de l&rsquo;eau (la r&eacute;ponse fut positive). &Agrave; l&rsquo;inverse, le simple fait d&rsquo;apporter quelques v&ecirc;tements chauds &agrave; une amie interpell&eacute;e pour &laquo;&nbsp;d&eacute;faut de port de l&rsquo;insigne juif&nbsp;&raquo; par le Service actif de contr&ocirc;le des affaires juives, alors qu&rsquo;elle &eacute;tait en chemise de nuit, valut &agrave; Pesa Grosman, 22 ans et en r&egrave;gle, d&rsquo;&ecirc;tre livr&eacute;e &agrave; la Gestapo, intern&eacute;e avec son amie au camp des Tourelles, puis d&eacute;port&eacute;e avec elle le 22 juin 1942. Ce service de police, install&eacute; au sein de la pr&eacute;fecture de Police de Paris sur l&rsquo;&Icirc;le de la Cit&eacute;, &eacute;tait un bureau allemand, cr&eacute;&eacute; par le SS Theodor Dannecker, compos&eacute; exclusivement d&rsquo;inspecteurs de police fran&ccedil;ais. Bien que de courte existence sous cette forme (entre le 27 mai et le 10 novembre 1941), ce bureau constitua l&rsquo;un des rouages de la chasse aux Juifs patiemment reconstitu&eacute;e par Johanna Lehr, gr&acirc;ce &agrave; une capacit&eacute; inventive &agrave; faire parler des archives fragmentaires et isol&eacute;es, parce que souvent volontairement d&eacute;truites jusque dans les ann&eacute;es de l&rsquo;apr&egrave;s-guerre.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Ce qu&rsquo;illustre cette histoire, au-del&agrave; du cas limite d&rsquo;une pers&eacute;cution aussi d&eacute;termin&eacute;e qu&rsquo;elle fut multiforme et distribu&eacute;e entre initiatives fran&ccedil;aises et allemandes, c&rsquo;est aussi l&rsquo;ind&eacute;termination du droit comme la plasticit&eacute; de ses usages&nbsp;: il fut au principe de ces pers&eacute;cutions d&eacute;clin&eacute;es en autant d&rsquo;op&eacute;rations administratives et polici&egrave;res, tout autant qu&rsquo;il m&eacute;nagea parfois des passes inattendues dont surent se saisir de trop rares acteurs pour prot&eacute;ger, y compris de fa&ccedil;on paradoxale, certaines des proies de la barbarie nazie et de ses alli&eacute;s fran&ccedil;ais.</p>
<p>Ainsi, on r&eacute;duit parfois les statuts des Juifs aux interdictions professionnelles qu&rsquo;ils contenaient. Mais les infractions au(x) statut(s) relevaient plus largement d&rsquo;infractions p&eacute;nales, pouvant conduire en prison pour d&eacute;faut de d&eacute;claration ou de port de l&rsquo;&eacute;toile, apr&egrave;s passage devant un juge fran&ccedil;ais. Toutefois, la d&eacute;tention encourue &eacute;tait parfois pr&eacute;f&eacute;rable &agrave; ce qui pouvait suivre la sortie de prison. Il arrivait en effet que les agents de la pr&eacute;fecture de Police se saisissent des Juifs &ndash; &eacute;trangers dans un premier temps &ndash; sortant de prison pour les interner, au camp des Tourelles ou &agrave; Drancy, pr&eacute;lude dans la plupart des cas &agrave; la d&eacute;portation. Ainsi, certains juges conscients de ce risque, parfois gr&acirc;ce aux avocats qui les en inform&egrave;rent, purent choisir de placer en d&eacute;tention longue des condamn&eacute;s ainsi prot&eacute;g&eacute;s de l&rsquo;irr&eacute;versible, en particulier &agrave; la fin de la guerre. &Agrave; l&rsquo;inverse, dans ce contexte, des ordonnances de non-lieu pouvaient constituer des arr&ecirc;ts de mort, ce que les magistrats n&rsquo;ignoraient pas, comme l&rsquo;illustrent des courriers &eacute;manant notamment de juges d&rsquo;instruction parisiens. Enfermer pour prot&eacute;ger&nbsp;? Ce n&rsquo;&eacute;tait m&ecirc;me pas si simple, comme en t&eacute;moigne le cas de la protection conf&eacute;r&eacute;e paradoxalement par le passage par l&rsquo;h&ocirc;pital psychiatrique. Comme le note l&rsquo;autrice, &laquo;&nbsp;pourquoi exiger ainsi des victimes d&rsquo;avoir toute leur lucidit&eacute; pour affronter le voyage vers la mort&nbsp;&raquo;&nbsp;? Johanna Lehr explique cette apparente contradiction des politiques par un conflit de souverainet&eacute;, par la persistance de la routine dans l&rsquo;exceptionnel. Sur un autre plan, la mani&egrave;re dont les bureaux d&rsquo;aide sociale parisiens furent amen&eacute;s &agrave; compenser l&rsquo;extr&ecirc;me pauvret&eacute; des familles juives dont le chef de famille avait &eacute;t&eacute; intern&eacute; ou d&eacute;port&eacute; et/ou qui se voyait exclu du monde du travail est l&rsquo;un des autres exemples frappants de l&rsquo;absurde contradiction entre la politique de pers&eacute;cution et le fonctionnement routinier d&rsquo;institutions sociales et m&eacute;dicales bien mise en &eacute;vidence dans l&rsquo;ouvrage.</p>
<p>Il est presque frustrant de ne pouvoir rendre compte dans une recension des portraits d&eacute;chirants des vies ainsi interrompues, ou de ne pouvoir restituer ce que les archives reproduites dans la riche iconographie rendue possible par cette collection donnent &agrave; voir de la mat&eacute;rialit&eacute; des petites d&eacute;cisions pouvant conduire &agrave; de si grandes catastrophes. Ce livre important nous apporte de nombreux &eacute;l&eacute;ments, jusque-l&agrave; m&eacute;connus, relatifs &agrave; la pers&eacute;cution antis&eacute;mite pendant la Seconde Guerre mondiale mais aussi apr&egrave;s (par exemple dans le stigmate marquant les Juifs &laquo;&nbsp;d&eacute;linquants&nbsp;&raquo; poursuivis p&eacute;nalement sous l&rsquo;Occupation). En cela, il se rapproche d&rsquo;un autre livre r&eacute;cent, celui d&rsquo;Isabelle Backouche, Sarah Gensburger et Eric Le Bourhis, <em>Appartements t&eacute;moins. La spoliation des locataires juifs &agrave; Paris (1940-1946)</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, &nbsp;qui partage &eacute;galement une certaine approche spatiale de la pers&eacute;cution. Les deux ouvrages ont aussi en commun une rigueur m&eacute;thodologique qui en fait des mod&egrave;les d&rsquo;appr&eacute;hension du droit au ras de ses pratiques, dans les rouages imbriqu&eacute;s qui font sa force (parfois destructrice) et dont l&rsquo;&eacute;lucidation put &ecirc;tre une ressource pour certains acteurs, comme elle l&rsquo;est aujourd&rsquo;hui pour mesurer sa port&eacute;e et les cons&eacute;quences diffract&eacute;es de sa mise en &oelig;uvre.&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"></a><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2005, 448 p.</p>]]></content>
	<updated>2026-10-02T08:36:52+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Soutenances de thèses – Octobre 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Francis Akali OLOO, The Environmentalisation of Peace Operations in Armed Conflict
Science Po Paris...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Francis Akali OLOO</strong>, <strong>The Environmentalisation of Peace Operations in Armed Conflict</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 02 octobre 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-de-these-de-m-francis-akali-oloo-programme-de-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Roxane DELPECH, Fin de vie en oncologie : des directives anticip&eacute;es &agrave; la planification anticip&eacute;e des soins <br></strong>Universit&eacute; de Toulouse (BSB &ndash; Biologie, Sant&eacute;, Biotechnologies), 02 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=153751&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Adelin TADDE&Iuml;, Apports de l&rsquo;Intelligence artificielle g&eacute;n&eacute;rative au travail juridique dans le domaine Hygi&egrave;ne, S&eacute;curit&eacute; et Environnement</strong><br>Mines Paris-PSL, 02 octobre 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=169388&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Khalil BOUSTANI, La bonne gouvernance fiscale des entreprises</strong></p>
<p>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 05 octobre 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.universite-lyon.fr/ecoles-doctorales/ed-492-droit/site-francais/navigation/soutenances/boustani-khalil-la-bonne-gouvernance-fiscale-des-entreprises-422994.kjsp?RH=1517820825460" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Elsa DUCRUY,</strong> <strong>La notion de constitution f&eacute;d&eacute;r&eacute;e. Contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du constitutionnalisme &agrave; partir de trois F&eacute;d&eacute;rations : l&rsquo;Australie, le Canada et les &Eacute;tats-Unis.</strong></p>
<p>Panth&eacute;on-Assas Universit&eacute;, 05 octobre 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/recherche/soutenances-de-theses/notion-constitution-federee-contribution-letude-constitutionnalisme" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Weronika ADAMSKA,</strong> <strong>Juristes inquiets. Professeurs de droit &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve de l&rsquo;&eacute;tat d&rsquo;urgence en France (2015-2022)</strong></p>
<p>EHESS, 06 octobre 2026</p>
<p><a href="https://www.ehess.fr/jcms/281379_JEvent/fr/juristes-inquiets-professeurs-de-droit-a-l-epreuve-de-l-etat-d-urgence-en-france-2015-2022" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Anisse CHAGRAOUI, Corps num&eacute;rique : essai sur un nouvel objet juridique</strong><br>Universit&eacute; Paris Dauphine &ndash; PSL, 06 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=121301&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Juliette JAMAIN, Les politiques migratoires &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du droit d&rsquo;asile : l&rsquo;acc&egrave;s &agrave; la protection internationale en France et dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne</strong><br>Universit&eacute; Marie et Louis Pasteur (Besan&ccedil;on), 07 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=141227&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Adrien HURTADO,</strong> L&rsquo;ordre juridique familial : &eacute;tude &agrave; partir des droits dynastiques priv&eacute;s<br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 09 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=180076&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Kheireddine KHELIL, L&rsquo;action en justice des collectivit&eacute;s territoriales</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 09 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192879&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Emma Kunti MIQUEL, De l&rsquo;&eacute;thique au droit. &Eacute;tude compar&eacute;e des mod&egrave;les de r&eacute;gulation de l&rsquo;IA en Chine, aux &Eacute;tats-Unis et dans l&rsquo;Union europ&eacute;enne</strong><br>Universit&eacute; Polytechnique Hauts de France, 09 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=160203&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Aur&eacute;lien SAILLER, La notion d&rsquo;obligation de service public : &eacute;tude &agrave; partir du secteur de l&rsquo;&eacute;lectricit&eacute;</strong><br>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 09 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=134815&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Evgeniia VOLKOVA, Essai sur les donn&eacute;es de mobilit&eacute;</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 09 octobre 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/evgeniia-volkova-idp-soutiendra-sa-these-essai-sur-les-donnees-de-mobilite-dirigee-par-madame-jessica-eynard" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Kai-Chieh CHAN, Principes g&eacute;n&eacute;raux du droit en contentieux international des investissements</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 15 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191357&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Antoine GUERIN, &nbsp;Le syst&egrave;me Schengen de contr&ocirc;le des fronti&egrave;res. La structuration normative du contr&ocirc;le de la circulation des ressortissants d&rsquo;</strong><strong>&Eacute;tats tiers par l&rsquo;Union europ&eacute;enne</strong></p>
<p>Universit&eacute; Jean Moulin Lyon 3, 16 octobre 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.universite-lyon.fr/ecoles-doctorales/ed-492-droit/site-francais/navigation/soutenances/guerin-antoine-le-systeme-schengen-de-controle-des-frontieres-la-structuration-normative-du-controle-de-la-circulation-des-ressortissants-d-etats-tiers-par-l-union-europeenne-426241.kjsp?RH=1517820825460" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Lancelot MAYGNAN</strong>, <strong>Les deux morts civiles. Enqu&ecirc;te sur le concept de mort civile des condamn&eacute;s en droit savant et en ancien droit fran&ccedil;ais</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 16 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191713&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Doria VANDAELE, La prescription extinctive en droit du travail</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 16 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=134313&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Gregory REMBLIER,&nbsp; Les pourvois ordonn&eacute;s. </strong><strong>&Eacute;tude d&rsquo;une interaction entre le Procureur g&eacute;n&eacute;ral pr&egrave;s la Cour de cassation et le minist&egrave;re de la Justice (1791 &ndash; 1989)</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 17 octobre 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/gregory-remblier-cthdip-soutiendra-sa-these-les-pourvois-ordonnes-etude-dune-interaction-entre-le-procureur-general-pres-la-cour-de-cassation-et-le-ministere-de-la-justice-1791-1989-dirigee-par-mme-caroline-cabee" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Dani EL HABEL, La m&eacute;diation commerciale internationale : contribution &agrave; la recherche d&rsquo;un r&eacute;gime juridique tendu vers son efficacit&eacute;</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 20 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=135138&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Michele NGO NKOT, Le nom de domaine dans l&rsquo;espace OAPI : contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un espace juridique num&eacute;rique en Afrique subsaharienne</strong><br>Universit&eacute; C&ocirc;te d&rsquo;Azur, 20 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=126126&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Nordine LATRECHE, Les concepts constitutionnels de dawla et umma. Contribution &agrave; la th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;&Eacute;tat au prisme de la transformation juridique du territoire dans les pays arabes</strong><br>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil, 21 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=124842&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Emilie BESSON, La volont&eacute; et la personne majeure vuln&eacute;rable</strong><br>Universit&eacute; de Montpellier, &nbsp;23 octobre 2026 <br><a href="https://ed461.edu.umontpellier.fr/files/2026/10/Avis-de-soutenance-Emilie-Besson.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Christ Moreno Mahougnon SODJINOU, Les limites d&rsquo;une d&eacute;finition par l&rsquo;extensionalit&eacute; de la d&eacute;cision administrative</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Toulon, 30 octobre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=209444&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-09-30T14:52:06+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-09-30T14:52:06+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-30:/299712</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/3051" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">PROGRAMME DU SÉMINAIRE DU RT 13 POUR 2026-2027</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>#1 &ndash; Session autour d&rsquo;une recherche de Virginie Blum sur les professions d&rsquo;administra...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<h1><b>#1 &ndash; Session autour d&rsquo;une recherche de Virginie Blum sur les professions d&rsquo;administrateur et de mandataire judiciaires&nbsp;</b></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Co-organisatrices</b><span> : </span><span>Irene Lizzola et Nathan Rivet</span></p>
<p><b>Date</b><b> : </b>lundi <span>19 octobre 2026 &ndash; 11h-12h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire :&nbsp; </b><a href="https://webinaire.numerique.gouv.fr/meeting/signin/invite/67948/hash/858b2009d4876e43641ba3d2a79f45e80b0b1686" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://webinaire.numerique.gouv.fr/meeting/signin/invite/67948/hash/858b2009d4876e43641ba3d2a79f45e80b0b1686 </span><b><br></b><b><br></b></a><b> D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><b>Virginie Blum</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Laurent Willemez</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p><b></b><br><br></p>
<h1><b>#2 &ndash; Session autour des travaux de Lisa Carayon : &laquo; Quel prix pour le corps&nbsp;? Approches critiques de l&rsquo;indemnisation &raquo;</b></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Co-organisatrices</b><span> : Lisa Buchter, Marine Delaunay&nbsp;</span></p>
<p><b>Date </b><b>:</b><span> lundi 30 novembre de 11h &agrave; 12h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire : </b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/363611963585210?p=KfnIynMXXj36aU4Prj" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/363611963585210?p=KfnIynMXXj36aU4Prj</span></a><span>&nbsp;</span></p>
<p><b><br></b><b> D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de ses travaux par </span><b>Lisa Carayon</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Lisa Buchter et Marine Delaunay</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p><b></b><br><br></p>
<h1><b>#3 &ndash; Session autour de l&rsquo;ouvrage </b><b>&laquo;</b><b><i> Derri&egrave;re les portes de la loi. Pouvoir, droit et violence en prison </i></b><b>&raquo; de Corentin Durand</b></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Co-organisatrices</b><span> : Delphine Griveaud, Nathan Rivet&nbsp;</span></p>
<p><b>Date :</b><span> lundi 7 d&eacute;cembre de 13h30 &agrave; 15h00</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire :&nbsp;</b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/388069876478427?p=D8dpsUm8lgojhXfo7h" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/388069876478427?p=D8dpsUm8lgojhXfo7h</span></a></p>
<ul>
<li><span>Num&eacute;ro de r&eacute;union : 388 069 876 478 427 //// </span><span>Code secret : Us3zJ7BZ</span></li>
</ul>
<p><b><br></b><b> D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de ses travaux par </span><b>Corentin Durand</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Annalisa Lendaro</b><span> &amp; </span><b>Marine Bobin</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>



<p>&nbsp;</p>
<h1><b>#4 &ndash; Session autour de l&rsquo;ouvrage : </b><b>&laquo; </b><b>Au c&oelig;ur de l&rsquo;Etat p&eacute;nal. Les avocats de la d&eacute;fense sous contrainte</b> <b>&raquo;</b><b> de Julien Larr&egrave;gue</b></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Co-organisateurices</b><span> : </span><span>Corentin Durand, Marine Durand, Justine Banegas, Jean-Philippe Tonneau</span></p>
<p><b>Date</b><b> :</b><span> Jeudi 21 janvier de 15h30 &agrave; 17h</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire</b><b> :</b><a href="https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> <span>https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam</span></a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><b></b><b> D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de </span><b>Julien Larr&egrave;gue</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Marine Durand</b><span> et </span><b>Jean-Philippe Tonneau</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp;&nbsp;</span></li>
</ul>
<p><b></b><br><br><br></p>
<h1><b>#5 &ndash; Session autour de l&rsquo;ouvrage </b><b>&laquo; </b><b><i>Salari&eacute;s en justice. Se d&eacute;fendre ou renoncer</i></b><b> &raquo; d&rsquo;Aude Lejeune</b></h1>
<p>&nbsp;</p>
<p><b>Co-organisatrices</b><span> : Lisa Buchter, </span><span>Irene Lizzola</span><span>&nbsp;</span></p>
<p><b>Date :</b><span> 2 f&eacute;vrier, de 11h &agrave; 12h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire :&nbsp;&nbsp;</b><a href="https://teams.microsoft.com/meet/398209988669787?p=ZA6ibrCwbHb9vaO2BK" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://teams.microsoft.com/meet/398209988669787?p=ZA6ibrCwbHb9vaO2BK</span></a><span>&nbsp;</span></p>
<p><b><br></b><b> D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage par </span><b>Aude Lejeune</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Lisa Buchter</b><span> et </span><b>Irene Lizzola</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne&nbsp; </span></li>
</ul>
<p>&nbsp;</p>



<h1><b>#6 &ndash; Session autour du num&eacute;ro de Critique internationale &laquo; Circulations juridiques dans les Suds et malentendus op&eacute;ratoires autour de l&rsquo;&Eacute;tat de droit &raquo;, dirig&eacute; par Louise Cadorel, Myriam Guellec Sefraoui et Irene Lizzola</b></h1>
<p><b>Organisateur</b><span> : Corentin Durand</span></p>
<p><b>Date :</b><span> Mardi 23 mars 2027, de 13h30 &agrave; 15h00</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire :</b> <a href="https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam</span></a></p>
<p><b>D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation du num&eacute;ro par </span><b>Louise Cadorel</b><span>, </span><b>Myriam Guellec Sefraoui</b><span> et </span><b>Irene Lizzola</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Antoine Vauchez</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne</span></li>
</ul>
<p><br><br><br></p>
<h1><b>#7 &ndash; Session autour de l&rsquo;ouvrage &laquo; Faire son dossier : une contribution &agrave; la sociologie de l&rsquo;&Eacute;tat social &raquo; d&rsquo;Axel Pohn-Weidinger</b></h1>
<p><b>Co-organisateurices</b><span> : Corentin Durand, Damien Garcia, Flora Hergon</span></p>
<p><b>Date :</b><span> Mardi 27 avril 2027, de 11h &agrave; 12h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire :</b> <a href="https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam</span></a></p>
<p><b>D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage par </span><b>Axel Pohn-Weidinger</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Flora Hergon</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne</span></li>
</ul>
<p><br><br></p>
<h1><b>#8 &ndash; Session autour de l&rsquo;ouvrage &laquo; Le sport en proc&egrave;s. Quand le droit dicte les r&egrave;gles du jeu, 1890-1940 &raquo; de Julien Sorez</b></h1>
<p><b>Co-organisateurices</b><span> : Justine Banegas, Corentin Durand</span></p>
<p><b>Date :</b><span> Mardi 18 mai 2027, de 11h &agrave; 12h30</span></p>
<p><b>Lien pour le s&eacute;minaire :</b> <a href="https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><span>https://visio.numerique.gouv.fr/ado-vmuv-lam</span></a></p>
<p><b>D&eacute;roul&eacute; de la session :</b></p>
<ul>
<li><span>Pr&eacute;sentation de l&rsquo;ouvrage par </span><b>Julien Sorez</b></li>
<li><span>Discussion par </span><b>Justine Banegas</b><span> et </span><b>Corentin Durand</b></li>
<li><span>&Eacute;change avec les participant&middot;es en ligne</span></li>
</ul>]]></content>
	<updated>2026-09-30T12:35:11+00:00</updated>
	<author><name>Nathan Rivet</name></author>
	<source>
		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
		<link rel="self" href="http://droitscisoc.hypotheses.org"/>
		<updated>2026-09-30T12:35:11+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

	<category term="billets"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-30:/299689</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/enemies-to-victims/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">From Enemies to Victims?</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Histories of policing have been deeply entangled with the construction of racialised communities as...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Histories of policing have been deeply entangled with the construction of racialised communities as sources of criminality, danger, and disorder. In <em><a href="https://global.oup.com/academic/product/drugs-race-and-the-politics-of-modern-slavery-law-9780198899600?cc=gb&amp;lang=en&amp;#" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Drugs, Race, and the Politics of Modern Slavery Law: When Enemies Become Victims</a></em>, Insa Koch examines a striking reversal: what happens when those once constructed as enemies are recast as victims? Drawing on five years of ethnographic research in Britain, Koch works with predominantly Black and racialised young men and their families, alongside police, local-authority, and frontline professionals, extending her ethnography into the Crown Court.</p>



<p>Koch traces a transformation from the criminalisation of predominantly Black teenage boys and young men through the &lsquo;war on drugs&rsquo; to their recognition as &lsquo;modern slaves&rsquo; and victims of &lsquo;criminal exploitation&rsquo;. Yet the book complicates any straightforward transition from enemy to victim, demonstrating how victimhood and criminalisation remain entangled in colonial afterlives. Instead, it shows how racialised state power persists through its apparent transformation, reorganising policing and control through the language of vulnerability, rescue, and protection.</p>



<p>At the centre of this transformation is a moral panic surrounding &lsquo;county lines&rsquo;, networks through which Class A drugs are transported from larger cities into smaller towns. Koch describes young people drawn into dangerous work through promises of money and status, only to encounter violence and debt bondage. The Modern Slavery Act 2015 expanded possibilities for young people who commit offences while exploited to be legally recognised as victims, while those facilitating their exploitation can face trafficking charges. It also gave frontline workers a newfound purpose in safeguarding &lsquo;modern slaves&rsquo; of county lines.</p>



<p>Koch situates this transformation within welfare withdrawal and what she terms &lsquo;racial extractivism&rsquo; (p.62). Returning to a post-industrial council estate familiar from <a href="https://doi.org/10.1093/oso/9780198807513.001.0001" rel="noopener noreferrer" target="_blank">earlier ethnographic work</a>, she draws on &lsquo;social suffering&rsquo; to locate young people&rsquo;s experiences within the wider social and political forces that produce them (p.68). Austerity, welfare retrenchment, gentrification, and inequality have transformed a landscape embedded within longer histories of colonialism. With youth services disappearing and employment increasingly precarious, young people have &lsquo;nowhere to go&rsquo;, while the illicit drugs economy functions as a &lsquo;jobcentre for the young&rsquo; (p.73). Koch thus shows how modern slavery can make &lsquo;criminal exploitation&rsquo; visible while obscuring the structural exploitation through which social suffering is produced.</p>



<p>It is into these conditions that Koch shows the state re-entering through &lsquo;safeguarding&rsquo;. Police and local authorities seek to &lsquo;lift&rsquo; young people out of exploitation through data sharing, surveillance, unannounced visits, and relocation. Koch conceptualises these interventions as &lsquo;techno-moral governance&rsquo; (p.127) &ndash; technical categories of law and policy become intertwined with moral claims. Decisions about vulnerability can therefore depend upon discretionary judgements about demeanour, speech, and behaviour. Koch exposes the resulting paradox: young people deemed &lsquo;enslaved&rsquo; by drug dealers may be moved miles from their communities and subjected to intrusive professional oversight, experiencing rescue as a form of unfreedom.</p>



<p>The experiences of female carers further illuminate this contradiction. Drawing on intimate knowledge of the young men&rsquo;s lives, women challenge official accounts that cast them as criminals or &lsquo;gang members&rsquo;, alongside interventions presented as protection. Yet contesting professional narratives can see these women characterised as angry, difficult, or overbearing and excluded from institutional decisions&mdash;another manifestation of &lsquo;social suffering&rsquo;. Koch shows how racialised state power extends to those who love the young men, but the gendered burden of care raises the question of where male kin figures within these familial and political struggles.</p>



<p>These processes continue in the Crown Court, where modern slavery becomes the subject of legal contestation. Defence lawyers struggle to establish the threshold of exploitation, while prosecutors and judges can continue to interpret young Black men through established narratives of criminality. Those who appear to satisfy official criteria for modern slavery may nevertheless be framed as &lsquo;gang members&rsquo; on elusive evidence. By claiming authority to identify victims, punish &lsquo;slave masters&rsquo;, and provide rescue, the state establishes itself as the moral arbiter of freedom while racialised young men remain positioned between being victims and dangerous.</p>



<p>Together, social suffering and techno-moral governance illuminate what Koch calls a politics of imperial denial. Britain can present itself as post-racial by treating modern slavery as a neutral problem of victims and perpetrators, while denying how histories of slavery and empire continue to shape these categories. Slavery becomes located within racialised and working-class communities through categories of &lsquo;slave&rsquo; and &lsquo;slave master&rsquo;, while the state assumes the role of righteous saviour. Modern slavery thus becomes a &lsquo;tale of redemption&rsquo;. Individual vulnerability is recognised while the state&rsquo;s implication in austerity, welfare withdrawal, and racialised policing recedes from view. This is an important read for socio-legal scholars interested in race, policing, and the unintended consequences of legal reform. Koch&rsquo;s exceptionally rich ethnography demonstrates the value of following law beyond the statute book and attending to how it is lived, contested, and resisted. Particularly valuable is her reflexivity about the ethnographer&rsquo;s role. Koch critically examines her attempts to act as an advocate and the possibilities and risks this entails. The book offers an important model for engaged socio-legal ethnography that is both politically committed and critically attentive to its own implications.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/enemies-to-victims/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">From Enemies to Victims?</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-09-30T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<id>https://frontiers.csls.ox.ac.uk</id>
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		<updated>2026-09-30T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="a good read"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-25:/299230</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19710" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">L’affaire d’Uzbin – La mort combattante en procès | Yannick Barthe</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Yannick Barthe, L&rsquo;affaire d&rsquo;Uzbin &ndash; La mort combattante en proc&egrave;s, Paris&nbsp;: CNRS &Eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES-191x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES-191x300.jpg 191w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES-318x500.jpg 318w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES.jpg 600w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES-191x300.jpg 191w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES-318x500.jpg 318w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-BARTHES.jpg 600w" sizes="(max-width: 191px) 100vw, 191px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Yannick Barthe,</strong> <strong><em>L&rsquo;affaire d&rsquo;Uzbin &ndash; La mort combattante en proc&egrave;s</em></strong>, Paris&nbsp;: CNRS &Eacute;ditions, 2026, 224 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Claude Weber (Universit&eacute; de Rennes 2 et IRSEM [Institut de recherche strat&eacute;gique de l&rsquo;</strong><strong>&Eacute;cole militaire], domaine &laquo;&nbsp;D&eacute;fense et Soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo;) </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&Eacute;voquer &laquo;&nbsp;Uzbin&nbsp;&raquo; parle imm&eacute;diatement aux militaires car dans cette embuscade tendue par les talibans au nord-est de Kaboul le 18 ao&ucirc;t 2008, dix soldats fran&ccedil;ais ont trouv&eacute; la mort. Ce drame avait g&eacute;n&eacute;r&eacute; un &eacute;moi national, de multiples r&eacute;actions, notamment de la part de l&rsquo;acteur politique au plus haut niveau, une enqu&ecirc;te au sein du minist&egrave;re de la D&eacute;fense, un afflux de t&eacute;moignages et un traitement m&eacute;diatique intense cherchant &agrave; &eacute;tablir ce qui s&rsquo;&eacute;tait r&eacute;ellement pass&eacute;. Yannick Barthe ne s&rsquo;inscrit nullement dans cette qu&ecirc;te mais s&rsquo;attache &agrave; une premi&egrave;re judiciaire &ndash; une plainte d&eacute;pos&eacute;e contre X par des familles de soldats tomb&eacute;s lors de cette attaque &ndash; afin de comprendre ce qui a rendu possible &laquo;&nbsp;<em>ce proc&egrave;s de la mort combattante</em>&nbsp;&raquo; (p. 15). Son livre porte sur l&rsquo;imputation d&rsquo;un malheur &agrave; un tiers, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse d&rsquo;un individu ou d&rsquo;une entit&eacute; sociale et, plus g&eacute;n&eacute;ralement, sur la fa&ccedil;on dont nos soci&eacute;t&eacute;s contemporaines ont &eacute;volu&eacute; sur les processus associ&eacute;s &agrave; cette qu&ecirc;te de responsable et &agrave; cette logique accusatrice. Cette ambition est expos&eacute;e dans son introduction et, pour ce faire, Yannick Barthe opte pour le terme de <em>blaming </em>jug&eacute; plus complet car &laquo;&nbsp;<em>il d&eacute;signe bien le fait de responsabiliser quelqu&rsquo;un, mais cette responsabilisation comporte une forte dimension accusatrice ; il d&eacute;signe bien le fait de porter un jugement moral, de bl&acirc;mer donc, mais ce jugement est motiv&eacute; par un &eacute;v&eacute;nement malheureux ayant cr&eacute;&eacute; un pr&eacute;judice dont il s&rsquo;agit d&rsquo;expliquer les causes</em>&nbsp;&raquo; (p. 15).</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Le premier chapitre rappelle au lecteur les faits marquants d&rsquo;Uzbin : la survenue de l&rsquo;embuscade, son annonce, les r&eacute;actions engendr&eacute;es (l&rsquo;arriv&eacute;e rapide du Pr&eacute;sident Sarkozy en Afghanistan, la mise en place d&rsquo;un num&eacute;ro vert pour les familles des militaires d&eacute;ploy&eacute;s, la c&eacute;r&eacute;monie retransmise aux Invalides&hellip;), les premi&egrave;res interrogations et pol&eacute;miques (la jeunesse des soldats et leur manque d&rsquo;exp&eacute;rience, la remise en cause de la version officielle,&hellip;) relay&eacute;es par les m&eacute;dias dans un flot d&rsquo;articles et de reportages (en France comme &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger) et cherchant &agrave; livrer tous les d&eacute;tails du drame tel qu&rsquo;il s&rsquo;est produit. &nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; S&rsquo;ensuivent trois chapitres centraux de l&rsquo;essai qui correspondent, selon Yannick Barthe, aux &eacute;tapes et op&eacute;rations constructives et constitutives du processus de <em>blaming</em>&nbsp;<em>:</em> <em>l&rsquo;anormalisation </em>(le malheur aurait pu &ecirc;tre &eacute;vit&eacute; et consid&eacute;r&eacute; comme anormal, ce qui enclenche, de fait, une qu&ecirc;te d&rsquo;explication et de responsabilit&eacute;) ;<em> la victimisation </em>(les individus touch&eacute;s n&rsquo;y sont pour rien et ne sont que des victimes) et <em>la responsabilisation</em> (qui consiste &agrave; chercher &agrave; pointer les responsables du malheur). La mort d&rsquo;un soldat au combat fait partie du champ des possibles ; l&rsquo;anormal, ici, rel&egrave;ve de la mort de dix soldats dans de telles circonstances et ne pouvant relever du hasard. &laquo;&nbsp;<em>Une fois anormalis&eacute;, c&rsquo;est de l&rsquo;indignation que suscite le malheur et non plus de la r&eacute;signation</em> &raquo; (p. 45) &eacute;crit l&rsquo;auteur avant de nous livrer tout ce qui permet d&rsquo;anormaliser l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement (la dimension atypique de ces pertes lors d&rsquo;un seul combat car fait statistiquement rare depuis la guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie mais surtout l&rsquo;anormalisation des r&eacute;actions g&eacute;n&eacute;r&eacute;es par l&rsquo;embuscade, qu&rsquo;il s&rsquo;agisse de celles de la sph&egrave;re politique, des parents des victimes, invit&eacute;s &agrave; se rendre sur place, et de l&rsquo;ensemble des commentateurs du drame,&nbsp; qui devient l&rsquo;affaire d&rsquo;Uzbin). Cet engrenage conduit &agrave; chercher au-del&agrave; des seuls faits de guerre les raisons et causes de tant de morts, les erreurs factuelles relev&eacute;es dans les premiers comptes rendus et, plus largement, tout ce qui peut &ecirc;tre imput&eacute; &agrave; des d&eacute;faillances au sein des arm&eacute;es (incomp&eacute;tences d&rsquo;officiers, &eacute;quipement insuffisant, faillite du renseignement, etc.).&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; La deuxi&egrave;me &eacute;tape consiste &agrave; ne pas juger responsables de ce qui est arriv&eacute; les soldats d&eacute;c&eacute;d&eacute;s, ce qui tranche de mani&egrave;re forte avec l&rsquo;image traditionnelle du soldat, g&eacute;n&eacute;ralement &eacute;loign&eacute;e de celle d&rsquo;un acteur passif. Yannick Barthe souligne que cette logique de victimisation refl&egrave;te une tendance marqu&eacute;e depuis des ann&eacute;es dans nos soci&eacute;t&eacute;s contemporaines. &Eacute;tant plus difficile &agrave; faire admettre dans le domaine militaire, l&rsquo;auteur montre comment la victimisation des soldats est rendue recevable par l&rsquo;h&eacute;ro&iuml;sation de ces derniers. L&rsquo;exemplarit&eacute;, le courage, le sacrifice, l&rsquo;abn&eacute;gation, on retrouve des notions mobilis&eacute;es de fa&ccedil;on r&eacute;currente par les institutions militaires pour &eacute;voquer des actions de combats. Pour autant la m&eacute;canique consistant &agrave; opposer &agrave; des victimes id&eacute;ales (en exposant notamment leur identit&eacute; individuelle et non leur identit&eacute; militaire) des agresseurs id&eacute;aux (aguerris, parfaitement adapt&eacute;s au milieu dans lequel se sont d&eacute;roul&eacute;s les combats, plus nombreux) et le fait que les soldats ne pouvaient pas faire mieux (au regard des conditions, de l&rsquo;&eacute;quipement, du rapport des forces en pr&eacute;sence) permet cette logique de victimisation.&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Cette h&eacute;ro&iuml;sation n&rsquo;emp&ecirc;chant pas la victimisation, la responsabilisation et l&rsquo;&eacute;tablissement de l&rsquo;ensemble des causes peuvent d&egrave;s lors s&rsquo;op&eacute;rer. L&rsquo;ennemi est en partie d&eacute;responsabilis&eacute; et les raisons sont recherch&eacute;es &ndash; c&rsquo;est l&rsquo;objet de la plainte d&eacute;pos&eacute;e &ndash; du c&ocirc;t&eacute; du commandement militaire et des erreurs de pr&eacute;paration et de d&eacute;roulement de la mission. Le brouillard de la guerre tant de fois invoqu&eacute; par les acteurs militaires n&rsquo;est plus jug&eacute; recevable par les familles.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Yannick Barthe consacre le chapitre cinq &agrave; l&rsquo;internalisation qu&rsquo;Uzbin permet de parfaitement questionner ; cette &laquo;&nbsp;<em>mani&egrave;re particuli&egrave;re de rendre compte d&rsquo;un malheur, qui consiste en l&rsquo;occurrence &agrave; identifier et &agrave; privil&eacute;gier, parmi les causes permettant de l&rsquo;expliquer, celles qui rel&egrave;vent de facteurs endog&egrave;nes</em>&nbsp;&raquo; (p. 130). En effet, l&agrave; o&ugrave; les causes externes peuvent conduire au fatalisme face au drame, la qu&ecirc;te des causes internes permet de probl&eacute;matiser et d&rsquo;anormaliser ce dernier. Ces logiques visibles dans d&rsquo;autres champs semblent, avec Uzbin, ne plus &eacute;pargner les arm&eacute;es. Selon l&rsquo;auteur et les travaux sur lesquels il s&rsquo;appuie, une telle internalisation rel&egrave;ve d&rsquo;un besoin de contr&ocirc;le de la part des acteurs en s&rsquo;appuyant sur des facteurs jug&eacute;s contr&ocirc;lables, m&ecirc;me si cela tient la plupart du temps d&rsquo;une illusion. Ce processus &laquo;&nbsp;<em>ouvre toutefois la voie &agrave; une forme d&rsquo;auto-responsabilisation collective</em>&nbsp;&raquo; (p. 137) ainsi qu&rsquo;aux concepts de &laquo;&nbsp;responsabilit&eacute; causale&nbsp;&raquo; et de &laquo;&nbsp;responsabilit&eacute; politique&nbsp;&raquo; qui ont aliment&eacute; toutes les pol&eacute;miques ayant suivi l&rsquo;embuscade. Cela conduit l&rsquo;auteur &agrave; d&eacute;montrer comment l&rsquo;internalisation finit par pointer l&rsquo;absence ou la d&eacute;faillance d&rsquo;outils et lieux de contr&ocirc;le qui n&rsquo;auraient pas jou&eacute; leur r&ocirc;le ; comment cela rel&egrave;verait au final de vuln&eacute;rabilit&eacute;s structurelles et organisationnelles (n&eacute;gligence, imprudence en lien avec toute une s&eacute;rie de mesures qui auraient d&ucirc; &ecirc;tre prises en amont par les cadres militaires).&nbsp;</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Dans l&rsquo;ultime chapitre, en lien notamment avec l&rsquo;individualisme et les analyses pr&eacute;alablement produites, l&rsquo;auteur montre que ce n&rsquo;est pas tant d&rsquo;un d&eacute;clin de l&rsquo;institution militaire ou encore d&rsquo;un divorce avec sa soci&eacute;t&eacute; parente dont il s&rsquo;agit, mais davantage d&rsquo;une plus grande int&eacute;gration entre les deux univers. La professionnalisation des arm&eacute;es est mobilis&eacute;e pour expliquer ce rapprochement. La notion de banalisation r&eacute;currente dans les d&eacute;bats dans le champ de la sociologie militaire est reprise par Yannick Barthe (campagnes de recrutement, valeurs, technicisation du m&eacute;tier des armes, logiques de civilianisation et de judiciarisation, etc.) ; elle questionne la sp&eacute;cificit&eacute; militaire et, par voie de cons&eacute;quence, rebat les cartes en termes de perception de la mort au combat. La guerre n&rsquo;est plus per&ccedil;ue comme relevant de l&rsquo;unique domaine de l&rsquo;incertitude et des al&eacute;as, encore moins de la notion de &laquo;&nbsp;z&eacute;ro mort&nbsp;&raquo;.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; En partant d&rsquo;un drame au sein d&rsquo;une institution singuli&egrave;re, l&rsquo;ouvrage cherche &agrave; tirer des enseignements g&eacute;n&eacute;raux sur l&rsquo;imputation du malheur. En cela il d&eacute;passe les logiques habituelles de fatalisme pour aborder l&rsquo;embuscade d&rsquo;Uzbin sous l&rsquo;angle d&rsquo;un &eacute;v&eacute;nement qui n&rsquo;avait rien d&rsquo;in&eacute;luctable. Le fait que suite &agrave; cette plainte &ndash; et pour en &eacute;viter d&rsquo;autres similaires &ndash; la loi de programmation pr&eacute;voit d&egrave;s 2013 une adaptation du Code de justice militaire, traduit le bouleversement qu&rsquo;Uzbin a produit et tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des r&eacute;flexions propos&eacute;es par Yannick Barthe (basculer d&rsquo;une logique de <em>victim blaming</em> ou encore d&rsquo;auto-responsabilisation &agrave; celle de <em>blaming </em>qui oblige &agrave; s&rsquo;attarder davantage sur les responsabilit&eacute;s d&rsquo;instances cens&eacute;es contr&ocirc;ler les choses et ce d&rsquo;autant plus avec l&rsquo;int&eacute;gration au collectif qui constitue l&rsquo;ADN de l&rsquo;arm&eacute;e de terre et qui induit logiquement une demande forte des individus &agrave; ce que ce m&ecirc;me collectif les prot&egrave;ge).</p>
<p>L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des &eacute;crits de Yannick Barthe &ndash; mais il en va tout autant des limites &ndash; r&eacute;side, selon nous, dans la nature de l&rsquo;exercice propos&eacute; : un essai destin&eacute; &agrave; esquisser, &agrave; partir d&rsquo;un fait, un sch&eacute;ma d&rsquo;analyse g&eacute;n&eacute;ral. En effet, privil&eacute;gier exclusivement des donn&eacute;es existantes (essentiellement un dossier de presse de plus de 800 articles) au d&eacute;triment de la r&eacute;alisation d&rsquo;une enqu&ecirc;te socio-anthropologique sur l&rsquo;&eacute;v&eacute;nement bas&eacute;e sur des entretiens avec les familles de militaires concern&eacute;es induit, selon nous, des biais certains. Les traitements m&eacute;diatiques &ndash; ceux de la presse &eacute;crite en particulier &ndash; pr&eacute;sentent toujours d&rsquo;indiscutables et fortes limites en ne rapportant qu&rsquo;une (petite) partie des propos des interlocuteurs ou encore en n&rsquo;utilisant pas syst&eacute;matiquement les termes exprim&eacute;s par ces derniers. Travailler sur la notion de <em>blaming</em> en ne s&rsquo;appuyant que sur des termes rapport&eacute;s par la presse nous semble donc constituer une premi&egrave;re limite m&eacute;thodologique et une certaine fragilit&eacute; des analyses qui en d&eacute;coulent.</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Par ailleurs, si travailler sur un &eacute;v&eacute;nement &laquo;&nbsp;militaire&nbsp;&raquo; &eacute;tait l&rsquo;objectif, opter pour une crise impliquant si peu d&rsquo;effectifs &ndash; contrairement &agrave; celle du Covid dont l&rsquo;auteur nous dit qu&rsquo;elle aurait tout autant pu faire l&rsquo;objet de sa r&eacute;flexion &ndash; nous semble &eacute;galement fragiliser les enseignements. &Agrave; cet &eacute;gard, la mise en parall&egrave;le avec un autre drame militaire aurait pu att&eacute;nuer ces effets et consolider &ndash; ou &agrave; l&rsquo;inverse fortement nuancer &ndash; les analyses. &Agrave; titre d&rsquo;exemple, la collision entre deux h&eacute;licopt&egrave;res engag&eacute;s au Mali le 25 novembre 2019 avait occasionn&eacute; 13 morts et les r&eacute;actions des familles ont &eacute;t&eacute; totalement diff&eacute;rentes ; cet exemple aurait permis un contrepoint int&eacute;ressant. Soldats moins jeunes, plus grad&eacute;s qu&rsquo;&agrave; Uzbin ou encore le simple fait que la l&eacute;gislation ne permette plus de porter plainte, le contexte &eacute;tait certes tout autre mais cela n&rsquo;emp&ecirc;chait nullement les familles de d&eacute;noncer dans les m&eacute;dias ce qu&rsquo;elles pouvaient percevoir comme d&rsquo;&eacute;ventuelles &laquo;&nbsp;fautes&nbsp;&raquo; ou &laquo;&nbsp;lacunes&nbsp;&raquo; imputables &agrave; l&rsquo;institution. La notion d&rsquo;accident utilis&eacute;e par les m&eacute;dias dans ce cas-l&agrave; est d&eacute;j&agrave; int&eacute;ressante au regard de l&rsquo;action de combat dans laquelle &eacute;taient pourtant engag&eacute;s, avec d&rsquo;autres a&eacute;ronefs, ces deux h&eacute;licopt&egrave;res. Le rapport d&rsquo;enqu&ecirc;te de s&eacute;curit&eacute; publi&eacute; par le <em>Bureau enqu&ecirc;tes accidents pour la s&eacute;curit&eacute; de l&rsquo;a&eacute;ronautique de l&rsquo;&Eacute;tat</em> pointe des &eacute;l&eacute;ments qui auraient pu conduire au processus de<em> blaming</em> ; mais rien de tel ne s&rsquo;est pourtant produit (absence de cadre r&eacute;glementaire pr&eacute;cis dans l&rsquo;Aviation L&eacute;g&egrave;re de l&rsquo;Arm&eacute;e de Terre pour la gestion de la d&eacute;confliction des a&eacute;ronefs ; absence de briefing de s&eacute;curit&eacute; commun &agrave; l&rsquo;ensemble des intervenants ; omissions de messages de s&eacute;curit&eacute; ou utilisation d&rsquo;un canal auquel les intervenants n&rsquo;avaient pas tous acc&egrave;s ; phras&eacute;ologie impr&eacute;cise et absence de collationnement des messages de s&eacute;curit&eacute; ; multiplicit&eacute; de canaux de communication compliquant l&rsquo;intelligibilit&eacute; des discussions parfois simultan&eacute;es ; absence de r&eacute;f&eacute;rences communes et uniques pour signaler les positions des a&eacute;ronefs ; panne intermittente d&rsquo;&eacute;mission radio du leader Tigre ; etc.).</p>
<p>&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp;&nbsp; Si nous recommandons la lecture stimulante et instructive de cet ouvrage sur le processus de <em>blaming</em> qui s&rsquo;est intensifi&eacute; dans nos soci&eacute;t&eacute;s, nous ne pouvons qu&rsquo;appeler &agrave; la poursuite de l&rsquo;&eacute;tude de cette notion dans sa d&eacute;clinaison &laquo;&nbsp;militaire&nbsp;&raquo; en privil&eacute;giant davantage des approches approfondies au plus pr&egrave;s des acteurs en uniforme afin de pr&eacute;ciser encore les analyses.</p>]]></content>
	<updated>2026-09-25T07:29:11+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Mazan. Anthropologie d’un procès pour viols | Perrine Lachenal, Céline Lesourd, Camille Bègue, Dorothée Dussy (et al.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Perrine Lachenal, C&eacute;line Lesourd, Camille B&egrave;gue, Doroth&eacute;e Dussy, Lucille Florenza, St&eacute;phanie Fonv...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN-205x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN-342x500.jpg 342w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN.jpg 400w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN-342x500.jpg 342w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/09/COUV-MAZAN.jpg 400w" sizes="(max-width: 205px) 100vw, 205px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Perrine Lachenal, C&eacute;line Lesourd, Camille B&egrave;gue, Doroth&eacute;e Dussy, Lucille Florenza, St&eacute;phanie Fonvielle, Riwanon Gouez, M&eacute;lanie Gourarier, Fatma Hamdoun, Laurence H&eacute;rault, Corentin Legras, Rapha&euml;l Perrin, Michelle Salord Lopez, Ir&egrave;ne S&eacute;riaux, <em>Mazan. Anthropologie d&rsquo;un proc&egrave;s pour viols</em>,</strong> Marseille&nbsp;: Le Bruit du Monde, 2025, 324 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Emilie Biland (Sciences Po, CSO/INED)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Une affaire exceptionnelle, un proc&egrave;s-&eacute;v&egrave;nement&nbsp;: pour qui d&eacute;bute la lecture de <em>Mazan. Anthropologie d&rsquo;un proc&egrave;s pour viols</em>, ces qualificatifs ne font probablement aucun doute. Fin 2024, apr&egrave;s plus de quatre mois d&rsquo;audience dans un palais de justice r&eacute;nov&eacute; pour l&rsquo;occasion, cette proc&eacute;dure a en effet abouti &agrave; la condamnation par la cour criminelle du Vaucluse de 50 hommes pour violences sexuelles &ndash; des viols, pour 46 d&rsquo;entre eux &ndash; envers une femme, Gis&egrave;le Pelicot, livr&eacute;e par son &eacute;poux pendant pr&egrave;s de 10 ans<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Le pari de cet ouvrage, co&eacute;crit par quatorze membres du Centre Norbert Elias, &agrave; Marseille, est de rendre compte de l&rsquo;exceptionnalit&eacute; de ces faits et du traitement judiciaire dont ils ont fait l&rsquo;objet, tout en les inscrivant dans les structures, patriarcales en premier lieu, mais aussi judiciaires, militantes et m&eacute;diatiques, qui les traversent. &nbsp;</p>
<p>Les modalit&eacute;s d&rsquo;enqu&ecirc;te et d&rsquo;&eacute;criture de ce livre, de m&ecirc;me que sa perspective analytique, tranchent avec les recherches habituellement men&eacute;es sur la justice. Certes, l&rsquo;enqu&ecirc;te et l&rsquo;&eacute;criture collectives ne sont pas in&eacute;dites. &Agrave; la m&ecirc;me p&eacute;riode a paru un autre livre, portant sur le proc&egrave;s des attentats de novembre 2015, co&eacute;crit par quatre politistes et anthropologues<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Le travail collectif semble particuli&egrave;rement ajust&eacute; &agrave; ces &laquo; grands proc&egrave;s &raquo;, facilitant l&rsquo;appr&eacute;hension de leur dur&eacute;e et de leurs multiples protagonistes. Mais alors que beaucoup d&rsquo;&eacute;quipes mettent plusieurs mois, voire ann&eacute;es, &agrave; se constituer, en raison des appels &agrave; financements sur lesquels elles reposent, celle-ci s&rsquo;est appuy&eacute;e sur les liens pr&eacute;existants entre douze femmes et deux hommes, d&rsquo;&acirc;ges et statuts divers, impliqu&eacute;s dans l&rsquo;axe d&eacute;di&eacute; aux &eacute;tudes f&eacute;ministes de leur laboratoire. Saisis par l&rsquo;importance de cette affaire, les membres de cette &eacute;quipe ont d&eacute;cid&eacute; de s&rsquo;installer durant un mois &agrave; Avignon, o&ugrave; le proc&egrave;s avait d&eacute;but&eacute; depuis d&eacute;j&agrave; quelques semaines. Ce collectif a ensuite consacr&eacute; cinq mois &ndash; soit une dur&eacute;e relativement br&egrave;ve &ndash; &agrave; l&rsquo;analyse et &agrave; l&rsquo;&eacute;criture, sous la conduite &eacute;ditoriale de Perrine Lachenal et C&eacute;line Lesourd.</p>
<p>En r&eacute;sulte un ouvrage structur&eacute; en 38 courts chapitres, &eacute;crits &agrave; une, deux, trois ou quatre mains (la conclusion r&eacute;unissant toute l&rsquo;&eacute;quipe), et compl&eacute;t&eacute;s par des photos de collages f&eacute;ministes, prises dans les rues de la ville. Ce format facilite ind&eacute;niablement la lecture&nbsp;et l&rsquo;appropriation de cette recherche au-del&agrave; du monde acad&eacute;mique. Certains sujets et protagonistes revenant d&rsquo;un chapitre &agrave; l&rsquo;autre, cette structure produit en outre un effet de cumul, de densification qui sert l&rsquo;argumentation. Au fil des pages, c&rsquo;est bien &laquo;&nbsp;une soci&eacute;t&eacute; structur&eacute;e par les violences sexuelles&nbsp;&raquo; (p. 304) que cet ouvrage donne &agrave; lire, du palais de justice &agrave; la brasserie qui l&rsquo;avoisine, en passant par le village de Mazan &ndash; o&ugrave; la plupart des viols ont &eacute;t&eacute; commis &ndash; sans oublier les m&eacute;dias fran&ccedil;ais et &eacute;trangers qui ont couvert ce proc&egrave;s.</p>
<p>C&rsquo;est l&agrave; une autre originalit&eacute; de ce livre&nbsp;: &agrave; la diff&eacute;rence de celui consacr&eacute; au proc&egrave;s des attentats de 2015 ou de celui que la philosophe Manon Garcia a d&eacute;di&eacute; &agrave; l&rsquo;affaire Pelicot<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>, le proc&egrave;s lui-m&ecirc;me, dans l&rsquo;enceinte de la salle d&rsquo;audience, n&rsquo;est pas central dans cette recherche. En effet, du fait du caract&egrave;re non planifi&eacute; de leur enqu&ecirc;te, ces anthropologues n&rsquo;ont pu y acc&eacute;der. La retransmission des d&eacute;bats dans une autre salle du palais permet que les arguments &eacute;chang&eacute;s dans le pr&eacute;toire soient tout de m&ecirc;me pr&eacute;sents dans le livre. La rh&eacute;torique des avocat&middot;es de la d&eacute;fense, qui disqualifie la victime et ses soutiens f&eacute;ministes, ou les propos du pr&eacute;sident de la cour criminelle, qui m&eacute;nagent les accus&eacute;s, d&eacute;voilent les &laquo;&nbsp;conflits de repr&eacute;sentations&nbsp;&raquo; (p. 107) qui ont polaris&eacute; le proc&egrave;s, entre l&rsquo;&eacute;poux &laquo;&nbsp;monstrueux&nbsp;&raquo; et ses copr&eacute;venus &laquo;&nbsp;ordinaires&nbsp;&raquo; (p. 136-140), entre les violences sexuelles ciblant les femmes et les &laquo;&nbsp;pulsions&nbsp;&raquo; sexuelles imput&eacute;es aux hommes (p. 215), entre les &laquo;&nbsp;bonnes&nbsp;&raquo; et les &laquo;&nbsp;mauvaises&nbsp;&raquo; victimes de viol (p. 289).</p>
<p>Il reste que l&rsquo;essentiel du livre se situe en dehors du pr&eacute;toire. L&rsquo;affaire Pelicot se d&eacute;ploie dans l&rsquo;ensemble du palais de justice, de la salle des pas perdus o&ugrave; des femmes, parfois venues de loin, &eacute;voquent leurs exp&eacute;riences intimes des violences sexuelles, &agrave; une autre salle d&rsquo;audience o&ugrave; se tient, au m&ecirc;me moment, un proc&egrave;s pour violence sexuelle num&eacute;rique sur mineure. Cette proc&eacute;dure irradie les environs du palais, investis par des militantes f&eacute;ministes pour soutenir Gis&egrave;le Pelicot et d&eacute;noncer les violences patriarcales. Elle p&egrave;se sur les sociabilit&eacute;s, en famille, au travail, au caf&eacute;. &Eacute;changeant avec plus de 230 personnes &ndash; du rabbin au patron de sex-shop &ndash; et puisant dans les nombreuses sources m&eacute;diatiques relatives &agrave; ce proc&egrave;s, l&rsquo;&eacute;quipe de recherche a reconstitu&eacute; son immense retentissement social, qui d&eacute;voile l&rsquo;emprise des violences sexuelles sur les relations entre hommes et femmes.</p>
<p>Significativement, les femmes, y compris celles qui sont &eacute;loign&eacute;es du militantisme f&eacute;ministe, ont davantage parl&eacute; aux anthropologues que les hommes&nbsp;: parmi les premi&egrave;res, plusieurs s&rsquo;identifient &agrave; Gis&egrave;le Pelicot, ou du moins voient dans son supplice un &eacute;cho &agrave; leur propre histoire, ou encore &agrave; leur responsabilit&eacute; de m&egrave;res pour prot&eacute;ger leurs enfants. Parmi les seconds, certains cherchent &agrave; se distinguer des auteurs de violences&nbsp;: ils se pr&eacute;sentent comme des alli&eacute;s des femmes et/ou des f&eacute;ministes, ou appellent, dans un sursaut viriliste,&nbsp;&agrave; la vengeance envers les accus&eacute;s (p. 221-223). Mais beaucoup passent leur chemin et &eacute;vitent le sujet, refusant de participer &agrave; la visibilit&eacute; nouvelle de ces violences si souvent silenci&eacute;es. Centrales depuis la s&eacute;quence #MeToo<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>, la dicibilit&eacute; et la visibilit&eacute; des violences de genre, des m&eacute;dias aux conversations ordinaires, sont au c&oelig;ur de l&rsquo;ouvrage, qui insiste sur ce qui est rendu visible &ndash; par qui, &agrave; quel co&ucirc;t &ndash; comme sur ce qui continue d&rsquo;&ecirc;tre r&eacute;duit au silence &ndash; en particulier l&rsquo;inceste (p. 116 et s.).&nbsp;</p>
<p>Dernier apport important du livre&nbsp;: l&rsquo;inscription de l&rsquo;affaire dans son territoire. Le temps du proc&egrave;s, Avignon, cit&eacute; des papes et du th&eacute;&acirc;tre, est devenue l&rsquo;&laquo;&nbsp;embl&egrave;me mondial des violences sexistes et sexuelles&nbsp;&raquo; (p. 240). Cette affaire a &eacute;mu, fait penser, fait lutter bien au-del&agrave; du couloir rhodanien. Cette r&eacute;sonnance plan&eacute;taire se double d&rsquo;un fort impact local, imputable aux relations d&rsquo;interconnaissance des accus&eacute;s&nbsp;: quand ceux-ci se comptent par dizaines, nombre de personnes les connaissent, directement et indirectement, ce qui nourrit des solidarit&eacute;s autant que des craintes et des soup&ccedil;ons. Sur le march&eacute; vauclusien de la repr&eacute;sentation juridique, l&rsquo;affaire, qui a impliqu&eacute; 39 avocat&middot;es (dont 37 pour la d&eacute;fense), a modifi&eacute; les r&eacute;putations professionnelles. Elle a r&eacute;v&eacute;l&eacute; les moyens insuffisants de la justice fran&ccedil;aise (p. 43) et mis en tension une organisation judiciaire fragile.</p>
<p>En 1978, durant le c&eacute;l&egrave;bre proc&egrave;s d&rsquo;Aix-en-Provence, Agn&egrave;s Fichot a repr&eacute;sent&eacute;, aux c&ocirc;t&eacute;s de Gis&egrave;le Halimi, le couple de jeunes Belges viol&eacute;es sur une plage au cours de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1974. Cinquante ans apr&egrave;s ces faits, cette avocate assiste au proc&egrave;s Pelicot (p. 269). Sa pr&eacute;sence manifeste l&rsquo;ampleur des changements sociaux et juridiques intervenus depuis lors mais aussi l&rsquo;inertie des structures qui perp&eacute;tuent les violences de genre. Cet ouvrage collectif souligne l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t, pour les &eacute;tudes sur la justice, de regarder &laquo;&nbsp;autour&nbsp;&raquo; du proc&egrave;s pour appr&eacute;hender son ancrage social et territorial. Il compl&egrave;te ainsi les recherches qui, &agrave; l&rsquo;instar du r&eacute;cent livre de R&eacute;mi Roum&eacute;as<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a>, analysent comment se forment et se transforment les repr&eacute;sentations et les raisonnements des juristes face aux violences sexuelles.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Et un cinquante-et-uni&egrave;me homme qui a viol&eacute; sa propre &eacute;pouse en utilisant la m&ecirc;me m&eacute;thode de soumission chimique.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Sandrine Lefranc, Anne Wyvekens, Pauline Jarroux, Antoine Megie,<em> Un verdict sans appel. Enqu&ecirc;te sur le proc&egrave;s des attentats de novembre 2025</em>, Arles&nbsp;: Actes Sud, 2025.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Manon Garcia, <em>Vivre avec les hommes. R&eacute;flexions sur le proc&egrave;s Pelicot</em>, Paris&nbsp;: Flammarion, 2025.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> Catherine Cavalin, Ja&eacute;rcio Da Silva, Pauline Delage, Ir&egrave;ne Despontin Lef&egrave;vre, Delphine Lacombe, et Bibia Pavard, <em>Les violences sexistes apr&egrave;s #MeToo</em>, Paris&nbsp;: Presses de l&rsquo;&Eacute;cole des Mines, 2022.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> R&eacute;mi Roum&eacute;as, <em>Trier les crimes. Sociologie des hi&eacute;rarchies judiciaires</em>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2026.</p>]]></content>
	<updated>2026-09-25T07:11:52+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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	<title type="html">DIE EFFIZIENZFALLE: CHATBOTS IN DER JUSTIZ</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>von Gero Meinen&nbsp;



Sommer 2023: Amtseinf&uuml;hrung einer Pr&auml;sidentin eines Amtsgerichts. Die ...</p>]]></summary>
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<p>von Gero Meinen&nbsp;</p>



<p><em>Sommer 2023:</em> Amtseinf&uuml;hrung einer Pr&auml;sidentin eines Amtsgerichts. Die Erwartungshaltung unter den G&auml;sten ist klar: Die neue Chefin m&uuml;sse sich gegen die KI stemmen. Das richterliche Selbstverst&auml;ndnis und die richterliche Unabh&auml;ngigkeit seien in Gefahr. Zustimmendes Murmeln im Saal &ndash; und zugleich das diffuse Gef&uuml;hl, dass das Problem damit eher beschworen als verstanden wird.</p>
<p><em>Sommer 2025:</em> Diskussionsveranstaltung zu KI und Justiz. In der Kaffeepause zeigt sich ein anderes Bild. Bots sind l&auml;ngst im richterlichen Alltag angekommen. Sie formulieren schneller, strukturieren pr&auml;ziser, sparen Zeit. Die Skepsis tritt zur&uuml;ck, solange die Rechtsmittelinstanz nicht interveniert. In einer &uuml;berlasteten Justiz wirkt das wie ein Lichtblick. Der <em>homo juridicus</em> ist eben auch ein <em>homo oeconomicus</em>.</p>
<p><em>Gekommen um zu bleiben</em></p>
<p>Die Bots sind gekommen, um zu bleiben. Sie schreiben E-Mails, organisieren Reisen, formulieren Widerspr&uuml;che und Bewerbungen. Und sie klopfen an die T&uuml;r der Justiz. Dort verbindet sich mit ihnen eine Hoffnung: Effizienz. Eine chronisch &uuml;berlastete Justiz soll endlich schneller, moderner und leistungsf&auml;higer werden. Doch die Vorstellung, KI k&ouml;nne die strukturellen Probleme der Justiz l&ouml;sen, greift zu kurz.</p>
<p>Die Justiz leidet nicht allein unter Arbeitsverdichtung. Sie leidet unter zunehmender Komplexit&auml;t, unter einem Verlust an gesellschaftlicher Wertsch&auml;tzung, unter Nachwuchsproblemen, &uuml;berlangen Verfahren und einem Prozessrecht, das vielerorts aus der Zeit gefallen wirkt. Wer meint, KI-generierte Schrifts&auml;tze k&uuml;nftig mit Justiz-KI strukturieren zu m&uuml;ssen, um sie &uuml;berhaupt noch bew&auml;ltigen zu k&ouml;nnen, hat bereits aufgeh&ouml;rt zu agieren. Denn dann verlagert sich der Rechtsstreit Schritt f&uuml;r Schritt in einen technischen Raum, in dem irgendwann Robo-Anw&auml;lte und Robo-Richtern miteinander kommunizieren. Sp&auml;testens dann ver&auml;ndert sich die Rolle der Rechtsprechung fundamental.</p>
<p>Gerade deshalb darf die Debatte &uuml;ber KI nicht allein unter Effizienzgesichtspunkten gef&uuml;hrt werden. Jede Implementierung von Bots hat Einfluss auf die richterliche Praxis. Wer Urteile nur noch generieren l&auml;sst, ver&auml;ndert das Verh&auml;ltnis von Richter*in, Verfahren und Entscheidung. Wer Vergleichsgespr&auml;che durch automatisierte Textproduktion ersetzt, ver&auml;ndert das Wesen richterlicher T&auml;tigkeit.</p>
<p>Nat&uuml;rlich wird es pragmatische Anwendungen geben. Textbausteine, Formulare und standardisierte Entscheidungsgr&uuml;nde geh&ouml;ren seit jeher zum gerichtlichen Massengesch&auml;ft. Es spricht nichts dagegen, Bots dort einzusetzen, wo sie monotone Re-Kombinationsarbeit schneller erledigen. Problematisch wird es erst, wenn aus technischer Unterst&uuml;tzung eine schleichende Entleerung richterlicher Praxis wird.</p>
<p><em>Die rechtsprechende Gewalt ist den Richter*innen anvertraut</em></p>
<p>Der Ma&szlig;stab f&uuml;r diese Debatte kann letztlich nur die Verfassung sein. Dabei lohnt ein Blick auf Art. 92 GG. Dort hei&szlig;t es nicht lediglich, dass Richter*innen Recht sprechen. Ihnen ist die rechtsprechende Gewalt &bdquo;anvertraut&ldquo;.</p>
<p>Dieser Begriff wird h&auml;ufig &uuml;berlesen oder als blo&szlig;e Zust&auml;ndigkeitszuweisung verstanden. Doch man kann die Verfassung auch beim Wort nehmen. &bdquo;Anvertraut&ldquo; beschreibt mehr als Kompetenz. Das Grundgesetz erwartet von den Richter*innen, dass sie richterliche Gewalt im Verfassungskontext aus&uuml;ben. Daraus ergibt sich eine Verantwortung f&uuml;r die Form richterlicher Praxis selbst.</p>
<p>Nach den Erfahrungen der nationalsozialistischen Justiz ist das keine Nebens&auml;chlichkeit. Neben die richterliche Unabh&auml;ngigkeit treten so Erwartung und Mahnung, dass Richter*innen die ihnen anvertraute Gewalt rational, unparteilich und im Geiste des Grundgesetzes verantwortungsvoll aus&uuml;ben. Diese Schutzerwartung richtet sich heute auch auf den Umgang mit KI.</p>
<p><em>Deduktion und Intuition</em></p>
<p>Bots denken nicht. Sie besitzen weder Bewusstsein noch Verst&auml;ndnis. Sie simulieren sprachliche Kompetenz auf Grundlage statistischer Wahrscheinlichkeiten. Ihre St&auml;rke liegt in der Re-Kombination riesiger Textmengen. Das ist nicht banal. Aber es bleibt Simulation.</p>
<p>Richterliche Arbeit funktioniert anders. Sie ersch&ouml;pft sich nicht im logischen Ableiten von Entscheidungen aus Normen. Juristische Methodik verlangt Rationalit&auml;t, Systematik und argumentative Nachvollziehbarkeit. Gleichzeitig wei&szlig; jede Praktiker*in, dass richterliche Entscheidungen immer auch von Erfahrung, Intuition und Vorverst&auml;ndnis gepr&auml;gt sind. Das Entscheidungserhebliche dr&auml;ngt sich h&auml;ufig auf, lange bevor der vollst&auml;ndige Entscheidungstext ausformuliert ist.</p>
<p>Richterliche Praxis bewegt sich deshalb in einem Wechselspiel aus deduktiver Normbearbeitung und induktiver Fallwahrnehmung. Genau darin liegt ihre besondere Qualit&auml;t. Die Entscheidung entsteht nicht allein aus dem Gesetzestext, sondern aus dem Zusammenspiel von Norm, Sachverhalt, Erfahrung und Argument. Vielleicht liegt genau hierin der Kern dessen, was die Verfassung sch&uuml;tzt.</p>
<p><em>Gegen die Entleerung richterlicher Praxis</em></p>
<p>Die eigentliche Gefahr der KI liegt deshalb nicht im einzelnen Bot, sondern in einer falsch gef&uuml;hrten Debatte. Wer KI allein als Mittel zur Effizienzsteigerung begreift, wird irgendwann beginnen, richterliche T&auml;tigkeit nur noch unter Produktivit&auml;tsgesichtspunkten zu bewerten. Dann folgen Stellenabbau, weniger Ausbildungskapazit&auml;ten und langfristig eine Entleerung richterlicher Praxis.</p>
<p>Dabei g&auml;be es eine andere Perspektive. Bots k&ouml;nnten Richter*innen helfen, ihre Arbeit besser zu machen: bei der Strukturierung komplexer Verfahren, der &Uuml;berpr&uuml;fung von Argumentationen, der Suche nach Widerspr&uuml;chen oder der Aufbereitung umfangreicher Sachverhalte. Nicht als Ersatz richterlicher Verantwortung, sondern als kritisches Werkzeug. Der Umgang damit will gelernt sein.</p>
<p>Die entscheidende Frage lautet deshalb nicht, ob Bots eingesetzt werden. Sie werden eingesetzt werden. Die Frage lautet vielmehr, ob Richter*innen ihre Rolle im Verh&auml;ltnis zur KI selbst bestimmen &ndash; oder ob diese Rolle schleichend durch Effizienzlogiken definiert wird.</p>
<p>Gerade darin liegt die eigentliche Herausforderung f&uuml;r den Rechtsstaat.</p>
<p><em><a href="https://www.wzb.eu/de/personen/gero-meinen" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Gero Meinen</a> war zun&auml;chst Richter und dann rund 20 Jahre als Abteilungsleiter in der Senatsjustizverwaltung Berlin in verschiedenen Arbeitsgebieten t&auml;tig. Bis zu seiner Pensionierung im Jahr 2025 war er f&uuml;r das Zivilrecht und das &ouml;ffentliche Recht zust&auml;ndig. In den letzten Jahren war er im Schwerpunkt f&uuml;r die Digitalisierung der Berliner Justiz zust&auml;ndig. Sein aktuelles Forschungsinteresse gilt der Zukunft und St&auml;rkung der Justiz im demokratischen und sozialen Rechtsstaat, gerade auch im Umfeld der Digitalen Transformation. </em></p>
<p><em>Dieser blogpost beruht auf den &Uuml;berlegungen des Autors zur Zukunft der Justiz in Zeiten K&uuml;nstlicher Intelligenz. Hier&uuml;ber forscht er zur Zeit als Gastwissenschaftler am Wissenschaftszentrum Berlin.</em></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-09-24T10:06:08+00:00</updated>
	<author><name>admin</name></author>
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		<updated>2026-09-24T10:06:08+00:00</updated>
		<title>Rechtswirklichkeit</title></source>

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	<title type="html">Ethnography and Ambiguity</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Episode Description



In this episode of&nbsp;Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talk...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<figure><div>

</div></figure>



<h3>Episode Description</h3>



<p>In this episode of&nbsp;<em>Talking about Methods</em>, Professor Linda Mulcahy talks to Dr Nafay Choudhury about ethnography and ambiguity. Nafay shares his experiences embracing ambiguity as a strength of ethnographic work, drawing on his research with Afghanistan&rsquo;s money exchangers. He highlights the need for ethnographers to be upfront about the limits of what they can know, their positionality, and to centre complex stories of their interlocutors. He explains why ethnography is a bit like fishing, how to fight ethnographic decay through habitual note-taking, and why it takes stamina beyond fieldwork.</p>



<p></p>



<h3>Readings recommended by Nafay Choudhury</h3>



<p>Roitman, J. (2005) <em>Fiscal Disobedience: An Anthropology of Economic Regulation in Central Africa</em>. Princeton, NJ: Princeton University Press.</p>



<p>Chua, L.J. and Massoud, M.F. (eds.) (2024) <em>Out of Place: Fieldwork and Positionality in Law and Society</em>. Cambridge: Cambridge University Press. doi:10.1017/9781009338219.</p>



<p>Geertz, C. (1972) &lsquo;Deep play: Notes on the Balinese cockfight&rsquo;, <em>Daedalus</em>, 101(1), pp. 1&ndash;37.</p>



<p><strong>Work by the Speaker:</strong></p>



<p>Choudhury, N., &amp; Schmeding, A. (Eds.). (2025).&nbsp;<em>Frontier Ethnographies: Deconstructing Research Experiences in Afghanistan and Pakistan</em>&nbsp;(1st ed.). Berghahn Books. https://doi.org/10.2307/jj.14170589</p>
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	<updated>2026-09-23T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<updated>2026-09-23T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<title type="html">Marginal Criminological Realism and Syncretism in Drug Court Ethnography</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>As a critical criminologist from the Global North, my initial understanding of drug courts has been...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>As a critical criminologist from the Global North, my initial understanding of drug courts has been largely shaped by metropole-centric literature. Implemented as specialised criminal courts providing judicially monitored treatment for problematic substance use, drug courts have faced extensive critique. Scholars such as <a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0308275X05058655" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Victoria Malkin</a> and <a href="https://www.jstor.org/stable/10.7312/kaye17288" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Kerwin Kaye</a> have described these courts as coercive rehabilitative institutions imbued with neoliberal ideas of individual responsibility and productivity, divorced from wider social conditions, and lacking provisions of shared social care. Based on these insights, I perceived these institutions as a tool of neoliberal social control where marginalisation and disadvantage are obscured by a rhetoric of failed self-responsibilisation. In this blog post, I reflect on how a decolonial lens in my doctoral research has nonetheless challenged the subjectivities of this contextually limited intellectual foundation, triggering a complex process of confronting uncritical theory importation.&nbsp;</p>



<p>Keen to explore drug court settings overlooked because of their &ldquo;globally peripheral&rdquo; position, my doctoral project turned to Chile, a jurisdiction where these courts emerged amidst the tensions of democratic transition. Following the end of Augusto Pinochet&rsquo;s military dictatorship (1973-1990), Chile underwent rights-oriented penal restructuring and the implementation of alternative resolutions to criminal offences, which included the provision of drug treatment. Yet, alongside these transformations, neoliberal structures originally established during the former authoritarian regime remained intact. Consequently, <a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/1462474519882974" target="_blank" rel="noopener noreferrer">as rights-focused justice was being consolidated, economic insecurity and social fragmentation endured</a>, whereas <a href="https://www.jstor.org/stable/j.ctvp2n2df" target="_blank" rel="noopener noreferrer">public support for punitiveness increased</a>. In this context, my study of drug courts produced a different critique than those typically offered by Global North-based perspectives. My ethnographic fieldwork suggested that, against the tensions of Chilean democratic transition, these courts became sites where social control was negotiated and contested directly and proactively by defendants and court staff alike. &nbsp;</p>



<p>However, generating these nuanced, distinct findings was possible only after an imperfect, long-winded, and sustained endeavour to align my research with regional decolonial approaches, specifically <a href="https://bristoluniversitypressdigital.com/view/journals/jpr/6/1/article-p50.xml" target="_blank" rel="noopener noreferrer">marginal criminological realism</a>. Rooted in <a href="http://ru.juridicas.unam.mx/xmlui/handle/123456789/10957" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ra&uacute;l Zaffaroni&rsquo;s work</a>, marginal criminological realism confronts, as <a href="https://bristoluniversitypressdigital.com/view/journals/jpr/6/1/article-p50.xml" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Garcia and Sozzo</a> explain, &lsquo;the problem of hierarchy, asymmetry and dependency&rsquo; that can arise when theories developed in the global, imperial &ldquo;core&rdquo; are imported uncritically into Latin American contexts. For Zaffaroni, the region&rsquo;s history of peripheral capitalism, with its colonial, authoritarian continuities, makes violence a distinctively <a href="http://ru.juridicas.unam.mx/xmlui/handle/123456789/10957" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&lsquo;permanent component&rsquo;</a> of both penal institutions and Latin American societies at large. The goal of empirical research subsequently is to produce knowledge that can <a href="https://bristoluniversitypressdigital.com/view/journals/jpr/6/1/article-p50.xml" target="_blank" rel="noopener noreferrer">inform opposition to this operative violence</a>.&nbsp;</p>



<p>Correspondingly, Zaffaroni argues it is imperative to develop a <a href="http://ru.juridicas.unam.mx/xmlui/handle/123456789/10957" target="_blank" rel="noopener noreferrer">&lsquo;syncretic critique&rsquo;</a>. Such a critique does not automatically dismiss theories built in Global North contexts, as they may still reflect, to an extent, local experience. Rather, syncretism forefronts the specific histories and lived realities of the margins in the production of knowledge. For my research in Chile, this approach set a key task: studying drug courts without unquestionably reproducing the assumptions of the metropole-centric scholarship through which I had first encountered them.&nbsp;</p>



<p>Ethnography offered one way forward, but, on its own, could not guarantee a faithful reflection of marginal reality. Ethnographers from the Global North have <a href="https://www.berghahnjournals.com/view/journals/aia/22/3/aia220306.xml" target="_blank" rel="noopener noreferrer">long filtered the voices of people in the &ldquo;peripheries&rdquo;</a> through their own assumptions and categories. Thus, overriding the dominance of metropole-centric subjectivities required a more proactive and resilient methodological exercise, with reflection, reiteration, and realignment underpinning each research stage.&nbsp;</p>



<p>Uncritical importation of assumed positions can surface often and in diverse, unexpected ways. In my case, months of virtual and in-person ethnography showcased a genuine co-existence of neoliberal social control and multi-faceted, rights-driven resistance within Chilean drug courts. Nevertheless, I struggled to reconcile this complexity, given the more straightforward narratives that had shaped my initial understanding. I caught myself weighing beyond standard academic rigour the possibility that rights-oriented attitudes were merely performative. Delay, trial, and error then underpinned the process of veridically gauging the balance between reinforcement and contestation of social control. At times, the push and pull between familiar theoretical frameworks and a syncretic, decolonial approach left room for rigid, myopic interviewing. Other times, tendencies of uncritical importation impacted which considerations featured more prominently in my fieldnotes and which were unfortunately downplayed.&nbsp;&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Amidst these struggles and missteps, open, horizontal dialogue became crucial to anchoring my research in marginal realities. Reflection, reiteration, and realignment did not occur in isolation. They were prompted by honest conversations with court stakeholders &ndash; by sharing my doubts and interpretations and allowing their subsequent perspectives to adjust my inquiry. At later stages, feedback from Latin American scholars strengthened marginal realist alignment, exposing lingering binary thinking in how I had interpreted findings. Decolonial methodology thus encompassed continuous conversation and resilient reckoning with positional limitations.&nbsp;</p>



<p>Marginal criminological realism did not find its way in my research through perfect, consistent methodological application. It was slowly built through error and continuous, honest confrontation of the metropole-centric subjectivities I held. My most significant leaps in decolonial reflexivity were not the result of solitary self-awareness, but of persistent dialogue and critique from others. As I now move to examine in depth how my findings may aid opposition to operative violence in the region, this exercise of decolonial reflexivity endures. For other socio-legal scholars engaged in similar approaches, I hope my reflections at this stage offer encouragement to embrace difficult moments of accountability and deconstruction. It may be precisely the pedagogical nature of these moments that genuinely creates decolonial work.&nbsp;</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/marginal-criminological-realism-and-syncretism-in-drug-court-ethnography/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Marginal Criminological Realism and Syncretism in Drug Court Ethnography</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-09-16T17:35:16+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<updated>2026-09-16T17:35:16+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="decolonial research"/>

	<category term="drug courts"/>

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	<category term="methodological musings"/>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-15:/298544</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2986" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Enora Pollet, à propos de sa thèse sur la probation et le travail judiciaire</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Enora Pollet est docteure en sociologie de l&rsquo;Universit&eacute; Rennes&nbsp;2. Le 20 novembre 2025, elle a soute...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>Enora Pollet </em><em>est doct</em><em>eure</em><em> en </em><em>sociologie</em><em> de l&rsquo;</em><em>Universit&eacute; Rennes&nbsp;2</em><em>. Le </em><em>20 novembre 2025</em><em>, </em><em>elle</em><em> a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &laquo;&thinsp;</em><em>La fabrique de la probation&nbsp;: analyses sociologiques du travail judiciaire</em><em>&thinsp;&raquo;.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong><em>Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e &agrave; ESO sous la direction de Philip Milburn, porte sur le travail judiciaire dans le cadre de la probation. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te&thinsp;?</em></strong></li>
</ol>
<p>Au d&eacute;part, mon premier projet de th&egrave;se portait sur le processus d&eacute;cisionnel et les crit&egrave;res d&rsquo;octroi des mesures alternatives &agrave; l&rsquo;incarc&eacute;ration et des am&eacute;nagements de peine (dont <em>le</em> <em>travail d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, le suivi socio-judiciaire, le sursis probatoire, la d&eacute;tention &agrave; domicile sous surveillance &eacute;lectronique, la semi-libert&eacute;, le placement ext&eacute;rieur et la lib&eacute;ration conditionnelle</em>), &agrave; partir des interactions entre les deux acteurs centraux de la probation&nbsp;: les Juges de l&rsquo;Application des Peines (JAP) et les Conseiller&middot;&egrave;res P&eacute;nitentiaires d&rsquo;Insertion et de Probation (CPIP).</p>
<p>Avant de me lancer dans cette th&egrave;se sur le &laquo;&thinsp;milieu ouvert&thinsp;&raquo;, je n&rsquo;y connaissais pas grand-chose. En master, j&rsquo;ai travaill&eacute; sur la police municipale et les surveillants de prison, et au-del&agrave; de quelques notions en droit administratif et en droit p&eacute;nal, je n&rsquo;avais que peu de connaissances sur cet objet, encore moins en droit de la peine. En tant que sociologue et politiste, j&rsquo;ai d&rsquo;abord d&ucirc; me former juridiquement et me familiariser avec l&rsquo;univers judiciaire.</p>
<p>Cela m&rsquo;a conduite &agrave; adopter une d&eacute;marche inductive, en laissant le terrain pr&eacute;ciser progressivement les questions de recherche. L&rsquo;objectif &eacute;tait &eacute;galement d&rsquo;avoir une souplesse m&eacute;thodologique afin de s&rsquo;adapter aux r&eacute;alit&eacute;s et aux contraintes des terrains judiciaires et p&eacute;nitentiaires. Sans retracer ici le d&eacute;tail de cette enqu&ecirc;te, cette inductivit&eacute; s&rsquo;est av&eacute;r&eacute;e indispensable du fait des perturbations occasionn&eacute;es par la crise du COVID.</p>
<p>Surtout, le terrain m&rsquo;a assez rapidement conduite &agrave; recalibrer l&rsquo;enqu&ecirc;te. D&rsquo;abord, parce que le bin&ocirc;me JAP-CPIP ne suffisait pas &agrave; saisir la dimension plus largement collective des proc&eacute;dures probatoires. J&rsquo;ai donc choisi d&rsquo;int&eacute;grer d&rsquo;autres acteurs &agrave; l&rsquo;analyse&nbsp;: les greffi&egrave;res et les magistrat&middot;es du parquet d&rsquo;abord, puis les avocat&middot;es. Aussi, mon attention portait &agrave; l&rsquo;origine sur le seul premier degr&eacute;. J&rsquo;ai donc, dans le m&ecirc;me temps, ajust&eacute; la focale juridictionnelle afin d&rsquo;inclure aussi les acteurs des proc&eacute;dures d&rsquo;appel.</p>
<p>Ensuite, parce que se focaliser sur les seules d&eacute;cisions judiciaires ne permettait pas de saisir ce qui se joue dans la probation, o&ugrave; l&rsquo;enjeu temporel est central, j&rsquo;ai &eacute;galement &eacute;largi le questionnement &agrave; l&rsquo;ensemble du processus probatoire, de la requ&ecirc;te initiale, en passant par l&rsquo;octroi ou non des mesures, puis par leurs mises en &oelig;uvre et, enfin, leur aboutissement, sous la forme d&rsquo;une r&eacute;vocation ou de la cl&ocirc;ture de la proc&eacute;dure. La th&egrave;se propose ainsi d&rsquo;analyser ce processus &agrave; partir du concept de trajectoire probatoire, inspir&eacute; des travaux d&rsquo;Anselm Strauss (1985, 1988) sur le travail en milieu m&eacute;dical.</p>
<p>Enfin, j&rsquo;ai progressivement adopt&eacute; une perspective pragmatique, au gr&eacute; des entretiens et des observations r&eacute;alis&eacute;s sur les diff&eacute;rents lieux de travail (au tribunal, au SPIP, en prison, dans les cabinets d&rsquo;avocat, etc.). Si les modalit&eacute;s d&rsquo;interactions et les dynamiques relationnelles &eacute;taient un objet d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t d&egrave;s l&rsquo;origine, l&rsquo;attention aux actes et au travail concret des juges, avocat&middot;es, CPIP, procureur&middot;es et greffi&egrave;res s&rsquo;est constitu&eacute;e au fil de l&rsquo;enqu&ecirc;te et de mes lectures. Elle a notamment &eacute;merg&eacute; de la consultation des documents et &laquo;&thinsp;traces&thinsp;&raquo; du travail, des dossiers papiers et des fichiers num&eacute;riques des diff&eacute;rent&middot;es professionnel&middot;les. C&rsquo;est d&rsquo;ailleurs cette mati&egrave;re que j&rsquo;ai utilis&eacute;e pour analyser la circulation des informations et croiser les dimensions orales et scripturales du travail judiciaire.</p>
<p>Concr&egrave;tement, cette enqu&ecirc;te s&rsquo;est finalement d&eacute;roul&eacute;e sur quatre ans, dans les ressorts de deux cours d&rsquo;appel. Elle combine une cinquantaine d&rsquo;entretiens, deux stages d&rsquo;immersion aupr&egrave;s des JAP et des CPIP, pr&egrave;s de 140 heures d&rsquo;observation d&rsquo;audience, et du travail documentaire sur les dossiers, fichiers et autres traces &eacute;crites. Loin d&rsquo;&ecirc;tre le fruit d&rsquo;un protocole pens&eacute; et enti&egrave;rement construit en amont, cette th&egrave;se s&rsquo;est construite chemin faisant. Ce sont ces donn&eacute;es empiriques qui m&rsquo;ont conduite &agrave; transformer son objet pour privil&eacute;gier une analyse &eacute;cologique, processuelle et pragmatique du travail judiciaire et ainsi explorer les coulisses de la &laquo;&thinsp;fabrique&thinsp;&raquo; de la probation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong><em>Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse et sur quels r&eacute;sultats souhaiteriez-vous revenir&thinsp;?</em></strong></li>
</ol>
<p>Ma th&egrave;se analyse sp&eacute;cifiquement les dimensions pratiques, collectives et pluriprofessionnelles du travail judiciaire, afin d&rsquo;appr&eacute;hender les modalit&eacute;s de &laquo;&thinsp;production&thinsp;&raquo; des mesures probatoires en France. Trois questions structurent cette r&eacute;flexion : en quoi consiste concr&egrave;tement le travail judiciaire men&eacute; en milieu ouvert&thinsp;? Comment les professionnel&middot;les travaillent-ils&middot;elles ensemble&thinsp;? Quelle r&eacute;alit&eacute; ce travail pluriprofessionnel produit-il <em>in fine</em>&thinsp;?</p>
<p>La th&egrave;se montre que le travail judiciaire ne consiste pas seulement &agrave; appliquer le droit. Il repose en r&eacute;alit&eacute; sur plusieurs types d&rsquo;activit&eacute;s &eacute;troitement imbriqu&eacute;es, &agrave; la fois juridiques, relationnelles et &eacute;motionnelles, et informationnelles. Si le travail juridique doit &ecirc;tre analys&eacute; au prisme des sp&eacute;cificit&eacute;s du droit de l&rsquo;ex&eacute;cution des peines, il a pour principal objectif d&rsquo;inscrire et de maintenir les trajectoires probatoires des justiciables dans un cadre juridique. Pour autant, il ne fonctionne jamais seul&nbsp;: son effectivit&eacute; d&eacute;pend de sa mise en relation avec d&rsquo;autres registres d&rsquo;activit&eacute; et de normativit&eacute;.</p>
<p>Les activit&eacute;s relationnelles et &eacute;motionnelles jouent ici un r&ocirc;le central&nbsp;: les professionnel&middot;les mobilisent les relations avec les justiciables, mais aussi les affects, comme de v&eacute;ritables ressources afin de n&eacute;gocier la mise en &oelig;uvre de leurs interventions et la participation des justiciables &agrave; celles-ci. Si ces op&eacute;rations visent &agrave; maintenir les justiciables sur les rails des trajectoires probatoires, l&rsquo;apport original de la th&egrave;se est de mettre en lumi&egrave;re le poids des activit&eacute;s informationnelles. Souvent impens&eacute;es et invisibilis&eacute;es, ces activit&eacute;s consistent &agrave; collecter et produire un savoir sur ces justiciables, &agrave; le faire circuler, et &agrave; le mobiliser comme preuve. C&rsquo;est ce travail de recueil, d&rsquo;&eacute;criture, de circulation et d&rsquo;interpr&eacute;tation, sous forme orale, scripturale ou &agrave; travers les outils num&eacute;riques, qui fa&ccedil;onne le cours des trajectoires probatoires.</p>
<p>Le second apport de la th&egrave;se est de montrer que ces mesures p&eacute;nales sont produites collectivement. Elles sont ainsi conditionn&eacute;es par des modalit&eacute;s d&rsquo;articulation interprofessionnelle variables, issues de processus d&rsquo;ajustement, de n&eacute;gociation et de r&eacute;gulation sp&eacute;cifiques &agrave; chaque configuration locale. L&rsquo;enqu&ecirc;te montre que cette coordination se construit dans et par le travail lui-m&ecirc;me, que ce soit autour du justiciable ou directement entre professionnel&middot;les, mais aussi qu&rsquo;elle est travers&eacute;e par des enjeux pr&eacute;gnants de gestion des flux et des risques.</p>
<p>Enfin, en articulant ces deux dimensions, la th&egrave;se met en &eacute;vidence un r&eacute;sultat central&nbsp;: ces diff&eacute;rentes contraintes se sont s&eacute;diment&eacute;es dans les pratiques professionnelles et les modes de fonctionnement collectifs, jusqu&rsquo;&agrave; produire une &laquo;&thinsp;probation &agrave; deux vitesses&thinsp;&raquo;. Si des logiques diff&eacute;renci&eacute;es de gestion des publics, du temps, des ressources et du risque font jour, cette dualisation favorise le classement des profils de justiciables et des dossiers afin de rationaliser l&rsquo;allocation des ressources disponibles dans un contexte de p&eacute;nurie.</p>
<p>La th&egrave;se donne ainsi &agrave; voir la coexistence de deux formes de probation et leurs fondements empiriques. D&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, une <em>probation de masse</em>, qui d&eacute;signe un mode de production industrielle, partiellement standardis&eacute; et automatis&eacute; des trajectoires probatoires. Dans ce cas, les enjeux de gestion des flux poussent les professionnel&middot;les &agrave; &laquo;&thinsp;laisser dehors&thinsp;&raquo; ou &agrave; &laquo;&thinsp;faire sortir&thinsp;&raquo;, au prix d&rsquo;une moindre intensit&eacute; dans l&rsquo;examen des requ&ecirc;tes et le suivi des mesures, et d&rsquo;une formalisation, voire d&rsquo;une contractualisation, de leurs relations. De l&rsquo;autre, la <em>probation intensive</em> s&rsquo;av&egrave;re plus proche d&rsquo;un mode de production artisanal et individualis&eacute;, o&ugrave; les situations consid&eacute;r&eacute;es comme &agrave; risque font l&rsquo;objet d&rsquo;un investissement plus important et d&rsquo;une coordination renforc&eacute;e, mais plus formaliste, conduisant davantage &agrave; &laquo;&thinsp;laisser dedans&thinsp;&raquo;.</p>
<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>
<ol start="3">
<li><strong><em>Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail&thinsp;? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture&thinsp;?</em></strong></li>
</ol>
<p>Dans cette th&egrave;se, je me suis appuy&eacute;e sur l&rsquo;&eacute;tude du droit &laquo;&thinsp;en train de se faire&thinsp;&raquo; (<em>Law in Action)</em>, en prenant pour objet ce que font concr&egrave;tement les professionnel&middot;les au quotidien. Dans ce cadre, je recommande particuli&egrave;rement la lecture des travaux de Baudouin Dupret, tout particuli&egrave;rement son ouvrage <em>Droit et sciences sociales</em> (2006), pour avoir un aper&ccedil;u des enjeux th&eacute;oriques de cette approche, et ceux de Jean-Marc Weller (2018), qui pour leur part donnent &agrave; voir la port&eacute;e des analyses ainsi produites. Il y a aussi plein de mani&egrave;res d&rsquo;analyser le travail judiciaire &agrave; d&eacute;couvrir dans les travaux des anthropologues et ethnologues (comme Christiane Besnier), et &eacute;videmment des ethnom&eacute;thodologues anglo-saxons (Aaron Cicourel bien s&ucirc;r, mais aussi Max Travers, John Manzo, ou David Sudnow). Sur ce point, je conseillerai &eacute;galement les passionnants articles de Cyrus Tata sur la d&eacute;cision judiciaire et la comparaison qu&rsquo;il en fait avec l&rsquo;artisanat (&laquo;&thinsp;<em>sentencing as craftwork</em>&thinsp;&raquo;).</p>
<p>Je voulais &eacute;galement &eacute;voquer une autre litt&eacute;rature de la sociologie du droit que j&rsquo;ai d&eacute;couverte durant cette th&egrave;se, le courant <em>Law and Emotion</em>, dont Laurence Dumoulin et C&eacute;cile Vigour font un &eacute;tat des lieux extr&ecirc;mement instructif dans un article pour <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> en 2020. Sur ce point, je recommande &eacute;galement l&rsquo;ouvrage r&eacute;cent et passionnant de Virginie Gautron (2024) sur l&rsquo;aveu, les remords et plus largement la question de la place et du r&ocirc;le des sentiments &agrave; tous les stades de la proc&eacute;dure p&eacute;nale.</p>
<p>Si je devais faire une derni&egrave;re recommandation, ce serait les deux articles de Liora Isra&euml;l sur le rapport des sociologues &agrave; la mati&egrave;re juridique (2008, 2012). Avec le recul, j&rsquo;aurais aim&eacute; d&eacute;couvrir plus t&ocirc;t certains de ces textes afin d&rsquo;avoir des outils r&eacute;flexifs pour mieux appr&eacute;hender en tant que sociologue les effets de la &laquo;&thinsp;force du droit&thinsp;&raquo; et l&rsquo;&eacute;quilibre &agrave; trouver entre des formes proximit&eacute; avec la mati&egrave;re juridique, n&eacute;cessaires lors de l&rsquo;enqu&ecirc;te de terrain, mais aussi de distanciation vis-&agrave;-vis des cat&eacute;gories et normes juridiques, &agrave; l&rsquo;occasion de l&rsquo;analyse des donn&eacute;es.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong><em>Et la suite&thinsp;? Dans quel projet vous lancez-vous&thinsp;?</em></strong></li>
</ol>
<p>Pour la suite, comme ma th&egrave;se porte essentiellement sur les professionnel&middot;les, je souhaiterais approfondir les effets de la dualisation de la probation sur les justiciables eux-m&ecirc;mes. Dans le cas de la probation de masse, je m&rsquo;interroge sur les effets de la&thinsp;bureaucratisation de la probation sur la dur&eacute;e des trajectoires probatoires, mais aussi sur l&rsquo;augmentation du taux d&rsquo;&eacute;chec des mesures accord&eacute;es notamment dans le cadre des proc&eacute;dures quasi automatis&eacute;es comme la lib&eacute;ration sous contrainte. Dans celui de la probation intensive, c&rsquo;est le d&eacute;veloppement de formes de non-recours aux am&eacute;nagements de peine qui pose question, un objet d&eacute;j&agrave; investi au Canada pour le cas de la lib&eacute;ration conditionnelle par Marion Vacheret, Chlo&eacute; Leclerc et Marianne Quirouette.</p>
<p>Au-del&agrave; de ces prolongations possibles de mon travail de th&egrave;se, je participe actuellement &agrave; une recherche-action participative sur le travail en prison et l&rsquo;implantation d&rsquo;Ateliers et Chantiers d&rsquo;Insertion (ACI) en d&eacute;tention &agrave; travers laquelle je d&eacute;couvre les m&eacute;thodes participatives. J&rsquo;ai un vrai int&eacute;r&ecirc;t et une curiosit&eacute; certaine &agrave; les mobiliser sur de nouveaux projets en coop&eacute;ration, voire coconstruits directement avec les professionnel&middot;les.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Bibliographie</strong></span></p>
<p>CORBIN Juliet M. et STRAUSS Anselm L., <em>Unending Work and Care: Managing Chronic Illness at Home</em>, Jossey-Bass, 1988.</p>
<p>DUPRET Baudouin, <em>Droit et sciences sociales</em>, Armand Colin, 2006.</p>
<p>DUMOULIN Laurence et VIGOUR C&eacute;cile, &laquo;&thinsp;&Eacute;motions, droit et politique. Bilan et perspectives interdisciplinaires&thinsp;&raquo;, <em>Droit et soci&eacute;t&eacute;</em>, n<sup>o</sup> 2, vol.&nbsp;105, 2020, p. 453&#8209;472.</p>
<p>GAUTRON Virginie, <em>Par-del&agrave; l&rsquo;aveu&#8239;: remords et justice p&eacute;nale</em>, M&eacute;decine &amp; Hygi&egrave;ne, 2024.</p>
<p>ISRA&Euml;L Liora, &laquo;&thinsp;Question(s) de m&eacute;thodes&#8239;: se saisir du droit en sociologue&thinsp;&raquo;, <em>Droit et soci&eacute;t&eacute;</em>, n<sup>o</sup> 2, vol. 69&#8209;70, 2008, p. 381&#8209;395.</p>
<p>ISRA&Euml;L Liora, &laquo;&thinsp;Conseils de sociologues. Bruno Latour et Dominique Schnapper face au droit&thinsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, n<sup>o</sup> 2, vol. 87, 2012, p. 136&#8209;152.</p>
<p>STRAUSS Anselm L., FAGERHAUGH Shizuko, SUCZEK Barbara et WIENER Carolyn, <em>Social Organization of Medical Work</em>, University of Chicago Press, 1985.</p>
<p>TATA Cyrus, &laquo;&nbsp;Sentencing as Craftwork and the Binary Epistemologies of the Discretionary Decision Process&nbsp;&raquo;, <em>Social &amp; Legal Studies</em>, n<sup>o</sup> 3, vol. 16, 2007, p. 425&#8209;447.</p>
<p>WELLER Jean-Marc, <em>Fabriquer des actes d&rsquo;&Eacute;tat&#8239;: une ethnographie du travail bureaucratique</em>, Economica, 2018.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><span><strong>Publications et page personnelle d&rsquo;Enora Pollet</strong></span></p>
<ul>
<li><strong><em>Publications (s&eacute;lection) : </em></strong>
<ul>
<li>POLLET E., &laquo;&thinsp;Am&eacute;nager la peine : les enjeux de l&rsquo;articulation des interventions des avocats et des CPIP aupr&egrave;s des personnes d&eacute;tenues&thinsp;&raquo;, in <em>Les populations priv&eacute;es de libert&eacute;</em>, Actes du 7e Colloque jeunes chercheurs sur la privation de libert&eacute;, Paris, Mare &amp; Martin, 2025.</li>
<li>POLLET E. &amp; MILBURN P., &laquo;&thinsp;Les juges de l&rsquo;application des peines sur la sc&egrave;ne m&eacute;diatique : entre ombre et lumi&egrave;re&thinsp;&raquo;, <em>Les Cahiers de la Justice</em>, 2023/1, n&deg; 1, pp.163-172.</li>
<li>MEDJKANE M., POLLET E., GRUNVALD S. &amp; GAUTRON V., &laquo;&thinsp;Entre confrontation et articulation des pratiques : des tensions in&eacute;vitables&thinsp;?&thinsp;&raquo; in GAUTRON V. (dir.) <em>R&eacute;primer et Soigner. Pratiques et enjeux d&rsquo;une articulation complexe</em>, PUR, 2023, pp.285-311.</li>
</ul>
</li>
<li><strong><em>Page personnelle&nbsp;: </em></strong><a href="https://perso.univ-rennes2.fr/enora.pollet" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://perso.univ-rennes2.fr/enora.pollet</a></li>
</ul>
<p><strong><em>Lien vers la th&egrave;se&nbsp;: </em></strong><span><a href="https://theses.fr/2025REN20046" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://theses.fr/2025REN20046</a></span></p>]]></content>
	<updated>2026-09-15T07:00:15+00:00</updated>
	<author><name>plsanchez</name></author>
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		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
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		<updated>2026-09-15T07:00:15+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-09:/298028</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/gods-law-in-human-courts-examining-muslim-womens-right-to-unilateral-divorce-in-india/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">God’s Law in Human Courts: Examining Muslim Women’s Right to Unilateral Divorce in India</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>The Supreme Court of India is currently examining the constitutional validity of Muslim women&rsquo;s uni...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>The Supreme Court of India is currently examining the <a href="https://theleaflet.in/leaflet-reports/supreme-court-to-examine-validity-of-unilateral-khula-appoints-amicus-in-challenge-to-kerala-high-court-ruling" rel="noopener noreferrer" target="_blank"></a><a href="https://theleaflet.in/leaflet-reports/supreme-court-to-examine-validity-of-unilateral-khula-appoints-amicus-in-challenge-to-kerala-high-court-ruling" rel="noopener noreferrer" target="_blank">constitutional validity</a> of Muslim women&rsquo;s unilateral right to dissolve marriage through <em>Khula</em>. <em>Khula</em>, literally translating to &lsquo;remove,&rsquo; denotes a <a href="https://store.lexisnexis.com/en-in/products/principles-of-mahomedan-law-insku9789349015784.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">divorce</a> initiated by the wife under the <a href="https://indiankanoon.org/doc/1325952/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Muslim Personal Law (Shariat) Application Act, 1937</a> (Act), which governs marriage, divorce, and other family matters between Muslims. Although Muslim women can also obtain divorce under the <a href="https://www.indiacode.nic.in/bitstream/123456789/2404/1/193908.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank"></a><a href="https://www.indiacode.nic.in/bitstream/123456789/2404/1/193908.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Dissolution of Muslim Marriages Act, 1939</a>, where a husband&rsquo;s consent is not required, Khula is the <a href="https://www.jstor.org/stable/26571317" rel="noopener noreferrer" target="_blank">more frequently chosen</a> option despite the requirement of husbands&rsquo; consent. This is primarily due to overlapping cultural, financial, and religious factors. <em>Khula</em> remains predominantly <a href="https://www.jstor.org/stable/26571317" rel="noopener noreferrer" target="_blank">extra-judicial</a> in India, often negotiated in <a href="https://frontline.thehindu.com/the-nation/article24560182.ece" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>darul qazas</em></a> <em></em>(Islamic arbitration centres).</p>



<p>Socio-legal scholarship has demonstrated important aspects of religion and family law in India, such as <a href="https://www.cornellpress.cornell.edu/book/9781501734779/divorcing-traditions/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Lemons</a>&rsquo; analysis of the production of boundaries between religion and state through non-state institutions, <a href="https://www.jstor.org/stable/26797797" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Jones&rsquo;</a> research on women <em>qazis</em> (religious judges) and their feminist interpretations of Islamic law, and <a href="https://www.jeffreyaredding.org/a-secular-need" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Redding&rsquo;s</a> analysis of the Indian state&rsquo;s reliance on non-state institutions. Comparatively less attention has been paid to women&rsquo;s <em>own</em> perceptions and experiences of family law. This piece foregrounds women&rsquo;s engagement with <em>darul qazas</em> to shed light on the production of legality in the social practice of seeking <em>Khula</em>. In doing so, it highlights the various challenges faced by women in securing their husbands&rsquo; consent.</p>



<p>Although <em>darul qazas</em> lack <a href="https://indiankanoon.org/doc/22464727/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">formal judicial authority</a>, they are critical for understanding women&rsquo;s experiences of <em>Khula,</em> as it is primarily mediated in such forums. Their procedures and decisions carry <a href="https://web.mit.edu/~ssilbey/www/everyday%20legality.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">normative authority</a> for Muslim women because they are perceived as socially <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/law-and-society-review/article/abs/sharia-courts-and-muslim-personal-law-in-india-intersecting-legal-regimes/F875AFD72C1DF007ADFC086DE50C0F01" rel="noopener noreferrer" target="_blank">legitimate</a> for governing kinship relations. I draw upon women&rsquo;s accounts from my research in North India, which focuses on individual and institutional perspectives on religious family laws, to uncover the contested terrain of how such laws are perceived, interpreted, and employed in divorce practices.</p>



<p>Existing scholarship explains that women prefer <em>darul qazas</em> for <a href="https://www.cambridge.org/core/books/muslim-womens-quest-for-justice/C70F2F67667B4D83834DA2D8397ABDA8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">lower monetary costs and faster decision</a>s. My interlocutors, however, also emphasized a new dimension: the religious legitimacy such bodies carry for them; a dimension that remains largely unexplored in the literature. Many described approaching a <em>qazi</em> as a necessary first step in <em>Khula</em> for them<em>.</em> Even where religious principles do not govern everyday lives, they can emerge as significant in establishing and dissolving marital ties.</p>



<p>As my interlocutors often explained, the marriage contract is founded on religious principles; so, its dissolution would be sought through religious authority. One of my interlocutors had secured her maintenance and custody through civil court; however, she still sought a religious dissolution from a <em>qazi</em>. These accounts demonstrate how women give effect to the law by treating <em>darul qazas</em> as meaningful forums, even as these forums recognise their lack of judicial status. It is within such engagements that the procedural constraints of <em>Khula</em> become visible.</p>



<p>An interlocutor&rsquo;s case illustrates how the contingency of consent creates challenges in seeking divorce. Ayesha (pseudonym) had been married for six months, while her marriage remained unconsummated. After repeatedly asking her husband to seek medical consultation, Ayesha decided to seek <em>Khula.</em> Her family advised her not to mention her husband&rsquo;s &ldquo;inability&rdquo; to consummate the marriage. She described the grounds for divorce as &ldquo;temperamental differences&rdquo; and &ldquo;incompatibility.&rdquo; Both spouses then consented to the <em>Khula</em> agreement in the <em>qazi&rsquo;s</em> presence. Ayesha mentioned that she was grateful to follow her family&rsquo;s advice. She contrasted her case with that of a friend whose husband was gay but married under familial pressures. Her friend explicitly stated their circumstances. She struggled for months to obtain her husband&rsquo;s consent. As Ayesha explained, &ldquo;No man will consent to such an agreement. It means he is agreeing to his shortcomings and providing evidence of it.&rdquo; This demonstrates the central paradox in how <em>Khula</em> operates: women seeking <em>Khula</em> due to marital issues, including non-consummation or infliction of cruelty, are not simply seeking their husband&rsquo;s consent. In effect, the procedure requires the husband to acknowledge those circumstances as <em>ipso facto</em> <em>true,</em> making consent less likely. It is not uncommon for mediations to take months when husbands do not agree on <em>Khula.</em></p>



<p>This reveals that the requirement of consent is not merely a procedural formality but can create significant barriers for women<em>.</em> However, Islamic law is not monolithic, as interpretations often vary across different schools of <a href="https://books.google.co.in/books/about/Shar%C4%AB_a.html?id=eVJsAAAAQBAJ&amp;redir_esc=y" rel="noopener noreferrer" target="_blank">jurisprudence</a>. Courts in Pakistan have recognised women&rsquo;s no-fault-based unilateral right to divorce through interpretations of <a href="https://link.springer.com/article/10.1007/s41020-016-0024-9" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Islamic law</a>. Should India adopt a similar position on <em>Khula</em>, it would shift women&rsquo;s position from <em>seeking</em> husbands&rsquo; consent to <em>exercising</em> an autonomous right to divorce. Furthermore, any legal reform should actively engage with <em>darul qazas</em>, as they remain primary forums for marriage dispute mediation.&nbsp;</p>



<p></p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/gods-law-in-human-courts-examining-muslim-womens-right-to-unilateral-divorce-in-india/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">God&rsquo;s Law in Human Courts: Examining Muslim Women&rsquo;s Right to Unilateral Divorce in India</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-09-09T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2026-09-09T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-06:/297799</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/aus-aktuellem-anlass-jean-luc-melenchon-und-der-schuldenerlass/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Aus aktuellem Anlass: Jean-Luc Mélenchon und der Schuldenerlass</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Die Antwort auf die Frage, ob der Begriff der Kadijustiz zur t&ecirc;te-de-n&egrave;gre der Rechtssoziologie gewo...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Die Antwort auf die Frage, ob der Begriff der Kadijustiz zur t&ecirc;te-de-n&egrave;gre der Rechtssoziologie geworden sei, l&auml;sst schon lange auf sich warten. Ein Gund liegt darin, dass ich mit der Literatur zum islamischen Recht und seiner Geschichte nicht vertraut bin und diesem Defizit auch nicht mehr werde abhelfen k&ouml;nnen. Heute will auf einen alten Eintrag &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-09-06T09:22:49+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-09-06T09:22:49+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-02:/297428</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19643" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">[Parution] N° 122 – Droit et Société</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Au sommaire du num&eacute;ro 122 (2026/1) de Droit et Soci&eacute;t&eacute; :

&Eacute;ditorial, par Pierre Brunet et Laurence ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Au sommaire du num&eacute;ro 122 (2026/1) de <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em> :</p>
<ul>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-5?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&Eacute;ditorial</a>, par <strong>Pierre Brunet </strong>et <strong>Laurence Dumoulin</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-7?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>In Memoriam </em>Christian Mouhanna (1964-2024)</a>, par <strong>Benoit Bastard</strong></li>
</ul>
<p><strong>DOSSIER</strong></p>
<p><em>Coordonn&eacute; par Janna Behel, Antoine M&eacute;gie, Virginie Sansico et Mathilde Sergent-Mirebault</em></p>
<ul>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-13?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Les proc&egrave;s &ldquo;historiques&rdquo; du terrorisme&nbsp;: observer une justice en action&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Janna Behel</strong>, <strong>Antoine M&eacute;gie</strong>, <strong>Virginie Sansico</strong> et <strong>Mathilde Sergent-Mirebault</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-33?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Filmer les audiences &ldquo;historiques&rdquo; du terrorisme : quels effets des dispositifs audiovisuels d&rsquo;archivage et de monstration&nbsp;?&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Romane Gorce </strong>et <strong>Mathilde Sergent-Mirebault</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-61?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;La dimension a-politique des proc&egrave;s du terrorisme : l&rsquo;aporie judiciaire face aux violences id&eacute;ologiques extr&ecirc;mes&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Julie Alix</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-79?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Juger les &ldquo;s&oelig;urs&rdquo;. La justice antiterroriste &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du genre&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Janna Behel </strong>et <strong>Antoine M&eacute;gie</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-101?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Un cadrage quasi invisible&nbsp;? Les r&eacute;cits des victimes et l&rsquo;espace du dicible aux proc&egrave;s historiques du terrorisme&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Pauline Jarroux</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-121?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;Apr&egrave;s &ldquo;V13&rdquo;, le proc&egrave;s des attentats de Bruxelles&nbsp;: m&ecirc;mes accus&eacute;s, autre proc&egrave;s&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Anne Wyvekens</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-141?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;La justice antiterroriste en Europe depuis 1960&nbsp;: g&eacute;n&eacute;alogie compar&eacute;e d&rsquo;un dispositif en constante mutation&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Virginie Sansico</strong></li>
</ul>
<p><strong>&Eacute;TUDES</strong></p>
<ul>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-165?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;La d&eacute;sob&eacute;issance civile au tribunal&nbsp;: comment un m&eacute;canisme de diversion fa&ccedil;onne l&rsquo;activisme new-yorkais&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Charlotte Thomas-H&eacute;bert</strong></li>
<li><a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1-page-189?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&laquo;&nbsp;La mise en &oelig;uvre judiciaire du divorce par consentement mutuel en Suisse&nbsp;: des cultures juridiques cantonales &agrave; la convergence des pratiques (1960-2020)&nbsp;&raquo;</a>, par <strong>Fiona Friedli</strong>, <strong>Aurore M&uuml;ller</strong>, <strong>Anne-Fran&ccedil;oise Praz </strong>et <strong>Marta Roca i&nbsp;Escoda</strong></li>
</ul>



<h1>Diffusion</h1>
<p>Ce num&eacute;ro est disponible en version num&eacute;rique (en acc&egrave;s ouvert imm&eacute;diat) <a href="https://droit.cairn.info/revue-droit-et-societe-2026-1?lang=fr" rel="noopener noreferrer" target="_blank">sur Cairn</a> et en version papier (&agrave; l&rsquo;achat) <a href="https://www.lgdj.fr/revue-droit-et-societe-122-2026-9782275164526.html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">sur le site des &Eacute;ditions Lextenso</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-09-02T12:50:50+00:00</updated>
	<author><name>Rédaction de Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-09-02T12:50:50+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="actualités / news"/>

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	<category term="revue droit et société"/>


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	<title type="html">Soutenances de thèses – Septembre 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Asmaa BENAABID, La protection de l&rsquo;acqu&eacute;reur d&rsquo;un bien immobilier en droit marocain
Nan...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Asmaa BENAABID, La protection de l&rsquo;acqu&eacute;reur d&rsquo;un bien immobilier en droit marocain</strong></p>
<p>Nantes Universit&eacute;, 04 septembre 2026</p>
<p><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/soutenance-de-these-dasmaa-benaabid" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Maeva ATCHIAMAN, L&rsquo;historicit&eacute; de la personne &ndash; Essai de droit priv&eacute; sur l&rsquo;identit&eacute; des personnes physiques &agrave; travers le temps</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 07 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178172&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><strong>Cosmin SOARE-FILATOV, La protection juridique du patrimoine culturel mobilier : gen&egrave;se, &eacute;volution et perspectives en droit roumain, fran&ccedil;ais et europ&eacute;en</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lille, 07 septembre 2026 (soutenance&nbsp;: Facult&eacute; de Droit. Universit&eacute; de Bucarest)<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=114849&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><strong>Marta PRATA DOMINGOS, Do Not Move! The Shortcomings of the EU Social Security Coordination Mechanism regarding Brief&#8208;Periods&rsquo; Migratory Patterns</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 08 septembre 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-marta-prata-domingos-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Maria SLIMANI, L&rsquo;&eacute;quilibre des droits des parties en proc&eacute;dure p&eacute;nale</strong><br>Aix Marseille Universit&eacute;, 17 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=123636&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Nicolas TESTART, La SFIO et la question coloniale : 1905-1946</strong></p>
<p>Aix Marseille Universit&eacute;, 19 septembre 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/108" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Martin BAUX DUPUY, L&rsquo;autonomie de la personne en droit de la famille</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 23 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=177717&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Sacha HOFFMAN, L&rsquo;assurance et l&rsquo;&eacute;conomie collaborative Vers une &egrave;re de particuliers et de plateformes<br></strong>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 23 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192874&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Clarisse ANCEAU, Rethinking Self&#8208;Determination in International Law: From Feminist Critique to Ecofeminist Voices</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 24 septembre 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-de-these-de-mme-clarisse-anceau-programme-de-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ana&iuml;s CARRIERE, (D&eacute;s)institutionnaliser l&rsquo;environnement ? Faire et d&eacute;faire l&rsquo;action publique sur le littoral et en montagne</strong> <br>Universit&eacute; Grenoble Alpes (Science politique), 24 septembre 2026</p>
<p><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=152255&amp;site=CDUDG&amp;" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><br><strong>Valentin BARAT</strong>, L&rsquo;urgence sanitaire &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve du droit europ&eacute;en des droits de l&rsquo;Homme <br>Universit&eacute; de Poitiers, 25 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=188381&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Nicolas POSE, L&rsquo;aveu en droit romano-canonique, du XIIe au XVe si&egrave;cle</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 25 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191823&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>No&eacute;mie LE PEUVEDIC, La finance climatique, contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence du droit du changement climatique<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 29 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178069&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Paul ROLLAND, La n&eacute;gociation assist&eacute;e par avocats (proc&eacute;dure participative et droit collaboratif) et le r&egrave;glement des diff&eacute;rends commerciaux</strong><br>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 29 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=191849&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Sofiene TABTOUB, Approche critique de la th&eacute;orie doctrinale de la soci&eacute;t&eacute; par actions</strong><br>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 29 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=193360&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Minkhant MYINT, La commercialisation transfrontali&egrave;re des fonds d&rsquo;investissement alternatifs durables : &eacute;tude juridique et comparative du cadre europ&eacute;en et international</strong><br>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil (OMI &ndash; Organisations, March&eacute;s, Institutions), 30 septembre 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=131497&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-09-02T09:03:39+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-09-02T09:03:39+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-02:/297405</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/feminism-law-making/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Bringing Feminism into Law-making</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In The Feminist Legislation Project: Rewriting Laws for Gender-Based Justice (Routledge, 2025), edi...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In <a href="https://www.routledge.com/The-Feminist-Legislation-Project-Rewriting-Laws-for-Gender-Based-Justice/Batagol-Seear-Askola-Walvisch/p/book/9781032445021" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Feminist Legislation Project: Rewriting Laws for Gender-Based Justice</a> (Routledge, 2025), editors Becky Batagol,&nbsp;Kate Seear,&nbsp;Heli Askola&nbsp;and&nbsp;Jamie Walvisch make an innovative contribution to feminist legal scholarship by exploring how feminist principles can be imagined, drafted and enacted in legislation. Bringing together 43 contributors with diverse experiences and expertise &ndash; academics, activists, judges and public agents &ndash; the volume critically revisits Australian legislation. This effort takes the form of 16 proposals to rewrite legislation and regulation, organised around themes familiar to gender studies and covering various branches of law, including constitutional law, family law, criminal law, immigration law, social law, construction law and labour law.</p>



<p>The Feminist Legislation project is directly inspired by feminist judgment projects that have flourished across the globe over the past two decades. Beginning with the <a href="mailto:https://muse.jhu.edu/issue/12397" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Canadian Project</a> in the 2000s, the practice of rewriting judgments has expanded well beyond its common law origins, encompassing initiatives in countries and regions such as <a href="mailto:https://sites.usp.br/pjf/en/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Brazil</a>, <a href="mailto:https://www.rosaluxhanoi.org/files/content_2024/30_Publications/2024/Feminist%20Judgments/Towards%20Vietnamese%20Feminist%20Judgments.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Vietnam</a>, <a href="mailto:https://relaw.hu-berlin.de/ueber/ueber-relaw-und-relaw-lehre/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Germany</a>, <a href="mailto:https://www.youtube.com/watch?v=zu1Oq2JYg3A" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Africa</a>, and <a href="mailto:https://www.ucl.ac.uk/laws/research/research-projects/feminist-judgments-central-and-eastern-europe" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Central and Eastern Europe</a>, as well as beyond gender-related issues to topics such as the <a href="mailto:https://www.routledge.com/The-Anthropocene-Judgments-Project-Futureproofing-the-Common-Law/Rogers-Maloney/p/book/9781032485423" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Anthropocene</a>. These projects typically comprise newly drafted judgments on a wide range of cases, and each judgment is accompanied by a commentary from a scholar who explains the context, reasoning, and implications of the feminist rewriting. In feminist judgment projects, the aim is to contribute to social justice by exposing the gendered assumptions and biases embedded in the legal system or in judicial practice. Their transformative value lies not only in raising awareness of the biases and injustices caused by the law, but also in exploring and assessing feminist alternatives in legal reasoning.</p>



<p>Focusing on legislation rather than case law, the editors had to adapt the feminist judgment method whilst remaining faithful to the aims and principles of the feminist rewriting project. In this regard, the first chapter clarifies the guiding principles that have governed the project. As with the feminist judgment projects, the editors adopt a &lsquo;feminist sceptical pragmatism&rsquo; approach, meaning an approach in which &lsquo;feminists cautiously engage with the law system, utilising its methods, languages and processes, to demonstrate how gender equality can be achieved through law reform, while remaining alert to the limitations of such reforms for radically transforming women&rsquo;s lives&rsquo; (p. 6). They also call for a logic of radical imagination as &lsquo;imagination is a practice which enables us to slip the bonds of the flawed present to create an alternative past, present and future&rsquo; (p.7). </p>



<p>In this regard, contributors were invited to identify either a particular piece of legislation that needs reform, or a gap in the legislative framework. This resulted in fascinating chapters, shedding light on the unequal or exclusionary nature of certain Australian legal rules or practices, such as the &lsquo;couple rule&rsquo; regarding social aids, the restrictive protection for migrant partners of Australian citizens who are victims of family violence, and the crime compensation schemes that give judges the power to take into account the &lsquo;contributory conduct&rsquo; of victims in determining the remedy.&nbsp;Each legislative initiative comprised a&nbsp;&lsquo;Second Reading Speech&rsquo; &ndash; highlighting the gender and social injustice beyond the legal norm, the text of the legislative proposal, and a commentary by another expert. In this way, they replicate the actual process of Australian law-making to make the proposals look &lsquo;ambitious but legally plausible&rsquo; (p.24).</p>



<p>Moreover, the volume emphasises that adopting a feminist perspective in law-making is not limited to reviewing existing laws. It also requires adopting a feminist approach to the legislative process. On this point, the editors and James Dalmau have focused on legislative language, the drafting process, and the challenges of implementation and interpretation. They have explored legislative drafting and law-making with a view to integrating a feminist perspective. Appropriately, in the second chapter, they present a second set of guiding principles that have informed the contributors, concerning the position of power held by those involved in law-making, the need to draft legal rules that are general and abstract, and the importance of using plain language to enhance the accessibility of the law.&nbsp;</p>



<p>By extending feminist rewriting methodology beyond the courtroom and into the legislative arena, the volume shows that feminist legal writing can not only critique existing legal arrangements but also imagine and articulate more inclusive and equitable structural alternatives. In doing so, it offers a valuable resource for scholars, legislators, and policymakers interested in the transformative potential of law. The editors also pave the way for a new generation of feminist projects worldwide, an ambition that can only be welcomed by those committed to advancing social justice through creative and critical engagement with legal institutions.</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/feminism-law-making/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Bringing Feminism into Law-making</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-09-02T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<updated>2026-09-02T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="a good read"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-09-01:/297380</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19575" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à communications et à contributions – Septembre 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Composer (avec) les matrimoines &ndash; Connaissances, engagements, r&eacute;sistances
Paris, Universit&eacute; S...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Composer (avec) les matrimoines &ndash; Connaissances, engagements, r&eacute;sistances</strong></p>
<p>Paris, Universit&eacute; Sorbonne Nouvelle et Sorbonne Universit&eacute;, 14-15 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 11 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16h2d" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 juin 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Droit &agrave; la s&eacute;pulture, partage de la terre &ndash; Les &eacute;trangers et la propri&eacute;t&eacute; des espaces fun&eacute;raires dans les mondes anciens</strong></p>
<p>DemoCIS/HARTIS &ndash; Universit&eacute; de Lille, 03-04 juin 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 14 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16n3h" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 30 juillet 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Journ&eacute;es d&rsquo;&eacute;tude d&rsquo;histoire du droit et des institutions </strong></p>
<p>Dijon, SHDB, 09-10 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 15 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/60781-journees-detude-dhistoire-du-droit-et-des-institutions" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Autour de Louis Assier-Andrieu</em></strong><strong>&nbsp; &ndash; Anthropologie du droit &ndash; Ouvrage collectif &ndash; Appel &agrave; souscription</strong></p>
<p>Date limite : 15 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/63616-autour-de-louis-assier-andrieu" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Sant&eacute; num&eacute;rique, vuln&eacute;rabilit&eacute;s et d&eacute;serts m&eacute;dicaux : des zones rurales aux prisons </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen-Normandie, 04 f&eacute;vrier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16g6b" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 22 juin 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Sortir de la violence &ndash; Reb&acirc;tir les humains, reconstruire les liens</strong></p>
<p>LADIREP, Universit&eacute; d&rsquo;&Eacute;tat d&rsquo;Ha&iuml;ti (Port-au-Prince), 15-16 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 24 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16npp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 10 ao&ucirc;t 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Les complexit&eacute;s du consentement sexuel</strong> &ndash; <strong>Colloque CRIR-AVS PACA 2026 </strong></p>
<p>H&ocirc;pital de la Timone, Marseille, 23-24 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 27 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ek" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 29 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La bonne foi, droit public, droit priv&eacute;, philosophie du droit et histoire du droit </strong></p>
<p>Association des doctorants.e.s en droit de l&rsquo;Universit&eacute; Grenoble Alpes (ADDUGA)</p>
<p>Grenoble, UGA, Facult&eacute; de droit, 15 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 30 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/63892-la-bonne-foi-droit-public-droit-prive-philosophie-du-droit-et-histoire-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Guerre et droit &eacute;conomique </strong></p>
<p>Association internationale de droit &eacute;conomique (A.I.D.E.)</p>
<p>Bruxelles, 27-28 mai 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 30 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16oku" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 24 ao&ucirc;t 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les r&eacute;gimes juridiques de l&rsquo;animal &ndash; Ateliers doctoraux</strong></p>
<p>Institut de recherche juridique interdisciplinaire (IRJI UR 7496) Fran&ccedil;ois-Rabelais</p>
<p>Tours, 14 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 1<sup>er</sup> octobre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/63911-les-regimes-juridiques-de-lanimal" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La S&eacute;curit&eacute; sociale, 80 ans apr&egrave;s : dimensions et horizons de l&rsquo;universalisme </strong></p>
<p>R&eacute;seaux th&eacute;matiques 6, 7 et 19 de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de sociologie</p>
<p>Paris,&nbsp; Sciences-Po &ndash; Laboratoire interdisciplinaire d&rsquo;&eacute;valuation des politiques publiques (LIEPP), 07-08 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 02 octobre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16lai" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 juillet 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Inside/Outside: Jews, Law, and Jewish Law &ndash; JLA International 2027</strong></p>
<p>Jewish Law Association</p>
<p>Universit&eacute; de Vienne (Autriche), 19-21 juillet 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 09 octobre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16nry" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 11 ao&ucirc;t 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;<em>Droit, &Eacute;tat et religions en Afrique : dynamiques, tensions et recompositions</em> &raquo; &ndash; Ouvrage collectif</strong> Date limite de soumission : 10 novembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16nqx" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 10 ao&ucirc;t 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>&laquo;&nbsp;&Eacute;cologie et souverainet&eacute; dans le domaine num&eacute;rique, entre conflictualit&eacute; et alignement &raquo; &ndash; Revue <em>Terminal</em> (n&deg; 144)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 15 novembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16ia8" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 03 juillet 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;Europe politique par la souverainet&eacute; europ&eacute;enne &ndash; Potentialit&eacute;s et limites</strong></p>
<p>Paris, Sorbonne-Universit&eacute;, 16-18 novembre 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 16 novembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16jgk" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 09 juillet 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&laquo; La normalisation de la droite radicale populiste en Europe : transformations politiques, juridiques et institutionnelles &raquo; &ndash; <em>Revue Droit, Soci&eacute;t&eacute; et Pouvoir</em> (<em>JLSA</em>), num&eacute;ro sp&eacute;cial (f&eacute;vrier 2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 novembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16ow7" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 ao&ucirc;t 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-09-01T15:24:06+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-09-01T15:24:06+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<link href="https://ds.hypotheses.org/19559" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Septembre 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>European Law in an Illiberal Era &ndash; Le droit europ&eacute;en &agrave; l&rsquo;&egrave;re illib&eacute;rale&nbsp;: &Eacute;cole d&rsquo;&eacute;t&eacute; en dr...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>European Law in an Illiberal Era &ndash; Le droit europ&eacute;en &agrave; l&rsquo;&egrave;re illib&eacute;rale&nbsp;: &Eacute;cole d&rsquo;&eacute;t&eacute; en droit de l&rsquo;UE </strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on Assas, &nbsp;08-11 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63712-european-law-in-an-illiberal-era" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>La loi du 9 septembre 1986, quarante an apr&egrave;s. Histoire, pratiques, repr&eacute;sentations</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Nanterre, sous l&rsquo;&eacute;gide de l&rsquo;Institut des sciences sociales du solitique (ISP), du Cerlis et du Mus&eacute;e-m&eacute;morial du terrorisme</p>
<p>Nanterre, 09-10 septembre 2026</p>
<p><a href="https://www.cerlis.eu/wp-content/uploads/2026/06/Programme_afficheloi9sept1986.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les temps du droit &ndash; Quatri&egrave;mes rencontres de la SFPJ </strong></p>
<p>Soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise pour la philosophie et la th&eacute;orie juridiques et politiques, &nbsp;SFPJ et ICREJ</p>
<p>Universit&eacute; de Caen Normandie, 10-11 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63812-les-temps-du-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>R&ecirc;ve(s) et Droit(s) (dans le cadre du Marathon du droit)</strong></p>
<p>&Eacute;cole de droit de Toulouse, Universit&eacute; Toulouse Capitole, IMH, 18 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63925-reve-s-droit-s" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Mort et Droit</strong></p>
<p>Association des doctorants en droit de l&rsquo;Universit&eacute; de Reims (ADENDUR)</p>
<p>Facult&eacute; de droit de l&rsquo;Universit&eacute; de Reims Champagne-Ardenne, 18 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63924-mort-et-droit-2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les devoirs &ndash; 22&egrave;mes Journ&eacute;es Universit&eacute; de Poitiers &ndash; Universit&eacute; Roma Tre &laquo;&nbsp;Jean Beauchard &ndash; Paolo M. Vecchi&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit et sciences sociales, Universit&eacute; de Poitiers, &nbsp;23-24 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63800-les-devoirs-colloque" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&Eacute;thique, Humanisme, Num&eacute;rique &ndash; 2e &eacute;dition de la Biennale de l&rsquo;&eacute;thique interdisciplinaire</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Tours, MSH, 24-25 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16j1u" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 07 juillet 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les politiques publiques peuvent-elles relancer la natalit&eacute; ? Comparaison entre la France et le Japon </strong></p>
<p>Institut Louis Favoreu (UMR DICE, Aix-Marseille Universit&eacute;)</p>
<p>Aix-en-Provence, Facult&eacute; de droit, 24-25septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63930-les-politiques-publiques-peuvent-elles-relancer-la-natalite" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>R&eacute;inventer la Ve R&eacute;publique &ndash; D&eacute;bats et propositions autour de l&rsquo;avenir de la Constitution de 1958 </strong></p>
<p>CERDACFF et ERMES, Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; de C&ocirc;te d&rsquo;Azur</p>
<p>Nice, Facult&eacute; de droit et science politique, 25 septembre 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/64130-reinventer-la-ve-republique" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-09-01T14:54:55+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-09-01T14:54:55+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-29:/294548</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/trust-in-ethnographic-research/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Trust in Ethnographic Research</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Episode Description



In this episode of&nbsp;Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talk...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<figure><div>

</div></figure>



<h3>Episode Description</h3>



<p>In this <a href="https://open.spotify.com/episode/52RLVuOMkfeh2vL2ljBIfE?si=bQCBG41kSuSd1oGTWoCqsg" rel="noopener noreferrer" target="_blank">episode</a> of&nbsp;<em>Talking about Methods</em>, Professor Linda Mulcahy talks to Dr. Allison Lindner about trust in ethnographic research. Allison walks us through the different roles trust played in her research with informal waste workers. She reflects on building and maintaining trust, ethical considerations, positionality, and different kinds of research output, such as writing and film.</p>



<h3>Readings recommended by Allison Lindner </h3>



<p>Hammersley, M. and Atkinson, P. (2019) <em>Ethnography: Principles in Practice</em>. 4th edn. Routledge.</p>



<p>Massoud, M.F. (2022) &lsquo;The price of positionality: assessing the benefits and burdens of self-identification in research methods&rsquo;, <em>Journal of Law and Society</em>, 49 (S1) </p>



<p>Darian-Smith, E. and McCarty, P.C. (2017) <em>The Global Turn: Theories, Research Designs, and Methods for Global Studies</em>. University of California Press.</p>



<p><strong>Paper authored by Allison Lindner </strong></p>



<p>Allison Lindner (2026) A methodology for the study of an informal environmental economy, <em>International Journal of Law in Context</em>, FirstView, pp. 1-17.</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/trust-in-ethnographic-research/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Trust in Ethnographic Research</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-07-29T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<updated>2026-07-29T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-22:/294097</id>
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	<title type="html">Who Are You, Really?</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Before I entered the field, I had a methodological toolkit: a survey instrument, an interview guide...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Before I entered the field, I had a methodological toolkit: a survey instrument, an interview guide, an ethics approval letter, a university ID card. What I did not have was an answer to a question no methods textbook prepared me for: should I tell people that I am Dalit?&nbsp;</p>



<p>India&rsquo;s caste system is a birth-ascribed hierarchy in which Dalits, historically called untouchables and constitutionally designated Scheduled Castes, occupy the lowest social position, facing exclusion from land, education, and institutions across generations. <a href="https://books.google.co.uk/books/about/Annihilation_of_Caste.html?id=MBZPEAAAQBAJ&amp;redir_esc=y" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ambedkar</a> described it as a system of &ldquo;graded inequality&rdquo;, in which each group is ranked above another, making collective solidarity against the whole structure extraordinarily difficult. For eight months, I conducted fieldwork with women beedi workers in Telangana, studying how labour welfare legislation reaches their lives. Beedi is a hand-rolled cigar made by wrapping tobacco in tendu leaf. For every cigarette smoked in India, roughly ten beedis are consumed, yet workers earn below the statutory minimum wage with limited access to the welfare entitlements the law promises.&nbsp;</p>



<p>The women I worked with came from different caste communities: Dalit women from Scheduled Caste backgrounds alongside women from Backward Class and Other Caste groups. For Dalit women, rolling beedis was often a matter of survival, their primary source of income with little else to fall back on. For dominant-caste women, it could supplement domestic life. The precarity was real but not equally distributed. Caste shaped every interaction: who spoke freely, who stayed guarded, and thus, whether to I decided name my own caste before I knocked on any door.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>I chose to disclose, openly, each time. Some researchers navigating caste-hostile fieldwork have made the opposite choice. <a href="https://orientblackswan.com/details?obsin=1782" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Rahul Choragudi</a>, a Dalit ethnographer in a multi-caste village in Andhra Pradesh, assumed a different caste identity to gain access, a decision I understood even as I made a different one. Among Dalit women, disclosure opened things up; they recognised something of their histories in mine. Among dominant-caste women, it sometimes shut everything down. One woman stood and left mid-conversation when she learned my caste, taking the snacks and water she had offered minutes before. No explanation was needed. The withdrawal was the explanation, and following <a href="https://www.taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9781351024181-16/researcher-field-caste-encounter-ajay-choudhary" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Ajay Choudhary&rsquo;s</a> insight that any remark from a participant, however harsh, is data, I treated it as exactly that.&nbsp;</p>



<p>This decision is not simply a practical calculation. It is an epistemic one. <a href="https://global.oup.com/academic/product/epistemic-injustice-9780198237907?cc=gb&amp;lang=en&amp;" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Miranda Fricker&rsquo;s work on epistemic injustice</a> identifies harm done to people in their capacity as knowers: the credibility deficit that follows marginalised people into every encounter regardless of expertise. When I calculated whether naming my identity would cost me access to knowledge, that was a live instance of testimonial injustice, my credibility contingent on concealing rather than asserting who I am.&nbsp;</p>



<p><a href="https://www.jstor.org/stable/10.5250/fronjwomestud.33.1.0024?seq=1" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Kristie Dotson&rsquo;s</a> work on epistemic oppression pushes this further, framing the problem not as a deficit in individual credibility but as a structural infringement on a marginalised knower&rsquo;s epistemic agency &mdash; her ability to utilise shared epistemic resources and contribute to knowledge production at all. The burden on Dalit researchers to perform neutrality to enter spaces we are structurally excluded from is not a personal failing. It is the system operating as designed. <a href="https://www.jstor.org/stable/4412959?seq=1" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Gopal Guru&rsquo;s</a> critique of Indian social science names this directly: social science is divided between theoretical brahmins and empirical shudras, with Dalit scholars pushed into empirical ghettoes while upper-caste academics build frameworks on data Dalit researchers collected. The labour is extracted; the credit is not shared. A growing body of anti-caste Dalit scholarship has documented this exhaustion, the weight of occupying knowledge spaces that welcome your data but not your analysis.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>Drawing on Charles W. Mills, <a href="https://www.taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9781003100607-7/relation-ignorance-epistemic-injustice-zara-bain" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Zara Bain</a> argues that dominant knowledge systems actively produce not-knowing in ways that serve existing power structures. Caste does exactly this. <a href="https://www.jstor.org/stable/pdf/4407323" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Sharmila Rege&rsquo;s</a> Dalit feminist standpoint insists that knowledge grounded in the lives and struggles of Dalit women is not a limitation to be managed but an epistemologically distinct resource, one that refuses relativism and stakes a claim to a more emancipatory account of social reality. As <a href="https://www.taylorfrancis.com/books/mono/10.4324/9781315770741/dalit-women-education-modern-india-shailaja-paik" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Shailaja Paik&rsquo;s</a> work on Dalit women reminds us, such burdens are rarely singular. Disclosure was not a vulnerability. It was a commitment to exactly that standpoint.&nbsp;</p>



<p>The asymmetry is the argument. A dominant-caste researcher in Telangana does not face this question because their caste is signalled passively through surname and institution, assumed legitimating from the outset. They enter fieldwork with identity as background noise. For me, it was always foreground. The question &ldquo;who are you, really&rdquo;, asked in Telugu with a probing cadence, was never curiosity. It was a demand to be placed within a hierarchy.&nbsp;</p>



<p>Concealment would have cost more than access. The withdrawals after disclosure were not data lost but data produced, evidence of how caste operates that concealment would have erased. Methods training that ignores this decision is not neutral. It is training calibrated for those who do not carry this burden, and for those of us who do, the disclosure question arrives before the first interview, before the first survey, before the first morning in the field. It is the first methodological choice we make. And it is one we make alone.&nbsp;</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/who-are-you-really/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Who Are You, Really?</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-07-22T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<updated>2026-07-22T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="beedi workers"/>

	<category term="caste"/>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-17:/293664</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2923" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Lauréna Haurat––Perez, à propos de sa thèse sur les parcours des militant·es des organisations politiques armées au Pays Basque</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Laur&eacute;na Haurat&ndash;&ndash;Perez est docteure en sociologie de l&rsquo;Universit&eacute; de Bordeaux. Le 16 octobre 2025,...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<h3><em>Laur&eacute;na Haurat&ndash;&ndash;Perez est docteure en sociologie de l&rsquo;Universit&eacute; de Bordeaux. Le 16 octobre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &ldquo;Rester fid&egrave;le &agrave; son engagement. Parcours de militant</em><em>&middot;</em><em>es de gauche abertzale pass&eacute;</em><em>&middot;</em><em>es par la prison&rdquo;.</em></h3>





<ol>
<li><strong><em> Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e au Centre &Eacute;mile Durkheim sous la direction de Razmig Keucheyan et Xabier It&ccedil;aina, porte sur les effets de la r&eacute;pression, et plus particuli&egrave;rement de l&rsquo;incarc&eacute;ration, sur les carri&egrave;res militantes des personnes qui se sont engag&eacute;es dans des organisations politiques arm&eacute;es au Pays Basque. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</em></strong>
<h3>&nbsp;</h3>
</li>
</ol>



<p>Tout a d&eacute;but&eacute; au cours de ma premi&egrave;re ann&eacute;e de master, dans le cadre du travail de recherche qui y &eacute;tait associ&eacute;. J&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; une comparaison entre les exp&eacute;riences carc&eacute;rales des prisonnier&middot;es de droit commun et celles des prisonnier&middot;es politiques basques.</p>
<p>En deuxi&egrave;me ann&eacute;e de master, j&rsquo;ai poursuivi les entretiens avec des militant&middot;es nationalistes basques de gauche issu&middot;es de diff&eacute;rents secteurs, qui n&rsquo;&eacute;taient pas n&eacute;cessairement pass&eacute;&middot;es par la prison. Dans la th&egrave;se, comme dans la suite de mon propos, je les qualifierai de militant&middot;es <em>abertzale</em>. Ce terme en langue basque est un n&eacute;ologisme cr&eacute;&eacute; &agrave; partir du mot <em>aberri</em> (patrie) et <em>-zale</em> (en faveur de), dont la traduction la plus proche serait &laquo;&nbsp;patriote&nbsp;&raquo;. Leur lutte s&rsquo;inscrit dans les luttes anticapitalistes, anticolonialistes et r&eacute;volutionnaires.</p>
<p>C&rsquo;est &agrave; partir de l&agrave;, en 2017, que j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; suivre activement les &eacute;v&eacute;nements ayant trait de pr&egrave;s ou de loin avec le processus d&rsquo;Aiete. Pour rappel, ce processus d&rsquo;Aiete a d&eacute;but&eacute; en 2011, et marque une &eacute;tape importante dans la fin de la lutte arm&eacute;e de l&rsquo;organisation ETA. Dans ce contexte, la situation des prisonnier&middot;es politiques basques &eacute;tait fr&eacute;quemment &eacute;voqu&eacute;e par les divers&middot;es acteurices en pr&eacute;sence.</p>
<p>Selon la fondation Euskal Memoria, le conflit basque a conduit &agrave; l&rsquo;incarc&eacute;ration de 9&nbsp;023 personnes depuis 1958. Lorsque j&rsquo;ai d&eacute;but&eacute; ma th&egrave;se en 2018, pr&egrave;s de 300&nbsp;personnes demeuraient incarc&eacute;r&eacute;es dans le cadre de ce conflit, dont une soixantaine en France. Au moment o&ugrave; j&rsquo;ai soutenu ma th&egrave;se (octobre 2025), elles &eacute;taient environ 120, dont 4 en France.</p>
<p>Alors que j&rsquo;avais d&eacute;j&agrave; &eacute;tudi&eacute; s&eacute;par&eacute;ment le monde militant et le monde carc&eacute;ral durant les deux ann&eacute;es de master, mes questionnements &agrave; l&rsquo;entr&eacute;e en th&egrave;se les r&eacute;unissaient&nbsp;: L&rsquo;incarc&eacute;ration avait-t-elle eu raison de leur(s) engagement(s)&nbsp;? Que devenaient ces personnes qui avaient &eacute;t&eacute; lib&eacute;r&eacute;es&nbsp;? Finalement, comment l&rsquo;exp&eacute;rience carc&eacute;rale reconfigure-t-elle les engagements des militant&middot;es d&rsquo;organisations politiques arm&eacute;es&nbsp;?</p>
<p>J&rsquo;ai choisi de mobiliser la m&ecirc;me s&eacute;mantique que les personnes rencontr&eacute;es. Ainsi, bien que la cat&eacute;gorie de prisonnier&middot;e politique n&rsquo;existe plus dans le droit fran&ccedil;ais depuis la suppression de la Cour de S&ucirc;ret&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat en 1981, les personnes que j&rsquo;ai rencontr&eacute;es se d&eacute;finissent comme telles. Puisqu&rsquo;elles consid&egrave;rent leur engagement dans une organisation clandestine comme un engagement politique, alors, pour elles, leur incarc&eacute;ration rev&ecirc;t &eacute;galement cette dimension politique. En somme, d&rsquo;un point de vue m&eacute;thodologique qui s&rsquo;inscrit dans une d&eacute;marche compr&eacute;hensive, il &eacute;tait important de reprendre les cat&eacute;gories qui font sens pour les enqu&ecirc;t&eacute;&middot;es et que je peux partager par ailleurs. Pour savoir quelle m&eacute;thodologie j&rsquo;ai adopt&eacute; pour mener mon enqu&ecirc;te de terrain, rendez-vous &agrave; la derni&egrave;re question de cet &eacute;change&nbsp;!</p>
<p>&nbsp;</p>



<ol start="2">
<li><strong><em> Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse souhaiteriez-vous revenir ?</em></strong>
<h3>&nbsp;</h3>
</li>
</ol>



<p>La th&egrave;se montre que pour ces personnes qui sont engag&eacute;es dans des carri&egrave;res en radicalit&eacute; dans des organisations clandestines, l&rsquo;emprisonnement ne rev&ecirc;t pas de dimension d&eacute;mobilisatrice, bien qu&rsquo;il soit toujours une &eacute;preuve et une rupture biographique. Au contraire, l&rsquo;incarc&eacute;ration s&rsquo;inscrit dans des parcours d&rsquo;engagement sur le temps long et permet, directement &agrave; la lib&eacute;ration ou quelques ann&eacute;es plus tard, de faire perdurer ces carri&egrave;res militantes, sous d&rsquo;autres modalit&eacute;s.</p>
<p>Ma th&egrave;se se divise en trois parties, chacune r&eacute;pondant &agrave; une question&nbsp;: <em>Tout d&rsquo;abord, comment devient-on militant&middot;e d&rsquo;une organisation politique arm&eacute;e&nbsp;? </em>Puis<em>, comment les exp&eacute;riences carc&eacute;rales se construisent-elles &agrave; l&rsquo;intersection des contextes historiques et des trajectoires individuelles&nbsp;?</em> Enfin, <em>que reste-t-il de ces engagements une fois les militant&middot;es lib&eacute;r&eacute;&middot;es de prison&nbsp;?</em> Le dernier chapitre de la th&egrave;se porte sur les diff&eacute;rents positionnements des personnes rencontr&eacute;es vis-&agrave;-vis du processus d&rsquo;Aiete, entre soutien total, participation critique et boycott total. Je ne peux ici &eacute;voquer les r&eacute;sultats des diff&eacute;rentes parties. Aussi, je me concentrerai sur la derni&egrave;re partie de la th&egrave;se.</p>
<p>Loin d&rsquo;acter la fin de l&rsquo;engagement, la sortie de prison inaugure une reconfiguration militante sous diff&eacute;rentes formes, espaces et modalit&eacute;s. Certes, des d&eacute;sengagements ont &eacute;t&eacute; relev&eacute;s. Cependant, soit ils ont &eacute;t&eacute; temporaires et conjoncturels, et au moment des entretiens, les personnes &eacute;taient de nouveau engag&eacute;es&nbsp;; soit ils &eacute;taient le fait d&rsquo;une lib&eacute;ration r&eacute;cente lors de nos rencontres, et qui plus est apr&egrave;s des peines qui d&eacute;passaient 10 ans, 15 ans voire 20 ans d&rsquo;incarc&eacute;ration.</p>
<p>Une des r&eacute;sultats de la th&egrave;se r&eacute;side donc dans le multipositionnement des enqu&ecirc;t&eacute;&middot;es, dont les engagements militants s&rsquo;expriment dans une double coh&eacute;rence, diachronique et synchronique.</p>
<p>Tout d&rsquo;abord, une coh&eacute;rence diachronique&nbsp;: les engagements pr&eacute;sents s&rsquo;inscrivent en continuit&eacute; avec ceux du pass&eacute;. J&rsquo;ai montr&eacute; comment ces engagements rel&egrave;vent d&rsquo;une fid&eacute;lit&eacute; &agrave; soi en maintenant les convictions initiales intactes, tout en changeant les pratiques.</p>
<p>Ensuite, une coh&eacute;rence synchronique, puisque les r&eacute;sultats montrent que les enqu&ecirc;t&eacute;&middot;es sont dans des situations de multi-engagements. Leur intensit&eacute; et leur forme varient selon les individus et les contextes. La sph&egrave;re militante a &eacute;t&eacute; divis&eacute;e en deux cat&eacute;gories. La premi&egrave;re regroupe celles du monde <em>abertzale</em>, autour du soutien aux prisonnier&middot;es politiques basques, de la d&eacute;fense et de la promotion de la langue basque et les mobilisations contre les sp&eacute;culations fonci&egrave;re et immobili&egrave;re. La deuxi&egrave;me cat&eacute;gorie concerne les luttes qui rassemblent des militant&middot;es au-del&agrave; du monde <em>abertzale</em>. Il s&rsquo;agit de mobilisations syndicales, d&rsquo;aide aux personnes migrantes ou encore d&rsquo;engagements per&ccedil;us comme citoyens.</p>
<p>&nbsp;</p>



<ol start="3">
<li><strong><em> Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail ? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture ?</em></strong>
<h3>&nbsp;</h3>
</li>
</ol>



<p>&Agrave; partir des travaux de J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse, notamment l&rsquo;article&nbsp;: &laquo;&nbsp;A-t-on conscience du droit&#8239;? Autour des Legal Consciousness Studies&nbsp;&raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, vol.&nbsp;59, n<sup>o</sup>&nbsp;2, 2005, p.&nbsp;114-130, j&rsquo;ai mobilis&eacute; les diff&eacute;rents rapports au droit dans l&rsquo;analyse des contraintes post-p&eacute;nales. Ce n&rsquo;est pas parce que les militant&middot;es sortent de prison qu&rsquo;iels sont enti&egrave;rement libres. J&rsquo;ai d&eacute;clin&eacute; les contraintes post-p&eacute;nales selon trois volets : financier, judiciaire et administratif. Dans le domaine financier, cela se traduit par des frais de justice et des amendes &agrave; payer, mais aussi des sommes &agrave; devoir au FGTI (Fonds de garantie des victimes des actes de terrorisme et d&rsquo;autres infractions). En ce qui concerne la r&eacute;pression judiciaire, il s&rsquo;agit surtout des diff&eacute;rentes formes de contr&ocirc;les et suivis judiciaires. Enfin, la r&eacute;pression administrative se traduit en majorit&eacute; par des assignations &agrave; r&eacute;sidences et l&rsquo;installation de mesures de s&ucirc;ret&eacute; qui caract&eacute;risent la surveillance-post-p&eacute;nale. L&rsquo;inscription dans le fichier FIJAIT (Fichier Judiciaire national automatis&eacute; des Auteurs d&rsquo;Infractions Terroristes) en est un exemple.</p>
<p>Les militant&middot;es ont d&eacute;velopp&eacute; des strat&eacute;gies individuelles et collectives pour faire face &agrave; ces mesures, qu&rsquo;iels consid&egrave;rent comme le prolongement de la r&eacute;pression &eacute;tatique. J&rsquo;ai montr&eacute; comment les personnes se saisissent du droit, s&rsquo;en accommodent ou luttent contre lui pour faire face &agrave; cette r&eacute;pression post-carc&eacute;rale. L&agrave; encore, selon les diff&eacute;rentes ressources (personnelles, militantes, politiques) des personnes, les choix de lutte ne sont pas les m&ecirc;mes. La s&eacute;quence historique du conflit y prend &eacute;galement une large part.</p>
<p>&nbsp;</p>



<ol start="4">
<li><strong><em> Quelles ficelles du m&eacute;tier apprises durant votre th&egrave;se souhaiteriez-vous partager ?</em></strong>
<h3>&nbsp;</h3>
</li>
</ol>



<p>Je souhaiterais aborder l&rsquo;importance de la retranscription des entretiens, sans logiciel de retranscription et faite par le ou la doctorante elle-m&ecirc;me. Le mat&eacute;riau principal de ma th&egrave;se r&eacute;side dans les entretiens biographiques prenant la forme de r&eacute;cits de vie. Ces entretiens ont &eacute;t&eacute; r&eacute;alis&eacute;s aupr&egrave;s de 42 ancien&middot;nes prisonnier&middot;es politiques basques, pour un total de 113 entretiens cumul&eacute;s.</p>
<p>J&rsquo;ai fait le choix de rencontrer les personnes enqu&ecirc;t&eacute;es &agrave; plusieurs reprises. Cela permettait de s&eacute;quencer les diff&eacute;rentes parties de leur parcours et de cr&eacute;er une relation interpersonnelle plus approfondie au fil des rendez-vous. Cela donnait aussi la possibilit&eacute; de revenir sur les &eacute;changes pass&eacute;s, d&rsquo;apporter des pr&eacute;cisions, ainsi que d&rsquo;&eacute;changer des documents qui sont venus enrichir le corpus d&rsquo;analyse. Ces interstices temporels entre chaque rencontre ont &eacute;t&eacute; importants dans le travail de r&eacute;flexivit&eacute; tout au long du travail empirique. Ces temps entre chaque rendez-vous &eacute;taient aussi bienvenus pour les personnes rencontr&eacute;es. La mise en r&eacute;cit de leur parcours militant, en passant par l&rsquo;&eacute;pisode carc&eacute;ral, &eacute;tait parfois difficile &agrave; produire. Ces moments de pauses entre chaque rendez-vous me permettaient aussi de retranscrire int&eacute;gralement chaque entretien avant le suivant.</p>
<p>Gr&acirc;ce &agrave; ces retranscriptions int&eacute;grales et au report dans un carnet des &eacute;l&eacute;ments les plus importants des parcours de chacun&middot;e d&rsquo;entre elleux, j&rsquo;ai pu m&eacute;moriser plus facilement leur trajectoire et adapter au mieux la suite des entretiens selon ce qui avait &eacute;t&eacute; dit pr&eacute;c&eacute;demment.</p>
<p>J&rsquo;insiste sur les retranscriptions qui ont &eacute;t&eacute; faites sans l&rsquo;aide de l&rsquo;intelligence artificielle. De prime abord, au vu du caract&egrave;re sensible des donn&eacute;es, il &eacute;tait impensable d&rsquo;y avoir recours. De plus, ces retranscriptions ont &eacute;t&eacute; une part essentielle dans la compr&eacute;hension et l&rsquo;analyse des parcours. En re-&eacute;coutant et en prenant le temps des retranscriptions puis de leur correction et enfin de leur relecture, j&rsquo;ai pu explorer chaque entretien plusieurs fois. Cette connaissance fine des entretiens a &eacute;t&eacute; primordiale pour l&rsquo;analyse du mat&eacute;riau par la suite.</p>
<p>&nbsp;</p>



<h3><strong><em>Publications de Laur&eacute;na Haurat</em></strong><em>&ndash;&ndash;</em><strong><em>Perez</em></strong></h3>



<p>THESE&nbsp;:</p>
<p>Haurat<em>&ndash;&ndash;</em>Perez Laur&eacute;na, &laquo; Rester fid&egrave;le &agrave; son engagement. Parcours de militant&middot;es de gauche abertzale pass&eacute;&middot;es par la prison &raquo;, Th&egrave;se de doctorat en sociologie, Universit&eacute; de Bordeaux, 2025, https://theses.fr/2025BORD0226</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>PUBLICATIONS&nbsp;:</p>
<p>Haurat<em>&ndash;&ndash;</em>Perez Laur&eacute;na<strong>,</strong> &laquo; Les ressources plurielles des prisonniers politiques basques en France : un soutien multidimensionnel &raquo;, in : <em>Les ressources de la privation de libert&eacute;</em>, Fouchard Isabelle (dir.), Institut des Sciences Juridique et Philosophique de la Sorbonne, &Eacute;ditions Mare &amp; Martin, 2023, pp. 181-195</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Haurat<em>&ndash;&ndash;</em>Perez Laur&eacute;na, &laquo; Les effets des cat&eacute;gorisations juridiques et judiciaires &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans l&rsquo;institution p&eacute;nitentiaire : Comparaison des exp&eacute;riences carc&eacute;rales d&rsquo;un prisonnier de &ldquo;droit commun&rdquo; et d&rsquo;un prisonnier &ldquo;terroriste &ndash; DPS&rdquo; &raquo; In : <em>Le genre carc&eacute;ral : Pouvoir disciplinaire, agentivit&eacute; et exp&eacute;riences de la prison du</em> <em>xix au xxi </em>si&egrave;cle. Gif-sur-Yvette : &Eacute;ditions des maisons des sciences de l&rsquo;homme associ&eacute;es, 2022, pp. 137-158</p>]]></content>
	<updated>2026-07-17T12:51:49+00:00</updated>
	<author><name>dianegattet</name></author>
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		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
		<link rel="self" href="http://droitscisoc.hypotheses.org"/>
		<updated>2026-07-17T12:51:49+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

	<category term="un zoom"/>

	<category term="une thèse"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-15:/293483</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/monstrous-meetings-at-maps-edge/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Monstrous Meetings at Map’s Edge</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&ldquo;When I looked around, I saw and heard of none like me. Was I then a monster, a blot upon the earth...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>&ldquo;When I looked around, I saw and heard of none like me. Was I then a monster, a blot upon the earth, from which all men fled, and whom all men disowned?&rdquo;</em></p>



<p>Mary W. Shelley, <a href="https://books.google.co.uk/books?id=2Zc3AAAAYAAJ&amp;printsec=frontcover&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Frankenstein; or, The Modern Prometheus</em></a><em> </em>(Sever, Francis, &amp; Co., 1869) p.95.</p>



<p><strong>Introduction</strong></p>



<p>The <a href="https://ials.sas.ac.uk/research/lhub/law-and-humanities-infrastructure-map" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Law and the Humanities Infrastructure Map</a> came into being through a collaboration between LH<em>ub</em>, the nascent <a href="https://ials.sas.ac.uk/research/lhub" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Law and the Humanities Hub</a> at <a href="https://ials.sas.ac.uk/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">IALS</a>, and the <a href="https://www.humanities.org.uk/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Mapping the Arts and Humanities</a> project. Building upon the latter&rsquo;s work, we sought to map the UK&rsquo;s Law and the Humanities research landscape through a suite of geographical, conceptual, and thematic representations of its key infrastructures, research areas, and networks. Taken together, these visual resources facilitate seeing the field in different ways &ndash; from multiple vantage points and at various scales &ndash; offering insights, it is hoped, for experts and novices alike.</p>



<p>Despite its present value, and future promise, maps of this kind are not without issues. I wrote recently about some of these, arguing for the importance of &lsquo;deep mapping&rsquo; in &lsquo;<a href="https://blog.humanities.org.uk/2025/10/15/lawcartography/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">disciplinary cartography</a>&rsquo;. Nevertheless, however deep the cartographer&rsquo;s gaze, limitations in the mapping process inevitably survive. As <a href="https://books.google.co.uk/books/about/The_Production_of_Space.html?id=SIXcnIoa4MwC&amp;redir_esc=y" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Lefebvre</a> observed, &lsquo;how many maps, in the descriptive or geographical sense, might be needed to deal exhaustively with a given space, to code and decode all its meanings and contents? It is doubtful whether a finite number can ever be given in answer to this sort of question&rsquo; (p.85). In this blog, I seek to continue these reflections, looking specifically at &lsquo;the monster&rsquo;, and why one finds them at the map&rsquo;s edge.</p>



<p><strong>Known Unknowns</strong></p>



<p>When imagining a map, a very old one at least, it will likely exhibit certain characteristics: oddly-shaped representations of now-familiar landmasses, countries that no longer exist, mighty empires today barely remembered, and even fantastical renderings. From its outset, cartography has struggled with the unknown. One of the most advanced among ancient maps, Ptolemy&rsquo;s <a href="https://www.thecollector.com/ptolemy-world-map/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">depiction of the known world</a>, contains inscriptions of &lsquo;<em>terra incognita</em>&rsquo; (&lsquo;unknown land&rsquo;), and similarly, Herodotus wrote of the &lsquo;<em>eschatiai</em>&rsquo;, the stratum of &lsquo;<a href="https://press.princeton.edu/books/paperback/9780691037882/the-edges-of-the-earth-in-ancient-thought?srsltid=AfmBOooxAeZ-4ia0PMhy3HyMgOHxPTYdp8kUyJtUc1JKDpBI4VUYNvmx" rel="noopener noreferrer" target="_blank">most distant lands</a>&rsquo;. Such areas were far away, but more than that, these were penumbral places. Precarious and full of terror, it was on this periphery of the known &ndash; the border of the &lsquo;civilised&rsquo;, the <a href="https://journals.sagepub.com/doi/10.1177/0263276413496851" rel="noopener noreferrer" target="_blank">delineated and cultivated</a> &ndash; where monsters were to be found, but portentously, <a href="https://www.jstor.org/stable/41389935" rel="noopener noreferrer" target="_blank">treasure and riches</a> as well.</p>



<p>That risk and reward together at once were so closely associated with the edges of the earth is perhaps unsurprising. After all, this forms a key component of the monomyth (&lsquo;<a href="https://books.google.co.uk/books/about/The_Hero_with_a_Thousand_Faces.html?id=I1uFuXlvFgMC&amp;redir_esc=y" rel="noopener noreferrer" target="_blank">the hero&rsquo;s journey</a>&rsquo;) from which, having slain the dragon, one can come back &ndash; yet return <a href="https://www.goodreads.com/book/show/1594552.The_Gods_Made_Flesh" rel="noopener noreferrer" target="_blank">only forever changed</a>. In a sense it is through such encounters with the unclassifiable, the radically indeterminate, that one experiences the &lsquo;<a href="https://www.upress.umn.edu/9780816614028/a-thousand-plateaus/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">transversal moment</a>&rsquo; of one&rsquo;s own, equally radical, rebecoming. But first, of course, one must leave home and the bounds of the familiar to venture out <a href="https://forskning.ruc.dk/en/publications/revisiting-liminality-the-danger-of-empty-spaces" rel="noopener noreferrer" target="_blank">into the unknown</a>. For the disciplinary cartographer, this is both a call to adventure and an encouragement to abandon rigid ontological preconceptions. By remaining open to &lsquo;strange&rsquo; encounters one is rewarded with a map that more faithfully reflects the messy real.</p>



<p><strong>Monstrous Meetings</strong></p>



<p>Conjure to mind again that old map and you may be envisaging the inscription &lsquo;<em>Hic Sunt Dracones</em>&rsquo; (&lsquo;here be dragons&rsquo;). Although famous today, this particular wording was exceedingly rare, <a href="https://www.taylorfrancis.com/chapters/edit/10.4324/9781315241197-30/hic-sunt-dracones-geography-cartography-monsters-chet-van-duzer" rel="noopener noreferrer" target="_blank">appearing on only two historic maps</a>. However, other more common inscriptions operated analogously, warning readers of lions, griffins, or cannibals in the margins of the world &ndash; and these same logics of uncertainty and fear were also deployed through imagery. Depictions of terrifying creatures, real and imagined, abounded at land&rsquo;s end, while in the oceans, leviathans and kraken surfaced at the fringes of the explored. Yet beyond just filling voids, these beasts strangely helped to make the unfathomable conceivable. Whether charting a distant sea, or a scholarly field, managing uncertainty and making the alien familiar are core functions of map-making. For Law and the Humanities, this entails looking beyond familiar terrain, for example legal history or law and literature, to make sense of law&rsquo;s intersections with emergent research landscapes, such as <a href="https://open.spotify.com/episode/0mifacuJ9Suo2iF2q2NcJo" rel="noopener noreferrer" target="_blank">drag, dance, and arts praxis</a>.</p>



<p>Following generations of mapping, the preserves of magical creatures &ndash; those physical spaces of the unknown &ndash; have been relentlessly encroached upon. Yet, much else remains the same: we fear the unknown but are drawn to explore because, simply, we need to know. Monsters, too, live on: from spiritual to biological to social alterities, <a href="https://books.google.co.uk/books/about/The_Posthuman.html?id=WZASAAAAQBAJ&amp;redir_esc=y" rel="noopener noreferrer" target="_blank">conceptions of Otherness</a> have evolved over time. Monstrous discourses <a href="https://www.jstor.org/stable/3251937?seq=1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">came to be framed</a> around chimeras, hybrids, and <a href="https://www.degruyterbrill.com/document/doi/10.1515/9781474471770-035/html" rel="noopener noreferrer" target="_blank">teratology</a> &ndash; but many of those labelled &lsquo;monsters&rsquo; remained <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/mental-capacity-law-disability-and-sexuality/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">the same marginal figures</a>. &nbsp;</p>



<p>For a disciplinary cartography, as in geographical and sociological mapping, modes of representation (visual and otherwise) are important. Yet for the peripheral, unclassifiable, or mutable subject, such as the trans- and post-disciplinary scholar, or the scholar developing and deploying alternative methods, this is particularly true. The cartographer&rsquo;s anxiety, therefore, should be the faithful articulation of those most vulnerable to misrepresentation, those who escape easy classification and overflow existing categories: those who eschew or resist <em>discipline</em>. The monster may simply be, <a href="https://books.google.co.uk/books?hl=en&amp;lr=&amp;id=ydnInqiO_UcC&amp;oi=fnd&amp;pg=PA1&amp;ots=_T-39Vw0Rr&amp;sig=4fzsRY_JNFgWMRslVM7uwaLeHZg&amp;redir_esc=y#v=onepage&amp;q&amp;f=false" rel="noopener noreferrer" target="_blank">as Derrida argued</a>, &lsquo;that which appears for the first time and, consequently, is not yet recognized&hellip;a species for which we do not yet have a name&rsquo; (p.386). Rather than with pitchforks, then perhaps the monster should be met with curiosity &ndash; a novel discovery that simultaneously unsettles and enlightens &ndash; one that proves again the value of understanding the margins.</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/monstrous-meetings-at-maps-edge/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Monstrous Meetings at Map&rsquo;s Edge</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-07-15T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2026-07-15T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="borderlands"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-08:/292891</id>
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	<title type="html">Private Law and Ideology in the 20th Century Poland</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In their new monograph, Ideology and Private Law: Polish Experiences in the Long 20th Century (Bril...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In their new monograph<em>, </em><a href="https://brill.com/display/title/72191?srsltid=AfmBOoqa9JOdxv6iypAHP-PsBdPXi-brzTutFpb0BpvVdT2CoY3Kr5C5" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Ideology and Private Law: Polish Experiences in the Long 20th Century</em></a><em> </em>(Brill Nijhoff 2025), Anna Machnikowska, Micha&#322; Ga&#322;&#281;dek, and Rafa&#322; Ma&#324;ko<em> </em>address a significant gap in scholarship on the development of private law in Central and Eastern Europe. Moving beyond doctrinal legal history, they analyse the development of Polish private law throughout the 20<sup>th</sup> century, reconceptualising it from a neutral body of rules to a historically contingent and ideologically charged field. The result is a study whose relevance extends beyond legal history, contributing to broader debates on the relationship between law, politics, and ideology, and the role of legal professionals in legal evolution.</p>



<p>The book&rsquo;s analytical chapters are grounded in an original theoretical framework developed in Ma&#324;ko&rsquo;s opening chapter that introduces a multilayered conceptualisation of ideology drawing on <a href="https://www.hup.harvard.edu/books/9780674177598" rel="noopener noreferrer" target="_blank">critical legal theory</a>, <a href="https://www.versobooks.com/en-gb/products/2354-on-the-reproduction-of-capitalism?srsltid=AfmBOoqcL9bFZi-_5l2xMm8YDqsQZnU27zGV3Ph7DjLi2TyeZCQU2qLU" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Althusser</a>, and <a href="" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&#381;i&#382;ek</a>. Ma&#324;ko distinguishes three &lsquo;modalities of ideology&rsquo;: &lsquo;extra-juridical ideologies&rsquo; (such as liberalism, nationalism, socialism, or conservatism); &lsquo;intra-juridical ideologies&rsquo; (such as legal positivism, normativism, or modernism); and &lsquo;legal ideology&rsquo;, &lsquo;the ideology expressed by the law at a given time and place&rsquo; (p. 76). Ma&#324;ko argues that &lsquo;[the] task of the ideological critique of private law is precisely to disentangle&rsquo; ideology &lsquo;hidden behind the screen of neutral and reified legal institutions&rsquo; (p. 76&ndash;77). He proposes studying &lsquo;the ideological history of private law&rsquo;, moving beyond doctrinal description to examine &lsquo;the ideological dynamics of private law in a given period&rsquo; and trace &lsquo;all possible vectors of influence&rsquo; (p. 78).</p>



<p>To pursue this agenda, the authors analyse a rich corpus of sources&mdash;including materials from various codification commissions, the Ministry of Justice, explanatory memoranda, and leading legal journals&mdash;combining legal history with critical legal theory. This includes analysing the normative values embodied in private law reforms (axiological method); examining the functions of legal institutions (functional method); comparing Polish private law and its understanding across the 20<sup>th</sup> century (comparative method); situating legal developments within broader political and socio-economic contexts (descriptive method); and mapping the dominant conceptual apparatus of Polish legal thought (doxographic method). This methodological pluralism gives the book a distinctive edge over doctrinal approaches that have long dominated Central and Eastern European legal-historical research.</p>



<p>Grounded in the framework of the &lsquo;ideological history of private law&rsquo;, the authors argue that the development of Polish private law in the 20<sup>th</sup> century emerged from the interaction between political ideologies, ideologies of the legal elites, codification projects, and long-standing ideas of modernisation and national identity. Interestingly, they observe that &lsquo;regardless of the changing political reality, the fundamental and generally understood paradigm of thinking about the role of law did not change over the course of the 20<sup>th</sup> century&rsquo; (p. 6). Thus, <em>Ideology and Private Law</em> adds nuance to the commonly held view that private law merely reflects the ideology of the ruling regime.</p>



<p>The substantive chapters examine key periods in 20<sup>th</sup>-century Poland: the nation-building of the interwar period (Chapter 2), the &lsquo;socialist modernisation&rsquo; of 1944&ndash;1989 (Chapters 3&ndash;5), and the construction of liberal democracy post-1989 (Chapter 6). The analysis is organised around two recurring ideological poles that have shaped Polish private law: modernisation and national identity. The authors show that what has been considered &lsquo;modern&rsquo; or constituting &lsquo;national identity&rsquo; is historically contingent. In this way, <em>Ideology and Private Law</em> argues that Polish private law in the 20<sup>th</sup> century was not a neutral system, but an instrument of competing ideological projects, exhibiting a surprising degree of structural continuity across radically different political systems.</p>



<p><em>Ideology and Private Law</em> also investigates the role of legal professionals in shaping private law. By examining how members of codification commissions, legal scholars, and practitioners interact with political elites (party leadership, government officials, and pressure groups), the authors trace &lsquo;the network of mutual interdependence between political and legal circles&rsquo; (p. 6), driving legal evolution. Lawyers are portrayed neither as passive interpreters of pre-existing principles nor as fully autonomous creators of law. Instead, they operate within evolving political, ideological, and institutional constraints. The authors also reject the idea that legal circles are ideologically homogeneous and illustrate how they emerge as sites of ideological contestation about the role and purpose of law.</p>



<p>The monograph&rsquo;s theoretical framework, although one of the book&rsquo;s greatest strengths, is not always consistently operationalised in the subsequent analytical chapters. While rich and persuasive, these chapters sometimes fail to clearly signpost the connection between the three modalities of ideology and the substantive analysis, which can affect the clarity of its ambitious arguments. Despite this, <em>Ideology and Private Law</em> demonstrates how &lsquo;the ideological history of private law&rsquo; can contribute to research on the 20<sup>th</sup>-century legal evolution in Central and Eastern Europe.</p>



<p>The relevance of <em>Ideology and Private Law</em> goes beyond Polish and Central European legal history. The authors&rsquo; research agenda of the ideological critique of private law offers a valuable foundation for socio-legal researchers studying jurisdictions undergoing socio-political transformation, whether post-colonial, post-socialist, or otherwise. Its multilayered conceptualisation of ideology&mdash;encompassing extra-juridical, intra-juridical, and legal ideologies&mdash;offers a distinctive toolkit for analysing the interplay between legal and political elites in processes of legal evolution.</p>
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	<updated>2026-07-08T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

	<category term="a good read"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-07:/292843</id>
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	<title type="html">Vichy et la justice | Jacques Duret</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Jacques Duret, Vichy et la justice, Paris&nbsp;: Pass&eacute;s compos&eacute;s, 2025, 299 p.
Compte rendu par Robin Le...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Jacques Duret, <em>Vichy et la justice</em></strong>, Paris&nbsp;: Pass&eacute;s compos&eacute;s, 2025, 299 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Robin Leconte (Institut des sciences sociales du politique [ISP], ENS Paris- Saclay)</strong></p>
<p><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET-198x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET-198x300.jpg 198w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET-330x500.jpg 330w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET.jpg 500w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET-198x300.jpg 198w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET-330x500.jpg 330w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-DURET.jpg 500w" sizes="(max-width: 198px) 100vw, 198px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Sous le titre <em>Vichy et la justice</em>, Jacques Duret publie une version remani&eacute;e de sa th&egrave;se de doctorat qui avait pour objet un &laquo; sujet circonscrit &raquo; (p. 252) : les tribunaux civils et les juridictions d&rsquo;exception du ressort de la Cour d&rsquo;appel de Paris, englobant le bassin francilien &eacute;largi aux d&eacute;partements de l&rsquo;Eure-et-Loir, de la Marne, de l&rsquo;Aube et de l&rsquo;Yonne. On saisit tout l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t qu&rsquo;il y a &agrave; se consacrer aux archives des juridictions ordinaires lorsque l&rsquo;auteur rappelle que le nombre de pr&eacute;venus envoy&eacute;s devant des tribunaux correctionnels augmente de pr&egrave;s de 70 % durant les ann&eacute;es 1941-1943. Cette hausse spectaculaire d&eacute;montre que le r&eacute;gime de Vichy recourt massivement &agrave; cette justice pour &eacute;tablir et maintenir un ordre social et politique qui r&eacute;ponde aux pr&eacute;ceptes de la R&eacute;volution nationale.</p>
<p>Le premier chapitre retrace les grandes &eacute;volutions de la r&eacute;pression politique en France, men&eacute;e par les juridictions ordinaires comme les juridictions d&rsquo;exception. Ce point de d&eacute;part utile permet de mesurer la profondeur historique de la notion d&rsquo;infraction politique et la difficult&eacute; pour la d&eacute;finir clairement, en soulignant les modalit&eacute;s fort vari&eacute;es selon lesquelles la justice s&rsquo;en est saisie depuis la R&eacute;volution fran&ccedil;aise. L&rsquo;auteur insiste ensuite sur le durcissement de la r&eacute;pression politique en 1939-1940, sous la Troisi&egrave;me R&eacute;publique, en lien avec le contexte g&eacute;opolitique, avant d&rsquo;aborder l&rsquo;ensemble des juridictions d&rsquo;exception mises en place par Vichy &agrave; partir de l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1940, qui se multiplient &agrave; mesure que le r&eacute;gime se radicalise, notamment en 1944. Jacques Duret souligne que la volont&eacute; d&rsquo;instituer un r&eacute;gime d&rsquo;exception pour les affaires impliquant des communistes pr&eacute;c&egrave;de de plusieurs mois leur entr&eacute;e dans la lutte arm&eacute;e, conduisant Joseph Barth&eacute;l&eacute;my, aid&eacute; du minist&egrave;re de l&rsquo;Int&eacute;rieur, &agrave; cr&eacute;er les sections sp&eacute;ciales au mois d&rsquo;ao&ucirc;t 1941.</p>
<p>Revenant au point de d&eacute;part chronologique de l&rsquo;&eacute;tude, le deuxi&egrave;me chapitre du livre s&rsquo;attache &agrave; souligner les difficult&eacute;s quotidiennes qui ralentissent la justice ordinaire dans l&rsquo;exercice de ses pr&eacute;rogatives en 1940, du fait notamment de la p&eacute;nurie de magistrats (du parquet comme du si&egrave;ge) li&eacute;e &agrave; la mobilisation puis &agrave; l&rsquo;exode. D&rsquo;autre part, la d&eacute;claration de l&rsquo;&eacute;tat de si&egrave;ge en septembre 1939 modifie la ligne de partage entre justice civile et justice militaire au b&eacute;n&eacute;fice de la seconde. Parmi les infractions directement li&eacute;es &agrave; la guerre, la justice ordinaire n&rsquo;est saisie que des propos d&eacute;faitistes, lesquels donnent lieu &agrave; d&rsquo;int&eacute;ressants d&eacute;veloppements pour la p&eacute;riode de la Bataille de France. L&rsquo;auteur cherche enfin &agrave; &eacute;clairer le processus de remise en marche de la justice ordinaire une fois les armistices sign&eacute;s, et avant que l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais n&rsquo;entame &agrave; proprement parler la r&eacute;pression politique de ceux qu&rsquo;il a d&eacute;sign&eacute;s comme ses ennemis.</p>
<p>&nbsp;Le chapitre 3 s&rsquo;attache &agrave; d&eacute;crire les modalit&eacute;s par lesquelles les tribunaux sont soumis au contr&ocirc;le &agrave; la fois des ministres successifs de Vichy et des forces occupantes, obs&eacute;d&eacute;s notamment par la s&eacute;v&eacute;rit&eacute; des jugements. &Agrave; travers la correspondance entre tribunaux du ressort de la Cour d&rsquo;appel de Paris et autorit&eacute;s de Vichy, Jacques Duret souligne la progressive mise au pas de la justice fran&ccedil;aise, inf&eacute;od&eacute;e aux d&eacute;cisions prises &agrave; Vichy, mais aussi aux desiderata allemands. La justice du Reich en France renforce son emprise &agrave; mesure que la R&eacute;sistance s&rsquo;affirme et sa pr&eacute;occupation principale concerne les affaires li&eacute;es aux communistes. Apr&egrave;s Alain Bancaud dans <em>Une exception ordinaire<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>[1]</strong></a></em> ou Ga&euml;l Eismann dans <em>H&ocirc;tel Majestic<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>[2]</strong></a></em>, Jacques Duret &eacute;claire la fa&ccedil;on dont les tribunaux allemands court-circuitent les proc&eacute;dures fran&ccedil;aises, soit qu&rsquo;ils consid&egrave;rent les pr&eacute;venus comme devant &ecirc;tre jug&eacute;s par eux, soit qu&rsquo;ils estiment insuffisantes les peines inflig&eacute;es par la justice fran&ccedil;aise. Jacques Duret &eacute;voque &agrave; cet &eacute;gard la &laquo; comp&eacute;tition &raquo; (p. 94) entre les juridictions fran&ccedil;aises et allemandes, d&egrave;s 1942 notamment.</p>
<p>&Agrave; partir du chapitre 4, l&rsquo;auteur reprend pas &agrave; pas la chronologie. Entre septembre 1940 et l&rsquo;&eacute;t&eacute; 1941, la justice civile est avant tout pr&eacute;occup&eacute;e des d&eacute;lits d&rsquo;opinion (chapitre 4) puisque le r&eacute;gime se met progressivement en place. Jacques Duret confirme une certaine forme de continuit&eacute; juridique entre la Troisi&egrave;me R&eacute;publique et le r&eacute;gime de Vichy, au sens o&ugrave; les d&eacute;lits d&rsquo;opinion sont jug&eacute;s, en 1940-1941, en vertu de d&eacute;crets pris en septembre 1939 et janvier 1940, d&eacute;tourn&eacute;s de leur fonction premi&egrave;re pour asseoir le contr&ocirc;le du nouveau r&eacute;gime sur la population. Les tribunaux du ressort de la Cour d&rsquo;appel de Paris se saisissent aussi des premiers cas de propagande communiste ou &eacute;trang&egrave;re, soit les premi&egrave;res formes de r&eacute;sistance et d&rsquo;opposition (chapitre 5). Si la situation est complexe en zone occup&eacute;e jusqu&rsquo;en juin 1941 du fait du pacte germano-sovi&eacute;tique, les magistrats fran&ccedil;ais re&ccedil;oivent des instructions claires de la Chancellerie &agrave; l&rsquo;endroit des tentatives de d&eacute;stabilisation du r&eacute;gime venues des rangs des membres clandestins du PCF. Jacques Duret souligne les craintes qu&rsquo;inspirent les offenses au chef de l&rsquo;&Eacute;tat, per&ccedil;ues comme les ferments d&rsquo;une contestation multiforme &agrave; l&rsquo;encontre du gouvernement de Vichy. L&rsquo;auteur insiste sur les fortes diff&eacute;rences entre les tribunaux alors que la politique r&eacute;pressive n&rsquo;est pas encore uniformis&eacute;e. Les magistrats sont parfois livr&eacute;s &agrave; eux-m&ecirc;mes devant des cas de propagande ou de d&eacute;lits d&rsquo;opinion difficiles &agrave; qualifier juridiquement.</p>
<p>&Agrave; partir de juin 1941, lorsque s&rsquo;op&egrave;re le basculement des communistes dans la R&eacute;sistance arm&eacute;e, le contexte judiciaire &eacute;volue rapidement. Consacr&eacute;s &agrave; la p&eacute;riode ao&ucirc;t 1941-septembre 1942, les chapitres 6 et 7 reviennent ainsi sur la gen&egrave;se des deux juridictions d&rsquo;exception charg&eacute;es de lutter sp&eacute;cifiquement contre la r&eacute;sistance communiste et les oppositions politiques : les sections sp&eacute;ciales et le tribunal d&rsquo;&Eacute;tat. Vichy esp&egrave;re alors beaucoup de la &laquo; compl&eacute;mentarit&eacute; r&eacute;pressive &raquo; (p. 247) entre justice d&rsquo;exception et justice ordinaire. Jacques Duret aborde aussi le serment de fid&eacute;lit&eacute; au chef de l&rsquo;&Eacute;tat, impos&eacute; &agrave; la magistrature en ao&ucirc;t 1941, tandis que la m&ecirc;me obligation est faite aux militaires. Peut-&ecirc;tre cette question de l&rsquo;all&eacute;geance des juges aurait m&eacute;rit&eacute; d&rsquo;&ecirc;tre davantage approfondie pour en comprendre les effets sur la profession. Certes, comme l&rsquo;avance l&rsquo;auteur, certains magistrats, notamment r&eacute;sistants, pr&ecirc;tent leur serment conscients que cet acte n&rsquo;emporte &laquo; aucune cons&eacute;quence r&eacute;elle &raquo; (p. 151). Cependant, l&rsquo;ensemble des juges et des procureurs, dont certains se sentent ainsi davantage li&eacute;s au r&eacute;gime, r&eacute;agit-il de fa&ccedil;on homog&egrave;ne ? Plus g&eacute;n&eacute;ralement, Jacques Duret souligne bien comment le virage r&eacute;pressif entam&eacute; en ao&ucirc;t 1941 modifie en retour le quotidien des tribunaux correctionnels, qui r&eacute;pondent d&eacute;sormais &agrave; un &laquo; nouveau paradigme r&eacute;pressif &raquo; fait de condamnations pour des affaires contrevenant &agrave; l&rsquo;ordre social et &agrave; l&rsquo;ordre moral du r&eacute;gime de Vichy : les dossiers li&eacute;s aux affaires communistes diminuent fortement, voire disparaissent, &agrave; l&rsquo;instar des offenses au chef de l&rsquo;&Eacute;tat et des propos d&eacute;faitistes ; ils sont remplac&eacute;s notamment par les infractions au second statut des Juifs de juin 1941.</p>
<p>Jacques Duret retrace ensuite la naissance des sections sp&eacute;ciales, rattach&eacute;es aux cours d&rsquo;appel en zone occup&eacute;e. Juridictions d&rsquo;exception d&eacute;di&eacute;es sp&eacute;cifiquement &agrave; la r&eacute;pression des men&eacute;es communistes, elles contreviennent aux r&egrave;gles les plus &eacute;l&eacute;mentaires du droit p&eacute;nal fran&ccedil;ais et se saisissent des actes conduits par des &laquo; fauteurs de troubles sociaux &raquo; (p. 161) inspir&eacute;s par la propagande du PCF. C&rsquo;est apr&egrave;s la manifestation communiste du 13 ao&ucirc;t 1941 &agrave; Paris que le projet d&rsquo;une juridiction consacr&eacute;e directement aux communistes prend forme le 14 ao&ucirc;t 1941 &agrave; Vichy. L&rsquo;attentat de Barb&egrave;s le 23 ao&ucirc;t fournit aux occupants l&rsquo;occasion d&rsquo;accentuer la pression. N&eacute;anmoins, Jacques Duret insiste sur un point important : &laquo; l&rsquo;initiative de la r&eacute;pression est bien fran&ccedil;aise &raquo;. Dans le chapitre 7, il retrace finement le d&eacute;roulement et l&rsquo;issue de la premi&egrave;re audience de la section sp&eacute;ciale parisienne, qui ne donne pas satisfaction : trois condamnations &agrave; mort sont prononc&eacute;es sur les six exig&eacute;es par les Allemands. Selon l&rsquo;auteur, si les magistrats versent dans l&rsquo;arbitraire, ils ne se compromettent pas enti&egrave;rement. De ce relatif insucc&egrave;s de la r&eacute;pression, qui souligne en creux la marge de man&oelig;uvre qui demeure encore chez les juges, nait une nouvelle juridiction : le tribunal d&rsquo;&Eacute;tat. Enti&egrave;rement &agrave; la main d&rsquo;un pouvoir politique d&eacute;&ccedil;u du manque d&rsquo;engagement r&eacute;pressif des magistrats professionnels, il peut &ecirc;tre saisi par le Conseil des ministres dans la lign&eacute;e &laquo; des plus pures juridictions d&rsquo;exception &raquo; (p. 185). Il prononcera les trois condamnations &agrave; mort restantes.</p>
<p>Dans les deux derniers chapitres, Jacques Duret interroge les effets de la radicalisation juridique &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre &agrave; partir de septembre 1942 jusqu&rsquo;&agrave; la fin du gouvernement de Vichy en ao&ucirc;t 1944. Dans une logique de maintien de l&rsquo;ordre, la justice devient l&rsquo;un des instruments de la survie du r&eacute;gime. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, les faits de r&eacute;sistance les plus graves sont capt&eacute;s par la justice allemande, qui laisse aux magistrats fran&ccedil;ais les affaires de propagande communiste. L&rsquo;auteur d&eacute;montre d&rsquo;ailleurs qu&rsquo;&agrave; mesure que le cours de la guerre tourne en faveur des Alli&eacute;s, les juges, m&ecirc;me press&eacute;s d&rsquo;&ecirc;tre de plus en plus intransigeants et brutaux, demeurent globalement r&eacute;tifs &agrave; appliquer les mesures draconiennes envisag&eacute;es par Vichy. Les magistrats professionnels des sections sp&eacute;ciales, les membres d&eacute;sign&eacute;s du tribunal d&rsquo;&Eacute;tat &ndash; en r&eacute;alit&eacute; surtout saisis de dossiers &eacute;conomiques et d&rsquo;avortements &ndash; font m&ecirc;me preuve d&rsquo;une certaine &laquo; cl&eacute;mence &raquo; (p. 223), qui ne signifie pas qu&rsquo;ils fassent preuve d&rsquo;une forme de r&eacute;sistance, tandis que la nature des affaires jug&eacute;es par les tribunaux correctionnels change elle aussi. Apr&egrave;s avoir particip&eacute; &agrave; la politique antis&eacute;mite du r&eacute;gime, des dossiers de d&eacute;serteurs &agrave; l&rsquo;int&eacute;rieur ou d&rsquo;&eacute;vad&eacute;s parviennent devant ces tribunaux en 1943, avant que la r&eacute;pression politique disparaisse presque enti&egrave;rement des r&ocirc;les d&rsquo;audience en 1944.</p>
<p>Jacques Duret propose ainsi une &eacute;tude pr&eacute;cieuse sur les tribunaux correctionnels et les juridictions d&rsquo;exception du ressort de la Cour d&rsquo;appel de Paris entre 1940 et 1944. Elle permet de relativiser le r&ocirc;le des sections sp&eacute;ciales rattach&eacute;es aux cours d&rsquo;appel dans la r&eacute;pression de la R&eacute;sistance, communiste en particulier, qui est surtout assur&eacute;e par l&rsquo;occupant, avec l&rsquo;aide de la Milice &agrave; partir de 1944. La justice ordinaire se situe d&egrave;s lors &agrave; la marge de la r&eacute;pression politique.</p>
<p>Si l&rsquo;on imagine ais&eacute;ment les al&eacute;as des archives, certains exemples et certaines trajectoires manquent un peu d&rsquo;incarnation, laissant parfois le lecteur sur sa faim. On peut aussi regretter que la sociologie des magistrats des diff&eacute;rentes juridictions ne soit pas pouss&eacute;e plus avant. Toutefois, cette &eacute;tude compl&egrave;te utilement les travaux des autres sp&eacute;cialistes de la justice sous Vichy. Gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;approche quantitative et en r&eacute;v&eacute;lant la richesse des archives judiciaires encore inexploit&eacute;es, ce livre devrait susciter d&rsquo;autres travaux afin de mieux cerner l&rsquo;une des institutions centrales de l&rsquo;exercice du pouvoir de Vichy.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Alain Bancaud, <em>Une exception ordinaire&nbsp;? La magistrature en France (1930-1950)</em>, Paris&nbsp;: Gallimard, 2002, 528 p.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Ga&euml;l Eismann, <em>H&ocirc;tel Majestic: Ordre et s&eacute;curit&eacute; en France occup&eacute;e (1940-1944),</em> Paris&nbsp;: Taillandier, 2010, 590 p.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-07-07T15:38:27+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-07-07T15:38:27+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-06:/292726</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19459" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à contributions et à projets – Juillet 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Onzi&egrave;mes journ&eacute;es universitaires sur les enjeux des gouvernements ouverts et du num&eacute;rique 
IMODEV, ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Onzi&egrave;mes journ&eacute;es universitaires sur les enjeux des gouvernements ouverts et du num&eacute;rique </strong></p>
<p>IMODEV, IRJS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 03-04 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 10 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163ho" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril 2026]</p>
<p><strong>La sinc&eacute;rit&eacute; &ndash; 4e &eacute;dition des Journ&eacute;e des doctorants et jeunes docteurs</strong></p>
<p>&Eacute;quipe m&eacute;diterran&eacute;enne de recherche juridique (EMRJ) de l&rsquo;universit&eacute; de Corse Pasquale Paoli (Corte), 20 novembre 2026</p>
<p>Date de limite de soumission&nbsp;: 10 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16e7t" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 15 juin 2026]</p>
<p><strong>L&rsquo;environnement et la sant&eacute; au croisement des in&eacute;galit&eacute;s &ndash; 11th International Congress of Social Sciences and Health</strong></p>
<p>F&egrave;s (Maroc), 22-23 avril 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/169sc" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>La violence : mati&egrave;re sensible &ndash; Dire et montrer la violence : perspectives interdisciplinaires</strong></p>
<p>CESDIP (Universit&eacute; Paris-Saclay, Cergy Universit&eacute; et CNRS) et CIMEOS (Universit&eacute; de Bourgogne Europe)</p>
<p>MSH Dijon, 18 septembre 2026</p>
<p>Date de limite de soumission&nbsp;: 17 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16f0r" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 juin 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Les droits de la femme dans les l&eacute;gislations familiales compar&eacute;es des &Eacute;tats musulmans en Afrique </strong></p>
<p>Rabat, Maroc, 26-27 novembre 2026</p>
<p>Date de limite de soumission&nbsp;: 20 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16ga5" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 juin 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Rapports de genre face aux nouveaux d&eacute;fis soci&eacute;taux et &eacute;conomiques : mutations, r&eacute;sistances et perspectives</strong></p>
<p>Universit&eacute; Alassane Ouattara (C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire), 15-17 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163ls" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 21 avril 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;illusion de l&rsquo;internationalisme &ndash; Vers une reconqu&ecirc;te des souverainet&eacute;s nationales ?&nbsp;&raquo; &ndash; Projet d&rsquo;ouvrage collectif (mai 2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 15 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1669i" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 05 mai 2026]</p>
<p><strong><em>Revue internationale sur l&rsquo;eau et le d&eacute;veloppement durable</em></strong><strong> &nbsp;(n&deg; 7)</strong></p>
<p>Association pour la protection de la biodiversit&eacute; et adoption de gestes marqueurs (ASPROBIO AGM)</p>
<p>Date limite de soumission : 28 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yb6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mars 2026]</p>
<p><strong>&laquo; Les visages de la responsabilit&eacute; &raquo; &ndash; Dossier sp&eacute;cial de la nouvelle revue <em>Res Practica</em></strong> (Centre de recherche en &eacute;thique)</p>
<p>Date limite de soumission : 31 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16gmk" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 25 juin 2026]</p>
<p><strong>Droit compar&eacute; d&eacute;colonial et &eacute;conomie informelle/formelle </strong></p>
<p>&Eacute;cole th&eacute;matique, Douala (Cameroun), 05-07 mai 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 1<sup>er</sup> septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15u2q" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 09 mars 2026]</p>
<p><strong>Les r&eacute;volutions &eacute;trang&egrave;res vues par la France </strong></p>
<p>Centre lyonnais d&rsquo;histoire du droit et de la pens&eacute;e politique, Universit&eacute; Jean Moulin Lyon III, 14-15 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 1<sup>er</sup> septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ej" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 29 avril 2026]</p>
<p><strong>Composer (avec) les matrimoines &ndash; Connaissances, engagements, r&eacute;sistances</strong></p>
<p>Paris, Universit&eacute; Sorbonne Nouvelle et Sorbonne Universit&eacute;, 14-15 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 11 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16h2d" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 juin 2026]</p>
<p><strong>Sant&eacute; num&eacute;rique, vuln&eacute;rabilit&eacute;s et d&eacute;serts m&eacute;dicaux : des zones rurales aux prisons </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen-Normandie, 04 f&eacute;vrier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16g6b" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 22 juin 2026]</p>
<p><strong>Les complexit&eacute;s du consentement sexuel</strong> &ndash; <strong>Colloque CRIR-AVS PACA 2026 </strong></p>
<p>H&ocirc;pital de la Timone, Marseille, 23-24 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 29 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ek" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 29 avril 2026]</p>]]></content>
	<updated>2026-07-06T09:45:17+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Sociologie de la justice pénale | Philip Milburn</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Philip Milburn, Sociologie de la justice p&eacute;nale, Paris&nbsp;: Armand Colin, 2024, coll. &laquo; U &raquo;, 180 p.
Co...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV-334x500.jpg 334w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV-768x1151.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV.jpg 1001w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV-334x500.jpg 334w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV-768x1151.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/MILBURN-COUV.jpg 1001w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Philip Milburn,</strong> <em><strong>Sociologie de la justice p&eacute;nale</strong></em>, Paris&nbsp;: Armand Colin, 2024, coll. &laquo; U &raquo;, 180 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par David Scheer</strong> <strong>(UCLouvain)</strong></p>
<p>Au sein de la production sociologique francophone, la justice p&eacute;nale occupe une position particuli&egrave;re&nbsp;: port&eacute;e par des figures fondatrices (Andr&eacute; Davidovitch, Philippe Robert, Claude Faugeron&hellip;) et consolid&eacute;e depuis les ann&eacute;es 1990 par une recherche dense, elle ne s&rsquo;inscrit pourtant pas dans un cadre disciplinaire aussi institutionnellement stabilis&eacute; qu&rsquo;en Belgique ou au Qu&eacute;bec, o&ugrave; la criminologie offre un ancrage universitaire propre. C&rsquo;est pr&eacute;cis&eacute;ment cet espace que l&rsquo;ouvrage de Philip Milburn ambitionne d&rsquo;&eacute;clairer (et d&rsquo;articuler) en proposant une synth&egrave;se de cinquante ann&eacute;es de recherches, principalement fran&ccedil;aises et belges, sur les rationalit&eacute;s qui structurent l&rsquo;action p&eacute;nale. Inscrit dans la collection &laquo; U &raquo; d&rsquo;Armand Colin, le livre se pr&eacute;sente comme un manuel exigeant destin&eacute; aux &eacute;tudiant&middot;es avanc&eacute;.es autant qu&rsquo;aux chercheurs&middot;euses, tout en revendiquant une coh&eacute;rence probl&eacute;matique forte autour d&rsquo;une th&egrave;se centrale : la justice p&eacute;nale op&egrave;re, en de&ccedil;&agrave; des seules normes juridiques, un processus de normalisation sociopolitique dont la sociologie a vocation &agrave; exhumer les logiques enfouies.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage se d&eacute;ploie en huit chapitres, encadr&eacute;s par une introduction substantielle et une conclusion programmatique. Les trois premiers chapitres dessinent une analyse de la <em>cha&icirc;ne p&eacute;nale</em> comme dispositif de tri progressif. Le chapitre 1 mobilise les travaux d&eacute;sormais classiques (Jacques Faget, Christian Mouhanna, Jean Danet&hellip;) pour montrer que la surrepr&eacute;sentation carc&eacute;rale des populations marginalis&eacute;es ne r&eacute;sulte ni d&rsquo;une discrimination de classe consciente, telle que la lecture marxiste des ann&eacute;es 1970 le sugg&eacute;rait, ni d&rsquo;une criminalit&eacute; intrins&egrave;que des &lsquo;indigents&rsquo;, mais d&rsquo;un processus syst&eacute;mique de cumul de micro-d&eacute;cisions (signalements, gardes &agrave; vue, d&eacute;ferrements, orientations des poursuites). Le chapitre 2 prolonge ce diagnostic en analysant les jugements correctionnels et le ph&eacute;nom&egrave;ne d&rsquo;<em>extension du filet p&eacute;nal</em>, cons&eacute;quence paradoxale de la multiplication des proc&eacute;dures (comparution imm&eacute;diate, comparution sur reconnaissance pr&eacute;alable de culpabilit&eacute;, ordonnances p&eacute;nales) initialement pens&eacute;es comme des alternatives. Le chapitre 3, consacr&eacute; au &laquo;&nbsp;r&eacute;gime d&rsquo;exception&nbsp;&raquo; r&eacute;serv&eacute; aux femmes et aux mineurs, articule de mani&egrave;re particuli&egrave;rement fine la sous-p&eacute;nalisation f&eacute;minine &ndash; effet conjoint d&rsquo;une moindre d&eacute;linquance enregistr&eacute;e et d&rsquo;une indulgence institutionnelle structur&eacute;e par les st&eacute;r&eacute;otypes de genre &ndash; et la sp&eacute;cificit&eacute; de la justice des mineurs, justifi&eacute;e par une rationalit&eacute; socio-&eacute;ducative dont l&rsquo;auteur d&eacute;montre la port&eacute;e pr&eacute;ventive. Le chapitre 4, en partie programmatique, mobilise la notion foucaldienne d&rsquo;<em>&eacute;conomie g&eacute;n&eacute;rale des ill&eacute;galismes</em> pour examiner deux domaines&nbsp;: les infractions sexuelles et conjugales, dont la criminalisation croissante traduit une mutation des sensibilit&eacute;s sociales, et les infractions li&eacute;es &agrave; l&rsquo;exercice du pouvoir (corruption, d&eacute;linquance &eacute;conomique et financi&egrave;re), dont le traitement reste marqu&eacute; par une certaine cl&eacute;mence institutionnelle. Le chapitre 5 d&eacute;place la focale vers l&rsquo;analyse organisationnelle et professionnelle, en croisant la sociologie des magistrat&middot;es et celle des avocat&middot;es avec les transformations manag&eacute;riales de la justice. Le chapitre 6 isole la cour d&rsquo;assises comme objet sociologique singulier, en reprenant notamment les analyses de Louis Gruel sur les rationalit&eacute;s sp&eacute;cifiques du jury populaire&nbsp;: non pas individualisation des sentences, mais <em>personnalisation</em> statutaire des accus&eacute;s. Le chapitre 7 propose une &laquo;&nbsp;sociologie de la peine&nbsp;&raquo; centr&eacute;e sur les sanctions non carc&eacute;rales (probation, travail d&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, surveillance &eacute;lectronique, suivi sociojudiciaire), domaine o&ugrave; l&rsquo;auteur, fin connaisseur des services de probation, mobilise notamment les travaux de Xavier de Larminat ou Virginie Gautron pour analyser la triangulation entre suivi individualis&eacute;, partenariat sociosanitaire et logique de responsabilisation. Le chapitre 8, th&eacute;orique et pr&eacute;-conclusif, propose une mise en perspective des transformations contemporaines &agrave; travers la grille de l&rsquo;<em>hypermodernit&eacute; p&eacute;nale</em>, en articulant les analyses de David Garland (culture du contr&ocirc;le, populisme p&eacute;nal), de Malcolm Feeley et Jonathan Simon (nouvelle p&eacute;nologie), de Bernard Harcourt (g&eacute;n&eacute;alogie n&eacute;olib&eacute;rale de la rationalit&eacute; p&eacute;nale) et d&rsquo;Antoine Garapon (justice actuarielle). Philip Milburn y distingue deux rationalit&eacute;s compl&eacute;mentaires de la gouvernementalit&eacute; p&eacute;nale contemporaine : une <em>justice actuarielle</em>, orient&eacute;e vers la gestion probabiliste des risques de r&eacute;cidive, et une <em>justice sacrificielle</em>, mobilis&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;gard des figures du danger absolu (pr&eacute;dateur sexuel, terroriste, tueur en s&eacute;rie&hellip;).</p>
<p>Plusieurs qualit&eacute;s m&eacute;ritent d&rsquo;&ecirc;tre salu&eacute;es. D&rsquo;abord, l&rsquo;effort de synth&egrave;se est r&eacute;el et utile : rares sont les ouvrages francophones qui parviennent &agrave; articuler avec une telle &eacute;conomie de moyens des travaux quantitatifs et qualitatifs, tout en int&eacute;grant les travaux francophones men&eacute;s hors de la France et notamment en Belgique. Cette exigence transfrontali&egrave;re est trop souvent n&eacute;glig&eacute;e dans la production hexagonale &ndash; ce qui m&eacute;rite d&rsquo;&ecirc;tre soulign&eacute;e sans flagornerie. Le traitement r&eacute;serv&eacute; aux travaux de Dan Kaminski, Carla Nagels, Yves Cartuyvels ou Philippe Mary t&eacute;moigne d&rsquo;une v&eacute;ritable circulation des r&eacute;f&eacute;rences entre les deux espaces nationaux. Ensuite, le fil rouge propos&eacute; &ndash; la lecture de la p&eacute;nalit&eacute; comme processus de s&eacute;lection sociale &agrave; dimension syst&eacute;mique &ndash; donne &agrave; l&rsquo;ouvrage une coh&eacute;rence argumentative qui le distingue des recensions th&eacute;matiques juxtapos&eacute;es. Enfin, la sociologie de la probation b&eacute;n&eacute;ficie d&rsquo;un traitement particuli&egrave;rement nuanc&eacute;&nbsp;: la tension entre les trois id&eacute;aux-types de pratiques (travail social, contr&ocirc;le, dominante criminologique) y est restitu&eacute;e avec une finesse qui &eacute;claire utilement les recompositions professionnelles &agrave; l&rsquo;&oelig;uvre dans les services de probation et l&rsquo;insertion.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage pr&ecirc;te n&eacute;anmoins &agrave; discussion sur plusieurs points qu&rsquo;il convient d&rsquo;&eacute;voquer dans une perspective de dialogue. D&rsquo;abord, le choix assum&eacute; par l&rsquo;auteur de privil&eacute;gier la &laquo;&nbsp;restitution de la coh&eacute;rence des r&eacute;sultats de recherche&nbsp;&raquo; au d&eacute;triment de la mise en relief explicite des courants th&eacute;oriques (p. 19) produit un effet d&rsquo;unification qui peut occulter certaines tensions internes au champ. La distance entre une sociologie de la p&eacute;nalit&eacute; d&rsquo;inspiration foucaldienne et une sociologie de l&rsquo;action publique p&eacute;nale &lsquo;&agrave; la fran&ccedil;aise&rsquo; n&rsquo;appara&icirc;t pas toujours clairement, alors qu&rsquo;elle structure des mani&egrave;res profond&eacute;ment diff&eacute;rentes de probl&eacute;matiser l&rsquo;objet. De m&ecirc;me, la sociologie critique des dispositifs (notamment les travaux r&eacute;cents sur les outils d&rsquo;&eacute;valuation des risques) gagnerait &agrave; &ecirc;tre davantage discut&eacute;e comme tradition &agrave; part enti&egrave;re plut&ocirc;t qu&rsquo;int&eacute;gr&eacute;e comme un simple module th&eacute;matique du chapitre 8 &agrave; caract&egrave;re th&eacute;orique. Dans cette voie, la dimension actuarielle de la p&eacute;nalit&eacute; contemporaine, pr&eacute;sent&eacute;e notamment au travers des outils pr&eacute;dictifs comme &laquo;&nbsp;expression la plus accomplie&nbsp;&raquo; de la justice hypermoderne (p. 147), aurait m&eacute;rit&eacute; &agrave; nos yeux une discussion plus approfondie que celle permise par l&rsquo;espace synth&eacute;tique de l&rsquo;ouvrage. La mention de l&rsquo;instrument RBR (risque-besoins-r&eacute;ceptivit&eacute;) en quelques lignes, sans entrer dans la sociologie politique des dispositifs qui y sont li&eacute;s (leur circulation internationale, les controverses scientifiques qui les entourent, leurs effets de l&eacute;gitimation diff&eacute;renci&eacute;s selon les contextes nationaux) laisse le lecteur (en tout cas celui que je suis) ou la lectrice sur sa faim. Le risque, en se contentant d&rsquo;&eacute;voquer ces outils comme sympt&ocirc;me d&rsquo;une mutation paradigmatique, est de naturaliser une rupture qui demanderait &agrave; &ecirc;tre empiriquement davantage document&eacute;e dans ses modalit&eacute;s concr&egrave;tes d&rsquo;appropriation, ou de r&eacute;sistance, par les professionnel&middot;les de la justice p&eacute;nale.</p>
<p>On regrettera &eacute;galement une certaine discr&eacute;tion sur la dimension internationale de la p&eacute;nalit&eacute; contemporaine, en particulier dans le traitement des contentieux li&eacute;s au terrorisme et &agrave; l&rsquo;extr&eacute;misme violent, qui constituent pourtant un site privil&eacute;gi&eacute; d&rsquo;observation des reconfigurations actuelles de l&rsquo;action p&eacute;nale et de ses articulations avec les logiques de surveillance et de renseignement. De m&ecirc;me, la sociologie carc&eacute;rale &ndash; consciemment &eacute;cart&eacute;e par l&rsquo;auteur au profit des sanctions alternatives, et renvoy&eacute;e aux ouvrages sp&eacute;cialis&eacute;s &ndash; laisse un trou structurel dans la cartographie propos&eacute;e&nbsp;: la peine de prison demeurant l&rsquo;<em>ultima ratio</em> du syst&egrave;me, son absence relative dans l&rsquo;analyse de la sanction p&eacute;nale cr&eacute;e une dissym&eacute;trie probl&eacute;matique avec le traitement extensif de la probation.</p>
<p>Plus fondamentalement, on peut interroger la conception m&ecirc;me de la punition qui sous-tend l&rsquo;ouvrage. Philip Milburn analyse remarquablement les variations distributives du ch&acirc;timent (qui est puni, comment et avec quelle s&eacute;v&eacute;rit&eacute;) mais reste pour l&rsquo;essentiel dans une d&eacute;finition de la peine comme sanction prononc&eacute;e &agrave; l&rsquo;issue du jugement p&eacute;nal. Or, la sociologie p&eacute;nale critique, notamment dans sa veine foucaldienne tardive et dans les travaux de Didier Fassin sur <em>l&rsquo;&eacute;conomie morale du ch&acirc;timent</em>, invite &agrave; penser la punition comme constitutive de l&rsquo;ensemble du processus p&eacute;nal, et non comme son seul aboutissement. Les travaux traitant de l&rsquo;exp&eacute;rience de la p&eacute;nalit&eacute;, ou ceux de Virginie Gautron sur la phase pr&eacute;-sentencielle, montrent &agrave; quel point la peine se distribue le long de la cha&icirc;ne plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; son terme&nbsp;: le syst&egrave;me p&eacute;nal produit non seulement une s&eacute;lection diff&eacute;renci&eacute;e des publics, mais une punition diff&eacute;renci&eacute;e diss&eacute;min&eacute;e au cours de ses &eacute;tapes, dont l&rsquo;incarc&eacute;ration ne repr&eacute;sente que la forme la plus visible et la plus quantifiable.</p>
<p>Cette restriction du p&eacute;rim&egrave;tre de la punition se redouble d&rsquo;une discr&eacute;tion sur les dimensions raciales et postcoloniales des pratiques p&eacute;nales, qui structurent une part croissante de la sociologie anglophone (Lo&iuml;c Wacquant, Michelle Alexander, Elizabeth Hinton) et &eacute;mergent dans les travaux francophones r&eacute;cents, qu&rsquo;on pense aux recherches sur le contr&ocirc;le policier diff&eacute;renci&eacute;, sur les h&eacute;ritages coloniaux du dispositif p&eacute;nal ou sur les usages racialis&eacute;s de la justice antiterroriste. La mention rapide de la surrepr&eacute;sentation afro-am&eacute;ricaine aux &Eacute;tats-Unis peine &agrave; int&eacute;grer ces probl&eacute;matiques dans l&rsquo;&eacute;conomie d&rsquo;ensemble du livre. Ces angles morts dessinent en creux ce qui constitue peut-&ecirc;tre la limite la plus significative de l&rsquo;ouvrage&nbsp;: l&rsquo;absence quasi totale des perspectives abolitionnistes contemporaines. Les travaux de Gwenola Ricordeau, Angela Davis, Ruth Wilson Gilmore ou, dans une veine plus institutionnelle, les analyses p&eacute;nologiques de Massimo Pavarini sur la crise de la peine, ne sont pas mobilis&eacute;s. Or, ces perspectives ne constituent pas un simple suppl&eacute;ment id&eacute;ologique : elles offrent un cadre d&rsquo;interrogation critique de la fonction m&ecirc;me de la justice p&eacute;nale, qui permet de probl&eacute;matiser ce que la sociologie de l&rsquo;action p&eacute;nale tend &agrave; pr&eacute;supposer&nbsp;: la n&eacute;cessit&eacute;, voire l&rsquo;utilit&eacute; sociale, du syst&egrave;me qu&rsquo;elle d&eacute;crit. Certes, la conclusion de Philip Milburn &eacute;voque la pr&eacute;f&eacute;rence p&eacute;nale comme choix politique parmi d&rsquo;autres possibles, mais sans pousser jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;interrogation syst&eacute;matique des alternatives non p&eacute;nales qui constituent pourtant un horizon de r&eacute;flexion d&eacute;sormais incontournable dans la litt&eacute;rature critique contemporaine. L&rsquo;option consistant &agrave; d&eacute;crire les rationalit&eacute;s du syst&egrave;me plut&ocirc;t qu&rsquo;&agrave; questionner sa l&eacute;gitimit&eacute; est parfaitement d&eacute;fendable, mais elle laisse en jach&egrave;re un pan critique du champ &eacute;tudi&eacute; dont la prise en compte aurait permis, sans d&eacute;naturer le projet du livre, d&rsquo;interroger les conditions historiques et politiques qui ont fait de la voie p&eacute;nale la r&eacute;ponse privil&eacute;gi&eacute;e aux d&eacute;sordres sociaux contemporains.</p>
<p>Ces r&eacute;serves, qui tiennent en partie aux contraintes du format &lsquo;manuel&rsquo;, n&rsquo;enl&egrave;vent rien &agrave; la qualit&eacute; d&rsquo;ensemble de l&rsquo;ouvrage. <em>Sociologie de la justice p&eacute;nale</em> constitue l&rsquo;une des rares synth&egrave;ses francophones r&eacute;ellement consolid&eacute;es sur le sujet, et son usage p&eacute;dagogique dans des s&eacute;minaires de master ou des cycles doctoraux para&icirc;t d&rsquo;embl&eacute;e &eacute;vident. Le livre de Philip Milburn remplit ainsi le double office d&rsquo;un manuel rigoureux et d&rsquo;une invitation programmatique &agrave; prolonger l&rsquo;enqu&ecirc;te sociologique sur les rationalit&eacute;s enfouies de la puissance p&eacute;nale.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-07-06T08:15:55+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Transformer le droit et la justice belges par le numérique ? Éclairages par sept études de cas | Christophe Dubois et Lisa Pelssers (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Christophe Dubois et Lisa Pelssers (dir.), Transformer le droit et la justice belges par le num&eacute;riq...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-198x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-198x300.jpg 198w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-330x500.jpg 330w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-768x1162.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-1015x1536.jpg 1015w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-1354x2048.jpg 1354w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV.jpg 1692w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-198x300.jpg 198w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-330x500.jpg 330w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-768x1162.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-1015x1536.jpg 1015w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV-1354x2048.jpg 1354w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/DUBOIS-et-PELSSERS-COUV.jpg 1692w" sizes="(max-width: 198px) 100vw, 198px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Christophe Dubois et Lisa Pelssers (dir.), <em>Transformer le droit et la justice belges par le num&eacute;rique&nbsp;? &Eacute;clairages par sept &eacute;tudes de cas</em></strong>, Li&egrave;ge&nbsp;: Presses Universitaires de Li&egrave;ge, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Maison des sciences de l&rsquo;Homme &ndash; Essai&nbsp;&raquo;, 218 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par H&eacute;lo&iuml;se Eloi-Hammer (Sciences Po, m&eacute;dialab)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;ouvrage <em>Transformer le droit et la justice belges par le num&eacute;rique&nbsp;? &Eacute;clairages par sept &eacute;tudes de cas</em>, dirig&eacute; par Christophe Dubois et Lisa Pelssers, offre un panorama in&eacute;dit des innovations technologiques dans le cadre de la justice belge. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un travail collectif, ayant mobilis&eacute; cinq chercheuses et chercheurs, et abordant des th&egrave;mes divers, allant des avocats-entrepreneurs aux outils de num&eacute;risation des proc&eacute;dures produits dans le cadre de certains contentieux, en passant par la fa&ccedil;on dont le march&eacute; oligopolistique de l&rsquo;&eacute;dition juridique s&rsquo;est constitu&eacute; et solidifi&eacute; au fil du temps. Loin de nuire &agrave; la lisibilit&eacute; de l&rsquo;ouvrage, cette multiplicit&eacute; des objets analys&eacute;s offre des points de vue compl&eacute;mentaires permettant d&rsquo;appr&eacute;hender un m&ecirc;me ph&eacute;nom&egrave;ne&nbsp;: la mont&eacute;e en puissance de l&rsquo;usage d&rsquo;outils algorithmiques et d&rsquo;intelligence artificielle (IA) dans la pratique du droit.</p>
<p>Le propos est rendu coh&eacute;rent par une unit&eacute; de structure et de m&eacute;thode. En effet, chaque chapitre est compos&eacute; d&rsquo;une pr&eacute;sentation pr&eacute;cise du contexte dans lequel s&rsquo;inscrit le dispositif &eacute;tudi&eacute;, d&rsquo;une description de l&rsquo;enqu&ecirc;te men&eacute;e, d&rsquo;une probl&eacute;matique claire, puis de diff&eacute;rentes parties pr&eacute;sentant les r&eacute;sultats. De la m&ecirc;me fa&ccedil;on, les m&eacute;thodes sont similaires quel que soit le sujet &eacute;tudi&eacute;&nbsp;: les constats reposent sur des enqu&ecirc;tes par entretiens doubl&eacute;es de l&rsquo;&eacute;tude de la litt&eacute;rature grise et de documents de travail obtenus aupr&egrave;s des acteurs rencontr&eacute;s. &Agrave; cela, il convient d&rsquo;ajouter qu&rsquo;un cadre th&eacute;orique commun, issu des <em>Science and Technology Studies</em> (STS) <strong>&nbsp;</strong>&ndash; et notamment de la sociologie de la traduction d&eacute;velopp&eacute;e par Madeleine Akrich, Bruno Latour et Michel Callon <strong>&nbsp;</strong>&ndash;, homog&eacute;n&eacute;ise l&rsquo;ensemble. Les notions de probl&eacute;matisation, d&rsquo;int&eacute;ressement, d&rsquo;enr&ocirc;lement et de mobilisation sont ainsi largement utilis&eacute;es.</p>
<p>Le premier chapitre revient sur le profil des avocats-entrepreneurs, qui se saisissent des nouvelles technologies afin de d&eacute;velopper des outils utiles &agrave; leur profession. L&rsquo;&eacute;tude de ce profil d&rsquo;avocat permet d&rsquo;aller au-del&agrave; de la distinction habituelle entre concepteurs et utilisateurs des technologies, mais aussi de s&rsquo;int&eacute;resser aux caract&eacute;ristiques de ces avocats (qui sont souvent des hommes jeunes proches des nouvelles technologies) et aux similitudes de leurs trajectoires (l&rsquo;identification d&rsquo;une opportunit&eacute; ou d&rsquo;un besoin d&eacute;bouche sur la recherche de collaborateurs informaticiens, et finalement sur l&rsquo;&eacute;laboration progressive d&rsquo;un produit).</p>
<p>Le deuxi&egrave;me chapitre se penche quant &agrave; lui sur un outil de vente immobili&egrave;re en ligne con&ccedil;u par une organisation repr&eacute;sentative des notaires belges. Il illustre l&rsquo;implication des acteurs dans la production de services num&eacute;riques, mais permet aussi de poser des premiers constats relatifs aux cons&eacute;quences du d&eacute;veloppement de ces services num&eacute;riques&nbsp;: consid&eacute;r&eacute; comme efficace par les utilisateurs, et adopt&eacute; progressivement par le biais de processus de mim&eacute;tisme, l&rsquo;outil provoque malgr&eacute; tout quelques peurs, dont celle du remplacement et celle d&rsquo;une red&eacute;finition de rapports de force structurants (les clients pourraient ainsi se saisir des technologies pour remettre en cause les analyses des notaires).</p>
<p>Le troisi&egrave;me chapitre se concentre pour sa part sur le milieu de l&rsquo;&eacute;dition juridique, et montre comment ce dernier s&rsquo;est progressivement constitu&eacute; en oligopole. Les services produits (tels que les revues juridiques sp&eacute;cialis&eacute;es) &eacute;tant des biens non substituables, les clients (universit&eacute;s, tribunaux et cabinets d&rsquo;avocats) ont tendance &agrave; &ecirc;tre captifs. La num&eacute;risation a renforc&eacute; cet &eacute;tat de fait en individualisant les services, mais &eacute;galement en rendant le partage et la conservation des documents achet&eacute;s bien plus compliqu&eacute;s.</p>
<p>Le quatri&egrave;me chapitre revient sur la mise en &oelig;uvre du logiciel MaCH (Mammouth@Central Hosting) dans les tribunaux de police (juridiction mixte du premier degr&eacute;), outil permettant la num&eacute;risation et le partage d&rsquo;informations relatives aux dossiers des justiciables. Ce logiciel a re&ccedil;u un accueil mitig&eacute;&nbsp;: s&rsquo;il permet selon les enqu&ecirc;t&eacute;s un gain de temps significatif, il est moins facilement appropri&eacute; par les professionnels les plus &acirc;g&eacute;s, et pourrait &ecirc;tre &agrave; l&rsquo;origine d&rsquo;une exclusion de certains citoyens (ceux concern&eacute;s par la fracture num&eacute;rique, notamment). De plus, les difficult&eacute;s d&rsquo;utilisation de l&rsquo;outil ont conduit &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;un nouvel acteur&nbsp;: les <em>local power users</em>, magistrats ou greffiers plus &agrave; l&rsquo;aise avec les nouvelles technologies et qui aident leurs coll&egrave;gues &agrave; s&rsquo;en saisir.</p>
<p>Le cinqui&egrave;me chapitre s&rsquo;int&eacute;resse &agrave; la publication des arr&ecirc;ts du Conseil d&rsquo;&Eacute;tat belge dans le cadre de la base de donn&eacute;es JuriDict. Cette derni&egrave;re, mise en place depuis quinze ans, a &eacute;t&eacute; rendue possible par la collaboration d&rsquo;acteurs diff&eacute;rents, informaticiens et juristes, mais &eacute;galement par la pr&eacute;sence d&rsquo;un acteur central, un magistrat informaticien parlant aussi bien fran&ccedil;ais que flamand. JuriDict a &eacute;t&eacute; construite &agrave; partir de la fusion de deux bases de donn&eacute;es distinctes, celle recensant les d&eacute;cisions en flamand et celle recensant les d&eacute;cisions en fran&ccedil;ais. L&rsquo;outil a donc n&eacute;cessit&eacute; la mise en coh&eacute;rence de ces deux bases, et le choix de ce qui devait figurer ou non dans l&rsquo;outil final. Le processus de production adopt&eacute;, qui implique une analyse juridique de la d&eacute;cision et l&rsquo;identification de mots-cl&eacute;s et de points de droit inscrits dans une arborescence, n&eacute;cessite la collaboration de divers profils. L&rsquo;&eacute;tude de l&rsquo;usage de l&rsquo;outil permet d&rsquo;&eacute;tablir son importance dans le droit administratif belge, tant du point de vue des avocats (qui l&rsquo;utilisent largement) que de celui des greffiers et magistrats. En effet, les juristes assistants produisent des recommandations &agrave; partire de la consultation de JuriDict, et le jugement final rendu par le magistrat est ensuite inclus dans l&rsquo;outil. Le travail juridique nourrit l&rsquo;outil, et inversement, ce qui justifie l&rsquo;id&eacute;e qu&rsquo;il participe &agrave; transformer la pratique du droit administratif belge.</p>
<p>Enfin, les chapitres 6 et 7 sont en r&eacute;sonnance l&rsquo;un avec l&rsquo;autre. En effet, ils pr&eacute;sentent chacun un dispositif d&eacute;velopp&eacute; dans le cadre d&rsquo;un contentieux sp&eacute;cifique, et la fa&ccedil;on dont la conception de l&rsquo;outil a donn&eacute; lieu &agrave; plus ou moins de collaboration des acteurs impliqu&eacute;s dans le contentieux. Le chapitre 6 pr&eacute;sente ainsi l&rsquo;outil RegSol (registre central de solvabilit&eacute;) utilis&eacute; lors de faillites d&rsquo;entreprises et le chapitre 7 la plateforme JustRestart, utilis&eacute;e dans les situations de surendettement. Dans les deux cas, le dispositif permet une d&eacute;mat&eacute;rialisation des dossiers et des &eacute;changes entre parties prenantes, dans l&rsquo;objectif de rendre plus rapide le traitement des cas. L&rsquo;entreprise sollicit&eacute;e comme sous-traitante est la m&ecirc;me pour les deux outils, ainsi que les acteurs impliqu&eacute;s (personne ou entreprise devant rembourser des frais, cr&eacute;ancier(s), magistrats, greffiers).</p>
<p>La mobilisation d&rsquo;acteurs aux expertises diff&eacute;rentes dans l&rsquo;&eacute;laboration du dispositif est au c&oelig;ur des analyses, et permet de suivre la trajectoire de production des deux outils et les hybridations entre disciplines qui en r&eacute;sultent. Dans le cas de RegSol, les magistrats et greffiers ont refus&eacute; de participer &agrave; l&rsquo;&eacute;laboration de l&rsquo;outil, per&ccedil;u comme un dispositif mettant en p&eacute;ril l&rsquo;ind&eacute;pendance de la justice&nbsp;; dans le cas de JustRestart, au contraire, des repr&eacute;sentants de ces deux groupes ont &eacute;t&eacute; impliqu&eacute;s. Ces situations ont conduit &agrave; une appropriation diff&eacute;renci&eacute;e de deux outils relativement similaires&nbsp;: les magistrats et greffiers n&rsquo;aiment pas du tout utiliser RegSol, mais semblent se saisir plus facilement de JustRestart. En s&rsquo;excluant du processus de conception, les magistrats et les greffiers n&rsquo;ont en effet pas pu faire valoir leurs opinions, ce qui se ressent dans le dispositif, mal adapt&eacute; &agrave; leurs besoins et marqu&eacute; par des probl&eacute;matiques de privatisation du recours &agrave; la justice (l&rsquo;utilisation de RegSol est en effet obligatoire et payante pour tous les justiciables concern&eacute;s). Ces deux chapitres permettent de mettre en avant l&rsquo;importance d&rsquo;une &eacute;tude conjointe de la conception et de l&rsquo;utilisation des dispositifs, mais &eacute;galement d&rsquo;illustrer la mani&egrave;re dont les r&eacute;ticences li&eacute;es &agrave; l&rsquo;&eacute;mergence de dispositifs algorithmiques d&eacute;coulent parfois des int&eacute;r&ecirc;ts et points de vue qu&rsquo;ils favorisent.</p>
<p>Pour conclure, cet ouvrage, &agrave; travers les sept &eacute;tudes de cas qu&rsquo;il propose, permet d&rsquo;appr&eacute;hender de fa&ccedil;on fine et originale la question du d&eacute;veloppement d&rsquo;outils algorithmiques dans la justice belge. &Agrave; la lumi&egrave;re de ce travail, il parait n&eacute;cessaire d&rsquo;affirmer l&rsquo;importance d&rsquo;&eacute;tudes sur le sujet de la num&eacute;risation de la justice prenant en compte la complexit&eacute; des contextes&nbsp;: celui du champ juridique, celui dans lequel les outils sont con&ccedil;us, mais &eacute;galement les multiples contextes dans lesquels ils sont mis en &oelig;uvre et appropri&eacute;s (ou non).</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-07-06T08:06:00+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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	<title type="html">Critiquer la représentation politique ? | Manuela Albertone et Pierre Brunet (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Manuela Albertone et Pierre Brunet (dir.), Critiquer la repr&eacute;sentation politique&nbsp;?, Paris&nbsp;: &Eacute;di...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE.webp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE-202x300.webp" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE-202x300.webp 202w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE-336x500.webp 336w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE-768x1143.webp 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE.webp 941w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE-202x300.webp 202w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE-336x500.webp 336w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE-768x1143.webp 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-ALBERTONE.webp 941w" sizes="(max-width: 202px) 100vw, 202px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Manuela Albertone et Pierre Brunet (dir.), <em>Critiquer la repr&eacute;sentation politique&nbsp;?</em></strong>, Paris&nbsp;: &Eacute;ditions de la Sorbonne, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Th&eacute;orie et histoire du droit&nbsp;&raquo;, 304 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Julien Giudicelli (Universit&eacute; de Bordeaux, Institut de recherche Montesquieu [IRM &ndash; EA 7434, Universit&eacute; de Bordeaux], associ&eacute; au Centre de droit et de politique compar&eacute;s [CPDC Jean-Claude Escarras, Universit&eacute;s de Toulon, Aix-Marseille, Pau &amp; Pays de l&rsquo;Adour, UMR CNRS, DICE, 7318])</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Paru aux &Eacute;ditions de la Sorbonne sous la direction de Manuela Albertone et Pierre Brunet, <em>Critiquer la repr&eacute;sentation politique&nbsp;?</em> rassemble des contributions issues d&rsquo;un travail collectif men&eacute; au sein de l&rsquo;Observatoire de la repr&eacute;sentation. L&rsquo;ouvrage se pr&eacute;sente comme une intervention dans l&rsquo;appr&eacute;hension contemporaine de crise de la repr&eacute;sentation : pr&eacute;tention &agrave; l&rsquo;incarnation du peuple, personnalisation du pouvoir, affaiblissement des partis, d&eacute;fiance civique, recherche de formes participatives nouvelles. Il ne pr&eacute;tend pourtant nullement &laquo; &eacute;radiquer &raquo; la repr&eacute;sentation politique, pas plus qu&rsquo;il n&rsquo;aspire &agrave; la &laquo; sauver &raquo;. Les auteurs se livrent, &agrave; l&rsquo;instar d&rsquo;entomologistes, &agrave; une enqu&ecirc;te historique, th&eacute;orique et pratique d&rsquo;envergure. Une enqu&ecirc;te riche, passionnante, d&rsquo;autant qu&rsquo;elle est, on peut le dire, d&eacute;j&agrave; &agrave; m&ecirc;me d&rsquo;&eacute;clairer une critique renouvel&eacute;e, contemporaine de la repr&eacute;sentation &ndash; critique &eacute;tant ici entendue en ses deux acceptions.</p>
<p>Le pari est r&eacute;ussi. L&rsquo;ouvrage se d&eacute;marque. On trouve &agrave; lire souvent des travaux enferm&eacute;s dans une dichotomie pourrait-on dire simpliste&nbsp;: &eacute;loge du gouvernement repr&eacute;sentatif <em>versus</em> d&eacute;nonciation de ses trahisons. Or, le travail ici recens&eacute; rappelle que la repr&eacute;sentation n&rsquo;est en rien une donn&eacute;e univoque.</p>
<p>L&rsquo;introduction remonte &agrave; la racine&nbsp;: la repr&eacute;sentation ne se r&eacute;duit ni &agrave; l&rsquo;&eacute;lection, ni au parlementarisme, ni m&ecirc;me &agrave; la d&eacute;mocratie moderne&nbsp;; elle renvoie &agrave; des probl&eacute;matiques d&rsquo;incarnation et de m&eacute;diation traversant le temps et l&rsquo;Histoire. On comprend d&egrave;s lors que la crise actuelle n&rsquo;est aucunement un d&eacute;r&egrave;glement purement conjoncturel, qu&rsquo;elle puise ses sources en des temps d&eacute;j&agrave; recul&eacute;s, mais aussi, pourrait-on dire sans verser dans l&rsquo;emphase, dans la condition humaine.</p>
<p>La grande qualit&eacute; du livre tient au(x) pas de c&ocirc;t&eacute; qu&rsquo;il op&egrave;re. D&rsquo;Ath&egrave;nes, de l&rsquo;Italie m&eacute;di&eacute;vale, de la p&eacute;riode pr&eacute;r&eacute;volutionnaire jusqu&rsquo;aux d&eacute;bats modernes, plusieurs chapitres &ndash; on ne pourra les mentionner tous dans le cadre de cette recension &ndash; montrent que la critique de la repr&eacute;sentation ne na&icirc;t pas <em>a posteriori</em>, c&rsquo;est-&agrave;-dire lorsque les r&eacute;gimes repr&eacute;sentatifs finissent par &laquo;&nbsp;s&rsquo;user&nbsp;&raquo;, mais qu&rsquo;elle accompagne d&egrave;s les origines les dispositifs voulant donner parole &agrave; un collectif absent (et d&rsquo;ailleurs, lequel&nbsp;?).</p>
<p>L&rsquo;&eacute;tude de Gianluca Cuniberti sur Ath&egrave;nes est, de ce point de vue, tr&egrave;s stimulante (qu&rsquo;il soit ici permis, &agrave; cet &eacute;gard, d&rsquo;&eacute;mettre un regret, en forme de b&eacute;mol certes, mais un regret&nbsp;: cette contribution, si riche, n&rsquo;est h&eacute;las pas traduite). Elle d&eacute;monte l&rsquo;opposition entre d&eacute;mocratie directe et repr&eacute;sentation en mettant au jour leur intrication, ainsi que le r&ocirc;le d&eacute;cisif jou&eacute; par la d&eacute;fiance et les accusations de corruption. Ath&egrave;nes appara&icirc;t moins comme le mythe de la pr&eacute;sence inconditionn&eacute;e du peuple (l&rsquo;auteur rappelle par ailleurs que &laquo;&nbsp;ce&nbsp;&raquo; peuple ne correspond qu&rsquo;&agrave; une infime minorit&eacute;, un dixi&egrave;me &laquo;&nbsp;du&nbsp;&raquo; peuple ath&eacute;nien) que comme un chantier instable o&ugrave; participation et d&eacute;l&eacute;gation s&rsquo;imbriquent, et o&ugrave; la perte de confiance semble h&eacute;las consubstantielle &agrave; ses institutions politiques.</p>
<p>En effet, ce qu&rsquo;on appelle commun&eacute;ment, commod&eacute;ment, &laquo;&nbsp;d&eacute;mocratie directe&nbsp;&raquo; dans le mod&egrave;le ath&eacute;nien repose en fait &ndash; si l&rsquo;on pousse l&rsquo;analyse scrupuleusement, chose que Gianluca Cuniberti nous invite &agrave; faire &ndash; sur un montage de m&eacute;diations, qui &eacute;chappe &agrave; l&rsquo;id&eacute;e commune que l&rsquo;on pourrait avoir de l&rsquo;Ath&egrave;nes antique&nbsp;: tirage au sort, fonctions &eacute;lectives et autres. Les accusations de <em>dorodokia</em> (appelons-la, pour aller &agrave; l&rsquo;essentiel, corruption) contribuent &agrave; la critique du syst&egrave;me en ce sens que cette derni&egrave;re nourrit une charge r&eacute;currente contre la d&eacute;l&eacute;gation, m&ecirc;me dans un r&eacute;gime se voulant &eacute;minemment participatif (v. p. 18). La <em>dorodokia</em> devient &ndash; c&rsquo;est toujours d&rsquo;actualit&eacute; &ndash; un cheval de Troie participant d&rsquo;une critique radicale de la d&eacute;mocratie en sa forme, &eacute;videmment, repr&eacute;sentative (quoique certains amalgament critique de la repr&eacute;sentation et critique de la d&eacute;mocratie, &agrave; des fins bien &eacute;videmment douteuses). En utilisant habilement l&rsquo;&oelig;uvre d&rsquo;Aristophane, Gianluca Cuniberti nous expose une critique interne, pointue, de la repr&eacute;sentation qui, malgr&eacute; les (fausses) &eacute;vidences, participe de ce prestigieux h&eacute;ritage antique. Il ne s&rsquo;agit pas d&rsquo;une condamnation isol&eacute;e des individus d&eacute;nonc&eacute;s comme corrompus. C&rsquo;est bien plut&ocirc;t la distance m&ecirc;me qui s&eacute;pare la <em>polis</em> de ceux qui pr&eacute;tendent l&rsquo;incarner qui est vis&eacute;e. Cette mise en cause &eacute;rode la confiance en l&rsquo;institution d&eacute;mocratique en tant que telle. Cette dynamique donne &agrave; la r&eacute;flexion de &nbsp;Gianluca Cuniberti une port&eacute;e &eacute;minemment contemporaine.</p>
<p>Le chapitre de Lorenzo Tanzini prolonge utilement cette remise en cause des &eacute;vidences modernes. En &eacute;tudiant les conseils urbains de l&rsquo;Italie communale, il d&eacute;place la question vers le rapport entre &laquo;&nbsp;les parties&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;le tout&nbsp;&raquo;, c&rsquo;est-&agrave;-dire vers la difficult&eacute; de savoir ce qu&rsquo;une assembl&eacute;e repr&eacute;sente lorsqu&rsquo;elle pr&eacute;tend parler au nom d&rsquo;une communaut&eacute; dont les contours restent eux-m&ecirc;mes disput&eacute;s. Le m&eacute;rite du texte est de rappeler que le probl&egrave;me repr&eacute;sentatif ne porte pas seulement sur le m&eacute;canisme qui relie mandants et mandataires, mais aussi sur la construction du sujet collectif repr&eacute;sent&eacute;&nbsp;: la communaut&eacute; n&rsquo;est jamais donn&eacute;e, elle est toujours produite, filtr&eacute;e, hi&eacute;rarchis&eacute;e. Cet acquis, que l&rsquo;on retrouve &agrave; d&rsquo;autres endroits du volume, est central&nbsp;: il interdit de supposer na&iuml;vement l&rsquo;existence pr&eacute;alable d&rsquo;un peuple homog&egrave;ne que les institutions n&rsquo;auraient plus qu&rsquo;&agrave; refl&eacute;ter.</p>
<p>Plusieurs contributions de la partie historique confirment ainsi que la repr&eacute;sentation doit &ecirc;tre abord&eacute;e moins comme un simple proc&eacute;d&eacute; de d&eacute;l&eacute;gation que comme une op&eacute;ration de mise en forme du politique. Le chapitre de Manuela Albertone sur Necker, celui d&rsquo;Olivier Christin et Henri-Pierre Mottironi sur les actionnaires des compagnies de commerce, ou encore celui de Francesco Bonini sur les formes de repr&eacute;sentation non &eacute;lective, montrent chacun &agrave; sa mani&egrave;re que la repr&eacute;sentation s&rsquo;est d&eacute;ploy&eacute;e bien au-del&agrave; du seul espace parlementaire et que celui-ci a longtemps coexist&eacute; avec d&rsquo;autres. Il en r&eacute;sulte que le gouvernement repr&eacute;sentatif moderne n&rsquo;est qu&rsquo;une focale, que nous aurions tort d&rsquo;&eacute;tudier isol&eacute;e d&rsquo;un moment historique au long cours.</p>
<p>En cela, le livre &eacute;vite l&rsquo;&eacute;cueil qui consisterait &agrave; raconter toute l&rsquo;histoire de la repr&eacute;sentation comme une marche lin&eacute;aire vers le suffrage universel. Et d&rsquo;ailleurs, tel suffrage fut critiqu&eacute; par certains parce qu&rsquo;il advenait sans que le peuple, si tant est qu&rsquo;on puisse le saisir, ne soit &eacute;duqu&eacute;. Pensons &agrave; Louis Blanc par exemple, affirmant que &laquo;&nbsp;l&rsquo;&eacute;ducation du pays n&rsquo;est pas faite&nbsp;: c&rsquo;est &agrave; vous de le guider&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Qui &eacute;tait ce vous&nbsp;? Cela peut para&icirc;tre paradoxal venant d&rsquo;une grande figure de la R&eacute;volution de 1848&nbsp;: les repr&eacute;sentants. Ceux-l&agrave; m&ecirc;me auxquels (na&iuml;vet&eacute;&nbsp;?) Blanc assignait pour r&ocirc;le premier d&rsquo;&laquo;&nbsp;&eacute;lever&nbsp;&raquo; le peuple, avant que ses membres s&rsquo;&eacute;l&egrave;vent en tant que citoyens pleinement libres.</p>
<p>La section th&eacute;orique du volume s&rsquo;ouvre avec le chapitre de Michel Troper qui, relisant conjointement Rousseau et Kelsen, reconstruit la repr&eacute;sentation parlementaire comme une fiction in&eacute;vitable. En prenant au s&eacute;rieux l&rsquo;id&eacute;e rousseauiste d&eacute;velopp&eacute;e dans le <em>Contrat social </em>(1762) selon laquelle la souverainet&eacute; &laquo;&nbsp;ne se repr&eacute;sente pas&nbsp;&raquo;, parce qu&rsquo;elle &laquo;&nbsp;consiste essentiellement dans la volont&eacute; g&eacute;n&eacute;rale&nbsp;&raquo; et qu&rsquo;&laquo;&nbsp;une volont&eacute; ne peut &ecirc;tre repr&eacute;sent&eacute;e, car elle est la m&ecirc;me ou elle est une autre. Il n&rsquo;y a point de milieu&nbsp;&raquo;, et la critique kels&eacute;nienne de la &laquo;&nbsp;volont&eacute; du peuple&nbsp;&raquo; comme entit&eacute; fictive, Michel Troper montre que la th&eacute;orie classique du r&eacute;gime repr&eacute;sentatif repose sur une op&eacute;ration logique fragile&nbsp;: on postule l&rsquo;existence d&rsquo;un peuple dot&eacute; d&rsquo;une volont&eacute; pr&eacute;&#8209;politique, puis on affirme que cette volont&eacute; se trouve exprim&eacute;e par le Parlement, alors m&ecirc;me que, dans les faits, elle n&rsquo;existe que dans et par les d&eacute;cisions de cet organe, ce qui fait de la repr&eacute;sentation une th&eacute;orie &laquo;&nbsp;tautologique&nbsp;&raquo; recelant &laquo;&nbsp;une contradiction interne&nbsp;&raquo; (p. 106&#8209;107). La repr&eacute;sentation appara&icirc;t ainsi comme une fiction, un &laquo;&nbsp;comme si&nbsp;&raquo;, tel que l&rsquo;indique l&rsquo;auteur (omettant, soyons taquins, de r&eacute;f&eacute;rencer le <em>Als ob</em> kantien). N&eacute;anmoins, Michel Troper insiste sur le fait que cette fiction est indispensable pour que le syst&egrave;me puisse attribuer &agrave; un sujet collectif (le peuple) des d&eacute;cisions prises par des acteurs diff&eacute;rents (les repr&eacute;sentants), tout en &eacute;vitant &agrave; la fois l&rsquo;illusion de l&rsquo;autogouvernement int&eacute;gral et la franchise d&rsquo;un pur gouvernement d&rsquo;&eacute;lites.</p>
<p>Dario Castiglione d&eacute;place ensuite le centre de gravit&eacute; de la r&eacute;flexion, en ne s&rsquo;attachant plus d&rsquo;abord &agrave; la coh&eacute;rence logique de la repr&eacute;sentation, mais &agrave; sa fragilit&eacute; institutionnelle. S&rsquo;inspirant de Hanna Pitkin, il d&eacute;finit la repr&eacute;sentation politique comme une &laquo;&nbsp;institution humaine extraordinairement fragile et exigeante&nbsp;&raquo; (formule de Pitkin qu&rsquo;il reprend et discute, p. 115&#8209;116)&nbsp;: non pas une relation simple entre un repr&eacute;sentant et ses mandants, mais un syst&egrave;me de pratiques et d&rsquo;institutions qui articule partis, &eacute;lections, assembl&eacute;es, opinion publique, organisations sociales, etc. De ce point de vue, la repr&eacute;sentation n&rsquo;a rien d&rsquo;&laquo;&nbsp;intrins&egrave;quement d&eacute;mocratique&nbsp;&raquo; (p. 115&#8209;117)&nbsp;: elle peut faire partie d&rsquo;un ordre d&eacute;mocratique, mais seulement si certaines antinomies constitutives sont trait&eacute;es politiquement plut&ocirc;t que ni&eacute;es &mdash; tension entre mandat et ind&eacute;pendance, entre int&eacute;r&ecirc;ts particuliers et int&eacute;r&ecirc;t g&eacute;n&eacute;ral, entre niveau local et niveau national, entre sph&egrave;re priv&eacute;e et sph&egrave;re publique. Dario Castiglione propose alors quelques crit&egrave;res normatifs pour &eacute;valuer la qualit&eacute; d&eacute;mocratique des dispositifs repr&eacute;sentatifs (inclusion, &eacute;galit&eacute;, capacit&eacute; de contr&ocirc;le, qualit&eacute; du jugement politique), tout en soulignant les &laquo;&nbsp;<em>malesseri</em>&nbsp;&raquo; (mal-&ecirc;tre) contemporains de la repr&eacute;sentation (affaiblissement des partis, personnalisation du pouvoir, mont&eacute;e du populisme) qui rendent plus visibles cette fragilit&eacute; structurelle (p.&nbsp;115&#8209;120).</p>
<p>On peut ici regretter le renvoi &agrave; la seule Hanna Pitkin, philosophe ind&eacute;niablement estimable pour autant. N&eacute;anmoins, elle s&rsquo;appuie essentiellement sur la racine latine de &laquo;&nbsp;repr&eacute;sentation&nbsp;&raquo;. <em>Repraesentare</em> signifie en latin rendre pr&eacute;sent un objet absent. Mais se contenter d&rsquo;une telle acception est chose frustrante. Elle n&rsquo;&eacute;puise en effet pas toutes les potentialit&eacute;s du terme. Il ne s&rsquo;agit pas seulement de dire que repr&eacute;senter c&rsquo;est rendre pr&eacute;sente une chose absente mais de savoir encore comment. &Agrave; cet &eacute;gard, il importe de remonter aux sources grecques de la repr&eacute;sentation. &Agrave; l&rsquo;origine, le substantif <em>mimesis</em> (&mu;&#943;&mu;&eta;&sigma;&iota;&sigmaf;) peut &ecirc;tre traduit de deux fa&ccedil;ons&nbsp;: par &laquo;&nbsp;repr&eacute;sentation&nbsp;&raquo; et par &laquo;&nbsp;imitation&nbsp;&raquo;. Dans un essai remarquable, non r&eacute;f&eacute;renc&eacute; dans cet ouvrage collectif, Myriam Revault d&rsquo;Allonnes oppose deux traditions philosophiques, platonicienne et aristot&eacute;licienne<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. La mimesis d&eacute;rive du terme <em>mimos</em> (<a href="https://fr.wiktionary.org/wiki/%CE%BC%E1%BF%96%CE%BC%CE%BF%CF%82" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&mu;&#8150;&mu;&omicron;&sigmaf;</a>) qui signifie acteur. Or, explique-t-elle, &laquo;&nbsp;lorsque Platon r&eacute;investit philosophiquement la notion de mimesis, il en infl&eacute;chit le sens&nbsp;: il la pense non plus &agrave; partir de la source th&eacute;&acirc;trale ou plus g&eacute;n&eacute;ralement expressive mais &agrave; partir des arts visuels et de la peinture&nbsp;&raquo; (p. 22). D&egrave;s lors, la mimesis devient l&rsquo;imitation, n&eacute;cessairement imparfaite, de l&rsquo;Id&eacute;e. De sorte que &laquo;&nbsp;l&rsquo;organisation de la cit&eacute; id&eacute;ale est affaire de mimesis au sens o&ugrave; les fondements et le fonctionnement doivent se r&eacute;gler sur l&rsquo;id&eacute;al philosophique de l&rsquo;&Ecirc;tre immuable&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;26). Bien &eacute;videmment, la conception platonicienne de l&rsquo;imitation renvoie non au monde r&eacute;el, mais &agrave; celui de l&rsquo;Id&eacute;e, en l&rsquo;occurrence celle de l&rsquo;&Ecirc;tre immuable. Elle ne correspond donc pas &agrave; la conception de la repr&eacute;sentation descriptive, c&rsquo;est-&agrave;-dire de l&rsquo;imitation la plus fid&egrave;le possible de la multitude qui se constitue en peuple. On peut pourtant bien y rechercher sa source.</p>
<p>Mais revenons &agrave; l&rsquo;ouvrage. Lu&iacute;s Pereira Coutinho, toujours dans cette deuxi&egrave;me partie th&eacute;orique, &eacute;largit encore le cadre en d&eacute;pla&ccedil;ant la focale du duo classique peuple/parlement vers la justice constitutionnelle. Sa contribution interroge la mani&egrave;re dont on peut parler de &laquo;&nbsp;repr&eacute;sentation&nbsp;&raquo; &agrave; propos des cours constitutionnelles, alors m&ecirc;me qu&rsquo;elles ne proc&egrave;dent pas du suffrage universel et ne se r&eacute;clament pas d&rsquo;un mandat populaire. L&rsquo;auteur commence par d&eacute;finir la &laquo;&nbsp;repr&eacute;sentation juridico&#8209;constitutionnelle&nbsp;&raquo; comme une repr&eacute;sentation qui ne vise pas &agrave; rendre pr&eacute;sente &laquo;&nbsp;une unit&eacute; substantielle ou politique du peuple&nbsp;&raquo;, mais qui &laquo;&nbsp;se justifie m&ecirc;me par la conscience que le peuple n&rsquo;existe pas avant la repr&eacute;sentation&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;150). Il pr&eacute;cise que ce concept est un &laquo;&nbsp;concept constitutif au sens d&eacute;velopp&eacute; par Michel Troper, c&rsquo;est&#8209;&agrave;&#8209;dire un concept d&eacute;pourvu de toute r&eacute;f&eacute;rence ontologique&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;149). Plut&ocirc;t que de penser les organes constitutionnels comme les repr&eacute;sentants d&rsquo;un &laquo;&nbsp;peuple&nbsp;&raquo; substantiel, Lu&iacute;s Pereira Coutinho montre qu&rsquo;ils peuvent &ecirc;tre compris comme des instances qui, en un sens sp&eacute;cifique, &laquo;&nbsp;repr&eacute;sentent&nbsp;&raquo; la Constitution et les droits fondamentaux, en ce qu&rsquo;ils font valoir, face aux majorit&eacute;s politiques, les normes et principes qui structurent l&rsquo;ordre d&eacute;mocratique et en limitent les d&eacute;rives (p.&nbsp;151&#8209;152). Ce d&eacute;placement oblige &agrave; reconfigurer les fronti&egrave;res de la repr&eacute;sentation politique&nbsp;: celle&#8209;ci n&rsquo;est plus seulement &eacute;lectorale, mais s&rsquo;&eacute;tend &agrave; des organes juridictionnels qui incarnent d&rsquo;autres dimensions du projet d&eacute;mocratique (protection des minorit&eacute;s, garantie des droits, stabilit&eacute; des r&egrave;gles du jeu). L&rsquo;article de Lu&iacute;s Pereira Coutinho ouvre ainsi la r&eacute;flexion sur une pluralisation des formes de repr&eacute;sentation &mdash; parlementaire et juridictionnelle &mdash; et, ce faisant, met implicitement en tension les lectures les plus sceptiques de la repr&eacute;sentation comme pure fiction, en montrant comment le vocabulaire repr&eacute;sentatif migre vers des acteurs qui op&egrave;rent en dehors du circuit &eacute;lectif classique.</p>
<p>La derni&egrave;re partie du livre est consacr&eacute;e aux pratiques contemporaines. Ne citons ici (c&rsquo;est la contrainte de l&rsquo;exercice, qui ne peut pr&eacute;tendre &agrave; l&rsquo;exhaustivit&eacute;) que deux auteurs. Sabino Cassese montre que la crise des partis ne d&eacute;signe pas seulement une d&eacute;saffection &eacute;lectorale, magnifi&eacute;e par la mont&eacute;e exponentielle de l&rsquo;abstention&nbsp;: elle affecte la fonction m&ecirc;me d&rsquo;interm&eacute;diation que pr&eacute;tend r&eacute;aliser la repr&eacute;sentation. Le texte de Joni Lovenduski rappelle par ailleurs utilement que la critique de la repr&eacute;sentation ne peut rester aveugle aux exclusions persistantes, en particulier &agrave; la sous-repr&eacute;sentation des femmes et aux m&eacute;canismes institutionnels qui la reproduisent. En int&eacute;grant ces questions, le volume &eacute;vite de faire de la repr&eacute;sentation un probl&egrave;me purement constitutionnel ou sp&eacute;culatif.</p>
<p>L&rsquo;apport incontestable de cet ouvrage est de tenir ensemble trois id&eacute;es souvent dissoci&eacute;es. Tout d&rsquo;abord, la repr&eacute;sentation est incontournable dans les soci&eacute;t&eacute;s modernes, parce que l&rsquo;on ne peut gouverner sans m&eacute;diations institutionnelles. Ensuite, il est affirm&eacute; et sourc&eacute; que cette n&eacute;cessit&eacute; n&rsquo;&eacute;tablit en rien que la repr&eacute;sentation est en soi d&eacute;mocratique (elle est apparue par ailleurs avant la d&eacute;mocratie) tant son histoire est travers&eacute;e de tensions fort &eacute;loign&eacute;es de l&rsquo;id&eacute;al d&rsquo;&eacute;galit&eacute; politique. Enfin, la crise contemporaine de la repr&eacute;sentation ne saurait &ecirc;tre comprise si l&rsquo;on oublie que les gouvern&eacute;s ne demandent pas seulement &agrave; &ecirc;tre administr&eacute;s efficacement, mais aussi &agrave; se reconna&icirc;tre dans leurs institutions, celles qui agissent en leur nom tout en s&rsquo;&eacute;loignant d&rsquo;eux.</p>
<p>Ce livre montre avec force que la repr&eacute;sentation est &agrave; la fois mandat, figuration, institution, proc&eacute;dure, incarnation, m&eacute;diation sociale et parfois simple rh&eacute;torique de l&eacute;gitimation. Mais cette polys&eacute;mie ne risque-t-elle pas de diluer l&rsquo;objet &eacute;tudi&eacute;&nbsp;? Si un terme &eacute;pouse tant de formes, est-il notion ou concept&nbsp;? Cette question, &agrave; notre sens fondamentale, n&rsquo;est pas pos&eacute;e, du moins ne l&rsquo;est-elle pas encore dans ce volume, qui augure un travail prochain, gageons-le, d&rsquo;une f&eacute;condit&eacute; tout aussi forte.</p>
<p>Pour autant et surtout, <em>Critiquer la repr&eacute;sentation politique ?</em> est un ouvrage important, essentiel. &Agrave; n&rsquo;en pas douter il fera r&eacute;f&eacute;rence. &Agrave; n&rsquo;en pas douter il sera scrut&eacute;, &eacute;tudi&eacute;, critiqu&eacute;. &Agrave; n&rsquo;en pas douter il sera un socle, un tremplin duquel se projetteront d&rsquo;autres travaux &agrave; venir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> [1] Louis Blanc, <em>Histoire de la R&eacute;volution de 1848</em>, T. II, Paris : C. Marpon et E. Flammarion, 1880, 2 vol., 321, 360 p.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Myriam Revault d&rsquo;Allonnes, <em>Le miroir et la sc&egrave;ne. Ce que peut la repr&eacute;sentation politique</em>, Paris&nbsp;: Seuil, 2016, 195 p.</p>]]></content>
	<updated>2026-07-04T07:33:33+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-07-04T07:33:33+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Kadijustiz als Negerkuss der Rechtssoziologie?</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Ist der Kadi, &auml;hnlich wie der Negerkuss, der als rassistisch konnotiert und deshalb als inakzeptabel...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Ist der Kadi, &auml;hnlich wie der Negerkuss, der als rassistisch konnotiert und deshalb als inakzeptabel gilt, diskriminierend, so dass er aus dem Sprachgebrauch von Rechtssoziologie und Rechtstheorie verbannt werden muss? Ich habe Hubert Treibers &raquo;Einladung zur Lekt&uuml;re&laquo; von Max Webers Rechtssoziologie[1]&nbsp;angenommen. Dabei bin ich auch auf den Begriff der Kadijustiz gesto&szlig;en, den Weber allein in &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-07-02T18:52:54+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<title type="html">Soutenances de thèses – Juillet 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Oussama LITIM, La repr&eacute;sentation de l&rsquo;armateur, &eacute;tude compar&eacute;e du droit maritime
Universit&eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Oussama LITIM, La repr&eacute;sentation de l&rsquo;armateur, &eacute;tude compar&eacute;e du droit maritime</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 1er juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178717&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br></strong></p>
<p><strong>Floriane DAMIAO, Les personnes majeures en situation de handicap en &eacute;tablissement et service m&eacute;dico-social : le difficile &eacute;quilibre entre droit &agrave; la protection et droit &agrave; l&rsquo;autonomie<br></strong>Universit&eacute; Jean Moulin Lyon 3, 02 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=165829&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Tristan GIL, Le service public culturel : e&#769;tude sur la gestion coope&#769;rative</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Cit&eacute;, 02 juillet 2026</p>
<p><a href="https://ed262.u-paris.fr/events/event/soutenance-de-jennifer-vautrin/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Serge Junior ANTCHOUE AWORET, Droit du financement de la vie politique au Maghreb et en Afrique subsaharienne : &eacute;tude compar&eacute;e des cas du B&eacute;nin, du Mali, du Maroc, du Niger et de la Tunisie depuis les ann&eacute;es 1990<br></strong>Universit&eacute; Bourgogne Europe, 03 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=104873&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Zo&eacute; FELICI, La chose autonome. Contribution &agrave; l&rsquo;appr&eacute;hension juridique de l&rsquo;intelligence artificielle en droit des biens</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 03 juillet 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/zoe-felici-iejuc-soutiendra-sa-these-la-chose-autonome-contribution-a-lapprehension-juridique-de-lintelligence-artificielle-en-droit-des-biens-dirigee-par-m-guillaume-beaussonie" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Alicia PHILLIPS Pr&eacute;judice li&eacute; aux changements climatiques&nbsp;: justice &eacute;nerg&eacute;tique pour les g&eacute;n&eacute;rations actuelles et futures<br></strong>Universit&eacute; Pau et Pays de l&rsquo;Adour, 03 juillet 2026</p>
<p><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=159642&amp;site=uppassh&amp;" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Marthe LEROY, La l&eacute;gitimit&eacute; des organisations syndicales et professionnelles d&rsquo;employeurs R&eacute;flexions &agrave; partir de la repr&eacute;sentation collective </strong></p>
<p>Panth&eacute;on-Assas Universit&eacute;, 04 juillet 2026</p>
<p><a href="https://www.assas-universite.fr/fr/recherche/soutenances-de-theses/legitimite-organisations-syndicales-professionnelles-demployeurs" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jean CAPIEZ, Les caract&eacute;ristiques des biens. Une optimisation l&eacute;gistique</strong></p>
<p>Aix Marseille Universit&eacute;, 06 juillet 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/104" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ahmadali KABIRICHIMEH, La s&eacute;curisation juridique des relations commerciales entre les petites et moyennes entreprises (PME) fran&ccedil;aises et iraniennes<br></strong>Universit&eacute; Jean Moulin Lyon 3, 06 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=171414&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong><br></strong><strong>P&eacute;l&eacute;ni KONE, Le surendettement des particuliers dans l&rsquo;espace OHADA : contribution &agrave; la construction d&rsquo;un droit uniformis&eacute; &agrave; la lumi&egrave;re du droit compar&eacute;</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 06 juillet 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/peleni-kone-cda-soutiendra-sa-these-le-surendettement-des-particuliers-dans-lespace-ohada-contribution-a-la-construction-dun-droit-uniformise-a-la-lumiere-du-droit-compare-dirigee-par-mme-marie-andree-rakotovahiny" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Claire LEOUFFRE, L&rsquo;autonomie du juge p&eacute;nal, essai d&rsquo;une th&eacute;orie g&eacute;n&eacute;rale sur les rapports entre le juge p&eacute;nal et tous les autres juges</strong></p>
<p>Aix Marseille Universit&eacute;, 06 juillet 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/100" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Isabella Daisy MITRA SEIF, L&rsquo;&eacute;mergence d&rsquo;obligations des entreprises en droit international public <br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 06 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179659&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Tuan Kiet NGUYEN, Le groupe de soci&eacute;t&eacute;s en droit du travail&nbsp;: &eacute;tude comparative des droits fran&ccedil;ais et vietnamien <br></strong>Universit&eacute; de Bordeaux, 06 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=88756&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Sarra TALMATKADI, L&rsquo;</strong><strong>&Eacute;tat demandeur en droit de l&rsquo;investissement<br></strong>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil, 06 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=95571&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ibrahima TRAOR</strong><strong>&Eacute;, La notion de besoin en droit des march&eacute;s publics : analyse compar&eacute;e en droits fran&ccedil;ais et malien</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 06 juillet 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/ibrahima-traore-idetcom-soutiendra-sa-these-la-notion-de-besoin-en-droit-des-marches-publics-analyse-comparee-en-droits-francais-et-malien-dirigee-par-monsieur-sebastien-saunier" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Agathe SALINES, Le droit de modifier son corps</strong><br>Universit&eacute; de Montpellier, 07 juillet 2026</p>
<p><a href="https://ed461.edu.umontpellier.fr/files/2026/06/Avis-de-soutenance-Salines-Agathe.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Frank BARAT, L&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t collectif des cr&eacute;anciers en droit des entreprises en difficult&eacute;</strong><br>Lille, Universit&eacute; Polytechnique Hauts de France, 08 juillet 2026</p>
<p><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192645&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Dossou DJOLOLO, Les crises et le droit des proc&eacute;dures collectives en droit compar&eacute; franco-OHADA<br></strong>Universit&eacute; de Poitiers, 08 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=184553&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>S&egrave;m&egrave;d&eacute;ton Gautier MAKOUTODE, Processus de r&eacute;gionalisation du droit du travail en Afrique subsaharienne : constat d&rsquo;arr&ecirc;t et voies de relance</strong> <br>Universit&eacute; de Bordeaux, 08 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=123435&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Eva MASTROMARINO, L&rsquo;encadrement juridique des pratiques d&rsquo;am&eacute;nagement, &agrave; l&rsquo;aune des enjeux environnementaux<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 08 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=160037&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Joe ZGHEIB, Le terrorisme : une impossible d&eacute;finition ?</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, 08 juillet 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/joe-zgheib-idp-soutiendra-sa-these-le-terrorisme-une-impossible-definition-dirigee-par-madame-catherine-ginestet" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ammed DERRA, Les limites du monopole conf&eacute;r&eacute; par le brevet d&rsquo;invention. Les convergences entre les droits fran&ccedil;ais et OAPI</strong><br>Universit&eacute; de Lorraine, 09 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=125444&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Attano AHITE, Le droit et la gestion des crises sanitaires</strong><br>Universit&eacute; de Bordeaux, 10 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=125754&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Margaux BASSOLI, L&rsquo;original num&eacute;rique g&eacute;n&eacute;r&eacute; par la blockchain. Contribution &agrave; l&rsquo;identification d&rsquo;un nouveau bien au sein de la propri&eacute;t&eacute; litt&eacute;raire et artistique<br></strong>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 10 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=108956&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Thomas OUEDRAOGO, Le r&egrave;glement amiable dans le contentieux international des droits de l&rsquo;Homme<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 10 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=141876&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Doriane RETTIG, L&rsquo;autonomie de la personne &agrave; l&rsquo;aune des usages num&eacute;riques<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 10 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178278&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Boris GOGOUA, Le concept juridique de s&eacute;curit&eacute; nationale dans le cadre institutionnel ivoirien<br></strong>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 16 juillet 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=130631&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-07-02T13:10:36+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Law, Literature and Legal Counterfactuals. Method of Contrastive Discourse Analysis Using the Example of Contemporary Literature | Alexandra Juster</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Alexandra Juster, Law, Literature and Legal Counterfactuals. Method of Contrastive Discourse Analys...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER-199x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER-199x300.jpg 199w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER-332x500.jpg 332w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER-768x1157.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER.jpg 827w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER-199x300.jpg 199w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER-332x500.jpg 332w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER-768x1157.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/07/COUV-JUSTER.jpg 827w" sizes="(max-width: 199px) 100vw, 199px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Alexandra Juster, <em>Law, Literature and Legal Counterfactuals. Method of Contrastive Discourse Analysis Using the Example of Contemporary Literature</em></strong>, Cham: Springer, 2025, coll. &ldquo;Law and Visual Jurisprudence&rdquo; (16), 286 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Damien Connil (IE2IA-DICE, CNRS, Univ. Pau &amp; Pays Adour, Aix Marseille Univ., Universit&eacute; de Toulon)</strong></p>
<p>L&rsquo;ouvrage d&rsquo;Alexandra Juster repose sur un souhait et deux objectifs. Le souhait est celui de contribuer au d&eacute;veloppement europ&eacute;en du mouvement <em>Droit et Litt&eacute;rature</em>. Les objectifs, eux, sont, d&rsquo;une part, de favoriser un rapprochement du point de vue m&eacute;thodologique entre l&rsquo;&eacute;tude du droit et de la litt&eacute;rature &ndash; gr&acirc;ce &agrave; un objet commun (le texte) et des outils partag&eacute;s (analyse du discours et herm&eacute;neutique) &ndash; et, d&rsquo;autre part, d&rsquo;en proposer une m&eacute;thode qualifi&eacute;e de &laquo;&nbsp;comparaison contrefactuelle&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;<em>counterfactual contrast</em>&nbsp;&raquo;). Pour Alexandra Juster, le texte est cet objet commun qui lie et qui relie le droit et la litt&eacute;rature et justifie les rapprochements du litt&eacute;raire et du juridique, de la norme et de l&rsquo;imaginaire. &laquo;&nbsp;Le texte, en tant que fondement de la recherche interdisciplinaire entre le droit et la litt&eacute;rature, peut &ecirc;tre &eacute;largi, r&eacute;duit, modifi&eacute; et corrig&eacute;, mais il ne peut &ecirc;tre remplac&eacute; par rien d&rsquo;autre que le texte&nbsp;&raquo; (p. 128). Juristes et litt&eacute;raires &laquo;&nbsp;ont en partage le texte, comme objet central de leur recherche, que chaque discipline appr&eacute;hende (ou peut appr&eacute;hender) &agrave; sa mani&egrave;re&nbsp;&raquo; (p. 261).</p>
<p>L&rsquo;ouvrage est surtout r&eacute;v&eacute;lateur de l&rsquo;&eacute;tat de la recherche au sein du courant <em>Droit et Litt&eacute;rature</em>. Il en montre une &eacute;tape ou un moment. Encore trop souvent pr&eacute;sent&eacute; comme un mouvement &eacute;mergent en Europe, ce courant n&rsquo;en est pourtant plus &agrave; ses balbutiements, ni &agrave; ses d&eacute;buts. Des ouvrages, des colloques, des revues, des soci&eacute;t&eacute;s savantes, des enseignements ont, depuis de nombreuses ann&eacute;es, &eacute;t&eacute; publi&eacute;s, organis&eacute;s et cr&eacute;&eacute;s. La question centrale n&rsquo;est plus tellement celle du &laquo;&nbsp;Pourquoi&nbsp;?&nbsp;&raquo; mais, bien davantage d&eacute;sormais, celle du &laquo;&nbsp;Comment&nbsp;?&nbsp;&raquo;. L&rsquo;ouvrage &ndash; traduction en anglais de travaux initialement men&eacute;s en allemand et dont il est ici rendu compte en fran&ccedil;ais &ndash; l&rsquo;illustre. Comme il illustre aussi (et n&eacute;anmoins) les h&eacute;sitations et interrogations m&eacute;thodologiques de celles et ceux qui s&rsquo;y int&eacute;ressent.</p>
<p>Outre un court chapitre d&rsquo;introduction qui explique la d&eacute;marche de l&rsquo;autrice et les circonstances de r&eacute;daction de l&rsquo;ouvrage, et un chapitre de conclusion, quatre chapitres int&eacute;rieurs portent respectivement&nbsp;: sur le mouvement <em>Droit et Litt&eacute;rature</em> pour concentrer l&rsquo;analyse sur le &laquo;&nbsp;Droit <em>dans</em> la litt&eacute;rature&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;<em>Law </em>in<em> Literature</em>&nbsp;&raquo;)&nbsp;; sur les concepts que l&rsquo;autrice mobilise pour proc&eacute;der au rapprochement et &agrave; l&rsquo;&eacute;tude du droit et de la litt&eacute;rature (interdisciplinarit&eacute;, discours, herm&eacute;neutique, contrefactuel)&nbsp;; sur la m&eacute;thode qu&rsquo;elle entend pr&eacute;cis&eacute;ment d&eacute;velopper pour cela, cette &laquo;&nbsp;comparaison contrefactuelle&nbsp;&raquo;&nbsp;; et sur sa mise en &oelig;uvre &agrave; travers cinq &eacute;tudes de cas (cinq r&eacute;cits).</p>
<p>Les six chapitres de l&rsquo;ouvrage forment presque trois essais qu&rsquo;Alexandra Juster propose ainsi &agrave; la lecture.</p>
<p>Le premier concerne le mouvement <em>Droit et Litt&eacute;rature</em> lui-m&ecirc;me. L&rsquo;ouvrage en rappelle la trajectoire et les classiques, am&eacute;ricains notamment (Wigmore, Cardozo, White, Weisberg, Posner&hellip;). Alexandra Juster en distingue surtout et principalement deux branches&nbsp;: le&nbsp;&laquo;&nbsp;droit <em>comme</em> litt&eacute;rature&nbsp;&raquo; (<em>Law </em>as<em> Literature</em>) et le &laquo;&nbsp;droit <em>dans</em> la litt&eacute;rature&nbsp;&raquo; (<em>Law </em>in<em> Literature</em>)&nbsp;&ndash;&nbsp;auxquelles s&rsquo;ajoute traditionnellement le &laquo;&nbsp;droit <em>de</em> la litt&eacute;rature&nbsp;&raquo; (<em>Law </em>of<em> Literature</em>). Dans l&rsquo;ouvrage, c&rsquo;est uniquement le droit <em>dans</em> la litt&eacute;rature qui retient l&rsquo;attention de l&rsquo;autrice mais son apport, &agrave; ce sujet, r&eacute;side dans un triple panorama de la discipline. Au-del&agrave; des classiques am&eacute;ricains &ndash; promoteurs ou critiques d&rsquo;une analyse de <em>Droit et Litt&eacute;rature</em> &ndash; l&rsquo;ouvrage passe en revue les mani&egrave;res de faire telles que l&rsquo;autrice les observe dans l&rsquo;espace francophone, en Italie et dans les pays de langue allemande.</p>
<p>&Agrave; propos des pays francophones, Alexandra Juster note un mouvement relativement tardif, cite divers travaux et souligne que l&rsquo;accent y est souvent mis sur la richesse et la libert&eacute; qu&rsquo;offre la litt&eacute;rature lorsque l&rsquo;on &eacute;tudie le droit. Prenant notamment appui sur Fran&ccedil;ois Ost, elle remarque que celui-ci &laquo;&nbsp;met en avant le potentiel cr&eacute;atif et heuristique de la litt&eacute;rature face aux rigidit&eacute;s du droit&nbsp;&raquo; (p. 16). En Italie, le mouvement est pr&eacute;sent&eacute; comme plus ancien, plus ancr&eacute; et plus &laquo;&nbsp;dynamique&nbsp;&raquo; mais aussi &laquo;&nbsp;plus fragment&eacute; et moins structur&eacute;&nbsp;&raquo; qu&rsquo;en France (p. 20). L&agrave; encore, de nombreux travaux et auteurs sont &eacute;voqu&eacute;s dans des directions diverses en insistant, peut-&ecirc;tre, sur un aspect qui est l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t p&eacute;dagogique de la litt&eacute;rature pour le droit et les juristes. Quant aux pays de langue allemande, Alexandra Juster met en &eacute;vidence l&rsquo;anciennet&eacute; des rapprochements entre le droit et la litt&eacute;rature en remontant aux XVIIIe, XIXe et premi&egrave;re moiti&eacute; du XXe si&egrave;cles avant d&rsquo;&eacute;voquer des travaux contemporains, nombreux. Elle note l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t port&eacute; aux questions de droit p&eacute;nal ainsi qu&rsquo;aux figures de juristes et observe que les &eacute;crivains comme les juristes s&rsquo;y attachent.</p>
<p>Ce &laquo;&nbsp;bref aper&ccedil;u comparatif de l&rsquo;&eacute;tat de la recherche en <em>Droit et Litt&eacute;rature</em>&nbsp;&raquo;, comme le qualifie l&rsquo;autrice (p. 28) et dont de plus amples d&eacute;veloppements &ndash; qui n&rsquo;&eacute;taient certes pas l&rsquo;objet du pr&eacute;sent ouvrage &ndash; pourraient &ecirc;tre d&eacute;gag&eacute;s, est d&eacute;j&agrave; en lui-m&ecirc;me r&eacute;v&eacute;lateur&nbsp;: tout &agrave; la fois, d&rsquo;un mouvement g&eacute;n&eacute;ral, d&rsquo;un attrait certain et, dans le m&ecirc;me temps, des sp&eacute;cificit&eacute;s d&rsquo;approches qui en font la diversit&eacute;.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me essai serait d&rsquo;un ordre plus th&eacute;orique et m&eacute;thodologique qu&rsquo;&eacute;pist&eacute;mologique. Gr&acirc;ce &agrave; la r&eacute;union des deux chapitres suivants de l&rsquo;ouvrage (les chapitres 3 et 4), le lecteur se voit proposer une m&eacute;thode d&rsquo;analyse de <em>Droit et Litt&eacute;rature</em>. Pour cela, l&rsquo;autrice s&rsquo;appuie sur quatre concepts qu&rsquo;elle articule ainsi que sur de nombreuses r&eacute;f&eacute;rences th&eacute;oriques. Ainsi, elle voit dans l&rsquo;interdisciplinarit&eacute; la possibilit&eacute; de d&eacute;velopper de nouveaux outils d&rsquo;analyse (p. 37-48). Le rapprochement du droit et de la litt&eacute;rature passe alors, selon elle, par l&rsquo;analyse du discours, qui constitue une voie partag&eacute;e, et par l&rsquo;&laquo;&nbsp;interdiscours&nbsp;&raquo; (&laquo;&nbsp;<em>interdiscourse</em>&nbsp;&raquo;), pr&eacute;sent&eacute; comme un &eacute;l&eacute;ment de rencontre (p. 48-62), auxquels l&rsquo;herm&eacute;neutique contribue dans la &laquo;&nbsp;recherche des points de contact m&eacute;thodologiques et structurels&nbsp;&raquo; (p. 63 et, plus largement, p.&nbsp;62-87). Transposant aussi et surtout l&rsquo;id&eacute;e d&rsquo;analyse contrefactuelle, issue de l&rsquo;historiographie, Alexandra Juster avance que celle-ci peut utilement s&rsquo;appliquer au droit dans la litt&eacute;rature (p. 99-108).</p>
<p>De cette d&eacute;marche, elle en tire donc une &laquo;&nbsp;m&eacute;thode&nbsp;&raquo; (p. 121-136) qu&rsquo;elle d&eacute;finit comme &laquo;&nbsp;s&rsquo;int&eacute;ress[ant] &agrave; la juxtaposition du droit du monde r&eacute;el et du discours juridique intradi&eacute;g&eacute;tique [&hellip;]&nbsp;&raquo; (p. 121). L&rsquo;ambition de l&rsquo;autrice, telle qu&rsquo;elle l&rsquo;expose, est ainsi de d&eacute;velopper, &agrave; partir des &eacute;l&eacute;ments d&eacute;crits, &laquo;&nbsp;une m&eacute;thode adapt&eacute;e &agrave; un usage interdisciplinaire&nbsp;&raquo; (p. 121). Elle en propose d&rsquo;ailleurs une synth&egrave;se dans un tableau des caract&eacute;ristiques, diff&eacute;rences et &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;intersection entre le droit et la litt&eacute;rature (p. 131-132) avant d&rsquo;en r&eacute;sumer un programme en six &eacute;tapes (p. 135)<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. Ces d&eacute;veloppements th&eacute;oriques et m&eacute;thodologiques d&rsquo;une centaine de pages sont, l&agrave; encore, r&eacute;v&eacute;lateurs d&rsquo;une recherche de fondements et d&rsquo;outils.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, un troisi&egrave;me et nouvel essai se dessine telle une mise en application de ces principes et de cette m&eacute;thode. Alexandra Juster en d&eacute;gage l&rsquo;&eacute;tude de cinq r&eacute;cits dont le choix r&eacute;sulte, comme elle l&rsquo;explique, aussi bien des &laquo;&nbsp;interactions entre le droit et la soci&eacute;t&eacute;&nbsp;&raquo; que ces textes emportent que de sa volont&eacute; de &laquo;&nbsp;d&eacute;passer l&rsquo;analyse de questions p&eacute;nales&nbsp;&raquo;, souvent abord&eacute;es, pour &eacute;voquer &laquo;&nbsp;d&rsquo;autres domaines du droit comme la lutte contre le terrorisme, le droit de la famille et de l&rsquo;asile, le droit talmudique et le droit coutumier&nbsp;&raquo; (p.&nbsp;137). Les cinq r&eacute;cits analys&eacute;s sont&nbsp;: <em>La d&eacute;cision</em> de Karine Tuil (Gallimard, 2022), <em>Sworn Virgin</em> d&rsquo;Elvira Dones (And Other Stories, 2014), <em>Unorthodox</em> de Deborah Feldman (Simon and Schuster, 2012), <em>Repenti</em> de Claude Chossat (Fayard, 2017) et <em>A Slap in the Face</em> d&rsquo;Abbas Khider (Seagull Books, 2018). Chaque &eacute;tude d&eacute;bute par une pr&eacute;sentation du r&eacute;cit et de son contenu et se poursuit par l&rsquo;examen des &eacute;l&eacute;ments de discours juridique explicitement inscrits dans la di&eacute;g&egrave;se (&laquo;&nbsp;<em>Explicit Legal Discourse in the Diegesis</em>&nbsp;&raquo;) avant d&rsquo;en proposer une comparaison contrefactuelle (&laquo;&nbsp;<em>Counterfactual Contrast</em>&nbsp;&raquo;).</p>
<p>De cette mani&egrave;re, Alexandra Juster m&ecirc;le analyse litt&eacute;raire et analyse juridique pour questionner le rapport au droit des r&eacute;cits qu&rsquo;elle &eacute;tudie, pour interroger la fa&ccedil;on dont ils permettent aux lecteurs d&rsquo;appr&eacute;hender des &eacute;l&eacute;ments juridiques pouvant ne pas leur &ecirc;tre familiers et pour observer le d&eacute;calage &ndash; plus ou moins marqu&eacute;, plus ou moins critique &ndash; entre la fiction et la r&eacute;alit&eacute;, entre la litt&eacute;rature et le droit. Au-del&agrave; de l&rsquo;analyse de ces r&eacute;cits, la litt&eacute;rature appara&icirc;t ainsi comme un terrain d&rsquo;exploration, voire d&rsquo;exp&eacute;rimentation, un &laquo;&nbsp;<em>test material</em>&nbsp;&raquo;, pour reprendre les mots de l&rsquo;autrice (p. 270). L&rsquo;enjeu n&rsquo;est ni compl&egrave;tement nouveau, ni tout &agrave; fait in&eacute;dit d&egrave;s lors que ces questions traversent largement les travaux de <em>Droit et Litt&eacute;rature</em> mais l&rsquo;apport et l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t de l&rsquo;ouvrage se situent ailleurs&nbsp;: dans une proposition de m&eacute;thode.</p>
<p>Qu&rsquo;on le lise en six chapitres ou trois essais, qu&rsquo;on y adh&egrave;re ou qu&rsquo;on &eacute;mette quelque r&eacute;serve, l&rsquo;ouvrage est r&eacute;v&eacute;lateur autant qu&rsquo;illustratif d&rsquo;un &eacute;tat de la recherche en <em>Droit et Litt&eacute;rature</em> et d&rsquo;un d&eacute;fi contemporain&nbsp;: celui de ses m&eacute;thodes.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Ces 6 &eacute;tapes sont&nbsp;: &laquo;&nbsp;1. Une lecture g&eacute;n&eacute;rale de l&rsquo;&oelig;uvre sur le plan esth&eacute;tique&nbsp;; 2. Une lecture de l&rsquo;&oelig;uvre concentr&eacute;e sur les &eacute;l&eacute;ments explicites de discours juridique&nbsp;; 3. L&rsquo;identification du syst&egrave;me juridique r&eacute;el auquel le texte litt&eacute;raire fait r&eacute;f&eacute;rence&nbsp;; 4. L&rsquo;acquisition de connaissance sur ce droit r&eacute;el&nbsp;; 5. Une lecture finale visant &agrave; rep&eacute;rer des r&eacute;f&eacute;rences juridiques implicites via l&rsquo;interpr&eacute;tation du droit&nbsp;; 6. Une comparaison d&rsquo;ordre contrefactuel&nbsp;&raquo; (p. 135).</p>]]></content>
	<updated>2026-07-01T13:56:20+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-07-01:/292204</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/toolkit-1-critical-race-positionality-and-counter-colonial-methodologies/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Toolkit 1: Critical Race, Positionality and Counter-Colonial Methodologies </title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Introduction



The editorial team at Frontiers of Socio-Legal Studies is delighted to launch a new...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<h2><strong>Introduction</strong></h2>



<p>The editorial team at Frontiers of Socio-Legal Studies is delighted to launch a new section of our website called &lsquo;methodology toolkits&rsquo;.&nbsp; The aim of the series is to support socio-legal scholars who want to adopt a particular methodology, or teachers who are looking for material to use in seminars.&nbsp; Over the course of this series, we will be publishing two methodology toolkits a year. &nbsp;&nbsp;These will each provide links to the blogs and podcasts we have published on a particular topic, together with some of the recommended readings provided by those who take part in our podcast series. The latter tend to be &lsquo;go to&rsquo; pieces in the field recommended by experts who have engaged with a particular methodology. The editorial team will also add some of their own recommendations for readings. Combined, they form an accessible methodological toolkit that draws on a burgeoning body of work around socio-legal methodologies. &nbsp;</p>



<p>In this first posting on the Methodological toolkits section of Frontiers of Socio-Legal Studies, we focus on an issue which is of considerable importance to many of our readers and listeners. &nbsp;Critical race theory and counter-colonial thinking are playing an increasingly vital role in informing methodological debate and in questioning concepts of neutrality and objectivity, which have long served as a veil for particular ways of seeing. <strong></strong></p>



<p><strong>Podcasts</strong></p>



<ul>
<li><a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/decolonising-research-questions/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Decolonising Research Questions (with Sarah Radcliffe)</a></li>



<li><a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-price-of-positionality/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Price of Positionality (with Mark Massoud)</a></li>



<li><a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/insider-research/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Insider Research (with Roxana Willis)</a></li>



<li><a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/colourism-race-and-power/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Colourism, Race and Power (with Varona Sathiyah)&nbsp;</a></li>



<li><a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/participatory-research-from-an-anti-colonial-perspective/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Participatory Research from an Anti-colonial Perspective (with Silvana Tapia Tapia)&nbsp;</a></li>



<li><a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/deconstructing-the-colonial-archive/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Deconstructing the Colonial Archive (with Eddie Bruce-Jones)</a></li>
</ul>



<p><strong>Readings recommended by our Podcast Speakers</strong></p>



<ul>
<li>Tuhiwai Smith, L. (2021). <em>Decolonizing Methodologies: research and Indigenous peoples</em>&nbsp;(Zed Books).</li>



<li>Radcliffe, S. A. (2022). Decolonizing geographical research practice in&nbsp;<em>Decolonizing Geography: An Introduction</em>. Polity Press/Wiley &amp; Sons.</li>



<li>Massoud, MF (2022). The price of positionality: assessing the benefits and burdens of self-identification in research methods.&nbsp;<em>J Law Soc.</em> 49 (Suppl.&nbsp;1), S64&ndash;S86.&nbsp; &nbsp;</li>



<li>Jones, D. (1970). Towards a Native Anthropology. 29(4)&nbsp;<em>Human Organization</em>&nbsp;251.</li>



<li>Hoogendoorn, G., &amp; Visser, G. (2012): Stumbling over researcher positionality and political-temporal contingency in South African second-home tourism research.&nbsp;<em>Critical Arts</em>,&nbsp;<em>26</em>(3), 254&ndash;271.</li>



<li>Barnabas, S. B. (2018): The Intermittent Researcher and the Marginalized Research Community: Reflections of Research Praxis from Two Studies Conducted Amongst the !Xun and Khwe in San Rinehart, R. E., Kidd, J., &amp; Quiroga, A. G. (eds.): <em>Southern hemisphere ethnographies of space, place and time.</em> Peter Lang, 119&ndash;136.</li>



<li>Sathiyah, Varona (2022): An Indian South African&rsquo;s reflections on conducting fieldwork in the global south in Pezzano, Antonio; Pioppi,Daniela; Sathiyah,Varona; Frassinell, Pier Paolo (eds.): <em>The Question of Agency in African Studies</em>. UniorPress.</li>



<li>Chua. L.J.; Massoud, M.F. eds (2024).&nbsp;<em>Out of Place: Fieldwork and Positionality in Law and Society</em>. Cambridge Studies in Law and Society. Cambridge University Press.</li>



<li>Van Der Hout, F. (2022). From Colonial Extractivism to Hearting and Feelthinking: Reflections on Accompanying Women Territory Defenders in Bolivia. <em>Contention</em>, 10(1), 46-64.&nbsp;</li>



<li>L&oacute;pez, R. (2023). Participatory Law Scholarship.&nbsp;<em>Columbia Law Review</em>, 123 (6), 1795&ndash;854.</li>



<li>Tapia Tapia, S. (2022). <em>Feminism, Violence Against Women, and Law Reform: Decolonial Lessons from Ecuador </em>(1st ed.). Routledge.</li>



<li>Ellis, C. (2007). Telling Secrets, Revealing Lives: Relational Ethics in Research with Intimate Others. 13(1)&nbsp;<em>Qualitative Inquiry</em>&nbsp;3.</li>



<li>Kleinsasser, A. M. (2000). Researchers, Reflexivity, and Good Data: Writing to Unlearn, Theory Into Practice, 39:3, 155-162.</li>



<li>Shepherd, V. (2002)&nbsp;<em>Maharani&rsquo;s misery: Narratives of a passage from India to the Caribbean</em>. Kingston: University of the West Indies Press.</li>



<li>Hartman, S. (2008) &lsquo;Venus in two acts&rsquo;,&nbsp;<em>Small Axe</em>, 12(2).</li>



<li>Bahadur, G. (2013)&nbsp;<em>Coolie woman: The odyssey of indenture</em>. London: Hurst.</li>



<li>Bruce-Jones, E. (2020) &lsquo;Review of&nbsp;<em>Wayward lives, beautiful experiments: Intimate histories of social upheaval</em>&nbsp;by Saidiya Hartman&rsquo;,&nbsp;<em>Feminist Review</em>, 125, 110-116.</li>
</ul>



<p><strong>A Frontier&rsquo;s Blog pick:</strong></p>



<ul>
<li><a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/chasing-billboards-reflections-on-building-a-methodology-or-finding-one-along-the-way/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>Chasing Billboards: Reflections on Building a Methodology or Finding One Along the Way</strong></a>&nbsp;by Cherisse Francis | 22 October 2025</li>
</ul>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/toolkit-1-critical-race-positionality-and-counter-colonial-methodologies/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Toolkit 1: Critical Race, Positionality and Counter-Colonial Methodologies&nbsp;</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-07-01T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<updated>2026-07-01T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-06-30:/292128</id>
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	<title type="html">Sociologie de la magistrature. Genèse, morphologie sociale et conditions de travail d’un corps | Yoann Demoli et Laurent Willemez, et : Sociologie de la justice | Laurent Willemez</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Yoann Demoli et Laurent Willemez, Sociologie de la magistrature. Gen&egrave;se, morphologie sociale ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p></p>



<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ-189x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ-189x300.jpg 189w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ-316x500.jpg 316w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ-768x1216.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ.jpg 800w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ-189x300.jpg 189w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ-316x500.jpg 316w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ-768x1216.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-WILLEMEZ.jpg 800w" sizes="(max-width: 189px) 100vw, 189px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI-200x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI.jpg 1000w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI-200x300.jpg 200w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI-333x500.jpg 333w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI-768x1152.jpg 768w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-DEmoLI.jpg 1000w" sizes="(max-width: 200px) 100vw, 200px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a></strong><strong>Yoann Demoli et Laurent Willemez, <em>Sociologie de la magistrature. Gen&egrave;se, morphologie sociale et conditions de travail d&rsquo;un corps</em></strong>, Paris&nbsp;: Armand Colin, 2023,&nbsp;coll. &laquo;&nbsp;U&nbsp;&raquo;, 2023, 223 p.&nbsp;; <strong>Laurent Willemez, <em>Sociologie de la justice</em></strong>, Paris&nbsp;: La D&eacute;couverte, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Rep&egrave;res&nbsp;&raquo;, 127 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Florent Frasque (Sciences Po Grenoble &ndash; UGA)</strong></p>
<p>La &laquo;&nbsp;crise&nbsp;&raquo; de la justice sur laquelle s&rsquo;ouvrent ces deux ouvrages, que Yoann Demoli et Laurent Willemez lisent comme la manifestation &laquo;&nbsp;d&rsquo;une critique, voire d&rsquo;une remise en cause, perp&eacute;tuelles&nbsp;&raquo; (p. 18) de la magistrature, ne rime pas avec une p&eacute;nurie de recherches sociologiques consacr&eacute;es &agrave; cet objet. En t&eacute;moignent ces deux publications qui visent &agrave; s&rsquo;inscrire comme des travaux de r&eacute;f&eacute;rence dans le champ de la sociologie du droit et de la justice et viennent s&rsquo;ajouter &agrave; l&rsquo;ouvrage collectif paru en 2025 et dirig&eacute; par Laurent Willemez, cette fois avec Jean-Philippe Tonneau, d&eacute;di&eacute; &agrave; la profession d&rsquo;avocat&middot;e<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. <em>Sociologie de la justice </em>constitue un court manuel qui s&rsquo;adresse &agrave; des &eacute;tudiant&middot;es moins form&eacute;&middot;es &agrave; la discipline que ne le serait le lectorat de <em>L&rsquo;arme du droit</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>ou de <em>Sociologie du droit et de la justice</em><a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>. Cette introduction serr&eacute;e les invitera sans nul doute &agrave; explorer plus avant les travaux qui rel&egrave;vent de ce champ disciplinaire. Quant &agrave; l&rsquo;ouvrage co&eacute;crit par Yoann Demoli et Laurent Willemez, sur lequel cette recension s&rsquo;attarde plus en d&eacute;tail, il s&rsquo;agit de la transformation du rapport que ces deux chercheurs ont rendu en 2019 &agrave; la Mission de recherche Droit et Justice (devenue depuis Institut Robert Badinter), qui a financ&eacute; et facilit&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te, en un ouvrage scientifique r&eacute;ussi, pr&eacute;cis, robuste et n&eacute;anmoins accessible.</p>
<p>Cet ouvrage propose d&rsquo;&eacute;tudier le corps des magistrat&middot;es de l&rsquo;ordre judiciaire dans son ensemble, sans occulter &ndash; loin s&rsquo;en faut &ndash; la diversit&eacute; et les asym&eacute;tries existantes en son sein. L&rsquo;objectif est ainsi de documenter &laquo;&nbsp;la mani&egrave;re dont [c]e groupe s&rsquo;est construit, se repr&eacute;sente et est repr&eacute;sent&eacute;&nbsp;; sa morphologie sociale et la structuration des carri&egrave;res, leurs in&eacute;galit&eacute;s et leurs principes de hi&eacute;rarchisation&nbsp;; [son] activit&eacute; et la mani&egrave;re dont [les magistrat&middot;es] voient celle-ci&nbsp;&raquo; (p. 12). &Agrave; l&rsquo;exception des pratiques professionnelles, qui restent en arri&egrave;re-plan et se donnent surtout &agrave; voir par le biais des repr&eacute;sentations que les magistrat&middot;es s&rsquo;en font, les auteurs tiennent leur promesse. Pour ce faire, ils s&rsquo;appuient sur une enqu&ecirc;te de terrain d&rsquo;une ampleur consid&eacute;rable, vari&eacute;e dans ses sources et dans ses exploitations, dont la qualit&eacute; est remarquable. Et si certains &eacute;l&eacute;ments de m&eacute;thode pourraient faire l&rsquo;objet de discussions, &agrave; l&rsquo;image de la mobilisation surprenante et parfois accessoire de donn&eacute;es issues du r&eacute;seau Twitter au chapitre 6, cela n&rsquo;enl&egrave;ve rien au plaisir que g&eacute;n&egrave;re la lecture d&rsquo;un ouvrage innerv&eacute; par des donn&eacute;es empiriques originales, mises en valeur au travers de techniques d&rsquo;analyse, qualitatives comme quantitatives, pertinentes et sophistiqu&eacute;es. Signalons, par exemple, l&rsquo;usage heuristique des outils de lexicom&eacute;trie pour analyser &laquo;&nbsp;la d&eacute;claration en clair de la profession des p&egrave;res des magistrat&middot;es&nbsp;&raquo;, obtenue au moyen d&rsquo;une enqu&ecirc;te par questionnaire administr&eacute;e aupr&egrave;s de 1200 enqu&ecirc;t&eacute;&middot;es (p. 84), ainsi que pour rendre compte de l&rsquo;&eacute;trange absence des termes &laquo;&nbsp;euro&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;salaire&nbsp;&raquo; et &laquo;&nbsp;argent&nbsp;&raquo; dans la quarantaine d&rsquo;entretiens men&eacute;s avec des magistrat&middot;es autour de leurs conditions de vie (p. 99). Notons aussi l&rsquo;int&eacute;r&ecirc;t des extraits du carnet de terrain rempli &agrave; l&rsquo;occasion des entretiens semi-directifs. Ils rendent compte de fa&ccedil;on tr&egrave;s concr&egrave;te de l&rsquo;<em>habitus </em>des magistrat&middot;es (p. 106-07) et trouvent imm&eacute;diatement un &eacute;cho aupr&egrave;s des chercheur&middot;euses ayant investi ce m&ecirc;me territoire professionnel, et ce y compris sur des terrains &eacute;trangers. Enfin, sur le plan quantitatif, la ma&icirc;trise de diff&eacute;rents types de r&eacute;gressions, de l&rsquo;analyse factorielle des correspondances, de l&rsquo;analyse des correspondances multiples ou encore de l&rsquo;analyse s&eacute;quentielle sert de fa&ccedil;on efficace l&rsquo;examen des carri&egrave;res propos&eacute; aux chapitres 4 et 5, ainsi que la sociologie des conditions de travail entreprise au chapitre 6.</p>
<p>&Agrave; la suite d&rsquo;une courte introduction dans laquelle appara&icirc;t nettement la filiation revendiqu&eacute;e par l&rsquo;ouvrage avec les travaux sociologiques consacr&eacute;s &agrave; la magistrature publi&eacute;s &agrave; la fin du XX<sup>e</sup> si&egrave;cle, les deux premiers chapitres retracent le chemin sinueux ayant men&eacute; &agrave; la &laquo;&nbsp;production d&rsquo;un corps d&rsquo;agents de l&rsquo;&Eacute;tat charg&eacute; de rendre la justice&nbsp;&raquo; (p. 17). Le chapitre 1 documente les logiques de d&eacute;mocratisation, de f&eacute;minisation et de bureaucratisation qui ont pr&eacute;sid&eacute; &agrave; cette dynamique, tout en insistant sur le r&ocirc;le d&eacute;cisif des diff&eacute;rentes &eacute;preuves connues par l&rsquo;institution judiciaire, depuis le constat d&rsquo;un manque d&rsquo;attractivit&eacute; de la profession au XX<sup>e</sup> si&egrave;cle jusqu&rsquo;&agrave; l&rsquo;affaire d&rsquo;Outreau, qui ont motiv&eacute; de nombreuses r&eacute;formes aux effets p&eacute;rennes. Le chapitre 2, assez descriptif, propose quant &agrave; lui une p&eacute;r&eacute;grination parmi les diff&eacute;rentes instances de repr&eacute;sentation et de gouvernement de la profession&nbsp;: Cour de cassation, Conseil sup&eacute;rieur de la magistrature, Chancellerie et syndicats.</p>
<p>Le chapitre 3 est, &agrave; l&rsquo;inverse, porteur d&rsquo;une proposition analytique forte, celle qui consiste &agrave; analyser la magistrature comme une &laquo;&nbsp;bourgeoisie plut&ocirc;t qu&rsquo;une noblesse d&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo; (p. 107) afin de souligner qu&rsquo;il s&rsquo;agit d&rsquo;une &eacute;lite culturelle, plus qu&rsquo;&eacute;conomique, dont la position est dominante mais pas dirigeante. Convaincante &agrave; bien des &eacute;gards, cette th&egrave;se fait toutefois courir le risque de minimiser les capitaux &eacute;conomiques des magistrat&middot;es alors que &ndash; les auteurs le rappellent mais ne le soulignent peut-&ecirc;tre pas assez &ndash; &laquo;&nbsp;ils et elles font partie <em>a minima </em>du dernier d&eacute;cile de revenu&nbsp;&raquo; (p. 100) au sein de la soci&eacute;t&eacute; fran&ccedil;aise. Dans un m&ecirc;me mouvement, l&rsquo;approche adopt&eacute;e par les deux auteurs tend &agrave; masquer les avantages symboliques et mat&eacute;riels procur&eacute;s par la position de magistrat&middot;e. &Agrave; peine &eacute;voqu&eacute;s dans la conclusion g&eacute;n&eacute;rale (p. 203), ces &eacute;l&eacute;ments contribueraient pourtant &agrave; expliquer pourquoi le nombre de candidat&middot;es aux diff&eacute;rents concours d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;&Eacute;cole nationale de la magistrature est loin de d&eacute;cro&icirc;tre et pourquoi la &laquo;&nbsp;Tribune des 3000&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>, si souvent mentionn&eacute;e dans l&rsquo;ouvrage, n&rsquo;a pas &eacute;t&eacute; suivie d&rsquo;autant de d&eacute;missions. &Eacute;clairer ce paradoxe est un besoin qui se fait d&rsquo;autant plus pressant une fois la lecture de l&rsquo;ouvrage achev&eacute;e&nbsp;: les chapitres suivants documentent en effet une carri&egrave;re scand&eacute;e par de nombreuses difficult&eacute;s, parmi lesquelles des &eacute;preuves de mobilit&eacute; fonctionnelle et g&eacute;ographique r&eacute;currentes et des conditions de travail d&eacute;grad&eacute;es.</p>
<p>Le chapitre 4, dans lequel l&rsquo;inspiration bourdieusienne de l&rsquo;ouvrage transpara&icirc;t avec le plus d&rsquo;acuit&eacute;, dessine habilement l&rsquo;espace social de la profession en mettant en relief ses logiques de structuration et de stratification, notamment en fonction de l&rsquo;anciennet&eacute; et du sexe mais aussi des parcours de formation et des modes d&rsquo;entr&eacute;e dans la magistrature. Ce panorama est sublim&eacute; par la r&eacute;alisation d&rsquo;une &eacute;tude fine des carri&egrave;res de tous les membres d&rsquo;une m&ecirc;me cohorte de magistrat&middot;es au moyen d&rsquo;une analyse s&eacute;quentielle. Les r&eacute;sultats de celle-ci m&eacute;riteraient toutefois d&rsquo;&ecirc;tre mieux mis en valeur, ne serait-ce qu&rsquo;au travers d&rsquo;une impression en couleur. Ils pourraient &eacute;galement faire l&rsquo;objet d&rsquo;interpr&eacute;tations plus cons&eacute;quentes et peut-&ecirc;tre plus audacieuses, dans la mesure o&ugrave; les types de carri&egrave;re identifi&eacute;s ici recoupent finalement des divisions fonctionnelles classiques entre le si&egrave;ge, le parquet et l&rsquo;administration centrale. L&rsquo;angle des strat&eacute;gies de mobilit&eacute;s gagnantes, adopt&eacute; &agrave; la fin du chapitre 5, esquisse une mise en r&eacute;cit plus aiguis&eacute;e des r&eacute;sultats pr&eacute;sent&eacute;s dans ces deux chapitres, dont il aurait &eacute;t&eacute; possible de tirer profit plus t&ocirc;t.</p>
<p>L&rsquo;analyse des carri&egrave;res propos&eacute;e dans les chapitres 4 et 5 gagnerait aussi &agrave; &ecirc;tre mise en perspective avec d&rsquo;autres configurations nationales. Cette d&eacute;marche comparative, &agrave; laquelle invitent les indicateurs chiffr&eacute;s sur le cas fran&ccedil;ais, aurait certainement permis de confirmer le poids de certaines variables, telles que le sexe, dans la d&eacute;termination des carri&egrave;res de la magistrature. Cela aiderait &eacute;galement le lectorat &agrave; saisir ce qui rel&egrave;ve d&rsquo;une sp&eacute;cificit&eacute; fran&ccedil;aise &ndash; pensons, par exemple, &agrave; l&rsquo;existence du parquet et &agrave; son caract&egrave;re masculin &ndash; ou d&rsquo;un r&eacute;sultat de port&eacute;e plus g&eacute;n&eacute;rale. Il est d&rsquo;ailleurs possible d&rsquo;exprimer un m&ecirc;me regret au sujet du &laquo;&nbsp;Rep&egrave;res&nbsp;&raquo; <em>Sociologie de la justice</em>, non pas que la primaut&eacute; des r&eacute;f&eacute;rences fran&ccedil;aises induise des lacunes sur le plan th&eacute;orique, mais parce que la mobilisation de travaux portant sur d&rsquo;autres syst&egrave;mes juridiques faciliterait l&rsquo;identification des singularit&eacute;s de la justice fran&ccedil;aise.</p>
<p>Pour en revenir &agrave; <em>Sociologie de la magistrature</em>, le dernier chapitre s&rsquo;int&eacute;resse aux conditions de travail des magistrat&middot;es. Difficult&eacute; &agrave; sanctuariser du temps pour accomplir le travail de r&eacute;daction, accrocs g&eacute;n&eacute;r&eacute;s par l&rsquo;imp&eacute;rieuse n&eacute;cessit&eacute; de la mobilit&eacute;, pluriactivit&eacute; et surtravail, d&eacute;bordement de la vie professionnelle sur le temps familial, sentiment de faire le sale boulot&nbsp;: toutes ces dol&eacute;ances exprim&eacute;es par les magistrat&middot;es donnent l&rsquo;&eacute;trange impression que l&rsquo;enqu&ecirc;te tend un miroir &agrave; l&rsquo;enseignant&middot;e-chercheur&middot;e. Ce constat invite alors &agrave; envisager le potentiel de g&eacute;n&eacute;ralisation des r&eacute;sultats &eacute;tablis ici sur un ensemble plus large de professions intellectuelles du secteur public&nbsp;; au fond, sur toutes les &eacute;lites culturelles dominantes &ndash; mais pas dirigeantes &ndash; qu&rsquo;il serait possible de qualifier, &agrave; la suite des auteurs, de &laquo;&nbsp;bourgeoisie d&rsquo;&Eacute;tat&nbsp;&raquo;. Pour toutes ces professions comme pour les magistrat&middot;es, il ne s&rsquo;agit bien &eacute;videmment pas d&rsquo;une r&eacute;alit&eacute; partag&eacute;e&nbsp;de fa&ccedil;on uniforme : la derni&egrave;re analyse des correspondances multiples pr&eacute;sent&eacute;e et la classification ascendante qui en est issue r&eacute;sument parfaitement la variabilit&eacute; et les in&eacute;galit&eacute;s existantes au sein d&rsquo;un m&ecirc;me groupe professionnel en termes de conditions de travail (p. 198-99).</p>
<p>Plut&ocirc;t qu&rsquo;une conclusion g&eacute;n&eacute;rale, l&rsquo;ouvrage se termine sur l&rsquo;invitation all&eacute;chante des auteurs qui, apr&egrave;s avoir r&eacute;ussi leur pari d&rsquo;&eacute;clairer la gen&egrave;se, la morphologie sociale et les conditions de travail du corps des magistrat&middot;es, sugg&egrave;rent de prolonger leurs recherches en l&rsquo;&eacute;tudiant au prisme des interactions nou&eacute;es avec d&rsquo;autres acteurs, que ce soit ceux avec qui les magistrat&middot;es travaillent ou encore ceux qui r&eacute;gissent leurs conditions de travail. Ce dernier point permettrait s&ucirc;rement de relier encore plus fortement magistrature et politique, en envisageant cette derni&egrave;re &agrave; l&rsquo;aune de son triple sens entre <em>politics</em>, <em>policies </em>et <em>polity</em>.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Jean-Philippe Tonneau et Laurent Willemez (dir.), <em>Pour une sociologie historique de la profession d&rsquo;avocat : bilan et nouvelles perspectives</em>, Rennes : Presses Universitaires de Rennes, 2025, 282 p. [voir la recension sur le site <em>Droit et Soci&eacute;t&eacute;</em>&nbsp;:<a href="https://ds.hypotheses.org/19307" rel="noopener noreferrer" target="_blank"> https://ds.hypotheses.org/19307</a>].</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Liora Isra&euml;l, <em>L&rsquo;arme du droit</em>, Paris : &nbsp;Presses de Sciences Po, 2020, 156 p.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Thierry Delpeuch, Laurence Dumoulin et Claire de Galembert, <em>Sociologie du droit et de la justice</em>, Paris : Armand Colin, 2014, 314 p.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> Collectif, &laquo;&nbsp;L&rsquo;appel de 3&nbsp;000&nbsp;magistrats et d&rsquo;une centaine de greffiers&nbsp;: &ldquo;Nous ne voulons plus d&rsquo;une justice qui n&rsquo;&eacute;coute pas et qui chronom&egrave;tre tout&rdquo;&nbsp;&raquo;,&nbsp;<em>Le Monde</em>, 23&nbsp;novembre 2021.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-30T08:13:10+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Pour une sociologie historique de la profession d’avocat. Bilan et nouvelles perspectives | Jean-Philippe Tonneau, Laurent Willemez (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Jean-Philippe Tonneau, Laurent Willemez (dir.), Pour une sociologie historique de la profession d&rsquo;a...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-TONNEAU.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-TONNEAU-193x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-TONNEAU-193x300.jpg 193w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-TONNEAU.jpg 300w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-TONNEAU-193x300.jpg 193w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-TONNEAU.jpg 300w" sizes="(max-width: 193px) 100vw, 193px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a></strong><strong>Jean-Philippe Tonneau, Laurent Willemez (dir.), <em>Pour une sociologie historique de la profession d&rsquo;avocat. Bilan et nouvelles perspectives,</em> </strong>Rennes&nbsp;: PUR, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Histoire&nbsp;&raquo;, 282 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Rachel Vanneuville (Triangle, CNRS)</strong></p>
<p>L&rsquo;ouvrage dirig&eacute; par J.-Ph. Tonneau et L. Willemez propose un bilan des travaux r&eacute;alis&eacute;s sur la profession d&rsquo;avocat&middot;e et donne &agrave; lire quelques-uns des plus r&eacute;cents. L&rsquo;introduction fournit une riche synth&egrave;se bibliographique qui permet de tracer l&rsquo;histoire de la profession depuis sa cr&eacute;ation et de souligner ses mutations structurelles depuis le dernier tiers du 20<sup>&egrave;me</sup> si&egrave;cle&nbsp;: explosion d&eacute;mographique, f&eacute;minisation, fusion avec les avou&eacute;&middot;es et conseils juridiques, cons&eacute;cration du barreau d&rsquo;affaires, lib&eacute;ralisation des structures d&rsquo;exercice professionnel. Ces transformations qui modifient profond&eacute;ment l&rsquo;&eacute;conomie professionnelle du groupe ont motiv&eacute; un ensemble de travaux de sciences sociales sur la recomposition des modes d&rsquo;exercice, comp&eacute;tences et valeurs, les rapports diversifi&eacute;s aux client&egrave;les et aux contentieux, les luttes de territoires&hellip; Les auteurs rel&egrave;vent cependant un &laquo;&nbsp;tropisme&nbsp;politique&nbsp;&raquo; (p. 21) des recherches contemporaines attach&eacute;es &agrave; analyser le rapport au politique des avocat&middot;es, notamment sous l&rsquo;angle du <em>cause lawyering,</em> qui interroge les modes d&rsquo;articulation entre pratiques professionnelles et politiques. L&rsquo;ouvrage reproduit ce tropisme en lui consacrant la premi&egrave;re partie tandis que la deuxi&egrave;me porte sur des transformations r&eacute;centes de la profession.</p>
<p>Les modalit&eacute;s de l&rsquo;engagement politique des avocat&middot;es sont abord&eacute;es dans des &eacute;tudes sociohistoriques qui analysent ses formes, ses co&ucirc;ts et les conditions qui contribuent &agrave; le fa&ccedil;onner. Traitant des avocat&middot;es engag&eacute;&middot;es dans la d&eacute;fense des ind&eacute;pendantistes durant la guerre d&rsquo;Alg&eacute;rie, le chapitre de V. Codaccioni met en lumi&egrave;re les effets du contexte r&eacute;pressif sur leurs pratiques. Elle montre l&rsquo;apprentissage de &laquo;&nbsp;techniques et tactiques politico-judiciaires d&rsquo;exception&nbsp;&raquo; (p. 32) et surtout la r&eacute;pression qui s&rsquo;abat sur les avocat&middot;es elles et eux-m&ecirc;mes (expuls&eacute;&middot;es, intern&eacute;&middot;es voire tortur&eacute;&middot;es), attirant ainsi l&rsquo;attention sur les co&ucirc;ts psychologiques et humains d&rsquo;un &laquo;&nbsp;<em>cause lawyering</em> d&rsquo;exception&nbsp;&raquo; (p. 31). Le chapitre de F. Genev&eacute;e saisit l&rsquo;engagement politique de l&rsquo;int&eacute;rieur d&rsquo;un parti, ici le PCF des ann&eacute;es 1920 &agrave; la fin des ann&eacute;es 1950. Les avocat&middot;es y sont marginalis&eacute;&middot;es car, pour le dire vite, vu.es comme bourgeois&middot;es et l&eacute;galistes, ce qui pose la question des mani&egrave;res de concilier leur profession avec leur appartenance partisane. L&rsquo;auteur montre comment, selon les &eacute;poques, ils et elles ont fait valoir leur sp&eacute;cificit&eacute; professionnelle&nbsp;: th&eacute;orisation de la d&eacute;fense politique, promotion du droit ouvrier, participation &agrave; la refonte des institutions apr&egrave;s guerre, lutte anticoloniale. Ce faisant, les avocat&middot;es auraient contribu&eacute; &agrave; adapter le PCF aux mutations de la soci&eacute;t&eacute; et ouvert la voie &agrave; l&rsquo;union de la gauche &agrave; partir des ann&eacute;es 1960. On suit quelques-uns des avocats communistes dans le chapitre de J.-Ph. Tonneau, lorsqu&rsquo;ils fondent en 1973 le Syndicat des Avocats de France (SAF), con&ccedil;u comme la traduction du programme d&rsquo;union de la gauche dans le monde judiciaire. L&rsquo;auteur retrace le travail requis pour susciter des adh&eacute;sions et rendre acceptable cette organisation qui allait &agrave; l&rsquo;encontre de la neutralit&eacute; politique revendiqu&eacute;e dans le milieu judiciaire. Si les avocat&middot;es du SAF politisent leurs pratiques, ils et elles sont aussi attentif&middot;ves &agrave; inscrire leurs actions dans des pr&eacute;occupations de d&eacute;fense professionnelle <em>stricto</em> <em>sensu</em>, comme l&rsquo;acc&egrave;s des jeunes &agrave; la profession. Ce double jeu a permis de l&eacute;gitimer le syndicat et d&rsquo;en faire une ressource pour l&rsquo;action militante. Le r&ocirc;le des organisations professionnelles comme forme de l&rsquo;engagement des avocat&middot;es est aussi au c&oelig;ur du chapitre d&rsquo;H. Yazdanpanah (bien que plac&eacute; dans la deuxi&egrave;me partie de l&rsquo;ouvrage). Elle y traite des organisations de d&eacute;fense des avocat&middot;es d&rsquo;affaires qui se distinguent du SAF en rejetant toute dimension partisane au profit d&rsquo;un registre d&rsquo;expression expertal et centr&eacute; sur des pr&eacute;occupations professionnelles. L&rsquo;autrice met au jour leur r&ocirc;le dans la production de ressources pour f&eacute;d&eacute;rer les professions li&eacute;es aux affaires et se positionner aupr&egrave;s des acteurs parlementaires et administratifs. Les modes de faire sont tout autant politiques que ceux du SAF mais leur forme contribue &agrave; invisibiliser cette dimension professionnellement transgressive. Le caract&egrave;re acceptable de l&rsquo;engagement politique peut aussi &ecirc;tre li&eacute; &agrave; des contextes sp&eacute;cifiques, comme le montre V. Mellado &agrave; partir du cas argentin. L&rsquo;accession au pouvoir de J. D. Per&oacute;n (1946-1955) a constitu&eacute; une opportunit&eacute; pour un ensemble d&rsquo;avocat&middot;es du travail membres du parti p&eacute;roniste qui ont particip&eacute; &agrave; la cr&eacute;ation de l&rsquo;institution judiciaire du travail. Cela leur a permis d&rsquo;int&eacute;grer le monde des &eacute;lites dirigeantes, convertissant le droit du travail en capital politique. La question des formes de l&rsquo;engagement des avocat&middot;es conduit &agrave; interroger les modalit&eacute;s de la socialisation &agrave; leur r&ocirc;le social. C&rsquo;est l&rsquo;objet de la contribution de L. Isra&euml;l, qui analyse le contenu du <em>Journal of Legal Education</em> de 1948 &agrave; 1968, revue &eacute;tats-unienne pluridisciplinaire consacr&eacute;e aux enjeux de la formation juridique. Elle pointe la centralit&eacute; de la th&eacute;matique de la responsabilit&eacute; des juristes, qui donne lieu &agrave; des d&eacute;bats sur les finalit&eacute;s assign&eacute;es aux cours (humanistes <em>vs</em> &eacute;conomiques), sur la responsabilit&eacute; sociale des &eacute;tablissements d&rsquo;enseignement et de la profession plus g&eacute;n&eacute;ralement. En montrant ces luttes autour de la d&eacute;finition du &laquo;&nbsp;bon&nbsp;&raquo; juriste, le d&eacute;tour par les &Eacute;tats-Unis permet de souligner l&rsquo;importance &agrave; accorder aux lieux de formation dans le fa&ccedil;onnage des valeurs professionnelles.</p>
<p>La deuxi&egrave;me partie du livre, ax&eacute;e sur les enjeux des mutations contemporaines de l&rsquo;avocature, d&eacute;bute par deux contributions qui traitent de la r&eacute;gulation de l&rsquo;exercice professionnel. B. Bastard interroge le sens de l&rsquo;activit&eacute; disciplinaire du barreau. &Agrave; partir de l&rsquo;analyse de cas d&rsquo;avocat&middot;es &laquo;&nbsp;d&eacute;viant&middot;es&nbsp;&raquo; du barreau de Paris, il montre que la proc&eacute;dure fonctionne comme une sorte de pronostic sur leur capacit&eacute; future &agrave; exercer correctement leur travail. Il souligne aussi son caract&egrave;re d&eacute;monstratif, destin&eacute; &agrave; justifier la capacit&eacute; d&rsquo;auto-r&eacute;gulation et donc l&rsquo;autonomie accord&eacute;e &agrave; la profession, tout en pointant l&rsquo;image d&eacute;form&eacute;e du groupe qui en &eacute;mane puisque les avocat&middot;es d&rsquo;affaire semblent y &eacute;chapper. Le maintien de l&rsquo;auto-r&eacute;gulation de la profession est un enjeu majeur, comme le montre L. Avril. L&rsquo;autrice met au jour les mutations des politiques europ&eacute;ennes vis-&agrave;-vis des professions lib&eacute;rales r&eacute;glement&eacute;es, qui sont l&rsquo;objet de batailles entre les p&ocirc;les judiciaires et &eacute;conomiques des institutions europ&eacute;ennes. Elle retrace ainsi comment, depuis les ann&eacute;es 1990, s&rsquo;est impos&eacute; un cadrage &eacute;conomique qui fait de l&rsquo;auto-r&eacute;gulation une entrave &agrave; la concurrence et conduit &agrave; &laquo;&nbsp;banaliser&nbsp;&raquo; (p. 179) la profession d&rsquo;avocat&middot;e, favorisant une appr&eacute;hension entrepreneuriale de son exercice. Les enjeux de ma&icirc;trise de l&rsquo;exercice professionnel sont abord&eacute;s dans trois autres chapitres qui traitent de ses contours. Le territoire professionnel s&rsquo;est &eacute;tendu en 2011 avec l&rsquo;absorption des avou&eacute;&middot;es pr&egrave;s des cours d&rsquo;appel, sp&eacute;cialistes de la repr&eacute;sentation des justiciables dans les proc&eacute;dures d&rsquo;appel. M. Fl&eacute;cher, S. Gollac et N. Rafin analysent les modalit&eacute;s diff&eacute;renci&eacute;es d&rsquo;int&eacute;gration des membres de ce groupe professionnel&nbsp;: tandis que les moins dot&eacute;&middot;es se sont converti&middot;es aux pratiques des avocat&middot;es, les plus dot&eacute;&middot;es ont conserv&eacute; leur sp&eacute;cialisation juridictionnelle et les savoir-faire associ&eacute;s. &laquo;&nbsp;Se constituant collectivement en segment organique&nbsp;&raquo; (p. 190) au sein de la profession d&rsquo;avocat&middot;e, ils et elles ont contribu&eacute; &agrave; accroitre ses divisions internes. C&rsquo;est davantage des luttes aux fronti&egrave;res que traite C. Bessy en retra&ccedil;ant l&rsquo;histoire des relations entre avocat&middot;es et conseils en propri&eacute;t&eacute; industrielle. Entretenant historiquement des relations de coop&eacute;ration, les deux professions deviennent concurrentes &agrave; partir des ann&eacute;es 1990 sous l&rsquo;effet de l&rsquo;europ&eacute;anisation du droit des brevets et de la concurrence accrue sur ce march&eacute;, qui entrainent sp&eacute;cialisation des savoirs et hybridation des comp&eacute;tences de conseil et contentieux. Il en r&eacute;sulte des configurations diff&eacute;renci&eacute;es de coop&eacute;ration-concurrence et une segmentation accrue des pratiques des avocat&middot;es, entre les grands cabinets qui adoptent l&rsquo;inter-professionnalit&eacute; et d&rsquo;autres qui d&eacute;veloppent des strat&eacute;gies de niche. Si cela permet aux avocat&middot;es d&rsquo;&eacute;tendre leur territoire, il est aussi des lieux o&ugrave; ils et elles ne vont pas&nbsp;: c&rsquo;est ce que montre J. Minoc &agrave; propos de la r&eacute;forme de la protection juridique de 2007 qui vise &agrave; faciliter le recours &agrave; un&middot;e avocat&middot;e par les personnes majeures prot&eacute;g&eacute;es. Enqu&ecirc;tant aupr&egrave;s de la chambre des tutelles d&rsquo;une cour d&rsquo;appel, elle met en lumi&egrave;re la faible pr&eacute;sence des avocat&middot;es et, quand ils et elles plaident, leurs difficult&eacute;s &agrave; d&eacute;fendre leurs client&middot;es, par manque de sp&eacute;cialisation dans le domaine. En questionnant les effets de l&rsquo;absence d&rsquo;engagement des avocat&middot;es sur la capacit&eacute; des personnes prot&eacute;g&eacute;es &agrave; faire entendre leurs droits, elle rappelle la centralit&eacute; de la profession dans la repr&eacute;sentation des justiciables, et la dimension intrins&egrave;quement politique de ses activit&eacute;s.</p>
<p>Concluant l&rsquo;ouvrage, J. Danet le compare &agrave; un puzzle car il n&rsquo;&eacute;claire que certains aspects de l&rsquo;avocature mais surtout parce qu&rsquo;il montre l&rsquo;&eacute;nigme constitu&eacute;e par cette profession qui cultive ses divisions et est toujours&nbsp;&laquo;&nbsp;en qu&ecirc;te de son identit&eacute;&nbsp;&raquo; (p. 274). Donner &agrave; voir quelques pi&egrave;ces du puzzle r&eacute;sume l&rsquo;ambition assign&eacute;e &agrave; l&rsquo;ouvrage. Il faut saluer en ce sens d&rsquo;une part la synth&egrave;se bibliographique r&eacute;alis&eacute;e dans l&rsquo;introduction et compl&eacute;t&eacute;e dans les diff&eacute;rents chapitres, qui permet de documenter une grande partie des recherches existantes&nbsp;; d&rsquo;autre part, le caract&egrave;re empirique des dix contributions qui fondent leurs analyses sur des mat&eacute;riaux originaux et renouvellent ainsi les connaissances sur la profession. La lecture de l&rsquo;ouvrage sugg&egrave;re en outre quelques pistes de recherche &agrave; explorer&nbsp;: ainsi des organisations professionnelles, de la formation initiale et continue ou encore des pratiques de <em>cause lawyering</em> &laquo;&nbsp;conservateur&nbsp;&raquo;. Le constat du caract&egrave;re fragment&eacute; des travaux existants appellerait quant &agrave; lui des recherches sur la morphologie d&rsquo;ensemble de la profession.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-06-30T07:29:47+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="lu pour vous"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-06-24:/290949</id>
	<link href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/using-participatory-action-research-in-a-study-of-gang-violence-in-bermuda/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Using Participatory Action Research in a Study of Gang Violence in Bermuda</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>My doctoral research, The Socio-Spatial Dynamics of Gang Violence in Bermuda, examines how gang vio...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>My doctoral research, <em>The Socio-Spatial Dynamics of Gang Violence in Bermuda</em>, examines how gang violence develops in a small island context characterised by limited space, dense networks, and enduring inequalities. It also explores how violence is lived, understood, and governed under these conditions. Over a year, I combined Participatory Action Research (PAR) with interviews involving policy and practice stakeholders, including government and agency officials, alongside individuals with direct lived experience of gang violence. The participatory exercises helped generate early themes. They shaped the study&rsquo;s direction, informed interview prompts, and were revisited iteratively to reflect on emerging insights with participants.&nbsp; In this blog, I reflect on how PAR-informed methods were used in my study and their practical implications within a doctoral research design.</p>



<p>PAR is commonly understood as an approach that involves those most affected by a problem in shaping how it is understood and addressed, emphasising collaboration, reflexivity, and action-oriented emancipatory social change. At the same time, what constitutes &lsquo;real&rsquo; or &lsquo;full&rsquo; PAR remains <a href="https://doi.org/10.1016/0277-9536(95)00127-S" rel="noopener noreferrer" target="_blank">contested</a>. Some scholars reserve the term for projects involving shared control over research questions, design, analysis, and action, while others recognise more pragmatic approaches that incorporate participatory elements without full co-production at every stage.<a></a></p>



<p>My study is not a PAR project, in the sense of joint control over research decisions and outputs. Instead, it deliberately incorporates PAR-informed components within a broader qualitative design. These include participant-led exercises, iterative feedback loops, sustained engagement with a community organisation, and opportunities for participants to reflect on emerging themes and solutions. The approach is grounded in a <a href="https://doi.org/10.1177/1558689807302811" rel="noopener noreferrer" target="_blank">transformative research paradigm</a> that centres power, social justice, and the inclusion of marginalised voices in knowledge production. It draws on a pluralist analytic approach that treats community, institutional, and structural accounts as distinct forms of evidence, without assuming that one is inherently more credible. In Bermuda, institutional voices often dominate discussions of gang violence and &lsquo;solutions&rsquo;, while system-impacted young Black men, who are the most at risk, are often less considered. Incorporating PAR elements offered a way to partially rebalance this dynamic without overstating the level of co-production that could realistically be sustained within a doctoral design.</p>



<p>I conducted three interactive PAR exercises through <a href="https://www.tcscharity.bm/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Transitional Community Services</a> (TCS), a local charity which works with marginalised young men in Bermuda. A Root Cause Analysis exercise invited the young men to identify perceived causes and effects of gang violence. An Islandness Mapping exercise explored how small-island conditions, including smallness and isolation, shape gang violence and everyday life. The exercise highlighted both challenges and strengths of island life, including the pressures of limited options, intense social interconnectedness, and lack of privacy, alongside closeness, familiarity, and community support. These sessions directly shaped the interview prompts used with stakeholders and individuals with lived experience of gang violence. I then returned to TCS for a final exercise in which participants reflected on themes emerging from the interviews and discussed what they considered meaningful responses. The PAR exercises were built into the research design from the outset and were inspired by earlier participatory models used in Caribbean research.</p>



<p>An early consultation with TCS staff helped me see how research language can carry power. When I described the later interview stages using the term <a href="https://test-researchsupport.web.ox.ac.uk/sites/default/files/researchsupport/documents/media/bpg_03_elite_and_expert_interviewing.pdf?utm_source=chatgpt.com" rel="noopener noreferrer" target="_blank">&lsquo;elite stakeholders&rsquo;</a>, a common label in research methods training for high-status or senior participants, a member of staff flagged that, in Bermuda&rsquo;s colonial context, the label &lsquo;elite&rsquo; can be read as class legitimation, implying that certain actors are naturally entitled to speak for the island. I adopted &lsquo;senior stakeholders&rsquo; thereafter. It was a reminder that consultation built into participatory work can surface tensions like this around language <strong>early</strong>, before labels quietly shape how authority and credibility are framed<strong>.</strong></p>



<p>Another moment corrected a basic assumption. I expected &lsquo;marginalised&rsquo; to align with limited formal education and material disadvantage. Several participants had qualifications, and some had private school or university backgrounds, yet still described exclusion and vulnerability. That disconnect sharpened my analysis. It clarified that marginality in Bermuda is relational and contextual, not a straightforward proxy for class or schooling.</p>



<p>For me, the value of incorporating PAR elements was methodological and relational. In the final session, the young men described the exercises as a rare space where they felt genuinely heard and not judged, particularly in a group setting that supported safe, shared reflection. While this did not constitute a structural change, it reinforced the idea that the research process can be conducted in ways that are respectful, grounded, and accountable to those most affected. This was a meaningful outcome of the research design and a reminder that, within a doctoral project, participatory success is not limited to the thesis produced but also lies in the relational and practical change the research process can create, even when academic and community priorities do not fully align.</p>



<p><a></a></p>



<p><a></a></p>



<p></p>



<p></p>
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	<updated>2026-06-24T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<title type="html">The State and the Socio-Legal Development in Chile</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>The development of Socio-Legal studies in Chile has been neither linear nor homogeneous. Its histor...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>The development of Socio-Legal studies in Chile has been neither linear nor homogeneous. Its history intertwines with the shifting fortunes of the State and the political transformations that have marked the country over the past century. This relationship has shaped both the material conditions of research and the forms of legitimacy of legal knowledge.</p>



<p>In recent years, Socio-Legal studies in Chile have undergone significant expansion. What only a decade ago appeared to be a scattered collection of individual efforts has evolved into an emerging interdisciplinary space of dialogue. This expansion has been accompanied by a growing collective self-awareness among socio-legal scholars. As elsewhere, the field responds to a broader need: to understand law as a social and material practice rather than merely a normative system. This trajectory has defined the intellectual foundations of the field and the political and institutional conditions of its production.</p>



<p><strong>The broken Chilean sociological tradition of Law</strong></p>



<p>During the 1960s and early 1970s, figures such as Edmundo Fuenzalida, Norbert Lechner, and Hugo Fr&uuml;hling&mdash;working from institutions like the Latin American Faculty of Social Sciences (FLACSO) and the University of Chile&mdash;developed approaches to law that were situated rather than purely dogmatic. Their intellectual work sought to conceptualise law as a device embedded in the social transformations of their time: modernisation, authoritarianism, and state-building.</p>



<p>This early sociology of law was abruptly interrupted by the 1973 military dictatorship, which explicitly sought to dismantle critical spaces within academia and society. Many academics promoting innovative and socially engaged perspectives were expelled from universities, forced into exile, or pushed into marginal positions.</p>



<p>This process entailed not only the loss of an intellectual generation but also the institutional disarticulation of an emerging field. The nascent sociology of law lost its place, and what reoccupied the centre was the entrenched dogmatic legal tradition&mdash;now reinforced by an instrumental model of knowledge tightly bound to the authoritarian transformation of the State, which silenced critical approaches to law. The effects of that rupture persist to this day.</p>



<p><strong>The reconfiguration of the field</strong></p>



<p>Since the return to democracy, state modernisation processes&mdash;especially from the 2000s onward&mdash;have driven the expansion of socio-legal studies. Much of the momentum sustaining Chilean socio-legal studies today stems from these transformations.</p>



<p>Early work focused on human rights, reflecting the country&rsquo;s traumatic political experience. However, a major impulse for the field came from procedural reforms in criminal, labour, and family justice. These large-scale institutional changes, which were implemented gradually through the 2000s, generated a growing need for empirical knowledge. Thus, judicial modernisation became a laboratory for socio-legal research, connecting legal academia with empirical observation of law and the State.</p>



<p>A second impulse emerged from a new generation of scholars trained abroad, particularly in universities in the UK, the USA, and Europe. State programmes from the National Agency for Research and Development enabled hundreds of researchers to pursue postgraduate studies in universities where socio-legal reflection held a strong institutional presence.</p>



<p>The above created new circuits of intellectual exchange between Chile and the Global North, reshaping Chilean academia. In socio-legal scholarship, this fostered diversification in areas such as gender equality, Indigenous rights, crime and security, migration, environmental issues, and constitutionalism&mdash;the latter strongly shaped by the failed reform attempts of 2022 and 2023 to change the legacy of the 1990 Constitution under the dictatorship. Along with these intellectual ties came the introduction of evaluation standards based on international indicators and publication formats aligned with global academic practices.</p>



<p>Yet the process of modernisation and increasing globalisation of the Chilean academy also generated growing distance from the field&rsquo;s intellectual history in Chile and Latin America, manifested in a disconnection from critical genealogies, the loss of local references, and a limited appreciation of a historically grounded self-awareness.</p>



<p><strong>Between the global and the local</strong></p>



<p>Socio-legal studies in contemporary Chile do not start from scratch&mdash;despite the frequent recurrence of this idea among its own participants. Rather, what we witness today is the reactivation of an interrupted tradition, albeit through new methodological sensibilities and under different historical conditions.</p>



<p>The same public policies that allowed the field&rsquo;s re-emergence also reinforced its dependence on global academic systems, often detaching it from the realities of the country and the region. In fact, the very use of the term socio-legal or law in society, which has gradually replaced longer-standing concepts such as sociology of law, reveals this process. Chilean socio-legal studies have thus developed within a double movement: on the one hand, driven by the State as part of its modernisation strategy; on the other, oriented toward theoretical models and academic metrics that frequently reproduce distance from local realities.</p>



<p>Revisiting the field&rsquo;s link to Chile&rsquo;s sociopolitical history allows us to understand its current challenge: to root global knowledge within its territories, institutions, and concrete conflicts. Today, the field faces the task of acknowledging the global circulation of ideas while recognizing itself within its historical becoming.</p>
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	<updated>2026-06-17T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Zayaan Asimi</name></author>
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		<updated>2026-06-17T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-06-10:/289980</id>
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	<title type="html">The Social Life of Constitutions</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Constitutions do not have a life of their own. Viewed from the margins, they may appear fixed and i...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Constitutions do not have a life of their own. Viewed from the margins, they may appear fixed and inerrant (Justice Scalia&rsquo;s &ldquo;the US Constitution is dead, dead, dead&rdquo;) or so malleable as to bend to an autocrat&rsquo;s will (as in Russia, China, and Egypt). Somewhere in between, a &lsquo;living constitution&rsquo; may benefit from the document&rsquo;s uncertainties while still employing settled rules of application (stare decisis, strict modes of amendment) to constrain partisan manipulation. However approached, a key issue is whether and in what ways a nation&rsquo;s historic and cultural baggage accompanies whatever interpretations and alterations may occur. As Melissa Crouch argues in her book The Palimpsest Constitution: The Social Life of Constitutions in Myanmar, constitutions are deeply embedded in the history and traditions of a people, and even when they are the subject of political manipulation, they reveal much about the aspirations and&nbsp;vulnerabilities of the society at large.</p>



<p>The test case Crouch presents is that of Myanmar, which might seem an unlikely candidate for the author&rsquo;s quest. Subject to military control and the suppression of voters&rsquo; rights, the country&rsquo;s rulers would appear to make a mockery of constitutionalism. The effective imprisonment of Aung San Suu Kyi, the Rohingya genocide, and the suspension of any constitution for long periods of time would hardly suggest that such documents play a vital role in the people&rsquo;s perception of or hopes for real political change. But given Crouch&rsquo;s focus on &ldquo;the cultural power of constitutions&hellip;and how constitutional legacies form part of collective memory&rdquo; (p. 8-9) &ndash; where even mourning its loss preserves a vital place for a constitution in the public mind &ndash; the import of such documents may hold meaning well beyond their recorded powers. Seen from this perspective, the Myanmar case is indeed an appropriate choice for analysis.</p>



<p>The author seamlessly combines a variety of methodological approaches. She incorporates personal involvement with the nation&rsquo;s socio-legal travails, as well as the careful analysis of archival materials and interviews with concerned participants. In each instance, the raw data &ndash; and not just a series of conclusory statements &ndash; are offered so that the reader is free to draw alternative interpretations. Throughout, the author admirably threads the needle between participation and observation.</p>



<p>The author suggests that the role of constitutions cannot be limited to judicial decisions or politicians&rsquo; amendments. Rather, they may &ndash; as in the case of many other countries besides Myanmar &ndash; embody the cultural factors that go into forming a multiethnic union and imagining the very nature of power. Thus, when an advocate like Ko Ni is murdered for his efforts to institute civilian control and constitutional decision-making, his death reveals the fault lines of ethnic and regional difference that constitutions are intended to address.</p>



<p>The question thus becomes: When a constitution stems from a colonial past, how can its provisions not resonate with that history, notwithstanding the neutral ideas that appear to be on offer? As she works her way through the colonial and military periods, through the ideas of the nation&rsquo;s scholars, religionists, and lawyers, Crouch shows that even the misuses of such documents have been couched in terms familiar to Myanmar culture, thus perpetuating an overtone (what she calls a palimpsest) of constitutionalism.</p>



<p>This book is, in a sense, a lament &ndash; not for a lost world of &lsquo;primitive&rsquo; sensibility (&aacute; la Claude L&eacute;vi-Strauss&rsquo; <em>La Pens&eacute;e Sauvage</em> or Marshall Sahlins&rsquo; <em>New Science of the Enchanted Universe</em>); nor is it just grief for the death of so many who have opposed the autocrats (though their loss adds special poignancy to the search for constitutional standards). Nor is it simply nostalgia for a type of foundational text that may never have been able to match its varied populations. Rather, the author has produced a political and cultural case-study whose emotional aura and history of collective struggle adhere, in this elegant and engaging presentation, to the highest standards of academic discourse and the most touching of human concerns.</p>



<p></p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/social-life-of-constitutions/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The Social Life of Constitutions</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-10T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Ayesha Pattnaik</name></author>
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		<updated>2026-06-10T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-06-04:/289483</id>
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	<title type="html">Les juges devant l’histoire. Savoir dire non, de Vichy à nos jours | Jean-Paul Jean</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Jean-Paul Jean, Les juges devant l&rsquo;histoire. Savoir dire non, de Vichy &agrave; nos jours, Rennes&nbsp;: Presse...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN-205x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN.jpg 300w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN-205x300.jpg 205w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-JEAN.jpg 300w" sizes="(max-width: 205px) 100vw, 205px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Jean-Paul </strong><strong>J</strong><strong>ean, <em>Les juges devant l&rsquo;histoire. Savoir dire non, de Vichy &agrave; nos jours</em></strong>, Rennes&nbsp;: Presses universitaires de Rennes, 2025, coll. &laquo;&nbsp;Histoire&nbsp;&raquo;, 340 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Jean-Pierre Le Crom (Nantes Universit&eacute; et CNRS, UMR _C 6297 Droit et Changement social)</strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>L&rsquo;histoire du monde judiciaire pendant la Seconde Guerre mondiale et le r&eacute;gime de Vichy est d&eacute;sormais assez bien connue. Si l&rsquo;on ne sait pas grand-chose sur celle des professeurs de droit<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>, celle des avocats est bien document&eacute;e gr&acirc;ce &agrave; l&rsquo;&eacute;dition d&rsquo;un certain nombre de t&eacute;moignages et de souvenirs &ndash; ceux de Maurice Gar&ccedil;on<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>, notamment &ndash; et de travaux de recherche comme ceux de Jean-Louis Halp&eacute;rin (oubli&eacute; dans la bibliographie)<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>, Catherine Fillon<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>, Liora Isra&euml;l<a href="https://vifa-recht.de#_ftn5" name="_ftnref5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> et Robert Badinter<a href="https://vifa-recht.de#_ftn6" name="_ftnref6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> pour n&rsquo;en citer que quelques-un(e)s. La magistrature a fait, quant &agrave; elle, l&rsquo;objet d&rsquo;une somme un peu ancienne d&rsquo;Alain Bancaud<a href="https://vifa-recht.de#_ftn7" name="_ftnref7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a> (2002) et d&rsquo;un ouvrage collectif d&eacute;j&agrave; dirig&eacute; par Jean-Paul Jean&nbsp;: <em>Juger sous Vichy, juger Vichy</em>.<a href="https://vifa-recht.de#_ftn8" name="_ftnref8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a></p>
<p>Si l&rsquo;auteur n&rsquo;est pas universitaire, il est n&eacute;anmoins tr&egrave;s bien connu des juristes et notamment des historiens du droit. Pr&eacute;sident de chambre &agrave; la Cour de cassation, il fut aussi professeur associ&eacute; &agrave; l&rsquo;universit&eacute; de Poitiers. Auteur de plusieurs ouvrages sur l&rsquo;histoire de la justice, il est &eacute;galement vice-pr&eacute;sident de l&rsquo;Association pour l&rsquo;histoire de la justice et secr&eacute;taire g&eacute;n&eacute;ral de l&rsquo;Association des cours supr&ecirc;mes judiciaires francophones.</p>
<p>Dans ce nouvel ouvrage, Jean-Paul Jean traite principalement des juges pendant le r&eacute;gime de Vichy et du sort r&eacute;serv&eacute; &agrave; certains d&rsquo;entre eux avec l&rsquo;&eacute;puration. Le propos se veut nuanc&eacute;. On citera ici un extrait du livre qu&rsquo;on pourrait consid&eacute;rer comme une sorte de r&eacute;sum&eacute; (p. 201)&nbsp;: &laquo;&nbsp;<em>Les magistrats r&eacute;sistants ont &eacute;t&eacute; peu nombreux, notamment d&egrave;s 1941. Et ces quelques-uns ont pr&ecirc;t&eacute; serment &agrave; P&eacute;tain pour ne pas &ecirc;tre d&eacute;couverts, comme cela est le cas pour Maurice Rolland, Max Gibert, Robert Vassart ou Ren&eacute; Parodi. Le refus de Paul Didier a &eacute;t&eacute; un acte courageux, mais solitaire. </em><em>&Agrave; l&rsquo;autre extr&eacute;mit&eacute;, les magistrats collaborateurs ont &eacute;galement &eacute;t&eacute; une minorit&eacute;. Au milieu, l&rsquo;immense majorit&eacute; des magistrats, conservateurs, attach&eacute;s &agrave; l&rsquo;ordre, certains plus r&eacute;pressifs que d&rsquo;autres mais par tradition l&eacute;galistes, hi&eacute;rarchis&eacute;s et g&eacute;n&eacute;ralement attentistes et prudents, qui se sont situ&eacute;s, tout au long de la guerre, dans une zone grise, en essayant de s&rsquo;&eacute;viter de s&rsquo;exposer. L&rsquo;&eacute;volution de la magistrature par rapport &agrave; la personne du mar&eacute;chal P&eacute;tain et du r&eacute;gime de Vichy a &eacute;t&eacute; identique &agrave; celle des autres Fran&ccedil;ais, au fur et &agrave; mesure de l&rsquo;&eacute;volution des difficult&eacute;s de l&rsquo;Occupation et de l&rsquo;&eacute;volution des Alli&eacute;s.</em>&nbsp;&raquo;</p>
<p>Identique&nbsp;? &Agrave; voir. Si l&rsquo;on ne peut qu&rsquo;&ecirc;tre globalement d&rsquo;accord avec ce constat tout en nuances, on pourrait aussi affirmer que le corps des magistrats en g&eacute;n&eacute;ral, et naturellement &agrave; l&rsquo;exception de quelques courageux, a &eacute;t&eacute; plut&ocirc;t servile face un r&eacute;gime qui a jet&eacute; aux orties les libert&eacute;s publiques dont ils auraient d&ucirc; &ecirc;tre les premiers d&eacute;fenseurs. Rappelons rapidement, en reprenant l&rsquo;auteur, quelques ignominies du r&eacute;gime dit de Vichy et de son chef Philippe P&eacute;tain en mati&egrave;re de justice. D&rsquo;abord le serment d&rsquo;all&eacute;geance &agrave; P&eacute;tain et &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat fran&ccedil;ais. Un magistrat &ndash; un seul&nbsp;! &ndash; refusera de courber la t&ecirc;te. Bien s&ucirc;r, comme l&rsquo;expliquent d&rsquo;ailleurs fort bien certains magistrats r&eacute;sistants et Jean-Paul Jean &agrave; leur suite, agir comme Paul Didier les aurait imm&eacute;diatement d&eacute;sign&eacute;s comme des adversaires du r&eacute;gime et aurait donc entrav&eacute; leur r&eacute;sistance. L&rsquo;argument peut &ecirc;tre entendu. Ceci dit, un, ce n&rsquo;est quand m&ecirc;me pas beaucoup.</p>
<p>Au-del&agrave; du serment de fid&eacute;lit&eacute; qui, de fait, n&rsquo;emportait pas beaucoup de cons&eacute;quences concr&egrave;tes, la tache ind&eacute;l&eacute;bile port&eacute;e sur le r&eacute;gime de Vichy en mati&egrave;re judiciaire est la cr&eacute;ation des sections sp&eacute;ciales et des cours martiales, juridictions d&rsquo;exception cr&eacute;&eacute;es au service de l&rsquo;ordre nazi. Jean-Paul Jean explique avec subtilit&eacute; les r&eacute;actions souvent oppos&eacute;es des magistrats d&eacute;sign&eacute;s, et quelquefois candidats, &agrave; ces fonctions tr&egrave;s expos&eacute;es (plusieurs seront ex&eacute;cut&eacute;s par la R&eacute;sistance).</p>
<p>Le livre revient aussi sur l&rsquo;inique proc&egrave;s de Riom, cens&eacute; juger les soi-disant responsables de la d&eacute;faite (Blum, Daladier, Gamelin&hellip;) et abandonn&eacute; sous la pression des Allemands par peur du ridicule.</p>
<p>Beaucoup d&rsquo;autres aspects sont d&eacute;velopp&eacute;s dans ce livre d&rsquo;une grande richesse informative. La premi&egrave;re partie, consacr&eacute;e sp&eacute;cifiquement au r&eacute;gime de Vichy, aborde ainsi, outre les sujets &eacute;voqu&eacute;s plus haut, la question de l&rsquo;exclusion des magistrats juifs et francs-ma&ccedil;ons, le faible nombre de r&eacute;sistants en leur sein ou encore l&rsquo;importance de la cat&eacute;gorie dite des vichysto-r&eacute;sistants, &agrave; l&rsquo;exemple d&rsquo;Andr&eacute; Mornet, membre de la commission de r&eacute;vision des naturalisations sous Vichy puis procureur&nbsp;g&eacute;n&eacute;ral au proc&egrave;s P&eacute;tain &agrave; la Lib&eacute;ration.</p>
<p>La seconde partie est consacr&eacute;e &agrave; l&rsquo;&eacute;puration, devant les cours de justice mais pas seulement, au proc&egrave;s P&eacute;tain, ainsi qu&rsquo;&agrave; celui de Nuremberg (o&ugrave; quelques Fran&ccedil;ais jouent un r&ocirc;le important, comme Robert Falco ou Henri Donnedieu de Vabres), de m&ecirc;me qu&rsquo;&agrave; l&rsquo;&eacute;volution de la magistrature apr&egrave;s le second conflit mondial, avec notamment l&rsquo;arriv&eacute;e des premi&egrave;res magistrates, chapitre particuli&egrave;rement int&eacute;ressant.</p>
<p>Sur un plan formel, on notera aussi l&rsquo;abondance des illustrations et des encadr&eacute;s (photos, dessins, lettres, extraits d&rsquo;archives, portraits) souvent bienvenus, quelquefois superf&eacute;tatoires.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage est donc riche, nourri par les meilleurs travaux d&eacute;j&agrave; r&eacute;alis&eacute;s sur le sujet ainsi que par des sources originales, priv&eacute;es comme publiques, et en particulier les dossiers de carri&egrave;re des magistrats qui sont portraitis&eacute;s ici. C&rsquo;est en effet l&rsquo;originalit&eacute; de ce livre que d&rsquo;&ecirc;tre compos&eacute; de portraits. L&rsquo;auteur a choisi de ne pas faire un dictionnaire biographique, genre assez tendance dans les sciences sociales depuis quelques ann&eacute;es, mais d&rsquo;int&eacute;grer les notices biographiques dans un r&eacute;cit plus g&eacute;n&eacute;ral. &Agrave; c&ocirc;t&eacute; de figures assez connues comme Paul Didier ou Andr&eacute; Mornet, on d&eacute;couvrira les biographies de L&eacute;on Lyon-Caen, du b&acirc;tonnier Charpentier, de Rapha&euml;l Alibert puis de son successeur Joseph Barth&eacute;lemy au minist&egrave;re de la Justice, de &laquo;&nbsp;collabos&nbsp;&raquo; comme Maurice Gabolde ou de r&eacute;sistants comme Ren&eacute; Parodi et Maurice Rolland. Ces portraits occupent une tr&egrave;s large place dans cet ouvrage et le rendent ainsi assez singulier mais suffisamment neuf pour d&eacute;sormais compter parmi les indispensables sur l&rsquo;histoire de la justice sous Vichy.</p>
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<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Dani&egrave;le Lochak, &laquo;&nbsp;La doctrine sous Vichy ou les m&eacute;saventures du positivisme&nbsp;&raquo;, <em>in</em> CURAPP, <em>Les usages sociaux du droit</em>, Paris&nbsp;: PUF, 1989, p. 252-285&nbsp;; Jean-Pierre Le Crom, &laquo; Ren&eacute; Savatier, un juriste de droite en R&eacute;sistance&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers Jean-Moulin</em> [En ligne] 10/2024. URL : http:// <a href="http://journals.openedition.org/cjm/3166" rel="noopener noreferrer" target="_blank">journals.openedition.org/cjm/3166</a></p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Maurice Gar&ccedil;on, <em>Journal, 1939-1945</em>, Paris&nbsp;: Les Belles Lettres, 2022.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> &laquo;&nbsp;La l&eacute;gislation de Vichy relative aux avocats et aux droits de la d&eacute;fense&nbsp;&raquo;, <em>Revue historique</em>, t. 286, juillet-septembre 1991, p. 143-156.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> <em>Le barreau de Lyon dans la tourmente&nbsp;: de l&rsquo;Occupation &agrave; la Lib&eacute;ration</em>, Lyon&nbsp;: Aleas &eacute;diteur, 2003.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref5" name="_ftn5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[5]</a> R<em>obes noires, ann&eacute;es sombres. Avocats et magistrats en R&eacute;sistance pendant la Seconde Guerre mondiale</em>, Paris&nbsp;: Fayard, 2005.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref6" name="_ftn6" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[6]</a> <em>Un antis&eacute;mitisme ordinaire. Vichy et les avocats juifs (1940-1944)</em>, Paris&nbsp;: Fayard, 1997.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref7" name="_ftn7" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[7]</a> <em>Une exception ordinaire. La magistrature en France (1930-1950)</em>, Paris&nbsp;: Gallimard, 2002.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref8" name="_ftn8" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[8]</a> Paris&nbsp;: AFHJ/La Documentation fran&ccedil;aise, coll. Histoire de la justice, n&deg; 29, 2019.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-03T06:27:55+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">Unstructured and Narrative Interviews</title>
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In this episode of Talking about Methods, Professor Linda Mulcahy talk...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<figure><div>

</div></figure>



<h3>Episode Description</h3>



<p>In this episode of <em>Talking about Methods</em>, Professor Linda Mulcahy talks to Dr Kate Rossmanith&nbsp;about unstructured and narrative interviewing. Kate walks us through her experience of working with persons who have been entangled in the criminal justice system as offenders, victims or family members of victims. She tells us why she never asks, &lsquo;What happened?&rsquo; and shares the single question she prepares for her unstructured interviews. She talks about the difficulty of holding somebody&rsquo;s experience while not appropriating their pain, data that feels like quicksand and how to sit with complex unstructured material as a researcher.</p>



<h3>Readings recommended by Kate Rossmanith&nbsp;</h3>



<ul>
<li>Jackson, M. (2017) &lsquo;After the Fact: The Question of Fidelity in Ethnographic Writing,&rsquo; in Anand Pandian and Stuart McLean (eds) Crumpled Paper Boat: Experiments in Ethnographic Writing, Durham, NC: Duke University Press, pp. 48-67</li>



<li>Tumarkin, M (2014) &lsquo;This Narrated Life: The Limits of Storytelling,&rsquo; Griffith Review 44, 183&ndash;92</li>



<li>Wettergren, A. (2015) &lsquo;How do we know what they feel?&rsquo; in H. Flam and J. Kleres (eds) Methods of Exploring Emotions, New York: Routledge, pp 115&ndash;24.</li>
</ul>



<p><strong>By the Speaker:</strong></p>



<p>Rossmanith, K. (2024) &lsquo;Imagining Closure as a Proprioceptive Problem&rsquo;, Emotions: History, Culture, Society 8, pp. 297-308</p>



<p>Rossmanith, K., (accepted, in press) &lsquo;Beyond Story, Voice and Narrative: Methods to understand victims&rsquo; experiences in the process of justice&rsquo;, in Holder, R., Michel-Luviano, V. &amp; Bosma, A. (eds.),&nbsp;<em>Research Handbook on Victims</em>, Rights and Justice, Edward Elgar Publishing</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/unstructured-and-narrative-interviews/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Unstructured and Narrative Interviews</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-03T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Leonie Thies</name></author>
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		<updated>2026-06-03T08:00:00+00:00</updated>
		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<title type="html">La gouvernance territoriale. Processus, reconfigurations, contestations | Romain Pasquier, Vincent Simoulin, Julien Weisbein (dir.)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Romain Pasquier, Vincent Simoulin, Julien Weisbein (dir.), La gouvernance territoriale. Processus, ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al.jpg" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-195x300.jpg" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-195x300.jpg 195w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-325x500.jpg 325w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al.jpg 369w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-195x300.jpg 195w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al-325x500.jpg 325w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-PASQUIER-et-al.jpg 369w" sizes="(max-width: 195px) 100vw, 195px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Romain Pasquier, Vincent Simoulin, Julien Weisbein (dir.), <em>La gouvernance territoriale. Processus, reconfigurations, contestations</em></strong>, Paris&nbsp;: Lextenso-LGDJ, 2025, 3<sup>&egrave;me</sup> &eacute;dition revue et augment&eacute;e, coll. &laquo;&nbsp;Droit et soci&eacute;t&eacute;&nbsp;; Classics&nbsp;&raquo;, &nbsp;418 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Fr&eacute;d&eacute;ric Santamaria (Univ. Grenoble Alpes, CNRS, Sciences Po Grenoble &ndash; UGA [School of Political Studies Univ. Grenoble Alpes], Pacte, 38000 Grenoble) </strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p>Le sentiment qui ressort &agrave; la lecture des contributions de cette troisi&egrave;me &eacute;dition est celui d&rsquo;une d&eacute;sillusion face aux espoirs port&eacute;s par la notion de gouvernance territoriale. En effet, au tournant des ann&eacute;es 1990-2000, malgr&eacute; les critiques, elle apparaissait comme porteuse d&rsquo;une promesse de recomposition de l&rsquo;action publique gr&acirc;ce &agrave; une plus grande ouverture sur la soci&eacute;t&eacute;, &agrave; la promotion de la participation et &agrave; de nouvelles formes de coop&eacute;ration entre acteurs territoriaux fond&eacute;es sur la proximit&eacute;. Dans cette perspective normative, la gouvernance territoriale remettait en cause la verticalit&eacute; gouvernementale alors fortement questionn&eacute;e. Cependant, la notion de gouvernance territoriale peut aussi &ecirc;tre mobilis&eacute;e comme un outil analytique pour mesurer les &eacute;volutions des rapports, au niveau territorial, entre gouvernance et gouvernement. De ce point de vue, l&rsquo;ouvrage expose, &agrave; partir d&rsquo;un large &eacute;ventail de th&eacute;matiques et de contributions issues de champs disciplinaires vari&eacute;s, des &eacute;volutions marqu&eacute;es par des remises en cause et des combinaisons de logiques o&ugrave; coexistent appel &agrave; la proximit&eacute;, verticalit&eacute; et complexification de l&rsquo;action publique territoriale.</p>
<p>La gouvernance territoriale, d&eacute;finie dans l&rsquo;introduction comme &laquo; l&rsquo;ensemble des situations de coop&eacute;ration qui ne peuvent &ecirc;tre totalement ordonn&eacute;es par la hi&eacute;rarchie &raquo;, fait l&rsquo;objet de contributions qui abordent, dans la premi&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage, cette notion sous diff&eacute;rents prismes. Jacques Caillosse analyse l&rsquo;impact de la gouvernance sur le droit et montre que, malgr&eacute; les tensions entre la logique juridique fond&eacute;e sur la norme et la hi&eacute;rarchie et celle de la gouvernance, bas&eacute;e sur la souplesse, le droit est lui-m&ecirc;me issu de m&eacute;canismes de gouvernance. Il souligne aussi l&rsquo;apparition de nouveaux termes (r&eacute;gulation, contractualisation, participation) que le droit peine &agrave; d&eacute;finir mais ne peut ignorer, car ils refl&egrave;tent l&rsquo;&eacute;volution de la soci&eacute;t&eacute;. La production d&rsquo;un vocabulaire est &eacute;galement au centre de la contribution de S&eacute;bastien S&eacute;gas, qui souligne que la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; la gouvernance permet, dans le champ politique cette fois, de l&eacute;gitimer l&rsquo;action. Ainsi, ce n&rsquo;est pas tant l&rsquo;objectif de l&rsquo;action qui est en jeu dans la gouvernance territoriale que le processus mobilisant les attendus de la gouvernance (par exemple&nbsp;: partenariat, animation), notamment quand ils sont appliqu&eacute;s aux politiques publiques territoriales. La contribution de Robert Jessop offre un cadre critique : la gouvernance territoriale traduit des imaginaires &eacute;conomiques dominants (comp&eacute;titivit&eacute;, innovation, attractivit&eacute;) au sein des politiques publiques. Ces imaginaires simplifient la complexit&eacute;, sont s&eacute;lectifs et li&eacute;s &agrave; des rapports de pouvoir favorisant certaines &eacute;chelles (m&eacute;tropoles, r&eacute;gions) et &eacute;lites. La gouvernance participe ainsi au <em>rescaling (</em>r&eacute;&eacute;chelonnement<em>)</em> de l&rsquo;&Eacute;tat et constitue un champ de luttes entre diff&eacute;rentes visions du d&eacute;veloppement. Sur un autre registre critique, St&eacute;phane Cadiou interroge la place croissante des experts dans l&rsquo;&eacute;laboration des politiques territoriales depuis la d&eacute;centralisation. La technicisation pousse les &eacute;lus &agrave; s&rsquo;appuyer sur des savoirs sp&eacute;cialis&eacute;s, mais peut &eacute;loigner les citoyens et renforcer la l&eacute;gitimit&eacute; des discours experts. Malgr&eacute; l&rsquo;existence d&rsquo;une expertise citoyenne, un d&eacute;calage entre logiques politiques, professionnelles et citoyennes peut nourrir un d&eacute;senchantement d&eacute;mocratique. Cette premi&egrave;re partie du livre s&rsquo;ach&egrave;ve avec Alistair Cole et Romain Pasquier, qui soulignent que, malgr&eacute; l&rsquo;int&eacute;gration europ&eacute;enne, la diversit&eacute; des formes d&rsquo;&Eacute;tat au sein de l&rsquo;Union europ&eacute;enne et des rapports aux territoires persiste. Si des formes de territorialisation de la gouvernance &eacute;mergent, elles ne traduisent pas un simple transfert de pouvoirs mais une recomposition des relations et des modes d&rsquo;action entre &Eacute;tats et territoires.</p>
<p>La seconde partie de l&rsquo;ouvrage aborde la gouvernance territoriale &agrave; travers plusieurs th&eacute;matiques li&eacute;es &agrave; diff&eacute;rents processus. Si les institutions m&eacute;tropolitaines repr&eacute;sentent un progr&egrave;s selon Philippe Est&egrave;be, la gouvernance ne peut se limiter aux cadres institutionnels, la m&eacute;tropolisation impliquant la gestion de flux entre territoires (mobilit&eacute;s, eau, &eacute;nergie). L&rsquo;auteur appelle donc &agrave; une coop&eacute;ration renforc&eacute;e entre institutions pour permettre &laquo; l&rsquo;int&eacute;gration du dehors &raquo; et la prise en compte, <em>via </em>des dispositifs participatifs, des usagers non-r&eacute;sidents. Le chapitre suivant traite de la territorialisation des politiques climatiques locales en France et souligne les difficult&eacute;s &agrave; int&eacute;grer la question climatique malgr&eacute; la possibilit&eacute; de mobiliser des outils de planification <em>ad-hoc</em> (par exemple&nbsp;: Plan Climat-Air-&Eacute;nergie-Territorial). Ces obstacles tiennent au manque de moyens, &agrave; la fragmentation des initiatives (&laquo; polycentrisme de l&rsquo;action locale &raquo;) et &agrave; la contestation de leur l&eacute;gitimit&eacute; par certains citoyens, ainsi qu&rsquo;au maintien d&rsquo;un pilotage centralis&eacute; par l&rsquo;&Eacute;tat. Pour Alice Mazeaud, il en r&eacute;sulte une contradiction entre le caract&egrave;re incr&eacute;mental de l&rsquo;action publique et l&rsquo;urgence climatique. En mati&egrave;re de gouvernance urbaine, l&rsquo;usage du num&eacute;rique ne constitue pas une rupture majeure : selon Antoine Courmont, il renforce surtout les logiques existantes. En revanche, la plateformisation transforme davantage la gouvernance, les plateformes op&eacute;rant &agrave; des &eacute;chelles globales &eacute;chappant aux comp&eacute;tences locales. &Agrave; l&rsquo;inverse, pour Xabier It&ccedil;aina, l&rsquo;&eacute;conomie sociale et solidaire contribue &agrave; la transformation des territoires gr&acirc;ce aux coop&eacute;rations entre acteurs publics, priv&eacute;s et associatifs, caract&eacute;ristiques de la gouvernance territoriale. Enfin, Michel Catlla souligne que les &eacute;lus locaux sont souvent peu pr&eacute;par&eacute;s aux comp&eacute;tences requises par&nbsp;l&rsquo;exercice de la gouvernance territoriale, comme celles de disposer d&rsquo;une expertise sur des sujets complexes ou de dialoguer avec des acteurs toujours plus nombreux et diversifi&eacute;s.</p>
<p>La derni&egrave;re partie de l&rsquo;ouvrage propose une lecture de diverses situations sociales et politiques r&eacute;centes au prisme de la gouvernance territoriale. La crise sanitaire de la Covid-19, analys&eacute;e par C&eacute;line Du Boys et Marius Bertolucci, est pr&eacute;sent&eacute;e comme un moment cl&eacute; pour observer la mise &agrave; l&rsquo;&eacute;preuve et la recomposition de la gouvernance territoriale. Au d&eacute;but de la pand&eacute;mie, les r&eacute;ponses ont surtout &eacute;t&eacute; nationales et centralis&eacute;es, avec un effacement de l&rsquo;Union europ&eacute;enne, mais des formes d&rsquo;organisation locales et la mobilisation europ&eacute;enne ont finalement &eacute;merg&eacute;, recomposant la gouvernance entre &eacute;chelles locale, nationale et europ&eacute;enne.</p>
<p>Le chapitre suivant, propos&eacute; par Vincent B&eacute;al, Gilles Pinson et Andy Smith, aborde la transition &eacute;cologique et note un retour &agrave; des approches plus centralis&eacute;es et manag&eacute;riales, confront&eacute;es aux tensions entre l&rsquo;&Eacute;tat et les &eacute;lus locaux, conduisant parfois &agrave; privil&eacute;gier les logiques politiques (<em>politics</em>) sur l&rsquo;efficacit&eacute; des politiques publiques. Guillaume Gourgues, dans sa contribution sur la participation citoyenne, distingue la participation institu&eacute;e, port&eacute;e par les institutions mais limit&eacute;e par la r&eacute;ticence des acteurs publics et la s&eacute;lection des participants, de la participation instituante, initi&eacute;e hors des institutions, qui repolitise le d&eacute;bat local sans transformer cependant radicalement les rapports de pouvoir. Selon St&eacute;phanie Dechezelles, certaines occupations de lieux incarnent une gouvernance locale tout en d&eacute;passant le territoire pour porter un message politique plus large. Le dernier chapitre traite des &eacute;meutes urbaines de 2023. Renaud Epstein, Fabien Jobard, Coline K&ouml;ves et Jacques de Maillard y exposent un renforcement de la &laquo; main droite &raquo; de l&rsquo;&Eacute;tat (police, justice) et l&rsquo;int&eacute;gration des acteurs municipaux dans l&rsquo;appareil r&eacute;pressif (vid&eacute;osurveillance), et une &laquo; main gauche &raquo; qui se manifeste &agrave; travers la coordination entre acteurs situ&eacute;s &agrave; diff&eacute;rents niveaux institutionnels pour mener &agrave; bien des actions de pr&eacute;vention mais aussi d&rsquo;accompagnement politique visant, notamment, &agrave; d&eacute;mobiliser, &agrave; rassurer les citoyens, et, <em>in fine</em>, &agrave; r&eacute;parer les territoires.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage s&rsquo;ach&egrave;ve sur une conclusion que l&rsquo;on peut facilement partager au regard des diff&eacute;rentes contributions &agrave; l&rsquo;ouvrage&nbsp;: en s&rsquo;affranchissant d&rsquo;une conception normative de la gouvernance, son utilisation comme concept analytique conserve toute sa pertinence pour analyser les changements non lin&eacute;aires des relations entre institutions, entre ces derni&egrave;res et la soci&eacute;t&eacute;, au sein et entre les territoires. Cependant, en &eacute;cho &agrave; l&rsquo;une des remarques de la postface r&eacute;dig&eacute;e par Patrick Le Gal&egrave;s, le livre pr&eacute;sente une approche trop souvent sectorielle de la gouvernance territoriale&nbsp;; les &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse propos&eacute;s le long des pages se focalisant par ailleurs souvent sur la tension entre gouvernement et gouvernance, en oubliant quelque peu la dimension territoriale. Or, cette derni&egrave;re, au sens o&ugrave; elle est d&eacute;finie par la g&eacute;ographie, permettrait d&rsquo;aborder plus syst&eacute;matiquement le caract&egrave;re intersectoriel des actions men&eacute;es par diff&eacute;rents acteurs sur les territoires.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-06-01T12:44:19+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<title type="html">La logique de la migration. Comment les faits établis réfutent les mythes répandus | Hein de Haas</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Hein de Haas, La logique de la migration. Comment les faits &eacute;tablis r&eacute;futent les mythes r&eacute;pandus (t...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong><a href="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas.png" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><img fetchpriority="high" decoding="async" src="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-188x300.png" alt="" srcset="https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-188x300.png 188w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-313x500.png 313w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas.png 450w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-188x300.png 188w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas-313x500.png 313w,https://ds.hypotheses.org/files/2026/06/COUV-De-Haas.png 450w" sizes="(max-width: 188px) 100vw, 188px" referrerpolicy="no-referrer" loading="lazy"></a>Hein de Haas, <em>La logique de la migration. Comment les faits &eacute;tablis r&eacute;futent les mythes r&eacute;pandus</em> (trad. de l&rsquo;anglais par Peggy Sastre)</strong>, Gen&egrave;ve&nbsp;: &Eacute;d. Markus Haller, 2026, 585 p.</p>
<p><strong>Compte rendu par Catherine Wihtol de Wenden (CNRS [CERI, Sciences Po])</strong></p>
<p>Cet ouvrage, traduit de l&rsquo;anglais par Peggy Sastre, vient ajouter une pierre suppl&eacute;mentaire, par sa qualit&eacute; et sa taille, aux nombreux livres publi&eacute;s en France sur les id&eacute;es re&ccedil;ues sur l&rsquo;immigration<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" name="_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a>. La traduction &laquo;&nbsp;la logique de la migration&nbsp;&raquo; est particuli&egrave;rement ad&eacute;quate.</p>
<p>Les id&eacute;es re&ccedil;ues ont toujours &eacute;t&eacute; contredites, notamment par les chercheurs, ainsi que par les responsables associatifs sur le terrain, mais elles ont la vie dure et s&rsquo;imposent comme un pr&ecirc;t-&agrave;-penser, dans un contexte d&rsquo;expansion d&rsquo;id&eacute;es d&rsquo;extr&ecirc;me droite. De nombreux travaux se sont attach&eacute;s &agrave; d&eacute;construire les plus courantes d&rsquo;entre elles qui se d&eacute;ploient avec succ&egrave;s dans le d&eacute;bat public, ce que fait cet ouvrage de la fa&ccedil;on la plus exhaustive. &nbsp;</p>
<p>La plupart de ces pr&eacute;jug&eacute;s ont d&eacute;j&agrave; fait l&rsquo;objet de maintes analyses <a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" name="_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a>. Dans l&rsquo;ouvrage d&rsquo;Utopia intitul&eacute; <em>Migrations. Id&eacute;es re&ccedil;ues et propositions </em>(2019), Fran&ccedil;ois Gemenne, professeur &agrave; HEC et enseignant &agrave; Sciences Po, rappelle dans la pr&eacute;face &laquo;&nbsp;l&rsquo;alarmante distorsion entre les r&eacute;alit&eacute;s empiriques des flux migratoires contemporains et la perception des migrations (et des migrants) par le grand public et les politiques&nbsp;&raquo;. Il ajoute que &laquo;&nbsp;cette distorsion est alarmante parce qu&rsquo;elle nourrit le racisme et la x&eacute;nophobie, mais &eacute;galement parce que les politiques publiques, en mati&egrave;re d&rsquo;immigration, se fondent h&eacute;las bien davantage sur les sondages d&rsquo;opinion que sur les r&eacute;alit&eacute;s empiriques&nbsp;&raquo;. Il ajoute enfin&nbsp;: &laquo;&nbsp;Casser les id&eacute;es re&ccedil;ues et les pr&eacute;jug&eacute;s est une condition n&eacute;cessaire, mais pas suffisante (car) le propos sur l&rsquo;immigration est avant tout id&eacute;ologique&nbsp;&raquo;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn3" name="_ftnref3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a>.</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, Hein de Haas, chercheur &agrave; Oxford puis professeur &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; d&rsquo;Amsterdam, s&rsquo;attaque dans son livre paru en 2023 et dont la traduction en fran&ccedil;ais &laquo;&nbsp;<em>La logique de la migration</em>&nbsp;&raquo; fait l&rsquo;objet de la pr&eacute;sente recension,&nbsp; &agrave; vingt-deux id&eacute;es re&ccedil;ues qu&rsquo;il appelle &laquo;&nbsp;mythes&nbsp;&raquo;. L&rsquo;ouvrage s&rsquo;organise en trois parties&nbsp;: la migration et ses mythes (I)&nbsp;; l&rsquo;immigration, menace ou solution&nbsp;? (II)&nbsp;; la propagande (III), elles-m&ecirc;mes divis&eacute;es en chapitres qui chacun d&eacute;construisent un mythe. Ainsi, dans la premi&egrave;re partie, l&rsquo;auteur r&eacute;pond &agrave; sept mythes tenaces : la migration est toujours &eacute;lev&eacute;e, les fronti&egrave;res sont hors de contr&ocirc;le, le monde fait face &agrave; une crise des r&eacute;fugi&eacute;s, nos soci&eacute;t&eacute;s sont plus diverses que jamais, le d&eacute;veloppement dans les pays pauvres va r&eacute;duire les migrations, l&rsquo;&eacute;migration est une sortie d&eacute;sesp&eacute;r&eacute;e de la mis&egrave;re, nous n&rsquo;avons pas besoin de travailleurs migrants. Dans la seconde partie, Hein de Haas traite ensuite de la perception de l&rsquo;immigration comme une menace ou une solution avec ses huit st&eacute;r&eacute;otypes :&nbsp;les migrants volent les emplois et font baisser les salaires, l&rsquo;immigration mine l&rsquo;&Eacute;tat-providence, l&rsquo;int&eacute;gration des migrants a &eacute;chou&eacute;, l&rsquo;immigration de masse a produit une s&eacute;gr&eacute;gation de masse, l&rsquo;immigration fait cro&icirc;tre le taux de criminalit&eacute;, elle conduit &agrave; un exode des cerveaux, elle booste la croissance, on a besoin de migrants pour r&eacute;soudre le probl&egrave;me d&eacute;mographique. Puis Hein de Haas se concentre dans la troisi&egrave;me partie de son ouvrage sur la propagande migratoire en sept points&nbsp;: les fronti&egrave;res, pour lesquelles il faut cr&eacute;er l&rsquo;apparence du contr&ocirc;le chez les politiciens, l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle les conservateurs seraient plus durs sur la question migratoire que les autres tendances politiques, l&rsquo;opinion publique, qui passe pour &ecirc;tre contre l&rsquo;immigration, le trafic, qui serait la cause de l&rsquo;immigration ill&eacute;gale et de l&rsquo;esclavage moderne, les restrictions aux fronti&egrave;res qui r&eacute;duiraient la migration, le changement d&eacute;mographique qui conduirait &agrave; une immigration de masse.</p>
<p>Apr&egrave;s avoir rappel&eacute; qu&rsquo;il traite essentiellement des migrants (n&eacute;s &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger et ayant v&eacute;cu au moins un an dans un autre pays) alors que beaucoup d&rsquo;id&eacute;es re&ccedil;ues sont construites &eacute;galement sur un amalgame avec les enfants de migrants, qui ne font pas partie de cette cat&eacute;gorie, Hein de Haas pr&eacute;cise dans l&rsquo;introduction de l&rsquo;ouvrage les raisons pour lesquelles il a &eacute;crit ce livre&nbsp;: montrer le simplisme des pro- et anti-migrations. Nous avons choisi de mettre, dans ce compte rendu de lecture, &nbsp;l&rsquo;accent sur quelques th&egrave;mes.</p>
<p>Ainsi, dans son ouvrage, Hein De Haas r&eacute;pond &agrave; la question de la place des migrants sur le march&eacute; du travail.</p>
<p>D&rsquo;une part, il d&eacute;construit l&rsquo;id&eacute;e selon laquelle nous n&rsquo;avons plus besoin de travailleurs migrants : avec la d&eacute;sindustrialisation, seuls les &nbsp;cerveaux seraient n&eacute;cessaires. Pourtant, la demande de main-d&rsquo;&oelig;uvre est le plus important facteur de migration &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle mondiale et l&rsquo;&eacute;migration augmente quand les pays pauvres deviennent plus riches &nbsp;: leurs habitants sont mieux inform&eacute;s et plus aptes &agrave; la mobilit&eacute;. De plus, beaucoup d&rsquo;emplois ne peuvent &ecirc;tre ni d&eacute;localis&eacute;s ni remplac&eacute;s par des machines : c&rsquo;est le cas dans les secteurs de l&rsquo;agriculture, de la construction, de la p&ecirc;che, des services, du travail domestique, de la sant&eacute;, du jardinage, de la coiffure, du repassage, de la manucure&hellip; Le d&eacute;veloppement du travail des femmes augmente de surcro&icirc;t les besoins de main-d&rsquo;&oelig;uvre (garde d&rsquo;enfants et de personnes &acirc;g&eacute;es notamment).</p>
<p>Une autre id&eacute;e combattue par l&rsquo;auteur a plut&ocirc;t &eacute;t&eacute; dans le pass&eacute; un th&egrave;me soutenu par la gauche et les syndicats&nbsp;: les migrants voleraient les emplois et feraient baisser les salaires. En fait, ils remplissent des manques et la corr&eacute;lation entre le niveau de ch&ocirc;mage et le niveau d&rsquo;immigration est n&eacute;gative. L&rsquo;immigration augmente en p&eacute;riode de croissance et de faible ch&ocirc;mage et diminue quand le ch&ocirc;mage augmente. En r&eacute;alit&eacute;, l&rsquo;impact de l&rsquo;immigration sur l&rsquo;emploi est tr&egrave;s faible, comme l&rsquo;indique pour l&rsquo;Allemagne l&rsquo;exode de 2,8 millions de ressortissants de la RDA vers la RFA, auquel s&rsquo;est ajout&eacute;e l&rsquo;arriv&eacute;e de 2 millions d&rsquo;<em>Aussiedler</em> d&rsquo;origine et de langue allemandes venus de l&rsquo;ancien bloc sovi&eacute;tique.</p>
<p>Une seconde question &agrave; laquelle s&rsquo;attache Hein de Haas est celle du d&eacute;veloppement, en tant qu&rsquo;alternative aux migrations. Le d&eacute;veloppement dans les pays pauvres pourra-t-il r&eacute;duire les migrations&nbsp;? De nombreux narratifs ont corrobor&eacute; cette th&egrave;se&nbsp;: Paul Rasmussen, premier ministre danois, en 1995&nbsp;; Jos&eacute; Manuel Barroso, pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne, en 2005&nbsp;; Jean-Claude Juncker, pr&eacute;sident de la Commission europ&eacute;enne, en 2015&nbsp;; Macky Sall, pr&eacute;sident du S&eacute;n&eacute;gal, en 2016&nbsp;; Joe Biden pour les Am&eacute;riques, en 2021. L&rsquo;aide au d&eacute;veloppement, accompagn&eacute;e de l&rsquo;all&egrave;gement des barri&egrave;res commerciales, a aussi servi de socle aux accords NAFTA (ALENA) entre les &Eacute;tats-Unis, le Canada et le Mexique et a inspir&eacute; le processus de Barcelone de 1995 &agrave; 2005 entre l&rsquo;Europe et les pays de la rive sud de la M&eacute;diterran&eacute;e. Depuis 1994, l&rsquo;OCDE s&rsquo;est positionn&eacute;e sur une approche plus critique affirmant qu&rsquo;il fallait distinguer le court et le long terme et que le d&eacute;veloppement &eacute;conomique conduisait &agrave; davantage de migrations, notamment &agrave; court et moyen termes. La plupart des travaux sur ce th&egrave;me montrent en effet que la migration est plus forte dans les pays qui ont d&eacute;j&agrave; atteint un certain niveau de d&eacute;veloppement, d&rsquo;urbanisation et de modernisation.&nbsp; Ils contestent l&rsquo;id&eacute;e re&ccedil;ue selon laquelle la pauvret&eacute; et le sous-d&eacute;veloppement sont les causes profondes des migrations. Les pays les plus pauvres ont en effet un faible taux d&rsquo;&eacute;migration et les r&eacute;gions de d&eacute;part se d&eacute;veloppent avec les transferts de fonds. Ainsi les pays d&rsquo;&eacute;migration les plus importants dans le monde sont le Mexique, la Turquie, le Maroc, l&rsquo;Inde, la Chine et les Philippines, pays au revenu moyen. Le d&eacute;veloppement dans ces pays conduit &agrave; davantage de migrations qui, en retour, accompagnent la croissance et apportent davantage de prosp&eacute;rit&eacute;. Ces migrations diminuent quand le pays a atteint un haut revenu. C&rsquo;est ce qui s&rsquo;est produit dans les pays d&rsquo;Europe du Sud, o&ugrave; l&rsquo;&eacute;migration d&rsquo;Italie, d&rsquo;Espagne, du Portugal et de Gr&egrave;ce a fait place &agrave; l&rsquo;immigration au tournant des ann&eacute;es 1970.&nbsp; Hein de Haas cite son coll&egrave;gue britannique Ronald Skeldon&nbsp;<a href="https://vifa-recht.de#_ftn4" name="_ftnref4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a>&nbsp;: la migration fait partie intrins&egrave;que du d&eacute;veloppement. Quand la pauvret&eacute; diminue, le d&eacute;veloppement accro&icirc;t les possibilit&eacute;s et les aspirations de ceux qui, ayant initialement de faibles revenus, sont devenus plus riches. Ceux qui ont plus de relations, plus de dipl&ocirc;mes, plus d&rsquo;acc&egrave;s &agrave; l&rsquo;information, poss&egrave;dent des comp&eacute;tences monnayables &agrave; l&rsquo;&eacute;tranger peuvent prendre le risque de la migration. La migration internationale suit souvent l&rsquo;exode rural, lui-m&ecirc;me pr&eacute;cipit&eacute; par le d&eacute;veloppement. Avec celui-ci, il y a moins besoin de bras &agrave; la campagne, la construction de routes acc&eacute;l&egrave;re&nbsp;la migration et la modernisation agricole remplace les travailleurs ruraux. Une fois que le pays a atteint un statut &nbsp;&eacute;conomique plus &eacute;lev&eacute;, la population reste sur place. La migration devient ainsi un processus inh&eacute;rent au d&eacute;veloppement &eacute;conomique en transition. L&rsquo;&eacute;migration africaine correspond aujourd&rsquo;hui &agrave; ce mod&egrave;le.</p>
<p>L&rsquo;ouvrage de Hein de Haas, tr&egrave;s agr&eacute;able &agrave; lire, formidablement document&eacute; et s&rsquo;adressant &agrave; un large public, se conclut par un appel &agrave; la sagesse&nbsp;: &laquo;&nbsp;Il n&rsquo;y a aucune raison de c&eacute;der &agrave; la panique&nbsp;&raquo;, &eacute;crit l&rsquo;auteur. Les faits contredisent l&rsquo;image d&rsquo;une crise migratoire sans pr&eacute;c&eacute;dent. Nous sommes confront&eacute;s &agrave; un &laquo;&nbsp;trilemme migratoire&nbsp;&raquo;&nbsp;: d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, la volont&eacute; politique de maitriser les flux, d&rsquo;un autre, les int&eacute;r&ecirc;ts &eacute;conomiques favorables &agrave; une immigration accrue et, enfin, les engagements fondamentaux envers les droits de l&rsquo;Homme, trois objectifs souvent contradictoires. Tout d&eacute;bat s&eacute;rieux suppose la prise en compte des donn&eacute;es, ce &agrave; quoi contribue puissamment cet ouvrage.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" name="_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> Hein de Haas, <em>How migration really works: A factful guide to the most divisive issue in politics, </em>Penguin Random House, 2023.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" name="_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> Citons par exemple Fran&ccedil;ois H&eacute;ran, &nbsp;<em>Parlons immigration en 30 questions</em>, Paris&nbsp;: la Documentation fran&ccedil;aise, 2012&nbsp;; la revue <em>L&rsquo;&Eacute;conomie politique</em>, &laquo; Les migrations au-del&agrave; des fantasmes &raquo;, n&deg; 84, 2019 ; H&eacute;l&egrave;ne Thiollet (dir.),&nbsp;<em>Migrants, migrations, 50 questions pour vous faire une opinion</em>, Paris&nbsp;: Armand Colin, 2016&nbsp;; EGM (&Eacute;tats g&eacute;n&eacute;raux des migrations)/LDH (Ligue des droits de l&rsquo;Homme), <em>Immigration. Pour en finir avec les id&eacute;es fausses</em>, Paris&nbsp;: &Eacute;ditions de l&rsquo;Atelier, 2021&nbsp;; Catherine Wihtol De Wenden, <em>Immigration&nbsp;: chance ou menace ?, </em>&nbsp;Paris&nbsp;: &Eacute;ditions First, 2020&nbsp;; <em>id</em>.,&nbsp; dans l&rsquo;opuscule issu d&rsquo;une conf&eacute;rence &agrave; l&rsquo;IREMMO&nbsp;: <em>Des id&eacute;es re&ccedil;ues sur l&rsquo;immigration</em>, Paris&nbsp;: &nbsp;L&rsquo;Harmattan, 2022&nbsp;; <em>id</em>. : <em>Id&eacute;es re&ccedil;ues sur les migrations, </em>Paris&nbsp;: Le Cavalier Bleu, 2025.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref3" name="_ftn3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[3]</a> Mouvement Utopia, <em>Migrations, id&eacute;es re&ccedil;ues et propositions</em>, Paris&nbsp;: &Eacute;d. Utopia, 2019, p. 9-11.</p>
<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref4" name="_ftn4" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[4]</a> Ronald Skeldon, <em>Migration and Development. A Global Perspective</em>, Routledge, 1997.</p>]]></content>
	<updated>2026-06-01T09:34:31+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-06-01T09:34:31+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-30:/289099</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19185" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Appels à communications et à contributions – Juin 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>&laquo; La transmission normative &raquo; &ndash; Ouvrage collectif
&Eacute;cole d&rsquo;Orl&eacute;ans, sous l&rsquo;&eacute;gide du Ce...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>&laquo; La transmission normative &raquo; &ndash; Ouvrage collectif</strong></p>
<p>&Eacute;cole d&rsquo;Orl&eacute;ans, sous l&rsquo;&eacute;gide du Centre de recherche juridique Pothier</p>
<p>Date limite de soumission : 09 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/160hp" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 03 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Crises sanitaires et environnementales : enjeux de gouvernance et de justice </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen Normandie, 08-10 mars 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163du" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril&nbsp; 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La vuln&eacute;rabilit&eacute; dans tous ses &eacute;tats </strong></p>
<p>Doctoriales du laboratoire Ar&egrave;nes (UMR 6051)</p>
<p>Rennes, EHESP, 15-16 octobre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 26 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16ag1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 28 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le droit hors-sol &ndash; Journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes de l&rsquo;IEDP</strong></p>
<p>Facult&eacute; Jean Monnet, Universit&eacute; Paris-Saclay, 27 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission&nbsp;: 27 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/appels/62592-le-droit-hors-sol" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Revue&nbsp; <em>Droit, Soci&eacute;t&eacute; et Pouvoir</em>&nbsp; &ndash; Varia (vol. 15, n&deg; 2, septembre 2026)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1363334" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 f&eacute;vrier 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les communs d&rsquo;urgence : dynamiques citoyennes et coop&eacute;rations institutionnelles face aux crises contemporaines </strong></p>
<p>RFFLabs, r&eacute;seau fran&ccedil;ais des FabLabs, des Espaces et des communaut&eacute;s du Faire, et Chaire TMAP de Sciences Po Rennes</p>
<p>Saint-Nazaire, 18-19 f&eacute;vrier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/164a1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 23 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Quand la filiation ne va pas de soi. Filiations et violences, XXe-XXIe si&egrave;cles</strong></p>
<p>Centre d&rsquo;histoire de Sciences Po (CHSP) &ndash; Colloque junior</p>
<p>Sciences Po Paris, 04-06 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/167tb" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 13 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Actualit&eacute; et r&eacute;actions du droit </strong></p>
<p>6&egrave;me &eacute;dition du colloque des doctorants et jeunes docteurs</p>
<p>Nantes Universit&eacute;, Facult&eacute; de droit et des sciences politiques, 17 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 1er juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16ag6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 28 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Artefacts, statuts et pouvoir en prison </strong></p>
<p>Universit&eacute; Grenoble Alpes/Sciences Po Grenoble, juin 2027&nbsp;</p>
<p>Date limite de soumission : 03 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/167eu" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 12 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Contr&ocirc;le social, d&eacute;contr&ocirc;le et r&eacute;actions sociales &ndash; &Eacute;tat des savoirs et recompositions contemporaines</strong></p>
<p>R&eacute;seau th&eacute;matique &laquo;&nbsp;Normes, d&eacute;viances et r&eacute;actions sociales&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de sociologie (AFS)&nbsp;; Laboratoire d&rsquo;&eacute;tude et de recherche sociales (LERS) de l&rsquo;Institut du d&eacute;veloppement social (IDS)</p>
<p>Rouen, Institut du d&eacute;veloppement social (IDS) Normandie, 18-19 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 03 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1633o" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Onzi&egrave;mes journ&eacute;es universitaires sur les enjeux des gouvernements ouverts et du num&eacute;rique </strong></p>
<p>IMODEV, IRJS, Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 03-04 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 10 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163ho" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;environnement et la sant&eacute; au croisement des in&eacute;galit&eacute;s &ndash; 11th International Congress of Social Sciences and Health</strong></p>
<p>F&egrave;s (Maroc), 22-23 avril 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 15 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/169sc" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mai 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Rapports de genre face aux nouveaux d&eacute;fis soci&eacute;taux et &eacute;conomiques : mutations, r&eacute;sistances et perspectives</strong></p>
<p>Universit&eacute; Alassane Ouattara (C&ocirc;te d&rsquo;Ivoire), 15-17 f&eacute;vrier 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 30 juillet 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/163ls" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 21 avril 2026]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&laquo;&nbsp;L&rsquo;illusion de l&rsquo;internationalisme &ndash; Vers une reconqu&ecirc;te des souverainet&eacute;s nationales ?&nbsp;&raquo; &ndash; Projet d&rsquo;ouvrage collectif (mai 2027)</strong></p>
<p>Date limite de soumission : 15 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1669i" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 05 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><em>Revue internationale sur l&rsquo;eau et le d&eacute;veloppement durable</em>&nbsp; (n&deg;7)</strong></p>
<p>Association pour la protection de la biodiversit&eacute; et adoption de gestes marqueurs (ASPROBIO AGM)</p>
<p>Date limite de soumission : 28 ao&ucirc;t 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15yb6" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Droit compar&eacute; d&eacute;colonial et l&rsquo;&eacute;conomie informelle/formelle </strong></p>
<p>&Eacute;cole th&eacute;matique, Douala (Cameroun), 05-07 mai 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 1<sup>er</sup> septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/15u2q" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 09 mars 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les r&eacute;volutions &eacute;trang&egrave;res vues par la France </strong></p>
<p>Centre lyonnais d&rsquo;histoire du droit et de la pens&eacute;e politique, Universit&eacute; Jean Moulin Lyon III, 14-15 janvier 2027</p>
<p>Date limite de soumission : 1<sup>er</sup> septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ej" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 29 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Les complexit&eacute;s du consentement sexuel</strong> &ndash; <strong>Colloque CRIR-AVS PACA 2026 </strong></p>
<p>H&ocirc;pital de la Timone, Marseille, 23-24 novembre 2026</p>
<p>Date limite de soumission : 27 septembre 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/165ek" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 29 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-30T15:25:49+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
	<source>
		<id>http://ds.hypotheses.org</id>
		<link rel="self" href="http://ds.hypotheses.org"/>
		<updated>2026-05-30T15:25:49+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="appels à contribution et à projets"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-30:/289100</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19148" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Colloques et journées d’études – Juin 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>La gestation pour autrui en France : questionnements juridiques et perspectives
Aix-en-Provence, AM...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>La gestation pour autrui en France : questionnements juridiques et perspectives</strong></p>
<p>Aix-en-Provence, AMU, Facult&eacute; de droit, 03 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62720-la-gestation-pour-autrui-en-france-questionnements-juridiques-et-perspectives" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le droit administratif et l&rsquo;humain &ndash; Colloque annuel de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise pour le droit administratif, organis&eacute; avec le soutien de l&rsquo;IRENEE, Universit&eacute; de Lorraine</strong></p>
<p>Nancy, Universit&eacute; de Lorraine, 04 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62721-le-droit-administratif-et-lhumain" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;invention de la citoyennet&eacute; sous la R&eacute;volution : entre inclusion et exclusion</strong></p>
<p>CRJA, Universit&eacute; Grenoble-Alpes</p>
<p>Saint-Martin-d&rsquo;H&egrave;res, Facult&eacute; de droit, 04-05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62921-linvention-de-la-citoyennete-sous-la-revolution-entre-inclusion-et-exclusion" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Garantir l&rsquo;effectivit&eacute; des droits fondamentaux : apports et ambivalences de la notion de vuln&eacute;rabilit&eacute;</strong></p>
<p>UMR DICE, ILF-GERJC, Facult&eacute; de droit et de science politique, Aix-Marseille Universit&eacute;</p>
<p>Aix-en-Provence, 04-05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62737-garantir-leffectivite-des-droits-fondamentaux-apports-et-ambivalences-de-la-notion-de-vulnerabilite" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La libert&eacute; comme non-domination : regards crois&eacute;s</strong></p>
<p>CERDACFF, ILF, Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; de C&ocirc;te d&rsquo;Azur et IUF</p>
<p>Nice, Universit&eacute; C&ocirc;te d&rsquo;Azur, 04-05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62738-la-liberte-comme-non-domination-regards-croises" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Figures de non-juristes : l&rsquo;influence des non-juristes sur le droit</strong></p>
<p>Centre de droit de l&rsquo;entreprise, &Eacute;quipe de recherche Louis Josserand, Universit&eacute; Lyon 3</p>
<p>Universit&eacute; Lyon 3, 05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62796-figures-de-non-juristes-linfluence-des-non-juristes-sur-le-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;Europe a&#768; l&rsquo;heure du Pacte vert</strong></p>
<p>Facult&eacute; Jean Monnet et IEDP, Universit&eacute; Paris Saclay, et &nbsp;CDE, Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas</p>
<p>Universit&eacute; Paris-Panth&eacute;on-Assas, 05 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62923-leurope-a-lheure-du-pacte-vert" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Les d&eacute;fis de la production de connaissances sur le droit de l&rsquo;environnement &ndash; Cinquante ans de la <em>Revue juridique de l&rsquo;environnement</em></strong></p>
<p>TREE, Universit&eacute; de Pau et Pays de l&rsquo;Adour avec le Coll&egrave;ge SSH, le CNRS, l&rsquo;IUF et l&rsquo;Institut Robert Badinter</p>
<p>Universit&eacute; de Pau et des Pays de l&rsquo;Adour, 08 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/62840-les-defis-de-la-production-de-connaissances-sur-le-droit-de-lenvironnement" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>L&rsquo;originalit&eacute; des droits africains influenc&eacute;s par le droit fran&ccedil;ais </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Tours, Facult&eacute; de droit, &eacute;conomie et des sciences sociales, 08 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/16a0h" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 26 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>La sant&eacute;, quels enjeux actuels ? Approche pluridisciplinaire et transversale </strong></p>
<p>Rabat, Universit&eacute; Mohammed V, 09-10 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/162hs" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 15 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Femmes, droit(s), universit&eacute; &ndash; Premi&egrave;re journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tude annuelle du r&eacute;seau de femmes juristes</strong></p>
<p>Bordeaux, Sciences Po Bordeaux, Centre Emile Durkheim, 10 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.centreemiledurkheim.fr/evenements/autres/femmes-droits-universite/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>ZOSHIP &ndash; Zones d&rsquo;ombre de la socio-histoire des id&eacute;es politiques &ndash; 3<sup>me</sup> journ&eacute;e d&rsquo;&eacute;tudes</strong></p>
<p>Aubervilliers, Campus Condorcet, 10 juin 2026</p>
<p><a href="https://isp.cnrs.fr/zoship-zones-dombre-de-la-socio-histoire-des-idees-politiques/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Le solidarisme de L&eacute;on Bourgeois et le droit</strong></p>
<p>Laboratoire Droit &amp; Changement social&ndash; UMR CNRS 6297 et Centre toulousain d&rsquo;histoire du droit et des id&eacute;es politiques de l&rsquo;Universit&eacute; Toulouse Capitole.</p>
<p>Universit&eacute; de Nantes, &nbsp;Facult&eacute; de droit, 11 juin 2026<br><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/je-le-solidarisme-de-leon-bourgeois-et-le-droit-3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>XIIe Congr&egrave;s de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de droit constitutionnel</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Poitiers, 11-13 juin 2026</p>
<p><a href="https://afdc2026.conference.univ-poitiers.fr/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Climate Change as a Crisis of Nature? </strong></p>
<p>&Eacute;mile Durkheim Research Unit: Crisis Analysis, University of Bonn, German Institute of Development and Sustainability (IDOS)</p>
<p>Bonn, 12-13 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.idos-research.de/veranstaltungen/details/climate-change-as-a-crisis-of-nature/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>La filiation transgenre procr&eacute;ative : regards en droit compar&eacute;</strong></p>
<p>CERCRID, Facult&eacute; de droit Julie-Victoire Daubi&eacute; et Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2</p>
<p>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 16 juin 2026</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63123-la-filiation-transgenre-procreative-regards-en-droit-compare" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>Le pouvoir sans l&rsquo;ordre &ndash; Les critiques anarchistes de la bureaucratie </strong></p>
<p>Centre Michel de L&rsquo;Hospital (CMH), UCA</p>
<p>Universit&eacute; Clermont Auvergne &ndash; Maison des Sciences humaines, 16 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1397728" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 07 mai 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Fronti&egrave;res des sexualit&eacute;s d&eacute;viantes et d&eacute;linquantes : &eacute;tat des savoirs </strong></p>
<p>R&eacute;seau th&eacute;matique &laquo;&nbsp;Normes, d&eacute;viances et r&eacute;actions sociales&nbsp;&raquo; de l&rsquo;Association fran&ccedil;aise de sociologie (AFS)</p>
<p>Universit&eacute; Paul-Val&eacute;ry Montpellier 3, 18 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://doi.org/10.58079/1633s" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 17 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Faire r&eacute;f&eacute;rence : penser le droit au prisme de l&rsquo;autorit&eacute; &ndash; XVIIIe Congr&egrave;s de l&rsquo;Association internationale de m&eacute;thodologie juridique </strong></p>
<p>Facult&eacute; de droit, Universit&eacute; de Li&egrave;ge</p>
<p>Universit&eacute; de Li&egrave;ge, 25-26 juin 2016</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/63048-faire-reference-penser-le-droit-au-prisme-de-lautorite" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source : Portail universitaire du droit]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Globalisation of the Common Law &ndash; International Symposium for the 20th Anniversary of the Master in Comparative Law and Common Law</strong></p>
<p>Malakoff, Universit&eacute; Paris Cit&eacute; &ndash; Facult&eacute; de droit, 25-26 juin 2016</p>
<p><a href="https://univ-droit.fr/recherche/actualites-de-la-recherche/manifestations/61827-globalisation-of-the-common-law" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p><span>[Source : Portail universitaire du droit]</span></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>4e Summer School d&rsquo;&Eacute;pinal &ndash; Le renouvellement de la recherche en droit</strong><br>&Eacute;pinal, Facult&eacute; de droit, sciences &eacute;conomiques et gestion de Nancy, 29 juin-02 juillet 2026</p>
<p><a href="https://irenee.univ-lorraine.fr/actualites/save-date-4e-summer-school-depinal-le-renouvellement-de-la-recherche-en-droit" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Pour en savoir plus</a></p>
<p>[Source&nbsp;: Droit et Soci&eacute;t&eacute;]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>L&rsquo;intranquillit&eacute; pour les historiens des facult&eacute;s de droit</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Rouen, 30 juin 2026</p>
<p>[Source&nbsp;:<a href="https://calenda.org/1390208" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em> Calenda</em></a><em>, </em>publi&eacute; le 20 avril 2026]</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-05-30T14:59:07+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
	<source>
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		<updated>2026-05-30T14:59:07+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="colloques et journées détudes"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-29:/289061</id>
	<link href="https://ds.hypotheses.org/19115" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Soutenances de thèses – Juin 2026</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Bakhtawar ALI, Essais sur les institutions juridiques et le d&eacute;veloppementAix Marseille Universit&eacute;...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Bakhtawar ALI, Essais sur les institutions juridiques et le d&eacute;veloppement<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 1<sup>er</sup> juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151245&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>H&eacute;lo&iuml;se ELOI&#8208;HAMMER, La parole est &agrave; l&rsquo;algorithme. Enqu&ecirc;te sur les d&eacute;veloppements et usages des IA juridiques</strong></p>
<p>Science Po Paris (Sociologie), 1<sup>er</sup> juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-heloise-eloi-hammer-sociologie/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Maelys GRANGE, La vuln&eacute;rabilit&eacute; en droit social</strong></p>
<p>Universit&eacute; Toulouse Capitole, &nbsp;1<sup>er</sup> juin 2026</p>
<p><a href="https://eddroit.ut-capitole.fr/accueil/doctorat/soutenances/avis-de-soutenances/maelys-grange-idp-soutiendra-sa-these-la-vulnerabilite-en-droit-social-dirigee-par-monsieur-frederic-guiomard" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Andr&eacute; MOZ CALDAS, La rationalisation de la loi dans le domaine du d&eacute;veloppement durable : une contribution de l&eacute;gistique mat&eacute;rielle</strong></p>
<p>Aix Marseille Universit&eacute;, 1er juin 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenance/94" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Arthur BLANCHARD, Les droits r&eacute;els administratifs</strong><br>Universit&eacute; de Poitiers, 02 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=189157&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><br><strong>Adam GABSI, Les pr&eacute;somptions dans le droit de la responsabilit&eacute; civile</strong><br>Universit&eacute; Paris-Saclay GS Droit, 02 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=96728&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jeremiah PAPIC-MAZEL, La conception du juge dans la philosophie du droit de Michel Villey. </strong><strong>&Eacute;tude d&rsquo;un r&eacute;alisme alternatif<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 02 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179898&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Clara MAFFRE, Punir la conviction. Infractions politiques, infractions terroristes et politiques criminelles en France et en Colombie<br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 05 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111555&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br></strong></p>
<p><strong>St&eacute;phane NERRANT, Du citoyen en arme d&eacute;fenseur des libert&eacute;s au juge garant de l&rsquo;&eacute;tat de droit </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen-Normandie, 05 juin 2026</p>
<p><a href="https://sygal.normandie-univ.fr/soutenances-par-ecole-doctorale/81" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong><br>Mahomed YAYA-OYE, La s&eacute;curit&eacute; juridique de l&rsquo;investisseur immobilier en droits b&eacute;ninois, ivoirien et fran&ccedil;ais<br></strong>Universit&eacute; de Tours, 05 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=164336&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>L&eacute;ny ESCOBAR, Du d&eacute;chirement du monde aux puissances du politique : le politique en tant que moyen d&rsquo;ordre</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Bordeaux, 08 juin 2026</p>
<p><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=101132&amp;site=UBXeddroit&amp;" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Alain TIIMO BILA LAMOU, R&eacute;gimes fonciers coloniaux et terres coutumi&egrave;res au Cameroun de la p&eacute;riode allemande &agrave; nos jours</strong><br>Universit&eacute; de Savoie Mont-Blanc, 08 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=111173&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong>Samir Sero ZIME YERIMA, La subjectivisation du contentieux constitutionnel au prisme des droits fondamentaux. El&eacute;ments pour une th&eacute;orie de l&rsquo;agir constitutionnel, &agrave; partir des exp&eacute;riences de l&rsquo;Afrique du Sud, du B&eacute;nin et de la France </strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 08 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.pantheonsorbonne.fr/soutenances/edds" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Laurian LABORDE,</strong><strong> Sois le changement que tu veux voir dans le monde&nbsp;? Politisation et d&eacute;politisation de l&rsquo;&eacute;cologie dans le milieu des &laquo;&nbsp;transitions&nbsp;&raquo;</strong></p>
<p>EHESS, 09 juin 2026</p>
<p><a href="https://cmh.ens.fr/these/sociologie-des-usages-politiques-de-linteriorite-dans-le-secteur-des-therapies-et-des-reseaux-ecologistes/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>C&eacute;dric Christopher LEMKE, Limites du contr&ocirc;le juridictionnel de l&rsquo;action administrative &ndash; crit&egrave;res extra-juridiques et d&eacute;ficits cognitifs</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne (soutenance Julius-Maximilians-Universit&auml;t W&uuml;rzburg, Allemagne), 09 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=190481&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Abel GOUTTENOIRE, Normativit&eacute; algorithmique et droit du travail</strong><br>Universit&eacute; Lumi&egrave;re Lyon 2, 11 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=169225&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Tania IAKOVENKO-MARINITCH, La notion de sentence arbitrale en droit compar&eacute;<br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 11 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=118401&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Abdelhamid ABIDI, Deontic logic, a tool for law formalization?</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-abdelhamid-abidi-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>G&eacute;raldine BLANCHE, L&rsquo;&eacute;tendard et le glaive : arch&eacute;ologie du droit de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle en mati&egrave;re de mode</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-geraldine-blanche-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Clotilde BOID&Eacute;, Propri&eacute;t&eacute; et habitat social</strong><br>Universit&eacute; Paris Dauphine &ndash; PSL, 12 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=112982&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Jassem CHAHINE, L&rsquo;impunit&eacute; en droit p&eacute;nal compar&eacute; fran&ccedil;ais &ndash; libanais<br></strong>Aix Marseille Universit&eacute;, 12 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=129107&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Alexandre GR</strong><strong>&Eacute;GOIRE, La vuln&eacute;rabilit&eacute; en droit p&eacute;nal substantiel</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lille, 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://edsjpg.univ-lille.fr/agenda/detail-agenda/12-06-soutenance-de-these-de-m-alexandre-gregoire-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Louisa HALLAF PERREAU, Vouloir s&rsquo;&eacute;manciper, devenir pr&eacute;caire. L&rsquo;exp&eacute;rience des femmes divorc&eacute;es en Angleterre depuis la r&eacute;forme du divorce de 1969</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Lille, 12 juin 2026</p>
<p><a href="https://edsjpg.univ-lille.fr/agenda/detail-agenda/12-06-soutenance-de-these-de-mme-louisa-hallaf-perreau" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Arthur POLETTI, Les droits subjectifs inclusifs Lumi&egrave;re &agrave; la protection de l&rsquo;environnement <br></strong>Universit&eacute; C&ocirc;te d&rsquo;Azur, 12 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=138503&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Chrysavgi ATHANASIOU, Les mutilations en tant que peines capitales en droit byzantin : du code theodosien aux Basiliques <br></strong>Sorbonne Universit&eacute; LLSHS (Lettres, Langues, Sciences Humaines et Sociales), 13 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=156671&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Amin GHANBARI AMIRHANDEH, Une analyse orient&eacute;e vers la r&eacute;forme du syst&egrave;me de passation des contrats publics en Iran</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris Nanterre, 15 juin 2026</p>
<p><a href="https://ed141.parisnanterre.fr/actualites/prochaines-soutenances/droit-public-these-une-analyse-orientee-vers-la-reforme-du-systeme-de-passation-des-contrats-publics-en-iran" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Rachel LE MAROIS, From policy to practice: An article&#8208;based dissertation on the institutionalization of (invisible) disability at work in France today and the practical (non&#8208;)reformist rationalities of disability managers and disabled workers</strong></p>
<p>Science Po Paris (Sociologie), 15 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-rachel-le-marois-sociologie/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Laurence CUNY, L&rsquo;obligation de respecter, prot&eacute;ger et mettre en oeuvre la libert&eacute; artistique en droit international<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 16 juin 2026 (soutenance Universit&eacute; Laval, Qu&eacute;bec)<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179105&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Yannick MENECEUR, R&eacute;gulation internationale et europ&eacute;enne de l&rsquo;intelligence artificielle : les droits humains &agrave; l&rsquo;&egrave;re des syst&egrave;mes algorithmiques<br></strong>Universit&eacute; Paris-Saclay GS Droit, 16 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=146131&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong><br></strong><strong>Jean-Baptiste CONTARGYRIS, Juger les gouvernants en France et en Italie &agrave; la Lib&eacute;ration </strong></p>
<p>Universit&eacute; de Caen-Normandie, 17 juin 2026</p>
<p><a href="https://sygal.normandie-univ.fr/soutenances-par-ecole-doctorale/81" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Mostafa TAHERKHANI, Arch&egrave; of international Law Theories</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 17 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-mostafa-taherkhani-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Anastasia CONROUX, L&rsquo;appr&eacute;hension juridique des relations d&rsquo;emprise au sein de la famille<br></strong>Lille, Universit&eacute; Polytechnique Hauts de France, 18 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=149138&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Mahoudo Andr&eacute;-Marie GBENOU, Les exceptions pr&eacute;liminaires devant la Cour africaine des droits de l&rsquo;Homme et des peuples<br></strong>Universit&eacute; Grenoble Alpes, 18 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=119815&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Evan LAGUNE, Le concept de communs en droit</strong></p>
<p>Aix-Marseille Universit&eacute;, 18 juin 2026</p>
<p><a href="https://dice.univ-amu.fr/fr/actualites/soutenance-de-these-de-evan-lagune" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Thomas CARACACHE, La facult&eacute; de renvoi des juridictions nationales devant la CJUE<br></strong>Universit&eacute; Paris Panth&eacute;on-Assas, 19 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=192848&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Sylvia OUEDRAOGO, La dynamique universelle et r&eacute;gionale de la justiciabilit&eacute; des droits &eacute;conomiques et socio-culturels<br></strong>Besan&ccedil;on, Universit&eacute; Marie et Louis Pasteur, 22 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=120684&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Ngue Elise ROLLINE, L&rsquo;encadrement juridique du cr&eacute;dit dans le syst&egrave;me bancaire : contribution &agrave; l&rsquo;&eacute;tude de la stabilit&eacute; du syst&egrave;me bancaire dans les r&eacute;gions de la CEMAC et de l&rsquo;UE<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 22 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=178488&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Samuel SAGBOHAN, Le droit du travail et la transformation des pratiques de gestion des ressources humaines au B&eacute;nin</strong></p>
<p>Universit&eacute; de Nantes, 22 juin 2026</p>
<p><a href="https://droit.univ-nantes.fr/actualites/avis-de-soutenance-samuel-sagbohan-3" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Margaux CAMOUS, L&rsquo;aide aux victimes d&rsquo;infractions p&eacute;nales<br></strong>Universit&eacute; Clermont Auvergne, 23 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=151330&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Aboubacar DAHO, R&eacute;int&eacute;gration et droits fondamentaux des salari&eacute;s : &eacute;tude des droits fran&ccedil;ais et ivoirien<br></strong>Universit&eacute; de Lille, 23 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=119625&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Margaux DAVAL, Les enjeux de la mise en &oelig;uvre du Cadre mondial pour l&rsquo;apr&egrave;s-2020 de la Convention des Nations unies sur la diversit&eacute; biologique : analyse &agrave; partir de l&rsquo;exemple m&eacute;diterran&eacute;en</strong></p>
<p>Aix-Marseille Universit&eacute;, 23 juin 2026</p>
<p><a href="https://ecole-doctorale-67.univ-amu.fr/soutenances" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>A</strong><strong>rthur ETRONNIER, </strong><strong>&Eacute;tude sur l&rsquo;effectivit&eacute; des mesures restrictives de l&rsquo;Union europ&eacute;enne</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil, 23 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=154101&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>&nbsp;</strong><strong>Esraa H K J H&nbsp; &nbsp;ALQALLAF, Le r&eacute;gime juridique des sanctions administratives dans le secteur &eacute;conomique et financier. &Eacute;tude compar&eacute;e des droits fran&ccedil;ais et kowe&iuml;tien<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 23 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=177716&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenanc<strong>e</strong></a></p>
<p><strong>Jessica JOLY HEBERT, Le consentement et le droit de la responsabilit&eacute; de l&rsquo;&Eacute;tat<br></strong>Universit&eacute; Paris Nanterre, 23 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=125247&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><br><strong><br>Mathilde ROLAND, Les clauses de gestion de l&rsquo;ex&eacute;cution du contrat<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 23 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=177895&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Abdou SAMADOU YAHAYA, Le juge contemporain et le statut personnel au Niger: le recours &agrave; l&rsquo;expertise des assesseurs coutumiers dans l&rsquo;application des normes islamiques devant les tribunaux de Niamey de l&rsquo;ind&eacute;pendance &agrave; nos jours<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 23 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=177577&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br>Clara GRUDLER, Essai de syst&eacute;matisation du droit de la propri&eacute;t&eacute; intellectuelle en droit de l&rsquo;Union europ&eacute;enne<br></strong>Universit&eacute; Paris 1 Panth&eacute;on-Sorbonne, 24 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=179211&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br></strong></p>
<p><strong>Anamaria MUNOZ</strong>, <strong>The Ordinary Life Of Exceptional Justice: Procedural Law In Transition</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 24 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-anamaria-munoz-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Yumna Diana BOUHAIRIE, La notion de torture en droit p&eacute;nal<br></strong>Universit&eacute; Clermont Auvergne, 26 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=152337&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Elise PAYSANT, Dire le droit, demander justice. Tradition juridique islamique, colonisation et soci&eacute;t&eacute; au S&eacute;n&eacute;gal (1830 &ndash; 1930)<br></strong>&Eacute;cole normale sup&eacute;rieure &ndash; PSL, 26 juin 2026<strong><br></strong><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=134199&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Alexander BURTSCHER, The Many Faces of EU Competition Law in Labor Markets, A Critical Comparative Analysis of National Enforcement Divergences</strong></p>
<p>Science Po Paris (Droit), 29 juin 2026</p>
<p><a href="https://www.sciencespo.fr/ecole-recherche/fr/evenements/soutenance-these-alexander-burtscher-droit/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a></p>
<p><strong>Angelina LEFEBVRE, Les droits de la d&eacute;fense comme cat&eacute;gorie proc&eacute;durale. &Eacute;tude de droit compar&eacute;&nbsp;: proc&eacute;dure p&eacute;nale fran&ccedil;aise et russe</strong></p>
<p>Universit&eacute; Paris-Est Cr&eacute;teil, 30 juin 2026<br><a href="https://adum.fr/script/detailSout.pl?mat=95575&amp;moisAffich=enCours&amp;site_temp=&amp;site=adumR" rel="noopener noreferrer" target="_blank">D&eacute;tails de la soutenance</a><strong><br><br></strong></p>
<p>&nbsp;</p>
<p><br><strong><br><br></strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>
<p><strong>&nbsp;</strong></p>]]></content>
	<updated>2026-05-29T14:46:05+00:00</updated>
	<author><name>Droit et Société</name></author>
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		<updated>2026-05-29T14:46:05+00:00</updated>
		<title>Droit &amp; Société</title></source>

	<category term="thèses"/>

	<category term="vie scientifique"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-27:/288811</id>
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	<title type="html">The space between us: an attempt to build trust when I was not fully local</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>When I first set out on my field trip to India, I was aware that gaining people&rsquo;s trust&nbsp;wouldn&rsquo;t&nbsp;be...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>When I first set out on my field trip to India, I was aware that gaining people&rsquo;s trust&nbsp;wouldn&rsquo;t&nbsp;be easy.&nbsp;Being Indian did not necessarily make me one of them.&nbsp;I was&nbsp;not&nbsp;from&nbsp;their region,&nbsp;I did&nbsp;not&nbsp;speak their language,&nbsp;and in every way that mattered, I was a foreigner in my own country.&nbsp;I was there to explore&nbsp;whether&nbsp;Geographical Indication law&nbsp;genuinely&nbsp;benefits&nbsp;the artisans behind traditional textiles.&nbsp;But beyond the legal questions, I was&nbsp;also interested&nbsp;in&nbsp;how artisans understood their place within these&nbsp;legal&nbsp;frameworks, whether the law made them feel seen at all,&nbsp;and how these feelings shaped&nbsp;their engagement&nbsp;with me as a researcher. I realised early on that these&nbsp;perceptions&nbsp;heavily&nbsp;influenced how much they chose to share.&nbsp;What I did not&nbsp;anticipate&nbsp;was that trust in this kind of fieldwork depends more on how people read your distance or closeness. Yes, the&nbsp;questions&nbsp;matter but&nbsp;the small signals of shared ground that make them decide whether you belong, even briefly, in their world, sets the tone of the interview.&nbsp;&nbsp;</p>



<p>It was in&nbsp;attempting&nbsp;to explore these questions&nbsp;that I became acutely aware of my own position within this&nbsp;landscape.&nbsp;As an Indian researcher now based at a foreign university, I often find myself in an in-between space: not fully local, yet not entirely foreign. The artisans I approached were curious on various fronts: why would&nbsp;a stranger from far away, be&nbsp;interested in their work, their struggles, their stories? At first, many of them did&nbsp;not&nbsp;take me seriously.&nbsp;Perhaps it&nbsp;was&nbsp;my age, or my gender, or&nbsp;because&nbsp;they had seen&nbsp;too many researchers&nbsp;pass through,&nbsp;arriving with questions, leaving with notebooks and hand-scribbled notes, but rarely leaving behind any change.&nbsp;</p>



<p>I became increasingly aware that&nbsp;I&nbsp;couldn&rsquo;t&nbsp;simply introduce myself and be understood. Who I was had to be negotiated. These negotiations&nbsp;were my direct response to being dismissed, a deliberate effort to close the distance and signal that I was worthy of their trust.&nbsp;Everything mattered: what I wore, how I spoke, how I entered their homes. I chose to&nbsp;wear culturally&nbsp;appropriate, modest cotton clothing, not just out of respect, but because it turned out to be the most practical choice in the brutal 42-degree desert heat. It was often the first thing they noticed, and&nbsp;perhaps the&nbsp;simplest way to signal that I was closer to them than they might have expected. I&nbsp;made small, deliberate choices: taking off my sunglasses before stepping into someone&rsquo;s home&nbsp;in an attempt to&nbsp;avoid&nbsp;visible markers of distance or&nbsp;privilege. I&nbsp;left my slippers out before entering their homes (a common Asian practice) and&nbsp;avoided&nbsp;direct contact with the glass of water they generously offered, so they&nbsp;wouldn&rsquo;t&nbsp;have to wash&nbsp;it in a place where water is&nbsp;scarce.&nbsp;Though they&nbsp;were&nbsp;just&nbsp;small gestures, they were my way of showing that&nbsp;I was not just an outsider, but someone willing, even briefly, to be part of their everyday lives.&nbsp;</p>



<p>There were moments of quiet connection that I still hold close. Once, while visiting a Muslim&nbsp;family in their workshop, the evening Azaan (call for prayer) echoed through the village.&nbsp;In the corner, I saw a woman who had been quietly&nbsp;observing&nbsp;us suddenly draw her scarf over her head.&nbsp;Almost instinctively, I did the same, pulling my dupatta&nbsp;(long scarf)&nbsp;up to cover mine.&nbsp;It was a simple, instinctive gesture, but in that moment, she offered me a fleeting smile,&nbsp;perhaps a&nbsp;sign of approval, or&nbsp;maybe just&nbsp;quiet recognition. I will never know what it truly meant, but I did sense the atmosphere subtly shift.&nbsp;</p>



<p>Yet, despite these small moments of closeness, trust&nbsp;is never guaranteed, let alone&nbsp;instant.&nbsp;Fieldwork, therefore,&nbsp;taught me patience in ways I had&nbsp;not&nbsp;expected. Some people never fully&nbsp;opened up&nbsp;to me. One artisan bluntly told me he felt I was only speaking to them to earn my degree, that I would move on with my life while nothing would change for them. I tried to explain that documenting their stories could spark wider conversations and, hopefully, over time, shift how we think about heritage protection. But he&nbsp;remained&nbsp;unconvinced. I eventually left, realising that not every door will open,&nbsp;and that&nbsp;is okay.&nbsp;Some interviews would begin in suspicion and&nbsp;never overcome it. Others, however, began with doubt but ended with gestures of respect, such as&nbsp;invitations to stay longer, to share meals, to return.&nbsp;</p>



<p>This field trip taught me that trust is&nbsp;not given; it&nbsp;is carefully built. I entered the field expecting to negotiate academic distances. What I ended up negotiating were more&nbsp;personal distances&nbsp;like&nbsp;language, custom, memory, and hope.&nbsp;The heart of Socio-Legal research does&nbsp;not&nbsp;always lie in the grand questions of law; sometimes it lives in&nbsp;these quiet, in-between spaces.&nbsp;My biggest takeaway&nbsp;was that these small&nbsp;interpersonal&nbsp;moments shape&nbsp;what people&nbsp;choose to&nbsp;share and how.&nbsp;Building trust is more&nbsp;about&nbsp;how you&nbsp;decide&nbsp;to show up. That realisation made me far more attentive to how distance and everyday interactions silently shape the&nbsp;stories that&nbsp;end up in&nbsp;our research.</p>
<p>The post <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk/the-space-between-us-an-attempt-to-build-trust-when-i-was-not-fully-local/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">The&nbsp;space between us: an attempt to build trust when I was not fully local</a> appeared first on <a href="https://frontiers.csls.ox.ac.uk" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Frontiers of Socio-Legal Studies</a>.</p>]]></content>
	<updated>2026-05-27T08:00:00+00:00</updated>
	<author><name>Iulia-Cristiana Vatau</name></author>
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		<title>Frontiers of Socio-legal Studies</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-26:/288783</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2899" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Irene Lizzola, à propos de sa thèse sur les mobilisations pour l’abolition de la peine de mort au Maroc</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Irene Lizzola est docteure en science politique. Le 9 d&eacute;cembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intit...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>Irene Lizzola est docteure en science politique. Le 9 d&eacute;cembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &ldquo;Plaider les droits humains et d&eacute;velopper l&rsquo;&Eacute;tat de droit au Maroc : comment fonder la l&eacute;gitimit&eacute; des r&eacute;formes en r&eacute;gime de contrainte consensuelle ?&rdquo; &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; de Bordeaux.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong><em> Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e au sein du laboratoire Les Afriques dans le Monde (UMR 5115) de Sciences Po Bordeaux, sous la direction de Baudouin Dupret (DR1 CNRS/LAM) et Mari&egrave;me N&rsquo;Diaye (CR CNRS/LAM), porte sur les mobilisations pour l&rsquo;abolition de la peine de mort au Maroc. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Je suis partie d&rsquo;une interrogation assez large visant &agrave; comprendre comment des acteurs porteurs de demandes de r&eacute;forme &ndash; associatifs et institutionnels (charg&eacute;s de plaidoyer, militants, professionnels du droit, parlementaires, etc.), ici dans le cadre de l&rsquo;abolition de la peine de mort &ndash; s&rsquo;adressent concr&egrave;tement &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat, et surtout comment ils parviennent &agrave; construire un langage commun avec le pouvoir.</p>
<p>J&rsquo;entendais donc saisir ces mobilisations au niveau de la domestication&nbsp;des savoirs de r&eacute;forme &eacute;voqu&eacute;s par les acteurs, afin d&rsquo;en interroger les usages politiques. Dans ce registre, je me proposais d&rsquo;&eacute;tudier le recours au r&eacute;pertoire international &ndash; droits humains, principes rattach&eacute;s &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit, bonne gouvernance &ndash; &agrave; la fois comme outil de d&eacute;monstration de l&rsquo;alignement du r&eacute;gime marocain sur les standards internationaux, et comme instrument de l&eacute;gitimation des revendications de r&eacute;forme.</p>
<p>Issue d&rsquo;une formation hybride associant relations internationales, anthropologie sociale et justice transitionnelle, j&rsquo;avais le d&eacute;sir &ndash; et sans doute le besoin &ndash; d&rsquo;investiguer les contours et les limites de la circulation de cette <em>doxa</em> internationale des droits humains, dont la r&eacute;f&eacute;rence &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit constitue une partie int&eacute;grante. Cela &agrave; partir d&rsquo;un contexte bien pr&eacute;cis : le cas marocain, marqu&eacute; &agrave; la fois par un processus de justice transitionnelle inscrit dans une continuit&eacute; du r&eacute;gime et par des mobilisations&nbsp;<em>par</em>&nbsp;et&nbsp;<em>pour </em>les droits humains, port&eacute;es par des collectifs militants et associatifs.</p>
<p>Des lectures critiques sur les processus de transition, ainsi que sur le caract&egrave;re occidentalo-centr&eacute; et r&eacute;ducteur de la conflictualit&eacute; sociale associ&eacute; aux droits humains (Merry, 2003&nbsp;; Mahmood, 2005&nbsp;; Allen, 2013 ; Abu-Lughod, 2013), m&rsquo;avaient conduite &agrave; m&rsquo;int&eacute;resser de pr&egrave;s &agrave; leurs usages ambivalents. Les droits humains sont en effet mobilis&eacute;s &agrave; la fois comme mot de pouvoir, du c&ocirc;t&eacute; des autorit&eacute;s, et comme ressource par les porteurs de cause. Mon int&eacute;r&ecirc;t &eacute;tait donc de rendre compte des jeux d&rsquo;appropriation et de traduction de ces droits dans un contexte marocain o&ugrave; la r&eacute;f&eacute;rence aux droits humains porte des dynamiques de r&eacute;formisme juridique, tout en coexistant avec des pratiques r&eacute;pressives &agrave; l&rsquo;&eacute;gard de la dissidence politique.</p>
<p>Je formulais donc l&rsquo;hypoth&egrave;se &ndash; fond&eacute;e sur la lecture de la litt&eacute;rature en sociologie des mobilisations, du droit et du d&eacute;veloppement relative au contexte marocain (Vairel, 2004&nbsp;; 2014&nbsp;; Allal, 2010&nbsp;; Ferri&eacute; et Dupret, 2011&nbsp;; Bennani-Chra&iuml;bi, 2021&nbsp;; N&rsquo;Diaye et al., 2021) &ndash; d&rsquo;une domestication dans le langage du pouvoir de ce r&eacute;f&eacute;rentiel international par les gouvernants. Cette domestication concerne notamment un Palais soucieux de stabiliser sa l&eacute;gitimit&eacute;, &agrave; l&rsquo;&eacute;cart de toute critique subversive.</p>
<p>En explorant le terrain marocain, je me suis rendue compte que les porteurs de cause s&rsquo;appuient principalement sur des ressources de l&eacute;gitimit&eacute; juridique. Typiquement, ils mobilisent des conventions internationales ratifi&eacute;es par le Maroc, notamment le Pacte international relatif aux droits civils et politiques, la Convention contre la torture et autres peines ou traitements cruels, inhumains ou d&eacute;gradants ainsi que son Protocole facultatif, et la Convention internationale pour la protection de toutes les personnes contre les disparitions forc&eacute;es, ou plus largement l&rsquo;ensemble du corpus relatif &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit et aux droits humains. Ce cadre leur permet de rendre leur cause plus acceptable aupr&egrave;s des autorit&eacute;s, mais aussi de contourner certaines tensions politiques, notamment avec les partisans du maintien de la peine de mort ou autour de sujets sensibles comme les libert&eacute;s individuelles ou la torture.</p>
<p>En observant de plus pr&egrave;s cette mobilisation, j&rsquo;ai constat&eacute; que ces r&eacute;f&eacute;rences &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit et &agrave; la bonne gouvernance servent en quelque sorte de terrain d&rsquo;entente entre militants et institutions. &nbsp;Elles interviennent souvent dans des espaces de participation assez institutionnalis&eacute;s, o&ugrave; les acteurs interagissent dans une logique de coop&eacute;ration, parfois m&ecirc;me de partenariat, avec les autorit&eacute;s.</p>
<p>Un autre &eacute;l&eacute;ment important que j&rsquo;ai identifi&eacute; dans mon enqu&ecirc;te est la multipositionnalit&eacute; des militants. Les personnes engag&eacute;es pour l&rsquo;abolition sont rarement mobilis&eacute;es uniquement sur ce sujet : elles sont aussi actives sur d&rsquo;autres causes, souvent dans une logique de dialogue avec l&rsquo;&Eacute;tat, notamment via le plaidoyer. Et la plupart du temps, ce sont des militants de longue date, parfois anciens d&eacute;tenus politiques, qui ont progressivement professionnalis&eacute; leur engagement, que ce soit dans des associations de d&eacute;fense des droits humains ou m&ecirc;me dans des espaces plus directement politiques, notamment les partis politiques. Beaucoup ont aussi &eacute;t&eacute; li&eacute;s, de pr&egrave;s ou de loin, au processus de justice transitionnelle et aux travaux de l&rsquo;Instance &Eacute;quit&eacute; et R&eacute;conciliation.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, j&rsquo;ai d&eacute;plac&eacute; mon regard : plut&ocirc;t que de me concentrer uniquement sur la mobilisation pour l&rsquo;abolition en elle-m&ecirc;me, je me suis int&eacute;ress&eacute;e &agrave; la mani&egrave;re dont cette cause est utilis&eacute;e politiquement. Elle sert souvent de point d&rsquo;appui pour porter d&rsquo;autres revendications plus sensibles, telle que la r&eacute;forme de la gouvernance s&eacute;curitaire ou la lutte contre l&rsquo;impunit&eacute;, et pour questionner, voire contester, le r&eacute;cit officiel d&rsquo;une d&eacute;mocratisation du r&eacute;gime en mettant en lumi&egrave;re ses dimensions plus r&eacute;pressives.</p>
<p>Concr&egrave;tement, cette enqu&ecirc;te a repos&eacute; sur un travail de terrain assez long, conduit entre 2019 et 2022. J&rsquo;ai effectu&eacute; plusieurs s&eacute;jours de terrain au Maroc &ndash; notamment au sein d&rsquo;associations &ndash; au cours desquels j&rsquo;ai r&eacute;alis&eacute; des entretiens semi-directifs, des observations d&rsquo;&eacute;v&eacute;nements et de r&eacute;unions associatives, ainsi qu&rsquo;un travail d&rsquo;analyse d&rsquo;archives. &Agrave; cela s&rsquo;est ajout&eacute;e une enqu&ecirc;te &agrave; distance pendant la p&eacute;riode du Covid, au cours de laquelle j&rsquo;ai men&eacute; &agrave; la fois des entretiens et des observations en ligne.</p>
<p>Au total, j&rsquo;ai men&eacute; 84 entretiens avec des acteurs associatifs, des militants, mais aussi des parlementaires et des professionnels du droit, au Maroc et &agrave; l&rsquo;international, notamment lors du Congr&egrave;s mondial contre la peine de mort de Berlin en 2022. Cela m&rsquo;a permis de croiser les points de vue et de mieux saisir les logiques de cette mobilisation.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong><em> Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse et sur quels r&eacute;sultats souhaiteriez-vous revenir ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Plusieurs d&rsquo;entre eux me semblent pertinents, mais ils tournent tous autour d&rsquo;une id&eacute;e centrale : la mani&egrave;re dont les militants abolitionnistes au Maroc construisent leur rapport au pouvoir.</p>
<p>D&rsquo;abord, ce qui m&rsquo;a vraiment int&eacute;ress&eacute;e, c&rsquo;&eacute;tait de montrer que ces acteurs ne sont pas simplement dans une opposition frontale &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat. En r&eacute;alit&eacute;, ils s&rsquo;appuient beaucoup sur des r&eacute;f&eacute;rentiels communs avec les autorit&eacute;s &ndash; comme les droits humains, l&rsquo;&Eacute;tat de droit ou encore la bonne gouvernance. Mais cela pose un probl&egrave;me plus profond : jusqu&rsquo;o&ugrave; ce langage commun est-il tenable, et surtout &agrave; quel co&ucirc;t ? En adoptant ce registre partag&eacute;, les militants acceptent en effet une forme de compromis qui structure leurs prises de parole et limite, dans une certaine mesure, ce qu&rsquo;ils peuvent dire quant au respect, par le r&eacute;gime, de ce socle d&rsquo;entendement commun que repr&eacute;sentent les droits humains et les standards de bonne gouvernance. L&rsquo;enjeu est donc de comprendre jusqu&rsquo;&agrave; quel point l&rsquo;alignement sur les m&ecirc;mes r&eacute;f&eacute;rences est possible et repose sur une compr&eacute;hension partag&eacute;e de celles-ci, et jusqu&rsquo;o&ugrave; la critique peut s&rsquo;exprimer.</p>
<p>C&rsquo;est pour rendre compte de cette tension que je propose le concept de <em>r&eacute;gime de contrainte consensuelle</em>, qui d&eacute;signe l&rsquo;espace d&rsquo;interaction o&ugrave; les parties coconstruisent, de mani&egrave;re dialogique bien qu&rsquo;asym&eacute;trique, l&rsquo;audibilit&eacute; des causes. Par <em>contrainte</em>, j&rsquo;entends la forme que prend cette interaction asym&eacute;trique avec le pouvoir, telle qu&rsquo;elle est anticip&eacute;e et int&eacute;gr&eacute;e par les porteurs de cause dans leur plaidoyer, en fonction de leur perception du degr&eacute; de tol&eacute;rance &agrave; la critique des autorit&eacute;s. Les militants s&rsquo;imposent une r&eacute;duction du champ des possibles afin de n&eacute;gocier avec le pouvoir. Par <em>consensuelle</em>, je souligne que cette contrainte est coconstruite&nbsp;: dans l&rsquo;&eacute;conomie de leur relation asym&eacute;trique avec le pouvoir, les porteurs de cause s&rsquo;adaptent aux exigences de compromis qu&rsquo;ils per&ccedil;oivent comme n&eacute;cessaires pour maintenir le dialogue institutionnel.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est que ces acteurs sont dans un espace d&rsquo;interaction qui est &agrave; la fois contraint &ndash; parce que les militants s&rsquo;adaptent &agrave; ce qu&rsquo;ils pensent pouvoir dire sans fermer le dialogue &ndash; et consensuel, parce qu&rsquo;il faut trouver un terrain d&rsquo;entente avec les autorit&eacute;s. Et dans cet espace, les acteurs naviguent en permanence entre rapprochement avec le pouvoir et mise &agrave; distance critique.</p>
<p>&Agrave; partir de l&agrave;, la th&egrave;se &eacute;tablit trois r&eacute;sultats principaux. Le premier, c&rsquo;est que cette contrainte ne tombe pas d&rsquo;en haut : elle se construit dans les interactions, en fonction de la mani&egrave;re dont les militants per&ccedil;oivent les opportunit&eacute;s politiques. Ici, l&rsquo;&eacute;laboration de l&rsquo;audibilit&eacute; des causes va de pair avec leur d&eacute;pol&eacute;misation et leur inscription dans des registres de dialogue apais&eacute;s, qui permettent de p&eacute;renniser le dialogue institutionnel.</p>
<p>Le deuxi&egrave;me, c&rsquo;est que ce compromis discursif permet d&rsquo;&eacute;viter l&rsquo;affrontement direct, mais qu&rsquo;il ouvre quand m&ecirc;me un espace de critique &ndash; une sorte de dissidence, mais encadr&eacute;e. Les porteurs de cause d&eacute;pol&eacute;misent la port&eacute;e des savoirs de r&eacute;forme mobilis&eacute;s et acceptent des solutions de compromis afin de rester dans le jeu institutionnel, en choisissant de les n&eacute;gocier ou non avec leurs interlocuteurs institutionnels. Ils comprennent les facteurs de contrainte sans pour autant y consentir, conscients du <em>statu quo</em> r&eacute;pressif.</p>
<p>Le troisi&egrave;me, c&rsquo;est que les r&eacute;f&eacute;rences &agrave; la d&eacute;mocratie, aux droits humains ou &agrave; l&rsquo;&Eacute;tat de droit sont ambivalentes : elles sont &agrave; la fois des ressources pour agir&hellip; et en m&ecirc;me temps des contraintes qui red&eacute;finissent les limites de la critique. La th&egrave;se montre que le curseur de la <em>contrainte consensuelle</em> se d&eacute;place en fonction du caract&egrave;re plus ou moins subversif de la cause port&eacute;e. Celle-ci peut se faire plus ou moins subversive au regard de la mobilisation convergente, par les militants et le pouvoir, de principes qui demeurent au c&oelig;ur de l&rsquo;&laquo; entendement d&eacute;mocratique&nbsp;&raquo; (Ferri&eacute;, 2003), tels que l&rsquo;&Eacute;tat de droit et les droits humains.</p>
<p>En termes de contributions, je dirais que la th&egrave;se s&rsquo;inscrit dans plusieurs d&eacute;bats. D&rsquo;une part, elle permet d&rsquo;appr&eacute;hender les dynamiques de canalisation des formes de contestation politique au Maroc au prisme microsociologique, en montrant qu&rsquo;elles se jouent tr&egrave;s concr&egrave;tement dans les espaces d&rsquo;interaction entre militants, institutions et partenaires internationaux.</p>
<p>D&rsquo;autre part, elle apporte &agrave; la sociologie des militantismes institutionnels en montrant qu&rsquo;on ne peut pas simplement opposer militants et institutions : en r&eacute;alit&eacute;, les acteurs naviguent entre les deux de mani&egrave;re strat&eacute;gique, en s&rsquo;adaptant, en n&eacute;gociant et en tirant parti des dispositifs existants.</p>
<p>Enfin, elle contribue aussi &agrave; l&rsquo;analyse du plaidoyer. Ce que je montre, c&rsquo;est que le plaidoyer n&rsquo;est pas forc&eacute;ment d&eacute;politis&eacute; : au contraire, c&rsquo;est une ressource strat&eacute;gique qui permet de porter des revendications en utilisant des registres juridiques et experts, tout en maintenant un dialogue avec le pouvoir.</p>
<p>Pour finir, ce travail ouvre aussi des pistes : notamment sur les effets de ces grands r&eacute;f&eacute;rentiels &ndash; d&eacute;mocratie, droits humains, &Eacute;tat de droit &ndash; sur les mobilisations. Parce qu&rsquo;ils peuvent &agrave; la fois rassembler&hellip; mais aussi masquer ou produire des d&eacute;saccords profonds.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><strong><em> Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail ? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Dans mon travail, je mobilise la sociologie du droit en l&rsquo;articulant avec d&rsquo;autres approches, notamment la sociologie politique de l&rsquo;international et l&rsquo;&eacute;tude des mobilisations. L&rsquo;id&eacute;e, c&rsquo;est vraiment de comprendre comment le droit est utilis&eacute; en pratique par les acteurs, et pas seulement comme un cadre formel.</p>
<p>Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, la socio-anthropologie du droit m&rsquo;a beaucoup aid&eacute;e &agrave; analyser la mani&egrave;re dont les normes internationales &ndash; par exemple en mati&egrave;re de droits humains &ndash; circulent et sont retravaill&eacute;es localement. Sur ce point, les travaux de&nbsp;Sally Engle Merry (2006)&nbsp;sont vraiment centraux, notamment autour de la notion de &laquo;&nbsp;vernacularisation&nbsp;&raquo;. Elle montre comment ces normes globales sont appropri&eacute;es, traduites, et adapt&eacute;es par les acteurs sur le terrain, en fonction des contextes dans lesquels ils se trouvent et de leurs objectifs.</p>
<p>De plus, je me suis passionn&eacute;e pour la lecture des travaux des anthropologues Jane Cowan et Julie Billaud autour de l&rsquo;Examen p&eacute;riodique universel des Nations unies (2015). Leur perspective critique m&rsquo;a aid&eacute;e &agrave; situer le discours &agrave; pr&eacute;tention universaliste des droits humains dans les dynamiques sociopolitiques et bureaucratiques qui accompagnent sa fabrication institutionnelle, &agrave; l&rsquo;&eacute;chelle des instances onusiennes et des organisations internationales.</p>
<p>De son c&ocirc;t&eacute;, la sociologie du droit &ndash; notamment les travaux de Brigitte Ga&iuml;ti et Liora Isra&euml;l sur la construction des causes (2003), ainsi que ceux d&rsquo;&Eacute;ric Agrikoliansky sur les &laquo; usages protestataires du droit &raquo; (2010) &ndash; m&rsquo;a permis de mieux comprendre comment une revendication, telle que l&rsquo;abolition de la peine de mort, devient une cause publique. Elle &eacute;claire &eacute;galement les strat&eacute;gies de plaidoyer : comment les acteurs rendent leur cause visible, comment ils s&rsquo;appuient sur le droit pour la l&eacute;gitimer, et comment ils articulent leurs pratiques militantes avec les cadres juridiques existants, aux niveaux national, r&eacute;gional et international.</p>
<p>Ce que &ccedil;a montre, au fond, c&rsquo;est que le droit n&rsquo;est pas seulement une contrainte : c&rsquo;est aussi une ressource. Les militants s&rsquo;en servent pour donner du poids &agrave; leurs revendications et, souvent, pour &eacute;viter une confrontation trop directe avec le pouvoir.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong><em> Et la suite ? Dans quel projet vous lancez-vous ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Je reste dans le milieu acad&eacute;mique et poursuis mes recherches, tout en ouvrant un nouveau terrain et de nouvelles questions. Je viens de commencer un postdoctorat &agrave;&nbsp;Sciences Po Bordeaux, d&rsquo;avril &agrave; novembre 2026, dans le cadre d&rsquo;un projet collectif, GLOW &ndash; <a href="https://www.lesafriquesdanslemonde.fr/gender-law-and-political-activism-in-west-africa-glow-project/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><em>Gender, Law and Political Activism in West Africa</em></a>. Il s&rsquo;agit d&rsquo;un projet collaboratif qui associe plusieurs institutions, notamment l&rsquo;Universit&eacute; de Lagos, le laboratoire Les Afriques dans le Monde et l&rsquo;IFRA Nigeria.</p>
<p>Dans ce cadre, je m&egrave;ne un projet de recherche portant sur les pratiques de mobilisation du Protocole &agrave; la Charte africaine des droits de l&rsquo;Homme et des peuples relatif aux droits des femmes en Afrique (Protocole de Maputo), seul instrument juridique r&eacute;gional africain &agrave; caract&egrave;re contraignant sp&eacute;cifiquement d&eacute;di&eacute; &agrave; la protection des droits des femmes. Plus pr&eacute;cis&eacute;ment, je m&rsquo;int&eacute;resse aux mobilisations confessionnelles en mati&egrave;re de droits des femmes, notamment autour de la Commission africaine des droits de l&rsquo;Homme et des peuples, bas&eacute;e &agrave; Banjul.</p>
<p>L&rsquo;id&eacute;e est d&rsquo;analyser comment diff&eacute;rents registres &ndash; religieux, juridiques et culturels &ndash; s&rsquo;entrecroisent dans ces mobilisations. Ce qui m&rsquo;int&eacute;resse particuli&egrave;rement, c&rsquo;est d&rsquo;&eacute;tudier la mani&egrave;re dont les diff&eacute;rents acteurs mobilis&eacute;s &ndash; confessionnels, associatifs et institutionnels &ndash; articulent, d&rsquo;un c&ocirc;t&eacute;, le discours des droits humains et, de l&rsquo;autre, des r&eacute;f&eacute;rences aux dites &laquo;&nbsp;valeurs africaines &raquo; mobilis&eacute;es dans ces espaces.</p>
<p>Dans la continuit&eacute; de ma th&egrave;se, je poursuis donc mes recherches sur les questions de mobilisation, de plaidoyer et de rapports militants au pouvoir, en d&eacute;pla&ccedil;ant toutefois le regard vers d&rsquo;autres acteurs et un autre espace r&eacute;gional, avec un focus plus sp&eacute;cifique sur les droits des femmes et les dynamiques confessionnelles.</p>
<p><strong><em>&nbsp;</em></strong></p>
<p><strong><em>Publications et page personnelle de Irene Lizzola :</em></strong></p>
<p><strong><em>Publications (s&eacute;lection)&nbsp;:</em></strong></p>
<ul>
<li>&laquo;&nbsp;Introduction. Circulations juridiques dans&nbsp;les Suds et&nbsp;malentendus op&eacute;ratoires autour de l&rsquo;&Eacute;tat de droit&nbsp;&raquo; (avec Louise Cadorel et Myriam Guellec Sefraoui).&nbsp;<em>Critique Internationale</em>, 2025, n&deg; 106 (1), pp.11-19.&nbsp;<a href="https://doi.org/10.3917/crii.106.0011" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/crii.106.0011</a></li>
<li>&laquo;&nbsp;Plaider pour l&rsquo;abolition de&nbsp;la&nbsp;peine de mort face au statu&nbsp;quo punitif&nbsp;: accommodements dans un&nbsp;r&eacute;gime de contrainte consensuelle au Maroc&nbsp;&raquo;.&nbsp;<em>Critique Internationale</em>, 2025, n&deg; 106 (1), pp.87-110. <a href="https://doi.org/10.3917/crii.106.0087" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/crii.106.0087</a></li>
<li>&laquo;&nbsp;Plaider la &laquo;&nbsp;bonne gouvernance s&eacute;curitaire&nbsp;&raquo; au Maroc&nbsp;: Domestiquer les savoirs de r&eacute;forme en r&eacute;gime de contrainte consensuelle&nbsp;&raquo;, <em>Ann&eacute;e du Maghreb</em>, 31/2024. <a href="https://doi.org/10.4000/11x4a" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.4000/11x4a</a></li>
<li>&laquo;&nbsp;L&rsquo;Islam cat&eacute;goris&eacute; par le droit positif : juger la pertinence d&rsquo;&eacute;voquer le r&eacute;f&eacute;rentiel islamique en rapport &agrave; une s&eacute;rie de faits&nbsp;&raquo;, <em>Cahiers de M&eacute;thodologie Juridique 2022</em>, n&deg;36, Presses universitaires d&rsquo;Aix-Marseille (PUAM), 2023. <a href="https://doi.org/10.3917/rjj.195.1541" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/rjj.195.1541</a></li>
<li>&laquo; Le raisonnement pr&eacute;ventif ou quand le contr&ocirc;le devient hors de contr&ocirc;le &raquo;, <em>Droit et soci&eacute;t&eacute;</em>, vol. 111, n&deg; 2, 2022, pp. 251-267. <a href="https://doi.org/10.3917/drs1.111.0251" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/drs1.111.0251</a></li>
<li>&laquo; Conflits entre cat&eacute;gories revendiqu&eacute;es et cat&eacute;gories attribu&eacute;es &agrave; des justiciables : le r&eacute;f&eacute;rentiel islamique &agrave; l&rsquo;aune du raisonnement pr&eacute;ventif &raquo; (avec Nawel Gafsia), <em>Revue interdisciplinaire d&rsquo;&eacute;tudes juridiques</em>, vol. 87, n&deg; 2, 2021, pp. 151-188. <a href="https://doi.org/10.3917/riej.087.0151" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.3917/riej.087.0151</a></li>
<li>&laquo; Anthropologie et droit &raquo; (avec Baudouin Dupret), <em> Le dictionnaire francophone d&rsquo;anthropologie ancr&eacute; dans</em> <em>le contemporain</em>, Laval : Universit&eacute; de Laval, 2020. <a href="http://doi.org/10.47854/IMHA9973" rel="noopener noreferrer" target="_blank">http://doi.org/10.47854/IMHA9973</a></li>
</ul>
<p><strong><em>La liste compl&egrave;te des publications est disponible sur HAL&nbsp;: </em></strong><a href="https://cv.hal.science/irene-lizzola" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong><em>https://cv.hal.science/irene-lizzola</em></strong></a></p>
<p><strong><em>Page personnelle&nbsp;: </em></strong><a href="https://www.lesafriquesdanslemonde.fr/membre/irene-lizzola/" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong><em>https://www.lesafriquesdanslemonde.fr/membre/irene-lizzola/</em></strong></a></p>
<p><strong><em>Lien vers la th&egrave;se d&rsquo;Irene Lizzola, accessible &agrave; la communaut&eacute; acad&eacute;mique fran&ccedil;aise et t&eacute;l&eacute;chargeable : <a href="https://theses.fr/2025BORD0368" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://theses.fr/2025BORD0368</a></em></strong></p>]]></content>
	<updated>2026-05-26T16:17:37+00:00</updated>
	<author><name>Justine Banégas</name></author>
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		<updated>2026-05-26T16:17:37+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-05-11:/287465</id>
	<link href="https://zfrsoz.hypotheses.org/471" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Call for Papers: Rechtssoziologisches Buchforum</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Rechtssoziologisches Buchforum &ndash; Alfons Bora &bdquo;Responsive Rechtssoziologie&ldquo; (2023) und R&uuml;diger Lautma...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Rechtssoziologisches Buchforum &ndash; Alfons Bora &bdquo;Responsive Rechtssoziologie&ldquo; (2023) und R&uuml;diger Lautmann &bdquo;Die Idee des Sozialen im Denken des Rechts&ldquo; (2025) Mit Alfons Boras &bdquo;Responsive Rechtssoziologie. Theoriegeschichte in systematischer Absicht&ldquo; (2023) und R&uuml;diger Lautmanns &bdquo;Die...</p>]]></content>
	<updated>2026-05-11T08:51:05+00:00</updated>
	<author><name>hreiter</name></author>
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		<title>Zeitschrift für Rechtssoziologie</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-20:/285830</id>
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	<title type="html">Das Annual Meeting der Law &amp; Society Association 2026 als Wissenschaftsasyl</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Das Annual Meeting der Law &amp; Society Association 2026, das vom 29. bis 31. Mai in San Francisco ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Das Annual Meeting der Law &amp; Society Association 2026, das vom 29. bis 31. Mai in San Francisco stattfinden soll, wird mit dem Motto &raquo;Sanctuary&laquo; und dazu einem Bild angek&uuml;ndigt: (Na ja, das Bild hat mir ChatGPT ein bi&szlig;chen durcheinander gebracht.) Dazu hei&szlig;t es, nachdem zuvor f&uuml;r die Herkunft des Begriffs an das alte Kirchenasyl &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-20T10:41:32+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-04-20T10:41:32+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-20:/285831</id>
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	<title type="html">Marc Galanter (1931-2026)</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Bei der Recherche zu einem Eintrag &uuml;ber das Meeting der Law &amp; Society Association 2026 in San Fr...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Bei der Recherche zu einem Eintrag &uuml;ber das Meeting der Law &amp; Society Association 2026 in San Francisco bin ich eben auf die Nachricht vom Tode Marc Galanters gesto&szlig;en. Richard Abel hat ihn in einem Nachruf angemessen gew&uuml;rdigt. Der Nachruf liest sich als Geschichte der Rechtssoziologie im letzten Drittel des 20. Jahrhundert.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-20T08:30:53+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-07:/284820</id>
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	<title type="html">FakeSocial oder warum wir Aprilscherze brauchen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>In diesem Jahr habe ich in den Zeitungen vergeblich nach Aprilscherzen gesucht. Am Ende habe ich mir...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>In diesem Jahr habe ich in den Zeitungen vergeblich nach Aprilscherzen gesucht. Am Ende habe ich mir selbst einen Aprilscherz abgequ&auml;lt. Denn Aprilscherze sind wichtig. Sie schulen die Kompetenz zum Umgang mit Fake News. Das Zeitalter der Fake News begann mit der Amtseinf&uuml;hrung eines des US-Pr&auml;sidenten im Januar 2017. Anschlie&szlig;end verk&uuml;ndete der Sprecher &nbsp;des Wei&szlig;en &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-07T14:45:51+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-04-07T14:45:51+00:00</updated>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-02:/284383</id>
	<link href="https://droitscisoc.hypotheses.org/2865" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Une thèse, un zoom… 4 questions à Aubrie Jouanno, à propos de sa thèse sur les décisions judiciaires de placement des enfants</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Aubrie Jouanno est docteure en sociologie. Le 17 novembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e ...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><em>Aubrie Jouanno est docteure en sociologie. Le 17 novembre 2025, elle a soutenu une th&egrave;se intitul&eacute;e &laquo; Prot&eacute;ger les enfants &ldquo;en danger&rdquo; : une analyse processuelle des d&eacute;cisions judiciaires de placement &raquo;, &agrave; l&rsquo;Universit&eacute; Paris 8.</em></p>
<p>&nbsp;</p>
<ol>
<li><strong><em>Votre th&egrave;se, r&eacute;alis&eacute;e au CRESPPA sous la direction de Nicolas Duvoux, porte sur les d&eacute;cisions judiciaires de placement des enfants. Pour traiter un tel sujet, comment avez-vous men&eacute; l&rsquo;enqu&ecirc;te ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Durant mon master de sociologie, j&rsquo;ai commenc&eacute; &agrave; m&rsquo;int&eacute;resser &agrave; la sociologie de l&rsquo;action publique. J&rsquo;avais r&eacute;alis&eacute; une enqu&ecirc;te sur un accueil de jour pour personnes sans-abri et pr&eacute;par&eacute; un projet de th&egrave;se sur le sujet. L&rsquo;id&eacute;e &eacute;tait de comprendre pourquoi ce type de dispositif s&rsquo;&eacute;tait d&eacute;velopp&eacute; de mani&egrave;re exponentielle &agrave; Paris et explorer l&rsquo;hypoth&egrave;se selon laquelle il &eacute;tait le signe d&rsquo;un nouveau r&eacute;f&eacute;rentiel d&rsquo;action publique concernant la gestion du sans-abrisme. En recherche de financement, j&rsquo;ai d&eacute;cid&eacute; de candidater pour un contrat CIFRE de la Mairie de Paris orient&eacute; sur un tout autre sujet, &laquo; Les parcours des enfants pris&middot;es en charge par l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance &raquo;, que j&rsquo;ai finalement obtenu. J&rsquo;ai alors chang&eacute; d&rsquo;objet de recherche tout en gardant mon ancrage th&eacute;orique en sociologie de l&rsquo;action publique : je souhaitais analyser la mani&egrave;re dont se mettait en &oelig;uvre les placements d&rsquo;enfants en analysant l&rsquo;ensemble des acteurs qui se succ&eacute;daient dans la cha&icirc;ne de d&eacute;cision.</p>
<p>Le cadre particulier de la CIFRE impliquait un statut de salari&eacute;e au sein d&rsquo;un Observatoire d&eacute;partemental de la protection de l&rsquo;enfance : je devais r&eacute;aliser ma th&egrave;se mais &eacute;galement tout un ensemble de missions pour la sous-direction de la pr&eacute;vention et de la protection de l&rsquo;enfance (tableau de pilotage de l&rsquo;activit&eacute;, enqu&ecirc;te, pr&eacute;paration de groupes de travail, etc.). J&rsquo;ai d&eacute;couvert un univers qui m&rsquo;&eacute;tait jusqu&rsquo;ici totalement inconnu, celui de la protection de l&rsquo;enfance. Ce contrat a n&eacute;anmoins facilit&eacute; l&rsquo;ouverture du terrain et m&rsquo;a permis de diversifier le type de mat&eacute;riaux mobilis&eacute;s. J&rsquo;ai ainsi pu constituer deux bases de donn&eacute;es &agrave; partir des renseignements informatiques sur le suivi des familles : l&rsquo;une concernant les signalements d&rsquo;enfants &laquo; en danger &raquo; sur plusieurs ann&eacute;es (n = 21 450), l&rsquo;autre les mesures mises en place pour une cohorte d&rsquo;enfants (n = 3 807). La premi&egrave;re permettait de distinguer diff&eacute;rents types de signalements, &agrave; partir d&rsquo;analyses multivari&eacute;es, tandis que la seconde a donn&eacute; lieu &agrave; une analyse de s&eacute;quences des parcours des enfants plac&eacute;&middot;es.</p>
<p>J&rsquo;ai &eacute;galement pu consulter de nombreux dossiers de signalement et d&rsquo;enfants plac&eacute;s pour comprendre les r&eacute;cits &eacute;labor&eacute;s sur ces familles et leur prise en charge. Enfin, j&rsquo;ai men&eacute; un travail ethnographique au sein de trois services centraux en protection de l&rsquo;enfance : une cellule d&eacute;partementale charg&eacute;e de recueillir et traiter les signalements d&rsquo;enfants &laquo; en danger &raquo;, le tribunal pour enfants o&ugrave; se prennent les d&eacute;cisions judiciaires de placement et dans deux services de l&rsquo;aide sociale &agrave; l&rsquo;enfance qui mettent en &oelig;uvre les d&eacute;cisions de placement et r&eacute;digent des rapports &agrave; l&rsquo;attention des juges. Les observations r&eacute;alis&eacute;es aupr&egrave;s de ces professionnels durant 16 mois ont &eacute;t&eacute; compl&eacute;t&eacute;es par 22 entretiens aupr&egrave;s des juges des enfants, des cadres socio-&eacute;ducatifs et des travailleuses sociales.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="2">
<li><strong><em>Sur quels &eacute;l&eacute;ments d&rsquo;analyse et sur quels r&eacute;sultats souhaiteriez-vous revenir ?</em></strong></li>
</ol>
<p>La th&egrave;se montre, dans un premier temps, que l&rsquo;intervention de l&rsquo;&Eacute;tat dans les familles ne repose pas sur une police des familles aux contours clairement d&eacute;finis, mais sur la construction d&rsquo;un &eacute;cosyst&egrave;me d&rsquo;institutions. Le traitement des situations d&rsquo;enfants en &laquo; danger &raquo; implique la mise en place d&rsquo;un important travail d&rsquo;interm&eacute;diation du droit.&nbsp; La th&egrave;se donne &agrave; voir toute une division du travail d&rsquo;interpr&eacute;tation du droit : les agents au contact des familles rep&egrave;rent les situations, d&rsquo;autres les &eacute;valuent et construisent des dossiers en conformit&eacute; avec les attentes judiciaires et les professionnelles de la justice produisent des d&eacute;cisions. Personne n&rsquo;a le monopole de d&eacute;finition du danger : le traitement des situations familiales conduit &agrave; devoir (re)d&eacute;finir les champs de comp&eacute;tence et d&rsquo;intervention des un&middot;es et des autres. En m&ecirc;me temps, cette articulation entre diff&eacute;rents acteurs rend possible la judiciarisation des situations familiales jug&eacute;es d&eacute;viantes. Elle permet de les constituer en cat&eacute;gories et en dossiers, &agrave; destination des juges.</p>
<p>La th&egrave;se d&eacute;construit l&rsquo;id&eacute;e de juges isol&eacute;es qui exerceraient un pouvoir discr&eacute;tionnaire bas&eacute; sur leur seule interpr&eacute;tation du droit. Elle montre l&rsquo;importance des espaces institutionnels ordinaires de prise en charge des familles (l&rsquo;&eacute;cole, l&rsquo;h&ocirc;pital, les services sociaux) dans l&rsquo;identification de situations pouvant relever de la justice. Le rapport ordinaire au droit est &eacute;troitement li&eacute; aux pratiques sociales de qualification de ces situations, et aux possibilit&eacute;s de recours &agrave; des dispositifs d&rsquo;interpellation des pouvoirs publics. Les juges qui arrivent en bout de cha&icirc;ne sont en fait largement d&eacute;pendantes des qualifications ant&eacute;rieures qui permettent d&rsquo;&eacute;valuer ce danger. Le d&eacute;roul&eacute; des audiences n&rsquo;a finalement qu&rsquo;un poids relatif dans la d&eacute;cision finale.</p>
<p>La th&egrave;se met &eacute;galement en &eacute;videncela sp&eacute;cificit&eacute; des formes d&rsquo;interventions &laquo; socio-judiciaires &raquo;, qui appellent une hybridation du travail social et de la justice. La judiciarisation de l&rsquo;assistance &eacute;ducative repose sur un recours toujours plus grand des services de protection de l&rsquo;enfance &agrave; la justice, mais aussi sur des formes d&rsquo;&laquo; assouplissement des cat&eacute;gories du droit &raquo; pour reprendre une expression de L&eacute;a Lima. Dans leur pratique du droit, les juges int&egrave;grent les logiques et les pratiques du travail social. De leur c&ocirc;t&eacute;, les travailleuses sociales apprennent &agrave; manier ces cat&eacute;gories juridiques et &agrave; mettre en &oelig;uvre des d&eacute;cisions judiciaires. Le recours &agrave; la figure du juge permet de l&eacute;gitimer l&rsquo;intervention sociale, notamment la plus coercitive, en lui conf&eacute;rant une autorit&eacute; l&eacute;gale-rationnelle. Aussi, le recours &agrave; des dispositifs judiciaires permet aux services de protection de l&rsquo;enfance de b&eacute;n&eacute;ficier &agrave; la fois d&rsquo;instruments concrets de coercition (comme le recours &agrave; la police) et de dispositifs symboliques (aller au tribunal, s&rsquo;appuyer sur une d&eacute;cision de justice, faire appel &agrave; la figure du juge,). Pour autant, le recours &agrave; des instruments de contrainte permettant d&rsquo;imposer le placement aux familles est finalement limit&eacute;. La d&eacute;cision judiciaire agit surtout comme une forme de menace permettant de contraindre l&rsquo;adh&eacute;sion des familles aux interventions ordonn&eacute;es&nbsp; et leur coop&eacute;ration avec les professionnel&middot;les du travail social.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="3">
<li><em><strong>Comment mobilisez-vous la sociologie du droit dans ce travail ? Auriez-vous une r&eacute;f&eacute;rence (article, chapitre ou livre) dont vous aimeriez conseiller la lecture ?</strong></em></li>
</ol>
<p>Je suis entr&eacute;e dans la sociologie du droit &agrave; travers la lecture de travaux qui s&rsquo;int&eacute;ressent &agrave; la mani&egrave;re dont la justice traite de l&rsquo;intime. En particulier, Le genre du capital de C&eacute;line Bessi&egrave;re et Sibylle Gollac et l&rsquo;enqu&ecirc;te de Solenne Jouanneau sur les ordonnances de protection des femmes victimes de violences conjugales (Les femmes et les enfants d&rsquo;abord). J&rsquo;ai &eacute;galement &eacute;t&eacute; tr&egrave;s int&eacute;ress&eacute;e par tous les travaux sur les formes d&rsquo;expertises permettant de faire &laquo; parler le droit &raquo;. Notamment, les ouvrages classiques de Corinne Delmas et J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse sur les diff&eacute;rentes formes d&rsquo;expertise, ainsi que des travaux plus sp&eacute;cifiques comme ceux de Romain Juston Morival sur les m&eacute;decins l&eacute;gistes ou de Caroline Protais sur les psychiatres. L&rsquo;ouvrage de L&eacute;a Lima sur &laquo; l&rsquo;expertise sur autrui &raquo; m&rsquo;a permis de faire le pont entre les analyses autour d&rsquo;expertises &laquo; judiciaires &raquo; et des formes d&rsquo;expertises &laquo; sur autrui &raquo; propres au travail social.</p>
<p>Plus largement, ma th&egrave;se s&rsquo;appuie sur certains grands concepts de la sociologie du droit : celui de &laquo; socialisation juridique &raquo; d&eacute;velopp&eacute; par Aude Lejeune ou la question des &laquo; interm&eacute;diaires du droit &raquo; et des &laquo; conscience ordinaire du droit &raquo; (legal consciousness) mises en avant en France par J&eacute;r&ocirc;me P&eacute;lisse.</p>
<p>Enfin, j&rsquo;ai construit mon approche du sujet autour de deux grandes &laquo; conceptions &raquo; du droit. Elle repose sur une &laquo; perspective narrativiste &raquo; du droit et de la justice, qui s&rsquo;inspire du travail de Jean-Marc Weller, et de l&rsquo;approche processuelle d&eacute;velopp&eacute;e par Aaron Cicourel dans La justice des mineurs au quotidien de ses services.</p>
<p>&nbsp;</p>
<ol start="4">
<li><strong><em>Quelles ficelles du m&eacute;tier apprises durant votre th&egrave;se souhaiteriez-vous partager ?</em></strong></li>
</ol>
<p>Le fait d&rsquo;observer et d&rsquo;analyser les pratiques d&rsquo;&eacute;criture d&rsquo;autres professionnel&middot;les lors de ma th&egrave;se a &eacute;t&eacute; tr&egrave;s utile pour envisager mes propres pratiques d&rsquo;&eacute;criture. Dans ma th&egrave;se, je d&eacute;fends l&rsquo;id&eacute;e que les r&eacute;cits sur les familles se construisent &agrave; plusieurs niveaux : lors de &laquo; petites discussions &raquo; informelles (&agrave; la pause ou dans le bureau) et lors de grandes discussions plus formelles (comme les r&eacute;unions ou les audiences). Ces analyses font &eacute;cho au travail de Delphine Serre qui montre comment la r&eacute;daction des signalements d&rsquo;enfants en danger s&rsquo;appuie sur des pratiques d&rsquo;&eacute;criture &laquo; pour soi &raquo; (des notes personnelles qui n&rsquo;ont pas vocation &agrave; &ecirc;tre directement rendues public). Dans mon cas, j&rsquo;ai consid&eacute;r&eacute; la r&eacute;daction de la th&egrave;se comme un processus de transformation continu de &laquo; petites discussions &raquo; (au laboratoire, avec mon directeur de th&egrave;se ou m&ecirc;me dans des covoiturages par exemple !) en &laquo; petits &eacute;crits pour moi &raquo; (sur des carnets, des post-it, des notes dans mon t&eacute;l&eacute;phone&hellip;) qui fournissent la base de la formalisation de ma pens&eacute;e &agrave; l&rsquo;occasion de pr&eacute;sentations orales et des diff&eacute;rentes parties de la th&egrave;se. J&rsquo;ai r&eacute;dig&eacute; ma th&egrave;se comme on fait un puzzle, en construisant des morceaux de r&eacute;flexion autour de certains axes th&eacute;oriques ou d&rsquo;analyses de mon terrain que j&rsquo;ai ensuite fait tenir ensemble. J&rsquo;ai &eacute;galement essay&eacute; de faire relire ces r&eacute;flexions &agrave; un maximum de personnes, m&ecirc;me lorsqu&rsquo;elles n&rsquo;&eacute;taient pas r&eacute;ellement abouties dans un &laquo; vrai chapitre &raquo;. Ce sont toutes ces petites &eacute;tapes qui construisent, finalement, &laquo; la th&egrave;se &raquo;.</p>
<p>&nbsp;</p>
<p><strong><span>Bibliographie</span></strong></p>
<p>CICOUREL Aaron, <em>La justice des mineurs au quotidien de ses services</em>, Gen&egrave;ve, IES/HET, 2020.</p>
<p>DELMAS Corinne, <em>Sociologie politique de l&rsquo;expertise</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 2011.</p>
<p>GOLLAC Sibylle et BESSIERE C&eacute;line, <em>Le genre du capital. Comment la famille reproduit les in&eacute;galit&eacute;s</em>, Paris, La D&eacute;couverte, 2020.</p>
<p>JOUANNEAU Solenne, <em>Les femmes et les enfants d&rsquo;abord&#8239;? Enqu&ecirc;te sur l&rsquo;ordonnance de protection,</em> Paris, CNRS &eacute;ditions, 2024.</p>
<p>JUSTON MORIVAL Romain, <em>M&eacute;decins l&eacute;gistes. Une enqu&ecirc;te sociologique. Une enqu&ecirc;te sociologique</em>, Paris, Presses de Sciences Po, 2021.</p>
<p>LEJEUNE Aude, &laquo; Acc&egrave;s au droit en France&#8239;: la socialisation juridique comme condition de l&rsquo;acc&egrave;s aux droits &raquo;, <em>Les Politiques Sociales</em>, vol. 34, no 2, 2014, p. 48&#8209;57.</p>
<p>LIMA L&eacute;a, <em>L&rsquo;expertise sur autrui. L&rsquo;individualisation des politiques sociales entre droit et jugements</em>, Bruxelles, Peter Lang, 2013.</p>
<p>PELISSE J&eacute;r&ocirc;me, &laquo; A-t-on conscience du droit&#8239;? Autour des Legal Consciousness Studies &raquo;, <em>Gen&egrave;ses</em>, vol. 59, no 2, 2005, p. 114&#8209;130.</p>]]></content>
	<updated>2026-04-02T08:00:51+00:00</updated>
	<author><name>plsanchez</name></author>
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		<id>http://droitscisoc.hypotheses.org</id>
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		<updated>2026-04-02T08:00:51+00:00</updated>
		<title>Droit et sciences sociales</title></source>

	<category term="billets"/>

	<category term="un zoom"/>

	<category term="une thèse"/>


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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-04-01:/284263</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/das-finale-projekt-des-feminismus-die-entmaennlichung-der-vornamen/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Das finale Projekt des Feminismus: Die Entmännlichung der Vornamen</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Eine neue Projektgruppe will die letzte Bastion des Patriarchats ausr&auml;umen, die Ableitung weiblicher...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Eine neue Projektgruppe will die letzte Bastion des Patriarchats ausr&auml;umen, die Ableitung weiblicher Vornamen aus M&auml;nnernamen. Ich habe mich der Gruppe angeschlossen, denn meine Frau leidet darunter, dass sie Sabine hei&szlig;t. Sabinus war ein r&ouml;mischer M&auml;nnername. Irgendwann wurde er den M&auml;dchen als Sabine aufgepfropft. &Auml;hnlich geht es den meisten Frauen, ganz gleich, ob sie nun &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-04-01T07:11:45+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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		<updated>2026-04-01T07:11:45+00:00</updated>
		<title>rsozblog.de</title></source>

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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-15:/282734</id>
	<link href="https://www.rsozblog.de/automatisierte-rechtsvergleichung/" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Automatisierte Rechtsvergleichung</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Drei neuere Forschungsarbeiten haben meine Aufmerksamkeit auf die M&ouml;glichkeiten der Rechtsvergleichu...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p>Drei neuere Forschungsarbeiten haben meine Aufmerksamkeit auf die M&ouml;glichkeiten der Rechtsvergleichung mit Hilfe K&uuml;nstlicher Intelligenz (KI) gelenkt. Corinna Coupette/Dirk Hartung, Rechtsstrukturvergleichung, RabelsZ 2022, 935&ndash;975. Kilian L&uuml;ders/Bent Stohlmann, Classifying Proportionality &ndash; Identification of a Legal Argument, Artificial Intelligence and Law 2025, 1051&ndash;1078 Corinna Coupette/Dirk Hartung/Janis Beckedorf/Maximilian B&ouml;ther/Daniel Martin Katz, Law Smells, Artificial Intelligence Law 31, 2023, &hellip;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-15T17:39:44+00:00</updated>
	<author><name>Klaus F. Röhl</name></author>
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	<id>tag:vifa-recht.de,2026-03-09:/281994</id>
	<link href="https://barblog.hypotheses.org/5589" rel="alternate" type="text/html"/>
	<title type="html">Past, Present and Future of Socio-legal Epistemic Pluralism</title>
	<summary type="html"><![CDATA[<p>Is interdisciplinary legal research in crisis because of its lack of theoretical unity? Or is its d...</p>]]></summary>
	<content type="html"><![CDATA[<p><strong>Is interdisciplinary legal research in crisis because of its lack of theoretical unity? Or is its diversity its greatest strength? This post looks beyond the boundaries of our own discipline and argues that we need to understand our own history better in order to conduct better research in the future.<a href="https://vifa-recht.de#_ftn1" rel="noopener noreferrer" target="_blank"><strong>[1]</strong></a></strong></p>



<p>When you look at the lively program of the socio-legal conferences in recent years,<a href="https://vifa-recht.de#_ftn2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> hear the engaged discussions, and consider the sheer variety of approaches, a question arises: Is the talk of the problematic state of the sociology of law or socio-legal studies, voiced by various authors for a couple of years now, still appropriate?</p>



<p>Let&rsquo;s take three examples. Just over 20 years ago, the diagnosis of an identity crisis in our field was a common theme. Reza Banakar, who passed away far too early in 2020, described the sociology of law in 1998 as a field consisting of a &ldquo;myriad of &lsquo;sectarian&rsquo; alternative approaches&rdquo; lacking a basic consensus on theoretical and methodological paradigms (<a href="https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Banakar 1998, 3</a>). The result, he argued, was a fragmented production of knowledge that appeared theoretically underdeveloped to sociologists and practically irrelevant to lawyers.</p>



<p>Around the same time, Brian Tamanaha (<a href="https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001" rel="noopener noreferrer" target="_blank">1997</a>) also had some issues with the field. He diagnosed a political one-sidedness (a &ldquo;left to far-left&rdquo; bias) and an anti-foundationalist stance that had driven the field into a political bubble and scientific irrelevance. His call for a &ldquo;realistic socio-legal studies&rdquo; was an attempt to find a way out.</p>



<p>Most recently, Alfons Bora (<a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2023</a>, <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2024</a>) voiced his dissatisfaction with the state of German sociology of law. He observed a &ldquo;de-disciplining&rdquo; of the subject in favor of hybrid fields and steady de-institutionalization. The sociology of law appears here as the &ldquo;stepchild&rdquo; of sociology, paid little attention by the mother discipline. Bora&rsquo;s solution is a &ldquo;reflexive sociology of law&rdquo; based on Luhmann&rsquo;s systems theory, aiming to build bridges to both jurisprudence and general sociology.</p>



<p>These diagnoses are serious, and cannot simply be dismissed. The multitude of often incommensurable approaches in the field is obvious, and so is the politically normative motivation of a considerable portion of research, which often express the dissatisfaction with the status quo  (economic inequality, discrimination etc). It is also apparent that there is very little demand from both the lawyers&rsquo; and the sociologists&rsquo; side, which both seem to be perfectly happy and functioning without socio-legal knowledge.</p>



<p>I suggest a different perspective.&nbsp; Banakar, Tamanaha, and Bora describe aspects of a phenomenon that poses significant challenges to both the internal discourse and the external presentation of socio-legal research. It is a reality we have to deal with: a situation of &ldquo;socio-legal epistemic pluralism.&rdquo; Unlike the natural sciences, which rely on unifying scientific paradigms, the social sciences are inherently &ldquo;<a href="https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917" rel="noopener noreferrer" target="_blank">multi-paradigmatic</a>.&rdquo; The question is not how to abolish this pluralism, which would be a futile endeavour. Rather, we should ask how we can use this pluralism productively, without falling into the traps of sterile meta-theorizing, or antagonistic competition over a theoretical monopoly.</p>



<p>To do this, however, we first need to understand how we got here. And here lies a major problem with our discipline: We know surprisingly little about our own history.</p>



<p><strong>A Field Without a Memory?</strong></p>



<p>When Banakar, Tamanaha, and Bora speak about the state of the field, they are actually talking about very different things. Banakar looked from a Scandinavian perspective, Tamanaha from the USA, and Bora from Germany. The development of thinking about law and society <a href="https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x" rel="noopener noreferrer" target="_blank">has proceeded very differently in these regions.</a></p>



<p>Nevertheless, there are hardly any comparative studies on the history of the sociology of law or socio-legal studies. The last major attempt at a global survey was made by Vincenzo Ferrari back in the 1980s. While general sociology has <a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">embraced a trend of &ldquo;self-historicization</a>,&rdquo; examining its own development with sociological methods, the sociology of law has largely lagged behind here.</p>



<p>Why is this a problem? Because without this knowledge, we do not understand why certain ideas are taken for granted (&ldquo;doxa&rdquo;) in our context while others are marginalized. We do not understand the conditions under which our field flourishes or stagnates. This is more than academic navel-gazing. It is crucial for three aspects of our daily work:</p>



<ol start="1">
<li><strong>Understanding:</strong> To make the results of our research mutually intelligible, we need to know where we come from. A German legal sociologist rooted in systems theory and a British socio-legal scholar conducting ethnography often talk past each other because they are unaware of the different historical contexts of their disciplines.</li>



<li><strong>Counteracting Hegemony:</strong> The global language of science is English. This is practical, but it has a catch: The English-language discourse (primarily US and UK) is often mistaken for a global body of knowledge. Yet, it is itself &ldquo;local&rdquo; in origin. If we do not write our own history, we leave the field to dominant discourses and risk that important perspectives from other regions (like Latin America, Asia, or Eastern Europe) are ignored.</li>



<li><strong>Institutional Strength:</strong> Anyone who wants to improve the status of our field must understand why it has been successfully institutionalized in some countries (like the UK) and is perceived more as a marginal phenomenon in others (like Germany). The answer often lies not in the quality of ideas, but in material factors: money, power, university structures, and politics.</li>
</ol>



<p><strong>What the Data Says: Pluralism as a Fact</strong></p>



<p>To avoid relying solely on anecdotes, let us look at some data. In a project with <a href="https://www.kent.ac.uk/kent-law-school/people/4600/creutzfeldt-naomi" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Naomi Creutzfeldt</a> and <a href="https://www.law.cuhk.edu.hk/app/people/prof-jennifer-hendry/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Jen Hendry</a>, we have conducted empirical surveys among legal sociologists in Germany and the UK, as well as <a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">a bibliometric analysis of the <em>Journal of Law and Society</em></a>.</p>



<p>The results confirm the pluralism that critics lament, but also show its facets:</p>



<ul>
<li><strong>Theoretical Diversity:</strong> There is no unified paradigm. We find systems theory, Bourdieusian theory, neo-Marxism, Empirical Legal Studies, and New Legal Realism existing side by side. A cluster analysis of citations shows that after a brief dominance of Marxist theory in the 1970s, French theory (Foucault, Bourdieu), systems theory, and many other approaches now coexist peacefully.</li>



<li><strong>Political Motivation:</strong> Tamanaha&rsquo;s accusation of political one-sidedness can be supported empirically, but perhaps more nuanced than he assumed. In our survey, almost 80% of respondents fully agreed that they wanted to &ldquo;contribute to a more just society&rdquo; through their work. A t<a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">opic analysis of the <em>Journal of Law and Society</em></a> also shows a strong focus on issues such as social inequality, human rights, gender justice, or the environment. The field is thus strongly normatively oriented, but whether this leads to  &ldquo;irrelevance&rdquo; is another question. In the UK, for example, the field has experienced successful institutionalization despite this orientation.</li>



<li><strong>The &ldquo;Stepchild&rdquo; Problem:</strong> The relationship to the mother discipline of sociology is tense. Sociology cannot ignore law as a social phenomenon, but it often views legal sociology as an exotic peripheral area. Conversely, jurisprudence is a practice-oriented discipline that, as Banakar dryly noted, can function perfectly well without sociological input. There is no &ldquo;natural demand&rdquo; from the legal side for sociology. This makes institutional anchoring difficult.</li>
</ul>



<p><strong>Ways Out of the Crisis: Self-Reflection and Middle-Range Theory</strong></p>



<p>How do we deal with this pluralism? We should not try to replace it with a grand paradigm. For example, systems theory or law &amp; economics are both very successful paradigms, which succeed in reducing complexity by accepting certain empirical blind spots. Instead, we need tools to navigate this diversity.</p>



<p><strong>1. Biographical and Disciplinary Reflexivity</strong><br>Reflexivity should not just be an abstract property of a theory (as Bora sets it out for systems theory), but part of the research process. Every theoretical choice is a decision that could have been made differently. Transparency about this is scientific integrity. Sociologist George Steinmetz (<a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">2021:21</a>) suggests that researchers question their own &ldquo;spontaneous or common sense categories.&rdquo; This means becoming aware of the history of the social worlds in which we operate. Where was I trained? Which intellectual traditions shape me? It is not about autobiographical confessions, but about analyzing the conditions under which we produce knowledge. In a <a href="https://www.bloomsbury.com/us/sociolegal-trajectories-across-europe-9781509982622/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">recent edited volume</a>, we asked scholars from all over Europe to do exactly this: to examine their own careers and work against the background of their local legal sociological environment. The result was a fascinating insight into the different &ldquo;biographies&rdquo; of our discipline.</p>



<p><strong>2. Middle-Range Theories as a Bridge</strong><br>Instead of getting lost in the battles of &ldquo;grand theory,&rdquo; we should resort more often to &ldquo;theories of the middle range&rdquo;, <a href="https://archive.org/details/dli.ernet.6060" rel="noopener noreferrer" target="_blank">as proposed by Robert K. Merton</a> (1957). These are theories that lie between small working hypotheses and the all-encompassing grand system. A classic example from the Law and Society literature is Marc Galanter&rsquo;s (1974) <a href="https://doi.org/10.2307/3053023" rel="noopener noreferrer" target="_blank">distinction between &ldquo;One-Shotters&rdquo; and &ldquo;Repeat Players&rdquo; in court</a>. Such concepts are often metaphorical and &ldquo;colorful,&rdquo; but they are extremely useful for explaining social mechanisms without dissolving into the abstraction of a grand theory. They act as a bridge: they are understandable enough to communicate with lawyers or policymakers, yet can still be reconstructed (nor not!) within paradigmatic theories (be it praxeological, systems, or rational choice theory).</p>



<p><strong>3. Self-Confident Interdisciplinarity</strong><br>Finally, we must stop seeing socio-legal studies merely as an &ldquo;antithesis&rdquo; to legal dogmatics. The separation between &ldquo;law on the books&rdquo; and &ldquo;law in action&rdquo; is actually a misleading metaphor. Doctrinal research is not just law on the books, it is part of the living law itself, and thus <a href="https://www.cambridge.org/core/journals/german-law-journal/article/comparative-sociology-of-legal-doctrine-thoughts-on-a-research-program/2B62E802E5C12A556477BEB7CA6427CE" rel="noopener noreferrer" target="_blank">an important object for empirical inquiry</a>.</p>



<p>Most importantly, we must emphasize that &ldquo;legal science&rdquo; (if there is such a thing) is more than just doctrinal research. As early as the 1920s, Herman Kantorowicz <a href="https://doi.org/10.2307/1113061" rel="noopener noreferrer" target="_blank">argued</a> that the sociology of law should be an integral part of legal science, alongside dogmatics and legal philosophy. We should not view legal sociology as outsiders knocking on the door of jurisprudence, but as part of an expanded legal science that accepts different ways of knowing. Epistemic pluralism is the norm here, not the exception.</p>



<p><strong>Conclusion: The Strength of Diversity</strong></p>



<p>The diagnoses by Banakar, Tamanaha, and Bora are important because they force us to reflect on ourselves. I have proposed that &ldquo;Socio-legal epistemic pluralism&rdquo; is not a weakness to be cured. It is a reality that we must manage&mdash;and that we can turn into a strength. It flows from the fact that the field is organized around a social phenomenon, not a theoretical paradigm.</p>



<p>In order to accomplish this, we must research and understand our own history better. We must understand why we research the way we do and identify the blind spots of our local traditions. We must be more reflective when making theoretical choices. To reach a larger audience and communicate across theoretical divides, middle-range theories might be the best approach.</p>



<p>And we have reasons to be self-confident. Interdisciplinary legal research offers a toolkit that is as rich as hardly any other. If we learn to use this toolkit consciously and reflexively, instead of searching for the one universal key, the vice of theoretical pluralism can be turned into the virtue of diversity.</p>



<hr>



<p><strong>Literatur</strong></p>



<ul>
<li>Banakar, Reza. 1998. &ldquo;The Identity Cricis of a &lsquo;Stepchild.&rsquo;&rdquo; Retf&aelig;rd: Nordisk Juridisk Tidsskrift 21 (3): 3&ndash;21. <a href="https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://lucris.lub.lu.se/ws/portalfiles/portal/4543334/4537547.pdf</a>.</li>



<li>Bora, Alfons. 2023. Responsive Rechtssoziologie &ndash; Theoriegeschichte in systematischer Absicht: Soziologische Theorie des Rechts 1. Wiesbaden: Springer Fachmedien Wiesbaden. <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-3-658-41141-1</a>.</li>



<li>Bora, Alfons. 2024. Sociology of Law: Towards a Responsive Theory. Wiesbaden: Springer Fachmedien Wiesbaden. <a href="https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-3-658-45781-5</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian. 2020. &ldquo;The Comparative Sociology of Legal Doctrine: Thoughts on a Research Program.&rdquo; German Law Journal 21 (7): 1362&ndash;77. <a href="https://doi.org/10.1017/glj.2020.80" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1017/glj.2020.80</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian, Naomi Creutzfeldt, and Jennifer Hendry. 2024. &ldquo;The Journal of Law and Society in Context: A Bibliometric Analysis.&rdquo; Journal of Law and Society 51 (1): 1&ndash;25. <a href="https://doi.org/10.1111/jols.12465" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1111/jols.12465</a>.</li>



<li>Boulanger, Christian, Naomi Creutzfeldt, and Jennifer Hendry., eds. 2025. Socio-Legal Trajectories Across Europe: Comparative Perspectives. O&ntilde;ati International Series in Law and Society. London: Hart Publishing. <a href="https://www.bloomsbury.com/us/sociolegal-trajectories-across-europe-9781509982622/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">ISBN 9781509982622</a>.</li>



<li>Ferrari, Vincenzo, ed. 1990. Developing Sociology of Law: A World-Wide Documentary Enquiry. Seminario Giuridico Della Universit&agrave; Di Bologna Miscellanee 7. Milano: Giuffr&egrave;.</li>



<li>Galanter, Marc. 1974. &ldquo;Why the &lsquo;Haves&rsquo; Come out Ahead. Speculations on the Limits of Legal Change.&rdquo; Law and Society Review 9 (1): 95&ndash;160. <a href="https://doi.org/10.2307/3053023" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.2307/3053023</a>.</li>



<li>Garc&iacute;a-Villegas, Mauricio. 2006. &ldquo;Comparative Sociology of Law: Legal Fields, Legal Scholarships, and Social Sciences in Europe and the United States.&rdquo; Law &amp; Social Inquiry 31 (2): 343&ndash;82. <a href="https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1111/j.1747-4469.2006.00014.x</a></li>



<li>Genov, Nikolai. 2020. &ldquo;Towards a Paradigmatic Enhancement of Sociology.&rdquo; International Review of Sociology 30 (2): 311&ndash;31. <a href="https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1080/03906701.2020.1776917</a>.</li>



<li>Kantorowicz, Herman U., and Edwin W. Patterson. 1928. &ldquo;Legal Science&ndash;A Summary of Its Methodology.&rdquo; <em>Columbia Law Review</em> 28 (6): 679&ndash;707. <a href="https://doi.org/10.2307/1113061" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.2307/1113061</a>.</li>



<li>Merton, Robert K. 1957. Social Theory and Social Structure. Glencoe, Ill.: The Free Press. (<a href="https://archive.org/details/dli.ernet.6060" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Copy in the Internet Archive</a>)</li>



<li>Steinmetz, George. 2021. &ldquo;The History of Sociology as Disciplinary Self-Reflexivity.&rdquo; In The Palgrave Handbook of the History of Human Sciences, edited by David McCallum, 1&ndash;31. Singapore: Springer Singapore. <a href="https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1007/978-981-15-4106-3_60-1</a>.</li>



<li>Tamanaha, Brian Z. 1997. Realistic Socio-Legal Theory: Pragmatism and a Social Theory of Law. Oxford Socio-Legal Studies. Oxford&#8239;: New York: Clarendon Press&#8239;; Oxford University Press. <a href="https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001" rel="noopener noreferrer" target="_blank">https://doi.org/10.1093/acprof:oso/9780198298250.001.0001</a>.</li>
</ul>



<hr>



<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref1" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[1]</a> This post is a summary of a paper presented at the panel &ldquo;Conducting law and society research in Switzerland I: epistemologies, methods, approaches&rdquo;, 2nd conference of the Swiss Network for Law and Society (SNLS), University of Bern, 10-12.02.2025. The PDF manuscript is <a href="https://doi.org/10.5281/zenodo.18730877" rel="noopener noreferrer" target="_blank">published here</a>. The summary has been produced with the help of a Large Language Model (GLM 4.7 via <a href="https://github.com/gwdg/chat-ai" target="_blank" rel="noopener noreferrer">Chat AI v0.9.2</a>).</p>



<p><a href="https://vifa-recht.de#_ftnref2" rel="noopener noreferrer" target="_blank">[2]</a> For the German-speaking area alone, see those of the <a href="https://www.recht-und-gesellschaft.info/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Netzwerk Recht und Gesellschaft</a> of the German-language associations for Sociology of Law, of the <a href="https://barblog.hypotheses.org/veranstaltungen" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Berliner Arbeitskreis Rechtswirklichkeit</a>, or, more recently, of the <a href="https://lawandsociety.ch/events/" rel="noopener noreferrer" target="_blank">Swiss Network for Law and Society</a>. Internationally, there are many more, such as the <a href="https://rcsl.hypotheses.org/rcsl-meetings" rel="noopener noreferrer" target="_blank">meetings of the&nbsp; Research Committee on Sociology of Law (RCSL)</a>, or the meetings of national and regional associations for &ldquo;Socio-legal Studies&rdquo;, &ldquo;Law and Society&rdquo; or &ldquo;Sociology of Law&rdquo;. The field is of course much bigger, as the various &ldquo;Law and &hellip;&rdquo; movements show.</p>
<p>&nbsp;</p>]]></content>
	<updated>2026-03-09T09:48:15+00:00</updated>
	<author><name>Christian Boulanger</name></author>
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		<updated>2026-03-09T09:48:15+00:00</updated>
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